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mardi 23 juin 2020

HOKUTO NO KEN – TOME 14


HOKUTO NO KEN – TOME 14

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Ken apprend de la bouche de Leia comment Shachi est devenu un monstre d’ambition après avoir appris le Hokuto, mais aussi que les trois Rashô, les hommes les plus forts du continent, sont des maîtres de cet art martial. Malgré son amour pour lui, la jeune femme demande donc à Ken de l’arrêter, même si le seul moyen pour cela serait de le tuer. Mais Ken lui demande de ne pas renoncer : il lui ramènera Shachi, vivant... Ce dernier, de son côté, se présente devant Han, le plus faible des trois Rashô qui dirigent le pays. Déguisé en loqueteux, il dit être venu lui offrir Lynn, mais Han détecte son aura de combattant et le démasque. Un court combat s’engage mais Shachi n’est vraiment pas à la hauteur. Pourtant, le jeune homme l’avait prévu et évite de se faire tuer grâce à une plaque en fer placée sous ses vêtements. Laissant Lynn aux mains du Rashô, Shachi s’enfuit alors, prédisant au dirigeant que la jeune fille amènera la mort sur lui. Han ne comprend pas mais n’a pas vraiment le temps de se poser des questions car Ken est déjà là. Le combat s’engage, et Han comme Kenshiro vont devoir dépasser leurs limites...


Hokuto no Ken – Tome 14
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.14
Parution en vo : 08 janvier 1988
Parution en vf : 07 octobre 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Finalement, nous sommes arrivés au bout de l’aventure et, avec ce quatorzième tome de la réédition de Hokuto no Ken, le cultissime manga du duo composé de Buronson pour le scénario et de Tetsuo Hara pour les dessins, les fans de Kenshiro pourront, enfin, faire leurs adieux a ce dernier, au Hokuto, a Lin, Bat mais aussi a cet univers post-apocalyptique d’une rare violence mais qui nous avait fait connaitre tant de protagonistes oh combien charismatiques – Rei, Toki, Raoh, Falco, Shachi et bien d’autres. Le problème, le gros problème même, c’est que, après un premier cycle qui flirtait avec la perfection et qui fit les heures de gloire du manga puis, un second nettement moins aboutie mais qui s’en sortait grâce a des protagonistes hauts en couleurs et des affrontements dantesques, la suite, elle, ne fut qu’une lente descente aux Enfers où l’on alternait entre quelques intrigues moyennes qui se laissaient lire et d’autres, nettement plus médiocres. Le sommet de cette médiocrité, bien entendu et, comme je le l’annonçais dans ma critique précédente, nous y parvenons donc dans cet ultime tome de la saga, un album qui nous démontre définitivement que si Hokuto no Ken ne s’était pas achever avec la mort de Raoh, a l’issu du premier cycle, au moins, cela aurait dut être le cas avec celle de Kaioh… Car bon, depuis, que pouvons nous tirer de cette suite qui se sera étirer inutilement ? L’intrigue avec le vieux roi mourant et ses trois fils ? Ma foi, oui, pourquoi pas même si cela reste moyen. Baran, ancien compagnon de route de Raoh – un de plus – mouais, à la rigueur même si cela sent ne déjà-vu. Mais le reste ? Le fils de Raoh ? Une idée mal maitrisée puisque non seulement le gamin ne servait à rien mais, en plus, Kenshiro aura finit par l’abandonner en court de route – le sang de Raoh lui montrera la voie ! L’énième retour de Bat et de Lin ? Ma foi, le plus mauvais arc narratif de la saga, un truc complètement ignoble, ridicule où le scénario part dans le grand guignolesque avec un Ken amnésique, un Bat qui se sacrifie par amour pour Lin et Kenshiro et, histoire d’enfoncer le clou, une résurrection complètement stupide qui nous amène a nous poser la question suivante : mais pourquoi, depuis le début du manga, Kenshiro – ou un autre – n’avaient jamais utiliser un tel pouvoir ? Je pense que bien des protagonistes auraient aimé en bénéficier, vous ne pensez pas ?! Bref, vous l’avez compris, comme je vous l’annonçais depuis longtemps, cet ultime volet de Hokuto no Ken est mauvais et nous prouve par de biens mauvais exemples que, bien souvent, il faut savoir achever une œuvre convenablement et que, la poursuivre inutilement ne peut que lui nuire… Bien entendu, malgré cette médiocrité pour le moins crasse et détestable, Hokuto no Ken restera comme étant un grand manga, indéniablement, un des meilleurs des années 80, hélas, les auteurs ne surent pas s’arrêter à temps et cette conclusion, tellement pathétique, aura finit par gâcher une bonne partie de l’impression finale que l’on pouvait se faire sur cette œuvre. Cela est fort dommage car bon, Hokuto no Ken aurait mérité une conclusion à la hauteur et, en aucun cas, une telle bouse !


