mardi 16 novembre 2021

HERGEST RIDGE


HERGEST RIDGE
 
Mike Oldfield
 
1 - Hergest Ridge, Pt. I (Mike Oldfield) 21:40
2 - Hergest Ridge, Pt. II (Mike Oldfield) 18:51
 

Hergest Ridge
Musicien : Mike Oldfield
Parution : 28 août 1974
Enregistré : Mars 1974 – Juin 1974
Durée : 40:31
Genre : Rock progressif
Producteur : Tom Newman et Mike Oldfield
Label : Virgin Mercury
 
Musiciens :
Mike Oldfield : guitare électrique et acoustique, guitare espagnole, basse, mandoline, orgue Hammond, orgue Lowrey, glockenspiel, gong, clochettes, timbales, cloches tubulaires
Chili Charles : caisse claire
Lindsay Cooper : hautbois
June Whiting : hautbois
Ted Hobart : trompette
Sally Oldfield : chant
Clodagh Simmonds : chant
David Bedford : direction des chœurs et des cordes
 
Mon avis :
 Pressé par Richard Branson, le président de Virgin Records, qui souhaitait capitaliser au maximum sur le succès de son jeune poulain suite à la sortie de Tubular Bells, le tout jeune Mike Oldfield, alors peu à l’aise avec la célébrité, décida de s’exiler volontairement à la compagne et c’est donc du coté d’une colline Herefordshire qu’il trouva l’inspira pour un nouvel opus et, accessoirement, un titre, Hergest Ridge. On ne va pas se mentir, cet album, depuis sa parution, en 1974, divise les fans du multi-instrumentaliste : certains y trouvent leur comptent, appréciant fortement cette ambiance plus tranquille, campagnarde, en quelque sorte, d’autres estimant que cet opus n’est qu’une réédite, fatalement moins somptueuse, de Tubular Bells. Bien évidement, la vérité, comme souvent, est un peu entre les deux extrêmes et s’il est vrai que Hergest Ridge, de par sa structure, est une copie de son illustre prédécesseur et s’il est effectivement vrai que celui-ci est moins bon, reconnaissons deux choses : premièrement, cette manière de concevoir des albums, Mike Oldfield va l’user encore quelques années et, par ailleurs, le somptueux Ommadawn, son meilleur opus, est dans la même lignée, ensuite, même si Hergest Ridge est inférieur à son prédécesseur et son successeur, il reste, indéniablement, un bon album qui, ma foi, mérite le détour… Bien entendu, pour cela, il faut donner sa chance à cet opus et, surtout, l’écouter plusieurs fois afin de mieux l’apprivoiser, en quelque sorte, reconnaitre, malgré la relative déception d’une première écoute, que oui, cet Hergest Ridge est loin d’être cet album sans intérêt que certains ont prétendu et que, oui, décidément, cette ambiance campagnarde, si étonnante au début, est loin d’être désagréable et que celle-ci nous permet de patienter, tranquillement, en attendant un certain chef d’œuvre à venir, mais bon, ceci est une autre histoire, bien entendu…
 

Points Positifs
 :
- Un second opus qui peut fortement détonner de prime abord mais qui dévoile ses qualités au fil des écoutes avec cette ambiance campagnarde du plus bel effet qui est loin d’être déplaisante. Certes, Hergest Ridge ressemble, de par sa structure à Tubular Bells, cependant, c’est la marque de fabrique de Mike Oldfield au cours de ses premières années, et, ma foi, celle-ci aura donné ses meilleurs opus.
- Une fois de plus, on ne peut que s’extasier devant le talent de Mike Oldfield, multi-instrumentaliste génial et qui joue ici de nombreux instruments.
- Deux longs titres, assez semblables finalement de par leurs ambiances mais qui sont plutôt réussis et entrainent ceux qui les écoutent dans un sympathique petit voyage dans la campagne anglaise…
 
