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mercredi 24 février 2021

TROIE – LA CHUTE DES ROIS


TROIE – LA CHUTE DES ROIS
 
Les ténèbres tombent sur la Grande Verte, et le Monde Ancien est cruellement déchiré. Sur les champs de bataille autour de Troie, la cité d’or, se réunissent les armées fidèles au roi mycénien, Agamemnon. Parmi ces troupes se trouve Ulysse, le fameux conteur, devenu leur allié malgré lui. Il sait que rien n’arrêtera Agamemnon pour s’emparer du trésor que renferme la cité, et qu’il devra bientôt affronter ses anciens amis en un combat à mort. Malade et amer, le roi de Troie attend. Ses espoirs reposent sur deux héros : Hector, son fils préféré, le plus puissant guerrier de son époque, et le redoutable Hélicon, déterminé à venger la mort de son épouse aux mains des Mycéniens. La guerre a été déclarée. Même si ces ennemis, qui sont aussi des parents, laissent libre cours à leur soif de violence, ils savent que certains d’entre eux, hommes ou femmes, deviendront des héros, dont les exploits vivront à tout jamais dans un récit transmis à travers les âges…
 

Troie – La Chute des Rois
Auteur : David Gemmell, Stella Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Historique
Première Parution : 10 août 2007
Edition Poche : 09 décembre 2016
Titre en vo : Troy – Fall of Kings
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 768
 
Mon avis :
 Et voilà, c’est fait, au bout d’un an de lecture assidue et souvent enflammée, j’en ai finalement finit avec mon cycle personnel consacré a ce somptueux auteur que fut David Gemmell et, le hasard faisant souvent bien les choses, alors que j’avais débuter mes lectures par Le Lion de Macédoine, cycle qui se déroulait dans la Grèce antique et qui revenait, de manière romancée, sur la vie d’Alexandre le Grand, je l’aurai achever, douze mois plus tard, avec cet exceptionnel cycle de Troie – qui, comme vous l’avez deviné, se déroule lui aussi en pleine antiquité grecque – sans aucune contestation possible, le chef d’œuvre absolu de Gemmell, en tous cas, une trilogie parfaite de bout en bout et qui se donne même le luxe de battre a plate couture un certain Rigante, autre excellent cycle de l’auteur britannique… Il faut dire que, dès le premier volet de ce magnifique Troie, je n’avais put que m’incliner devant le coup de génie de Gemmell qui, en s’inspirant grandement de l’œuvre d’Homère, avait sut nous proposer une vision nouvelle de cette dernière en nous proposant sa propre vision de ce qui est l’un des plus grands récits de l’humanité, L’Iliade : mélange habile entre nouveaux protagonistes et figures mythiques complètement transformées sous la plume de l’auteur, enjeux plus importants puisque les deux premiers volets revenaient sur les années précédant le siège de Troie lui-même, le tout, avec le talent habituel d’un écrivain alors au sommet de son art et à mille lieux des défauts qu’on pouvait lui trouver auparavant. Pourtant, il y avait de quoi douter fortement avec ce troisième volet puisque, comme chacun sait, David Gemmell, hélas, ne l’acheva pas, celui-ci perdant la vie tragiquement en court d’écriture. Son épouse, Stella Gemmell, s’attela alors à la tache et, bien entendu, il y avait de quoi être perplexe quand au résultat final… C’était oublier un peu trop rapidement que la compagne de toujours de l’auteur fut plus, tout au long de la carrière de celui-ci, bien plus qu’une simple collaboratrice et qu’elle était un peu derrière bon nombre de ses romans. Le résultat, donc, de La Chute des Rois, dernier volume de la trilogie, confirme bien cela est, d’ailleurs, tout au long du roman, il est impossible de deviner quelle partie est de David, quelle partie est de Stella sauf, bien entendu, la conclusion, tout bonnement superbe et qui est bien évidement une belle déclaration d’amour de Stella Gemmell a son grand amour perdu. Bref, oubliez toutes vos craintes et vos a priori, le troisième volet de Troie confirme non seulement tout le bien que l’on pensait de cette saga mais, quelque part, finit même par la sublimer : grandiose, captivant de bout en bout, bourré de scènes d’anthologie – ah, l’affrontement entre Hector et Achille – et de très bonnes idées – Le Cheval de Troie – La Chute des Rois est un pur chef d’œuvre et Troie, dans son ensemble, en tant que chant du cygne de Gemmell, apparait comme étant son œuvre la plus aboutie et nous laisse songeur sur ce que l’auteur aurait put nous offrir si la mort ne nous l’aurait pas enlever aussi jeune. Mais bon, on ne refait malheureusement pas le passé…
 