Points Positifs :
- La conclusion de l’arc narratif sur le vieux roi mourant et ses trois fils qui souhaitent lui succéder reste plus ou moins acceptable. De même, l’intrigue consacrée à Baran, ancien élève de Raoh, se laisse lire même si elle sent le déjà-vu.
- Pour ce qui est des dessins, bien entendu, Tetsuo Hara, malgré son style assez particulier, livre une prestation fidèle à sa réputation, c’est-à-dire, excellente. Sur ce point, au moins, on ne peut pas critiquer le manga.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- Si l’on notait une baisse qualitative du manga depuis quelques tomes, ici, nous nageons allègrement avec une médiocrité tellement crasse qu’elle en devient navrante, y compris pour les fans. Il était franchement temps que tout cela prenne fin !
- Le dernier arc narratif, avec le retour de Bat et de Lin, est tout bonnement le plus mauvais du manga. Il faut dire que, dans celui-ci, c’est un grand n’importe quoi avec une Lin et un Ken amnésiques, un Bat qui finit par se sacrifier et mourir pour ses deux compagnons, un Ken qui le ressuscite de manière inexplicable… bref, du grand guignolesque !
- Si Kenshiro pouvait ressusciter les morts, pourquoi ne l’a-t-il pas fait auparavant ? Je suis sur que tout un tas de ses anciens compagnons d’armes l’auraient souhaité…
- Comme on s’en doutait, le fils de Raoh n’aura servit à rien. Histoire d’enfoncer le clou, Ken l’abandonne comme un malpropre !
- La preuve évidente que, a force de tirer sur la corde, on finit par faire n’importe quoi. Bref, Hokuto no Ken aurait dut s’achever bien avant…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 5/10

HOKUTO NO KEN – TOME 13


HOKUTO NO KEN – TOME 13

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Ken apprend de la bouche de Leia comment Shachi est devenu un monstre d’ambition après avoir appris le Hokuto, mais aussi que les trois Rashô, les hommes les plus forts du continent, sont des maîtres de cet art martial. Malgré son amour pour lui, la jeune femme demande donc à Ken de l’arrêter, même si le seul moyen pour cela serait de le tuer. Mais Ken lui demande de ne pas renoncer : il lui ramènera Shachi, vivant... Ce dernier, de son côté, se présente devant Han, le plus faible des trois Rashô qui dirigent le pays. Déguisé en loqueteux, il dit être venu lui offrir Lynn, mais Han détecte son aura de combattant et le démasque. Un court combat s’engage mais Shachi n’est vraiment pas à la hauteur. Pourtant, le jeune homme l’avait prévu et évite de se faire tuer grâce à une plaque en fer placée sous ses vêtements. Laissant Lynn aux mains du Rashô, Shachi s’enfuit alors, prédisant au dirigeant que la jeune fille amènera la mort sur lui. Han ne comprend pas mais n’a pas vraiment le temps de se poser des questions car Ken est déjà là. Le combat s’engage, et Han comme Kenshiro vont devoir dépasser leurs limites...


