lundi 27 septembre 2021

BAC NORD


BAC NORD
 
En 2012, Grégory, Yassine et Antoine, sont des agents de la BAC Nord de Marseille, et officient dans les quartiers nord, une des régions aux plus hauts taux de criminalité de France. À la suite d’une intervention musclée pour saisir un charbonneur, ils ont un accident sur le trajet, ce qui leur est reproché par leur officier, Jérôme, qui ne veut pas que leurs opérations soient trop coûteuses : pour la préfecture de police, un contrôle ou une interpellation a la même valeur. Malgré les soucis, Greg, Antoine et Yass continuent leur vie normalement. Ce dernier s'apprête d'ailleurs à devenir père. Au cours d'une intervention, le trio se retrouve à pourchasser un véhicule, qui se réfugie dans le quartier des Aigues douces. L'entrée est gardée par des caïds, faisant la loi dans la cité. Malgré les provocations, Greg, Antoine et Yass sont forcés de reculer et d'obéir à leur hiérarchie, qui leur impose de ne pas entrer dans la cité, pour ne pas créer d'incident. Se sentant humilié, Greg fait remonter son ressentiment à son officier, qui va par la suite lui proposer de réaliser un démantèlement d'un immense réseau de trafic de drogue dans ce même quartier, afin de satisfaire le préfet.
 

BAC Nord
Réalisation : Cédric Jimenez
Scénario : Cédric Jimenez et Audrey Diwan
Musique : Guillaume Roussel
Production : Chi-Fou-Mi Productions, France 2 Cinéma, StudioCanal
Genre : Policier, Drame
Titre en vo : BAC Nord
Pays d’origine : France
Parution : 18 août 2021
Langue d'origine : français
Durée : 104 min
 
Casting :
Gilles Lellouche : Grégory Cerva
Karim Leklou : Yassine
François Civil : Antoine
Adèle Exarchopoulos : Nora
Kenza Fortas : Amel
Cyril Lecomte : Jérôme
Michaël Abiteboul : Jacques
Idir Azougli : Kévin
Jean-Yves Berteloot : Yvon
Kofs : homme du TMAX à Castellane
 
Mon avis :
 Ce fut, indéniablement, un des événements cinématographique de cet été 2021, du moins, en France. Il faut dire que la sortit de BAC Nord aura été un sacré beau succès pour ce qui est des entrées du public, quand aux critiques, celles-ci, dans l’ensemble, auront été plus qu’élogieuses – ce qui explique que, à l’automne, le film connait encore un nombre d’entrées pour le moins conséquent – cependant, à coté de cela, le long métrage du sieur Cédric Jimenez – qui revient sur l’affaire de la BAC Nord de Marseille qui fit un sacré scandale en 2012 – aura connu une belle petite polémique des familles comme seul, malheureusement, notre bien triste époque sait en pondre quotidiennement… Ainsi, aux yeux d’une extrême gauche toujours prompt à l’indignation, BAC Nord aura été vouée aux gémonies, considérée par celle-ci comme étant un film oh combien caricatural sur la banlieue, un film pro-flic et, bien évidement, un film raciste – ah bah oui ! Du coté de l’autre spectre politique – car il ne faut pas les oublier – BAC Nord aura été portée au pinacle, Marine Le Pen louant celui-ci – ce qui, par la force des choses, n’aura pas aidé ce dernier, ses détracteurs y voyant là la confirmation de leurs dires… Bien entendu, les choses, sont à la fois plus compliquées et plus simples que toutes ces polémiques stériles et le seul tord de BAC Nord, finalement, aura été de nous présenter une certaine réalité que certains ne souhaitent pas voir, en prenant, certes, finalement, le coté de la police – mais bon, si certains préfèrent prendre le coté des trafiquants de drogue, ma foi, je les laisse dans leurs délires – cette fameuse police responsable, aux yeux d’un Jean-Luc Mélenchon de plus en plus halluciné, de toute la violence de la société française actuelle – ben voyons ! BAC Nord, finalement, aura connu les mêmes soucis que La Journée de la Jupe en son temps, c’est-à-dire, un démontage en règle de la part de journaux comme L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles qui préfèrent bien évidement des films où la banlieue est présentée de manière positive, où tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes et où la police est forcément méchante, violente et raciste… Or, le public, lui, ne s’y est pas tromper – d’un autre coté, vu les trois ou quatre lecteurs qui lisent encore des journaux, qui s’intéressent encore à l’avis de ces derniers – et se sera ruer sur ce film coup de poing, ce film terrible qui nous montre sans fard ce qu’est la réalité marseillaise – mais cela est valable en d’autres points de France – et qui est, surtout, un sacré bon film, que dis-je, un excellent film ! Oui, BAC Nord est un superbe film, tout bonnement parfait de bout en bout et qui est, sans aucune contestation possible, un des meilleurs de cette année 2021 – et c’est quelqu’un qui n’apprécie guère le cinéma français actuel qui vous dit cela. Mise en scène, acteurs, rythme, ambiance a coupé le couteau, on frôle la perfection tout au long des presque deux heures que dure le film et on en ressort estomaqué par la qualité générale de ce dernier, bien entendu, mais en se disant que, décidément, les choses vont vraiment très mal dans notre société actuelle où, finalement, les pires crapules et les voyous sont mieux vus, mieux protégés, mieux considérés que ceux qui sont censés nous protéger, je veux, bien entendu, parler de la police…
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs films de cette année 2021, tout simplement ! Il faut dire que BAC Nord est une réussite indéniable qui frôle avec la perfection de bout en bout. Film coup de poing et sans aucune concession sur la réalité des banlieues – ici Marseillaise mais cela est valable un peu partout – celui-ci, en revenant sur une affaire célèbre qui défraya la chronique en 2012, est davantage qu’un simple film policier, c’est davantage un film sociétal bien sombre sur l’état de notre société actuelle…
- Un excellent casting qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Gilles Lellouche, Karim Leklou et François Civil, bien entendu, sont brillantissimes et crèvent l’écran, surtout le premier qui fut, à mes yeux, une belle surprise – il faut dire que j’avais l’habitude de le voir dans des rôles nettement plus légers.
- Il est rare qu’un film français soit aussi bon – oui, je sais, je ne vais pas me faire que des amis en affirmant cela – mais force est de constater que, ici, tant l’ambiance que le rythme, la mise en scène, la bande originale ou l’intrigue oh combien captivante sont à mille lieux des productions hexagonales.
- Il faut voir BAC Nord puis s’intéresser un petit peu à ce qui est sortit de la fameuse affaire de la BAC Nord de Marseille, c’est-à-dire, finalement, pas grand-chose. Mais bon, cela, certains médias qui préféreront toujours les voyous aux policiers ne vous le diront pas…
- Quand je vois Bac Nord, je ne vois pas un film raciste mais davantage un film sur l’impuissance actuelle de la police.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, si vous êtes un bobo parisien qui ne cesse de hurler aux violences policières, si vous êtes un membre de la France Insoumise, des Ecolos ou d’un autre de ces partis d’extrême gauche, si vous faites partis d’une de ces fameuses associations racissées et si vous êtes un des derniers lecteurs de L’Humanité, Le Monde, Libération ou Les Inrockuptibles, alors, vous allez détester BAC Nord et vous traiterez ce film de raciste et celles et ceux qui l’apprécient de fachos qui votent pour Le Pen et qui vouent un culte à Zemmour…
 
