vendredi 29 novembre 2019

BERSERK – OFFICIAL GUIDE BOOK


BERSERK – OFFICIAL GUIDE BOOK

Guts est surnommé le guerrier noir partout où la rumeur peut se répandre. Il porte une épée aussi grande que lui, son œil droit est crevé et sa nuque porte une étrange marque maudite. Son bras gauche amputé a été remplacé par un bras mécanique qui lui a été fabriqué afin d’assouvir sa vengeance. Depuis sa plus tendre enfance, Guts est malmené par le destin. L’enfant qui naquit dans une mare boueuse fut recueilli par un guerrier du nom de Gambino, qui l’entraîna au combat avant de trahir sa confiance. Guts erre ensuite quelques années en devenant mercenaire, mais c’est en faisant la rencontre de Griffith et de la troupe du faucon que sa vie va changer. Il y fera la rencontre de nombreux compagnons, et de Casca, la femme dont il tombera amoureux. Mais Griffith, en découvrant une béhérit, un item maudit, trahira finalement ses amis et deviendra un des God Hand, un Dieu destructeur et infernal, détruisant tout ce en quoi croyait Guts. Dès lors, ce dernier ne vivra que pour se venger de ce traître qu’il considérait comme son ami. Reprenant la série jusqu’au tome 38, ce Guidebook propose : des fiches sur les (très nombreux) personnages, des explications sur l’univers et les différentes contrées, une interview de Kentaro Miura et tout un tas d’autres choses…


Berserk – Official Guide Book
Scénariste : Kentaro Miura
Dessinateur : Kentaro Miura
Type d'ouvrage : Guide Officiel
Titre en vo : Berserk – Official Guide Book
Parution en vo : 23 septembre 2016
Parution en vf : 22 novembre 2017
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Glénat
Nombre de pages : 200

Mon avis : Comme les plus attentifs d’entre vous l’auront probablement remarquer, Berserk, œuvre du sieur Kentaro Miura, aura été très présent tout au long de cette année 2019 ; il faut dire que, dès le mois de janvier, je m’étais finalement décider a me lancer dans ce qui est, sans nul doute, un des meilleurs mangas de ces dernières décennies, une œuvre monumentale qui nous accompagne depuis longtemps et dont – vu le rythme de parution des derniers albums – on n’est pas prêt de voir le bout… Et donc, fin aout dernier, je vous proposais la critique du quarantième volume de la saga, le dernier en date, sauf que, je n’en n’avais pas tout à fait finit avec Berserk pour cette année car, à défaut d’une suite qui se fera bien entendu attendre, il y avait un certain guide officiel dont je vais vous parler aujourd’hui… Etant paru tout juste après la sortie du trente-huitième tome, ce guide officiel est, sans surprise, dans la lignée de ce genre de bouquins, assez communs au Japon... Avant tout destiné aux fans les plus hardcores, comme on pouvait s’en douter, il sera, à leurs yeux, une mine d’information sur l’univers de la série et, sur ce point, il faut dire que Kentaro Miura ne nous prend pas pour des moutons : un contenu assez conséquent pour ne pas dire impressionnant, nous retrouveront, dans ces pages, tous – oui, tous – les personnages qui sont apparus dans Berserk depuis ses débuts, ensuite, il y a l’univers de la saga, plutôt bien décrit, ainsi que tout un tas d’informations sur des éléments de celle-ci comme la magie. Ajoutons à cela quelques chronologies qui résument assez bien la série depuis le début et une longue et intéressante interview de Miura lui-même et ont pourrait être en droit de se dire que nous avons affaire au Saint Graal !? Oui, pour les fans de Berserk, car bon, comment dire, les autres, tous les autres passeront leur chemin sans daigner jeter le moindre regard sur ce guide officiel, ce qui, quelque part, est on ne peut plus logique…


