lundi 26 février 2018

STRANGER THINGS – SEASON 1


STRANGER THINGS – SEASON 1

Le 6 novembre 1983, à Hawkins dans l'Indiana, une créature s'échappe d'un laboratoire du Département de l'énergie, emportant un scientifique dans sa fuite. Plus tard, Will Byers, un garçon de 12 ans, rentre chez lui après une longue partie de Donjons & Dragons et se fait attaquer par une créature. Le lendemain, une jeune fille aux cheveux rasés, avec pour seul signe distinctif un tatouage montrant les chiffres 011 sur l'avant-bras, apparaît près d'un restaurant. Le gérant et cuisinier, Benny, décide de s'occuper d'elle avant d'appeler les services sociaux, mais se fait tuer par une équipe venant récupérer la jeune fille, qui s'échappe. Le shérif Hopper se charge sans entrain de rechercher Will et retrouve son vélo en forêt ; Lucas, Mike et Dustin, ses amis, sortent dans la nuit pluvieuse rechercher leur ami et trouvent la jeune fille.


Stranger Things – Saison 1
Réalisation : Matt Duffer, Ross Duffer et Shawn Levy
Scénario : Matt Duffer et Ross Duffer
Musique : Kyle Dixon et Michael Stein
Production : 21 Laps Entertainment
Genre : Science-Fiction, Horreur
Titre en vo : Stranger Things – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 15 juillet 2016 – 15 juillet 2016
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 48 minutes

Casting :
Winona Ryder : Joyce Byers
David Harbour : Jim Hopper
Finn Wolfhard : Mike Wheeler
Millie Bobby Brown : Jane Ives / Onze / Elfe
Gaten Matarazzo : Dustin Henderson
Caleb McLaughlin : Lucas Sinclair
Natalia Dyer : Nancy Wheeler
Charlie Heaton : Jonathan Byers
Cara Buono : Karen Wheeler
Matthew Modine : Dr Martin Brenner
Noah Schnapp : Will Byers
Joey Keery : Steve Harrington
Joe Chrest : Ted Wheeler
Shannon Purser : Barbara Holland
Rob Morgan : Adjoint Powell
Peyton Wich : Troy Harrington
Randall P. Havens : Scott Clarke
Catherine Dyer : Connie Frazier
Ross Partridge : Lonnie
Chelsea Talmadge : Carol
Chester Rushing : Tommy H.
John Reynolds : Officier Callahan

Mon avis : Vous l’avez peut-être remarqué, ou, du moins, si vous êtes de ma génération, la chose ne vous aura sans doute pas échappé que, depuis quelques années, les œuvres qui rendent hommage aux années 80 où réalisées comme si elles avaient été faites à l’époque sont de plus en plus nombreuses. La chose a put se constater dans le domaine de la bande dessinée – que ce soit Deadly Class et, surtout, Paper Girls – du cinéma – Super 8 – et donc, désormais, du coté des séries avec ce Stranger Things qui, depuis ses débuts, a pas mal fait parler de lui, souvent en bien d’ailleurs. Quelque part, cela est normal puisque les enfants des années 80 sont désormais aux manettes du monde, d’où cette envie de rendre hommage aux œuvres et aux auteurs qui ont marquer leur jeunesse : ainsi, si vous avez l’occasion de regarder Stranger Things – puisque c’est cette série qui nous occupe aujourd’hui – et que tout cela vous fait penser a E.T., Les Goonies ou aux romans de Stephen King, ne vous inquiétez pas, non seulement c’est normal mais surtout, c’est voulu. Cependant, une fois arriver a ce point de ma critique, vous pouvez vous dire qu’il faut avoir un certain age pour apprécier une Stranger Things, que si vous n’avez pas été enfant pendant les années 80, vous passerez a coté de la plupart des hommages et des références qui parsèment cette série ?! Eh bien, disons que, quelque part, cela est exact même si cela n’empêche pas les plus jeunes d’entre nous d’apprécier cette série – et il suffit de voir comment mes enfants ont été enthousiasmé par celle-ci – mais quoi qu’il en soit, en dehors des références et du coté nostalgie indéniable, quand est-il vraiment des qualités propres de cette série ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Eh bah ma foi, sans sauter au plafond – car il ne faut pas exagérer non plus, force est de constater que oui, effectivement, Stranger Things est une bonne série, plutôt additive et qui gagne en intérêt au fil des épisodes – il faut le reconnaitre, les deux, trois premiers ont un peu de mal à démarrer mais une fois que c’est lancé, on ne s’ennui pas ! Alors certes, il faut apprécier le genre ou, tout simplement, avoir garder une âme d’enfant pour apprécier Stranger Things, mais bon, si c’est le cas et si, comme moi, vous avez dépasser les quarante ans, pourquoi bouder son plaisir et ne pas replonger dans une œuvre qui vous renverra tout droit a une époque plus insouciante et qui nous faisait encore rêver ?!