Ma note : 8/10

dimanche 26 septembre 2021

TÉTRALOGIE DES ORIGINES – CLUB URANIUM


TÉTRALOGIE DES ORIGINES – CLUB URANIUM
 
Début 1940. La technologie alien découverte dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir est à l'écart du théâtre des opérations européennes, à l'abri en terres américaines. Mais tous ceux qui aspirent à s'en emparer l'ont désormais compris : l'enjeu décisif se jouera dans le Kurdistan irakien. Celui qui se rendra maître du Château des millions d'années prendra l'avantage dans le conflit en marche. Des expéditions sont lancées au sein de chacun des camps. Mais à l'heure où la guerre se fait mondiale, cette bataille secrète est la plus difficile à mener. Saxhäuser pourrait être la clé, le seul à pouvoir sauver l'humanité. Mais comment, alors que pour lui, le conflit est intérieur...
 

Tétralogie des Origines – Club Uranium
Auteur : Stéphane Przybylski
Type d'ouvrage : Uchronie, Ufologie
Première Parution : 23 juin 2016
Edition Poche : 13 septembre 2018
Titre en vo : Tétralogie des Origines – Club Uranium
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 768
 
Mon avis :
 Loin d’être un incontournable absolu, il faut le reconnaitre, j’avais néanmoins franchement été enthousiasmé par les deux premiers volumes de la Tétralogie des Origines, cycle du sieur Stéphane Przybylski qui nous entrainait dans une Seconde Guerre Mondiale parallèle où nazis, britanniques et américains se lançaient dans une course contre la montre afin de mettre la main sur les restes d’une soucoupe volante retrouvée dans le désert irakien, le tout, sous la menace d’une invasion extraterrestre et avec de faux airs de X-Files – après tout, le fameux Mr Lee du roman renvoi tout naturellement à l’Homme à la cigarette de la célèbre série… Bref, une bonne saga de SF historique où se mêlent complots en tous genres, aliens et moult protagonistes historiques et qui, au vu de ses deux premiers volets, avait sut suffisamment me plaire pour me faire passer un bon moment et me donner envie de découvrir la suite et, bien entendu, connaitre le fin mot de l’histoire. Et donc, Club Uranium, le troisième volet de la saga, arrivait avec ses presque huit-cent pages et, ma foi, force est de constater qu’en plus d’avoir droit au plus gros volume de la série, nous avons, également, affaire à celui qui sort le plus de la norme, ce, en comparaison de ses prédécesseurs… En effet, ici, même si nous avons toujours droit a pas mal de sauts dans le temps entre les divers chapitres, ces derniers sont moins nombreux et la narration s’en trouve plus simplifiée : ainsi, une bonne partie du premier tiers de ce troisième tome de la Tétralogie des Origines est consacré aux préparatifs de l’expédition qui mènera tout ce petit monde, a nouveau, du coté de l’Irak. Certains apprécieront la chose – la lecture, finalement, est moins ardue – d’autres, peut-être un peu moins car il faut reconnaitre que si, dans les grandes lignes, l’intrigue du sieur Stéphane Przybylski est toujours aussi entrainante pour ne pas dire captivante, le rythme est nettement plus lent que dans les deux précédents volumes de la saga, l’auteur prenant un peu trop son temps, par moments, plutôt que d’aller droit au but. Cependant, malgré ce petit coup de mou narratif et quelques longueurs, l’histoire en elle-même est toujours aussi passionnante et le lecteur, pour peu qu’il soit amateur du genre, y trouvera son compte, surtout que Stéphane Przybylski allie à merveille une parfaite connaissance historique des événements et y mêle fort habillement ses propres trouvailles, la présence d’ovnis, d’aliens, de sociétés secrètes, y trouvant, finalement, tout naturellement leur place. Bref, vous l’avez compris, ce troisième volet de la Tétralogie des Origines est une belle réussite qui, certes, possède quelques défauts qui l’empêchent d’être un incontournable absolu de la littérature fantastique mais qui n’en reste pas moins un bon roman, fort bien écrit, inventif et toujours aussi passionnant. Et puis, après la monumentale surprise de la fin, vivement que l’on puisse se plonger dans le dernier tome, histoire de voir quel sera le sort de Saxhäuser et des autres, ce, alors que la guerre n’est plus très loin de sa fin et que l’on se demande bien comment sera contrée l’invasion extraterrestre…
 