Points Positifs
 :
- Après un premier volet magistral et étonnant puis un second qui avait confirmé tout le bien que l’on pensait de cette saga, La Chute des Rois s’avère être l’aboutissement attendu d’une trilogie que l’on peut qualifier comme étant un véritable chef d’œuvre et, sans discussion possible, le meilleur cycle de Gemmell. Tout simplement grandiose !
- Malgré la mort de l’auteur en pleine écriture, son épouse, Stella Gemmell, lui succède fort bien et il est impossible de deviner qui a écrit quoi, en dehors, bien entendu, de la conclusion, terriblement touchante et qui fera verser une petite larme a plus d’un…
- Une première partie étonnante, qui nous entraine loin de Troie le plus souvent mais qui reste très bonne puis une seconde, tant attendue, qui nous plonge en plein siège et qui nous captive de bout en bout, surtout avec ce final a la Fort Alamo qui est magnifique !
- Que de moments d’anthologie ici, le principal, bien entendu, étant l’affrontement entre Hector et Achilles. Et puis, une fois de plus, Gemmell utilise intelligemment les éléments de mythe pour les transformer et nous surprendre de la plus belle des façons : voir le Cheval de Troie, bien entendu.
- Une lecture captivante de bout en bout où l’on ne s’ennui jamais. Incontestablement, du très grand Gemmell !
- Oubliez la Source, le Vide, les Reines Démons, les vieux combattants bourrus de soixante ans, les loups garous et les autres joyeusetés habituelles de Gemmell, celles-ci ne sont pas au rendez vous de ce cycle de Troie qui tient davantage du roman historique que fantastique et qui nous prouve, enfin, que l’auteur pouvait se renouveler !
Points Négatifs :
- Dommage que l’on ne sache pas trop ce qui arrive à certains protagonistes à la fin, même si l’on peut toujours imaginer leur sort.
- Franchement, à moins d’être totalement allergique au style de Gemmell, je ne vois pas…
 
Ma note : 9/10

samedi 6 février 2021

TROIE – LE BOUCLIER DU TONNERRE


TROIE – LE BOUCLIER DU TONNERRE
 
Adulé, détesté ou pleuré, Argurios est devenu un héros. Troie et Hélicon ont survécu aux menaces qui pesaient sur leurs existences. Tandis que le Prince de Dardanie se remet très péniblement de ses blessures, trois nouveaux venus rejoignent la cité aux puissantes murailles. Pira la prêtresse fugitive et les mercenaires Calliadès et Banoclès. Tandis que d’immenses festivités se préparent, les feux de la guerre couvent sur les terres thraces qui séparent les Troyens des Achéens.
 

Troie – Le Bouclier du Tonnerre
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Historique
Première Parution : 08 septembre 2006
Edition Poche : 18 novembre 2016
Titre en vo : Troy – Shield of Thunder
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 680
 
Mon avis :
 Le premier volet du Cycle de Troie, le dernier du regretté David Gemmell qui, pour la petite histoire, n’eut pas le temps d’achever celui-ci, son épouse le concluant après la mort de l’auteur, m’était apparu comme étant, non seulement, une fort belle surprise au vu des immenses qualités de cet ouvrage, mais aussi et surtout, à la lecture de ce dernier, comme étant une des meilleures réussites du romancier britannique, aussi bon que l’excellent Rigante qui était, de mon point de vu, le cycle le plus aboutit de Gemmell – Légende étant exceptionnel mais pour d’autres raisons. Il faut dire que cette relecture de ce qui est, incontestablement, un des plus grands récits de l’Histoire humaine, je veux, bien entendu, parler de L’Iliade, était apparu comme étant une magnifique relecture de l’œuvre d’Homère, David Gemmell nous offrant, par le biais de son intrigue et de ses protagonistes, une espèce de préquelle à la fameuse Guerre de Troie où le lecteur, ravi et étonné, retrouvait des figures connues comme Hector, Andromaque, Énée, Priam, Ulysse ou Agamemnon, le plus souvent, bien différentes des figures légendaires que l’on connaissait. Et donc, après la réussite incontestable que fut Le Seigneur de l’Arc d’Argent, on était en droit d’attendre une suite à la hauteur de nos espérances tout en craignant que celle-ci ne le soit pas – après tout, ce premier volet était tellement bon qu’il allait être difficile de faire aussi bien… Bon, disons le tout de suite, Le Bouclier du Tonnerre, sans atteindre l’excellence de son prédécesseur, est un bon, très bon roman et confirme tout le bien que l’on pouvait penser de ce cycle qui, jusque là, frôle avec la perfection, tout simplement ! Pourtant, d’entrée de jeu, le lecteur peut-être surpris pas une certaine mise au placard des protagonistes majeurs du premier tome, je veux, bien entendu, parler d’Hélicon et d’Andromaque – cela étant relatif puisque ces derniers, comme d’autres personnages, reviennent sur le devant de la scène au fil des pages – afin de mettre en avant de nouveaux protagonistes, enfin, nouveaux, pas vraiment puisque nos deux compères, Calliadès et Banoclès avaient fait une petite apparition à la fin du premier tome – lors du combat entre les Mycéniens et Hélicon et Argurios – tandis que Pira est, en fait, un personnage dont l’auteur avait déjà parler a de multiples reprises. Cependant, n’allez pas croire que nous avons droit a un changement de protagonistes principaux, disons plutôt que ces trois là prennent une importance majeur dans ce roman, sans que cela nuise aux anciens héros que sont Hélicon, Andromaque ou Ulysse tandis qu’Hector, lui, prend enfin de l’ampleur… Et donc, comme cela avait déjà été le cas dans le premier volet de Troie, le lecteur sera tout simplement captiver par une histoire d’une densité peu commune mais qui, a aucun moment, n’entraine un quelconque sentiment de lassitude : ainsi, de la fuite de nos deux anciens guerriers mycéniens à la bataille de Thrace, en passant par les Jeux du mariage d’Hector et d’Andromaque et le déclanchement de la guerre entre Troie et les autres cités grecques, c’est un superbe moment de lecture que nous offre David Gemmell, nous prouvant, une nouvelle fois, de magnifique manière, a quel point celui maitrisait son sujet dans ses dernières années de sa vie. Bref, vous l’avez compris, avec Le Bouclier du Tonnerre, le cycle de Troie flirte encore avec les sommets et on attend, à présent, que sa conclusion, soit tout aussi bonne. Mais bon, quelle que chose me dit que cela risque d’être le cas…
 

