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samedi 19 juin 2021

LA CRÉATURE VENUE DU CHAOS


LA CRÉATURE VENUE DU CHAOS
 
Vous habitez un ranch dans lequel vous élevez des dinosaures. Et votre vie se déroulait paisiblement lorsque, un jour, les Kalazariens ont envahi la Thoronie, votre pays, après avoir endormi tous ses habitants. Sauf VOUS ! C'est donc un peu malgré vous que vous allez devenir un héros... il ne vous faudra que peu de temps pour apprendre à manœuvrer les robots qui vous permettront de combattre vos adversaires. Mais saurez-vous trouver le moyen de réveiller à temps vos compatriotes, tout en échappant aux cruels envahisseurs et aux dinosaures de toute espèce qui, maintenant, errent en liberté dans les villes et les forêts ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

La Créature venue du Chaos
Série : Défis Fantastiques n°24
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : Ian Miller
Illustrations intérieures : Alan Langford
Titre original : Creature of Havoc
Traduction : Noël Chassériau
Année de l’édition Anglaise : 1986
Sortie de l'édition Française : 13 février 1989
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 415
 
Mon avis : 
Attention, avec La Créature venue du Chaos, vous vous attaquez là à du gros gibier !!! Ainsi, je ne saurais que déconseiller cet ouvrage aux novices dans l'univers des Livres dont vous êtes le Héros, d'une part en raison de sa difficulté mais également par son aspect sombre. Mais attaquons la critique… A priori, la feuille d'aventure est très simple et les règles aussi, bref, rien de nouveau sous le soleil. Cependant, vous découvrez, assez rapidement, que, incarnant un monstre, vous êtes quasi invincible au combat singulier – sur un double, vous tuez l'adversaire et vous ne perdez qu'un seul point d'Endurance par blessure. A cet instant, on se demande quelle peut être la difficulté du livre ?! Mais passons à l'histoire : en toute sincérité, elle est excellente ! La plus complexe de tous les Défis Fantastiques ! Sur une vingtaine de pages vous est présenté des lieux et des personnages, apparemment sans aucun rapport avec vous. Lisez attentivement, pour le plaisir mais aussi parce que cela vous sera d'une aide précieuse. Cependant certains renseignements ne sont là que pour vous embrouiller et ne vous serviront strictement à rien. Pour ce qui est du début de l'aventure, a proprement parlé, vous êtes amnésique, ne comprenez pas le langage humain et ne contrôlez pas vos décisions. Rapidement, vous vous sortirez de ce mauvais pas – c'est automatique si les dés ne vous défavorisent pas trop, sinon c'est la mort – et vous pourrez jouer normalement. La première partie se passe dans la forteresse souterraine de Zharrandan Marr et c'est le passage le plus difficile du jeu. Réussir à échapper aux souterrains est déjà un exploit, étant donné le nombre de passages et objets obligatoires à découvrir. La seconde moitié du jeu vous permet de visiter bon nombre de lieux décrits au début du livre. Elle est elle aussi très dure, étant donné qu'il vous faut obtenir l'aide d'un demi-orque, pas si évident que ça à trouver. Mais pour finir le bouquin, il vous faut trouver la cachette de Marr ! Là aussi, mission quasi-impossible – vous devez d'abord découvrir un parchemin puis deviner le lieu au pif. Ainsi chaque paragraphe peut être le bon. Autant dire que les chances de succès sont très faibles… La fin, quand à elle, est excellente, et regorge de coups de théâtre inattendus. De plus le style de Jackson est remarquable et les illustrations d'Alain Langford sont très réussies. Bref, comme vous l’avez compris, La Créature venue du Chaos est un grand classique qui doit absolument trouver une place d'honneur dans votre bibliothèque personnelle. Surtout réservé aux fans purs et durs, les autres, naturellement, regarderont vite la soluce…
 