Points Positifs :
- Le guide officiel ultime consacrée a Berserk, du moins, jusqu’au trente-huitième tome, bien entendu. Mais bon, quoi qu’il en soit, il faut reconnaitre que celui-ci est d’une richesse peu commune et mérite le détour si vous êtes fans de la saga de Kentaro Miura.
- Probablement un des guide officiels les plus impressionnants qu’il m’a été donné de lire au cours de ma vie : il faut dire que celui-ci est très complet et que, pour une fois, on a l’impression que l’auteur ne nous prend pas pour des cons, ce qui, ma foi, est appréciable !
- Tous les personnages apparus depuis les débuts de Berserk sont au rendez vous ! De quoi nous rappeler bien des souvenirs…
- Description détaillée des protagonistes, de l’univers, explications sur la magie, chronologie assez intéressante et même quelques passages comiques avec Puck au programme.
- L’interview de Kentaro Miura.

Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir, ce guide officiel est, avant toute chose, uniquement destiné aux fans les plus ultras de Berserk : les autres, eux, passeront tranquillement leur chemin et même bon nombre d’amoureux de l’œuvre de Kentaro Miura ne se sentiront pas obligés de se procurer cet ouvrage, sympa mais nullement indispensable…

Ma note : 7,5/10

jeudi 28 novembre 2019

LE CYCLE DE FONDATION – FONDATION FOUDROYÉE


LE CYCLE DE FONDATION – FONDATION FOUDROYÉE

Prévoyant l'effondrement prochain de l'Empire galactique, le psychohistorien Hari Seldon a jadis créé deux Fondations, l'une officielle, l'autre occulte, afin de préserver la civilisation d'une interminable période de chaos. Pourtant, cinq siècles après leur établissement, alors même que la Première Fondation n'a jamais été aussi puissante, un nouveau protagoniste semble entrer en jeu, œuvrant dans l'ombre à l'insu de tous. Peut-être tient-il entre ses mains le devenir de l'humanité toute entière...


Le Cycle de Fondation – Fondation Foudroyée
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 20 juin 1982
Edition Française : 26 mars 2009
Titre en vo : Foundation’s Edge
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jean Bonnefoy
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 640

