dimanche 26 août 2012

THORGAL – LA GALÈRE NOIRE


THORGAL – LA GALÈRE NOIRE

Thorgal et Aaricia se sont installés dans un village et comptent y rester quelques temps... car Aaricia attend un enfant ! Thorgal feint d'apprécier cette vie paisible pour le bonheur d'Aaricia, mais il part chaque soir sur son cheval, pour retrouver un peu d'espace et de liberté. Shaniah, la fille de Caleb, le chef du village, profite d'une de ses cavalcades nocturnes pour avouer sa flamme au viking. Celui-ci la repousse, évidemment. Pendant ce temps, un homme, échappé d'un grand bateau sombre, atteint la côte non loin de là...


Thorgal – La Galère noire
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : mai 1982
Nombre de pages : 46

Mon avis : Après un excellent troisième tome de Thorgal, Les trois vieillards du pays d’Aran, épisode indépendant de la saga,  nous abordons, avec La Galère noire, le premier volume de ce que les fans du héros nordique ont surnommés la trilogie de Brek Zarith, celle-ci étant encore considéré de nos jours comme étant l’un des meilleures de la série dans son ensemble, chose qui ne pouvait qu’éveiller ma curiosité. Ici, Thorgal et sa compagne, Aaricia, au demeurant enceinte jusqu’au cou, ont trouvé refuge dans un paisible village et se sont mêlés a la population locale, aidant aux travaux des champs ; cependant, si le couple semble baigner dans le bonheur, l’on sent bien que celui-ci est apparent : Thorgal, même heureux de partager une vie plus simple auprès de son aimée et dans l’attente d’être père, n’en éprouve pas moins le besoin, comme le dit son épouse, de « bouger » sans cesse. Un désir de partir à l’aventure refoulé ? Non, selon notre héros, mais une adolescente, Shaniah, amoureuse éconduit l’a bien compris. Le problème, c’est que par vengeance, Thorgal se retrouve bien malgré lui forcé de redevenir un homme d’action : fait prisonnier sous de fausses accusations, il se voit devenir galérien aux mains du fils sadique de Brek Zarith, un puissant roi local. Et les événements à venir seront assez violents – sur ce point, on ne rigole pas dans ce quatrième tome, et si ses prédécesseurs n’occultaient pas la mort et la violence, ici, l’on atteint des sommets – et même tragiques, jusqu’à un final inattendu, où notre héros va devoir se livrer à un duel digne d’un western face à l’un des protagonistes les plus charismatiques apparus jusque-là dans la série : Iarl Ewing, a la psychologie assez bien travaillée par ailleurs. Sans nul doute que La Galère noire est un bon tome de Thorgal et ce, même si, personnellement, j’ai une préférence pour son prédécesseur, Les trois vieillards du pays d'Aran. Par sa noirceur et son intensité dramatique, Jean Van Hamme nous offre là une histoire assez différente des précédentes mais toujours aussi captivante ; ici, l’on sent bien que la saga part dans d’autres directions et le côté « nouveau cycle » n’est pas pour me déplaire. Pour ce qui est des dessins, l’on sent une petite évolution chez Grzegorz Rosinski, cependant, tout cela fait toujours assez « old school » et pourra déplaire à une certaine partie du public actuel, plus habitué à un style plus tape a l’œil – mais que je peux parfaitement comprendre. Quoi qu’il en soit, par son intrigue, ses protagonistes et son coté très sombre, La Galère noire nous prouve une fois de plus que, décidément, les débuts de Thorgal sont de fort bonne qualité, mais aussi, justifie un peu le coté culte de la chose depuis trois décennies. Cependant, malgré cela, une petite incohérence scénaristique vers la fin a failli gâcher tout cela : le père Iarl Ewing à beau être balèze et charismatique en diable, ça prend quand même du temps de revenir à la nage jusqu'à la côte, d'engager des mercenaires et de massacrer tout un village. Thorgal a peut-être profité du drakkar de Jorund pour s'organiser une croisière festive ou quoi ?


Points Positifs :
- Avec La Galère noire, nous abordons en fait le début d’une trilogie, excellente au demeurant, celle de Brek Zarith. Bien évidement, du coup, celle-ci se doit d’être jugée dans son ensemble mais pour un début, c’est plus que prometteur.
- Nous avons là le tome le plus sombre depuis les débuts de la saga : les morts sont nombreux et, accessoirement, on a même droit à un massacre de masse. De plus, les sentiments humains détestables comme la jalousie, l’envie et la vengeance sont omniprésents.
- Thorgal lui-même n’échappe pas a un coté un peu plus sombre car malgré ses grands idéaux de liberté et de justice et son amour pour sa compagne, on le sent bien avoir la bougeotte et aspiré a l’aventure.
- Iarl Ewing est sans nul doute l’un des meilleurs personnages apparus depuis les débuts de la série, et, accessoirement, le plus marquant de cet album : charismatique en diable, cruel mais possédant des valeurs, on est à mille lieux du méchant de base sans personnalité.
- Le duel final entre Thorgal et Ewing avec son coté western assumé.
- Les dessins de Grzegorz Rosinski, bien entendus, désormais excellents.

