lundi 10 juillet 2017

GÉO HISTOIRE 33 – LE JAPON


GÉO HISTOIRE 33 – LE JAPON
Mai/Juin 2017

Géo Histoire 33 – Le Japon
Edito : Le sabre et l’esprit
Panorama : Le Japon éternel qui ébloui l’Occident
Les institutions : L’Empereur, dieu vivant ou icône sans pouvoir ?
Les concubines : Esclaves du trône impérial
La rupture : Le crépuscule de l’homme blanc
L’expansion : L’Asie sous la botte japonaise
Les Yakuzas : Une mafia au service du pouvoir
Le nationalisme : Et les militaires s’emparèrent du pouvoir
Les mœurs : Saba Abe : celle par qui le scandale arrive
L’Axe : Japon-Allemagne : mais pourquoi se sont-ils unis ?
L’embrasement : Le Pacifique en feu
L’occupation : Sous la tutelle américaine
L’ère moderne : La voix de la paix et du progrès
La mémoire : Ce passé qui ne passe pas
L’entretien : « La revanche japonaise a prit tout le monde de court », de Michael Lucken
Repères : Les dates clés sur l’histoire du Japon entre 1868 et1989
GEOthèque : Une sélection de livres pour en savoir plus
L’actu de l’Histoire
Mémoire : L’année où l’on a failli abolir la peine de mort
À lire, à voir

Mon avis : Je sais que je me répète en disant cela mais s’il y a une chose que je suis sur au sujet de Géo Histoire, c’est que, si je n’ai pas eu l’occasion de me procurer énormément de numéros, ces derniers ne m’ont jamais déçus : ainsi, après l’excellent numéro consacré a Verdun puis le plutôt bon qui revenait sur le Nazisme, en février dernier, celui consacré a la Révolution Russe confirmait de fort belle manière tout le bien que je pense de cette revue. Et, histoire de poursuivre sur la lancée, il apparait nettement, après lecture de ce numéro qui s’intéresse a l’histoire du Japon entre 1868 et 1989 que la qualité, une fois de plus, est au rendez vous, et pas qu’un peu ! Car si l’on peut regretter que la période moderne nippone soit un poil trop expédiée – dans les grandes lignes, une interview et puis c’est tout – force est de constater que, pour ce qui est du restant de ce numéro, on frôle avec la perfection tant les divers sujets abordés sont intéressants, voir, par moments, captivant. Bien entendu, la Guerre du Pacifique occupe une place importante, de même que les années qui l’on précédées, cependant, et comme on nous le signale en préambule de ce numéro, celui-ci s’intéresse également a la période dite Meiji, celle de l’industrialisation a marche forcé du pays, a la volonté de se bâtir un empire colonial, a la prise de pouvoirs des militaires, au nationalisme nippon puis aux nombreuses conquêtes et aux terribles crimes commis dans les territoires occupés pendant la guerre avant que, pour conclure, soit mis en avant la gérance américaine de Mc Arthur puis le développement économique du pays. C’est très bien écrit, accessible a tous, illustré par de magnifiques clichés, bref, si vous êtes un amoureux du pays du soleil levant ou si, tout simplement, vous souhaitez en savoir davantage sur le Japon, alors, ce numéro de Géo Histoire est fait pour vous, et, sincèrement, vous ne le regretterez pas !


Points Positifs :
- On a l’habitude avec cette revue mais il est évidant que ce numéro consacré au Japon moderne est fort instructif tout en restant parfaitement accessible au néophyte. De plus, tout cela se révèle très rapidement passionnant, surtout que, mine de rien, toute cette période historique est moins connue qu’on pourrait le penser sous nos latitudes.
- Les Empereurs, les concubines, les yakuzas, les militaires, l’évolution vers le modernisme, le nationalisme, les conquêtes coloniales, la victoire sur la Russie, la Guerre du Pacifique, les terrifiants crimes commis sur les populations occupées, le déni d’état de ces derniers, le relancement économique du pays, bref, il s’en est passé des choses entre 1868 et 1989 et on ne s’ennui pas une seconde.
- Les illustrations d’époque sont nombreuses et nous montrent un Japon à la fois familier et exotique. Certaines, par ailleurs, sont magnifiques !
- Géo Histoire, en plus de son dossier principal, possède toujours un autre, bien plus court ; celui de ce mois ci est plutôt intéressant et nous apprend que la peine de mort avait faillit être abolie en… 1907 !

