samedi 29 février 2020

LE LION DE MACÉDOINE – LA MORT DES NATIONS


LE LION DE MACÉDOINE – LA MORT DES NATIONS

Quelques années plus tard, Parménion, devenu le strategos, et reconnu comme l’un des plus grands généraux de son temps, vit à Thèbes, où le destin semble enfin le laisser en paix. Il est l’un des principaux conseillers d’Epaminondas, qui dirige la cité. C’est là qu’il rencontre pour la première fois Philippe, appartenant à la famille royale de Macédoine et détenu comme otage. Lorsqu’un concours de circonstance propulse ce dernier sur le trône d’une Macédoine moribonde, notre héros décide d’entrer à son service…


Le Lion de Macédoine – La Mort des Nations
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1990
Edition Poche : 30 octobre 2002
Titre en vo : Lion of Macedon
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 341

Mon avis : Dans la critique du premier tome de cette excellente œuvre de Fantasy/mythologique qu’est Le Lion de Macédoine, l’un des superlatifs qui revenait le plus souvent était le mot captivant ; il faut dire que si ce n’est évidemment pas la première fois que cela m’arrive au cours d’une lecture, cela faisait tout de même un certain temps que je n’étais pas aussi emballer par une œuvre, au point d’avoir le plus grand mal à la lâcher en cours de route, d’où également le fait que, par exemple, ce second volume du Lion de Macédoine, je me le suis dévorer grosso modo en deux soirées. Mais David Gemmell, ici, fait fort, très fort même et plus j’avance dans l’intrigue (et actuellement, j’en suis à la centième page du troisième tome), plus je comprends l’ensemble des louanges que j’ai pu lire depuis des années au sujet de cette œuvre, et si les débuts de la saga démarraient fort bien, cette suite directe, qui en fait, n’en est pas vraiment une (en VO, c’est un seul et unique tome : Lion of Macedon), nous entraine encore plus loin dans une intrigue passionnante au possible. Et pourtant, il y a des changements, et pas des moindres : déjà, encore de nouveaux sauts dans le temps avec un Parménion qui prend de l’âge et gagne en renommé, ensuite, s’il faut définitivement dire adieu à certains protagonistes du premier tome, d’autres font leur apparition et pas des moindres puisque, avec Philippe de Macédoine, c’est quasiment un second personnage principal auquel on a droit avec ses propres chapitres, qui, accessoirement, sont nombreux. En effet, ici, tandis que l’action passe de Thèbes a la Macédoine, le père de qui vous savez (hein, mais Alexandre le Grand bien sûr !) devient presque le protagoniste principal de ce second tome et passé la surprise, ma foi, la chose ne m’a pas trop gêné, surtout que Parménion, comme il fallait s’y attendre, n’est pas bien loin… Et pendant que ce petit royaume du nord de la Grèce, considérer comme semi-barbare, prend son envol, l’intrigue principale, elle, évolue, et que de belle manière : le dieu du chaos va enfin s’incarner, et si l’identité de son hôte en surprendra plus d’un, celle de son père encore plus ! Ajoutons à cela une certaine personne que notre brave Parménion croit morte depuis des décennies, un Aristote aux antipodes de la figure historique et surtout, tout un tas de certitudes qui volent en éclat vers la fin et on obtient au final un second tome aussi bon que son prédécesseur et qui vient confirmer tout le bien que je pensais de cette saga ; puisse la suite être à la hauteur de ces débuts tonitruants !


Points Positifs :
- L’intrigue fait un bon significatif dans le temps, on change de lieux et de personnages pour la plupart et franchement, ce renouveau est fort bienvenu, apportant un second souffle à la saga, surtout que les nouvelles têtes, nombreuses, sont fort intéressantes.
- L’importance prise par Philippe de Macédoine, ici, co-héros de l’histoire et qui apparait au moins autant de fois que Parménion ; bonne idée de la part de Gemmell mais en plus, cela permet de mettre en avant une figure historique qui, en temps normal, passe en second plan puisque beaucoup ne le considèrent que comme étant que le père d’Alexandre le Grand, oubliant au passage son importance dans la montée de la Macédoine et de la mainmise de celle-ci sur la Grèce.
- Les révélations finales sont savoureuses : ainsi, entre l’identité de celui qui accueillera l’âme du dieu du chaos, mais aussi, la surprise quand a l’identité de son véritable père sans oublier tout ce que cela entraine pour Tamis qui, du coup, s’est trompé sur toute la ligne, c’est un véritable régal.
- Des dialogues toujours aussi percutants et savoureux.
- Un Aristote pour le moins singulier et inattendu.