Points Positifs :
- Un formidable hommage aux années 80 et, bien entendu, a toutes ces œuvres cultes qui auront marqué cette époque et une génération entière qui, bien entendu, replongera avec plaisir dans son enfance.
- Si la série a un peu de mal a démarrer, une fois passer le cap des premiers épisodes, l’intensité et la qualité ne font qu’augmenter au point même que l’on peut, sans mal, qualifier l’intrigue de captivante. Il faut dire que ce coté « aventure avec un grand A » y est pour beaucoup.
- Un casting oh combien stéréotypé – tous les protagonistes – mais oh combien efficace quand on y pense bien. Quelque part, c’est le genre qui veut cela et ce n’est pas un défaut.
- Eleven – ou Elfe – bien sur, ne serais-ce que pour ses pouvoirs, son look. Oui, bon, celle-ci nous fait un peu penser a Charlie dans le roman du même nom de Stephen King, mais bon, et alors !?
- Les nombreuses références et autres madeleines de Proust qui raviront les vieux briscards dans mon genre.
- Une œuvre faite à la manière des plus belles réussites des années 80 mais avec les effets spéciaux actuels !

Points Négatifs :
- Un début un peu poussif tout de même, et ce n’est que, sensiblement, la moitié de cette première saison que Stranger Things gagne en intérêt. Et vu qu’il n’y a que 8 petits épisodes…
- Oui, certes, c’est le genre qui veut que les protagonistes soient stéréotypés et sentent le déjà-vu, mais bon, pour certains, on fleure allègrement l’exagération. Dommage, il y avait de quoi creuser un peu certains personnages.
- Force est de constater qu’il faut apprécier le genre pour aimer Stranger Things.
- Si vous êtes trop jeune, vous passerez a coté de la plupart des références et autres clins d’œil qui parsèment cette série.

Ma note : 7,5/10

dimanche 25 février 2018

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – RONDE DE NUIT


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – RONDE DE NUIT

Le commissaire Vimaire n'aurait jamais dû poursuivre un tueur sur les toits de l'Université de l'Invisible. Un accident est si vite arrivé. Une chute stupide dans la bibliothèque et le voilà projeté trente ans dans le passé... avec l'assassin. Vimaire va se retrouver face à une version plus jeune de lui-même. Que faire sinon former ce jeune homme à devenir un bon policier et assister à la naissance du Guet ? Mais Vimaire sait qu'il ne doit pas modifier le passé au risque de voir disparaître son présent : sa femme et son futur bébé !


Les Annales du Disque-Monde – Ronde de Nuit
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 10 avril 2002
Edition Française : 10 février 2011
Titre en vo : Night Watch
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 480