Points Positifs
 :
- Si le premier volet de Troie s’était avéré être un des tous meilleurs romans de David Gemmell, il apparait grandement que ce second tome, même si l’effet de surprise n’est plus au rendez vous, est quasiment aussi bon et que la suite de la relecture de L’Iliade par l’auteur britannique flirte toujours avec l’excellence.
- Les petits nouveaux qui ne le sont pas vraiment – Calliadès, Banoclès et Pira – apportent un plus indéniable a un casting qui était déjà exceptionnel et où l’on retrouve, une nouvelle fois, avec plaisir, des figures aussi marquantes qu’Hector, Andromaque, Hélicon, Priam, Ulysse ou Agamemnon. Et n’oublions pas les protagonistes secondaires qui sont, pour la plupart, plutôt réussis.
- Une lecture captivante de bout en bout où l’on ne s’ennui jamais. Incontestablement, du très grand Gemmell !
- Oubliez la Source, le Vide, les Reines Démons, les vieux combattants bourrus de soixante ans, les loups garous et les autres joyeusetés habituelles de Gemmell, celles-ci ne sont pas au rendez vous de ce cycle de Troie qui tient davantage du roman historique que fantastique et qui nous prouve, enfin, que l’auteur pouvait se renouveler !

Points Négatifs :
- Le dernier tiers du roman, celui de la guerre en Thrace, est peut-être un poil inférieur au reste de l’ouvrage.
- Certains peuvent regretter que des personnages majeurs du premier volet soient un peu moins mis en avant dans cette suite. Il faut dire qu’Hélicon et Andromaque avaient nettement marqué les esprits dans Le Seigneur de l’Arc d’Argent.
- Franchement, à moins d’être totalement allergique au style de Gemmell, je ne vois pas…
 
Ma note : 8,5/10

mardi 26 janvier 2021

TROIE – LE SEIGNEUR DE L'ARC D'ARGENT


TROIE – LE SEIGNEUR DE L'ARC D'ARGENT
 
Déchirée par des rivalités impitoyables, la ville de Troie est en proie à un maelström d'intrigues et de traîtrises meurtrières. En dehors des murs de la cité mythique, des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute. Trois individus vont se dresser et changer la destinée de plusieurs nations : Hélicon, le jeune prince de Dardanie, la prêtresse Andromaque à la volonté d'acier, et le légendaire guerrier Argurios, solitaire et dévoré par la vengeance.
 

Troie – Le Seigneur de l'Arc d'Argent
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Fantasy, Historique
Première Parution : 10 octobre 2005
Edition Poche : 27 mars 2019
Titre en vo : Troy – Lord of the Silver Bow
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 660
 