Points Positifs
 :
- Probablement un des meilleurs volets des Défis Fantastiques et, accessoirement, un des plus grands Livres dont vous êtes le Héros, tout simplement ! Il faut dire que La Créature venue du Chaos, malgré son indicible difficulté – finalement, comme Le Manoir de l’Enfer, peut-être en plus hard encore – n’en reste pas moins un incontournable absolu, un monstre du genre, quasiment parfait de bout en bout et qui ne peut que marquer les fans du genre !
- Originalité est le terme exact de cette Créature venue du Chaos : ici, on ne fait pas un quelconque aventurier mais un monstre, un vrai de vrai ! Ensuite, on est nettement plus fort que la moyenne, d’où des règles légèrement différentes. A cela, ajoutons le fait que l’on débute l’aventure en étant amnésiques et que ce n’est qu’au fil de celle-ci que l’on commencera sa savoir quel est notre but. Bref, un LDVELH qui sort de l’ordinaire…
- Scénaristiquement, c’est du tout bon et on a affaire, indéniablement, à un des tous meilleurs Défis Fantastiques !
- Un background pour le moins impressionnant nous est présenté ici : histoire, légendes, lieux, personnages…
- Pour ce qui est des illustrations, Alan Langford livre, comme à son habitude, une fort belle prestation et celles-ci sont un plus indéniable pour la réussite de ce livre jeu.
- Une couverture plutôt réussie et qui nous met tout de suite dans l’ambiance.
 
Points Négatifs :
- Une difficulté monstrueuse qui fait que, malheureusement, il est quasiment pour ne pas dire impossible de finir cet ouvrage sans solution. Bref, de quoi en décourager plus d’un, ce qui est dommage…
 
Ma note : 9/10

samedi 8 mai 2021

LES SCEAUX DE LA DESTRUCTION


LES SCEAUX DE LA DESTRUCTION
 
Vous êtes le noble souverain d'Arion, calme cité située au nord-est de Khul, que vous gouvernez pour le plus grand bien de tous vos sujets. Pourtant terreur et destruction menacent de s'abattre sur ce havre de paix. En effet, dans les montagnes de Krill Garnash où elle a établi son repaire, Morgane la sorcière vient de donner vie à douze Golems. Onze d'entre eux portent un masque marqué d'un Sceau de la Destruction. Seul manque le dernier Sceau qui pourrait donner à cette sorcière maléfique un pouvoir sans partage : la légende n'affirme-t-elle pas que quiconque réunira les douze Sceaux sera le maître du monde ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

Les Sceaux de la Destruction
Série : Défis Fantastiques n°23
Auteur : Robin Waterfield
Illustration de la couverture : John Sibbick
Illustrations intérieures : Russ Nicholson
Titre original : Marks of Mayhem
Traduction : Sylvie Bonnet
Année de l’édition Anglaise : 1987
Sortie de l'édition Française : 05 novembre 1987
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
Après La Planète Rebelle, livre jeu de Science-Fiction pour le moins original et qui est, incontestablement, le meilleur du genre, Robin Waterfield revient avec un ouvrage nettement plus conventionnel puisque typiquement connoté Heroic-Fantasy, Les Sceaux de la Destruction. Pour la petite histoire, celui-ci fait parti de ces ouvrages auquel j’avais joué étant adolescent et dont je ne me souvenais pas de grand-chose, en dehors, bien entendu, de sa couverture, plutôt réussie. Une bonne chose, finalement, puisque, en m’y replongeant, ce fut un peu comme si j’abordais un inédit, ou presque et comme l’aventure en elle-même est loin d’être déplaisante, ma foi, j’ai passé un assez bon moment avec ces Sceaux de la Destruction. Pourtant, d’entrée de jeu, il y a un gros défaut à ce livre-jeu puisque qui va croire une seule seconde que le roi d’un pays va partir a l’aventure tout seul et tout juste accompagné de sa fidèle épée et de son singulier casque !? Pas crédible pour un sou, certes, mais une fois cette couleuvre avalée, force est de constater que le reste de l’intrigue est plutôt pas mal : on voyage pas mal dans ce LDVELH, certains passages sont plutôt intéressants, il y a quelques rencontres marquantes, quelques protagonistes qui méritent le détour et, pendant les trois quarts de l’aventure, on a une sensation de liberté peu commune dans les Défis Fantastiques. Le problème, en fait, surgit vers la fin lorsque l’on doit rencontrer un certain personnage qui doit nous mettre en garde quand a un certain traitre et que l’on découvre, beaucoup trop tard, que nous avons en fait, affaire a un One-Thru-Path ! Ajoutons à cela un final bancal qui tient en trois misérables lignes et vous comprendrez pourquoi Les Sceaux de la Destruction rate un peu le coche et n’est pas un incontournable. Dommage car, par certains moments, il n’en n’était pas loin…
 