Points Positifs
 :
- Si vous avez apprécié les deux premiers volets de la Tétralogie des Origines, ce sera avec un plaisir certain que vous retrouverez la suite de cette saga d’aventure et de science-fiction qui reste toujours aussi captivante et qui vous tiendra toujours autant en haleine. Certes, tout n’est pas parfait mais, dans l’ensemble, cela reste une belle réussite !
- Comme je l’avais déjà souligné, l’auteur, Stéphane Przybylski, maitrise à merveille son sujet et a de bonnes connaissances historiques, ce qui apporte une certaine crédibilité à son récit. Petite mention spéciale, ici, a l’explication donnée par l’auteur par la folle expédition de Rudolf Hess en Grande Bretagne.
- SF, nazis, espionnage,  aventure, histoire parallèle, paléocontact, figures historiques : tout cela se mêle une nouvelle fois pour notre plus grand plaisir. Et puis, comment ne pas reconnaitre que tout cela possède un petit coté X-Files non déplaisant !?
- Si l’on retrouve avec plaisir les nombreux protagonistes déjà aperçus auparavant, le casting, déjà pléthorique, s’agrandit encore et pas mal des petits nouveaux sont suffisement charismatiques pour marquer les esprits.
- L’énorme surprise qui a lieu dans les dernières pages de ce troisième volet !
 
Points Négatifs :
- Ce troisième volet est, également, le plus long de la saga et il faut reconnaitre que celui-ci possède un rythme nettement plus lent que d’habitude, que l’auteur s’attarde un peu trop, par moments, sur des détails, et que quelques longueurs sont, par la force des choses, au rendez vous. C’est plutôt dommage…
- Aussi plaisante soit la Tétralogie des Origines, il faut reconnaitre que cette saga est très loin d’être un incontournable. Disons plutôt que nous avons affaire à une bonne série d’aventure matinée de SF, suffisamment captivante pour nous tenir en haleine mais qui ne restera nullement dans les annales…
- Des nazis, des extraterrestres, des armes secrètes… mouais, tout cela sent le déjà-vu, il faut le reconnaitre.
- Chaque nouveau volume voit l’apparition de nouveaux protagonistes et il faut reconnaitre que ceux-ci sont tellement nombreux qu’il est devenu très facile de s’y perdre.
 
Ma note : 7,5/10

samedi 25 septembre 2021

LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 199 – AUX ORIGINES DE LA GRÈCE


LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 199 – AUX ORIGINES DE LA GRÈCE
Juillet/Août 2021
 
Au sommaire :
Édito : La Grèce avant la Grèce
Dossier : Aux Origines de la Grèce
- Cadrage
- Cyclades, l’aube du monde grec
- Enigmatiques idoles
- La Crète des palais
- Le joyau de Cnossos
- Mycènes la conquérante
- Les ors de Mycènes
- Les neuf vies de Troie
- L’odyssée du trésor de Priam
- Des dieux venus des âges sombres
- Le statuaire archaïque esquisse le canon grec
- Le sport s’invite à Olympie
- La révolution alphabétique
- Des poètes épiques aux sages présocratiques
- L’émergence des cités-états
- Athènes, la démocratie à tâtons
- L’exception spartiate
Interview « La pensée grecque a ouvert tous les possibles » d’Annie Schnapp-Gourbeillon
Actualités
- La plus vieille carte territoriale d’Europe ?
- De nombreux usages du boomerang
- La grotte de l’Apocalypse viking
- Nouvelle histoire pour l’idole ancienne de Shigir
- Les mécanismes de la machine d’Anticythère se déchiffrent
- Voici, peut-être, le pharaon Akhenaton
- Notre-Dame, deux ans plus tard
- Splendeurs et misères d’un dignitaire maya
Muséologies
- A la redécouverte des terres australes
- Vercingétorix, visage mythique
Livres & Idées
- Nostradamus
- Pourquoi le nord est-il en haut ?
En Ligne
- Le Bizarreum
 
