dimanche 31 mai 2020

WAYLANDER 3 – LE HÉROS DANS L’OMBRE


WAYLANDER 3 – LE HÉROS DANS L’OMBRE

Dans les monts de Skeln, Dakeyras l'homme des bois et sa courageuse fille Miriel vivent dans la solitude en pleine nature. Ils ne savent pas qu'un groupe de guerriers chasseurs de primes, sans pitié, rôde dans les montagnes. Des êtres impitoyables dont la torture et la mort sont comme nourriture et eau. Toujours prêts à tuer femmes, enfants, vieillards et surtout l'homme des bois pour dix mille pièces d'or. Ces combattants endurcis n'ont peur de personne... Ils devraient. Car Miriel est peut être jeune, mais elle maîtrise l'archerie, l'escrime et l'arbalestrie, grâce à l'enseignement du plus mortel assassin qui ait jamais vécu : son père, mieux connu sous le nom de... Waylander.


Waylander 3 – Le Héros dans l’Ombre
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : octobre 2000
Edition Française : 27 septembre 2012
Titre en vo : Waylander 3 – Hero in Shadows
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Milady
Nombre de pages : 504

Mon avis : Avec ce troisième et dernier volet de Waylander, nous avons l’agréable surprise de découvrir que ce dernier est tout simplement le plus réussi de la trilogie : en effet, après un premier roman sympathique mais peu original (en dehors de son personnage principal, et encore, pour l’époque) et un second, quelques années plus tard, nettement plus intéressant, Le Héros dans l’ombre, sortit au début des années 2000, est incontestablement d’une autre catégorie, un peu, finalement, comme les ouvrages écrits par Gemmell vers cette période là et dont le style narratif s’était grandement amélioré – ah, quel dommage que cet auteur nous ai quitter trop tôt, je n’ose imaginer les magnifiques romans qu’il n’a pas put écrire… Et justement, pour ce qui est de cette qualité d’ensemble de ce troisième volet de Waylander, je dois avouer que ce fut une fort agréable surprise, surtout que j’étais pour le moins dubitatif quand a l’intérêt d’une énième aventure de notre charismatique assassin. Mais ici, si bien évidement le héros principal est égal a lui-même – oh, tout juste plus âgé mais toujours aussi dangereux – et que, Gemmell oblige, on retrouve bon nombre d’éléments propres a ses romans – nombreux personnages charismatiques, Unis, univers parallèles, héros vieillissants – ce Héros dans l’Ombre se démarque grandement par un style narratif plus poussé et, bien entendu, par bon nombre d’éléments de l’intrigue fort réussis : l’inspiration des films de chambara d'Akira Kurosawa (les deux samouraïs), le coté extrême-oriental poussé, les épées des Rajnees qui renvoient aux épées elfiques de Tolkien, les Guerriers d'Argile qui font explicitement référence à l'armée de terre cuite de l'empereur Qin Shi Huangdi et même quelques éléments horrifiques (la scène dans la cuisine). Du coup, avec une intrigue réussi et le don habituel de Gemmell pour captiver le lecteur, on se retrouve avec un excellent roman, prenant de la première a la dernière page et qui, mine de rien, offre une magnifique conclusion a la saga Waylander et a un personnage qui se sera bonifier au fil du temps et que l’on ne peut que quitter a regret…


Points Positifs :
- Sans nul doute l’aventure de Waylander la plus réussie, tant pour ce qui est de l’intrigue, passionnante au possible, que des personnages secondaires ainsi que pour le style d’écriture – c’est du Gemmell des dernières années, donc, excellent.
- Univers parallèles, lutte contre des démons, Unis, présence de samouraïs qui renvoient aux films d’Akira Kurosawa et, bien entendu, par-dessus tout, un Waylander vieillissant toujours aussi charismatique.
- Les deux samouraïs sont peut-être les personnages les plus intéressants de ce roman : que ce soit Kysumu, le fier guerrier qui suit la voie du sabre, ou Yu Yu Liang, l’ancien terrassier devenu guerrier par hasard, on se croirait dans un film du genre.
- Les nombreuses références qui parsèment cet ouvrage : références à d’autres œuvres de Fantasy, au cinéma, mais également à des éléments culturels comme l’armée de terre cuite.
- Incroyable, pour une fois chez Gemmell, on échappe au traditionnel siège où les héros doivent lutter a un contre dix !
- Une fin très émouvante pour un héros charismatique.