Points Négatifs :
- Toujours ce côté narratif qui fait davantage la part belle à l’action qu’a la description mais franchement, au bout de deux tomes, je me suis fait une raison et cela ne me gènes plus vraiment.
- Magie et fantastique prennent de plus en plus d’importance dans l’histoire : cela en gênera peut-être certains, surtout au vu du final.

Ma note : 8/10

SHI – VICTORIA


SHI – VICTORIA

Manipulée par le commissionnaire Kurb, la jeune orpheline Pickles a donné l’adresse où se cache Jennifer, Kita et Senseï. Rapidement, la police londonienne débarque sur le bateau et capture les trois protagonistes. L’horrible Kurb se débarrasse alors facilement de Senseï en le jetant par-dessus bord. Puis il propose à ses hommes d’abuser des deux jeunes femmes avant de le livrer à la prison de Brixton où les geôliers feront de même ! Se rendant compte que le commissionnaire lui a menti en prétendant qu’il ne ferait aucun mal à Jay et Kita, Pickles intervient en le poignardant. Hélas, Kurb reprend rapidement le dessus sur l’enfant. Il lui fait alors subir le même traitement que feu sa grande sœur, en lui brisant la nuque ! Puis lorsqu’il se prépare à châtier les deux jeunes femmes comme prévu, le navire se met à trembler et un gigantesque monstre marin sort des abysses pour attraper les deux femmes et s’enfuir… Pendant ce temps, entourée par son escorte et ses sept enfants, la reine Victoria se rend sur le chantier de Sir Southworth pour voir de ses propres yeux ce que valent les navires de guerre, HMS Abaddon, que les Glorieux Ériés ont mis au point pour reprendre le contrôle de l’Amérique. C’est alors qu’elle apprend qu’un intrus se serait infiltré à l’endroit où sont conservés les plans top-secrets des navires…


Shi – Victoria
Scénario : Zidrou
Dessins : José Homs
Couleurs : José Homs
Couverture : José Homs
Editeur : Dargaud
Genre : Thriller, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 24 janvier 2020
Nombre de pages : 54

Mon avis : Quatrième et dernier tome de ce qui est présenté, pour l’instant, comme la fin du premier cycle de Shi, ce Victoria, du nom de la célèbre souveraine qui, tout au long du dix-neuvième siècle, régna sur l’Empire Britannique alors qu’il était au sommet de sa puissance dans le monde, est, indéniablement, comme ses prédécesseurs, une réussite. La chose est dite, d’entrée de jeu, tant ce constat est évidant, mais bon, quelque part, ce n’est même pas une surprise tant, depuis ses débuts, l’œuvre du duo composé de Zidrou au scénario et de José Homs aux dessins flirte allègrement avec la quasi-perfection. Il faut dire que dans ce quatrième volume de Shi, le sieur Zidrou conclut, à merveille, toutes les intrigues et sous intrigues en court – sans revenir, comme dans le tome précédent, sur notre époque actuelle, pour le moment abandonnée – avec suffisamment de talent pour, accessoirement, nous proposer quelques pistes pour une éventuelle suite… Bien évidement, dans cette critique, je ne reviendrais pas sur le scénario en lui-même, histoire de vous laisser le plaisir de la découverte, me contentant de dire que celui-ci, ma foi, est toujours aussi réussit et captivant à suivre. Qui plus est une fois de plus, les protagonistes brillent par leur charisme et même les seconds rôles marquent les esprits, chaque personnage, du plus important au simple figurant, possédant un petit je ne sais quoi qui fait qu’ils ont tous un rôle à jouer. Coté dessins, José Homs livre à nouveau une prestation que l’on peut qualifier d’excellente, quand au dénouement, que dire si ce n’est que je si je ne suis pas vraiment fan du coté fantastique de cette œuvre, dans l’ensemble, il est à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre depuis les débuts de cette œuvre… Bref, une réussite incontestable dont on a hâte, à présent, de découvrir la suite, car bon, au vu de toutes les pistes laissées en suspens, je ne vois pas comment il ne pourrait pas y avoir un second cycle !?


Points Positifs :
- Une conclusion franchement réussie pour ce premier cycle de Shi. En effet, dans celle-ci, Zidrou achève comme il se doit tout un tas d’intrigues en court, règle le sort de certains des protagonistes et, au passage, laisse entrevoir tout un tas de pistes pour une suite qui, ma foi, apparait comme étant de plus en plus évidente…
- Comme cela avait été le cas dans mes critiques précédentes, comment ne pas reconnaitre que les dessins de José Homs sont, indéniablement, un des gros points forts de Shi. Reconstitution minutieuse et réussie du Londres Victorien, cadrages dynamiques, protagonistes qui ont de la gueule, couleurs tout aussi réussies. Ma foi, sur ce point, il n’y a rien à redire.
- Le plaisir de retrouver un casting toujours aussi excellent et qui va des héroïnes au moindre second rôle, ces derniers n’étant nullement en reste… Il faut dire que Zidrou nous livre une galerie de personnages charismatiques et superbement travaillés.
- Une fois de plus, un rythme de lecture sans le moindre défaut et captivant au possible : on ne s’ennui jamais avec Shi !
- Une couverture assez réussie.