Points Négatifs :
- Dommage que la période récente du pays ne soit pas abordée, ou, si peu. Une interview pour résumé le développement économique du pays, son évolution et son modernisme, franchement, c’est très peu, trop peu…

Ma note : 8/10

INFINITY 8 – RETOUR VERS LE FÜHRER


INFINITY 8 – RETOUR VERS LE FÜHRER

A bord du vaisseau Infinity 8, la première trame temporelle qui a permis de neutraliser des extraterrestres nécrophages a été remise à zéro. Le capitaine s’apprête à lancer une seconde trame, une nouvelle fois en envoyant une de ses agents humaines à l’extérieur du vaisseau pour enquêter sur le gigantesque amas d’artéfacts morbides qui flottent dans ce coin du cosmos. Cela tombe sur l’agent Moonkicker, accro aux réseaux sociaux et accompagnée par un robot de probation. Elle est en train de vérifier la sécurité d’une conférence sur l’art de vivre de gentils nazis, lorsque la convocation urgente tombe sur son terminal personnel. Avec l’aide express de son robot, elle se retrouve très vite dans le poste de commande, où le lieutenant Ruffo lui expose la situation. Elle en profite évidemment pour faire un selfie avec l’impressionnant capitaine flottant dans un aquarium géant, une race extraterrestre tentaculaire rare capable d’enclencher les trames temporelles. Quelques explications plus tard, Moonkicker s’équipe pour une sortie dans l’espace à des fins d’exploration de la zone. En suivant un astronef non autorisé, elle découvre que les nazis sont en train de récupérer la tête congelée d’Adolf Hitler à bord de l’épave d’un V4 jadis envoyé par Von Braun…


Infinity 8 – Retour vers le Führer
Scénario : Lewis Trondheim, Olivier Vatine
Dessins : Olivier Vatine
Couleurs : Olivier Vatine
Couverture : Olivier Vatine
Editeur : Rue de Sèvres
Genre : Science-Fiction
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 18 janvier 2017
Nombre de pages : 96

Mon avis : Peu enthousiasmer, c’est le cas de le dire, par le premier volet de Infinity 8, le fameux Romance et Maccabées, je dois reconnaitre que je n’étais pas très motivé pour me plonger dans sa suite, même si, en lisant certaines critiques sur le net, je m’étais rendu compte que celui-ci avait meilleur presse. Puis, l’occasion s’étant présentée de pouvoir le lire, je me suis dit, pourquoi pas ? Après tout, je pourrais toujours juger par moi-même si cette histoire loufoque où, sur le vaisseau Infinity, de gentils nazis (si, si) retrouvent la tête congelée d’un certain Adolf Hitler, mériterait le détour… Et, ma foi, si nous sommes, une fois de plus, a des années lumières de ce qu’est une excellente BD, force est de constater que ce Retour vers le Führer est bougrement plus intéressant que son prédécesseur ; oh, de peu, certes, et puis, il faut reconnaitre que tout cela reste un gros délire et que si vous n’êtes pas fan du genre, vous risquez de ne pas accrocher a ce second volet de Infinity 8, mais bon, dans l’ensemble, ne serais-ce que pour cette idée de sympathiques nazis qui se réunissent pour parler de déco, qui vendent des mugs, et qui, tout heureux de retrouver la tête du légendaire fondateur de leur ordre, finissent par provoquer leur mort et, accessoirement, celle de quasiment tous les membres du vaisseau est, ma foi, plutôt amusante. Bref, c’est un grand n’importe quoi, on nage en pleine série B, on retrouve une fois de plus une héroïne sexy en diable, les situations ubuesques se poursuivront quasiment a chaque pages quant a l’intrigue générale de la série, le pourquoi du comment de ce fameux cimetière spatial, eh bien, on n’en sait pas plus mais cela est normal puisque seul la lecture des huit volumes de la série apportera les réponses aux questions qu’on se pose. Mais bon, je ne veux pas être méchant mais encore faut-il être motivé pour lire la suite, et franchement, cela se fera sans moi…


Points Positifs :
- L’idée de départ est tellement débile qu’elle en devient géniale : il faut dire que ces gentils nazis adeptes de déco et de mode qui retrouvent la tête d’Adolf Hitler dans un mystérieux cimetière spatial, ce qui, bien entendu, entrainera tout un tas de catastrophes, il fallait oser et, aussi incroyable que cela puisse paraitre, cela fonctionne !
- Je n’ai pas été conquis par les dessins d’Olivier Vatine mais bon, je reconnais que son trait, plutôt simple, n’en reste pas moins plutôt efficace et illustre fort bien cet album.
- Les amateurs de grand guignolesque, de séries B, de nanards et de pulps seront probablement aux anges.