Points Négatifs :
- A part les traditionnels détracteurs de Gemmell qui trouveront à redire sur la présence de certains éléments récurrents de l’auteur dans ses œuvres, pour le reste, les fans, eux, seront aux anges.

Ma note : 8,5/10

samedi 30 mai 2020

HOKUTO NO KEN – TOME 8


HOKUTO NO KEN – TOME 8

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Grâce au dernier piège oublié de Rihaku, Ken et Raoh ont été séparés durant leur affrontement et ce dernier est finalement tombé nez à nez avec Julia. Tandis qu’il s’enfuit avec elle, Ken redescend la tour en ruines en portant Rihaku. Croisant deux de ses hommes, il leur confie le blessé avant de se mettre à la poursuite de Raoh, mais Rihaku remarque que Ken est blessé aux yeux. Pourtant, Ken est bien décidé à continuer, prenant exemple sur Shu qui avait montré que la vue n’est pas forcément nécessaire pour être fort... Pendant que Ken le cherche, Raoh reste traumatisé par la peur ressentie face à son frère, et la pitié que montre Julia envers lui ne fait que renforcer sa colère. Il décide alors d’aller laver sa peur dans le sang du seul autre homme à lui avoir fait ressentir la peur lorsqu’il était plus jeune : Fudô ! Avant d’être l’homme bon que l’on connaît aujourd’hui, ce dernier était en effet un guerrier féroce et sans pitié...


Hokuto no Ken – Tome 8
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.8
Parution en vo : 09 janvier 1987
Parution en vf : 07 janvier 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Ah, si Hokuto no Ken s’était achever ici, cela aurait été tout simplement parfait ! Il faut dire, bien entendu, que ce ne fut pas le cas et que les auteurs, Buronson et Tetsuo Hara, surfant sur le succès de leur création, auront poursuivit le manga avec un second cycle qui démarra fort bien, il faut le reconnaitre, mais qui se conclu d’une manière loin d’être aussi magistrale que celle du premier. Il faut dire aussi que, quelque part, l’affaire était perdue d’avance : après tout, comment les auteurs auraient-ils put nous offrir un adversaire aussi charismatique que Raoh, aussi puissant, tellement lié a Kenshiro ? C’était impossible, mais bon, nous n’en sommes pas encore là et il faut, avant cela, revenir sur ce huitième volume de la réédition de la saga et cet affrontement final entre Kenshiro et Raoh, un combat qui restera dans les annales au vu de la puissance des deux adversaires et qui, ma foi, aura été à la hauteur de nos attentes ! Ainsi, dans la lignée tome précédent où l’on avait découvert que Yuria non seulement était encore en vie mais, en plus, était le dernier Général du Nanto, nous retrouvons cette dernière aux mains d’un Raoh qui vient de passer un très mauvais moment face a un Kenshiro plus puissant que jamais et qui, afin de retrouver ses moyens, décide d’affronter et de tuer Fudô la Montagne, le seul être au monde qu’il craint véritablement. Une surprise pour le lecteur, surtout qu’il découvre, au passage, que le doux Fudô ne fut pas toujours la force tranquille qu’on connaissait, cependant, quel que soit la force de ce dernier, l’issu ne fait aucun doute : Raoh tue son adversaire, même si, quelque part, il avait perdu son combat… Après cette mise en bouche, le plat de résistance tant attendu, bien évidement et là, après nous ressortir la fausse mort de Yuria – une première fois, cela fonctionne, une seconde, pas trop – nous avons enfin droit au combat fratricide entre Kenshiro et Raoh. Comme je l’ai dit, celui-ci est à la hauteur de nos espérances et, ma foi, dans son genre, il est parfait, cependant, ce qui marque le plus les esprits, c’est le final : blessé a mort, Raoh, acceptant enfin ses sentiments en reconnaissant son amour pour son petit frère, met fin a l’affrontement et se suicide en mourant debout. Une mort grandiose, a l’image de ce que fut Raoh, sans nul doute un des protagonistes les plus réussis du manga et, tandis que Ken et Yuria s’en vont vivre quelques années de bonheur, le lecteur, inquiet, attend la suite, mais bon, ceci, bien entendu, est une autre histoire…