Points Négatifs :
- Mais quelle énorme incohérence scénaristique a la fin : le temps que Thorgal regagne la cote et le village (qui ne devait pas être bien loin), Iarl Ewing a eu le temps de… rejoindre la cote a la nage (sic), trouver et engager une troupe de mercenaires, fondre sur le village et massacrer ses habitants puis, interroger la gamine amoureuse de Thorgal et patienter jusqu’à l’arrivée de ce dernier… Un peu tiré par les cheveux tout cela, n’est ce pas !?
- Que le monde est petit : même quand des vikings attaquent la galère où se trouve Thorgal, ce sont ceux de son village !

Ma note : 7,5/10

mercredi 22 août 2012

BLEACH : RIGHTARM OF THE GIANT



BLEACH : RIGHTARM OF THE GIANT

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Voilà un tome qui dévoile un duel passionnant entre notre héros, Ichigo Kurosaki et Ishida Uryû (Quincy, soit de simples mortels dont la puissance spirituelle ou reiutsu est plus qu’au-dessus de la moyenne). Ishida défit Ichigo…le but ??? Tuer le plus de Hollows, grâce à un appât dispersé dans l’air. Cependant ce duel est extrêmement dangereux. Certaines personnes innocentes sont impliquées. C’est lors de ce combat que Chad et Inoue se découvre des pouvoirs inconnus et assez surnaturels. D’où le titre de « rigth arm of the giant », le bras droit du géant ... Comment se finira cette aventure ?? Nos amis viendront-ils à bout des Hollows ??...


Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire, comme vous vous en douter, la critique de ce cinquième tome de Bleach, une petite précision s’impose selon moi : vu le nombre plus que conséquent de volumes parus à ce jour de cette série – de mémoire, une quarantaine sont sortis en France – et vu que ce n’est toujours pas finis, mais aussi, car cela est valable pour quasiment tous les mangas, vu que, si jamais je souhaites me taper toute la série, il me semble que je me dois de vous prévenir que les critiques à venir – y compris celle-ci, donc – seront beaucoup plus courtes que celles que j’ai l’habitude de publier sur ce blog pour ce qui est des autres œuvres (cinéma, romans, autres bande dessinées, jeux vidéo, musique etc.). Ceci n’a strictement rien à voir avec le fait que les mangas ne méritent pas autant que les autres genres, qu’ils leurs sont inférieurs, non, loin de là une telle idée. La problématique est tout autre : comme je vous l’ai dit, la plus part de ces séries – ici, c’est Bleach qui nous intéresse mais cela vaut pour d’autres titres que j’ai dans ma bibliothèque comme Ken le survivant, GTO, Angel Sanctuary ou Akira et que je relirais bien, un jour ou l’autre – durent 15, 20, 30 tomes voir plus parfois, et sincèrement, je ne me vois pas m’investir comme je peux le faire pour un film ou un roman pour chacun d’entre eux ; par manque de temps, et, je ne m’en caches pas, par manque de motivation également. Ceci étant dit, et je pense que cela était nécessaire, il est temps, donc, de nous intéresser – rapidement – a ce cinquième tome de l’une des séries les plus populaires de ces dernières années, je veux bien évidement parler de Bleach !


Autant le volume précédant, Quincy archer hates you, avait atteint des sommets de l’absurde avec une intrigue littéralement et ouvertement tournée vers l’humour avant toute chose, autant ce cinquième tome des aventures de notre apprenti Shinigami, le jeune et rouquin Ichigo Kurosaki, intitulé Rigth arm of the giant en est à mille lieux, cela, particulièrement de part une ambiance, autrement plus violente et dramatique ; en effet, ici, le scénario s’assombrit de nouveau avec l’apparition d’un nouveau personnage, le ténébreux et mystérieux Ishida Uryû, déjà entraperçue dans la couverture du volume précédant (sur ce point, je trouve tout de même un peu ridicule que les couvertures de la série ne correspondent pas vraiment avec leur contenu, mais bon, c’est mon côté rabat-joie qui veut cela), et la découverte que les fameux Shinigami ne sont pas les seuls a lutter contre les âmes perdues des Hollows : ils ont des rivaux, les Quincy, aux méthodes autrement plus expéditives et la rencontre des deux adolescents est pour le moins radicale et provoque un envahissement d’un quartier de Tokyo par les Hollows, rien que ça ! Du coup, ce qui prime avant tout dans ce cinquième tome, ce sont les combats, nombreux, la violence, extrême et qui touche bon nombre de « têtes » connues, mais aussi, les nombreuses révélations et autres surprises qui jalonnent les pages de celui-ci : en effet, on s’aperçoit que ce brave Ichigo possède décidément un entourage pour le moins singulier puisque tout le monde, ou presque, possède un pouvoir. Un peu tiré par les cheveux tout ceci, et même bien pratique, mais bon, ça fonctionne tout de même ; comme quoi, les vieilles ficelles, si elles ne sont pas géniales en soit, ça peut avoir du bon, même si j’aurais préféré davantage d’originalité vu comment ces révélations ont été amenés.