Mon avis :
 Le hasard fait souvent bien les choses et, dans le cas présent, force est de constater qu’il est plutôt savoureux que je me serais plonger dans les romans du regretté David Gemmell par le biais de ce cycle excellent que fut Le Lion de Macédoine, il y a de cela, sensiblement, un an, et que je ferais mes adieux à celui-ci avec un autre cycle se déroulant lui aussi dans la Grèce antique, une trilogie qui, par ailleurs, fut sa dernière – Gemmell nous quitta en pleine écriture du troisième volet et ce fut son épouse qui conclut ce dernier – je veux, bien entendu, parler du Cycle de Troie. Une année, donc, entre ces deux œuvres, une année pleine de bruit et de fureur, avec des personnages inoubliables, de très bons romans, d’autres nettement plus moyens mais aussi, une année avec les thématiques habituelles de l’auteur, c’est-à-dire, la Source, le Vide, des hommes bêtes, des dimensions parallèles, des affrontements perdus d’avance à un contre dix, des Reines Sorcières, de vieux guerriers bourrus, une conclusion qui tient en quelques lignes et autres joyeusetés du même genre qui, forcément, ne pouvaient que convaincre les détracteurs de Gemmell que celui-ci restait un romancier qui peinait énormément à se renouveler. Cependant, si certains ouvrages du britannique m’avaient, effectivement, laisser pour le moins dubitatif, dans l’ensemble, je suis un grand fan de Gemmell et je ne peux que m’incliner devant son immense talent pour nous proposer des histoires captivantes au possible et qui étaient bourrées de protagonistes charismatiques en diable. Et donc, quand est-il de Troie, ultime cycle de l’auteur, ce dernier sera-t-il un bon ou un mauvais Gemmell ? Bon, inutile de tourner autour du pot plus longtemps, ce premier volet de Troie, Le Seigneur de l’Arc d’Argent, est, tout bonnement… exceptionnel ! Oui, voilà, la chose est dite et je n’exagère nullement ! Pourtant, le défi, ici, était de taille puisque David Gemmell s’attaquait à ce qui est, sans aucune contestation possible, un des plus grands récits de l’histoire de l’humanité : L’Iliade ! D’autres avant lui s’y étaient atteler, avec plus ou moins de succès et, il faut le reconnaitre, l’histoire de la Guerre de Troie est tellement connue qu’elle fait partit du patrimoine mondial et qu’il est difficile d’imaginer qu’un auteur puisse encore y apporter quelque chose. Pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraitre, avec ce premier volet de Troie, Gemmell nous prouve, de la plus belle des façons, que la chose est non seulement possible mais que, en plus, cela peut être fait avec talent. Vous aviez peur de lire une énième version du récit d’Homère ? Gemmell nous offre une préquelle de celui-ci qui nous permet de mieux connaitre les enjeux de l’époque, les protagonistes, les alliances, bref, ici, l’auteur nous amène, petit a petit, a ce qui sera la Guerre de Troie mais en partant, chronologiquement parlant, de beaucoup plus loin, prenant son temps pour nous présenter son univers, sa vision. Vous pensiez tout savoir sur des personnages aussi connu qu’Hector, Andromaque, Énée, Priam et les autres ? Gemmell met le premier quasiment de coté, fait du troisième le héros et nous invente quelques protagonistes charismatiques en diable qui apportent un plus à l’intrigue – le plus réussi étant, bien entendu, Argurios, personnage gemmallien par excellence, le plus troublant étant ce Prince égyptien qui nous fait terriblement penser au Moise de La Bible. Vous aviez peur de retrouver la Source, le Vide et autres joyeusetés habituelles de l’auteur ? Gemmell les oublie complètement – chose qu’il n’avait pas réussi a faire dans Rigante qui, pourtant, était déjà exceptionnel – pour se contenter de nous proposer une œuvre qui tient davantage du roman historique que de la fantasy, cette dernière étant absente du récit, ce qui n’est pas plus mal. Bref, vous l’avez compris, avec Le Seigneur de l’Arc d’Argent, David Gemmell réussit enfin à se renouveler et nous offre un début de cycle que l’on peut qualifier, sans problème, de grandiose : captivant de bout en bout malgré ces plus de six-cent pages, on ne ressort pas indemne de cette relecture de la Guerre de Troie et on n’espère qu’une chose, que les deux autres volets du cycle soient du même acabit car bon, comment dire… Gemmell a fait fort, très fort même !
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs romans de Gemmell, tout simplement, à comparer avec Rigante et Légende – ce dernier possédant bien des défauts mais bon, c’est par lui que tout a commencer, et puis, il y a Druss. Il faut dire que l’auteur nous offre ici un ouvrage que l’on peut qualifié d’exceptionnel et qui nous tient en haleine de la première à la toute dernière page.
- David Gemmell s’attaque à ce chef d’œuvre absolu de la littérature mondiale qu’est L’Iliade du grand Homère, mais c’est une folie !? Non, c’est un coup de génie quand on voit le résultat final, c’est-à-dire, une relecture de la Guerre de Troie avec ce premier tome qui est davantage une préquelle, ce qui permet a l’auteur de mettre, tranquillement, en scène, ses protagonistes, son univers…
- Un casting cinq étoiles qui alterne figures connues et protagonistes inventés pour l’occasion : les premiers apparaissent sous un jour nouveau, les seconds ne dénotent nullement dans le récit, bien au contraire. Mention spéciale au trio majeur composé d’Hélicon, d’Andromaque et de l’excellent Argurios.
- Oubliez la Source, le Vide, les Reines Démons, les vieux combattants bourrus de soixante ans, les loups garous et les autres joyeusetés habituelles de Gemmell, celles-ci ne sont pas au rendez vous de ce premier volet de Troie qui tient davantage du roman historique que fantastique et qui nous prouve, enfin, que l’auteur pouvait se renouveler !
- Un Prince égyptien en exil, Ramsès II, un peuple d’esclaves travaillant pour Pharaon… Moise ne serait-il pas au casting !?
 