Points Positifs :
- Une conclusion magistrale au premier cycle de Hokuto no Ken et, accessoirement, celle qui aurait dut conclure ce manga. Il faut dire que l’affrontement entre notre héros et Raoh est à la hauteur de nos espérances et que, par la suite, jamais, plus jamais Kenshiro ne rencontrera un adversaire aussi charismatique. Tout bonnement grandiose !
- La mort de Raoh est, sans nul doute, un des plus grands moments de tout le manga. Il faut dire que celui-ci, vaincu, reconnait enfin son amour pour Kenshiro et décide de mourir comme il a vécu, c’est-à-dire, indomptable et debout !
- Le combat entre Raoh et Fudô est une excellente mise en bouche : techniquement, le premier l’emporte, moralement, c’est son adversaire qui en sort vainqueur et ce dernier à droit a une belle mort…
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara livre une prestation magnifique et même si ce n’est plus vraiment une surprise, il ne faut pas hésiter à le rappeler.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- J’apprécie grandement le style de Tetsuo Hara, c’est un fait, cependant, par moments, celui-ci a tout de même des problèmes de proportions avec ses personnages : Raoh est, régulièrement, immense vis-à-vis des autres, mais alors, quand il y a Fudô a coté, c’est encore pire…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 8,5/10

vendredi 29 mai 2020

AU CŒUR DE L'OCÉAN


AU CŒUR DE L'OCÉAN

En 1850, l'écrivain Herman Melville rend visite à l'aubergiste Thomas Nickerson, le dernier survivant du baleinier Essex. En se basant sur le récit de ce dernier, Melville veut construire un roman qui le consacrera. Mais Nickerson est encore traumatisé par ce qu'il a vécu et n'a jamais voulu se livrer jusqu'ici. Le romancier insiste et lui offre de l'argent, que l'ancien marin refuse avant de finalement accepter sur l'intervention de sa femme. Son récit débute en 1819, quand Nickerson, orphelin alors âgé de 14 ans, embarque pour la première fois sur l'Essex comme mousse. Le jeune George Pollard, dont le père est affréteur, reçoit le titre de capitaine auquel aspirait Owen Chase, plus expérimenté, mais qui accepte à contrecœur le poste de second en échange d'un fort salaire. Le bateau, avec un équipage de vingt-deux hommes, embarque pour une expédition de chasse à la baleine de l'île de Nantucket, alors capitale mondiale de l'industrie baleinière au début du XIXe siècle. L'objectif est de ramener 2000 tonneaux d’huile de baleine qui devraient faire leur fortune. Très vite, les distorsions entre le capitaine et son bouillant second mettent en péril le voyage d'autant plus que les baleines se font rares…


Au Cœur de l'Océan
Réalisation : Ron Howard
Scénario : Charles Leavitt d'après In the Heart of the Sea de Nathaniel Philbrick
Musique : Roque Baños
Production : Imagine Entertainment, Warner Bros., Village Roadshow Pictures, Cott Productions, Enelmar Productions, Roth Films, Spring Creek Productions, Sur-Film
Genre : Aventure Maritime, Drame
Titre en vo : In the Heart of the Sea
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 09 décembre 2015
Durée : 121 mn

Casting :
Chris Hemsworth : le second capitaine Owen Chase
Cillian Murphy : le lieutenant Matthew Joy
Benjamin Walker : le capitaine George Pollard
Ben Whishaw : Herman Melville
Brendan Gleeson : Thomas Nickerson (adulte)
Tom Holland : le mousse Thomas Nickerson
Charlotte Riley : Peggy
Michelle Fairley : Mme Nickerson
Joseph Mawle : Benjamin Lawrence
Frank Dillane : Owen Coffin
Sam Keeley : Ramsdell
Jamie Sives : Isaac Cole
Paul Anderson : Thomas Chappell
Gary Beadle : William Bond
Osy Ikhile : Richard Peterson
Edward Ashley : Barzillai Ray
Nick Tabone : Seth Weeks
Luca Tosi : William Wright
Morgan Chetcuti : Isaiah Sheppard
Donald Sumpter : Paul Mason
Jordi Mollà : le capitaine du vaisseau de secours espagnol