Mon avis : « Il y avait bel et bien des conspirateurs, aucun doute là-dessus. Certains étaient des gens ordinaires qui en avaient assez. D'autres des jeunes sans argent qui contestaient un monde entre les mains de vieux richards. D'autres étaient encore dans le coup pour avoir des filles. Et d'autres encore des imbéciles aussi cinglés que Swing qui partageaient avec lui sa vision rigide et irréelle du monde, qui se rangeaient dans le camp de ce qu'ils appelaient le peuple. Vimaire avait passé son existence dans les rues, il y avait croisé des braves citoyens, des idiots, des vauriens prêts à voler un sou à un mendiant aveugle, des gens qui accomplissaient tous les jours des miracles en silence ou commettaient des crimes abominables derrière les fenêtres crasseuses de leurs petites maisons, mais il n'avait jamais croisé le Peuple. » Je n’ai pas pour habitude de vous proposer des extraits des romans que je lis dans mes critiques, pourtant, lorsque je tombe sur une citation de cet acabit, une citation qui colle tellement bien a certains de nos politiciens qui se prétendent révolutionnaires en herbe – qui  a dit Mélenchon, le fameux démagogue – je me dis que Pratchett, sous couvert d’avoir passer une bonne partie de sa vie a écrire de la Fantasy parodique avait, en fait, tout compris sur ce qu’est vraiment la société, la politique, etc. Et, justement, cette citation, selon moi, résume fort bien cet excellent vingt-septième volume des Annales du Disque-Monde, cette Ronde de Nuit qui, sous couvert d’une intrigue où Vimaire voyage dans le temps, est un formidable hommage a la Commune de Paris et, accessoirement, a toutes les révolutions dans un sens plus large… Du coup, a ma grande surprise, alors que j’étais légèrement dubitatif au départ au vu du postulat de ce roman – en poursuivant un meurtrier, Vimaire et celui-ci sont plongés dans le temps, trente ans dans le passé, et notre héros doit faire attention a ne pas modifier les faits afin de ne pas créer de paradoxes temporelles – au fil des pages, je me suis rendu compte que tout cela n’est qu’une excuse pour que Pratchett nous offre sa vision de ce que sont, véritablement, les révolutions : c’est-à-dire, avec ses meneurs, ses idéalistes, ceux qui en profitent vraiment et ceux qui, bien évidement, ne font que les subir sans jamais en profiter. Car comme il est également dit dans ce roman : « je vous présente votre nouveau patron, pareil que l’ancien », il n’y a rien de plus illusoire qu’une révolution et tandis que les dirigeants se succèdent, que de grands slogans sont lancés et qu’une même caste se trouve toujours au pouvoir, les vrais gens, eux, doivent se contenter de l’essentiel a leurs yeux, c’est-à-dire, vivre leur vie. Bref, Ronde de Nuit, sous couvert d’un début fortement marqué fantastique est, en fait, une véritable satyre sociale et une œuvre mature qui traite fort bien des révolutions et des illusions de celles-ci. Pratchett, au sommet de son art, est ici fort éloigné de ses débuts, plus comiques, mais en lisant le résultat final, on ne peut se dire que c’est une heureuse évolution…


Points Positifs :
- Terry Pratchett nous livre ici une œuvre fortement marqué par la Commune de Paris et aborde donc, de plein fouet, les révolutions dans leur ensemble. Le résultat est tout simplement excellent et mérite largement le détour, surtout que, a bien y réfléchir, en lisant ce Ronde de Nuit, j’ai rarement eu l’occasion de lire autant de réflexions aussi censées au sujet des illusions révolutionnaires.
- L’intrigue en elle-même – Vimaire remonte le temps en compagnie d’un meurtrier, intègre le Guet alors que sa version plus jeune en fait partit et doit tout faire pour ne pas modifier le passé – est plutôt bonne et nous permet, qui plus est, de découvrir Ankh-Morpork trente ans auparavant, de retrouver tout un tas de protagonistes plus jeunes et d’en apprendre davantage sur le passé de ces derniers et de la cité.
- Samuel Vimaire était déjà, avant ce roman, un des personnages du Disque-Monde les mieux écrits, mais ici, on atteint des sommets de psychologie avec ce dernier.
- Ronde de Nuit est indéniablement le roman le plus sombre de Pratchett – du moins, a ce moment là de ma lecture des Annales – mais cela n’est pas gênant, loin de là.
- Une œuvre que devraient lire tous ces démagogues a la Mélenchon, tous ces fils et filles à papa qui se prétendent révolutionnaires, sans oublier, bien entendu, tous ceux qui prétendent parler au nom du peuple.

Points Négatifs :
- Une œuvre que déplaira fortement a tous ces démagogues a la Mélenchon, tous ces fils et filles a papa qui se prétendent révolutionnaires, sans oublier, bien entendu, tous ceux qui prétendent parler au nom du peuple. La vérité ne fait pas toujours plaisir…
- Ceux et celles qui préfèrent le Pratchett des débuts, a l’humour plus absurde (et plus présent) risquent de tiquer fortement devant cette Ronde de Nuit oh combien sérieuse – malgré quelques passages assez drôles tout de même…