Points Négatifs :
- Les personnages de Gemmell ont tendance à être de véritables cœurs d’artichauts, il faut le reconnaitre.
- Franchement, à moins d’être totalement allergique au style de Gemmell, je ne vois pas…
 
Ma note : 9/10

samedi 16 janvier 2021

LA REINE FAUCON – LE FAUCON ÉTERNEL


LA REINE FAUCON – LE FAUCON ÉTERNEL
 
Les cruels Aenirs ravagent le territoire au sud des montagnes, semant la mort et la terreur dans tous les villages. Retranchés dans les hauteurs, les clans se croient à l'abri. Caswallon, voleur et guerrier solitaire, sait qu'ils seront les prochains à subir les assauts des terribles barbares. Mais les fiers highlanders refusent d'entendre la voix de la raison, et de s'unir pour contrer la menace. Pire, le chef du clan de Caswallon invite son ennemi à participer à leurs jeux d'été. Son geste pourrait bien condamner tous les clans. C'est alors que Sigarni, la Reine Faucon, surgit à travers le temps et l'espace...
 

La Reine Faucon – Le Faucon Éternel
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 19 octobre 1995
Edition Française : 16 octobre 2019
Titre en vo : The Hawk Eternal
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Leslie Damant-Jeandel
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 480
 
Mon avis :
 Il y a de cela tout juste quelques jours, en ce tout début d’année, j’avais eu l’occasion de vous parler du premier volet de La Reine Faucon, énième cycle du grand et regretté David Gemmell, un auteur, décidément, omniprésent sur ce blog depuis presque un an, ce qui, il faut le reconnaitre, est pour le moins notable. Bien évidement, une telle présence continue depuis tant de temps est à deux tranchants : certes, on ne peut nier que l’auteur britannique possédait un talent fou pour nous captiver avec ses récits flamboyants qui nous tenaient toujours autant en haleine, d’un autre coté, au bout d’un moment, lire toujours plus ou moins le même genre d’histoires, ce qui est encore plus flagrant avec Gemmell qui eut toujours le plus grand mal à se renouveler, cela pouvait finir par lasser même le fan le moins exigeant. Ainsi, si l’on pouvait passer outre les habituels éléments narratifs de l’auteur – la Source, le Vide, des loups garous, des dimensions parallèles, des combats perdus d’avance à un contre dix, des Reines Sorcières, de vieux guerriers bourrus, une conclusion qui tient en quelques lignes – lorsque l’on avait affaire a d’excellents récits, lorsque l’on se retrouvait face à des histoires moins abouties, cela ne passait plus vraiment… Le souci, vous l’avez plus ou moins compris, c’est que le premier volume de La Reine Faucon n’était pas un grand Gemmell : certes, nous étions largement un cran au dessus du cycle des Pierres de Pouvoir, cependant, en comparaison d’autres ouvrages du maitre, on était loin de ses plus belles créations... Mais bon, dans l’ensemble, Reine des Batailles – le titre du premier volet – s’en sortait plus ou moins bien et, il faut le reconnaitre, j’étais pour le moins curieux de retrouver la belle et indomptable Sigarni pour de nouvelles aventures, m’imaginant, fort logiquement, que l’on avait avoir droit à la suite de sa lutte face aux envahisseurs Outlanders, sauf que… en fait, non, absolument pas et, a la place, on découvrait de nouveaux protagonistes, de nouveaux envahisseurs très méchants et cruels, un nouveau peuple opprimé, les Farlains et encore – soupir – une histoire de clans vivant dans les montagnes du nord d’une Grande Bretagne de fantasy et qui se voyaient envahir par des espèces de vikings venus d’une autre dimension ! Voilà, le mot est dit : Le Faucon Éternel se déroule dans une Terre parallèle à celle de Sigarni qui, finalement, n’apparaitra que très peu au court du récit et, plutôt que d’avoir droit a une véritable suite, on se coltine une intrigue qui nous présente de nouveaux enjeux, de nouveaux personnages mais qui, Gemmell oblige, ressemble terriblement a d’autres récits de l’auteur – le plus évidant étant, bien évidement, Rigante qui, dans le même genre, est le maitre étalon et un de ses meilleurs cycles. Du coup, on peine un peu à accrocher aux personnages, peinés que l’on est de ne pas avoir droit à une véritable suite et lassés par ces histoires d’allers retours dans des mondes parallèles et dans le temps. Cela est plutôt dommage car, malgré cela, Le Faucon Éternel est loin d’être mauvais et certains passages, certaines idées, sont plutôt intéressantes, mais bon, au bout d’un moment, cela ne passe plus et je pense commencer à faire une overdose de David Gemmell que j’apprécie pourtant énormément… Me reste seulement un seul cycle à lire, celui de Troie, son tout dernier, et j’espère que celui-ci me réconciliera un peu avec l’auteur. Après tout, il serait tout de même dommage, avant de passer enfin à autre chose, que l’on se quitte en si mauvais termes…
 