Mon avis : Pendant bien des années, Le Cycle de Fondation ne comportait que trois volumes : Isaac Asimov c’était refuser, contre vents et marées et malgré les demandes incessantes de ses fidèles lecteurs, à écrire une suite a son œuvre la plus connue – avec Le Cycle des Robots, bien entendu – cependant, au tout début des années 80, un peu contraint et forcé par son éditeur, l’auteur d’origine russe, se décida finalement a reprendre le récit qui lors de sa création, devait narrer la chute d’un Empire Galactique, et qui avait donner au final, l’œuvre que l’on connaît… Bien évidement, lorsque l’on se trouve devant un cycle dont une partie fut écrite dans les années 50 et l’autre trente ans plus tard, la première chose que l’on s’attend à trouver, c’est un changement de style. Cela, chacun en avait conscience et cela ne posait pas, a priori, aucun problème majeur. Cependant, et là, c’était une autre paire de manches, Asimov lui-même allait-il être, après tants d’années, aussi inspirer sur une série devenue entretemps cultissime dans le monde entier ? Par comparaison, qu’aurait-on pensée de Tolkien s’il avait un jour écrit une suite au Seigneur des Anneaux ? Probablement, pas grand-chose de positif, il faut le reconnaitre... Mais bon, inutile de tourner autour du pot plus longtemps ni de faire des mystères : oui, malgré le temps écoulé entre le début de cycle et ce quatrième tome, Fondation Foudroyée est une suite qui s’intègre plutôt bien dans la saga et qui, par ailleurs, n’a pas forcement à rougir de la comparaison avec ses glorieux ainés… Certes, ceux-ci conservent une espèce d’aura de magnificence que, probablement, les deux derniers tomes n’auront jamais, cependant, une fois de plus devrais-je ajouter, Asimov a réussi à nous offrir, a nous pauvres lecteurs avides de ce cycle si passionnant, un excellent roman qui brille a la fois par ses différences et ses points communs avec le reste de l’œuvre. Mais… j’ai dit roman ? Oui, cette fois-ci, ce n’est plus a un assemblage de nouvelles auquel l’on a droit mais à un véritable roman, beaucoup plus long et dans la tradition des productions plus modernes, ce qui n’est pas forcement ni illogique, ni une mauvaise idée. Car Fondation Foudroyée fonctionne du feu de Dieu ! Certes, les temps de personnages comme les premiers Maires ou des personnages ultra charismatiques comme Bel Riose ou le Mulet sont plus que révolus, cependant, Asimov, en complexifiant son œuvre, réussit le tour de force de nous faire douter des trois premiers volumes de la saga dès les premières pages de ce quatrième tome et ce, en utilisant deux protagonistes, l’un de la Fondation, l’autre de la Seconde Fondation, qui, chacun de son coté, mettent en doute l’existence même du Plan Seldon. Celui-ci ne serait-il qu’une imposture ? Le lecteur, déstabilisé par ces doutes initiaux va alors, en compagnie d’un parlementaire intuitif de la Fondation, d’un vieil érudit en quête de la planète des origines, la Terre, d’un orateur exceptionnellement doué de la Seconde Fondation accompagné d’une naïve paysanne de l’ancienne capitale impériale, Trantor, en quête de vérité, le tout sous de sombres complots où personne ne sait plus où commence la vérité et où finie le mensonge, et où l’on nous parle de robots, où les deux Fondations jouent au chat et a la sourie pour la mainmise de l’avenir que certains voudraient voir arriver plus vite que prévue, tandis qu’une troisième force, apparemment, agirais dans l’ombre mettant en péril le plan Seldon et les deux Fondations pour son propre profit… Apparemment car, une fois de plus, entre fuyants et faux semblants, révélations et explications qui se succèdent, la vérité se perd en conjonctures tandis que les coups de théâtre et les traitrises se font jour, et ce, jusqu'à la dernière page, entrainant le lecteur dans une folle sarabande au point de ne plus savoir où en donner de la tête. Et tandis que toute cette quête s’oriente de plus en plus vers la fameuse planète des origines, la Terre, voilà que l’on découvre Gaïa et qu’une décision, une seule, de la part d’un seul homme, change l’avenir de la Galaxie. J’ai particulièrement apprécié ce Fondation Foudroyée qui d’ailleurs, porte bien son nom comme vous le verrez part vous mêmes. Dans un style différent, Isaac Asimov a réussi son pari d’écrire une suite crédible à son œuvre culte et à la rendre bien plus captivante qu’on aurait put l’espérer… Certes, les trois premiers volumes conservent un petit je ne sais quoi qui font qu’ils restent intournable, cependant, cette suite m’a suffisamment captivé et tenu en haleine pour que je le hisse presque au même niveau que ceux-ci. De plus, les coups de théâtre sont parfois tellement inattendus, surtout vers la fin, et la quête de la Terre, si passionnante, que j’aurais pris un grand plaisir à le lire et je ne saurais que trop vous le conseiller si vous avez lu le début de la saga et que vous hésitiez encore sur l’intérêt de cette suite.


Points Positifs :
- Le pari oh combien risquer de la part d’Asimov, de donner une suite, trois décennies plus tard, a son œuvre culte, Le Cycle de Fondation, fut remporter haut la main alors que peut de personnes s’y attendaient. Il faut dire que le résultat final de ce Fondation Foudroyée est, tout simplement, magistral au vu de son contenu !
- D’entrée de jeu, Isaac Asimov remet en cause le fameux Plan Seldon, ce qui a de quoi déstabiliser les lecteurs, or, au vu des événements, l’idée fonctionne à merveille.
- Nous passons d’un assemblage de nouvelles a un véritable roman et, ma foi, cela n’est nullement un défaut, bien au contraire : cela permet ainsi à l’auteur de s’attarder sur ses protagonistes, de développer son intrigue et de nous offrir une suite qui ne serait pas uniquement un copié/collé des trois volumes originaux.
- Un casting haut en couleur et qui, ma foi, n’a rien à envier aux figures les plus marquantes des trois premiers volets de Fondation. Il faut dire que Golan Trevize et Stor Gendibal sont charismatiques au possible et que Janov Pelorat qui, en quelque sorte, serait un espèce d’avatar d’Asimov, est un personnage très intéressant.
- Le coté écologique qui ressort de ce roman et, accessoirement, l’idée de Gaïa et de Galaxia est franchement excellente.
- Le lien enfin établit entre les deux cycles majeurs d’Asimov, c’est-à-dire, celui de Fondation et celui des Robots.