Mon avis : La curiosité ma poussait, depuis pas mal de temps, a regarder Au Cœur de l’Océan, long métrage dont je ne connaissais franchement pas grand-chose si ce n’est qu’il était histoire de chasse à la baleine, d’un cachalot blanc gigantesque – bref, que tout cela ressemblait au Moby Dick de Herman Melville – et que Cillian Murphy – Peaky Blinders – y était dedans. Bref, ici, j’étais un peu dans l’inconnu, enfin, pas totalement puisque si je m’attendais à un film d’aventure sans surprise, sur ce point, je n’ai nullement été déçu ou, plutôt, j’aurais préféré l’être tellement ce long métrage est convenu, sans surprise ne reste, au final, qu’un semi-blockbuster comme il en existe tant et comme les américains nous en fabriquent tant, avec plus ou moins de talent. Cependant, même si la réalisation de Ron Howard est terriblement conventionnelle dans son traitement – mais bon, cela fait longtemps que je n’attends plus rien du bonhomme – même si j’ai put constater, par moi-même, a quel point ce film ne restera pas dans les annales, je dois reconnaitre que j’ai tout de même passer un bon moment, que l’ensemble aura été agréable, que les acteurs ont fait le job et que, ma foi, l’histoire du naufrage de l’Essex – au demeurant, vraie, ce que je ne savais pas et je savais encore moins que Herman Melville s’en était inspirer pour écrire son Moby Dick, bref, je me suis coucher moins idiot hier soir – est suffisamment prenante pour maintenir en haleine l’intérêt du spectateur. Après, bon, il est évidant que Au Cœur de l’Océan fait parti de ces films vite faits vus, vite faits oubliés et que nous sommes, ici, a des années lumières de ce que l’on peut qualifier être un chef d’œuvre, mais bon, si vous avez du temps à tuer, si vous souhaiter regarder un sympathique film d’aventure qui sort un peu de l’ordinaire, pourquoi ne pas faire une petite ballade sur les mers afin de chasser les cachalots ?


Points Positifs :
- Un sympathique film d’aventure qui vous fera éventuellement passer un bon moment, pour peu que vous soyez réceptif au genre et ne soyez pas trop regardant sur ses défauts. Accessoirement, Au Cœur de l’Océan mérite le détour pour son coté instructif, celui-ci étant tiré d’une véritable histoire, celle du naufrage du baleinier Essex, au début du XIXème siècle, et qui inspira Herman Melville pour son Moby Dick.
- S’il y a une chose que l’on doit reconnaitre à Ron Howard, c’est qu’il nous propose une excellente reconstitution de ce que pouvait être la chasse aux cachalots à l’époque : navire, vie à bord dans des conditions loin d’être optimales, découpage d’un cétacé. Oui, l’ensemble est assez crédible.
- Toute la partie sur le naufrage est excellente et mérite le détour.
- Un casting, dans l’ensemble, de qualité. Bien entendu, les fans de Peaky Blinders seront ravis de retrouver Cillian Murphy mais il y a également ceux de Game of Thrones qui auront la surprise de retrouver Catelyn Stark… euh, pardon, Michelle Fairley.

Points Négatifs :
- Un traitement beaucoup trop conventionnel pour faire de ce film un véritable incontournable. Il faut dire que Ron Howard, fidèle à ses habitudes, nous livre une œuvre sans surprises, convenue, sans grand charme et tellement calibrée pour le grand public qu’elle en est presque fadasse par moments…
- Chris Hemsworth m’aura agacé tout au long du film. Il faut dire que le mec passe son temps à poser et à se la raconter, parfait prototype du héros hollywoodien mais sans le talent de pas mal d’autres acteurs, il faut le signaler !
- Bon, qu’un cachalot gigantesque s’en prenne a un navire, pourquoi pas, la chose est possible et avérée, par contre, qu’il se mette ensuite a suivre les naufragés et a leur rendre la vie dure, on tombe franchement dans le grand guignolesque !

