mercredi 31 janvier 2018

FABLES – AU PAYS DES JOUETS


FABLES – AU PAYS DES JOUETS

L'une des petites filles de Blanche Neige et de Bigby, Thérèse, reçoit un petit cadeau pour noël. Elle ne l'apprécie guère et, surtout, le jouet est animé d'un bien mauvais caractère. Plus tard, alors qu'elle se promène, la jeune fille dépose son bateau sur un petit ruisseau. Soudain, le jouet devient un immense navire ! Thérèse monte alors à son bord et embarque pour une aventure sans retour ! Le périple est long et après diverses épreuves dont une tempête, Thérèse et son bateau atteignent une île peu accueillante. Il s'agit du royaume magique des jouets, un lieu sale et grisâtre. Thérèse est vite accueillie aux abords du château par un gigantesque ours en peluche. Il s'agit de Théodore le gardien du rivage. Il a pour particularité d'être abîmé, comme tous les autres jouets qui sont à ses côtés. Tous supplient Thérèse de devenir la Reine du royaume magique de Mattagonie...


Fables – Au Pays des Jouets
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, Gene Ha
Encrage : Steve Leialoha, Andrew Pepoy, Dan Green
Couleurs : Lee Loughridge, Art Lyon
Couverture : Joao Ruas
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 18
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 janvier 2013
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 06 décembre 2014
Nombre de pages : 192

Liste des épisodes
Fables 114-123

Mon avis : Après un dix-huitième volume plutôt sympathique et important, au vu des événements qui y étaient narrés, mais auquel il manquait peut-être un petit quelque chose pour en faire un incontournable, force est de constater qu’avec ce Au Pays des Jouets, dix-neuvième tome de Fables, Bill Willingham place la barre très haut, flirtant même allègrement avec les heures de gloire de la saga et ce, alors que l’on ne s’y attendait peut-être pas… Il faut dire que le choix d’avoir mis en avant les enfants de Bigby et de Blanche Neige s’avère être, album après album, de plus en plus judicieux et si l’on pouvait encore éprouver quelques doutes dans le tome précédant – celui où les enfants passaient des épreuves afin de devenir le prochain Roi du Nord – il est clair qu’ici, par le biais d’un récit franchement original, inattendu et bourré de surprises et de références, le sieur Willingham réussit a merveille son pari, c’est-à-dire, nous offrir un arc narratif de grande qualité où deux des enfants du couple Bigby/Blanche doivent subir les terribles conséquences de leurs choix et de leur destiné. Ainsi, cette aventure dans le terrifiant pays des jouets ne les laissera pas indemnes, l’un comme l’autre, et si certaines scènes sont très dures, il faut se rappeler que les contes de fées, a la base – c’est-à-dire, avant que Disney et consort ne viennent mettre le holà – c’étaient parfois des histoires violentes, sanglantes et terrifiantes. Bref, un excellent arc narratif que ce Au Pays des Jouets et comme en plus, les deux épisodes – dessinés par le talentueux Gene Ha – qui concluent cet album sont eux aussi très bons, on ne peut que s’incliner devant ce dix-neuvième tome de Fables et considérer, ma foi, que celui-ci est l’un des meilleurs de la saga, tout simplement !


Points Positifs :
- Malgré un début qui m’avait laissé plutôt dubitatif, l’arc Au Pays des Jouets s’avère être, au fil des épisodes et du déroulement de son intrigue, tout simplement excellent. Il faut dire que d’un simple voyage en bateau jusqu’à un royaume où vivent des jouets brisés, tout cela se transforme en acte de sacrifice suprême, en combats violents, en scènes de cannibalisme, le tout, saupoudré de références aux légendes Arthuriennes, entre autres…
- Bill Willingham a eu une excellente idée en mettant en avant les enfants de Bigby et de Blanche Neige, surtout quand on voit ce qui leur arrive.
- Certes, certaines scènes sont très dures – je pense bien évidement a celle où l’un des Fables se fait dévorer – mais bon, il faut se rappeler qu’a la base, les contes de fées, ce n’était pas les joyeuses comptines de Disney, bien au contraire !
- Pour ce qui est des dessins, Mark Buckingham est tout simplement au sommet de son art, ce qui veut tout dire, quand a Gene Ha, artiste oh combien talentueux, il officie également dans cet album pour notre plus grand plaisir.
- Les deux épisodes qui concluent cet album – ceux dessinés par Gene Ha – sont particulièrement instructif quand au passé et au destin de Bigby mais nous dévoilent pas mal de choses quand au futur de nos héros.