Points Positifs
 :
- Un Défis Fantastique plutôt méconnu mais qui n’en reste pas moins plutôt bon dans son genre. Possédant une intrigue captivante qui nous fera voir du pays, riche en scènes marquantes, Les Sceaux de la Destruction, sans être exceptionnel, est un livre-jeu sympathique qui vous fera passer un bon moment.
- Il y a de très bons passages tout au long de l’aventure et, coté immersion, Robin Waterfield est plutôt doué pour nous tenir en haleine au cours de notre long voyage.
- Russ Nicholson livre des illustrations de qualité, comme à son habitude et les fans de ce dernier seront aux anges.
- Une couverture simple mais plutôt réussie avec cet inquiétant golem.
 
Points Négatifs :
- Un final bancal, écrit à la va-vite et qui frustre énormément le joueur, surtout quand, après tant de péripéties, il a droit à un ultime paragraphe qui tient en trois misérables lignes ! Franchement, il y avait de quoi faire beaucoup mieux…
- On ne va pas se mentir, si Les Sceaux de la Destruction est un livre-jeu sympathique, ce n’est pas non plus un incontournable. Disons qu’il est correct et mérite d’être redécouvert, sans plus.
- Pas très crédible l’histoire du roi qui doit partir tout seul à l’aventure.
 
Ma note : 7/10

vendredi 16 avril 2021

LA GRANDE MENACE DES ROBOTS


LA GRANDE MENACE DES ROBOTS
 
Vous habitez un ranch dans lequel vous élevez des dinosaures. Et votre vie se déroulait paisiblement lorsque, un jour, les Kalazariens ont envahi la Thoronie, votre pays, après avoir endormi tous ses habitants. Sauf VOUS ! C'est donc un peu malgré vous que vous allez devenir un héros... il ne vous faudra que peu de temps pour apprendre à manœuvrer les robots qui vous permettront de combattre vos adversaires. Mais saurez-vous trouver le moyen de réveiller à temps vos compatriotes, tout en échappant aux cruels envahisseurs et aux dinosaures de toute espèce qui, maintenant, errent en liberté dans les villes et les forêts ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

La Grande Menace des Robots
Série : Défis Fantastiques n°22
Auteur : Steve Jackson
Illustration de la couverture : David Martin
Illustrations intérieures : Gary Mayes
Titre original : Robot Commando
Traduction : Danielle Plociennik
Année de l’édition Anglaise : 1986
Sortie de l'édition Française : 10 septembre 1987
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
Après l’original mais plutôt moyen Le Marais aux Scorpions puis le sympathique Les Démons des Profondeurs, Steve Jackson – l’auteur nord-américain et non le cocréateur des Défis Fantastiques – revient pour une toute dernière fois avec un ouvrage qui sort un peu de la norme des autres volumes de la série phare des LDVELH, du moins, en apparence… En effet, s’il y a bien une chose que l’on ne peut enlever à cette Grande Menace des Robots, c’est son originalité qui nous change grandement des habituelles aventures dans un univers d’Heroic Fantasy : surfant sur la vague des Transformers qui étaient à la mode dans les années 80, le sieur Jackson nous propose une aventure qui nous met aux commandes – par moments – de robots géants. Une idée que certains peuvent qualifier d’intéressante, pour peu que l’on soit fan de la chose – ce qui n’est pas vraiment mon cas – sauf que, comme c’est souvent le cas : toutes les bonnes intentions ne sont pas gages de réussites, loin de là ! Ainsi, dans le cas qui nous préoccupe ici, il apparait grandement que La Grande Menace des Robots n’est pas un bon Défis Fantastique, ce, pour de multiples raisons… Déjà, scénaristiquement, tout cela est plutôt léger pour ne pas dire ubuesque – tous les habitants de notre pays sont endormis sauf nous, pourquoi, mystère, il n’y aura pas d’explication ! Ensuite, il y a la problématique de la facilité de ce livre jeu : certes, je ne suis pas fan des One-Thru-Path à la Ian Livingstone mais à un moment donné, un peu de difficulté, cela ne fait pas de mal surtout quand on se rend compte que pour achever l’aventure, il suffit de trouver deux objets dont il est difficile de passer à coté. Ajoutons à coté un manque d’ambiance flagrant et le coté artificiel de l’ensemble et vous comprendrez que, en dehors, pour les amateurs du genre, du plaisir de se battre à bord de robots géants, il n’y a pas grand-chose à tirer de cette Grande Menace des Robots, un Défis Fantastique, selon moi, sans grand intérêt…
 