Quoi qu’il en soit, Rigth arm of the giant, n’en reste pas moins un bon tome, d’intérêt égal à ses prédécesseurs, et maintient la série, jusque-là plutôt bonne, toujours au même niveau d’intérêt. Bleach, dont j’ai lu le premier tome du manga il y a un peu plus d’un an mais que j’avais découvert, bien avant, dans sa version animé sur une chaine de la TNT, sans etre un manga franchement original, n’en est pas moins – enfin, pour ce quand j’ai lu – de bonne facture et plaira sans aucun doute aux amateurs du genre. Tous les éléments – personnages jeunes qui deviennent de plus en plus forts à force d’affronter des adversaires de plus en plus… je vous le donne dans le mille… fort, héros charismatiques, ambigus, humour, moments plus dramatiques – habituels sont présents et, ma fois, plutôt bien utilisés. Certes, l’on pourra me rétorquer que tout cela n’a franchement rien de nouveau et que c’est du vu et du revu, mais bon, même si c’est le cas, je trouve que cette série a un petit je ne sais quoi de plus que les autre qui fait que j’accroche bien à son univers, ses personnages et son humour. Maintenant, la grande question va etre de savoir s’il va me falloir encore un an pour que je m’attaque au sixième tome !? Surtout que, contrairement à l’année dernière, cette fois-ci, je ne l’ai pas cette fameuse suite ; enfin, j’espère etre bien plus rapide… non seulement, Bleach est une série que j’aime bien, mais en plus, vu l’énorme retard que j’ai pris sur son rythme de parution, je vais en avoir pour des décennies pour le rattraper !

BLEACH : QUINCY ARCHER HATES YOU



BLEACH : QUINCY ARCHER HATES YOU

Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Volume complètement décalé, en opposition avec le côté nostalgique et dramatique du volume précédent. Quincy Archer Hates You commence par les aventures palpitantes du pervers du lion le plus petit !! Mais ouui c’est Kon qui cherche un nouvel endroit où loger… Dur, dur … Un nouveau personnage complètement loufoque fait son apparition : Don Kan’onji « BWAHAHAHHAAH Spirit ArE AlwAys WitH YoU !!!!! ». Cependant la remarque surprenante de l’insouciante Inoue : « l’empreinte laissée à ce moment… avaient changé à jamais la destinée de chacun d’entre nous », nous ramène au suspens de l’aventure avec l’apparition d’un nouveau personnage. Un jeune nommé Ishida qui se dit Quincy et qui hait les Shinigamis !!...


Un an, il m’aura fallu un an pour que je me décide enfin à replonger dans la suite d’un manga que j’ai découvert l’été dernier, et dont les deux volumes, dont je vais vous parler aujourd’hui, étaient en ma possession depuis tout ce temps-là ! Cela peut paraitre incroyable, inimaginable ? Oui, je le conçois, comme si, en douze mois, je n’avais pas trouver le temps de les lire ; certes, je pourrais toujours rétorquer que j’avais toujours mieux à faire, qu’il existe tant de bande dessinées de qualité à découvrir, de films à regarder, de romans à lire, de jeux a… euh… jouer, mais aussi, car la vie, ce ne sont pas que ces quelques loisirs, des tas d’occupations comme travailler, dormir, m’occuper des enfants, regarder la télévision, partir en vacances, essayer malgré moi d’avoir une vie sociable et même, ne l’oublions pas, m’occuper de ce blog, bref, je suis tellement occuper que je pourrais trouver des excuses bidons du genre : « mais je n’avais pas le temps messieurs, dames ! », sauf que, en un an, je ne vais tout de même pas prétendre que je n’ai pas trouver deux ou trois heures, grand maximum, pour les lire ces fichus deux tomes !? Oui, je l’avoue, du temps, j’en ai eu, et plus qu’à foison, par contre, pour ce qui était de l’envie…


Pourtant, lorsqu’on se replonge dans les critiques des trois premiers volumes de Bleach – puisque c’est de ce manga que je vous parle – vous pouvez constater que j’avais été plus qu’enthousiasmer par ceux-ci ; et loin de moi l’idée de renier ce que j’ai pu écrire alors, bien au contraire. Mais alors, pourquoi avoir délaissé ces deux tomes, pourquoi, alors que je les possédais déjà lorsque j’ai finis le troisième, dont la critique remonte au 17 juillet 2011 (bigre), et que, en aout, non seulement, j’étais en vacances mais qui plus est, j’étais partie en Vendée avec eux, je ne les ai pas lu ? A ce moment-là, j’étais à fond dedans encore, motiver pour découvrir la suite, le temps n’avait pas fait ses ravages… Oh, vous savez ce que c’est, au début, on se dit qu’on a autre chose à lire, puis, on se dit qu’on les lira en vacances, puis, une fois la bas – et nous avons là une fois de plus la preuve de mon indicible folie – on se dit qu’en rentrant du camping, il faudra reprendre le travail, et qu’on sera en septembre, et qu’on n’aura pas le temps d’écrire tous les billets en retard (oui, septembre n’est pas aout, il est vrai que cette année, c’est presque comme si mes congés duraient deux mois vu que j’écris bon nombre de mes billets du travail) ; et donc, on se dit qu’on les laisse pour plus tard, pour les prochaines vacances par exemple, sauf que là, on part aussi, puis après c’est Noël, puis… puis… bah après on s’en fout un peu de Bleach, tout simplement !


C’était dommageable, en vue de ce manga qui, sincèrement, me plaisait bien, mais ce fut ainsi, je n’y peux rien. Sauf que, une année plus tard, donc, je m’étais promis de réparer cette faute et donc, finalement, de lire enfin les tomes quatre et cinq de la série de Tite Kubo – c’est le petit nom de l’auteur, pour ceux qui ne connaitraient pas – sauf que, forcément, vu que tant de temps avait passé, j’avais presque tout oublier sur ce qui c’était passé lors des trois premiers tomes ; ni une, ni deux, décision fut prise de partir à Lacanau équipé comme il se devait, c’est-à-dire, avec mes cinq tomes de Bleach – entre autres joyeusetés mais si vous suivez ce blog, vous savez de quoi je parle. Et donc, sur deux jours, je me suis remis à jour avec la relecture des premiers volumes, histoire de remettre les noms sur les visages, de qui faisait quoi et d’où en était l’histoire ; ensuite, j’étais fin prêt pour enfin (et je pèse mes mots) découvrir ce fameux et tellement attendu quatrième tome des aventures de Ichigo Kurosaki !