Points Négatifs :
- Reconnaissons que, scénaristiquement, c’est léger, très léger même, mais bon, c’est le genre qui veut cela.
- Il faut vraiment accrocher a ce grand n’importe quoi général, alors, si c’est le cas, tant mieux pour vous, si ce n’est pas le cas, eh bien, tout cela vous laissera plutôt froid voir dubitatif par moments.
- Mouais, j’ai été moins convaincu par l’agent Moonkicker que par l’agent Keren, l’héroïne du premier album, qui, pourtant, n’était pas franchement charismatique pour être tout à fait franc…

Ma note : 6,5/10

samedi 8 juillet 2017

LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 18


LES CHEVALIERS DU ZODIAQUE – TOME 18

Les Chevaliers se remettent à peine de leurs blessures qu'une nouvelle bataille se prépare: Poséidon, l'empereur des mers, s'est réincarné dans le jeune Julian Solo. Amoureux d'Athéna, il l'enlève, l'emmène dans son royaume sous-marin et lui révèle ses projets: submerger la surface du globe pour reconstruire un monde meilleur. Pour empêcher cela, Athéna n'a qu'une solution : se faire enfermer dans le pilier central et recevoir toute l'eau destinée à la terre. Seiya et ses compagnons vont devoir affronter sept Généraux pour sauver leur déesse. Grâce à l'aide des armures empruntées aux Chevaliers d'Or, Seiya parvient à franchir le temple de Poséidon. Unissant leurs forces, les chevaliers parviennent également à détruire le pilier central et à sauver leur déesse qui remet l'âme de Poséidon là où elle aurait dû rester : dans l'urne sacrée scellée.


Les Chevaliers du Zodiaque – Tome 18
Scénariste : Masami Kurumada
Dessinateur : Masami Kurumada
Genre : Shōnen
Type d'ouvrage : Aventure, Action, Fantastique, Mythologie
Titre en vo : Saint Seiya vol 18
Parution en vo : 08 septembre 1989
Parution en vf : 12 juin 1999
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kana
Nombre de pages : 182

Mon avis : C’est avec ce dix-huitième tome des Chevaliers du Zodiaque que, enfin, prend fin l’arc Poséidon et que l’on va enfin, par la suite, passer aux choses sérieuses, c’est-à-dire, a Hadès et a ses Spectres ! D’ailleurs, Kurumada lui-même ne s’y trompe pas puisque, dans un nouveau flashback de Kanon, il fait dire a l’esprit de Poséidon que si Athéna s’est réincarnée, ce n’est pas pour l’affronter lui mais quelqu’un d’autre, qui n’est pas nommé, certes, mais que l’on devine d’emblé autrement plus puissant et dangereux que le pauvre Empereur des Mers… Car bon, comment dire, si même Poséidon ne croit pas en lui, et par ce biais, l’auteur, pourquoi le fan de ce manga devrait le faire ? Eh bien, tout simplement parce que, comme j’avais déjà eu l’occasion de le signaler a quelques reprises au cours des derniers volumes, tout n’est pas à jeter, loin de là. Alors bien sur, quelque part, cet ultime tome de l’arc Poséidon est un peu à l’image de ce que fut ce dernier, c’est-à-dire que les bonnes idées alternent allègrement avec les mauvaises et si toute la partie où apparait Kanon est passionnante – le jumeau de Saga étant oh combien charismatique même si, pour le moment, il apparait juste comme un type jaloux de son frère qui souhaitait conquérir le monde – ne serais-ce que pour sa confrontation avec Ikki puis Sorrente avant qu’il ne se sacrifie pour Athéna, il est clair que dès que l’on se coltine Poséidon face a Seiya et ses compagnons, c’est une toute autre histoire… et pas une bonne ! Ainsi, notre Chevalier Pégase envoi flèches sur flèches sur Poséidon qui s’en fout royalement, celles-ci reviennent, les compagnons de notre héros le protègent de leurs corps, encore et encore, personne ne meurt, et puis, soudainement, une flèche atteint son but, nos Chevaliers de Bronze partent libérer Athéna, Poséidon se réveille, il devient plus puissant, d’autres Armures d’Or arrivent mais ne servent pas a grand-chose puis, de façon ridicule, Seiya sauve Saori, celle-ci enferme le plus facilement du monde l’âme de Poséidon dans un vase et c’est… finit ! Mouais, un bof monumental surtout quand on se tape les jérémiades de Shiryu, Hyoga, Shina et compagnie sur des pages et des pages. Bref, comme je l’avais dit précédemment, heureusement qu’il y avait Kanon pour sauver un peu les meubles, mais bon, malgré tout, il ressort tout de même quelque chose de positif de ce dix-huitième volume... quoi donc ? Bah, c’en est finit de Poséidon et, enfin, on va pouvoir passer aux choses sérieuses !