Points Négatifs :
- Euh, quand est-il du sort de Bufkin qu’on avait laissé pendu haut et court au Pays d’Oz dans le tome précédent ? Un peu dur de nous faire poireauter de la sorte…

Ma note : 8,5/10

dimanche 28 janvier 2018

OLYMPUS MONS – HANGAR 754


OLYMPUS MONS – HANGAR 754

Il y a plusieurs centaines d’années, des extraterrestres sans visage débarquent sur l’île d’Hispaniola (actuelle Haïti / Saint Domingue). Pour étudier le métabolisme humain, ils emmènent quelques indigènes à bord de leurs astronefs. Plus tard, lorsque Christophe Colomb « découvre l’Amérique », il se trouve interloqué par un visage géant d’extraterrestre taillé dans la roche… un visage sans visage ! En 1949, des militaires russes trouvent un astronef alien géant échoué sur le mont Ararat en Turquie. A son contact, nombreux sont les soldats qui vomissent, se recouvrent de nécroses, de pustules… certains vont jusqu’à exploser littéralement ! Les radiations émises par l’engin, lors de son démantèlement et son rapatriement dans une base secrète russe, tuent 37 personnes. En 2026, le médium Aaron Goodwin entre en communication télépathique depuis son lit d’hôpital avec la médium russe Marta Kulgina, rescapée d’un programme secret de développement psy. Leurs visions respectives permettent de confirmer que l’apocalypse est proche. Il ne faudrait surtout pas que les scaphandriers de toutes les nations rivales pénètrent à l’intérieur de l’astronef échoué au fond de la mer de Barents. Dans une ultime vision avant de mourir en combustion spontanée, Marta informe Aaron qu’une solution alternative existe dans le vaisseau se trouvant au pied du Mont Olympe, sur Mars. Justement là où la cosmonaute Elena Chevtchenko survit esseulée dans une base russe…


Olympus Mons – Hangar 754
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Digikore Studios
Couverture : Pierre Loyvet
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 10 janvier 2018
Nombre de pages : 56

Mon avis : Je pense qu’il ne faut pas se voiler la face et reconnaitre qu’avec Christophe Bec, c’est souvent un peu la même chose et que, pour ce qui est de l’originalité a proprement parlée, disons que celle-ci brille surtout par son absence. Ainsi, prenons donc cet Olympus Mons qui en est déjà à son troisième tome et qui est, bien évidement, tellement ressemblant de par sa thématique générale avec Prométhée – autre œuvre du sieur Bec, plus ancienne et qui n’est toujours pas achevée a ce jour – que certains pourraient n’y voir là qu’une simple copie sans le moindre intérêt. Pourtant, le fan de l’auteur, lui, saura faire la différence et affirmer sans le moindre problème que si la thématique est la même, que si les points communs sont nombreux, il n’en subsiste pas moins bon nombre de différences qui font que cet Olympus Mons n’est pas à jeter aux oubliettes, loin de là. Et moi-même, qui apprécie plutôt Christophe Bec, je ne peux que reconnaitre que cette énième œuvre de l’auteur n’est pas mauvaise, que ce troisième tome le confirme plutôt bien, qu’il y a quelques rebondissements inattendus et que, ma foi, tout cela reste suffisamment bien amenée pour donner envie de découvrir la suite, mais d’un autre coté… cela devient lassant également. Lassant car on a l’impression que l’auteur est incapable de se renouveler totalement et que lorsqu’il tient un filon, il l’exploite jusqu’au bout, lassant parce que même si Prométhée et Olympus Mons ont des intrigues différentes, le traitement de ces deux œuvres est le même, tant dans la forme que dans le fond, lassant pour la simple et bonne raison que les défauts de l’auteur sont toujours au rendez vous, qu’il ne peut s’empêcher de nous pondre des phases de dialogues interminables qui cassent un peu le rythme, lassant car il y a les dessins de Stefano Raffaele capable du meilleur comme du pire – les visages qui se ressemblent tous, principalement – bref, lassant parce qu’on a franchement l’impression de lire toujours la même chose… Et c’est dommage car bon, s’il n’y avait pas eu auparavant Prométhée, j’aurais sans nul doute vu d’un autre œil Olympus Mons, mais dans le cas présent, c’est bien évidement impossible…