Points Négatifs :
- Peut-être que les plus anciens lecteurs d’Asimov regretteront que l’auteur n’ai pas proposé une suite qui aurait davantage été dans la lignée des trois premiers volumes et nous aurait montré comment le Plan Seldon aurait aboutit a l’émergence, 500 ans plus tard, de ce fameux Second Empire Galactique.
- La première partie est peut-être un petit peu déstabilisante et on a un peu de mal à rentrer immédiatement dans l’intrigue ; par contre, une fois que c’est fait…
- Un peu de mal, tout de même, à saisir l’importance de Golan Trevize : un simple individu parmi des centaines de milliards ?!

Ma note : 9/10

THE CROWN – SAISON 3


THE CROWN – SAISON 3

L'Angleterre rentre dans une nouvelle époque avec l'élection du premier ministre travailliste Harold Wilson, ce qui déplait à la reine Elizabeth II et ses conseillers. Surtout quand celle-ci a vent des rumeurs le concernant. Au même moment, Winston Churchill est au plus mal...


The Crown – Saison 3
Réalisation : Benjamin Caron, Peter Morgan
Scénario : Peter Morgan
Musique : Rupert Gregson-Williams
Production : Left Bank Pictures, Sony Pictures Television
Genre : Historique, Biopic
Titre en vo : The Crown – Season 3
Pays d’origine : Royaume-Uni, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 17 novembre 2019
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 55 minutes

Casting :
Olivia Colman : Élisabeth II
Tobias Menzies : Philip Mountbatten
Helena Bonham Carter : Margaret du Royaume-Uni
Ben Daniels : Antony Armstrong-Jones, Lord Snowden
Jason Watkins : Harold Wilson, Premier ministre britannique
Marion Bailey : Elizabeth Bowes-Lyon
Erin Doherty : Anne du Royaume-Uni
Jane Lapotaire : Alice de Battenberg
Charles Dance : Louis Mountbatten
Josh O'Connor : Charles de Galles
Emerald Fennell : Camilla Shand
Geraldine Chaplin : Wallis Simpson
Michael Maloney : Edward Heath
Andrew Buchan : Andrew Parker Bowles
John Lithgow : Winston Churchill
Clancy Brown : Lyndon B. Johnson, 36e Président des États-Unis
Mark Lewis Jones : Edward Millward
Tim McMullan : Robin Woods
Derek Jacobi : Édouard VIII
Harry Treadaway : Roddy Llewellyn
David Rintoul : Michael Adeane
Charles Edwards : Martin Charteris
Michael Thomas : Henry de Gloucester
Penny Downie : Alice de Gloucester
Alan Gill : Winkie
Pippa Winslow : Blinkie
Mark Dexter : Tony Benn
Lorraine Ashbourne : Barbara Castle
Aden Gillett : Richard Crossman
Sam Phillips : l'écuyer de la Reine
Sinéad Matthews : Marcia Williams
David Charles : George Thomas
Stuart McQuarrie : George Thomson
Patrick Ryecart : Bernard Fitzalan-Howard
Connie M'Gadzah : Syndey Johnson
Samuel West : Anthony Blunt
Angus Wright : Martin Furnival Jones
Michael Simkins : Patrick Dean
Pip Torrens : Tommy Lascelles
Richard Harrington : Fred Phillips
Colin Morgan : John Armstrong
John Hollingworth : Lord Porchester, Porchie
Rupert Vansittart : Cecil Harmsworth King
Julian Glover : Cecil Boyd-Rochfort
John Finn : Arthur Hancock
Alan David : Ben Bowen Thomas
Henry Pettigrew : Neil Armstrong
Felix Scott : Buzz Aldrin
Andrew Lee Potts : Michael Collins
Togo Igawa : Hirohito
David Wilmot : Arthur Scargill
Jessica De Gouw : Lucy Lindsay-Hogg
Nancy Carroll : Lady Anne Tennant
Dan Skinner : Alastair Burnet
Tim Bentinck : John Betjeman