Comme je vous le disais précédemment (bref, pour ceux qui suivent, il y a plus d’un an), le précédant tome, Memories in the rain, avait été le plus sombre jusque-là : en effet, malgré la violence non dissimulée du manga, les débuts avaient été finalement assez enjouées et les morceaux de bravoure étaient entrecoupée de scènes pour le moins humoristiques. Dans Memories in the rain, il n’en était rien : dévoilant les circonstances de la mort de la mère de notre héros, celui-ci marquait indéniablement un tournant dans l’intrigue et ajoutait un coté plus sombre qu’on ne connaissait pas encore dans cette série. Or, comme si, après un épisode pour le moins peu joyeux, il fallait décompresser un peu, sa suite directe, ce fameux Quincy archer hates you, donc, est tout bonnement sa parfaite antithèse, démarrant sur les chapeaux de roue avec toute un épisode entièrement dédié à la fugue de Kon – déjà, avec son look improbable – et se poursuivant ensuite dans le grand n’importe quoi le plus total, avec l’apparition d’un nouveau personnage complètement loufoque : Don Kan’onji, une espèce de médium du pauvre qui fait des exorcismes dans une émission de télé réalité ! Du coup, c’est l’intégralité de ce quatrième tome qui en devient presque un fou rire général tant les dialogues et les agissements des nombreux protagonistes tombent dans le grand guignolesque, au point même que les scènes les plus tragiques réussissent presque à nous faire rire ! Décidément, il m’aura fallu énormément de temps pour replonger dans Bleach mais sincèrement, quand je vois le contenu de ce quatrième tome de la saga, je ne regrette pas de m’y etre remis !

mercredi 15 août 2012

THORGAL – LES TROIS VIEILLARDS DU PAYS D'ARAN


THORGAL – LES TROIS VIEILLARDS DU PAYS D'ARAN

Enfin mariés, Thorgal et Aaricia ont quitté le village de leur enfance et le peuple des Vikings du Nord. Ils voyagent maintenant vers le sud, et tous deux seraient bien incapables de dire où ils se trouvent maintenant. Un étrange nain les interpelle au détour d'un chemin et leur propose d'assister à la fête de ce lieu nommé Pays d'Aran. Aaricia s'empresse d'accepter, et Thorgal est bien obligé de la suivre ! Mais la fête en question est bien triste et misérable, et Thorgal s'interroge de plus en plus. Aaricia, elle, n'a d'yeux que pour le magnifique collier suspendu au cœur de ce sinistre village...


Thorgal – Les trois Vieillards du pays d'Aran
Scénario : Jean Van Hamme
Dessins : Grzegorz Rosinski
Couleurs : Grzegorz Rosinski
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : janvier 1981
Nombre de pages : 46

Mon avis : Un an et demi, c’est le temps qui m’aura fallut pour me plonger dans la suite des aventures de Thorgal puisque, pour rappel, j’avais publié sur ce blog la critique de L’Ile des mers gelées en janvier…2011 ! Une éternité, donc, surtout pour une série qui avait plutôt bien démarrée et qui m’avait donné envie de découvrir la suite, mais bon, comme dirait l’autre : mieux vaut tard que jamais ! Quoi qu’il en soit, puisqu’il faut rentrer dans le vif du sujet, Les trois Vieillards du pays d'Aran est donc le premier volume qualifié d’indépendant dans la saga puisque le récit tient en un seul album, pourtant, il n’en est pas moins indispensable pour la suite et fait apparaitre pour la première fois bon nombre d’éléments qui ne cesseront de revenir tout au long de la série : concept des univers parallèles, premier voyage dans le temps, absence de moments heureux entre les protagonistes principaux – Thorgal et Aaricia – ou plutôt qui ne sont pas montrés au lecteur ainsi que la première apparition de la Gardienne des Clés. Ensuite, l’intrigue en elle-même, si, de prime abord, ne parait pas être transcendante, est assez bien trouvée et réussi à tenir en haleine de bout en bout ; fourmillant de bonnes idées, comme ce village où est censé se déroulé une fête mais où tous les habitants, grisâtres, tirent des gueules de trois kilomètres de long, la résolution de l’énigme du collier, tellement évidant mais encore fallait-il y penser ainsi que le concept même des fameux vieillards et de leur apparente immortalité, force est de constater que ce troisième album de Thorgal, non seulement ravira les amateurs du héros du grand nord, mais qu’en plus, il pourrait plaire aux autres, peu familier de la série de celle-ci en tant qu’album indépendant qui se lit parfaitement sans posséder une connaissance de l’univers de Thorgal. Du coup, la lecture n’en fut que plus agréable et je dois reconnaitre que, mine de rien, Les trois Vieillards du pays d'Aran est une sacrée bonne BD, ne serais ce que pour son intrigue. Bien évidemment, il faut savoir remettre les choses dans leur contexte et se dire que le style et les dessins accusent un peu leur âge, après tout, cet album est vieux de trois décennies, et que, du coup, certains des plus jeunes d’entre nous pourront trouver cela un peu vieillot. Personnellement, cela ne m’a pas gêné le moins du monde, c’est probablement dut à mon âge et au fait que je suis un habitué de ce style « ancien », mais je conçois parfaitement que cela ne soit pas l’avis de tout le monde. Dommage, car c’est du tout bon !