Points Positifs
 :
- Les amateurs des Transformers seront bien évidement aux anges puisque cette Grande Menace des Robots les permettra d’assouvir un fantasme en les mettant aux commandes de robots géants qui furent tant à la mode dans les années 80.
- Un Défis Fantastique qui sort de la norme et qui brille par son originalité puisque l’on sort du carcan traditionnel de l’Heroic-Fantasy.
- Ceux qui détestent les One-Thru-Path de la mort qui tue seront aux anges puisque la facilité est au rendez vous et qu’ils n’auront guère à se prendre la tête…
 
Points Négatifs :
- Un Défis Fantastique qui brille davantage par la forme que par le fond et qui possède un scénario bien trop léger pour vraiment marquer les esprits. Ainsi, en dehors du plaisir d’être aux commandes de robots géants et de se battre par moments avec des dinosaures, il ne reste pas grand-chose…
- Une intrigue simpliste pour ne pas dire débile par moments : tout le monde est endormis lors de l’invasion sauf nous ! Pourquoi ? Alors là, on ne le saura jamais !
- Un manque d’ambiance plutôt regrettable, ce qui est une habitude avec Steve Jackson.
- Les One-Thru-Path, c’est souvent pénible, mais ici, c’est beaucoup trop facile pour que ce livre jeu représente un quelconque challenge.
- Des illustrations sympas mais sans plus et une couverture franchement bof.
 
Ma note : 3,5/10

lundi 14 décembre 2020

L'ÉPREUVE DES CHAMPIONS


L'ÉPREUVE DES CHAMPIONS
 
Le Labyrinthe de la Mort ! L'évocation seule de ce lieu maléfique, témoin de l'une de vos premières aventures, vous fait passer des frissons dans le dos. Et pourtant, la mauvaise fortune va vous entraîner une fois de plus vers Fang, où vous allez découvrir que le Baron Sukumvit a imaginé un nouveau labyrinthe, plus redoutable encore que le premier. Pire encore, avant d'y pénétrer vous devrez triompher des jeux cruels conçus par Lord Carnuss, le frère dément du Baron.  Sortirez-vous vainqueur de l'Epreuve des Champions ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

L'Épreuve des Champions
Série : Défis Fantastiques n°21
Auteur : Ian Livingstone
Illustration de la couverture : Brian Williams
Illustrations intérieures : Brian Williams
Titre original : Trial of Champions
Traduction : Pascale Jusforgues et Alain Vaulont
Année de l’édition Anglaise : 30 juin 1986
Sortie de l'édition Française : 20 février 1987
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
Après vous avoir proposer la critique de L'Épée du Samouraï, vingtième volume des Défis Fantastiques et ouvrage fort bon, au demeurant, qui nous entrainait dans une espèce de Japon fantastique du plus bel effet, j’aborde aujourd’hui le tome suivant, un volet qui aura marquer les esprits des amateurs de Livre dont vous êtes le Héros, L'Épreuve des Champions. Œuvre du sieur Ian Livingstone, ce volume est surtout connu pour être la suite du Labyrinthe de la Mort, c’est-à-dire, non seulement un des premiers ouvrages du genre, mais aussi, et surtout, un des tous meilleurs du genre – eh oui, même si celui-ci est un terrible One-Thru-Path des familles, Livingstone oblige, pour son ambiance, pour sa mécanique implacable et pour les multiples passages cultes qui parsèment ses pages, ce livre-jeu possède, depuis sa parution, une aura d’excellence que peu d’autres ouvrages possèdent. Bien évidement, le joueur, attentif, pourra trouver singulier que Livingstone ait souhaité donner une suite à l’une de ses œuvres phares, surtout que, comme chacun sait, les suites sont rarement à la hauteur de l’œuvre originale et que, de toutes façons, on ne peut s’empêcher de comparer les deux, souvent au détriment des seconds… Pourtant, L'Épreuve des Champions est non seulement une suite plus que correcte mais en plus, s’il est inférieur a son illustre prédécesseur, force est de constater que c’est un bon Défis Fantastique : retord, bourré de pièges mortels, tout aussi difficile que son devancier, il n’est pas avare, non plus, en rencontres marquantes. Cependant, là où L'Épreuve des Champions gagne en originalité et marque vraiment les esprits, c’est en raison de son premier quart qui nous voit, esclave, devoir lutter a mort avec d’autres compagnons d’infortunes et échapper à moult pièges et autres épreuves retorses afin de survivre, bien entendu, mais aussi et surtout, être envoyée dans le nouveau labyrinthe ! Une partie franchement excellente et qui en aura marqué plus d’un… Alors certes, ne nous voilons pas la face, aussi bon soit-il, L'Épreuve des Champions reste inférieur au Labyrinthe de la Mort et malgré ses quelques nouveautés, le lecteur ne sera pas dupe : ce n’est qu’une réédite, terriblement efficace, certes, de l’un des meilleurs LDVELH. Mais bon, malgré ce constat, Ian Livingstone réussit tout de même son pari et nous offre une suite franchement réussie, du moins, pour celles et ceux qui aiment souffrir, car bon, la difficulté est au rendez vous et vous fera arracher bien des cheveux…
 