Ma note : 8,5/10

vendredi 23 février 2018

MANHATTAN PROJECTS – PSEUDO-SCIENCE


MANHATTAN PROJECTS – PSEUDO-SCIENCE

En 1942, au sein du département de la guerre du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique, le général Growes confie au docteur Oppenheimer que ses compétences le destinent à devenir la nouvelle recrue des Projets Manhattan. Cette section reste secrète aux yeux du monde et dispose d'un niveau de sécurité extrême. Elle conserve ainsi les plus grands secrets du pays. De nombreux scientifiques ont intégré ce département et travaillent officiellement sur une arme d'un nouveau genre, la première bombe atomique de l'histoire. En réalité, ils explorent plutôt des territoires inconnus et clairement inédits pour la science. Tandis que le général Growes inspecte les installations avec Robert Oppenheimer, la base subit une attaque. L'armée japonaise a envoyé un torii qui s'écrase en plein milieu des locaux. Ce portail traditionnel va ouvrir une porte dimensionnelle à des centaines de robots armés. La résistance militaire américaine se prépare très vite et annihile cette vague d'agresseurs. L'intégration d'Oppenheimer ne pouvait pas se faire de meilleure façon...


Manhattan Projects – Pseudo-Science
Scénario : Jonathan Hickman
Dessins : Nick Pitarra
Encrage : Ryan Browne
Couleurs : Jordie Bellaire
Couverture : Nick Pitarra
Genre : Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Manhattan Projects – Vol 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 18 septembre 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 05 janvier 2018
Nombre de pages : 472

Liste des épisodes
Manhattan Projects 1-10

Mon avis : Si Jonathan Hickman s’est fait connaitre, ces dernières années, aux yeux du grand public, c’est bien évidement pour son travail plutôt marquant du coté de chez Marvel ainsi que pour son event qui l’aura conclu en beauté, Secret Wars, sans nul doute le seul gros crosover potable de chez la Maison des Idées depuis… oh, une éternité. Mais l’auteur, comme c’est souvent le cas outre-Atlantique, ne s’est pas contenté de travaillé pour les grosses maisons d’éditions et c’est justement du coté de son travail chez les indépendants qu’on le retrouve aujourd’hui avec le premier volume de Manhattan Projects, une œuvre pour le moins atypique et qui, par bien des égards, possède quelques petits points communs avec La Ligue des Gentlemen Extraordinaires d’un certain Alan Moore… Des points communs car, comme le scénariste britannique, Hickman use de figures historiques réelles et s’amuse avec elles pour nous en offrir une vision pour le moins loufoque, par moments osée mais tout de même réussie. Car bon, ce florilège de savants fous travaillant pour le gouvernement américain – le fameux Projet Manhattan pendant la seconde guerre mondiale qui accoucha de la bombe atomique – et assez rapidement pour eux-mêmes au fil des épisodes et où l’on retrouve des noms comme Einstein, Oppenheimer ou von Braun, pour ne citer que les plus connus, va nous entrainer dans une intrigue qui, malgré un fond et une forme assez convenus, n’en reste pas moins assez réussie dans l’ensemble. Il faut dire qu’assez rapidement, le lecteur s’aperçoit que certains des protagonistes ne sont pas vraiment qui ils semblent être ou alors, tellement différents de leurs modèles originaux que, du coup, tout est permis, ou presque. Hickman, justement, s’en donne à cœur joie et un usant des bonnes vieilles ficelles de la SF d’antan, nous livre au final une œuvre franchement plaisante pour peu, bien entendu, que vous accrochiez au concept. Pour ma part, ce fut le cas et je suis assez curieux de découvrir le fin mot de l’histoire désormais…


Points Positifs :
- Habile mélange de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires de Moore et de la SF des années 50, Manhattan Projects est un comics fort plaisant, a l’univers plutôt riche et qui vous fera passer un fort bon moment.
- Un sacré florilège de savants fous et de protagonistes hauts en couleurs, mine de rien : ainsi, entre Albert Einstein, Robert Oppenheimer, Wernher von Braun, Enrico Fermi, Yuri Gagarin, Laïka, Richard Feynman, il y a de quoi faire, surtout que tout ce petit monde exista bel et bien.
- Si vous possédez une bonne connaissance de ces figures historiques, le plaisir n’en sera que décuplé.
- Le style de Nick Pitarra s’inspire fortement de celui de Frank Quitely et ravira donc les fans de ce dernier.
- Une couverture qui nous montre la quasi-totalité du casting et plutôt réussie.