Mon avis : Deux années, deux longues années furent nécessaires pour que, enfin, nous ayons droit a la suite de The Crown, la fameuse série britannique qui, sur six ou sept saisons, promettait de nous narrer le règne de la Reine Elisabeth II, celle qui, accessoirement, est encore la souveraine britannique. L’attente fut donc longue, il faut le reconnaitre, surtout au vu de la qualité intrinsèque des deux premières saisons : acteurs au top, reconstitution fidèle et, surtout, une écriture de la chose tellement bien soignée et crédible que même ceux qui, en temps normal, n’en n’ont strictement rien a secoué de la vie de la famille royale britannique y auront trouvé leur compte. Pourtant, d’entrée de jeu, un détail chiffonnait ceux qui avaient apprécié les deux premières saisons de The Crown : le fameux changement d’une bonne partie du casting… Pari oh combien risquer, on était en droit de ne pas accrocher aux nouveaux acteurs et actrices qu’on allait découvrir à l’écran, surtout que le renouvèlement était majeur. Qui plus est, au vu de la performance, par exemple, d’une Claire Foy en Elizabeth II, comment pouvions nous imaginer que quelqu’un puisse la remplacer !? Or, dès les premières minutes, alors qu’on était en droit de se poser des questions sur ce fameux changement au casting, celui-ci apparu comme étant oh combien logique, ce, pour deux raisons : au vu de l’âge d’Elizabeth II dans les années 60, Claire Foy était beaucoup trop jeune, quand a celle qui a succéder à cette dernière, Olivia Colman, disons que la ressemblance avec la souveraine en est presque troublante ! Ainsi, ce changement qui aura donné des sueurs froides a plus d’un fan de The Crown se sera révélé salutaire et toutes ces nouvelles têtes – Tobias Menzies, Helena Bonham Carter, Ben Daniels, Charles Dance – auront apporté un plus indéniable et une crédibilité on ne peut plus logique : a personnages plus agés, acteurs plus agés… Pour le reste, c’est-à-dire, l’intrigue de cette troisième saison de The Crown, disons que, dans la lignée de la précédente, nous sommes en terrain familier : chaque épisode met l’accent sur un événement majeur de la période – de 1967 à 1977 – en mettant tel protagoniste en avant, suivant l’importance du dit-événement lui-même. Bien évidement, Elizabeth II occupe royalement le devant de la scène, cependant, entre son époux, le Prince Philippe, sa sœur, la fantasque Margareth – formidablement bien interprété par une Helena Bonham Carter égale à elle-même – et un Prince Charles désormais jeune adulte et qui prend une importance non négligeable dans l’histoire, force est de constater que les figures marquantes de cette troisième saison sont nombreuses – et je n’ai citer que les plus importantes. Bref, si vous êtes fans de The Crown, cette nouvelle saison ne vous décevra nullement et vous entrainera, une fois de plus, dans les coulisses de la famille royale britannique, des coulisses oh combien intéressantes, comme on pouvait s’en douter. Certes, on pourra pinailler sur certaines erreurs historiques, assez légères, ou sur quelques épisodes, un peu en-deçà des autres, mais bon, dans l’ensemble, cette troisième saison est suffisamment bonne pour ne pas nous décevoir et, surtout, nous donner envie de découvrir la suite qui, elle, se déroulera dans les années 80… et, ma foi, comme ceux de ma génération le savent bien, il y a de quoi faire, scénaristiquement parlant avec cette décennie…