Points Positifs :
- S’il y a une chose que l’on ne peut enlever a Christophe Bec, c’est sa faculté, indéniable, a réussir a faire du neuf avec du vieux, que dis-je, du vu et du revu, ainsi, en usant et abusant de ses grosses ficelles habituelles, l’auteur parvient a nous pondre une intrigue qui, malgré tout, donne furieusement envie d’être suivie jusqu’au bout, ne serais-ce que par simple curiosité.
- Un troisième tome qui réussit à nous surprendre par moments par le biais de quelques révélations et autres coups de théâtre. Certes, c’est du Bec dont il ne faut pas s’attendre a d’énormes bouleversements, mais bon, il faut reconnaitre que tout cela est plutôt bien amené.
- Une fois de plus, les amateurs d’ufologie et de paranormal dans un sens plus large seront ravis, surtout que Christophe Bec maitrise à merveille son sujet.

Points Négatifs :
- Le problème principal de cet Olympus Mons, c’est que, malgré ses qualités, si vous avez eu l’occasion de lire Prométhée auparavant, même s’il s’agit de deux histoires différentes, les ressemblances sont tellement nombreuses que vous ne pourrez pas les occulter, du coup, il devient difficile de ne pas voir Olympus Mons que comme une simple copie de son ainé.
- Problème récurant chez Bec : l’impression de lire toujours la même chose, qu’il abuse toujours des mêmes ficelles scénaristiques. Alors certes, cela fonctionne, mais pourquoi n’innove-t-il pas davantage, je suis sur que certaines de ses œuvres pourraient être excellentes avec un peu plus d’audace !
- Stefano Raffaele nous a habituer depuis longtemps a être capable de nous livrer le meilleur et le pire de lui-même, c’est-à-dire que l’on peut s’extasier devant certaines planches et trouver que d’autres sont franchement hideuses. Pour la petite histoire, je le trouve en méforme dans ce troisième volet de Olympus Mons

Ma note : 6,5/10

GÉO HISTOIRE 36 – NAPOLÉON III ET LE SECOND EMPIRE


GÉO HISTOIRE 36 – NAPOLÉON III ET LE SECOND EMPIRE
Décembre 2017/Janvier 2018

Géo Histoire 36 – Napoléon III et le Second Empire
Edito : Le neveu réhabilité
Panorama : La France triomphante
Dépliant : 1852-1870 : ces deux décennies qui ont transformé la France
Le début du règne : Celui que personne n’attendait
Le tournant : Main basse sur la République
Les mondanités : Fastes et splendeurs de l’Empire      
Focus : Secrets et intrigues en séries
L’expansion : A la conquête du monde
La société : Un empereur socialiste ?
L’utopie : Un Versailles pour le peuple
L’opposition : L’empereur et le poète
L’urbanisme : Paris agrandi, embelli, assaini
L’impératrice : Eugénie, first lady avant l’heure
La fin de règne : Un mort de trop
La guerre : Sedan : la débâcle en question
- L’héritier : Et le prince périt sous les lances
L’entretien : « La postérité a été injuste avec Napoléon III », de Eric Anceau
- Pour en savoir plus : une sélection de livres sur le Second Empire
L’actu de l’Histoire
Récit : Tensions en Corée du Nord, comment tout a commencé
À lire, à voir