Points Négatifs :
- Pour être tout a fait franc, si je suis, en temps normal, un fan de fantastique, je trouve que celui-ci n’était pas forcément nécessaire dans Shi et que cette BD aurait gagner a en être dépourvue. Certes, ce n’est pas grave et je reconnais que ces démons nippons ont de la gueule, mais bon…
- Le face à face entre nos deux héroïnes et la Reine Victoria est un peu trop stéréotypé avec son coté série B.

Ma note : 8/10

jeudi 27 février 2020

SHI – REVENGE !


SHI – REVENGE !

C’est la panique au sein de la noblesse londonienne : deux mystérieux corbeaux ont récupéré des photos compromettantes prises dans une maison close de luxe et ils en profitent pour faire chanter les aristocrates. Le principe est assez simple : soit les riches paient, soit les clichés feront la Une des journaux ! Si l’un des nobles a préféré mettre fin à ses jours pour protéger sa famille, les autres ont raqué une grosse somme pour sauver les apparences. Pendant ce temps, la famille Winterfield et quelques proches assistent à la cérémonie d’enterrement de Jennifer. Cette dernière, accusé d’avoir assassiné trois personnes en compagnie d’une japonaise, est en effet morte dans un incendie qu’elle avait elle-même provoqué ! C’est du moins la version de la police et du commissionnaire Kurb. Car en réalité, c’est lui qui a ordonné à ses hommes de mettre le feu au bâtiment et de mettre les meurtres sur le dos des deux jeunes femmes. Cependant, ce qu’il ignore, c’est que Jennifer et Kita ont bel et bien survécu aux flammes. Et n’ayant désormais plus rien à perdre, elles comptent bien se venger des hommes qui leur ont fait du tort ! Leur première victime sera le coupable de la mort du bébé de Kita, Henry Cole responsable de l’exposition universelle… De son côté, en apprenant qu’on fait chanter les clients de L’alcôve, la Reine Victoria compte en profiter pour entrer en contact avec les maîtres chanteurs…


Shi – Revenge !
Scénario : Zidrou
Dessins : José Homs
Couleurs : José Homs
Couverture : José Homs
Editeur : Dargaud
Genre : Thriller, Historique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 12 octobre 2018
Nombre de pages : 54

Mon avis : Troisième tome de cette excellente et fascinante bande dessinée qu’est Shi, œuvre du duo composé de Zidrou au scénario et de José Homs aux dessins et, la première chose qui saute aux yeux, c’est que, ma foi, c’est toujours aussi bon, que dis-je, excellent ! Il faut dire que, même si l’effet de surprise est passé depuis longtemps et que, désormais, nous sommes en terrain familier, force est de constater que nos craintes – car oui, quand une œuvre débute aussi bien, difficile de ne pas avoir peur que, tôt ou tard, la qualité ne finisse par baissée – ont été balayées d’un revers de la main. Non seulement ce troisième tome est toujours aussi, non seulement il confirme tout le bien que l’on pouvait penser de cette saga mais, sincèrement, il nous prouve de fort belle manière que dans une époque où la production de BD européenne est certes nombreuse mais pas toujours garante de qualité, ici, c’est bel et bien le cas et qu’il ne faut jamais perdre espoir ! Alors, quelque part, il y aurait peut de choses à dire au sujet de ce troisième volume de Shi si ce n’est rappeler tout ce que j’ai put souligner dans mes deux critiques précédentes : une partie graphique du sieur Homs tout bonnement parfaite, une reconstitution historique du Londres de la moitié du dix-neuvième siècle pour le moins crédible, des protagonistes toujours aussi charismatiques, une intrigue captivante au possible et, bien évidement, le coté féministe parfaitement assumé où les auteurs, dans ce Londres dominé par des hommes, nous montrent ce que deux femmes, blessées, torturées par ces derniers, peuvent faire lorsqu’elles décident de se venger, envers et contre tous : ceux qui les ont fait souffrir, bien entendu, mais aussi cette société machiste, hypocrite et terriblement perverse. Bref, c’est toujours aussi bon et si certains regretteront le coté fantastique ou certains raccourcis narratifs un poil faciles, d’en l’ensemble, cela ne gâche nullement le plaisir de la lecture, bien au contraire !