Mon avis :
 Un numéro, un seul numéro avant le fameux deux-centième qui sortira en septembre prochain et qui représentera, bien naturellement, un sacré événement pour ce qui est sans aucun doute une des meilleures revues a thématique scientifique et historique, je veux, bien entendu, parler des Cahiers de Science & Vie. Cependant, nous n’en sommes pas encore là et, en cet été 2021, le cent-quatre-vingt-dix-neuvième numéro des Cahiers nous entraine du coté de… la Grèce antique ! Bon, disons le tout de suite, pour l’originalité, on repassera… Il faut dire que la Grèce antique est, incontestablement, un des sujets historiques les plus abordés dans la presse spécialisé depuis… grosso modo… toujours, ou presque – on peut y ajouter la Rome antique, l’Égypte des Pharaons, Napoléon, les Deux Guerres Mondiales et autres joyeusetés du même genre. Cependant, malgré un dossier principal pas original pour un sou et une couverture un poil ratée, force est de constater que le contenu de ce numéro des Cahiers est bon, plutôt bon même ! Ainsi, dans celui-ci, on se plonge dans l’histoire de la civilisation grecque, de ses origines les plus obscures qui nous entrainent, bien entendu, du coté de la Crète ou de Mycènes mais également du coté des Cyclades et, au fil des pages de ce dossier, c’est une lente avancée dans le temps que suit le lecteur qui finira, naturellement, par arriver a la Grèce antique telle que tout à chacun connait, avec ses cités-états, sa démocratie Athénienne, sa militariste Sparte, sans oublier, bien entendu, ses grands hommes ou ses divinités. Bref, malgré un dossier loin d’être original, ce numéro des Cahiers de Science & Vie n’en reste pas moins plutôt bon dans l’ensemble : fort instructif, il captivera les amateurs d’antiquité, surtout celles et ceux qui connaissent un peu mal cette riche et fascinante période historique. Après, on peut toujours titiller quand au fait qu’il manque à ce numéro un manque de prises de risques évidente en traitant d’un sujet vu et revu, mais bon, c’est malheureusement souvent le cas dans la presse spécialisée…
 

Points Positifs
 :
- Malgré un manque absolu d’originalité – la Grèce antique, franchement, c’est du vu et du revu – ce numéro des Cahiers n’en reste pas moins plutôt réussi dans l’ensemble et le dossier est très bon, ce, en plus d’être plutôt instructif.
- Plutôt que de nous présenter que la civilisation grecque en elle-même telle que nous la connaissons, une bonne partie de ce dossier revient également sur celles qui l’ont précéder et celle-ci est, ma foi, fort intéressante.
- Bien entendu, le fait d’être un parfait néophyte de la civilisation grecque est un plus indéniable pour certains lecteurs qui y trouveront probablement leur compte.
- Comme c’est toujours le cas avec les Cahiers, l’ensemble est bien écrit et suffisamment clair pour ravir le grand public. De plus, nous avons droit à de nombreuses illustrations de qualité.
 
Points Négatifs :
- Bon, reconnaissons que la Grèce antique, c’est tout sauf original, du coup, une bonne partie du dossier de ce numéro sent un peu le réchauffé par moments, surtout si vous connaissez plus ou moins bien cette période historique.
- Une partie actualité loin d’être enthousiasmante quand a celles consacrées aux musées ou aux sorties littéraires, disons qu’elles font plus remplissage qu’autre chose… Malheureusement, c’est trop souvent le cas avec cette revue…
- On a déjà connu des couvertures plus enthousiasmantes.
 
Ma note : 7/10

mercredi 22 septembre 2021

SNATCH


SNATCH
 
Franky « Quatre Doigts » vole un diamant de 84 carats à Anvers pour le compte d'Avi Denovitz, un mafieux new-yorkais, et doit le livrer à Londres à Doug « le Cerveau », cousin d'Avi. Mais son complice fait appel à Boris Yurinov, un trafiquant d'armes surnommé « le Hachoir », ou encore « Boris Pare-Balles », et ce dernier entreprend de récupérer le diamant et engage pour cela Vinny et Sol, deux petits truands. Boris demande à Franky, joueur impénitent, d'aller parier pour lui sur un combat de boxe truqué chez un bookmaker, alors que Sol et Vinny, avec l'aide de leur chauffeur Tyrone, doivent l'attendre et récupérer le diamant, tout en braquant ce bookmaker. Pendant ce temps, Turkish et Tommy, deux petits organisateurs de combats de boxe clandestins, se voient proposer par un autre bookmaker, caïd de la pègre locale surnommé « Tête de Brique », d'organiser un combat truqué. Mais, en allant acheter dans un campement de gens du voyage irlandais une nouvelle caravane pour Turkish, le boxeur « Glorieux George » est gravement commotionné en se battant contre un gitan nommé Mickey. Turkish et Tommy engagent alors Mickey pour remplacer leur boxeur, étant convenu que Mickey doit se coucher lors du combat…
 

Snatch
Réalisation : Guy Ritchie
Scénario : Guy Ritchie
Musique : John Murphy
Production : Columbia Pictures, SKA Films
Genre : Comédie policière
Titre en vo : Snatch
Pays d’origine : Royaume-Uni, États-Unis
Parution : 21 octobre 2020
Langue d'origine : anglais, russe
Durée : 104 min
 