Points Positifs :
- Première aventure indépendante du long, très long cycle de Thorgal, Les trois Vieillards du pays d’Aran se démarque d’entrée de jeu par le simple fait que l’on peut lire cet album sans posséder une connaissance approfondie de la saga et que, du coup, il pourra plaire aux néophytes.
- L’intrigue peut apparaitre un peu simpliste en 2012, cependant, celle-ci n’en reste pas moins plutôt bonne voir même captivante dans son ensemble. De plus, tout cela fourmille de bonnes idées.
- L’album des premières que ce troisième tome : univers parallèles, voyages dans le temps, apparition de la Gardienne des Clefs, etc.
- Si sur les deux premiers albums (particulièrement le premier), on pouvait encore emmètre quelques doutes sur le travail de Grzegorz Rosinski, ici, il en est tout autrement et les planches sont tout bonnement magnifiques !
- Excellente idée que l’explication donnée pour la quasi-immortalité des Bienveillants.
- Mine de rien, l’énigme au début de l’histoire est d’une simplicité incroyable mais encore fallait-il la trouver !

Points Négatifs :
- Bien évidement, il faut être réceptif a un style narratif et a des dessins franchement old-school. Ceux de ma génération n’y verront aucun problème, pour les plus jeunes, c’est un autre problème…

Ma note : 8/10

samedi 11 août 2012

LA SORCIÈRE DES NEIGES


LA SORCIÈRE DES NEIGES

Les Pics de Glace abritent dans leurs profondeurs les terrifiantes Cavernes de Crystal, royaume de la cruelle Sorcière des Neiges qui a juré de plonger la planète dans une nouvelle ère glaciaire. Les six hommes qui gardaient l’avant-poste des Pics de Glace ont été massacrés par une effroyable créature. En échange de cinquante pièces d'or, Big Jim le marchand vous confie la mission de débarrasser du monstre les régions alentour. C'est en vous lançant sur les traces de la terrible créature, que vous serez amené à affronter la Sorcière maléfique. Le sort du monde est entre vos mains. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…


La Sorcière des Neiges
Série : Défis Fantastiques n°8
Auteur : Ian Livingstone
Illustration de la couverture : Les Edwards
Illustrations intérieures : Gary Ward et Edward Crosby
Titre original : Caverns of the Snow Witch
Traduction : Michel Zénon
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : février 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400

Mon avis : La première chose qui ressort immédiatement de La Sorcière des neiges, c’est son originalité peu commune ; certes, nous sommes encore à mille lieux des Défis Fantastiques les plus tardifs, pour ne pas vous parler des autres séries, mais tout de même, pour une fois, le lecteur/joueur sort un peu des sentiers battus lors de cette aventure et franchement, ça fait plaisir. Et cette originalité transparait dans de nombreux points : en effet, entre le fait que, au cours de l’aventure, on change à deux reprises d’objectif principal est une nouveauté dans la série – au début, sous les ordres d’un marchand, on se met en chasse d’un yéti, ensuite, ayant entendu parler de la fameuse Sorcière des neiges, nous partons dans son antre avant de, une fois celle-ci vaincue, se lancer dans une véritable course contre la montre pour sauver sa peau. De tels changements scénaristiques sont peu communs et sincèrement, fort bien trouvés de la part de Livingstone selon moi. Ensuite, autre surprise et de taille : la Sorcière est battue à la moitié du livre, et encore, dans un double affrontement entrecoupé d’une vingtaine de paragraphes environ – la aussi, cela surprend, et positivement. Autre surprise : pendant une grosse partie de l’intrigue, nous sommes accompagnés de deux compagnons qui certes, subiront le même sort que le pauvre Mungo (enfin, un directement, l’autre indirectement si l’on a fait La Forêt de la malédiction), mais qui au moins, ne dureront pas que trois paragraphes et donneront vraiment l’impression de servir à quelque chose. Si l’on ajoute à cela l’ambiance des deux tiers de l’aventure, qui se déroule dans le grand nord – la aussi, une première – même si la partie en extérieur a proprement parlé aurait peut-être méritée d’être développée et le fait que, dans le dernier tiers, pendant notre trajet vers le sud, moult références aux autres œuvres de Livingstone, et vous comprendrez probablement mon enthousiasme envers La Sorcière des neiges. Pourtant, tout n’est pas parfait et dire que La Sorcière des neiges est sans défauts serait probablement exagéré ; tout d’abord, et malgré tous les points positifs cités précédemment, il manque par moments un souffle épique, un petit quelque chose qui aurait fait de ce titre un incontournable, comme put l’être, par exemple, Le Labyrinthe de la mort du même auteur – mais suis-je objectif en parlant de celui-ci ? Si l’aventure démarre et se poursuit tout au long de l’intrigue sur les chapeaux de roue, cela concerne surtout la première partie de celle-ci, la fin étant parfois un peu trop poussive, l’aventurier que nous sommes se contentant d’avançant, péniblement et lentement en tentant sa chance tous les deux paragraphes – sur ce point, autant avoir un total de chance élevé si vous voulez allez au bout de ce livre. Ensuite, si dans l’ensemble, La Sorcière des neiges est un bon Défis Fantastique, assez plaisant et original, le manque de grandes scènes marquantes comme il peut en avoir tant dans d’autres titres est un point hautement négatif qui joue en sa défaveur. Pourtant, que l’on ne se trompe pas : lorsque l’on fait la balance des pours et des contres, celle-ci penche du bon côté, c’est une certitude. Après, tout peut se jouer selon les propres gouts personnels des lecteurs, et un simple détail peut influer sur le jugement final : par exemple, les illustrations intérieures. Œuvre de Gary Ward et Edward Crosby, la première chose qui en ressort, c’est qu’elles sont pour le moins singulières et sortent largement des sentiers battus, toutes en angles et les traits marqués pour la plus part, et ce style, justement, aura déplu à bon nombre de lecteurs. Personnellement, sans crier au génie, j’aime assez, mais bon, ce n’est pas le cas de tout le monde. Quoi qu’il en soit et sans révolutionner le genre malgré un coté plus original que ses prédécesseurs et tout un tas de petites trouvailles et d’idées assez plaisantes, La Sorcière des neiges reste un bon Défis Fantastique, loin de bon nombre de chefs d’œuvres à venir, c’est une certitude, mais qui mérite tout de même de figurer dans toute collection d’amateur du genre qui se respecte – et, accessoirement, pas uniquement pour la compléter, l’histoire valant, selon moi, le détour. 