Mon avis : Si j’avais débuté cette année 2018 par la critique d’un excellent numéro de la revue Géo Histoire – sans nul doute le magazine spécialisé qui me satisfait le plus ces derniers temps – et qui était consacré a nos ancêtre préhistoriques et a leur longue et fascinante histoire, force est de constater que le numéro dont je vais vous entretenir aujourd’hui, dans un tout autre registre, est tout aussi bon, ou presque. Pourtant, a priori, certains auraient put tiquer en découvrant le sujet du dossier de ce numéro hivernal de Géo Histoire, c’est-à-dire, Napoléon III et le Second Empire, or, quelque part, ils avaient tord… et, accessoirement, pas qu’un peu, car bon, comment dire… En fait, c’est assez simple car lorsque l’on entend le nom Napoléon, on pense immédiatement au Premier Empire, aux fastes d’un Empereur conquérant et qui faillit faire plier l’Europe, un homme qui, encore actuellement, fascine, que ce soit en France ou dans les autres pays, y compris chez ses anciens adversaires. Pour ce qui est de Napoléon III, c’est un tout autre problème et quand on pense a lui, on se souvient de sobriquets comme Napoléon le Petit, Badinguet, du désastre de la guerre contre la Prusse, du coup d’état qui lui permit de renverser la Seconde République alors qu’il en était le Président et autres joyeusetés du même genre… Bref, dans l’imaginaire collectif français, il y a bel et bien deux Napoléons : l’Empereur et l’autre, son neveu, forcément inférieur et hautement critiquable. Pourtant, comme souvent, les choses sont bien plus compliquées qu’on pourrait le penser de prime abord et il apparait, surtout, que Napoléon III est un homme méconnu de la plupart des gens, que son œuvre a été oubliée pour ne pas dire occultée par des générations de politiques et d’historiens, ce qui, forcément, a nuit a son image. Du coup, et sans occulté les défauts et les erreurs du personnage, ce numéro de Géo Histoire est fort instructif puisqu’il met en lumière, d’excellente manière, la vie et le destin d’un homme qui, ma foi, n’a peut-être pas mérité tous les griefs qui lui ont été fait. D’un homme et d’une période, le Second Empire, elle aussi mal vue mais qui vit pourtant le pays transformer de manière radicale, et ce, pour le mieux. Ainsi, sans en faire un saint, ce qu’il ne fut jamais, Napoléon III, en quelque sorte, ressort de ce numéro de Géo Histoire comme étant réhabilité et, ce qui est sur, c’est que son œuvre, son passage a la tête de la France ne fut pas complètement négatif, bref, qu’il serait peut-être un peu temps de changer d’avis au sujet du neveu de l’autre Napoléon et d’arrêter de le voir uniquement par les yeux de Victor Hugo…


Points Positifs :
- Un dossier qui réhabilite de fort belle manière Napoléon III mais aussi le Second Empire, et ce, sans tomber en aucune façon dans un quelconque excès inverse puisque les défauts de l’homme comme de cette période historique ne sont en aucune manière occultés. Mais bon, quoi qu’il en soit, il était temps que l’on commence a reconnaitre que Napoléon III ne fut pas l’incompétent notoire décrit par Hugo et ses pairs et qu’il avait aussi des qualités et que son action transforma la France.
- Du coup, comme le Second Empire est plutôt méconnu ou alors, vu d’un très mauvais œil par des générations d’historiens, de politiques et de profs, c’est fou ce que l’on apprend a son sujet a la lecture de ce numéro de Géo Histoire.
- Illustrations nombreuses et de qualité, présentation claire et agréable, mise en page proche de la perfection : bref, comme d’habitude, le plaisir est au rendez vous avec Géo Histoire !

Points Négatifs :
- Comme a chaque numéro de Géo Histoire, il est de coutume de nous proposer, après le dossier principal, un article sur un autre sujet : ici, c’est la Guerre de Corée et le sort de la Corée du Nord jusqu’à nos jours qui est au programme, seulement, vu la richesse et la complexité de la chose, l’aborder en quelques pages laisse plus un sentiment d’inachevé qu’autre chose…
- Si le dossier consacré à Napoléon III et au Second Empire est excellent et fort instructif, il est tout de même dommage que l’on occulte presque l’intervention française au Mexique et la vie de l’Empereur en Angleterre, entre Sedan et sa mort.

Ma note : 7,5/10

Le Journal de Feanor a 6 ans !