Points Positifs :
- Ce n’est bien évidement plus une surprise mais bon, ce troisième tome de Shi confirme de fort belle manière tout le bien que l’on pouvait penser de cette série et flirte allègrement avec la perfection, une fois de plus !
- Une fois de plus, comment ne pas reconnaitre que les dessins de José Homs sont, indéniablement, un des gros points forts de Shi. Reconstitution minutieuse et réussie du Londres Victorien, cadrages dynamiques, protagonistes qui ont de la gueule, couleurs tout aussi réussies. Ma foi, sur ce point, il n’y a rien à redire.
- Le plaisir de retrouver un casting toujours aussi excellent et qui va des héroïnes au moindre second rôle, ces derniers n’étant nullement en reste… Il faut dire que Zidrou nous livre une galerie de personnages charismatiques et superbement travaillés.
- Une intrigue toujours aussi passionnante et plaisante à suivre : ici, comme le titre de cet l’album le laisse sous-entendre, nos deux héroïnes décident de se venger de leurs oppresseurs et, ma foi, disons que, entre assassinats hauts en couleurs, révélations et confrontations marquantes, on ne s’ennui pas une seule seconde !
- Une couverture plutôt réussie.

Points Négatifs :
- Certains pourront trouver pour le moins singulier l’abandon de la seconde intrigue, celle qui se déroulait à notre époque. Certes, elle n’était pas très importante – en dehors du fait qu’elle nous dévoilait qu’une organisation terroriste nommée Shi existait encore, bien longtemps après les aventures de Jennifer et Kita – mais bon, on aurait souhaiter en connaitre davantage… Peut-être par la suite ?
- Pour le moment, je trouve que le coté fantastique n’apporte pas grand-chose à l’intrigue en elle-même. On pourrait même dire qu’il ne sert à rien.

Ma note : 8/10

mardi 25 février 2020

FINAL CRISIS – SEPT SOLDATS – TOME 2


FINAL CRISIS – SEPT SOLDATS – TOME 2

Shilo Norman assure encore le spectacle mais cette fois, c'est peut être la fois de trop. L'homme miracle qui est capable de franchir n'importe quel trou noir veut essayer l'impossible : franchir un trou noir à plus de 180 kilomètres heure et dépasser l'horizon des événements. Les labos S.T.A.R ne cautionnent pas cette folie. Tout le monde regarde avec un air effrayé. Shilo ne s'en sortira pas cette fois. Il plonge malgré tout dans le vide et disparaît à la vue de tous. Miracle Man se retrouve alors devant un homme étrange au costume noir adossé a un trône high-tech. L'étrange personnage s'appelle Métron, détenant le savoir absolu. Malgré sa formidable impression de puissance, il a besoin de Shilo. En effet, des êtres des ténèbres ont envahi le paradis et ont tout détruit. Ces abominations étaient dirigées par l'effrayant Darkseid. Métron le prévient : Shilo devra faire un choix. Soit il vivra pour protéger les gens de lumière, soit il mourra pour servir Darkseid ! Shilo revient alors dans le monde réel devant la foule médusée. Sa réputation ne cesse d'augmenter et tout le monde se presse pour rencontrer la nouvelle star. Pourtant, Miracle Man n'a pas envie de profiter de sa célébrité. Les mots de l'inconnu en noir le hantent ...


Final Crisis – Sept Soldats – Tome 2
Scénario : Grant Morrison
Dessins : J. H. Williams III, Ryan Sook, Frazer Irving, Pascal Ferry, Yanick Paquette, Doug Mahnke
Encrage : J. H. Williams III, Ryan Sook, Frazer Irving, Pascal Ferry, Yanick Paquette, Doug Mahnke, Billy Dallas Patton
Couleurs : Dave Stewart, Frazer Irving, Alex Sinclair, Nathan Eyring, John Kalisz, Dave McCaig
Couverture : J.G. Jones
Genre : Super-Héros
Editeur : DC
Titre en vo : Seven Soldiers – Vol 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 04 janvier 2006
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 17 août 2018
Nombre de pages : 400

Liste des épisodes
Zatanna 4
Klarion 4
Mister Miracle 1-4
Bulleteer 1-4
Frankenstein 1-4
Seven Soldiers 1