Ma note : 7/10

LES VESTIGES DU JOUR


LES VESTIGES DU JOUR

En 1959, Miss Kenton écrit à son ancien chef, Mr Stevens, au sujet de la mort récente du maître de celui-ci, Lord Darlington, un comte anglais ; ils ont été tous deux à son service avant-guerre, elle comme intendante et lui comme majordome. Elle évoque aussi un scandale qui a éclaté après la guerre ayant impliqué le comte. Afin d'aller rendre visite à Miss Kenton, Stevens obtient un congé de son nouveau patron, riche américain nommé Lewis qui a racheté le domaine Darlington. Chemin faisant, dans la vieille limousine Daimler1 que Lewis lui a prêtée, Stevens repense au jour de 1936 où il a engagé Miss Kenton. En 1936, le majordome Stevens, responsable de toute la domesticité du domaine Darlington, fait engager son père au passé prestigieux comme majordome-adjoint et une efficace Miss Kenton comme intendante. Celle-ci va se révéler excellente professionnelle, admiratrice des qualités réelles de Stevens bien que parfois en conflit avec lui. Celui-ci – quadragénaire consciencieux, réservé, témoignant d'une autorité naturelle – a totalement intériorisé les devoirs de sa charge sur laquelle il centre son existence. Appréciant réellement la personnalité et la compagnie de Miss Kenton, il se refuse d'y voir une autre raison que professionnelle.


Les Vestiges du Jour
Réalisation : James Ivory
Scénario : Ruth Prawer Jhabvala, d'après le roman de Kazuo Ishiguro
Musique : Richard Robbins
Production : Columbia Pictures
Genre : Drame
Titre en vo : The Remains of the Day
Pays d'origine : Royaume-Uni, Etats-Unis
Langue d'origine : anglais, allemand, français
Date de sortie : 05 novembre 1993
Durée : 134 mn

Casting :
Anthony Hopkins : James Stevens
Emma Thompson : Miss Kenton
James Fox : Lord Darlington
Christopher Reeve : Jack Lewis
Peter Vaughan : William Stevens
Paula Jacobs : madame Mortimer, la cuisinière
Ben Chaplin : Charlie
Steve Dibben : George
Abigail Harrison : une femme de chambre
Patrick Godfrey : Spencer
Peter Cellier : Sir Leonard Bax
Peter Halliday : Canon Tufnell
Hugh Grant : Reginald Cardinal
Terence Bayler : Trimmer
Jeffry Wickham : vicomte Bigge
Hugh Sweetman : Coutelier
Michael Lonsdale : Giscard Dupont d'Ivry
Brigitte Kahn : la baronnesse
John Savident : Docteur Meredith
Tony Aitken : le postier
Emma Lewis : Elsa
Joanna Joseph : Irma
Rupert Vansittart : Sir Geoffrey Wren
Tim Pigott-Smith : Thomas Benn
Christopher Brown : un ami de Sir Geoffrey Wren
Lena Headey : Lizzie
Paul Copley : Harry Smith
Ian Redford : Publican
Jo Kendall : la femme de Publican
Steven Beard : Andrews
Pip Torrens : docteur Richard Carlisle
Frank Shelley : le Premier ministre Neville Chamberlain
Peter Eyre : le ministre des Affaires étrangères Lord Halifax
Jestyn Phillips : un employé du Foreign Office
Wolf Kahler : l'ambassadeur d'Allemagne Joachim von Ribbentrop
Frank Höltje et Andreas Töns : employés de l'ambassade d'Allemagne
Roger McKern : un policier
Angela Newmarch : une serveuse
John Haycraft : l'enchérisseur
Caroline Hunt : la concierge