Hokuto no Ken – Tome 13
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.13
Parution en vo : 08 janvier 1988
Parution en vf : 07 octobre 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Dois-je encore vous le dire ? Oui, dois-je encore vous rappeler, pour la énième fois, que Hokuto no Ken, le cultissime manga du duo composé de Buronson pour le scénario et de Tetsuo Hara pour les dessins aurait dut s’achever avec la mort du puissant et charismatique Raoh, point d’orgue absolu d’un premier cycle tout simplement proche de la perfection et que, en toute sincérité, le second, lui, est des années lumières, qualitativement parlant, de son prédécesseur ? Non, je pense que c’était inutile mais bon, que voulez vous, comment aurais-je put ne pas revenir, une fois de plus, sur ce bien triste constat. Cependant, je ne rappellerais pas, ici, tout ce qui m’aura déplu dans ce second cycle de Hokuto no Ken, un arc narratif avec de bons moments – je ne le nie pas – de très bons protagonistes – c’est un fait – mais bourré de trop de défauts pour satisfaire totalement les fans. Le souci, car il y en a un, énorme au demeurant, c’est que la suite, elle, fut… comment dire… encore pire, car oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il y en eut une et alors que les auteurs avaient l’occasion, pour la seconde fois, d’en finir avec les aventures de Kenshiro, comme on peut le voir dans le premier quart de cet album qui marque la fin du combat entre notre héros et Kaioh, combat oh combien spectaculaire et qui s’achève, comme d’habitude, avec tout ce petit monde qui pleure et regrette ses actes tout juste avant de mourir, Buronson et Hara décidèrent, alors que nous n’avions strictement rien demander, de poursuivre le manga ! Une décision catastrophique ? Oui, c’est une évidence car bon, comment dire… ce fils de Raoh sortit de nulle part et que notre héros prend sous son aile, franchement, on s’en moque un peu, de même que cette histoire d’ancien sous-fifre devenu calife a la place du calife et qui exploite, jusqu’à la mort, de pauvres bougres dans son exploitation agricole. On passera rapidement sur cette intrigue pas intéressante pour un sou pour retrouver, un peu – mais un tout petit peu – le sourire avec une autre histoire de royaume montagnard où un monarque mourant se désespère de la lutte de succession à venir entre ses trois fils. Cela tombe bien, Ken – et le fils de Raoh qui ne sert à rien – passait par la et va lui filler un coup de main. Bref, vous l’avez compris, nous sommes loin, très loin même des heures de gloire de la série et, au vu de ces mini-arcs narratifs sans grand intérêt, même le second cycle, pourtant loin d’être parfait, apparait pétrit de qualités, c’est pour dire ! Fort heureusement, nous approchons à grand pas de la fin, le problème, c’est que celle-ci verra la qualité du manga plonger encore davantage dans la médiocrité, comme si, a force d’étirer, encore et encore leur création, les auteurs de Hokuto no Ken nous ferraient boire le calice jusqu’à la lie…


Points Positifs :
- Je l’ai bien critiqué ce second cycle de Hokuto no Ken, ce, à juste raison, cependant, sa conclusion est, sans être géniale, acceptable et, au moins, ici, nous avions encore un Kenshiro opposé a des adversaires puissants et charismatiques, ce qui ne sera plus le cas par la suite. Bref, un final correct pour un cycle loin d’être parfait mais dont on pouvait encore en tirer quelque chose.
- L’intrigue avec le royaume où le roi, mourant, demande de l’aide à Kenshiro en raison de ses problèmes de successions n’est pas exceptionnelle mais se laisse lire…
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara, malgré son style assez particulier, livre une prestation fidèle à sa réputation, c’est-à-dire, excellente. Sur ce point, au moins, on ne peut pas critiquer le manga.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- Pour la seconde fois, Buronson et Hara tenaient une occasion d’achever leur manga, or, ils n’en firent rien et la suite ne viendra que confirmer que, a force d’étirer, encore et encore, leur création inutilement, celle-ci tombera dans une médiocrité pour le moins crasse qui nous fera regretter les heures de gloire de la saga…
- Kaioh, le grand méchant de la mort qui tue, le mec complètement insensible et sans pitié envers ses adversaires qui meurt, la larme à l’œil, dans les bras de Hyoh… Mouais, un grand bof !
- Les explications quand aux pouvoirs du Hokuto originel sont, pour le moins, ridicules.
- Mais c’est quoi ce fils de Raoh sortit de nulle part !?
- Kenshiro est tellement puissant qu’il n’a plus, désormais, d’adversaires a sa mesure. Alors, a quoi bon !?
- Une espèce de troisième cycle pour le moins bancal et qui débute par une intrigue tellement médiocre – l’ancien sous-fifre de Raoh, devenu grand manitou local – qu’elle en devient navrante pour les auteurs qui semblent, ici, naviguer totalement a vu. Au passage, la suite, avec le souverain mourant, est plus intéressante mais est loin de marquer les esprits, loin de là…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 6/10