Points Positifs
 :
- Malgré bien des défauts, Le Faucon Éternel possède tout de même quelques bonnes idées et reste assez plaisant à lire, du moins, pour peu que vous ne vous soyez pas coltiné la quasi-intégralité des œuvres de Gemmell auparavant, ce qui est mon cas.
- Malgré la lourdeur de ces voyages dans le temps et dans des Terres parallèles, le récit est plutôt bien fichu et Gemmell s’en sort plutôt bien, surtout lorsque l’on approche de la conclusion et que l’on comprend comment tout cela est lié.
- Même si le casting, dans son ensemble, nous fait toujours penser à d’autres protagonistes de l’auteur, il reste assez bon et il est difficile de ne pas accrocher à certains personnages.
- Tout de même incroyable de se rendre compte comment Gemmell utilise à chaque fois les mêmes ficelles sans que cela nuise totalement à ses romans.
 
Points Négatifs :
- Une vrai-fausse suite puisque ce second volet de La Reine Faucon nous entraine dans un monde parallèle, complètement différent de celui que l’on connaissait, et met en avant de nouveaux protagonistes et de nouveaux enjeux.
- Un sentiment de réédite qui commence à peser de plus en plus et je dois reconnaitre que, après Rigante et Les Pierres de Pouvoir, je commence à en avoir ras-le-bol de cette Grande-Bretagne fantastique et de ces highlanders.
- Sigarni se contente d’apparaitre occasionnellement dans ce second volet.
- La Source, le Vide, des hommes bêtes, des dimensions parallèles, des affrontements apparemment perdus d’avance à un contre dix, des Reines Sorcières, de vieux guerriers bourrus, une conclusion qui tient en quelques lignes et autres joyeusetés du même genre sont déjà au rendez vous et conforteront les habituels détracteurs de Gemmell…
 
Ma note : 6,5/10

vendredi 1 janvier 2021

LA REINE FAUCON – REINE DES BATAILLES


LA REINE FAUCON – REINE DES BATAILLES
 
Les highlanders ont été écrasés par les armées ennemies. Depuis trop longtemps aliénés par le cruel Baron Gottasson, ils ont perdu toute fierté et toute confiance. Leur unique espoir repose sur Sigarni, une jeune fille farouche et obstinée. Descendante du plus puissant roi des Highlands, elle est la seule capable de mobiliser son peuple et de briser enfin le joug des tyrans. Il est temps pour Sigarni de faire face à son destin et de devenir la Reine des Batailles…
 

La Reine Faucon – Reine des Batailles
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 08 février 1995
Edition Française : 11 septembre 2019
Titre en vo : Ghost King
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Leslie Damant-Jeandel
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 440
 