Points Négatifs :
- On n’échappe pas à quelques poncifs du genre et certaines situations sentent un peu le déjà-vu. Mais bon, c’est un peu le genre qui veut cela et comme Manhattan Projects est un bel hommage à tout un tas d’œuvres plus anciennes, c’est un peu normal.
- J’ai plutôt apprécié les dessins de Nick Pitarra mais j’ai trouvé que certaines planches étaient un peu en-deçà pour ce qui est des finitions ; après tout, n’est pas Frank Quitely qui veut…
- Il faut, je pense, adhéré au concept car c’est un peu n’importe quoi par moments.

Ma note : 8/10

MURDER BALLADS


MURDER BALLADS

Nick Cave and the Bad Seeds

1 - Song of Joy (Nick Cave) 6:47
2 - Stagger Lee (Nick Cave) 5:15
3 - Henry Lee (Nick Cave) 3:58
4 - Lovely Creature (Nick Cave) 4:13
5 - Where the Wild Roses Grow (Nick Cave) 3:57
6 - The Curse of Millhaven (Nick Cave) 6:55
7 - The Kindness of Strangers (Nick Cave) 4:39
8 - Crow Jane (Nick Cave) 4:14
9 - O'Malley's Bar (Nick Cave) 14:28
10 - Death is not the End (Bob Dylan) 4:26


Murder Ballads
Musicien : Nick Cave and the Bad Seeds
Parution : 5 février 1996
Enregistré : 1993 – 1995
Durée : 58:43
Genre : Post-Punk, Alternatif
Producteur : Tony Cohen, Victor Van Vugt, Nick Cave and the Bad Seeds
Label : Mute Records

Musiciens :
Nick Cave : chant, piano, orgue, orgue Hammond, coups de feu, arrangements cordes
Blixa Bargeld : guitare, cris, chant
Martyn P. Casey : basse
Mick Harvey : batterie, guitare, guitare acoustique, orgue, orgue éolien, chœurs, arrangements cordes, basse, orgue Hammond, ceinture métallique, percussions
Conway Savage : piano, chœurs, orgue
Jim Sclavunos : batterie, percussions, cloches, tambourin
Thomas Wydler : maracas, batterie, tambourin, chant
PJ Harvey : Chant
Kylie Minogue : Chant
Shane MacGowan : Chant
Anita Lane : pleurs, chant
Warren Ellis : violon, accordéon
Hugo Race : guitare
Terry Edwards : cuivres
Katharine Blake : Chant additionnel
Jen Anderson : violon
Sue Simpson : violon
Kerran Coulter : alto
Helen Mountfort : violoncelle
Marielle Del Conte : Chant additionnel
Geraldine Johnston : Chant additionnel
Liz Corcoran : Chant additionnel
Brian Hooper : basse

Mon avis : Comment ais-je pus passer tant d’années à coté d’un immense artiste – dans le sens noble du terme – comme Nick Cave ? C’est un peu la question que je me posais dans ma critique de Let Love In, il y a de cela quelques semaines, et auquel je n’ai toujours pas trouvé de réponses, car bon, comment dire… après cet excellent opus dont je vous ai chanter les louanges, voilà que, avec Murder Ballads, je me suis pris en pleine face un album encore plus monumental, un truc énorme, un disque que l’on peut, sans la moindre exagération aucune, qualifié de chef d’œuvre absolu dès sa première écoute, c’est pour dire ! Car oui, et je pèse mes mots, Murder Ballads est un grand disque, un des meilleurs de Nick Cave et de ses mauvaises graines – peut-être le meilleur mais en deux critiques, je n’arrête pas de le dire – et, accessoirement, sans nul doute une des plus belles réussites des années 90. Il faut dire que le sieur Cave, toujours entouré de ses compagnons, nous livre ici un exercice de style pour le moins audacieux puisque, en décidant de nous sortir un album uniquement composé de ballades traitant de meurtres, genre de chanson populaire dans les pays anglo-saxons, le résultat, oh combien somptueux, mets tout le monde d’accord, ou presque, tant la perfection est atteinte de la première a la dernière chanson. Bien évidement, a bien y regarder, la thématique de ses chansons, plutôt calmes en apparence mais aux paroles incisives, sinistres, colle comme un gant a notre brave Nick Cave qui, tel un poisson dans l’eau, est en terrain familier, posant sa voix d’outre-tombe dans des descriptions sans fioritures de meurtres et de crimes passionnels. Si l’on ajoute à cet ensemble cohérent et parfait les deux duos qui firent beaucoup pour la réussite de cet album, je veux bien évidement parlé de Henry Lee – avec PJ Harvey qui vivait alors une histoire d’amour avec Nick Cave – et, surtout, Where the Wild Roses Grow – avec Kylie Minogue, énorme succès de cette année 1996 et vous comprendrez, sans nul doute, a quel point ce Murder Ballads est l’un des albums majeurs du sieur Nick Cave et de ses mauvaises graines, incontestablement !