Casting :
Jason Statham : Turkish
Stephen Graham : Tommy
Brad Pitt : Mickey O'Neil
Alan Ford : M. Pulford dit « Tête de Brique »
Dennis Farina : Abraham « Cousin Avi » Denovitz
Vinnie Jones : Tony « Dents de Plomb »
Rade Šerbedžija : Boris « le Hachoir / Pare-Balles » Yurinov
Robbie Gee : Vinny
Lennie James : Sol
Mike Reid : Doug « le Cerveau » Denovitz
Benicio del Toro : Franky « Quatre Doigts »
Ade : Tyrone
Sam Douglas : Rosebud
Jason Flemyng : Darren
Adam Fogerty : « Glorieux George »
Goldie : Lincoln
Ewen Bremner : « le Mulet »
Sorcha Cusack : Mme O'Neil
Dave Legeno : John
 
Mon avis :
 Indéniablement, Snatch – malencontreusement traduit chez nous par le titre à rallonge Snatch – Tu braques ou tu raques qui est pour le moins ridicule – fait partit de ce genre de films que je ne connaissais absolument pas et que je n’ai découvert que bien plus tard après sa sortie – dans le cas présent, un peu plus de vingt ans ce qui n’est pas rien – et que j’ai… tout simplement, adoré ! Eh oui, c’est le genre de choses qui m’arrive parfois car oui, mille fois oui, jamais je n’avais entendu parler de ce Snatch, long métrage du sieur Guy Ritchie qui se targuait pourtant d’avoir un casting d’enfer que l’on peut qualifier sans problèmes de cinq étoiles – Brad Pitt, Jason Statham, Benicio del Toro, Jason Flemyng, Dennis Farina et même Vinnie Jones, ex-footballeur plus connu pour ses expulsions et ses agressions que pour son talent balle au pied – et qui s’est avéré, a mes yeux, après un visionnage oh combien jouissif, une excellente réussite ! Il faut dire que, ici, Guy Ritchie nous livre un film complètement barré, qui part très loin dans le délire et qui, avec une intrigue qui tourne autour de la recherche d’un diamant et auquel vient se greffer des combats de boxe clandestins, va entrainer une flopée de protagonistes tous plus caricaturaux les uns que les autres et dont une bonne moitié sont de formidables bras cassés, dans une succession de scènes pour le moins coquasses qui nous rappellent, par moments, les meilleurs Tarantino – exagération des situations, protagonistes hauts en couleurs – avec l’humour en plus. Ajoutons à cela un Brad Pitt monumental – et je pèse mes mots – qui nous pond un accent complètement incompréhensible – il interprète un gitan – et l’on obtient un film coquasse, superbement réussi et qui, ma foi, ne peut que ravir les amateurs du genre. Alors certes, il m’aura fallut vingt ans pour découvrir Snatch, mais bon, comme dirait l’autre : mieux vaut tard que jamais !
 

Points Positifs
 :
- Plus qu’un simple film de gangsters comme il en existe tant, Snatch est, avant toute chose, une formidable comédie, une parodie même du genre qui nous rappelle, finalement, les œuvres de Tarantino mais avec davantage d’humour. Coquasse, terriblement drôle, le long métrage de Guy Ritchie est une véritable pépite du genre qui mérite le détour !
- Une galerie de protagonistes hauts en couleurs, la plupart étant de formidables bras cassés au passage. Mais quel plaisir que de suivre les péripéties de tout ce petit monde.
- Un casting cinq étoiles et qui ne se prend absolument pas au sérieux : Brad Pitt, Jason Statham, Benicio del Toro, Jason Flemyng, Dennis Farina et Vinnie Jones, pour ne citer que les plus connus.
- L’accent complètement halluciné de Brad Pitt est époustouflant !
- Des dialogues hauts en couleurs qui sont beaucoup pour la réussite de ce film.
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, il faut apprécier ce genre de films pour apprécier Snatch. Trop délirant, trop coquasse, certains préféreront des longs métrages plus conventionnels, plus sérieux, ce qui est dommage même si cela reste une affaire de gouts, bien entendu…
- Tellement bon que je ne peux pas m’empêcher de me dire qu’il est trop court selon moi.
 
Ma note : 8/10

mardi 21 septembre 2021

THE DIVISION BELL


THE DIVISION BELL
 
Pink Floyd
 
1 - Cluster One (David Gilmour, Richard Wright) 5:58
2 - What Do You Want from Me (David Gilmour, Richard Wright, Polly Samson) 4:21
3 - Poles Apart (David Gilmour, Polly Samson, Nick Laird-Clowes) 7:04
4 - Marooned (David Gilmour, Richard Wright) 5:29
5 - A Great Day for Freedom (David Gilmour, Polly Samson) 4:17
6 - Wearing the Inside Out (Anthony Moore, Richard Wright) 6:49
7 - Take It Back (David Gilmour, Polly Samson, Nick Laird-Clowes, Bob Ezrin) 6:12
8 - Coming Back to Life (David Gilmour) 6:19
9 - Keep Talking (David Gilmour, Richard Wright, Polly Samson) 6:11
10 - Lost for Words (David Gilmour, Polly Samson) 5:14
11 - High Hopes (David Gilmour, Polly Samson) 8:32
 

The Division Bell
Musicien : Pink Floyd
Parution : 28 mars 1994
Enregistré : 1993
Durée : 66:32
Genre : Rock progressif
Producteur : David Gilmour, Bob Ezrin
Label : Columbia/EMI
 