Points Positifs :
- L’originalité, avant toute chose : en effet, ici, on sort un peu des sentiers battus avec une intrigue décomposée en trois parties distinctes – une chasse au Yéti, l’antre de la Sorcière puis la quête pour échapper a sa malédiction – qui était alors une première chez les Défis Fantastiques.
- Les dessins de Gary Ward et Edward Crosby peuvent choquer au premier regard, pourtant, leur style, peu commun, est plutôt plaisant en plus d’être original.
- Cela fait du bien de pouvoir jouer a une aventure où le sort du monde ne repose pas sur nos épaules.
- Le fait d’avoir deux compagnons pendant une grande partie de l’aventure.
- L’affrontement avec la Sorcière des Neiges qui marque les esprits.
- Les références, sympathiques, avec les autres œuvres de Livingston.

Points Négatifs :
- Si l’aventure en elle-même est sympathique et original, il manque un certain souffle épique qui la rendrait incontournable, de plus, il y a trop peu de scènes marquantes dans ce titre.
- Vers la fin, on retombe allègrement dans les travers du sieur Ian Livingstone avec des choix de paragraphes qui peuvent, sans la moindre logique, nous conduire a la mort. D’ailleurs, mieux vaut posséder des caractéristiques élevées sinon vous succomberez a la malédiction de la Sorcière des Neiges.

Ma note : 7,5/10

L'ILE DU ROI LEZARD


L'ÎLE DU ROI LÉZARD

Enlevés par de redoutables hommes-lézards venus de l'Île de Feu, des jeunes gens du village de la Baie de l'Huître sont promis à l'esclavage. C'est un sombre avenir de famine et de mort lente qui les attend, sous la tyrannie de leur nouveau maître, le Roi Lézard, un monstre fou et dangereux, qui règne sur un peuple de mutants grâce à ses terribles pouvoirs de sorcier vaudou. Or, un seul homme peut espérer arracher ces malheureux prisonniers à leur sort, et cet homme, c'est VOUS. Mais aurez-vous assez de courage pour vous lancer dans une aussi périlleuse mission ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, Bonne chance…


L'Ile du Roi Lézard
Série : Défis Fantastiques n°7
Auteur : Ian Livingstone
Illustration de la couverture : Iain McCaig
Illustrations intérieures : Alan Langford
Titre original : Island of the Lizard King
Traduction : Fabienne Vimereu
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : septembre 1984
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400