Mon avis : Il y a de cela quelques jours, j’avais eu le plaisir, que dis-je, l’immense joie de vous parler du premier volet d’un certain Final Crisis – Sept Soldats, œuvre du sieur Grant Morrison et qui m’avait franchement enthousiasmer de par son concept diabolique et original : une menace plane sur l’humanité, seul une équipe de sept individus pourrait y faire face, a priori, tout cela est bien banal, sauf que, là où le scénariste écossais a fait fort, c’est que les sept héros qu’il nous propose ne se rencontrent jamais, ce qui, pour une équipe, est pour le moins singulier, il faut en convenir… Ajoutons à cela la mise en avant de personnages secondaires voir quasiment inconnus, tout un tas de références a l’univers DC et, aux crayons, tout un tas de grands noms des comics et vous comprendrez a quel point j’avais hâte de découvrir la suite. Après tout, en dehors de cette publication de chez Urban pour le moins discutable – les deux premiers volets comportent, en fait, l’intégralité de la saga Seven Soldiers of Victory, Final Crisis, a proprement parler, n’arrivera vraiment que dans le troisième tome – nous flirtons, allègrement, avec la quasi-perfection, bref, de quoi s’attendre a une suite haute en couleur… Or, a mon grand regret, autant j’avais été conquis par la première partie de Seven Soldiers of Victory – autant appeler un chat un chat – autant celle-ci m’aura laisser, comment dire… un peu dubitatif. Certes, que l’on ne se trompe pas : qualitativement parlant, cette suite reste assez bonne et ne serais-ce que pour la toile d’araignée savamment tissée par un Grant Morrison égal a lui-même – ce qui satisfera ses fans et fera hurler de rage ses détracteurs – franchement, le jeu en vaut la chandelle. De même, une fois que l’on commence à saisir comment toutes ces sous-intrigues sont liées, il est difficile de ne pas tirer son chapeau a l’auteur. Le souci, car il y en a un, voir deux ou trois, c’est que, autant les quatre premier protagonistes m’avaient attirer, autant j’ai eu davantage de mal avec les trois petits nouveaux, le pire étant, selon moi, Mister Miracle dont chacune de ses apparitions m’aura insupporter au plus haut point… Ajoutons a cela des dessinateurs avec lequel j’ai un peu moins accrocher et un épisode final que j’aurais espérer être plus long et vous comprendrez, sans nul doute, mon ressentit final vis-à-vis de cette conclusion de Seven Soldiers of Victory. Mais bon, comme je l’ai dit, ce n’est que mon ressentit et je reconnais, malgré tout, que pris dans son ensemble, cette saga de Grant Morrison mérite largement le détour et nous prouve, superbement, a quel point cet auteur est, indéniablement, un des plus doués de sa génération !


Points Positifs :
- Indéniablement, avec Seven Soldiers of Victory, Grant Morrison nous a pondu une œuvre magistrale et qui mérite franchement le détour ! Bien entendu, le concept de départ est singulier, les personnages, pour un certain nombre, pas vraiment charismatique, cependant, non seulement l’auteur réussit le pari de rendre tout cela – ou presque – passionnant, mais en plus, lorsque l’on approche du final et que l’on saisit tous les liens entre les sous-intrigues et les multiples hommages a l’histoire de l’univers DC, ma foi, on ne peut que tirer son chapeau bien bas…
- Comme il est de coutume avec Morrison, nous avons droit a une lecture exigeante et qui nécessite une parfaite connaissance de l’univers DC : si c’est le cas, pas de soucis, la lecture de cette seconde partie de Seven Soldiers s’avère être géniale. Qui plus est, les multiples références et divers clins d’œil qui parsèment ces pages raviront les plus attentifs.
- Une conclusion spectaculaire et fascinante de par ses implications, dommage qu’elle n’est pas été plus longue…
- Pour ce qui est des dessins, on retrouve avec plaisir J. H. Williams III et Frazer Irving, quand au style de Doug Mahnke, ma foi, disons qu’il collait parfaitement a Frankenstein.

Points Négatifs :
- Une suite un poil moins somptueuse selon moi. Il faut dire que j’ai moins accroché aux protagonistes présentés et que j’ai trouvé que leurs intrigues étaient davantage éloignées, dans l’ensemble, de la principale.
- Le dernier épisode est bon, c’est un fait, cependant, il est trop court, beaucoup trop court selon moi, surtout au vu de tout ce qui s’était déroulé auparavant.
- Comme chacun le sait, Grant Morrison est un auteur que l’ont peut qualifier d’exigeant et il n’est jamais évidant de tout saisir au court d’une première lecture, ce qui risque d’en rebuter quelques uns… Et ici, il faut reconnaitre qu’il est facile, très facile de s’y perdre…
- Désolé mais je n’ai absolument pas accroché à Mister Miracle.
- Pas vraiment fan du style de Pascal Ferry et de Yanick Paquette...
- Comme je l’avais déjà souligné lors de ma critique précédente, je n’ai toujours pas compris pour quelle raison les éditions Urban nous ont publié Seven Soldiers of Victory et Final Crisis sous la même appellation, Final Crisis !? N’aurait-il pas été préférable de nous proposer les deux œuvres sous leur véritable appellation ? Sincèrement, sur ce coup, ils donnent un peu l’impression de se moquer du monde…
- Une couverture qui n’a rien à voir avec le contenu.