Musiciens :
David Gilmour : chant, guitare, basse, claviers, production, programmation
Rick Wright : claviers, piano, chant principal sur Wearing the Inside Out
Nick Mason : batterie, percussion, programmation
Jon Carin : programmation, claviers additionnels
Tim Renwick : guitares
Guy Pratt : basse
Gary Wallis : percussions
Dick Parry : saxophone ténor
Bob Ezrin : claviers, percussions, production et composition sur Take It Back
Anthony Moore : composition sur Wearing the Inside Out
Michael Kamen : arrangement de l'orchestre
Stephen Hawking : voix numérique sur Keep Talking
Carol Kenyon : chœurs
Sam Brown : chœurs
Durga McBroom : chœurs
Jackie Sheridan : chœurs
Rebecca Leigh-Willis : chœurs
 
Mon avis :
 Avec The Division Bell, il est évidant que je m’attaque aujourd’hui à l’un des albums les plus clivant de ce formidable et excellent groupe que fut Pink Floyd. Histoire de se remettre dans le contexte, il faut se souvenir que cet opus, paru en 1994, fut le second et le dernier – du moins, avant bien longtemps – a paraitre après le départ du génial mais irascible et tyrannique Roger Waters, après la sortie de The Final Cut, en 1983, qui, déjà, était un album solo du bassiste avec Gilmour et Mason qui se contentaient de jouer les utilités, Wright ayant été viré comme un malpropre lors des cessions de The Wall, quelques années auparavant. Piqué au vif, David Gilmour décida de sauver le navire Pink Floyd et, accompagné par Nick Masson et Richard Wright, revinrent sur le devant de la scène en 1987 avec A Momentary Lapse of Reason, opus très moyen qui, lui, était un album solo du guitariste sous le nom de Pink Floyd… Ainsi, tandis que les démêlés judiciaires entre Waters et les trois autres s’étaient calmées au fil des ans, Gilmour et ses comparses revinrent, un beau matin de mars 1994 avec The Division Bell, album nettement plus aboutit que son prédécesseur mais qui, il faut le reconnaitre, est loin d’être aussi bon que ceux de la période dorée du groupe, c’est-à-dire, celle qui alla des débuts et qui prit fin avec The Wall. Bien entendu, ici, les fans absolus de Roger Waters trouveront à redire, estimant, à juste titre, que Pink Floyd, sans son bassiste génial mais imbuvable, ce n’était plus la même chose, cependant, avec du recul et en toute franchise, même si The Division Bell n’est pas un grand album, il apparait comme étant suffisamment réussi pour, encore un quart de siècle après sa sortie, tenir suffisamment la route et nous prouver, définitivement – mais qui en doutait encore – que Pink Floyd, ce n’était pas seulement Roger Waters et que les trois autres en avaient encore sous le coude. Ainsi, certains titres sortent nettement du lot dans cet opus comme Poles Apart, What Do You Want from Me, Keep Talking, Lost for Words, Take It Back (qui sonne curieusement comme U2), Wearing the Inside Out (de Richard Wright) ou les deux instrumentaux que sont Cluster One et Marooned, quand à High Hopes qui clôture le bal, il est évidant que nous avons là le meilleur titre de l’album, un titre qui, accessoirement, n’a rien en envier aux plus belles chansons du groupe… Une belle flopée, donc, uniquement contrebalancée par le fait que les autres chansons sont nettement plus moyennes et que, dans l’ensemble, The Division Bell est trop long selon moi et que l’on peut regretter que certaines chansons font davantage remplissage qu’autre chose, mais bon, malgré ses faiblesses, malgré son coté plus pop que progressif, difficile, pour moi, de ne pas apprécier The Division Bell, un album sympathique, celui de la fin de ce qui fut l’un des plus grands groupes de tous les temps et puis, quelque part, ce fut aussi le tout premier de Pink Floyd que je me suis procurer, alors, quelque part, probablement que cela joue aussi un peu…
 

Points Positifs
 :
- Le dernier album de Pink Floyd – si l’on fait abstraction de The Endless River, paru en 2014 et qui est un opus de chutes de studios de The Division Bell – et, même si ce n’est nullement un incontournable du groupe, celui-ci reste suffisamment bon et aboutit pour ravir les fans une toute dernière fois, surtout qu’ici et contrairement A Momentary Lapse of Reason, nos trois compères sont en forme et le prouvent fort bien.
- Si High Hopes est, incontestablement, la meilleure chanson de cet album et n’a pas à rougir des anciens succès du groupe, The Division Bell comporte moult titres qui méritent le détour comme Poles Apart, What Do You Want from Me, Keep Talking, Lost for Words, Take It Back, Wearing the Inside Out ainsi que les deux instrumentaux que sont Cluster One et Marooned.
- Musicalement, The Division Bell est nettement plus pop que progressif dans l’ensemble, cependant, cette ultime évolution du groupe n’est nullement un problème et le son du groupe est plutôt appréciable ici.
- Une pochette culte et qui est devenue une des plus connues et réussies du groupe, ce qui est pour le moins amusant lorsque l’on connait le contexte de l’époque.
- C’est mon tout premier Pink Floyd, cela compte un peu tout de même !
 
Points Négatifs :
- Si The Division Bell comporte moult bonnes chansons, d’autres sont nettement plus moyennes et font un peu remplissage dans un album qui apparait, avec du recul, comme étant un poil trop long – support CD oblige.
- Bien entendu, les fans absolus de Roger Waters ne trouveront pas leur compte ici. D’un autre coté, le bassiste manque énormément au groupe et malgré tous ses défauts, son talent certain de maitre d’œuvre et de concepteur génial est un moins évidant pour Pink Floyd…
- L’évolution vers des compositions plus pop n’aura pas plu à tout le monde – d’ailleurs, Take It Back sonne curieusement comme U2 !
 