Mon avis : Dans la lignée de Downton Abbey, série britannique qui, dans une ancienne demeure britannique au début du vingtième siècle, nous faisait suivre la vie des propriétaires et des domestiques de celle-ci, Les Vestiges du Jour, long métrage autrement plus ancien puisque datant de 1993 déjà, ravira sans nul doute les amateurs du genre. Il faut dire que les points communs sont légions entre ces deux œuvres, ce qui n’est pas anormal et que, pour ma foi, ce film m’aura rappelé bien des souvenirs sympathiques de Downtown Abbey. Cependant, Les Vestiges du Jour, ce n’est pas uniquement la vie quotidienne d’une maisonnée de prestige qui nous est présentée, non, ici, le film va plus loin, mettant particulièrement en avant deux thématiques principales : l’historique, d’abord, avec ce lord anglais amoureux de l’Allemagne et qui connaitra bien des déboires une fois la Seconde Guerre Mondiale achevée, la personnelle, surtout, pour celui qui est le véritable protagoniste principal de l’intrigue, ce majordome conservateur et qui ne vie que pour son travail, ce personnage a priori peu sympathique et qui ne dévoile jamais ses sentiments et qui, surtout, est formidablement bien interprété par un Anthony Hopkins tout simplement exceptionnel… et je pèse mes mots ! Car oui, si le casting est de qualité – Emma Thompson, James Fox, Christopher Reeve, Hugh Grant, Peter Vaughan – il apparait nettement que le sieur Hopkins écrase tout le monde par son interprétation magistrale et toute en finesse de ce personnage incapable de dévoiler ses sentiments, qui, toute sa vie, ne vivra que pour satisfaire son maitre au point même d’occulter tout jugement et qui, par la force des choses, passera à coté de l’amour et du bonheur. Ici, il est évidant que Anthony Hopkins en dit plus par un regard, une expression du visage, que par les paroles et, en toute sincérité, comment ne pas reconnaitre que celui-ci fait l’étalage de tout son talent dans ce long métrage qui, ma foi, sans lui, n’aurait pas été aussi bon… Bien entendu, sera partager vis-à-vis de ce majordome irascible, on aura a la fois de la peine pour lui mais on s’énervera également de voir comment il passera a coté du bonheur et si Les Vestiges du Jour n’est nullement un film heureux, si, ici, il ne faut pas s’attendre a un quelconque happy-end, force est de constater que le jeu en vaut tout de même la chandelle, ne serais-ce que pour l’interprétation d’un Anthony Hopkins en état de grâce !


Points Positifs :
- Un excellent film qui, tout en nous narrant la vie quotidienne dans un manoir de la noblesse britannique de l’entre deux-guerres, nous captive pour sa partie historique mais aussi et surtout, pour celui qui est le protagoniste principal, ce majordome qui ne vit que son travail, servir son maitre et qui ne fait jamais, oh grand jamais, étalage de ses sentiments. Passionnant !
- Un Anthony Hopkins tout simplement exceptionnel ! Il faut dire que son interprétation de ce majordome qui ne vit que pour le travail et son maitre et qui, par la force des choses, passera a coté de l’amour et d’un quelconque bonheur, est tout simplement magistrale. Je ne suis pas un grand fan du sieur Hopkins en temps normal mais là, comment ne pas m’incliner !?
- Les fans de Downton Abbey seront bien évidement ravis de voir un film qui nous montre, de fort belle manière, ce que pouvait être la vie de la domesticité dans une vieille demeure britannique de jadis.
- Un casting cinq étoiles : Anthony Hopkins, bien entendu, mais aussi Emma Thompson, James Fox, Christopher Reeve, Hugh Grant, Peter Vaughan et même une toute Lena Headey – Cersei de Game of Thrones !
- Une reconstitution de qualité, des décors de toute beauté, mais bon, est-ce vraiment une surprise tant américains et britanniques sont douées pour cela ?
- Pas de happy-end ici, cependant, au vu du film et du tempérament du majordome, pouvait-il en être autrement ? Quoi qu’il en soit, excellent malgré tout…

Points Négatifs :
- Bon, je pense qu’il faut être un peu fan de ce genre de films pour apprécie totalement Les Vestiges du Jour. Après, tout cela reste une affaire de gouts personnels, bien entendu.
- Anthony Hopkins est tellement bon qu’il écrase littéralement le reste du casting qui n’est pourtant pas composé de manches, bien au contraire !
- Pas de happy-end ici, cela risque de déplaire a certains…