Ma note : 7,5/10

lundi 24 février 2020

LE LION DE MACÉDOINE – L'ENFANT MAUDIT

 LE LION DE MACÉDOINE – L'ENFANT MAUDIT

La vieille Tamis, prophétesse au service de la Source, a exploré les différentes voix de l’avenir. Dans quasiment toutes, l’Esprit du Chaos, Kadmilos, s’est incarné et répand la terreur sur le monde. Le dénominateur commun aux quatre seules voies d’espoir restantes est le jeune Parménion, un sang-mêlé, moitié spartiate, moitié macédonien et donc méprisé par ses compatriotes de la guerrière Sparte. Elève doué qui se révèle un stratège d’exception, coureur endurant, Parménion va connaître une adolescence difficile. En effet, Tamis, persuadée qu’il faut endurcir le seul homme qui pourra s’élever contre l’avènement du Chaos, s’arrange pour accumuler les obstacles au bonheur du jeune garçon…


Le Lion de Macédoine – L'Enfant Maudit
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie, Historique
Première Parution : 1990
Edition Poche : 30 octobre 2002
Titre en vo : Lion of Macedon
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Eric Holweck, Thomas Day
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 403

Mon avis : La toute première fois que j’ai entendu parler de l’auteur britannique, David Gemmell, ce fut sur l’excellent site qu’est Poches SF, sans nul doute le site qui me fit découvrir le plus d’auteurs et d’ouvrages de Fantasy et de Science-Fiction au cours de ces dernières années, et, justement, ce fut par le biais de ce fameux cycle dont je vous parle aujourd’hui : Le Lion de Macédoine, roman fantastique se déroulant dans la Grèce antique, à l’époque, grosso modo, de la montée en puissance de la Macédoine d’un certain… Alexandre. Et pour avoir lu bon nombre de critiques pour le moins élogieuses de ce cycle, je m’étais dit alors qu’un jour ou l’autre, il faudrait que je vois par moi-même si cette œuvre de David Gemmell méritait tous ses louanges. Les années passèrent avant que je ne me décide et ce ne fut donc qu’il y a peu de temps que je me suis enfin lancé, après l’achat des quatre tomes qui composent cette saga, dans une œuvre qui m’intriguait au plus haut point, et, ma foi, je ne l’ai pas regretter… Ainsi, la première chose qui me vient  à l’esprit quand je pense au Lion de Macédoine, c’est que le récit du sieur Gemmell est captivant au possible et que, une fois plongé dedans, il est difficile, voir même très difficile de décrocher. Pourtant, ici, pas d’effets de styles ni de grandes descriptions et encore moins de protagonistes dont la psychologie est poussée à l’extrême, même si les principaux, Parménion en tête, sont loin d’être inintéressants, loin de là ; non, dans Le Lion de Macédoine, Gemmell nous entraine dans ce que l’on peut appeler l’aventure avec un grand A, nous livrant un récit prenant au possible, et ce, dans un cadre très rarement abordé dans le petite monde de la Fantasy, je veux bien évidement parler de l’antiquité grecque, pourtant riche de par sa mythologie. Mais le principal intérêt que l’on retrouve ici, c’est l’utilisation par l’auteur de bon nombres de figures historiques – Parménion, Agésilas, Epaminondas, Pélopidas, Xénophon, pour ne citer que les plus connus – et d’événements qui le sont tout autant comme la Bataille de Leuctres – où la puissance spartiate tomba pour la première fois face à Thèbes – tout en romançant largement les événements afin de les coller à son intrigue principale : la destinée de Parménion, sang-mêlé rejeté par ses compatriotes spartiates et strategos de génie, qui serait, selon la sorcière Tamis, l’élu capable d’empêcher la venue au monde de l’Esprit du Chaos. Jouissif au possible, captivant comme jamais, ce premier volume, qui s’attarde sur la jeunesse de Parménion, est un pur régal qui annonce une grande saga de Fantasy !


Points Positifs :
- Déjà, une œuvre de Fantasy dans la Grèce antique, c’est tellement rare qu’il faut sauter sur l’occasion, surtout que la qualité est bel et bien au rendez-vous.
- Bien évidement, il s’agit d’une œuvre de fiction et qui plus, même s’il n’est pas très présent, le fantastique est bel est bien présent par le biais du personnage de Tamis, mais le coup de force de Gemmell est d’utiliser personnages et événements historiques dans son récit et de rendre le tout crédible.
- Plutôt charismatique tout de même Parménion, non !?
- J’avais un peu peur que ce premier tome de la saga, consacré aux premières années de Parménion, soit plus dur d’accès car habituellement, je n’aime pas trop les récits consacrés à l’apprentissage des héros et les trucs dans le genre, or, ici, ça passe très bien.
- Des romans de qualité, j’en lis des masses et j’en ai connu de très bons, mais des aussi captivants que ce Lion de Macédoine, dont les tomes se lisent quasiment d’une traite, c’est plus rare.