Il y a très exactement six ans, un nouveau blog voyait le jour par un billet où j’écrivais ces quelques lignes : «Il faut bien commencer par le commencement et donc, je me lance par le biais de ce billet dans la création d’un tout nouveau blog, blog que j’ai baptisé Le Journal de Feanor ! Pour être le plus complet possible, je dois reconnaitre que je ne suis pas tout a fait novice dans la chose et que j’avais déjà connu une petite expérience dans la blogosphère, expérience qui prenait plus ou moins forme et même une certaine importance mais qui, sur le long terme, ne me plaisait plus trop, la faute a un dispersement trop important des sujets traités. Du coup, avec Le Journal de Feanor, j’irai au plus simple, c’est-à-dire, que ce blog sera uniquement consacré aux critiques : les films que j’ai vu, les romans et bande dessinées que j’ai lu, les disques que j’ai écouté, les jeux auxquels j’ai joué, etc. Bref, rien de nouveau sous le soleil puisque je ne suis pas le premier et encore moins le dernier a me lancer dans ce genre de blogs, mais bon, même si au moment où j’écris ces quelques lignes, je ne sais pas encore combien de temps durera l’aventure du Journal de Feanor – quelques jours, six mois, un an, cinq ans ou davantage – ce qui est sur, c’est que dans ce blog, je vais essayer, au mieux, de vous faire partager mes passions, mes œuvres préférées, celles qui me déplairont et ce, je le reconnais, avec objectivité et  pas mal de mauvaise foi par moments. Alors, en espérant que Le Journal de Feanor ait une très longue vie, je vous donne rendez vous a… tout de suite, ou presque ! ». Un bien court billet où je ne disais pas grand-chose, mais qui en soit, fut le premier d’une longue, très longue série. Et alors que je publiais ces lignes, un lointain samedi de janvier 2012, je n’étais même pas sur alors que j’en écrirais d’autres, que ce blog, petit à petit, se développerais et prendrais une place non négligeable dans ma vie ; d’ailleurs, je ne le voyais pas alors vivre bien longtemps et encore moins être toujours là… six années plus tard ! Car oui, cela fait donc précisément six ans aujourd’hui que j’ai débuter le Journal de Feanor et même si, désormais, je ne m’étonnes plus vraiment que celui-ci dure depuis si longtemps – après tout, cela fait belle lurette que j’ai pris, comment dire, ma vitesse de croisière et que celui-ci fait partie de ma vie – force est de constater que, a ses débuts, je ne me voyais guère le faire durer bien longtemps. Quoi qu’il en soit, après six années de critiques, d’événements majeurs mais aussi personnels, bref, six années finalement très riches où les changements furent nombreux, le Journal de Feanor poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin, visant, bien entendu, sa première décennie d’existence – mine de rien, c’est dans quatre ans ! Mais bon, nous n’en sommes pas encore là, bien évidement…

samedi 27 janvier 2018

FABLES – L'HÉRITIER DU VENT


FABLES – L'HÉRITIER DU VENT

Le danger représenté par Mister Dark était tel que pour le vaincre, il fallut faire intervenir le Vent du Nord. Loin d'être effrayé par le surpuissant sorcier, le père de Bigby s'est sacrifié pour sauver le monde entier. Mort au combat, le trône est sensé aller directement à son fils. Seulement, celui-ci refuse d'être l'héritier du vent. L'ancien shérif de Fableville n'avait pas alors pensé que ce serait forcément l'un de ses propres enfants à qui le poste irait. Pour que l'un des louveteaux devienne le nouveau seigneur des vents cardinaux, ils doivent passer plusieurs épreuves. De son côté, Rose Rouge a quitté le royaume de Haven pour s'infiltrer dans la Ferme. La sœur de Blanche-Neige doit vérifier si la place est pacifiée, depuis les derniers événements. Bufkin est parvenu à s'échapper de la bibliothèque avec plusieurs compagnons. Ensemble, ils attendent un lieu qui n'est pas inconnu pour le singe : le pays d'Oz.


Fables – L'héritier du Vent
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, Rick Leonardi, P. Craig Russel, Zander Cannon, Ramon Bachs, Adam Hughes
Encrage : Steve Leialoha, Shawn Mcmanus, Andrew Pepoy, Dan Green, Ron Randall, Jim Fern
Couleurs : Lee Loughridge, Lovern Kindzierski, Adam Hughes
Couverture : James Jean
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 16
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 20 juillet 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 05 décembre 2014
Nombre de pages : 152