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver la suite d’une série qui brille, depuis ses débuts, par ses qualités, assez nombreuses au demeurant et qui, sans surprise, est toujours aussi bonne. Ici, l’intrigue va de 1964 à 1977, les protagonistes ont vieillis et, ma foi, au vu des dix épisodes proposés, le fan de The Crown sera ravi de découvrir cette nouvelle période de la vie de la famille royale britannique.
- Les protagonistes ayant tous vieillis, un changement radical eut lieu au casting et, ma foi, force est de constater que celui-ci fut une belle réussite : chapeau bas pour la performance et la crédibilité apportée par Olivia Colman, Tobias Menzies, Helena Bonham Carter, Ben Daniels et Charles Dance !
- Si Elizabeth II est, tout naturellement, le personnage qui brille le plus dans cette saison, il faut reconnaitre la place importante de sa sœur, Margareth, mais aussi l’importance accordée a ses enfants, Charles, bien entendu, assez touchant et que l’on voit autrement désormais, mais aussi Anne.
- Comme dans les deux premières saisons, il n’y a rien à redire pour ce qui est de la reconstituions historique, toujours aussi impeccable : décors, costumes, dialogues, mise en avant de certains événements, il n’y a rien à redire. Et puis, que ce soit pour le coté historique comme intimiste de la chose, c’est fou ce que tout cela est crédible.
- Indéniablement, The Crown est l’œuvre consacrée à la famille royale britannique la plus crédible qu’il m’a été donné de voir.

Points Négatifs :
- Difficile de comprendre pourquoi certains événements historiques ont été légèrement modifiés. Certes, on se doute bien qu’un biopic n’est jamais tout à fait fidèle à la réalité, mais bon, certaines inventions sont pour le moins discutables et peuvent finir par décrédibiliser l’ensemble.
- Si nous avons affaire à une bonne troisième saison, un ou deux épisodes apparaissent comme étant un poil inférieur aux autres, scénaristiquement parlant…

Ma note : 8/10

dimanche 24 novembre 2019

LA MÉTROPOLE DE LA PEUR


LA MÉTROPOLE DE LA PEUR

Vous êtes Loup Solitaire, seul et dernier Maître Kaï du Sommerlund. Vous avez pour mission de retrouver la Pierre de la Sagesse de Tahou, enfouie depuis des siècles au cœur d'une métropole souterraine dont l'accès risque d'être difficile – pour ne pas dire impossible. En effet, vos ennemis jurés, les Seigneurs des Ténèbres, redoublent d'efforts pour contrarier vos plans et menacent d'envahir la ville où se trouve précisément l'objet de votre quête. Il vous faudra donc les prendre de vitesse et rivaliser d'adresse et de ruse pour pouvoir pénétrer dans l'antique cité avant que les légions ennemies ne déclenchent l'offensive. Vous seul prendrez les décisions utiles au succès de votre mission, et, pour mener les combats, vous n'aurez besoin que de la Table de Hasard figurant dans cet ouvrage.


La Métropole de la Peur
Série : Loup Solitaire n°9
Auteur : Joe Dever
Illustrations intérieures : Brian Williams
Illustration de la couverture : Pierre-Marie Valat
Titre original : The Cauldron of Fear
Traduction : Pascale Hervieux
Année de l’édition Anglaise : 1987
Sortie de l'édition Française : novembre 1987
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 350