Points Négatifs :
- Il manque peut-être davantage de développements des lieux, des personnages, bref, Gemmell nous offre une histoire prenante au possible et franchement excellente, mais où l’action prime sur la description, du coup je ne peux m’empêcher de me dire qu’il manque un petit quelque chose pour que ce Lion de Macédoine ait été un pur chef d’œuvre. J’aurais aimé en savoir davantage sur l’architecture de Sparte, Thèbes, connaitre un peu mieux ces figures historiques que l’on croise au fil des pages…
- Le découpage proposé par les éditons Folio SF est, pour le moins, singulier : pourquoi ne pas avoir débuté le Livre 2 dans le second tome ? Cela aurait été plus logique.

Ma note : 8/10

VIKINGS – SAISON 1


VIKINGS – SAISON 1

Ragnar Lothbrok et son frère Rollo participent à une bataille contre les peuples Baltes. Après le massacre, Ragnar a des visions du dieu Odin et ses Valkyries. De retour dans son village, Ragnar se rend, en compagnie de son fils Bjorn, à Kattegat pour assister au Thing et afin que ce dernier subisse son rite de passage vers l'âge adulte. Restée à la ferme familiale, la femme de Ragnar, Lagertha, met en fuite deux vagabonds qui tentent de la violer. A Kattegat, Ragnar convainc Rollo que les raids vers l'ouest sont plus prometteurs en termes de butin que les attaques traditionnelles contre les populations Baltes. Il affirme qu'il est capable de trouver son cap en pleine mer grâce à un instrument qu'il s'est procuré auprès d'un voyageur, un compas de navigation. Il est cependant réprimandé et menacé par son chef de clan, le Jarl Haraldson, qui ne croit pas à la présence de terres à l'ouest et souhaite poursuivre ses raids vers l'est. Bjorn et Ragnar rendent visite à Floki, un charpentier de marine visionnaire, qui, grâce au soutien financier de son ami Ragnar, a secrètement entrepris la construction d'un nouveau type de navire, plus adapté à la navigation en haute mer : un drakkar. Les premiers tests en mer sont très prometteurs. Tandis que Ragnar recrute des hommes, son frère Rollo fait des avances importunes à Lagertha. Le navire étant fin prêt, Ragnar met le cap à l'ouest, vers l'inconnu, tandis que le Jarl Haraldson, mis au courant par un traître, commence à tirer vengeance de ceux qui ont aidé Ragnar à monter son expédition.


Vikings – Saison 1
Réalisation : Johan Renck
Scénario : Michael Hirst
Musique : Trevor Morris
Production : Irish Film Board, Take 5 Productions, World 2000 Entertainment
Genre : Historique
Titre en vo : Vikings – Season 1
Pays d’origine : Canada, Irlande
Chaîne d’origine : History Canada, History États-Unis
Diffusion d’origine : 03 mars 2013 – 28 avril 2013
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 9 x 45 minutes

Casting :
Travis Fimmel : Ragnar Lothbrok
Clive Standen : Rollo Lothbrok, le frère de Ragnar
Katheryn Winnick : Lagertha Lothbrok, la femme de Ragnar
Gabriel Byrne : le jarl Haraldson, chef viking du village, rival de Ragnar
Jessalyn Gilsig : Siggy Haraldson, l'épouse du jarl Haraldson
Gustaf Skarsgård : Floki, le constructeur doué et ami de Ragnar
George Blagden : Athelstan, moine anglo-saxon capturé par Ragnar lors de son premier raid en Angleterre
Elinor Crawley : Thyri Haraldson, fille de Siggy et du jarl Haraldson
Nathan O'Toole : Bjorn Lothbrok enfant, fils de Ragnar et Lagertha
Ruby O'Leary : Gyda Lothbrok, fille de Ragnar et Lagertha
Jouko Ahola : Kauko, guerrier de Ragnar
Ivan Kaye : le roi de Northumbrie Ælle
Moe Dunford : le prince Æthelwulf, fils du roi du Wessex Ecgberht
Donal Logue : le roi Horik
Thorbjørn Harr : le jarl Borg
Maude Hirst : Helga, l'épouse de Floki
Vladimir Kulich : Erik, guerrier de Ragnar
Gerard McCarthy : Bronsted
John Kavanagh : le voyant
Alyssa Sutherland : la princesse Âslaug
Tadhg Murphy : Arne
Jefferson Hall : Torstein
Eric Higgins : Knut
Angus MacInnes : Tostig
David Pearse : Svein, homme de main du jarl Haraldson
Diarmaid Murtagh : Leif, guerrier de Ragnar