Points Positifs :
- Incontestablement un des meilleurs albums de Nick Cave voir, tout bonnement, le plus aboutit. Il faut dire que Murder Ballads, vrai-faux concept album, est un opus monumental quasiment parfait de bout en bout, bref, un chef d’œuvre !
- Le genre des ballades meurtrières est absent dans l’hexagone mais très populaire dans les pays anglo-saxons et, force est de constater que celui-ci colle parfaitement a un artiste comme Nick Cave qui, de par son style, sa musique, s’y trouve parfaitement a l’aise, ce qui se remarque de bel manière de part l’ambiance générale de l’album.
- Les deux duos, bien sur : Henry Lee et le magnifique Where the Wild Roses Grow.
- Même si les deux duos avec Kylie Minogue et PJ Harvey se démarquent du lot, les autres titres sont loin d’être en retraits et Song of Joy, Stagger Lee, The Curse of Millhaven, Lovely Creature ou la reprise de Dylan, Death is not the End, méritent largement le détour !
- O'Malley's Bar et ses 14 minutes de folie !
- Une pochette plutôt simple mais qui colle bien au contenu.

Points Négatifs :
- Histoire de pinailler, disons que j’ai légèrement moins accroché a The Kindness of Strangers et Crow Jane ; mais c’est vraiment pour pinailler…

Ma note : 9/10

dimanche 18 février 2018

FABLES – ADIEU


FABLES – ADIEU

À New Camelot, le Prince Brandish remporte son duel face à Lancelot, se faisant ainsi innocenter. Pour autant, le vainqueur n'en a pas fini puisque Gobe-Mouche l'invite à retourner dans l'arène pour l'affronter. Le Roi de Haven l'accuse d'avoir tué Bigby, même si celui-ci est revenu à la vie, et surtout d'avoir eu des gestes déplacés vis-à-vis de Blanche Neige... Depuis qu'il n'est plus mort, Bigby n'est plus vraiment lui-même, la bête qui est en lui ayant pris le dessus. Il est revenu auprès de son épouse et ses enfants mais tous sont effrayés par son apparente agressivité. Alors que Blanche Neige est prête à défendre ses enfants, l'un d'eux, Connor, prend une apparence monstrueuse et prouve à son père qu'il est lui aussi très puissant. Cela a pour effet de faire retrouver ses esprits à Bigby... De son côté, Cendrillon se rend au Château de Fableville. Le retour de Totenkinder risque bien de faire pencher le conflit opposant Blanche Neige et Rose Rouge. Cendrillon, qui opère pour Blanche Neige souhaite savoir avec qui compte se rallier Totenkinder...


Fables – Adieu
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, Favid Petersen, Russ Braun, Mark Schultz, Todd Klein, Lee Garbett, Joëlle Jones, Gene Ha, Neal Adams, Andrew Pepoy, Steve Leialoha, Teddy Kristiansen, Michael Allred, Aaron Alexovich, David Hahn, Lan Medina, Niko Henrichon, Terry Dodson, Bill Willingham, Megan Levens, Bryan Talbot
Encrage : Steve Leialoha, Andrew Pepoy, Dan Green, José Marzan Jr., Mark Farmer
Couleurs : Lee Loughridge, Andrew Dalhouse, Laura Allred, Terry Dodson
Couverture : Nimit Malavia
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 22
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 20 juillet 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 15 janvier 2016
Nombre de pages : 176