Points Positifs :
- Heureusement que Kanon est là car bon, sans lui, ce tome aurait vraiment été catastrophique : ainsi, entre la suite des révélations sur son passé et sur la manière dont il a réveillé Poséidon, son combat face a Ikki puis face a Sorrente et, bien sur, son volte face final quand il décide de se sacrifier afin de sauver Athéna, on prend énormément de plaisir avec notre ambigu Dragon des Mers – et la bonne nouvelle, c’est que ce n’est pas finit !
- Depuis la Bataille du Sanctuaire, Kurumada a appris à dessiner de manière correcte et ce volume est donc dans la lignée de ses prédécesseurs, c’est-à-dire qu’il est plutôt agréable a la vue.
- Poséidon et Sorrente ne meurent pas et finissent même par s’amender – enfin, le premier n’est plus habité par un Dieu. D’ailleurs, il y en a un autre mais vous avez compris de qui je parle…
- Poséidon, c’est enfin finit et on va pouvoir passer aux choses sérieuses, Hadès !

Points Négatifs :
- L’affrontement final contre Poséidon est ridicule et chiant au possible : Seiya envoi des flèches, elles reviennent, Poséidon est touché, il se réveille encore plus puissant, il semble invincible, il est à nouveau touché, il se réveille encore et finit battu comme un couillon, enfermé dans un vase !
- En parlant de vase, Poséidon est censé être si puissant et se fait enfermé comme un con alors que cela lui était déjà arrivé. Mouais, pas très logique tout cela…
- Les jérémiades incessantes de Seiya, Shiryu, Hyoga, Shina, Shun et qui durent des plombes, a notre plus grand désespoir.
- Les Armures d’Or débarquent mais ne servent pas a grand-chose, d’ailleurs, il est amusant de voir que même a moitié nus, nos héros encaissent aussi bien les coups d’un Dieu que lorsqu’ils sont protégés…
- La destruction du dernier pilier est la plus ridicule de toutes !

Ma note : 6,5/10

LES TROIS ROYAUMES


LES TROIS ROYAUMES

En 208 après J.-C., l'empereur Han Xiandi règne sur la Chine pourtant divisée en trois royaumes rivaux. L'ambitieux Premier ministre Cao Cao rêve de s'installer sur le trône d'un empire unifié, et se sert de Han Xiandi pour mener une guerre sans merci contre Shu, le royaume du sud-ouest dirigé par l'oncle de l'empereur, Liu Bei. Liu Bei dépêche Zhuge Liang, son conseiller militaire, comme émissaire au royaume de Wu pour tenter de convaincre le roi Sun Quan d'unir ses forces aux siennes. A Wu, Zhuge Liang rencontre le vice-roi Zhou Yu. Très vite, les deux hommes deviennent amis et concluent un pacte d'alliance. Furieux d'apprendre que les deux royaumes se sont alliés, Cao Cao envoie une force de 800000 soldats et 2000 bateaux pour les écraser. L'armée campe dans la Forêt du Corbeau, de l'autre côté du fleuve Yangtze qui borde la Falaise Rouge où sont installés les alliés. Face à l'écrasante supériorité logistique de Cao Cao, le combat semble joué d'avance, mais Zhou Yu et Zhuge Liang ne sont pas décidés à se laisser faire... Dans un déluge de puissance et de génie tactique, la bataille de la Falaise Rouge va rester comme la plus célèbre de l'Histoire et changer le destin de la Chine pour toujours.


Les Trois Royaumes
Réalisation : John Woo
Scénario : John Woo et Chan Khan
Musique : Tarô Iwashiro
Production : Beijing Film Studio, China Film Group et Lion Rock Productions
Genre : Action, Guerre, Historique
Titre en vo : Chi bi
Pays d'origine : Chine
Langue d'origine : chinois
Date de sortie : 12 juillet 2008
Durée : 148 mn

Casting :
Tony Leung Chiu-wai : Zhou Yu
Takeshi Kaneshiro : Zhuge Liang
Zhang Fengyi : Cao Cao
Chang Chen : Sun Quan
Yong You : Liu Bei
Lin Chiling : Qiao Xiao
Ba Sen Zha Bu : Guan Yu
Zhao Wei : Sun Shangxiang
Hou Yong : Lu Su
Hu Jun : Zhao Yun
Tong Jiang : Li Tong
Shido Nakamura : Gan Ning
Song Jia : Li Ji
Tong Dawei : Sun Shucai
Qingxiang Wang : Kong Rong