lundi 22 juin 2020

HOKUTO NO KEN – TOME 12


HOKUTO NO KEN – TOME 12

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Entouré d’une aura démoniaque, Hyoh traverse le pays seul sur son cheval. Au bout d’un moment, Nagato et ses quatre serviteurs se dressent sur sa route. Ce sont les cinq plus loyaux serviteurs de Hyoh mais ils lui annoncent que, au vu du changement de comportement de celui ci, ils ont décider de le quitter : désormais, ils ont compris que jamais leur maitre ne renverserait le terrible Kaioh. Sans éprouver le moindre regret, Hyoh les exécute. Son combat à venir contre Kenshiro s’annonce donc déjà terrible...


Hokuto no Ken – Tome 12
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.12
Parution en vo : 08 janvier 1988
Parution en vf : 20 janvier 2016
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Depuis le début du second cycle de Hokuto no Ken, j’ai eu l’occasion de vous dire à de multiples reprises que celui-ci serait inférieur au premier, que, quelque part, le manga aurait dut s’achever avec la mort du puissant et charismatique Raoh et que, au final, la déception finirait par être au rendez vous et que la qualité narrative allait tellement baissée que même les fans les plus ultras du manga finiraient par jeter l’éponge… Et, quelque part, ce douzième tome de l’intégrale de la saga est le parfait exemple que quelque chose ne tourne franchement plus rond du coté de Hokuto no Ken et que, plus le temps passe, plus les défauts prennent de l’importance dans la saga. En effet, jusqu’ici, si ce second cycle n’était pas exceptionnel en soit, il s’en sortait, plus ou moins, par le biais de quelques bonnes idées – l’île des Démons – et, surtout, par quelques protagonistes franchement charismatiques – Falco, Shachi, Hyoh – qui, a eux seuls, sauvaient les meubles. Le souci c’est que, au fil des volumes, on avait tendance à tomber soit dans le grand n’importe quoi – une partie de l’affrontement entre Han et Kenshiro qui lorgnait carrément du coté de Dragon Ball – soit dans une réédite de tout ce que l’on avait déjà vu moult fois dans le manga depuis le début de celui-ci. Et les auteurs n’ont rien fait, mais alors, strictement rien, pour sortir de cette spirale négative où ils auront plongé eux-mêmes leur création, comme on peut le voir, tristement, dans ce douzième volume… Ainsi, après avoir inventer un frère à Kenshiro et nous avoir appris que Raoh, Toki et ce dernier étaient nés sur l’île des Démons, Buronson et Hara ont osés faire de Kaioh le frère ainé de… Raoh et de Toki – et d’une jeune femme qui apparait à peine et dont on se demande, vu sa jeunesse, a quel moment elle est née vu que la mère de tout ce petit monde est morte quand ses ainées avaient, sensiblement, dix ans. Une débilité pour le moins flagrante, une de plus me direz vous, surtout que, histoire de ne pas se fouler, Kaioh a la même tête que Raoh – mais avec une cicatrice en plus. Bref, quelque part, on reprend les mêmes et on recommence, sans oublier que, au passage, on modifie totalement le passé d’une bonne partie des protagonistes majeurs du premier cycle, les auteurs se moquant littéralement de toutes les incohérences qui apparaissent aux yeux des lecteurs, des lecteurs, franchement, de plus en plus dubitatifs devant ce qu’ils découvrent… Alors, certes, Tetsuo Hara à beau nous livrer des planches pour le moins superbes, cela ne suffit nullement a sauver un scénario de plus en plus discutable, de même, si l’affrontement entre Kenshiro et Hyoh marque les esprits, si Shachi est toujours aussi charismatique et que son sacrifice ne nous laissera pas indifférent, tout cela ne suffit pas a nous enlever de la tête que, décidément, plus les tomes défilent, plus la qualité de celui-ci baisse dangereusement. Mais le pire, justement, c’est que ce n’est pas finit, loin de là et que la suite sera encore pire !