Liste des épisodes
Fables 108-113

Mon avis : Mister Dark ayant été vaincu dans le tome précédant grâce au sacrifice du Vent du Nord, le père de Bigby, l’intrigue principale de ce dix-huitième volume de Fables tourne donc autour de sa succession : un choix pour le moins difficile puisque, si notre Grand Méchant Loup préféré est mis hors-course d’entrée de jeu, ses enfant, eux, doivent passer un certain nombre d’épreuves afin de savoir lequel d’entre eux sera le nouveau Roi du Nord – oui, même s’il s’agit d’une fille, elle sera Roi, c’est ainsi ! Bref, une fois de plus, Bill Willingham réussit a nous surprendre par cette tournure scénaristique et même si, d’entrée de jeu, on se doute bien que le choix ne se portera pas sur le principal favori, le suspens est suffisamment bien dosé pour éveiller notre curiosité, quand a l’identité du successeur, eh bien, disons que je ne l’avais pas vu venir… En parallèle, nous avons également droit a la suite des aventures de Bufkin et de ses compagnons au Pays d’Oz, aventures qui, pour notre singe autrefois ailé préféré se terminent apparemment très mal, mais aussi, a quelques révélations sur le sort futur de Rose Rouge ainsi que, en guise de conclusion, un épisode un peu a part qui revient sur quelques énigmes et personnages amenés a jouer un rôle pour la suite. Bref, un tome qui, il faut le reconnaitre, par un peu dans tous les sens et auquel il manque un lien fort qui aurait marqué les esprits mais qui n’en reste pas moins indispensable pour tout fan de l’œuvre du sieur Willingham qui se respecte !


Points Positifs :
- Une fois de plus, Bill Willingham réussi à nous surprendre avec son nouvel arc narratif, L'héritier du Vent : un des enfants de Bigby et de Blanche Neige doit être choisis en tant que successeur du Vent du Nord, on se doute bien que ce ne sera pas le favori mais on en est pas moins surpris quant au choix final. Un arc sympathique.
- En parallèle, on en apprend un peu plus sur ce qui va advenir de Rose Rouge mais aussi sur les agissements de deux anciens alliés de Mister Dark qui comptent bien se venger de nos héros.
- Les mésaventures de Bufkin et de ses compagnons au Pays d’Oz.
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a rien a redire puisque Mark Buckingham s’occupe de la quasi-intégralité de cet album.

Points Négatifs :
- Si tout cela est sympathique, force est de constater que cet album part un peu dans tous les sens en mettant en parallèle plusieurs intrigues et qu’il donne plus l’impression de faire le lien entre des arcs plus importants.
- L’épisode final n’est pas désagréable, loin de là, mais il fait un peu bouche trou et si l’on peut apprécier certains des dessinateurs qui y officient, ce n’est pas le cas de tout le monde.

Ma note : 7/10

UNCHARTED 4 – A THIEF'S END


UNCHARTED 4 – A THIEF'S END

Nathan Drake, un explorateur, mène une vie paisible avec son épouse Elena. Mais alors que tout allait au mieux, un événement va tout faire basculer. Samuel Drake, son frère aîné présumé mort refait surface quinze ans après les évènements. Samuel explique à son frère qu'il se trouvait en prison avec comme compagnon de cellule le célèbre narcotrafiquant Alcazar, et que celui-ci pouvait le faire sortir de prison s'il trouvait le trésor du capitaine pirate Henry Avery, dont la valeur atteindrait 400 millions de dollars. Endetté d'une promesse faite à Alcazar, et le tout dans un délai de trois mois, Samuel est plus déterminé que jamais à trouver ce trésor. Nathan, Samuel ainsi que Victor Sullivan, le meilleur ami de Nathan, prennent alors part à une immense chasse au trésor. Mais Rafe, ancien ami des deux frères, part aussi à la recherche du trésor accompagné d'un grand groupe de mercenaires : Shoreline.


Uncharted 4 – A Thief's End
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Naughty Dog
Concepteur : Bruce Straley, Neil Druckmann
Date de sortie : 10 mai 2016
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-aventure, Plate-forme, Tir à la troisième personne
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4