Ma note : 7,5/10

DUNE


DUNE
 
Dans un futur lointain de l'humanité, le duc Leto Atréides reçoit de l'Empereur le fief de la très profitable et très dangereuse planète désertique Arrakis. Également connue sous le nom de Dune, cette planète est la seule source de la substance la plus précieuse de l'Imperium, l’Épice, une drogue qui prolonge la vie humaine, immunise contre les poisons et procure des facultés mentales surhumaines. L’Épice rend notamment possible la navigation interstellaire, base de toute l'économie impériale. Bien que Leto sache que cette opportunité est un piège complexe tendu par ses ennemis, il emmène avec lui sa concubine Bene Gesserit, dame Jessica, son jeune fils et héritier Paul et ses soldats les plus fiables sur Arrakis. Leto prend le contrôle de l'extraction d’Épice, rendue périlleuse par la présence de vers de sable géants qui attaquent toute source de vibrations. Mais, après une trahison amère, Paul et Jessica arrivent jusqu’aux Fremen, le peuple autochtone d'Arrakis qui vit dans le désert profond de la planète. Les Fremen sont dans l'attente du Mahdi, le messie qui suscitera le soulèvement et les libérera de l'oppression de l'Imperium.
 

Dune
Réalisation : Denis Villeneuve
Scénario : Eric Roth, Jon Spaihts et Denis Villeneuve, d'après le roman de Frank Herbert
Musique : Hans Zimmer
Production : Legendary Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Dune
Pays d’origine : États-Unis, Canada
Parution : 15 septembre 2021
Langue d'origine : anglais
Durée : 155 min
 
Casting :
Timothée Chalamet : Paul Atréides, l'héritier ducal de la Maison Atréides
Rebecca Ferguson : Dame Jessica, la concubine officielle du duc Leto Atréides et mère de Paul
Oscar Isaac : le Duc Leto Atréides, chef de la Maison Atréides et père de Paul
Jason Momoa : Duncan Idaho, le maître d'armes de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Stellan Skarsgård : le Baron Vladimir Harkonnen, chef de la Maison Harkonnen et ennemi juré de Leto, précédent intendant d'Arrakis
Stephen McKinley Henderson : Thufir Hawat, le fidèle mentat et maître des Assassins de la Maison Atréides
Josh Brolin : Gurney Halleck, un lieutenant de confiance de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Javier Bardem : Stilgar, le chef de la tribu Fremen au Sietch Tabr, dans le désert d'Arrakis
Sharon Duncan-Brewster : Liet Kynes, la mère de Chani et principale écologiste et gardienne de la paix d'Arrakisa
Chang Chen : le docteur Wellington Yueh, un médecin de l'école Suk au service personnel de la famille Atréides, et l'un des mentors de Paul
David Bautista : Glossu Rabban, le neveu brutal du Baron Harkonnen
David Dastmalchian : Piter de Vries, le mentat tordu du Baron Harkonnen
Zendaya : Chani, une jeune femme de la tribu Fremen sur Arrakis
Charlotte Rampling : Gaius Helen Mohiam, une Révérende Mère du Bene Gesserit, par ailleurs Diseuse de vérité de l’Empereur Shaddam IV
Babs Olusanmokun : le héraut du changement
 