Points Positifs :
- Un douzième tome nettement moins abouti que ses prédécesseurs mais qui réussit à s’en sortir grâce a l’affrontement fraternel entre Kenshiro et Hyoh qui, ma foi, a de quoi marquer les esprits. De même, Shachi, toujours aussi charismatique, continue à sortir nettement du lot et son intervention face a Hyoh puis son sacrifice devant Kaioh ne laissera pas le lecteur indifférent.
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara, malgré son style assez particulier, livre une prestation fidèle à sa réputation, c’est-à-dire, excellente. Sur ce point, au moins, on ne peut pas critiquer le manga.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- Le plus mauvais tome du manga depuis les débuts de celui-ci. Certes, pour le moment, il y a encore quelques idées et quelques protagonistes qui sauvent, plus ou moins les meubles, mais c’est bientôt finit tout cela…
- Kenshiro a donc un frère ainé, Hyoh qui, au passage, a perdu la mémoire – comme c’est pratique – mais le pire, c’est que Raoh et Toki ont, eux-mêmes, un autre frère – et une sœur dont on se demande a quel moment elle est née – le fameux Kaioh, qui les as connus lorsque tout ce petit monde vivait sur l’île mais dont personne ne parle jamais avant que le lecteur n’apprenne son existence.
- Kaioh a la même tête que Raoh, franchement, n’importe quoi ! Ils ne pouvaient pas nous pondre un personnage différent, voir, soyons fous, quelqu’un qui n’avait rien à voir avec Raoh et Toki ? Mais non, il vaut mieux se contenter d’user jusqu’à la corde et l’ubuesque les mêmes grosses ficelles…
- Des combats qui tombent de plus en plus dans le grand guignolesque !
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 6,5/10

dimanche 14 juin 2020

HOKUTO NO KEN – TOME 11


HOKUTO NO KEN – TOME 11

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Ken apprend de la bouche de Leia comment Shachi est devenu un monstre d’ambition après avoir appris le Hokuto, mais aussi que les trois Rashô, les hommes les plus forts du continent, sont des maîtres de cet art martial. Malgré son amour pour lui, la jeune femme demande donc à Ken de l’arrêter, même si le seul moyen pour cela serait de le tuer. Mais Ken lui demande de ne pas renoncer : il lui ramènera Shachi, vivant... Ce dernier, de son côté, se présente devant Han, le plus faible des trois Rashô qui dirigent le pays. Déguisé en loqueteux, il dit être venu lui offrir Lynn, mais Han détecte son aura de combattant et le démasque. Un court combat s’engage mais Shachi n’est vraiment pas à la hauteur. Pourtant, le jeune homme l’avait prévu et évite de se faire tuer grâce à une plaque en fer placée sous ses vêtements. Laissant Lynn aux mains du Rashô, Shachi s’enfuit alors, prédisant au dirigeant que la jeune fille amènera la mort sur lui. Han ne comprend pas mais n’a pas vraiment le temps de se poser des questions car Ken est déjà là. Le combat s’engage, et Han comme Kenshiro vont devoir dépasser leurs limites...


Hokuto no Ken – Tome 11
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.11
Parution en vo : 08 janvier 1988
Parution en vf : 07 octobre 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Depuis le début du second cycle de Hokuto no Ken, je laissais sous entendre que celui-ci serait inférieur au premier, que, quelque part, le manga aurait dut s’achever avec la mort du puissant et charismatique Raoh et que, ma foi, si cela avait été le cas, l’œuvre de Buronson et de Tetsuo Hara, ainsi, aurait été quasiment parfaite. Or, comme vous le savez, ce ne fut pas le cas et, poussez par le succès, les deux hommes décidèrent donc de faire revenir Kenshiro quelques années plus tard et de le faire s’opposer a de nouveaux adversaires tous plus puissants les uns que les autres. Pourtant, malgré le manque d’originalité notable d’un scénario qui se reposait sur ses lauriers, jusqu’à maintenant, Hokuto no Ken s’en sortait plus ou moins bien : bien entendu, ce second cycle reposait énormément sur ses protagonistes charismatiques au possible comme Falco et Shachi, pour ne citer que les exemples les plus évidents. Le premier, hélas, s’en est aller un peu trop rapidement dans le tome précédent, cependant, il reste le second et, accessoirement, dans ce onzième tome, quelques petits nouveaux qui marquent les esprits, comme Han et Hyoh. Bref, une fois de plus, pour ce qui est des protagonistes, il n’y a rien à redire, les auteurs sont toujours aussi doués pour nous proposer des figures marquantes – même si le fameux Kaioh qui est le potentat local apparait comme étant trop brutal pour être honnête – cependant, a un moment donné, même ces derniers ne suffisent pas pour dissimuler tous les défauts narratifs qui, au passage, sont de plus en plus nombreux… Ainsi, prenons le cas Han : le combat entre ce dernier et Kenshiro marque les esprits, c’est un fait et cela fait plaisir de voir notre héros en difficulté, cependant, cet affrontement finit par tomber dans le grand guignolesque lorsque les deux combattants se retrouvent entourés par des rochers en lévitations et que le lecteur se croit, tout à coup, en train de lire un volume de Dragon Ball ! Ensuite, il y a cette idée un peu saugrenue comme quoi Raoh, Toki mais aussi Kenshiro seraient originaires de cette île des démons : on nous refait le passé des personnages là et, au passage, on finit même par oublier les fameux parents des deux premiers. Pour le reste, que dire ? Hyoh frère de Kenshiro ? Ma foi, a la rigueur. Kaioh ? Une brute implacable mais le pire est à venir. Shachi ? Oui, heureusement qu’il est là celui-là même s’il apparait rapidement comme étant nettement moins puissant que tout ce petit monde. Quand à Kenshiro qui se prend une dérouillée de Kaioh ? Ma foi, cela nous change des combats trop faciles. Bref, un onzième tome qui s’avère être mi-figue mi-raisin et qui a de plus en plus de mal a cacher les défauts d’un manga qui, encore une fois, aurait dut se contenter de son premier cycle…