Mon avis : Septième titre des Défis Fantastiques et paru au milieu des années 80, L’Île du Roi Lézard il est donc l’un des plus anciens ouvrages du genre mais également, par la force des choses, l’un des plus connus, moult fois rééditer à chaque fois qu’un responsable éditorial essaie de relancer le genre. Le problème, du coup, et cela est valable pour tous les premiers titres, c’est que celui-ci est tellement connu, que l’on a tellement écrit à son sujet, et souvent de fort belle manière que, du coup, il n’est pas évidant d’écrire ce qu’il faudra bien appeler une énième critique, qui, j’en suis conscients, n’apportera pas franchement grand-chose de nouveau. Mais bon, je vais tacher de m’y atteler au mieux, en vous expliquant ce qui m’a plu, déplu, les points positifs et négatifs, mais aussi ce qui fait que ce titre est l’un des plus connus. Œuvre de l’infatigable Ian Livingstone, qui en était là, avec son troisième titre d’affilé pendant que son compère Steve Jackson peaufinais son Sorcellerie !L’Ile du Roi Lézard est ce que l’on peut appeler, le parfait représentant des premiers titres de la saga, sans que cela soit un véritable reproche en soit. En effet, et avant la complexification qui viendra par la suite – et par le biais d’autres auteurs – et qui donnera, sur la fin de la saga, des titres exceptionnels, originaux et pourtant bien moins connu du grand public, avant toute chose, L’Ile du Roi Lézard, s’il est indéniablement un bon Défis Fantastique, ne peut pas vraiment être considérer comme étant un titre incontournable ; en effet, bien des livres jeux lui sont supérieurs, et de loin, pourtant, il figure souvent parmi les œuvres préférés des nostalgiques du genre. Curieux ? En fait, comme cela arrive souvent (et pas uniquement pour ce qui est des LDVELH), ce sont les œuvres les plus anciennes, ou celles qui nous font découvrir un genre (ou un cycle de romans, un jeu vidéo etc.) que l’on finit par préféré, ne serais ce que par nostalgie : celle-ci glorifiant nos propres souvenirs et puis, en plus, on a tendance à être moins dur après coup, minimisant les défauts alors que, alors, on ne laisserait rien passer. Mais malgré tout, que l’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : L’Ile du Roi Lézard n’est peut-être pas le plus grand des Défis Fantastiques, mais dans son genre, il se défend plutôt pas mal. Dans la lignée des premiers titres de la saga, cet opus du sieur Livingstone, si de par sa structure, ne se démarque guère de ses prédécesseurs, n’en est pas moins pourvu de quelques qualités qui ont su faire sa renommée depuis presque trois décennies : tout d’abord, le fait de vivre une aventure en milieu ouvert, ce qui n’était arrivé jusque-là qu’une seule et unique fois avec La Forêt de la malédiction – La galaxie tragique étant un cas à part – sincèrement, c’est assez appréciable en soit et cela nous change de l’habituel et ennuyeux : couloir/porte/monstre/trésor. Ensuite, l’intrigue en tant que telle, si elle pourrait parfaitement faire « Série B »n’en est pas moins plaisante et là aussi, cela nous change de partir libéré des pécheurs devenus esclaves des mains d’hommes lézards qui le font travailler dans des mines ; pour une fois qu’il n’y a pas un sorcier au bout. Ensuite, le contexte des lieux où se déroule l’aventure joue beaucoup : une ile tropicale, des crabes géants, des dinosaures, des hommes lézards, des indigènes, quelques pirates et même – messieurs, je m’adresse à vous, deux sublimes jeunes sauvageonnes qui auront ravis la libido des jeunes garçons que nous fumes autrefois (oui, je m’inclus dedans)  et sublimement mises en valeur par le fort talentueux Alan Langford – et, pour finir, deux ou trois boss charismatiques (comme le cyclope) et surtout, le plat de résistance : le Roi Lézard, charismatique en diable, en tout cas, bien plus que ce pauvre Zambar Bone qui avait sévit en son temps dans La Cité des voleurs. Mais ce n’est pas tout car il ne faut pas l’oublier : L’Ile du Roi Lézard n’est pas… attention sonnez les trompettes… un one-true-path !!! Eh oui, il existe plusieurs chemins possibles pour parvenir à la victoire ce qui est plus qu’appréciable – et comme avec Livingstone, c’est rarissime, fêtons l’évènement comme il se doit ! Pour finir, L’Île du Roi lézard, en plus de ses nombreuses qualités, est aussi rentré dans la légende des LDVELH pour l’un de ses protagonistes : Mungo. Celui-ci, notre fidèle compagnon d’aventure au début de l’histoire, représentant l’archétype même du compagnon dans les Livres dont vous êtes le héros, mais pousser à l’extrême : en trois paragraphes environ, il est mort ! Au point que, au bout de presque trente ans, Mungo est devenu une blague pour les amateurs du genre qui se souviennent avec nostalgie – et le sourire aux lèvres – de sa mort« plus rapide que l’éclair » une fois arrivé sur l’ile, et ce, dans les pinces d’un crabe géant (ou de pirates, selon que l’on va à gauche ou à droite, Mungo doit mourir !). Mais bon, si l’anecdote fait toujours sourire, si l’histoire tient la route et que, avouons-le, nous avons là un Défis Fantastique plus que correct, je dois vous mettre en garde si jamais, vous n’y auriez jamais joué et que vous souhaiteriez, on ne sait jamais, le faire un jour : ne lancez pas de dés, mettez-vous tout de suite 12/24/12 dans vos caractéristiques si vous voulez allez au bout de cette Ile du Roi Lézard car si Ian Livingstone ne nous a pas sorti, exceptionnellement, son one-true-path habituel, pour ce qui est des combats, c’est du quasiment impossible avec des caractéristiques basses. Ah, la, la, sacré Ian qui nous pousse à tricher !


Points Positifs :
- Une histoire simple, sans grande surprise mais terriblement efficace. De plus, le dépaysement – l’aventure à lieu dans une île tropicale – est pour beaucoup pour l’intérêt de ce livre jeu.
- Pas mal de rencontres qui marquent les esprits : ainsi, entre les nombreux hommes lézards, le cyclope, les deux sauvageonnes – qui auront fait chavirer les cœurs de bien des préados dans les années 80 – la mort de Mungo et, bien entendu, le Roi Lézard en personne, on ne s’ennui pas une seconde !
- Incroyable, ce livre jeu n’est pas un one-true-path ! Pour un Ian Livingstone, c’est un exploit !
- Les illustrations d’Alan Langford.

Points Négatifs :
- Sincèrement, ce n’est même pas la peine de tirer les dés pour vos caractéristiques, mettez vous tout de suite 12/24/12 sinon vous n’irez pas au bout tellement les ennemis sont puissants et nombreux ; un peu trop même…
- La mort de Mungo, tellement rapide et limite ridicule qu’elle a finit par devenir l’un des plus gros clichés des LDVELH.
- Bon, cela reste un Défis Fantastique plutôt conventionnel de par sa structure, dans la lignée des premiers titres de la série finalement.