Mon avis :
 Après avoir lu les deux volumes qui composaient le cycle des Pierres de Pouvoir, une œuvre qui, malgré ses qualités, ne m’avait pas autant emballer que bon nombre des autres ouvrages de David Gemmell, il était grand temps de m’atteler a un autre cycle court du regretté auteur britannique, La Reine Faucon. Bon, je ne vous cache pas que, avant même de me lancer dans la lecture de Reine des Batailles, premier volet du diptyque, j’éprouvais la plus grande méfiance vis-à-vis de ce roman : les critiques que j’avais put lire a son égard étaient pour le moins mitigées, certains lecteurs pointaient du doigt le personnage principal, Sigarni, en accusant Gemmell d’en avoir fait une femme qui aimait un peu trop les plaisirs de la chair, quand au postulat de départ en lui-même, franchement, retrouver pour la énième fois les Highlands aux prises avec des envahisseurs, c’était un peu trop ! D’ailleurs, si je devais trouver un principal défaut à cette Reine Faucon, c’est son coté réédite : Les Pierres de Pouvoir, Rigante nous avaient déjà entrainé du coté de ces iles britanniques fantastique et même si l’on a l’habitude de dire jamais deux sans trois, là, cela commençait à faire beaucoup… De plus, si Rigante s’était avéré être un quasi-chef d’œuvre, Les Pierres de Pouvoir m’avait plutôt déçu et, donc, je n’attendais pas grand-chose de cette Reine Faucon… Et, sincèrement, j’avais tort ! Car bon, comment dire, ici, nous sommes dans un cycle bien plus aboutit que celui des Pierres de Pouvoir et si nous sommes tout de même loin des meilleures créations de Gemmell – il ne faudrait pas exagérer – il est clair que cette Reine des Batailles, ouvrage plus récent, avec un auteur qui maitrise mieux son style et qui est plutôt inspirer, est la preuve évidente – une de plus – que, décidément, le britannique fut un des plus grands noms de la littérature fantastique de ces quatre dernières décennies ! Ainsi, de la première à la dernière page, nous avons affaire a une intrigue captivante au possible, riche en personnages charismatiques et en scènes qui marquent les esprits et si, certes, bien entendu, David Gemmell, use et abuse à nouveau des mêmes vieilles ficelles qui l’auront accompagner tout au long de sa carrière, cela n’empêche nullement cette Reine des Batailles d’être un sacré bon petit livre qui ravira, je n’en doute pas, les fans de l’auteur. Alors bien sur, on regrettera un final que l’on aurait souhaité être un peu plus long, quand au voyage de notre héroïne dans un monde parallèle, il est tellement rapide qu’il en devient ridicule, mais bon, dans l’ensemble, cette Reine des Batailles est un bon roman qui vous tiendra en haleine du début à la fin et qui, pour ma part, fut une bonne surprise. J’espère à présent que la suite, elle, sera aussi bonne, car bon, quelque part, Sigarni et ses compagnons le méritent bien !
 

Points Positifs
 :
- Un cycle qui démarre sur les chapeaux de roue et qui est plutôt prometteur pour la suite. Il faut dire que cette Reine des Batailles, sans être exceptionnel, est un bon Gemmell, captivant au possible et qui vous tiendra en haleine de la première à la dernière page, comme c’est souvent le cas chez l’auteur.
- Comme il est de coutume avec David Gemmell, nous avons droit à un casting charismatique au possible et d’une richesse peu commune dans la littérature du genre. Bien évidement, Sigarni se démarque de par son importance mais bon nombre de ses compagnons ne lui sont pas en reste.
- Tout de même incroyable de se rendre compte comment Gemmell utilise à chaque fois les mêmes ficelles sans que cela nuise totalement à ses romans.
 
Points Négatifs :
- Le voyage de Sigarni dans un monde parallèle est le gros point noir de cet ouvrage : terriblement court, tout juste quelques pages, il en est presque ridicule ! Mais qu’est-ce qui était passé dans la tête de Gemmell pour nous avoir pondu cela ?
- Dommage que la bataille finale ne dure pas un poil plus longtemps. Mais bon, après tout, on a l’habitude chez l’auteur qui aura toujours eu du mal à nous proposer des fins dignes de ce nom…
- Le coté réédite de ce cycle qui, par certains cotés, ressemble pas mal à Rigante en moins aboutit et a celui des Pierres de Pouvoir.
- La Source, le Vide, des hommes bêtes, des dimensions parallèles, des affrontements apparemment perdus d’avance à un contre dix, des Reines Sorcières, de vieux guerriers bourrus, une conclusion qui tient en quelques lignes et autres joyeusetés du même genre sont déjà au rendez vous et conforteront les habituels détracteurs de Gemmell…
 
Ma note : 7,5/10

lundi 28 décembre 2020

LES PIERRES DE POUVOIR – LA DERNIÈRE ÉPÉE DE POUVOIR


LES PIERRES DE POUVOIR – LA DERNIÈRE ÉPÉE DE POUVOIR

Le terrible Wotan continue d’envahir l’Europe. Assoiffé de sang, il puise ses pouvoirs immortels dans la magie noire. Il chevauche un destrier aux ailes de cuir tandis que ses armées se fraient un chemin vers le nord. Aucune épée ne peut l’atteindre. Seul Uther Pendragon peut sauver la Bretagne. Il doit apprendre à manier l’arme dont il a hérité : la légendaire Épée de pouvoir. Mais Wotan s’est emparé de lui et le retient prisonnier dans le royaume des morts. L’épée est perdue… Loin de tous ces événements, un mystérieux guerrier du nom de Révélation croise le chemin de Cormac Filsdudémon, un adolescent aux origines énigmatiques. Avec Anduine, une jeune aveugle aux pouvoirs étranges, traquée par les sbires de Wotan, ils représentent peut-être le dernier espoir de ce monde…
 

Les Pierres de Pouvoir – La Dernière Épée de Pouvoir
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 1988
Edition Française : 10 avril 2019
Titre en vo : Last Sword of Power
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Leslie Damant-Jeandel
Editeur : Bragelonne
Nombre de pages : 370
Nombre de pages : 370
 