Points Positifs
 :
- Alors que ce n’était pas gagner d’avance, L'Épreuve des Champions s’avère être une bonne suite au Labyrinthe de la Mort. Certes, dans les grandes lignes, Ian Livingstone reprend les bonnes vieilles ficelles qui avaient fait le succès de son illustre prédécesseur, mais bon, malgré cela, si vous aimez le genre, vous plongerez avec délectation dans ce nouveau labyrinthe du terrible Baron Sukumvit !
- Le premier quart du livre, qui se déroule dans une arène et où des dizaines d’esclaves doivent s’affronter jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, ce dernier devant être envoyer dans le Labyrinthe, est non seulement original mais aussi, et surtout, excellente.
- Il y a pas mal de rencontres peut-être pas aussi marquantes que celles du Labyrinthe de la Mort mais qui n’en valent pas moins le détour.
- Pour ce qui est des illustrations, Brian Williams livre une fort belle prestation dans cet ouvrage.
- Une couverture simple mais efficace.
 
Points Négatifs :
- Bon, il ne faut pas se mentir, aussi bon soit-il, L'Épreuve des Champions n’est que la suite du Labyrinthe de la Mort et, forcément, au petit jeu des comparaisons, il n’y a pas photo.
- Livingstone oblige, cela reste un terrible bon vieux One-Thru-Path des familles et vous allez vous arracher les cheveux bien des fois avant de pouvoir trouver le seul et unique chemin qui vous fera sortir du labyrinthe…
- Certains passages sont tout de même franchement hard !
 
Ma note : 7,5/10

samedi 28 novembre 2020

L'ÉPÉE DU SAMOURAÏ


L'ÉPÉE DU SAMOURAÏ
 
Le Tochimin, petit Etat isolé de la côte est du Khâl, vit des heures tragiques. En effet, la Dai-Katana – épée magique connue sous le nom de Mort Joyeuse – a été dérobée au Shogun Hasegawa, son Seigneur. Depuis ce funeste événement, le pouvoir du Shogun n'a fait que s'affaiblir. VOUS êtes le Senseï du Shogun, un jeune samouraï, maître en arts martiaux, désigné tout naturellement pour accomplir une périlleuse mission : retrouver l'épée magique et la restituer au Shogun afin de sauver le royaume. Une aventure qui vous conduira au cœur du repaire d'Iriku, le maître des Ombres, l'être infâme qui s'est approprié Mort Joyeuse. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…
 

L'Épée du Samouraï
Série : Défis Fantastiques n°20
Auteur : Mark Smith et Jamie Thomson
Illustration de la couverture : Peter Andrew Jones
Illustrations intérieures : Alan Langford
Titre original : Sword of the Samourai
Traduction : Pascale Jusforgues
Année de l’édition Anglaise : 20 mai 1986
Sortie de l'édition Française : 31 août 1987
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400
 