Mon avis : Il m’aura fallut bien longtemps pour que, enfin, j’ai l’opportunité de regarder Vikings, série annoncée comme étant historique – j’ai toujours un peu de doute lorsque l’on prétend qu’une œuvre l’est, car bon, comment dire, entre la réalité historique et ce que l’on voit à l’écran, il y a souvent un monde – et dont j’avais entendu pas mal de critiques pour le moins élogieuses. Ainsi, lorsque j’ai appris que, enfin, après tant d’années, Netflix allait le diffuser en France, vous pouvez imaginer mon enthousiasme… or, après visionnage de cette première saison, force est de constater que mon ressentit final est, pour le moins, un peu compliquer à expliquer… En effet, après une entrée en matière plutôt bonne avec un premier épisode haut en couleur et qui introduisait assez bien à la fois les protagonistes, les enjeux en court et qui brillait, particulièrement, par une reconstitution du monde viking, ma foi, assez crédible, la suite, assez rapidement, péchait par une multitudes de petits défauts qui, pris individuellement, n’étaient pas bien grave, mais qui, a force de s’enchainer les uns aux autres, faisaient que, pratiquement, on ne voyait plus qu’eux. Ainsi, entre quelques tournures scénaristiques pour le moins discutables, bon nombre de raccourcis discutables, des incohérences narratives et deux ou trois boulettes tellement grosses qu’elles en devenaient navrantes, au fil des épisodes, j’avais de plus en plus de mal a apprécier totalement Vikings. Pourtant, il restait la reconstitution de cette époque, sincèrement impeccable, les décors, les costumes… mais aussi, tout ce que l’on nous montrait, à l’écran, sur les croyances de ces formidables guerriers nordiques, leur mode de vie, leur coutumes, etc. Mais bon, cela suffit-il a faire de Vikings une bonne série ? En toute sincérité, je ne le pense pas et comme en plus, j’ai eu le plus grand mal avec le héros, le sieur Ragnar, qui m’aura franchement agacé avec son petit sourire en coin permanant, vous vous doutez a quel point, au final, j’ai été loin, très loin d’être convaincu par cette première saison de Vikings… Mais bon, malgré cela, je suis tout de même curieux de voir ce que donnera la suite, de suivre l’évolution du sort de tous ces protagonistes et de, accessoirement, voir si le coté historique – l’invasion des iles britanniques – réussira à rehausser le niveau générale d’une série qui promettait énormément et qui, franchement, pour le moment, est bien trop moyen à mon gout…


Points Positifs :
- S’il y a une chose que l’on doit reconnaitre à cette série, c’est le sérieux de sa reconstitution historique. Certes, les spécialistes trouveront probablement quelque chose à redire, mais dans l’ensemble, entre les décors, les costumes, les coutumes, les mythes et le mode de vie de nos guerriers nordiques, force est de constater que tant les fans des vikings que les néophytes pourront être attiré par cette série aux antipodes de ce que l’on nous montre bien trop souvent à l’écran.
- Les amateurs d’Histoire seront ravis car, mine de rien, une bonne partie de ce petit monde à réellement exister. Une occasion d’en connaitre davantage sur les vikings et ces grandes figures de leur histoire…
- L’intrigue en elle-même n’est pas mauvaise et il faut reconnaitre que tout cela est assez plaisant à suivre dans l’ensemble.
- Pour ce qui est des acteurs, je n’ai pas grand-chose à leur reprocher : tout ce petit monde est assez bon pour ne pas dire crédible. D’ailleurs, si je ne suis franchement pas un grand fan du sieur Travis Fimmel, je reconnais qu’il fait un viking tout à fait convainquant.

Points Négatifs :
- Une saison un peu bancale dans l’ensemble qui alterne entre des épisodes franchement bons et d’autres, nettement plus moyens. De plus, certains passages sont pour le moins discutables, les raccourcis sont légions et deux ou trois boulettes ternissent, indéniablement, l’ensemble. Cela est tout de même dommage car on sent, malgré tout, un potentiel certain dans cette série.
- J’ai eu le plus grand mal avec Travis Fimmel, alias Ragnar Lothbrok, ce qui est un peu problématique vu qu’il est le héros. Il faut dire que son allure générale, tout au long de la saison, avec son coté arrogant et son petit sourire en coin m’aura gonflé au plus haut point et que, sur la fin, je ne le supportais plus du tout !
- Les quelques affrontements auquel on a droit sont spectaculaires, certes, mais brillent surtout par leur pauvreté : une douzaine de types de chaque coté, mouais, on a déjà connu mieux…
- Une bonne partie de tout ce petit monde est pas mal stéréotypé, vous ne trouvez pas !?

Ma note : 7/10