Points Positifs :
- Un onzième tome loin d’être parfait et franchement inférieur a ses prédécesseurs mais qui s’en sort encore, plus ou moins bien, par le biais d’un affrontement dantesque entre Kenshiro et Han, mais aussi par des protagonistes franchement charismatiques : Shachi, bien entendu, que l’on connaissait déjà, mais aussi Hyoh, le frère ainé de Ken, un peu sortit de nulle part et qui ne se souvient plus de son cadet.
- Voir Kenshiro se prendre une dérouillée, cela nous change… même si on se doute bien que, tôt ou tard, il fera mordre la poussière a son adversaire.
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara n’a jamais été aussi bon et nous livre une prestation magnifique. Franchement, on frôle l’excellence par moments !
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- L’affrontement entre Kenshiro et Han débute fort bien puis tombe un peu dans le grand n’importe quoi lorsque des rochers s’envolent puis lévitent tout autour des combattants. Ici, nous sommes à mille lieux de ce que nous proposait le manga depuis ses débuts et l’on se croirait davantage dans Dragon Ball Z que dans Hokuto no Ken.
- Raoh, Toki et même Kenshiro sont originaires de l’île des Démons ! Mouais, les auteurs modifient le passé de leurs personnages et ce n’est pas très judicieux…
- Comme je l’avais déjà souligné auparavant, pour ce qui est du fond et de la forme, Buronson use et abuse des mêmes vieilles ficelles et que ce second cycle apporte très peu de véritables nouveautés pour véritablement mériter le détour…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 7/10

mercredi 10 juin 2020

HOKUTO NO KEN – TOME 10


HOKUTO NO KEN – TOME 10

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Arrivé aux portes de la capitale du nouvel empereur, Kenshiro se débarrasse sans mal des sbires qui tentent de l’arrêter de force. Voyant que les soldats de Falco, le général, lui obéissent visiblement par fidélité et non par crainte, Ken décide de ne plus avancer et d’attendre que Falco vienne l’affronter. Ce dernier comprend qu’il doit relever ce défi et repense aux raisons qui l’ont mené à cet instant : à cause de sa trop grande mansuétude, Falco a en effet laissé la vie au gouverneur Jakoh, l’homme qui détient réellement le pouvoir aujourd’hui, alors même qu’il avait eu l’occasion de le tuer par le passé. Jakoh, loin de se repentir, a depuis pris l’empereur en otage et garde le pouvoir en menaçant de tuer ce dernier si Falco ne lui obéit pas. Ayant juré de protéger la vie de l’empereur par tous les moyens, Falco, représentant de l’art millénaire du Gento Kôken, est depuis ce jour obligé de soutenir le gouverneur, mais c’est la tête haute qu’il part affronter Kenshiro. En effet, au cas où il serait vaincu, un dispositif explosif réduirait la capitale en cendres et mettrait ainsi fin au règne de Jakoh et aux souffrances de l’empereur emprisonné. Pour Falco, il n’y a plus le choix : il s’agit de vaincre ou bien tout sera détruit...