Mon avis : Il m’est impossible de débuter cette critique sans revenir quelques années en arrière, plus précisément lors de la sortie de la PS2. A l’époque, j’avais fait l’acquisition d’un jeu, Dynasty Warriors 2 qui m’avait tout de suite emballé et qui entraînait le joueur, de batailles en batailles, dans une histoire quasiment inconnue sous nos latitudes, celle des Trois Royaumes combattants. En effet, si celle-ci est tout bonnement légendaire, pour ne pas dire culte, en Chine, on ne peut pas vraiment dire que cela soit le cas en occident, en dehors des spécialistes. Personnellement, avec mon frère, nous étions tombés sous le charme de cette époque où les conflits étaient magnifiés par des chefs de guerre exceptionnel, pour ne pas dire quasiment dignes d’être des demi-dieux. Ainsi, lorsqu’il y a quelques années, j’appris que John Woo réalisait un long métrage sur les Trois Royaumes, il était évidant que je ne pouvais pas passer a coté ! Tout d’abord, je dois reconnaitre que je ne suis pas fan du réalisateur chinois, et, à mes yeux, sa filmographie américaine est indigne d’intérêt, mais pas plus que bon nombre de films dits « d’action », d’où une certaine crainte de prime abord. Pourtant, au fond de moi, j’avais l’espoir que ce long métrage, qui représentait un vieux rêve pour John Woo, serait d’un autre acabit. Et puis bon, sincèrement, étant rarement déçu par le cinéma asiatique pur, je fondais quelques espoirs dans la qualité de ces Trois Royaumes. Espoirs non déçus d’ailleurs. Franchement, il est incontestable que nous nous trouvons là devant un bon film. Certes, ce n’est pas un chef d’œuvre, mais il fonctionne parfaitement dans son genre, entraînant le spectateur dans un déluge de batailles le plus souvent spectaculaires où se mêlent de hauts faits d’armes, des actes héroïques et ou la flopé de personnages principaux rivalisent pour la plupart de par leur incontestable charisme. D’ailleurs, à ce point, il fut amusant de comparer les versions issues des jeux vidéo de Zhou Yu, Zhuge Liang et autre Cao Cao avec leurs homologues cinématographiques. A chaque nouvelle apparition, joie et surprise se mélangeaient, surtout lorsque l’on se souvenait de tel protagoniste. Cependant, à ce point de ma critique, je doit avouer que je me demande ce que j’aurais penser du film si je n’avais pas connu et jouer pendant des lustres à ce fameux Dynasty Warriors : l’aurais je trouver bon ? Oui, sans aucun doute. Par contre, il est indéniable que le fait de connaître l’Histoire des Trois Royaumes joue pour beaucoup pour mon sentiment final envers ce film : je n’étais pas en territoire inconnu, et du coup, chaque scène, chaque personnage me ramenaient quelques années en arrière et au jeu qui m’avait fait découvrir les Trois Royaumes. Du coup, le plaisir qui, je pense, aurait été réel, s’en trouva agrandit, ce qui, je l’avoue, ne me rendit pas forcement objectif vis-à-vis de l’œuvre de John Woo. Mais bon, même ainsi, et pour ne faire qu’une simple comparaison, nous sommes là devant un film autrement plus réussit qu’un Troie par exemple, que j’avais, en son temps, attendu et qui ne m’avait pas franchement convaincu. Avec Les Trois Royaumes, c’est le niveau supérieur : entre batailles spectaculaires, grands sentiments héroïques et personnages surhumains, le néophyte sera peut être un peu perplexe devant tant de débauches guerrières pour la plupart du temps inconcevables et fort peu crédibles, mais ce n’est pas le plus important, car cette œuvre historique, comme L’Iliade ou Le Mahabharata, est un savant mélange de faits réels pour certains et magnifiés pour d’autres ou légende et réalité se mêlent a un tel point que, bien souvent, on ne sait plus vraiment ou finit le vrai et ou débute le faux. Et la grande force de John Woo est d’avoir réussi à retranscrire au mieux ce coté spectaculaire du récit et à ce point, le choix de la Bataille des Falaises Rouges fut judicieusement bien choisis, de part son coté grandiose et épique. Alors, entre scènes spectaculaires et d’autres plus intimistes, entre grands sentiments et sournoiseries, le tout matinée d’un certain humour, le spectateur, ne voit pas les deux heures passées, pris qu’il est par cette œuvre spectaculaire (dans le bon sens du terme) qui ne connaît pas de temps morts et qui ne donne qu’une seule envie : se plonger dans ces fameux romans des Trois Royaumes, histoire d’en savoir un peu plus sur le sujet, ou, à défaut, de se refaire une partie de Dynasty Warriors afin de prolonger le plaisir.


Points Positifs :
- Une reconstitution magistrale de l’une des batailles les plus célèbres de l’histoire de la Chine à l’époque des Royaumes combattants, celle de la Falaise Rouge : épique, riche en protagonistes charismatiques, plutôt fidèle dans l’ensemble a la version romanesque de celle-ci, force est de constater que l’amateur de cinéma asiatique y trouvera son compte !
- Les très nombreux protagonistes, bien sur, car bon, comment dire, si naturellement, Zhou Yu et Zhuge Liang sont ceux qui apparaissent le plus à l’écran, d’autres, beaucoup d’autres ne sont pas en reste et ce film possède bien, au bat mot, une bonne dizaine de héros et encore plus de personnages secondaires presque aussi importants.
- Scènes d’actions magistrales, affrontements dantesques, maitrise chorégraphique sans faute, bref, l’amateur du genre en aura pour son argent.
- Les fans de la saga vidéoludique qu’est Dynasty Warriors seront bien évidement aux anges !