Ma note : 8/10

jeudi 28 mai 2020

LE SEIGNEUR DE L’OMBRE


LE SEIGNEUR DE L’OMBRE

La désolation et la terreur règnent dans le royaume de Lalassa. De puissants sortilèges ont en effet réduit le roi Valafor à l'état d'un vieillard sénile, et c'est Arkayn, le Seigneur de l'Ombre, qui impose au pays sa volonté, qu'il fait respecter grâce à la nécromancie et à la magie noire. Vous êtes un officier de la garde royale, le plus fidèle des chevaliers de Valafor. Dans un souffle, votre roi vous a supplié de mettre fin à l'odieuse tyrannie d'Arkayn, et c'est sans hésiter que vous vous êtes mis en chemin vers la Citadelle de l'Ombre, le repaire du Félon. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. Vous seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance...


Le Seigneur de l’Ombre
Série : Dragon d'Or n°3
Auteur : Oliver Johnson
Illustration de la couverture : Bruno Elettori
Illustrations intérieures : Leo Hartas
Titre original : The Lord of Shadow Keep
Traduction : Jean Walters
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : octobre 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 300

Mon avis : Ces dernières semaines, je vous ai proposer la critique des deux premiers volumes de la série Dragon d’Or, une série de Livres dont vous êtes le Héros pour ceux qui, trop jeunes, n’ont pas connu l’âge d’or des livres jeux – sensiblement, la seconde moitié des années 80 – Le Tombeau du Vampire et Le Dieu Perdu. Du coup, comme cela faisait belle lurette que je ne vous proposais aucune critique de LDVELH et que je n’avais rien d’autre à me mettre sous la dent, je me suis dit que je pouvais toujours me faire le troisième tome de la saga, Le Seigneur de l’Ombre. Bon, la première chose qui saute aux yeux, c’est que Dave Morris est aux abonnés absents, lui qui avait signé Le Tombeau du Vampire et cosigner, en compagnie d’Olivier Johnson, l’excellent Dieu Perdu. Du coup, c’est son compère, Johnson donc, qui se retrouve seul aux manettes et sincèrement, cela se ressent, ce dernier ne possédant visiblement pas les talents de compteur de Morris. Ensuite, l’aventure est malheureusement des plus banales et après l’exotisme du Dieu Perdu, on se retrouve, pour la énième fois, a devoir sauver un royaume d’un grand méchant de la mort qui tue aussi charismatique qu’une huitre – d’ailleurs, en écrivant ces quelques lignes, j’ai déjà oublier son nom, c’est pour dire. Une aventure loin d’être originale, sans grande surprises et franchement facile : un essai, moins d’une demi-heure et c’était bouclé… mouais, je ne suis pas fan des trucs impossibles a la Livingstone mais là, trop de facilité tue la facilité… Heureusement, il y a quelques bonnes idées, des rencontres sympathiques – je pense à la femme féline – et, bien entendu, les dessins de Leo Hartas qui collent décidément fort bien à cette série. Mais bon, tout cela ne suffit pas, bien entendu, à relever le niveau et ce Seigneur de l’Ombre est bien trop moyen pour marquer les esprits…


Points Positifs :
- Les dessins de Leo Hartas, un artiste au style pour le moins particulier mais que j’apprécie énormément ; et puis, regardez son homme lézard ou sa femme léopard, ne sont-ils pas sympa ?
- Quelques bonnes idées, quelques rencontres marquantes – drôles comme l’homme lézard, plus sensuelles avec la femme léopard.
- Bon, aller, l’histoire, même peu originale, n’en reste pas moins agréable et ne pas mourir bêtement tous les cinq paragraphes, ça évite les sentiments de frustrations.

Points Négatifs :
- Ce n’est franchement pas original pour un sou.
- Quand c’est du Livingstone, on hurle de frustration, mais là, reconnaissons que c’est tout de même un peu trop facile et je ne vois pas comment ne pas réussir cette aventure du premier coup !?
- Le grand méchant est aussi charismatique qu’une huitre et aussi puissant qu’un boss de seconde zone… mouais, peu mieux faire.
- Olivier Johnson n’a pas le même talent de conteur que Dave Morris et cela se voit : pour l’ambiance, du coup, on repassera.
- Le traditionnel système de combat des Dragon d’Or qui laisse une place total au hasard.

Ma note : 5,5/10