Mon avis : 
Aussi incroyable que cela puisse paraitre, cela faisait trois longues années que je ne vous proposais pas de critiques d’un Défis Fantastique puisque, la toute dernière fois remontait à décembre 2017 avec celle des Démons des Profondeurs, livre-jeu sympathique mais loin d’être inoubliable. Bien entendu, au cours de ces trois dernières années, je n’avais pas abandonné les Livres dont vous êtes le Héros puisque, entre une grosse partie de la saga de Loup Solitaire et les six volumes de Dragon d’Or, le genre n’avait nullement été délaissé. Sauf que, il me tardait de revenir à la série la plus connue et, ma foi, disons que cela fut avec un titre qui m’aura franchement enthousiasmer ! Le hasard faisant souvent bien les choses, alors que, depuis quelques semaines, je m’efforce d’avancer dans le très retord Sekiro – œuvre de FromSoftware qui nous a proposer des jeux cultes comme Dark Souls et compagnie – soft qui, comme chacun sait, se déroule dans un Japon moyenâgeux fantastique, le Défis Fantastique qui m’attendait était un certain… L'Épée du Samouraï qui, comme vous l’avez compris, se déroule dans un univers équivalent. Cela tombait fort bien, vous vous en doutez, surtout que j’avais hâte de redécouvrir un livre-jeu que je n’avais pas achevé – allez donc savoir pourquoi – du temps de ma jeunesse et qui s’est avéré être très bon pour ne pas dire excellent, et je pèse mes mots ! Il faut dire que L'Épée du Samouraï, œuvre du duo Mark Smith et Jamie Thomson qui nous avait déjà offert Le Talisman de la Mort mais aussi la célèbre saga de La Voie du Tigre, fourmille de qualités qui en font, indéniablement, un incontournable du genre. Déjà, de par son originalité évidente : délocalisation dans un Japon de Fantasy avec une ambiance locale franchement bienvenue, cela nous change des autres livres de la série, surtout que celle-ci est fort bien retranscrite et que l’on a droit a tout un tas de créatures du folklore local. Ensuite, il y a le fait que ce livre-jeu n’est pas un One-Thru-Path et qu’il existe moult chemins pour parvenir a son but – bon, il faudra quelques objets particuliers pour vous faciliter la vie mais rien de bien insurmontable non plus – cela aussi est appréciable. Ensuite, il y a l’histoire en elle-même, franchement captivante et qui fourmille de passages marquants comme l’attaque d’un village, le fait que l’on puisse être accompagné par un samouraï renégat, le combat face a un samouraï mort vivant qui nous donnera quelques sueurs froides et, bien entendu, l’affrontement épique contre le Dai Oni, qui se déroule selon une règle plutôt inhabituelle : chacun aura diverses créatures à ses ordres, et ce seront celles-ci qui s’affronteront – Bien évidemment, il vous faudra acquérir la loyauté de vos propres monstres en utilisant quelques objets amassés en cours de route. Bref, vous l’avez compris, L'Épée du Samouraï est un excellent Défis Fantastique qui pourrait presque rivaliser avec les meilleurs titres du genre si ce n’était son principal défaut : il est trop court ! Il y a bien 400 paragraphes mais l’aventure défile tellement rapidement en comparaison d’autres ouvrages que l’on en ressort avec l’impression que l’expérience est trop courte, beaucoup trop courte. Mais bon, en dehors de ce défaut, si vous souhaitez vous attaquer a un Défis Fantastique original et franchement bon, n’hésitez pas une seconde, L'Épée du Samouraï ne vous décevra nullement, bien au contraire !
 

Points Positifs
 :
- Un Défis Fantastique original qui nous entraine dans un Japon de Fantasy, ce qui nous change grandement de la plupart des autres volets de la série. L’ambiance nippone est fort bien retranscrite, quand aux créatures locales, fort différentes de celle de notre propre culture, disons qu’elles apportent un plus notable a l’aventure.
- Une intrigue captivante de bout en bout et qui regorge de passages marquants – l’attaque du village, le combat contre le samouraï mort-vivant et, bien entendu, l’affrontement dantesque et original face aux monstres du Dai Oni.
- Une petite évolution dans les règles avec l’ajout de points d’honneur et la possibilité de combattre avec deux armes.
- Les illustrations d’Alan Langford sont plutôt de qualité.
- Une couverture correcte, qui nous met tout de suite dans l’ambiance.
 
Points Négatifs :
- Curieusement, l’aventure apparait comme étant beaucoup trop courte alors qu’il s’en passe des choses au court de celle-ci. En toute sincérité, L'Épée du Samouraï aurait mérité une bonne centaine de paragraphes supplémentaires, histoire de faire durer le plaisir.
 