Points Négatifs :
- Le néophyte qui ne connait pas l’histoire chinoise et, plus précisément, celle des Trois Royaumes, risque d’être rapidement perdu devant ce florilège de protagonistes car il devient rapidement difficile de savoir qui est qui et de se souvenir de tout le monde.
- Certains passages où Zhou Yu est avec sa femme sont un peu longuets…
- Mais pourquoi la version internationale est-elle aussi courte !? Il faudra tout de même qu’un jour, je me coltine le vrai film, long de… 288 minutes !

Ma note : 7,5/10

vendredi 7 juillet 2017

FABLES – LES ROYAUMES


FABLES – LES ROYAUMES

L'heure est aux impôts dans les royaumes. Pour le percevoir, la tâche de rappeler le devoir civique aux habitants est confiée à deux gobelins. La nuit arrivant, ils font un feu de camp et marquent une halte. Un bruit étrange les interpelle. Le bruit ressemble à celui émanant d'un cor de chasse. Un des gobelins se met alors à raconter l'histoire d'un chevalier noir, un mystérieux individu qui tuerait les collecteurs d'impôt. Ce récit n'est pas une légende, puisque les deux gobelins meurent d'une épée. Il s'agit de l'arme de Blue Boy, qui, masqué et encapuchonné, s'infiltre discrètement dans les royaumes. Sa cape magique lui permet de passer les lignes de défenses du gouverneur fédéral sans mal. Là-bas, Blue Boy le tue puis prend son apparence. Il reprend alors la route et se rend en direction du palais de l'Empereur. Il n'est pas venu pour s'amuser mais pour éliminer l'Adversaire...


Fables – Les Royaumes
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, David Hahn
Encrage : Steve Leialoha, David Hahn, Dan Green
Couleurs : Daniel Vozzo
Couverture : James Jean
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables - Vol 6
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 18 janvier 2006
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 25 avril 2013
Nombre de pages : 152

Liste des épisodes
Fables 34-38, 40-41

Mon avis : Après un sixième volume un poil en retrait, mais alors, un tout petit poil vu que la qualité était toujours au rendez vous – disons qu’il est dur pour les auteurs de maintenir un niveau constant proche de la perfection – le septième tome de Fables renoue avec les heures de gloire de la saga, et ce, de fort belle manière. Pourtant, le préambule de cet album avait de quoi laisser dubitatif puisque, en nous narrant les péripéties de Jack du coté de Hollywood, Bill Willingham nous propose certes deux petits épisodes pour le moins sympathiques mais loin, il faut le reconnaitre, d’être transcendants, loin de là. Fort heureusement, le plat de résistance arrive tout de suite après avec les aventures de Blue Boy dans les Royaumes, sous le jouc de l’Adversaire depuis des siècles. Etant parti a la rescousse du Chaperon Rouge, son grand amour, prisonnière du mystérieux maitre du mal, notre héros, vêtu d’une cape magique et de la terrifiante épée vorpale (qui rappellera bien des souvenirs aux amateurs de D&D), parcours les différents Royaumes, affrontant au passage tout un tas d’adversaires, ne laissant que leurs cadavres sur son chemin : ainsi, gobelins, dragons, fantômes de mythes russes et autres spadassins ne peuvent rien face a notre sympathique Blue Boy qui s’avère être bien plus qu’un simple fonctionnaire dévoué a Blanche Neige. Pour ce qui est des dessins, Mark Buckingham est toujours aussi inventif et livre une prestation à la hauteur de ce qu’il nous avait habitué jusque là, c’est-à-dire, excellente ! Scénaristiquement, Bill Willingham a la bonne idée de mettre en avant des membres des troupes de l’Adversaire comme, par exemple, la belle et froide Reine des Neiges, ce qui nous permet de ne pas tomber dans un simple manichéisme, ce qui est plutôt une bonne chose. Mais le plat principal de cet album, c’est que, bien entendu, on connait enfin l’identité de cet émule de Sauron, ce suppôt du mal qui est responsable de tant de morts et… sans grande surprise, il faut le reconnaitre, il s’agit de… Gepetto ! Eh oui, comme les plus attentifs l’avaient deviné, le créateur de Pinocchio, vieillard apparemment sans problèmes, s’avère être l’Adversaire, ce qui, ma foi, est une fort bonne idée et laisse présager tout un tas de possibilités narratives pour la suite de ce merveilleux comics qu’est Fables !