Mon avis :
 Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n’ai jamais lu ce qui est sans aucun doute l’une des plus grandes sagas de science-fiction de tous les temps, je veux, bien entendu, parler de Dune. Œuvre de Frank Herbert, composé de six ouvrages – depuis complété à de multiples repris par son fils, Brian Herbert et par Kevin J. Anderson pour un résultat fatalement moins somptueux – Dune est, sans aucune contestation possible, un des maitres étalons du genre qui ne tient la comparaison qu’avec le fameux Fondation d’Isaac Asimov. Or, alors que je suis un grand amateur de littérature fantastique – dans le sens le plus large possible – jamais je ne me suis décidé à me plonger dans la lecture de ce monument de la science-fiction. La raison ? Franchement, je ne sais même pas pourquoi ? Disons que cette œuvre fait probablement partie de celles que je me dit que je lirais bien un jour mais que je repousse sans cesse – bon, là, il serait tout de même temps que je m’y attèle ! Ceci étant dit, histoire de compléter la chose, je n’ai jamais eu l’occasion de regarder l’adaptation cinématographique de David Lynch et qui date de 1984. Là aussi, même si ce film est plutôt critiquer depuis sa sortie, il faut reconnaitre qu’il avait, pour celles et ceux de ma génération, un certain attrait non négligeable, mais bon, là aussi, je suis passé à coté de celui-ci, a croire, finalement, que l’univers de Frank Herbert ne m’attirait absolument pas et que j’allais me contenter, jusqu’à ma mort, de quelques connaissances éparses sur celui-ci – la planète déserte Arrakis, les vers des sables géants, des luttes de familles, etc. Et puis, finalement, il y eut un des événements de cette année 2021, c’est-à-dire, vous l’avez compris, la sortie, dans les salles obscures, d’une nouvelle adaptation de Dune et là, finalement, alors que j’approche a grands pas de mes 47 ans, j’ai enfin découvert l’univers du sieur Herbert, et ce, ma foi, au vu du résultat final, de la plus belle des manières…  Œuvre du sieur Denis Villeneuve que l’on a déjà put voir sur ce blog par le biais de Incendies ou de Premier Contact, il apparait que ce Dune est une réussite absolue : jugé comme étant inadaptable, l’œuvre de Frank Herbert se retrouve, ici, complètement magnifiée à l’écran et même si je ne peux pas comparer le film au roman – n’ayant jamais lu celui-ci – vu les nombreuses critiques positives de la part de fans de ce dernier, je pense ne pas me tromper en affirmant que le sieur Villeneuve, sur ce point, à réussi son pari. Visuellement, déjà, il ne serait pas exagérer d’affirmer que cette adaptation de Dune est tout bonnement grandiose : ainsi, que ce soit les paysages, les décors, les costumes, les divers plans, nous frôlons avec la perfection et nombreuses seront les scènes qui nous éblouissent tout au long du film. De plus, afin que celles-ci soient magnifiées, il y a la bande son de Hans Zimmer qui ne nous livre peut-être pas ici son plus beau travail mais qui nous propose tout de même des morceaux qui collent parfaitement à l’ambiance générale du film et qui, par moments, dupliquent totalement le coté impressionnant que l’on voit à l’écran. Ajoutons à cela un casting que l’on peut qualifier de cinq étoiles et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film – Rebecca Ferguson magnifique, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem et même Timothée Chalamet qui est fort crédible en Paul Atréides et qui fut, pour moi, une belle révélation – et l’on comprendra que, dès le départ, tous les éléments étaient en place pour faire de cette adaptation de Dune une belle réussite… Il restait tout de même un souci, plutôt de taille, c’est-à-dire, captiver le spectateur néophyte qui ne serait pas perdu par le fort complexe univers de Dune. Et là, force est de constater que Denis Villeneuve s’en sort très bien et qu’il se donne le luxe de nous faire encaisser un nombre d’informations pour le moins impressionnantes sans être perdu le moins du monde et, accessoirement, sans qu’il y ait le moindre sentiment de lassitude tout au long du film qui, malgré sa durée conséquente – deux heures et demi – ne possède pas le moindre temps mort. Bref, vous l’avez compris, ce Dune de Denis Villeneuve est une réussite incontestable et son plus gros défaut, finalement, est le fait que celui-ci n’est qu’une première partie d’un projet nettement plus conséquent : en effet, celui-ci ne représente que la première moitié du premier volet du cycle de Frank Herbert et, pour la petite histoire, la suite n’a toujours pas été tournée. Espérons à présent que le succès soit suffisamment au rendez vous – c’est le cas, pour le moment, en Europe – pour que Dune ait droit à une suite sinon, au vu du contenu de ce premier film, si cette dernière ne se faisait pas, il est évidant que nous aurions affaire a l’une des plus grosses déceptions cinématographiques de ces dernières années. Mais bon, soyons optimistes pour une fois et donnons rendez vous à Villeneuve sur Arrakis pour le second volet d’ici, grosso modo, deux ou trois ans !?
 

Points Positifs
 :
- Une adaptation somptueuse de ce qui est, sans aucune contestation possible, un des plus grands chefs d’œuvres de la science-fiction. Jugé comme étant complètement inadaptable, le Dune de Denis Villeneuve apparait, incontestablement, comme étant une formidable réussite qui frôle avec la perfection et qui nous prouve deux choses : que la SF en a encore sous le coude mais aussi qu’une œuvre d’auteur, plus complexe, a de quoi tenir la draguée haute aux traditionnelles superproductions hollywoodiennes du même genre…
- Denis Villeneuve réussit la gageure de nous entrainer dans l’univers oh combien complexe de Frank Herbert et ce, sans que le néophyte ne soit perdu par une masse oh combien conséquente d’informations. Par ailleurs, de par sa mise en scène et son rythme, Dune, malgré sa durée, est captivant de bout en bout !
- Un casting cinq étoiles qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem, pour ne citer que les plus connus, tiennent le haut du pavé, quand à Timothée Chalamet, force est de constater qu’il est plus que crédible en Paul Atréides.
- Paysages magnifiques, décors cyclopéens et superbes, effets spéciaux de qualité, costumes complètement hallucinants : bref, on se croirait sur Arrakis et on entre de plein pied dans l’univers d’Herbert.
- Si Hans Zimmer à déjà fait mieux auparavant, force est de constater que l’on reconnait une fois de plus sa touche si spéciale et que sa bande originale est excellente.
 
Points Négatifs :
- Ce n’est que la première partie du film auquel nous avons eu droit ici – en fait, la moitié du premier tome de la saga – et comme il n’y a aucune certitude qu’une suite soit tournée, il y a de quoi éprouver quelques craintes à ce sujet. Forcément, si celle-ci ne voit jamais le jour, comment ne pas considérer ce Dune comme étant une des plus grosses déceptions de l’histoire du septième art !?
- De par son univers, sa conception, sa mise en scène, son coté absolument pas tape à l’œil, l’univers de Dune n’est pas vraiment destiné au grand public qui est davantage attirer par les productions sans âme de chez Marvel ou les derniers Star Wars. Du coup, je pense ne pas me tromper en affirmant que le long métrage du sieur Villeneuve ne plaira pas à tout le monde…
- Bien entendu, si vous êtes totalement allergique à la science-fiction, Dune n’est pas fait pour vous.
 
Ma note : 8/10