Ma note : 8/10

samedi 11 juillet 2020

L'ŒIL DU DRAGON


L'ŒIL DU DRAGON
 
Une mission de tout repos !... C'est ce que vous avez pensé lorsqu'il vous a été proposé de vous mettre à la recherche de l'Œil du Dragon, un fabuleux talisman caché dans la cité engloutie de Thalios. Mais vous déchantez vite en franchissant les portes de la ville : les Kappas, des créatures venues du fond de l'océan, vous y ont précédé. Et vous aurez besoin de tous vos pouvoirs de Maîtres en Haute Magie pour déjouer leurs pièges et échapper aux dangers qui vous guettent dans la cité en ruine. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. Vous seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance...
 

L'Œil du Dragon
Série : Dragon d'Or n°6
Auteur : Dave Morris
Illustration de la couverture : Bruno Elettori
Illustrations intérieures : Russ Nicholson
Titre original : The Eye of the Dragon
Traduction : Lola Tranec Dubled
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : mars 1987
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 310
 
Mon avis :
 Sixième et dernier tome de la série Dragon d’Or, L’Œil du Dragon – qui, dans la version anglaise, est en fait le quatrième volet de la série – apparait comme étant un des tous meilleurs du lot, si ce n’est, aux yeux de certains, comme étant le plus aboutit. Il faut dire que, si l’on met de coté Le Dieu Perdu que j’avais énormément apprécier – peut-être parce qu’il avait été le premier de la série que je m’étais procurer étant plus jeune mais aussi pour son exotisme – je n’ai jamais été un grand fan de Dragon d’Or : certes, la série était sympa, proposait des aventures plutôt plaisantes, cependant, aucune ne marquait vraiment les esprits comme cela pouvait être le cas dans les Défis Fantastiques, quand au système de combat qui laissait notre sort au hasard, force est de constater qu’il reste le gros point faible de la saga. Cependant, avec L’Œil du Dragon, même si les défauts de la série ne sont jamais bien loin, force est de constater que nous avons tout de même affaire a un LDVELH qui sort du lot, ne serais-ce que pour l’utilisation de sortilèges comme cela avait put être le cas, jadis, dans l’excellente série Sorcellerie ! Un petit plus, non négligeable et qui nous aidera bien dans une aventure qui va s’avérer être plus intéressante qu’on aurait put le penser de prime abord. Certes, au départ, on se dit qu’il ne s’agit que d’une vulgaire chasse au trésor que l’on doit trouver avant les grands méchants, cependant, assez rapidement, celle-ci prend de l’ampleur de par une ambiance plutôt bien retranscrite mais aussi par la possibilité de prendre divers chemins différents afin de parvenir a son but. Certes, à la fin, il faudra avoir quelques objets indispensables pour réussir l’aventure mais plusieurs possibilités existent et, ma foi, explorer l’ancienne cité en ruine est un pur régal, surtout au vu des divers rencontres que l’on y fait. Vous l’avez compris, j’ai plutôt apprécié L’Œil du Dragon et même si ce dernier n’est pas un grand LDVELH, force et de constater qu’il n’en reste pas moins comme étant un bon volet de Dragon d’Or, une série trop moyenne selon moi mais loin d’être inintéressante. Mais à présent, après un très long apparté, il va être temps de revenir enfin faire un petit tour du coté des Défis Fantastiques où moult aventures m’attendent !
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs volets de Dragon d’Or, tout simplement. Il faut dire que l’exploration de la cité engloutie de Thalios est un pur régal et que, entre les divers chemins que l’on peut emprunter et les diverses rencontres effectuées, on ne s’ennui pas une seule seconde !
- La possibilité d’utiliser des sortilèges est une très bonne idée.
- C’est une bonne chose de pouvoir finir l’aventure en utilisant divers chemins, cela nous change un peu…
- Pour ce qui est des dessins, les fans de Russ Nicholson seront ravis de retrouver cet artiste au style toujours aussi plaisant.
- Une couverture franchement réussie.
 
Points Négatifs :
- Curieusement, j’ai trouvé l’aventure un peu trop courte et je pense qu’une bonne cinquantaine de paragraphes supplémentaires n’auraient pas été de trop.
- Un style d’écriture peut-être un peu simpliste par moments ?
- Le traditionnel système de combat des Dragon d’Or qui laisse une place total au hasard et qui restera, définitivement, comme étant le gros point faible de la série.
 