Points Positifs :
- Le périple de Blue Boy dans les Royaumes est un pur régal et nous tiens en haleine quasiment tout au long de cet album. Il faut dire que notre jeune héros rencontre moult adversaires plus ou moins puissants et charismatiques et qu’il finira même par parvenir a ses fins, c’est-à-dire, parvenir jusqu’à l’Adversaire, découvrir son identité et retrouver le Chaperon Rouge !
- Si les plus attentifs s’en doutaient, il n’en reste pas moins qu’apprendre que l’Adversaire est en fait Gepetto est une sacrée surprise ! Fallait oser faire de ce vieillard dans histoire un conquérant hors-pair et un maitre du mal en puissance, n’est ce pas !?
- La mise en avant de nombreux personnages œuvrant du coté de l’Adversaire, du simple soldat a la célèbre et froide Reine des Neiges, mais aussi, la découverte de l’état des Royaumes qui sont sous le jouc de l’empire ; après tout, pour le moment, on ne connaissait pas grand-chose sur eux.
- Mark Buckingham livre une prestation tout simplement exceptionnelle et fait preuve d’une inventivité rare. Du coup, ses planches fourmillent de petits détails fort plaisant a la vue.
- L’épée vorpale rappellera bien des souvenirs aux vieux amateurs de Donjons & Dragons
- Encore une couverture qui ne nous laissera pas indifférent !

Points Négatifs :
- Les deux épisodes qui nous narrent les péripéties de Jack a Hollywood sont sympas mais sans plus.
- Un peu bof les dessins de David Hahn, mais bon, il faut dire que celui-ci est en concurrence avec ceux de  Mark Buckingham et que, forcément, il n’y pas photo !

Ma note : 8/10

STARGATE


STARGATE

Le docteur Daniel Jackson est rejeté par la communauté des autres égyptologues en raison de ses théories controversées sur la fonction des pyramides d'Égypte qui seraient des lieux d'atterrissage de vaisseaux spatiaux. Cependant, à la sortie d'une conférence, il est recruté par Catherine Langford pour travailler sur un projet secret de l’armée américaine. Arrivé dans la base de Creek Mountain, il découvre une dalle mise au jour en 1928 à Gizeh, en Égypte, puis en traduit les écritures du cercle intérieur. Après des recherches infructueuses, il trouve finalement que six des autres symboles sont des constellations servant de coordonnées pour un emplacement dans l'espace et le septième serait un point d'origine. L’armée lui révèle alors l’existence de la porte des étoiles trouvée sous la dalle qu'il étudiait. Daniel trouve alors le septième symbole sur la porte et la composition de l'adresse est alors lancée. Le vortex formé, un robot est envoyé à travers, les données renvoyées montrent que l'atmosphère est respirable et que les symboles de la porte d'arrivée sont différents. Le général West, convaincu par Daniel qui dit être capable de trouver les coordonnées de retour, accepte le principe d'une mission d'exploration. Le colonel Jack O'Neil, Daniel Jackson et une équipe de militaires sont envoyés sur la planète grâce à la porte des étoiles.


Stargate
Réalisation : Roland Emmerich
Scénario : Roland Emmerich et Dean Devlin
Musique : David Arnold
Production : StudioCanal, Centropolis Film Productions et Carolco Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Stargate
Pays d'origine : États-Unis, France
Langue d'origine : anglais, norvégien, suédois, égyptien ancien
Date de sortie : 28 octobre 1994
Durée : 121 mn

Casting :
Kurt Russell : Colonel Jonathan « Jack » O'Neil
James Spader : Dr Daniel Jackson
Jaye Davidson :
Mili Avital : Sha'uri
John Diehl : Lieutenant Charles Kawalsky
Erick Avari : Kasuf
Carlos Lauchu : Anubis
Djimon Hounsou : Horus
Viveca Lindfors : Catherine Langford
Alexis Cruz : Skaara
Leon Rippy : Général W.O. West
French Stewart : Lieutenant Ferretti
Gianin Loffler : Nabeh
Christopher John Fields : Lieutenant Freeman
Derek Webster : Lieutenant Brown
Jack Moore : Lieutenant Reilly
Steve Giannelli : Lieutenant Porro
Cecil Hoffman : Sarah O'Neil
Rae Allen : Dr Barbara Shore
Richard Kind : Dr Gary Meyers
John Storey : Mitch
Lee Taylor-Allan : Jenny
Kelly Vint : Catherine Langford
Erik Holland : Professeur Langford
Dax Biagas : Râ (jeune)
Frank Welker : Mastadge (voix)