Liste des épisodes
Fables 150

Mon avis : Pendant sensiblement treize ans, Fables fut, indéniablement, le fer de lance du label Vertigo et, accessoirement, sans nul doute l’un des comics les plus audacieux et réussi de ce début de vingt-et-unième siècle. Pour ma part, l’aventure dura bien moins longtemps puisque ce ne fut que l’année passée que je me suis lancé dans celle-ci et que, moins d’un an plus tard, je suis enfin arrivé à la conclusion de l’œuvre du sieur Bill Willingham. Eh oui, toutes les bonnes choses ont une fin et, d’ailleurs, c’est plutôt une bonne chose, justement, que celles-ci finissent par s’achever, qu’elles ne s’éternisent pas inutilement, comme c’est souvent le genre outre-Atlantique et que, au passage – et malgré le fait que, quelque part, il y aurait encore tant a dire au sujet de Fables au vu de sa fin ouverte – non seulement ce final empêche la série de tomber dans la médiocrité mais que, surtout, il est bon, que dis-je, il est excellent ! Car bon, comment dire… s’il n’est pas évidant de maintenir tout le temps le niveau d’une bande dessinée a un palier élevé, réussir sa conclusion n’est pas chose aisée, loin de là. Fort heureusement, et comme on peut le constater en lisant ce vingt-troisième tome de Fables, sobrement intitulé Adieu, Bill Willingham réussit son pari, que dis-je, un coup de maitre tant cette conclusion est on ne peut plus logique au vu de tout ce qui s’était déroulé auparavant. Bien évidement, certains auront hurlé au loup – c’est le cas de le dire – devant cette fin inattendue où les deux sœurs, Rose Rouge et Blanche Neige, après quelques tomes où l’on annonçait un affrontement a mort, finissent par parlementer et repartir chacune de son coté. Pourtant, et comme je le disais précédemment, au vu du déroulement de l’intrigue, de l’interaction entre les personnages et leurs évolutions, la chose est logique et je pense que certains me comprendront, comme ils auront compris le volte face final de Rose Rouge qui, quelque part, ne souhaitait pas briser sa famille. Du coup, ce coté inattendu – il faut le reconnaitre – vient conclure en beauté une série qui, mine de rien, nous aura surpris a de multiples reprises tout au long de sa parution et qui en plus, se permet le luxe d’apporter tout un tas d’éclaircissements sur le sort de quasiment tous les protagonistes, qu’ils soient majeurs ou mineurs, qu’il soit heureux ou malheureux. Bref, vous l’avez compris, ce cent-cinquantième épisode de Fables – et unique de cet album – vient conclure de fort belle manière une œuvre qui aura indéniablement marqué son époque, une œuvre qui nous aura captivé, émerveiller et même parfois sourire… une œuvre qui, forcément, nous manquera car il ne sera pas facile de faire nos adieux a tous ces personnages, mais bon, a bien y réfléchir, pourquoi le ferais-je tout de suite ? Après tout, il serait peut-être temps de me lancer dans Fairest, pour commencer…


Points Positifs :
- Un final grandiose et qui conclut magnifiquement ce qui restera comme étant l’un des meilleurs comics du début du vingt-et-unième siècle, rien que ça ! Il faut dire que dans celui-ci, Bill Willingham parvient à achever ses multiples intrigues en court, nous surprend agréablement une dernière fois et, au passage, nous dévoile le sort de quasiment tous ses personnages, ce qui est notable !
- Après une montée en puissance de la haine entre Rose Rouge et Blanche Neige et la certitude que celles-ci vont s’affronter, suite a l’intervention d’un revenant – dans tous les sens du terme – le combat a mort n’a pas lieu, chacun repart de son coté mais le pire, c’est que c’est on ne peut plus logique.
- Encore des morts marquantes dans cet ultime volume : celles de Totenkinder et de Cendrillon, bien entendu, mais aussi celle de ce salopard arrogant de Prince Brandish.
- Une fin tellement ouverte qu’elle pourrait permettre de lancer des dizaines de séries.
- Mark Buckingham au sommet de son art et qui nous livre ce qui est peut-être sa meilleure prestation sur la série !
- L’ensemble des petits épisodes annexes qui nous permettent de connaitre le sort de la quasi-intégralité des protagonistes.
- Une foule d’artistes officient dans ces épisodes et certains sont tout simplement excellents.
- Les bonus, les couvertures posters, les doubles pages, etc.

Points Négatifs :
- Je m’attendais vraiment a ce que Gepetto ait encore un rôle important a jouer avant la fin mais bon, j’ai compris l’idée de Bill Willingham.
- Les nombreux récits qui concluent ce dernier épisode ne sont pas tous du même niveau, il faut le reconnaitre.
- Fables est finit !

Ma note : 8,5/10