Ma note : 7,5/10

mercredi 8 août 2012

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 131 – AUX ORIGINES DE DIEU


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 131 – AUX ORIGINES DE DIEU
Août/Septembre 2012

Aux origines de Dieu
Cadrage : La naissance de l'Unique à l'aune des polythéismes
Interview : « A titre d'inventaire » de Marie-Françoise Baslez
I – Aux racines du Monothéisme
Le règne des dieux
- Mésopotamie : un panthéon foisonnant et hiérarchisé
- Egypte : Rê, sa grande famille et le roi
- Grèce : le culte, ferment de la citoyenneté
- Inde : le védisme ou l'hymne au sacrifice
Aton : l'Egypte a-t-elle inventé Dieu?
Le zoroastrisme, l'unicité en question
Le principe divin dans la pensée grecque
II – Les religions du Livre
Judaïsme
- La genèse du Dieu universel
- Aux sources des textes bibliques
- La Bible à la lumière de l'archéologie
Christianisme
- La promesse du Royaume de Dieu
Islam
- Le retour aux origines de la parole divine
Un Dieu, trois paroles, deux Prophètes et un Messie
III – D'hier a aujourd'hui
L'islam prône-t-il la violence ?
Dieu, les fidèles et l'intolérance
La voie de la science
Interview : « Nous sommes à l'âge de la religiosité flottante » de Jean-Paul Willaime

Mon avis : Il y a de cela un an environ, un autre numéro des Cahiers de Science & Vie abordait déjà un sujet similaire – et, accessoirement, m’avait lui aussi accompagner lors de mes vacances en Vendée, comme quoi, coïncidences, coïncidences – l’excellent numéro 124 de la revue : Aux origines du Sacré et des Dieux, numéro que je considère, pour la petite histoire, comme mon préféré. Et bien évidement, ce dernier en date des Cahier de Science & Vie est la suite directe de son prédécesseur, les liens étant évidant puisque, le premier s’intéressait aux croyances des hommes des origines de celles-ci, en pleine préhistoire, jusqu’au polythéisme de l’antiquité tandis que ce nouveau numéro, lui, reprend là où l’on s’était arrêter avec l’émergence du Dieu unique, le fameux monothéisme. Du coup, et comme vous vous en doutez, les deux numéros sont non seulement intimement liés mais forcément, complémentaires, ce qui signifie que, si le sujet vous passionne, comme c’est mon cas, l’un ne peut pas aller sans l’autre. Alors sincèrement, si vous étiez passé à côté  du numéro de l’été dernier, Aux origines du Sacré et des Dieux, je ne peux que vous invitez à vous le procurer vivement – surtout qu’étant assez récent, il est facilement trouvable sur le net et ce, pour une somme modique. Mais bon, avec tout cela, je n’ai toujours pas dit si ce que l’on peut bien appeler une « suite » est aussi réussie que son excellente devancière, et il est temps que je remédie à cela : disons le tout de suite, l’achat de ce numéro peut se faire les yeux fermés, faites-moi confiance. La qualité intrinsèque de la revue est toujours au rendez-vous, les articles sont bien écrits, simples d’accès et captivants, comme toujours finalement. De plus, le sujet est tellement porteur qu’il est assez facile de plonger dedans et de reposer cette revue une fois celle-ci achevée, et ce, malgré le fait que, avouons la, l’originalité ne soit pas la principale qualité de ce numéro ; franchement, Dieu et la religion, on y a droit tous les mois en kiosques. Mais bon, là où l’on pourrait s’ennuyer par ailleurs, avec les Cahiers, cela n’arrive pas… curieux, ou pas : après tout, ne serais-ce pas la qualité de cette revue qui explique cela !? Alors, bien sûr, je ne peux que conseiller l’achat de ce numéro et ce, même si, quelque part, quand je fais la comparaison avec son prédécesseur de l’année passée, je ne peux m’empêcher de me dire que celui-ci lui était largement supérieur ; mais l’explication est toute simple finalement : de par mes gouts personnels mais aussi le fait que les monothéismes, c’est souvent du vu et du revus, à mes yeux, Dieu ne pouvait perdre que face aux dieux…


Points Positifs :
- Dans la même lignée que son prédécesseur de l’été dernier, consacré aux Origines du Sacré et des Dieux, ce nouveau numéro des Cahiers de Science & Vie traitant de la religion est, dans l’ensemble, aussi bon ; suite directe du numéro paru il y a un an, il le complète parfaitement avec le traitement de l’apparition des monothéismes.
- Justement, ne croyez pas que l’on ne traite que du monothéisme et des trois religions du Livre : la première partie s’attarde sur les origines de celui-ci, origines mésopotamiennes, égyptiennes – voir le culte d’Aton – mais aussi moins connues du grand public comme le zoroastrisme.
- Comme lors de chaque numéro des Cahiers, on retrouve tous les éléments – qualité des articles, intérêt pédagogique de ceux-ci, approfondissement du sujet – qui font toute la force de cette revue, est, accessoirement, la meilleure du marché selon moi.
- Bien entendu, l’amateur sera on ne peut plus ravi par le contenu de ce numéro, surtout pour la première partie qui traite des origines du monothéisme.

Points Négatifs :
- D’un point du vu strictement personnel, ce numéro m’aura moins captiver que celui de l’année passée pour la simple et bonne raison que le monothéisme, c’est tout de même beaucoup moins original que les dieux du néolithique, bien entendu. Un manque d’originalité, du coup, mais compréhensible ; après tout, ce n’est pas parce qu’un thème est archi-connu qu’on n’a plus le droit de le traiter.

Ma note : 8/10