mercredi 8 mai 2019

LES ÉVADÉS


LES ÉVADÉS

1947. Andy Dufresne, un banquier américain, est jugé coupable du meurtre de sa femme et de l'amant avec qui elle le trompait. Pour ce double meurtre, et malgré le fait qu'il ait clamé depuis le début son innocence, il est condamné à subir deux peines de prison à vie consécutives et se retrouve emprisonné au pénitencier fédéral de Shawshank, dans l'État du Maine. Le directeur de la prison, Samuel Norton, un homme ambitieux et pétri de valeurs religieuses traditionnelles, est épaulé par un gardien-chef brutal et sans pitié, le capitaine Byron Hadley, qui ne craint pas de recourir à une violence aveugle afin de faire respecter la discipline. Dufresne, peu communicatif au début de son incarcération, se lie pourtant d'amitié avec certains prisonniers, en particulier un détenu noir, Ellis Redding, surnommé Red a, ainsi qu'avec la bande qui gravite autour de ce dernier. Ce prisonnier, dont on dit qu'il est homme à dégoter des choses, fait office d'intermédiaire, faisant passer en fraude des marchandises en provenance de l'extérieur de la prison en contrepartie d'un petit pourcentage sur la vente.


Les Évadés
Réalisation : Frank Darabont
Scénario : Frank Darabont, d'après le roman court Rita Hayworth et la Rédemption de Shawshank, de Stephen King
Musique : Thomas Newman
Production : Castle Rock Entertainment
Genre : Drame
Titre en vo : The Shawshank Redemption
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 23 septembre 1994
Durée : 142 mn

Casting :
Tim Robbins : Andy Dufresne
Morgan Freeman : Ellis Boyd « Red » Redding
Bob Gunton : Samuel Norton
Clancy Brown : le capitaine Byron T. Hadley
William Sadler : Heywood
James Whitmore : Brooks Hatlen
Gil Bellows : Tommy Williams
Mark Rolston : Bogs Diamond
Jeffrey DeMunn : le procureur de district
Larry Brandenburg : Skeet
Brian Libby : Floyd
Neil Giuntoli : Jigger
David Proval : Snooze
Joseph Ragno : Ernie
Jude Ciccolella : le gardien Mert
Paul McCrane : le gardien Trout
Renee Blaine : l'épouse d'Andy Dufresne
Scott Mann : Glenn Quentin
Brian Delate : le gardien Dekin
Don McManus : le gardien Wiley
Frank Medrano : Big Ass
Gary Lee Davis : Rooster, le comparse de Bogs
Neil Summers : Pete, le comparse de Bogs
Mack Miles : Tyrell, le détenu
Alan R. Kessler : Bob
Cornell Wallace : Leonard
Dion Anderson : le gardien Bull Haig
Ken Magee : Ned Grimes
Bill Bolender : Elmo Blatch
Alfonso Freeman : un détenu
John Horton : le juge

Mon avis : Aussi incroyable que cela puisse paraitre – et, dans le cas présent, je pense que cela est amplement justifié de dire cela – je n’avais jamais, jusqu’à hier soir, vu Les Évadés, long métrage de Frank Darabont archi-connu et loué par la critique depuis sa sortie, il y a de cela sensiblement vingt-cinq ans. Cela peut paraitre incroyable ? Certes, je ne le nie pas mais si je connaissais ce film de nom et de réputation, j’étais donc passé a coté de ce dernier, pour tout un tas de raisons. D’ailleurs, histoire d’enfoncer le clou, je ne savais même pas que Les Évadés était tiré d’une nouvelle de Stephen King ; c’est pour vous dire ma méconnaissance totale de cette œuvre… Ceci étant dit, qu’est-ce que j’ai pensé de ce film ? Car bon, il a beau être loué par la critique et les spectateurs, il aurait put ne pas me plaire ? Mais non, ce ne fut pas le cas, bien au contraire… Ressemblant fortement à La Ligne Verte, le coté fantastique en moins – ce qui est normal vu que cette œuvre est tirée d’un roman de Stephen King et que le réalisateur est le même – nous avons donc affaire, avec Les Évadés à un film sur la prison, mais, surtout, a un film terriblement intelligent qui, plutôt que de mettre en avant la violence de celle-ci – détenus, gardiens – préfère mettre l’accent sur ces prisonniers qui, certes, ne sont pas des enfants de chœurs mais qui n’en restent pas mois humains. Ainsi, Les Évadés est avant toute chose un film sur la vie en prison, sur l’espoir, sur l’amitié et si la violence existe, si elle n’est pas occultée, le principal, c’est les relations entre ces individus, souvent désabusés quant à leurs chances de sortir un jour et encore plus sur leurs chances de vivre en dehors des murs de la prison. Bien évidement, le duo principal, Tim Robbins et Morgan Freeman est largement au-dessus du reste du casting, mais bon, vu la qualité de leurs interprétations, ce n’est pas foncièrement un défaut. Je n’en dirais pas autant du coté hollywoodien de la chose, un peu trop présent, surtout vers la fin, mais bon, là aussi, cela n’empêche nullement Les Évadés d’être un bon, que dis-je, un très bon film, peut-être pas un chef d’œuvre non plus, certes, mais un film superbe et d’une intelligence rare, ce qui, ma foi, justifie amplement son visionnage – même s’il vous faut un quart de siècle pour cela… après tout, mieux vaut tard que jamais !?


Points Positifs :
- Un des plus beaux films sur la prison qu’il m’ait été donné de voir. D’une intelligence rare, mettant en avant les relations entre les prisonniers et leur vie au sein des murs de la prison, Les Évadés est une œuvre réussie et qui donne à réfléchir.
- Tim Robbins et Morgan Freeman livrent une prestation tout simplement excellente et sont pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Captivant de bout en bout, Les Évadés vous tiendra en haleine de par son scénario réussi et qui préfère la réflexion à l’esbroufe.
- Il y a-t-il une vie après la prison ? La question, fort judicieuse, est l’une des plus importantes qui ressort de ce film.
- Une mise en scène plutôt sobre mais fort réussie.

Points Négatifs :
- Le coté hollywoodien de la chose, un peu trop présent, surtout vers la fin. Certes, au vu des origines de ce film, ce n’est pas vraiment une surprise, mais bon, certains passages sont, de mon point de vu, un peu trop prévisibles.

Ma note : 8/10

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