Ma note : 7,5/10

mardi 30 juin 2020

LE CHÂTEAU DES AMES DAMNÉES


LE CHÂTEAU DES AMES DAMNÉES

Par-delà les collines et les marais hantés, là où le soleil perd de son intensité avant de disparaître, se dresse le lugubre château de l'archidémon Capon. Depuis la nuit des temps, cet ennemi juré de l'humanité traque les mortels pour s'emparer de leur âme et les livrer pour l'éternité aux tortures les plus cruelles et les plus diaboliques dans son antre infernal. Enfin, on en vient à connaître le secret magique qui permettra d'anéantir le monstre. Et c'est à VOUS qu'est confiée cette périlleuse mission. Mais saurez-vous libérer le monde de cet abominable fléau, ou viendrez-vous grossir les rangs des victimes de Capon ? Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. Vous seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance...


Le Château des Ames Damnées
Série : Dragon d'Or n°5
Auteur : Dave Morris et Yves Newnham
Illustration de la couverture : Bruno Elettori
Illustrations intérieures : Leo Hartas
Titre original : Castle of Lost Souls
Traduction : Mona de Pracontal
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : mai 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 309

Mon avis : Il faut être totalement objectif et, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est-à-dire, la critique du Château des Ames Damnées, cinquième volet de Dragon d’Or, force est de constater que celui-ci nous prouve, une fois de plus, que cette série de Livres dont vous êtes le Héros fut nettement inférieure, qualitativement parlant, aux célèbres Défis Fantastiques ou, bien entendu, à Loup Solitaire. Pourtant, quelques espoirs étaient permis avec ce nouveau LDVELH : en effet, le retour, aux manettes, de Dave Morris, excellent conteur comme chacun sait, avait de quoi nous faire espérer que ce Château des Ames Damnées allait nous entrainer dans une aventure peut-être pas exceptionnelle mais, au moins, suffisamment captivante pour nous faire passer un bon moment. Or, à mon grand regret, il n’en n’est rien… Certes, il y a quelques bonnes idées tout au long du chemin que l’on va parcourir pour parvenir jusqu’à la forteresse de Capon, cependant, une fois que l’on parvient à celle-ci, on peut, sans le moindre problème, parler de déception tant cette dernière brille par son peu de difficulté. De même, Dave Morris est toujours aussi doué pour nous proposer moult scènes peu communes et nous surprendre par la rencontre de quelques protagonistes innatendu, cependant, le manque d’originalité de l’ensemble, son manque de challenge évident et son coté déjà-vu fait que l’on ressort de ce cinquième volet de Dragon d’Or avec la désagréable impression que, plus on avance dans cette série, moins on y trouve un quelconque intérêt. Dommage, elle était bien prometteuse au début pourtant…


Points Positifs :
- Toute la première partie, avant que l’on ne parvienne à la forteresse, est plutôt réussie et nous fera voir du pays : déambulations dans une citée, voyage dans les bois puis, pour finir, dans un marais. Oui, il y a de quoi faire surtout que l’on y fait quelques rencontres intéressantes.
- Dave Morris est, indéniablement, un bon narrateur, ce qui fait qu’il n’a pas son pareil pour nous entrainer dans une aventure plutôt plaisante et nous surprendre de par tout un tas de bonnes idées, au cours de celle-ci.
- Pour ce qui est des dessins, les fans de Leo Hartas seront ravis de retrouver cet artiste au style certes particulier mais oh combien talentueux.
- Il existe plusieurs chemins pour parvenir au but final, ce qui est toujours une bonne chose.

Points Négatifs :
- Un manque d’originalité pour le moins flagrant. Il faut dire que, au bout d’un moment, on commence à en avoir marre de ces forteresses soit disant infernales et qui se ressemblent toutes.
- Ici, comme c’est souvent le cas dans Dragon d’Or, le chemin est nettement plus intéressant que la destination finale, la fameuse forteresse dont on nous vantait les immenses dangers. Visiblement, ceux-ci brillent par leur absence et on a plutôt tendance à s’y balader tranquillement…
- Capon est tout sauf un boss charismatique, bien au contraire.
- Le traditionnel système de combat des Dragon d’Or qui laisse une place total au hasard.

Ma note : 5/10