Mon avis : Découvert, pour ma part, début 2014 par le biais du second volet de la franchise, je veux bien évidement parler de Among Thieves, la saga Uncharted est devenu, depuis lors, l’une de mes préférées sur la Playstation troisième du nom. Il faut dire que les aventures de Nathan Drake, héros pour le moins sympathique car par moments maladroits et a mille lieux du connard prétentieux que l’on retrouve trop souvent dans les œuvres du genre, avait de quoi me plaire, ainsi, forcément, je savais bien que, tôt ou tard, je ne pourrais pas passer a coté du quatrième volet de la saga, A Thief's End, sortit lui sur PS4. Certes, il aura fallut un certain temps pour cela – sensiblement deux ans – mais bon, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais et comme le résultat fut a la hauteur de mes espérances, que dis-je, qu’elles furent même dépassées, a quoi bon se plaindre ? Car oui, ce quatrième volet de Uncharted est bel et bien le superbe jeu tant attendu et dont j’avais eu l’occasion de lire moult critiques élogieuses ici et là depuis deux ans : certes, si l’on doit être tout a fait objectif, les défauts de la série sont toujours au rendez vous et entre des phases de tirs toujours trop nombreuses et une intelligence artificielle (surtout celle de nos alliés) proche de la débilité, force est de constater que ces fameux défauts sont devenus une marque de fabrique de la saga. Mais pour le reste… déjà, PS4 oblige, les graphismes sont somptueux, mais cela est plutôt logique au petit jeu des comparaisons avec les autres volets sortis eux sur PS3, et, sincèrement, parcourir les cotes écossaises, la jungle tropicale ou faire un tour dans une villa italienne ou dans une petite ville de Madagascar est un pur régal ! Ensuite, il y a l’intrigue en elle-même et si en toute objectivité, si Uncharted serait un film, ce serait un navet, ce qui fait la grande force de cette saga vidéoludique, c’est que cela passe très bien a chaque fois – probablement car Nathan, lui, n’est pas le héros le plus arrogant du monde, bien au contraire et que le voir tomber, chuter, trébucher et se casser la figure, encore et encore, a un petit coté jouissif qui fait que l’on s’attache facilement a lui – et dans le cas présent, il est clair que l’on est rapidement captiver par cette chasse au trésor trépidante qui, ma foi, nous tient en haleine du début a la fin. Reste, pour finir, le cas Samuel Drake ou Sam pour les intimes, c’est-à-dire, le frère ainé de Nathan dont on découvre l’existence : au départ, j’étais pour le moins dubitatif quand a son existence mais après coup, non seulement la manière dont il est amené est plutôt bonne mais au fil du jeu, on se prend a l’apprécier, ce qui, ma foi, pour ma part, fut une fort bonne surprise. Bref, vous l’avez compris, j’ai été on ne peut plus conquis par ce quatrième volet de Uncharted qui, sans être un jeu exceptionnel, n’en reste pas moins un bon, que dis-je, un très bon jeu. Après, il se pose une question : celui-ci a été annoncé comme étant le dernier de la saga alors, devons nous faire nos adieux définitifs a Nathan Drake ou le rêverons nous un jour ? Je ne sais pas mais il est clair que, parfois, partir en pleine gloire, cela n’a rien de mal, bien au contraire…


Points Positifs :
- Même si je garde une préférence pour Among Thieves, le second volet de la saga, il est clair que ce A Thief's End est un excellent jeu, au moins aussi bon que Drake's Deception, le troisième mais avec les graphismes de la PS4 en plus, de quoi tirer la révérence en beauté pour Nathan Drake !
- Si scénaristiquement, cela reste léger, il faut le reconnaitre – Uncharted n’a jamais briller de ce coté là et n’a jamais prétendu a cela d’ailleurs – force est de constater que cette course au trésor vous tiendra tout de même en haleine du début a la fin, surtout qu’elle est bourrée de surprises et vous fera voir du pays.
- Graphiquement, le jeu est superbe mais cela est normal puisque la série a toujours brillée de ce coté là et comme nous sommes sur PS4
- Sam Drake, le frère de Nathan, s’est avérée être une bonne surprise.
- Si ce quatrième volet est bel et bien le dernier de la série, alors, celle-ci aura eu une très bonne conclusion.
- Le sympathique hommage a l’une des plus cultes créations de Naughty Dog, je veux bien évidement parler de Crash Bandicoot.

Points Négatifs :
- Comme d’habitude, dans la saga, les phases de tirs posent des problèmes par moments et certaines séquences en deviennent agaçantes : il faut dire que si je n’ai rien contre celles-ci, lorsque l’on doit se coltiner des phases de tirs face a des dizaines d’adversaires, encore et encore, au bout d’un moment, cela lasse un peu…
- Si l’intelligence artificielle de nos ennemis semble s’être légèrement améliorée, celle de nos alliées reste ridicule.
- Nathan est caché, Sully grimpe un mur, tombe sur un garde, celui-ci le regarde mais ne le voit pas, ce qui est… comment dire…
- Bon, scénaristiquement, cela reste léger, il faut le reconnaitre.

