dimanche 5 mai 2019

THE OA – SAISON 2


THE OA – SAISON 2

À San Francisco, le détective privé Karim Washington accepte d'aider une vieille femme vietnamienne à retrouver sa petite-fille disparue, Michelle. Karim découvre l'ancienne cachette de Michelle dans une maison abandonnée, où elle a gagné des dizaines de milliers de dollars en jouant à Q Symphony, un jeu de puzzle en ligne et il a compris que celui-ci était un outil de recrutement créé par le gourou de la technologie, Pierre Ruskin. Karim s'infiltre au siège de Q Symphony et trouve les détenus surveillés dans leurs rêves. Pendant ce temps, une jeune femme, Nina Azarova, s'effondre à San Francisco alors que Prairie est abattue. Cette dernière se réveille dans le corps de Nina, visiblement dans une autre dimension où Joe Biden est président... Nina n'a jamais été aveugle, son père a grandi et Pierre Ruskin est son petit ami. Elle contacte Nancy, qui ne la connaît pas, ayant concrétisé son intention initiale d’adopter un garçon. En raison de son comportement erratique, Prairie est placée dans l'hôpital psychiatrique isolé de Treasure Island. Elle y retrouve Homer qui est devenu psychiatre résident et ne la reconnaît pas. Rachel, Scott et Renata sont des patients. Le directeur de l'établissement est Hap, qui se souvient parfaitement d’elle…


The OA – Saison 2
Réalisation : Brit Marling et Zal Batmanglij
Scénario : Brit Marling et Zal Batmanglij
Musique : Rostam Batmanglij, Danny Bensi, Saunder Jurriaans et Jay Wadley
Production : Plan B Entertainment, Anonymous Content
Genre : Fantastique
Titre en vo : The OA – Season 2
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 22 mars 2019
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 55 minutes

Casting :
Brit Marling : Prairie Johnson / L'AO / Nina Azarova
Emory Cohen : Homer Roberts
Kingsley Ben-Adir : Karim Washington
Jason Isaacs : Dr Hunter Aloysius « Hap » Percy
Phyllis Smith : Elizabeth « Betty » Broderick-Allen
Patrick Gibson  : Steve Winchell
Brendan Meyer  : Jesse
Brandon Perea : Alfonso « French » Sosa
Ian Alexander : Buck Vu
Hiam Abbass : Khatun
Riz Ahmed : Elias Rahim
Sharon Van Etten : Rachel
Will Brill : Scott Brown
Paz Vega : Renata
Irène Jacob : Élodie
Sharon Van Etten : Rachel DeGrasso
Zoey Todorovsky : Nina Azarova
Chloe Levine : Angie
Eijiro Ozaki : Azrael / Old Night, une pieuvre géante (voix)
Vincent Kartheiser : Pierre Ruskin
Liz Carr : Marlow Rhodes
Scott Wilson : Abel Johnson
Alice Krige : Nancy Johnson
Nikolai Nikolaeff : Roman Azarov

Mon avis : Dans ma critique de la première saison de The OA, j’avais reconnu que, après le visionnage de cette dernière, j’étais resté pour le moins dubitatif quand a son contenu, perturbé que j’étais par une œuvre où le meilleur côtoyait le pire, où de sacrées bonnes idées alternaient avec d’autres tout simplement ridicules et en demandant si, finalement, j’allais regarder la seconde saison ? Vous l’avez compris, je l’ai fait même si, en toute sincérité, assez rapidement, cela fut plus par simple curiosité : après tout, je me demandais bien jusqu’où les créateurs de cette série seraient capable d’aller dans le coté fourre tout et grand n’importe quoi… Car bon, comment dire, dans cette seconde saison de The OA, on retrouve, pèle mêle : d’un jeu pour jeunes surdoués, d’une maison hantée construite sur une source sacrée indienne, d’un arbre-esprit omniscient, de vergers qui sortent du cerveau, entretenus à partir de cadavres, d’une pieuvre télépathe et bavarde, d’un complot techno-mystique pour déchiffrer les rêves, de multivers, toujours, d’une enquête sur la disparition d’une jeune fille par un enquêteur plutôt doué – meilleur idée de la saison mais, au final, tout le monde s’en fout – de voyages a travers les dimensions et, histoire d’enfoncer le clou, toujours cette fichue danse tout bonnement ridicule qui revient sans cesse, encore et encore pour mon grand plus désespoir… Et entre fausses-pistes, épisodes qui ne servent quasiment à rien – le road-movie de la prof et des jeunes de la première saison n’apporte rien a l’intrigue – et explications incompréhensibles et délires mystiques, on ressort de cette seconde saison de The OA encore plus perturbés qu’après le visionnage de la première : trop de délire tue le délire, indéniablement. Et puis bon, à un moment donné, force est de constater que ce genre de scénarios qui partent dans tous les sens, qui se prétendent originaux en multipliant les fausses pistes et qui mélange tout et n’importe quoi, histoire de se donner un quelconque genre, je déteste cela : j’aime le fantastique, certes, mais le grand guignolesque, non, et, dans le cas de The OA, désolé pour les fans mais ce n’est définitivement pas fait pour moi !


Points Positifs :
- Le personnage du détective est la meilleure chose qui soit arrivée à cette seconde saison. Formidablement bien interprété par un Kingsley Ben-Adir inspiré et charismatique, celui-ci sort nettement du lot et nous tient en haleine une bonne partie de la saison.
- Quelques bonnes idées, tout de même, au cours de cette seconde saison de The OA – d’ailleurs, c’est un peu cela qui est dramatique avec cette série, plus sobre, moins délirante et moins prétentieuse, elle aurait put être géniale. Ainsi, cette idée d’une Terre parallèle, pourquoi pas ? De même, l’histoire du complot n’est pas foncièrement mauvaise, de même que celle de la maison hantée. Le souci, c’est que les scénaristes vont trop loin dans leur délires et n’expliquent quasiment rien, histoire de se donner un genre…
- Pour ce qui est du casting, on ne pourra pas lui jeter la pierre. Sur ce point, il n’y a rien à redire.

Points Négatifs :
- La première saison tombait très rapidement dans le grand guignolesque, c’est encore pire ici. Il faut dire que la miss Brit Marling, maitresse d’ouvrage de la chose, va loin, très loin dans le délire et le mélange des genres. Du coup, on a droit a des complots, des maisons hantées, de la magie, des voyages entre les dimensions, du mysticisme a gogo, une enquête policière, un road-movie sans but, le tout, savamment mélangé sans que l’on n’y comprenne pas grand-chose au final…
- L’enquête du détective est passionnante au départ, cependant, au bout d’un moment – comme tout le reste – elle est mise dé coté, du coup, lorsque celle-ci est résolue, tout le monde s’en fout un peu…
- Je l’aime bien la prof et les jeunes de la première saison, mais, en toute sincérité, a quoi ont-ils servis dans cette saison ?
- Encore et toujours cette fichue danse ridicule. Mais qui a donc inventée cette chorégraphie absurde !? Le pire, c’est que, dans cette saison, même des robots s’y mettent !
- Trop de délires tuent le délire… c’est que je retiendrais principalement de The OA

Ma note : 3,5/10

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