Mon avis : Revoir 10000, dont je vous ai parlé hier sur ce blog, m’aura donné envie de me replonger dans une œuvre plus ancienne et, accessoirement, plus réussie de Roland Emmerich, je veux bien évidement parler de Stargate, connue également sous le nom de La Porte des Étoiles lors de sa sortie en France, il y a de cela un peu plus de deux décennies. Car avant d’être une série télé, Stargate SG1 qui connu un succès certain au tournant des années 2000 – au point même d’avoir droit a des séries annexes comme Atlantis – il faut se rappeler que Stargate fut avant toute chose un film de science-fiction et, par ailleurs, loin d’être aussi mauvais que certains peuvent encore le dire de nos jours. Alors certes, ce n’est pas un chef d’œuvre et, par ailleurs, on peut, d’entrée de jeu, pointer du doigt quelques facilitées scénaristiques plutôt navrantes comme cet américanisme primaire – ah, les petits gars de l’Oncle Sam qui s’en vont rendre la liberté a une peuplade lointaine qui est sous le jouc d’un tyran – cet égyptologue tellement doué, le Dr Jackson, qu’il traduit n’importe quel texte ou peut converser avec des individus a l’autre bout de l’univers, individus qui, par ailleurs, n’ont pas le droit de savoir lire mais dont l’une d’entre elle le sait quand même un peu, voir même, histoire d’enfoncer le clou, les troupes de Râ, franchement faméliques et dont on se demande comment elles ont put maintenir un peuple sous sa domination pendant des millénaires ?! Mais bon, en dehors de tous ces défauts qui empêchent Stargate d’être un grand film, comment ne pas lui reconnaitre tout un tas de qualités qui en font tout de même un bon film ? Déjà, pour son postulat de départ, qui ravira les amateurs de paléocontact et qui, ici, et contrairement a 10000, fonctionne plutôt bien : les fameux dieux égyptiens n’étant que des extraterrestres allant de planète en planète par le biais de Portes des Etoiles, asservissant les locaux. Ensuite, pour son intrigue qui sans révolutionner le genre, reste tout de même un fort bon divertissement surtout que certaines scènes, certaines idées, sont loin d’être inintéressantes. Et puis, pour finir, il y a Râ, le grand méchant du jour, interprété par le singulier Jaye Davidson, créature androgyne et charismatique en diable et qui, avouons le, est pour beaucoup dans le succès du film. Bref, avec du recul et sans nier ses défauts, il apparait que ce Stargate s’avère être un assez bon film de science-fiction qui ravira les amateurs du genre. Bien sur, il n’est pas parfait, mais bon, quelque part, vu que son univers assez riche inspira une série qui connu le succès pendant bien des années, il est évidant que ce film mérite tout de même le coup d’œil, ne serais-ce que pour voir un Roland Emmerich, pour une fois, plus ou moins inspiré… et pour Râ !


Points Positifs :
- Une intrigue loin d’être exceptionnelle mais qui n’en reste pas moins plaisante a regarder et qui possède quelques bonnes idées qui plairont aux amateurs du genre. Stargate est avant toute chose un agréable divertissement, sans prise de tête, ce qui n’a rien de désobligeant.
- Un postulat de départ qui, en liant la civilisation égyptienne aux extraterrestres, rappellera bien des souvenirs aux amateurs de paléocontact qui connaissent fort bien la théorie des anciens astronautes.
- Si dans l’ensemble, le casting est plutôt de qualité, force est de constater que c’est Jaye Davidson, dans le rôle de Râ, qui marque le plus les esprits : créature androgyne et charismatique, notre pharaon alien est nettement au dessus des sympathiques Kurt Russell et James Spader.
- Décors, effets spéciaux, costumes des dieux égyptiens, bande original, mine de rien, Stargate possède quelques petits atouts.

Points Négatifs :
- Un nombre trop importants de petits défauts et de lieux communs, familier du genre, qui empêchent Stargate d’être un grand film.
- Qu’est ce qu’il est doué le Dr Jackson ! Il déchiffre n’importe quelle inscription sur lequel butent les meilleurs spécialistes, il réussi a communiqué avec des individus dont les ancêtres, quelques milliers d’années auparavant, ont vécu dans l’Egypte antique et dont la langue, pour rappel, a forcément évoluée.
- Un américanisme traditionnel dans ce genre de films et oppressant par moments : d’ailleurs, l’idée général qu’il en ressort et que les petits gars de chez l’Oncle Sam sont toujours prêts a libérer de l’oppression n’importe quel peuple victime d’un quelconque tyran, y compris a l’autre bout de l’univers.
- Elles ne sont pas très nombreuses les troupes de Râ, au point que l’on se demande comment ils tenaient en respect la population locale.
- Les locaux n’ont pas le droit de lire et écrire depuis des milliers d’années, or, la copine de Jackson connait ses bases, comme quoi, logique quant tu nous tiens…

Ma note : 7/10