Ma note : 8/10

mercredi 24 janvier 2018

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE CINQUIÈME ÉLÉPHANT


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE CINQUIÈME ÉLÉPHANT

Samuel Vimaire est en fuite ; la chasse à l'homme est ouverte. Hier préfet du Guet, duc et ambassadeur d'Ankh-Morpork dans le mystérieux royaume d'Uberwald (ses forêts de conifères, ses traditions identitaires, ses mines de graisse), il ne lui reste désormais que son astuce naturelle et la culotte tristounette d'oncle Vania. (Laissez tomber.) Il neige. Il gèle. S'il ne traverse pas la forêt pour rejoindre la civilisation, une guerre abominable éclatera. Et des monstres sont à ses trousses. Intelligents. Rapides. Des loups-garous. Ils gagnent sur lui... Voici le vingt-cinquième roman du Disque-Monde. On y trouve des nains, des vampires, des intrigues diplomatiques, des héros, de la graisse antique.


Les Annales du Disque-Monde – Le Cinquième Éléphant
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 07 mars 1999
Edition Française : 12 septembre 2011
Titre en vo : The Fifth Elephant
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 448

Mon avis : Les vampires ayant tenus le haut du pavé dans Carpe Jugulum, vingt-quatrième tome des Annales du Disque-Monde, c’est tout naturellement que l’on retrouve ces derniers dans le volume suivant, Le Cinquième Éléphant, quoi que, a bien y réfléchir, ceux-ci ne sont pas venus seuls puisque loups garous et nains occupent le devant de la scène dans ce nouveau roman des Annales où l’on retrouve, pour notre plus grand plaisir, Vimaire et le Guet en tant que protagonistes principaux. Plaisir, c’est un fait incontestable car après lecture de moult ouvrages du regretté Pratchett, force est de reconnaitre que les aventures mettant en scène le Guet font partie des toutes meilleures des Annales, chose qui, au demeurant, fut largement confirmer dans Le Cinquième Éléphant qui n’est peut-être pas le meilleur du lot mais n’en est pas loin… Car bon, en nous entrainant du coté de l’Uberwald, contrée mystérieuse où vivent principalement des loups garous, des vampires et donc, des nains, Terry Pratchett nous entraine dans une aventure qui est, bien évidement, un formidable hommage au genre horrifique de par sa toile de fond mais qui, si l’on approfondi davantage la chose – comme c’est souvent le cas d’ailleurs dans le Disque-Monde – met particulièrement en avant tout un tas de thématiques oh combien modernes comme la discrimination féminine, le poids des traditions, la lutte entre progressistes et conservateurs, pour ne citer que les plus importantes. Du coup, Le Cinquième Éléphant qui, au demeurant, possède une intrigue captivante, s’avère être bien plus profond et intelligent qu’on pourrait le penser de prime abord… quoi que, a bien y réfléchir, un peu comme les autres volumes du Guet, sans nul doute ceux où Pratchett aura le mieux réussi a faire le lien entre son univers de Fantasy parodique et les problèmes de sociétés du monde réel…


Points Positifs :
- Dans la grande tradition des volumes des Annales mettant en scène le Guet, Terry Pratchett nous offre un roman captivant de bout, fort plaisant à lire et qui, sous couvert de parodie, pointe du doigt bien des maux de notre société.
- Justement, dans Le Cinquième Éléphant, l’on retrouve la discrimination féminine, le poids de la tradition, les conflits entre progressistes et conservateurs, des maux que notre société, hélas, connait bien.
- L’Uberwald est un bel hommage au genre horrifique avec ses vampires, ses loups garous, ses Igors, ses paysages brumeux, ses grandes et inquiétantes forêts…
- Quelques scènes cultes comme la fuite de Vimaire poursuivie par une meute de loups garous ou Dame Sybil qui se met a chanté un air d’opéra devant des nains médusés.
- Vimaire égal a lui-même, le Caporal Petit-Cul, un personnage plutôt réussie et une Angua dont on fait enfin connaissance avec sa famille.

Points Négatifs :
- Le Sergent Colon devient, par la force des choses, responsable du Guet. Certes, cela nous offre les passages les plus drôles de ce roman, cependant, je trouve qu’à un moment donné, on passe beaucoup trop de temps avec ces derniers au détriment de l’intrigue principale.

Ma note : 8/10