Mon avis : La première chose qui saute aux yeux, avant même de se lancer dans cette neuvième aventure de cette superbe saga qu’est Loup Solitaire, ce sont les dessins. En effet, désormais, il faudra faire sans Gary Chalk, partit pour d’autres yeux et si son successeur, Brian Williams, n’est pas un manchot pour ce qui est de son coup de crayon, force est de constater que le fan de la première heure ne pourra que regretter l’absence de l’un des cofondateurs de ce qui est, sans nul doute, une des meilleures séries de Livres dont vous êtes le Héros. Première mauvaise nouvelle, donc, ce qui, bien évidement, n’arrange pas les affaires d’un second cycle qui, depuis ses débuts, a toujours autant de mal à atteindre la quasi-perfection du premier… D’ailleurs, sur ce point, il ne faut pas se faire d’illusions : La Métropole de la Peur, aussi sympathique soit-il, reste fort loin des meilleures heures de la saga, finalement, dans la lignée volumes précédents qui, dans l’ensemble, possèdent de bonnes idées mais qui, pour tout un tas de raisons, ont un peu de mal à marquer les esprits comme ceux du premier cycle de Loup Solitaire. Cela est pourtant dommage car La Métropole de la Peur est une aventure plaisante et que certains passages sont, incontestablement, réussis : ainsi, l’exploration de la citée oubliée est bonne, mais terriblement courte, quand a l’affrontement face aux hordes d’invasion après qu’on ait trouvé la Pierre de la Sagesse, indéniablement, en plus de nous surprendre, est une des grandes réussites de ce volume. Hélas, tout cela n’est pas suffisant pour nous enlever l’impression que Joe Dever, malgré son indéniable talent de compteur et ses bonnes idées, aurait put mieux faire. Peut-être pour la prochaine fois ?


Points Positifs :
- Une aventure assez réussie dans l’ensemble et qui marque les esprits par le biais de deux moments forts : l’exploration des ruines de la citée oubliée et, bien entendu, l’affrontement face aux troupes d’invasion pour un final haut en couleur.
- Les créatures que l’on rencontre dans ce volume sortent un peu de l’univers habituel de la série – je pense aux hommes crocodiles, aux goules ou au dragon. De même, le Zakhan Zimah de Vassagonie, aux pouvoirs impressionnants, est un adversaire de taille – peut-être un peu trop si vous n’avez pas les armes nécessaires…
- Le plaisir de retrouver ce brave Banedon qui nous accompagne une bonne partie de l’aventure.
- Contrairement au volume précédent, on ressent, ici, la menace des Maîtres des Ténèbres.
- Même si Gary Chalk s’en est allé, il faut reconnaitre que son successeur, Brian Williams, s’en sort assez bien – après, il faut s’habituer au changement de style.

Points Négatifs :
- Sans vouloir être désobligeant envers Brian Williams – surtout que ce dernier n’est pas un mauvais dessinateur – Loup Solitaire sans Gary Chalk, cela fait bizarre et il faudra un certain temps pour s’y habituer…
- Vraiment dommage que l’aventure ne soit pas plus longue car il y avait de quoi faire beaucoup mieux : l’exemple le plus parlant étant l’exploration de la citée, beaucoup trop courte selon moi.
- Encore une couverture que l’on peut qualifier de bof.

Ma note : 7/10

SEPT MISSIONNAIRES


SEPT MISSIONNAIRES

Au IXe siècle, sur les côtes d’Irlande, les hommes du nord appelés Fomoirés (ou vikings) viennent de piller leur énième monastère. Villageois et moines ont tous été passés par le fil de l’épée, à l’exception d’un copiste témoin, juste énucléé. Une réaction s’impose, d’urgence. Pourtant, le haut roi n’a que faire de ces incursions païennes sanguinaires, trop occupé qu’il est à guerroyer contre ses propres clans. Le Sire Abbé, guide chrétien en ces contrées, est aussi très sage. Il ne voit d’apaisement possible qu’à travers la conversion de ces barbares au culte chrétien. Une mission suicide, en somme, pour ceux à qui elle va échoir, au regard de la féroce réputation des Fomoirés. Le Sire Abbé a donc l’intelligence d’y envoyer non les meilleurs, mais les pires de ses prêtres ! Une communauté de sept moines, dotés d’une réputation sulfureuse, ternit justement l’image de l’Eglise. Au pire, ce ne sera pas une grande perte. Frère Oran est d’une vanité sans nom, Curnan est aigri par l’avarice, Enan jalouse tout le monde, le gros Goban ne pense qu’à manger, le robuste Conan peine à canaliser sa violence, Lugan est un tombeur de jupons et, enfin, Tristan est d’une insupportable nature atone. La mission leur est alors ainsi présentée : soit ils sont jugés pour leurs nombreuses déviances impies et risquent le bûcher, soit ils se portent volontaires et on leur fit miroiter une charge d’Evêque à la clé…