Mon avis :
 Il y a de cela sensiblement deux semaines, je vous avais parlé du Fantôme du Roi, premier volet des Pierres de Pouvoir, nouveau cycle de l’inimitable et regretté David Gemmell, un auteur décidément omniprésent sur ce blog cette année et, si vous aviez lu cette critique, vous vous souvenez peut-être que je n’avais pas trop été emballer par cet hommage de l’auteur britannique au Cycle Arthurien, sans nul doute une des sagas les plus connues de l’histoire humaine. Certes, l’idée de départ semblait pour le moins prometteuse, surtout que Gemmell, en d’autres temps, nous avait offert quelques cycles eux aussi à l’inspiration historique et qui, il faut le reconnaitre, étaient franchement bons : ainsi, entre Le Lion de Macédoine et Rigante, nous touchions ici, surtout pour ce qui est du second, a ce que l’auteur avait fait de mieux. Cependant, comme chacun sait, toutes les meilleures attentions du monde ne suffisent pas toujours et, dans le cas de ces Pierres de Pouvoir, force est de constater que, qualitativement parlant, nous sommes très loin de ce que David Gemmell a put nous offrir au long de sa prolifique carrière… Il faut dire, et cela explique peut-être beaucoup de choses, que Les Pierres de Pouvoir est une œuvre nettement plus ancienne que peut l’être Le Lion de Macédoine ou Rigante, d’où un manque de maitrise narrative flagrant en comparaison des romans ultérieurs proposés par l’auteur. De même, que ce soit Le Fantôme du Roi ou La Dernière Épée du Pouvoir, on a l’impression, à la lecture, de se retrouver devant des brouillons d’œuvres plus tardives : Rigante, bien entendu, mais aussi Loup BlancCycle Drenaï – pour la fameuse Reine Sorcière. Cela est franchement dommage car ce second volet des Pierres de Pouvoir possède bien des qualités qui font que, malgré tout, on s’y attache un peu : il y a, bien entendu, le talent indéniable de David Gemmell pour nous tenir en haleine par des récits toujours aussi captivants et qu’il est difficile de lâcher, une fois qu’on a mis le nez dedans, de même, le casting, ici, en partie renouvelé, nous offre son lot de figures marquantes comme seul le britannique savait nous en offrir. Finalement, le principal problème de ce cycle, c’est que j’ai probablement trop lut d’ouvrages de l’auteur pour ne pas finir par ressentir une certaine lassitude devant certaines thématiques abordées, certains protagonistes qui ont leur pendant dans quasiment tous les ouvrages ainsi que le fait, incontestable, que Les Pierres de Pouvoir aura été, principalement, un formidable brouillon pour d’autres ouvrages, nettement plus réussis, que le maitre nous proposa par la suite. Finalement, si vous n’avez jamais lu du Gemmell, essayez plutôt de lire ses ouvrages dans l’ordre de parution de ces derniers et je pense, que dis-je, je suis persuader que vous verrez ces Pierres de Pouvoir d’un autre œil…
 

Points Positifs
 :
- La suite de la relecture du Cycle Arthurien par Gemmell reste, dans l’ensemble, plutôt réussie et si vous êtes fans de l’auteur et du Roi Arthur, de Merlin et d’Excalibur, il est évidant que vous prendrez du plaisir à faire le lien entre les deux œuvres et a reconnaitre toutes ces figures mythiques, ici, dans un format a la fois proche et différent.
- Dans l’ensemble, La Dernière Épée du Pouvoir est une suite plus qu’acceptable au Fantôme du Roi : on retrouve avec plaisir les protagonistes du premier tome, quelques petits nouveaux qui prennent de l’importance et le récit en lui-même, à défaut d’être génial, reste suffisamment captivant pour ravir les fans de l’auteur.
- Comme à son habitude – mais ce n’est plus vraiment une surprise – l’auteur nous propose son lot de protagonistes franchement charismatiques.
- Si vous lisez les romans de Gemmell dans leur ordre de parution, je suis persuadé que vous trouverez bien des qualités à ce cycle.

Points Négatifs :
- Dans la lignée de son prédécesseur, La Dernière Épée du Pouvoir est un ouvrage sympathique, plaisant dans son ensemble mais loin, très loin même des meilleures productions de Gemmell, son ancienneté, finalement, y étant pour beaucoup.
- L’impression, que dis-je, la certitude que Les Pierres de Pouvoir n’est qu’un brouillon de cycles plus récents et nettement plus aboutis comme peuvent l’être Le Lion de Macédoine ou Rigante.
- La Source, le Vide, des hommes bêtes, des dimensions parallèles, des affrontements apparemment perdus d’avance à un contre dix, des Reines Sorcières, de vieux guerriers bourrus, une conclusion qui tient en quelques lignes et autres joyeusetés du même genre sont déjà au rendez vous et conforteront les habituels détracteurs de Gemmell…

Ma note : 6,5/10