Hokuto no Ken – Tome 10
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.10
Parution en vo : 10 septembre 1987
Parution en vf : 01 juillet 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Bien entendu, et comme je l’avais souligner lors de ma critique du volet précédent, je reste convaincu que Hokuto no Ken aurait dut s’achever avec la mort de Raoh et le retrouvailles de Ken et de Yuria, comme on pouvait le voir dans le huitième tome, ce qui nous aurait éviter que le manga ne se prolonge inutilement et ne finisse par nous décevoir, ce qui arrivera assez rapidement par ailleurs, pour tout un tas de raisons… Cependant, comme je l’avais également remarqué dans ma critique précédente, d’un autre coté, comment ne pas reconnaitre que, sans être exceptionnel, le début du second cycle est plutôt réussi voir bon dans l’ensemble : nouveaux protagonistes franchement charismatiques, une intrigue toujours aussi efficace et, ma foi, un Tetsuo Hara en grande, que dis-je, en très grande forme ! Bref, de quoi démentir tout ce que j’ai affirmé en préambule de cette critique ? En fait, oui et non… Ainsi, pour un Falco qui reste, indéniablement, un des protagonistes les plus charismatiques de tout le manga et dont le développement personnel, son histoire et son affrontement face a Ken font de lui une réussite indéniable, comment ne pas reconnaitre que la mort de Ein n’est là, finalement, que pour son coté pathos inutile et que l’on tombe une fois de plus dans le déjà-vu avec, une fois de plus, la désagréable impression que tout compagnon de Ken se doit de mourir ? D’ailleurs, il en ira de même pour Falco, aussi puissant soit-il, qui finira par mordre la poussière alors qu’il y avait tant à faire avec lui… Alors bien sur, il y a cette île mystérieuse, au-delà de l’océan, cette île de démons où chaque combattant a de quoi pousser Ken dans ses retranchements – ou, du moins, le blesser légèrement, ce qui ne lui arrivait jamais auparavant. Bref, ici, les auteurs poussent leur thématique initiale encore plus loin, nous proposent moult adversaires charismatiques et nous offre, au passage, un nouveau personnage, Shachi, aussi puissant que malin et dont on devine immédiatement qu’il est amener à jouer un grand rôle par la suite… du moins, jusqu’à ce qu’il meurt, tôt ou tard, bien entendu… Mais bon, a coté de cela, ils sont aussi capables de nous pondre une débilité profonde quand a l’identité de l’Empereur Céleste qui s’avère tellement débile qu’elle en devient navrante. Bref, un tome mi-figue mi-raisin qui brille surtout par la présence de Falco et de Shachi mais qui nous montre également que la manga peine de plus en plus à se renouveler : pour le moment, cela passe encore, mais jusqu’à quand !?


Points Positifs :
- Pour le moment, ce second cycle reste assez bon, ce, par la présence de Falco, sans nul doute un des protagonistes les plus charismatiques de tout le manga, mais aussi par l’apparition de Shachi, personnage lui aussi charismatique. De plus, l’idée de cette île infernale où ne survivraient que des combattants surpuissants et plutôt pas mal, histoire de donner un peu de fil à retordre à Ken…
- L’affrontement entre Ken et Falco, la mort de celui-ci sur l’île, le combat spectaculaire entre Shachi et le Commandant des armées : on ne s’ennui guère dans ce tome !
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara n’a jamais été aussi bon et nous livre une prestation magnifique. Franchement, on frôle l’excellence par moments !
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- L’identité de l’Empereur Céleste et son lien avec Lin est, sans nul doute, une des plus grosses débilitées que l’on a put voir depuis les débuts de la saga. Franchement, un grand n’importe quoi !
- Encore deux morts parmi les compagnons de Ken qui, décidément, doit porter la poisse à ceux qui le fréquentent : cette fois ci, c’est autour de Ein et de Falco…
- Bon, il faut reconnaitre que pour ce qui est du fond et de la forme, Buronson use et abuse des mêmes vieilles ficelles et que ce second cycle apporte très peu de véritables nouveautés pour véritablement mériter le détour…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 7,5/10