Sept Missionnaires
Scénario : Alain Ayroles
Dessins : Luigi Critone
Couleurs : Lorenzo Pieri
Couverture : Luigi Critone
Editeur : Delcourt
Genre : Aventure, Action, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 mars 2008
Nombre de pages : 56

Mon avis : Comme vous avez put le remarquer si vous avez lu ma critique précédente, celle de Sept Psychopathes, aujourd’hui, j’ai décidé de vous parler de Sept, une série d'un genre particulier puisque sous la houlette du scénariste David Chauvel, devenu directeur de collection, sept scénaristes et sept dessinateurs nous proposent sept récits différents mettant en scène sept missions a haut risque menées a bien, a chaque fois, par sept personnages – bien évidement, comme un certain succès fut au rendez vous, il y eut bien plus d’albums que prévus au programme... Énormément de sept donc, et si le concept était original et que le premier volume était assez réussi, la suite, elle, était nettement moins enthousiasmante… Ainsi, à l’époque, ce fut avec une certaine appréhension que je m’étais plonger dans la lecture de ce quatrième volet, et, finalement, mes craintes furent infondées tant Sept Missionnaires s’est avéré être une heureuse réussite. En effet, si, a priori, une histoire ayant pour protagonistes principaux des moines peut paraître peu engageante, le fait que ceux ci soient chacun les représentants de l'un des sept péchés capitaux et qu’ils soient contraints par leur hiérarchie de partir en terres hostiles en dit un peu plus sur leurs principales motivations. Étant a la vie monastique ce que Staline fut a la démocratie, ces sept pécheurs en soutane se voient donc imposés une mission impossible : évangéliser les... vikings ! C'est le début d'une histoire loufoque, captivante et rafraichissante où l'on prend un certain plaisir à voir déambuler ces moines au milieu des vikings, semant petit a petit la zizanie dans la communauté de ces féroces guerriers. Je n'en dévoilerais pas plus, afin de ne pas vous gâcher le plaisir de la lecture, mais quoiqu'il en soit, Alain Ayroles, déjà auteur de l’excellent De Cape et de Crocs, nous a servi la une très bonne histoire servi par des dessins plus que correct d'un dessinateur que je ne connaissais pas, Luigi Critone. A lire sans hésitation, surtout si vous aimez ce genre de récits à l’humour ravageur…


Points Positifs :
- Au départ, on se dit que le synopsis de base n’est pas des plus originaux, puis, assez rapidement, entre une construction narrative proche de la perfection – en trois pages, les moines sont présentés – une intrigue plutôt captivante et un humour omniprésent mais finalement assez fin, force est de constater que nous avons là une fort bonne BD.
- On connaissait Alain Ayroles pour De Cape et de Crocs, œuvre culte s’il en est, et on le retrouve fidèle a lui-même dans cet one-shot du plus bel effet.
- Les dessins de Luigi Critone restent certes plutôt classiques mais n’en sont pas moins fort bien réussis pour ne pas dire fort plaisants.

Points Négatifs :
- Aussi bonne soit cette bande dessinée – et, ma foi, elle l’est – ça reste un petit truc sympathique, qui se lit bien, franchement agréable mais… comment dire… sans plus, ce n’est pas un chef d’œuvre non plus.
- Il faut quand même passer outre des personnages franchement stéréotypés. Bon, je sais que c’est normal dans ce genre d’histoires, mais bon…

Ma note : 7,5/10