Points Négatifs :
- On ne va pas se mentir : pressé par le temps, n’ayant pas supporté sa toute nouvelle notoriété, Mike Oldfield accouche ici d’un opus nettement moins aboutit que son illustre prédécesseur, Tubular Bells. D’ailleurs, le fait que, par sa structure, il lui ressemble beaucoup n’aura pas plu à pas mal de fans même si la suite confirmera encore cette marque de fabrique du musicien.
- Si vous n’aimez pas les instrumentaux, si vous n’appréciez pas la musique celtique, les guitares acoustiques, alors, Hergest Ridge n’est pas fait pour vous.
- La partie, dans Hergest Ridge, Pt. II, où l’on entend des dizaines de guitares électriques durent un peu trop longtemps – plus de cinq minutes, c’est beaucoup !
- Deux jaquettes pour cet album : une première franchement bof, une seconde guère meilleure…
 
Ma note : 7,5/10

LE DERNIER DES DIEUX – TOME 3


LE DERNIER DES DIEUX – TOME 3
 
C’était il y a trente ans. A l’époque, Cyanthe et ses compagnons pensaient qu’ils étaient tout puissants. Il faut dire que leur équipe était particulièrement redoutable : l’Ursulon faisait peur rien qu’à le voir et tout le monde était capable d’utiliser ses principales forces. Ainsi, quand une immonde harpie leur bloque le passage, les aventuriers ne paniquent pas le moins du monde. Cyanthe répond calmement à l’énigme du monstre, évitant à ses compagnons un sort bien funeste. Mais leur assurance vient surtout de Haakon qui, grâce à sa puissance, a ramené les Feys avec lui. Tout le monde pensait que ce peuple n’était qu’une légende. Pourtant, ils finirent par être repérés et leur utilité commence rapidement à voir le jour. Ils sont les seuls êtres à pouvoir éliminer les Morfleurs et peut être l’immonde Mol Uhltep. Haakon était leur gardien et il est le seul à pouvoir les contrôler et les guider. Grâce à son pouvoir, ils sont donc partis en chasse des Morfleurs et personne n’a pu leur résister jusqu’alors. Cependant, les choses ont changé quand ils arrivent au domaine Ruarc...
 

Le Dernier des Dieux – Tome 3
Scénario : Philip Kennedy Johnson
Dessins : Riccardo Federici
Encrage : Riccardo Federici
Couleurs : Dean White, Sunny Gho
Couverture : Kai Carpenter
Genre : Heroic Fantasy
Editeur : DC Comics
Titre en vo : The Last God – Vol 3
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 03 août 2021
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 27 août 2021
Nombre de pages : 96
 
Liste des épisodes
The Last God 7-9
 
Mon avis :
 Preuve absolue que, outre-Atlantique, les comics ne riment pas toujours avec les super-héros, Le Dernier des Dieux, œuvre du duo composé de Philip Kennedy Johnson pour ce qui est du scénario et de Riccardo Federici pour ce qui est des dessins est une mini-série qui nous entraine dans un univers de Dark Fantasy qui dénoté franchement dans la production traditionnelle de la bande dessinée nord-américaine – qui plus est, du coté de DC, Images Comics étant nettement plus courageux de ce coté là… Quoi qu’il en soit, sans être non plus révolutionnaire ni même le truc de l’année, le premier volet de ce Dernier des Dieux s’était avéré être une belle surprise qui, finalement, de par sa thématique, ressemblait a pas mal de productions européennes, de quoi, finalement, réconcilier un peu le public fan de ces dernières avec les fameux comics. Ainsi, lorsqu’était paru le second tome du Dernier des Dieux, ce ne fut nullement une surprise que de constater que, qualitativement parlant, c’était toujours aussi bon et que le sieur Philip Kennedy Johnson savait toujours autant nous captiver par son synopsis qui alternait entre deux époques et deux groupes de héros ligués contre une bien sombre menace, ce, tandis que, aux dessins, Riccardo Federici, nous livrait une prestation de fort belle qualité. Bon, je ne vous le cache pas, tout cela est toujours valable dans ce troisième volet du Dernier des Dieux qui, petit a petit, approche de sa conclusion – c’est pour cela que je préfère une œuvre lorsqu’elle a un début et une fin et si elle n’est pas trop longue, c’est encore mieux – mais qui sait toujours aussi bien nous captiver de par son scénario qui, malgré le fait qu’il use des thématiques habituelles du genre, n’en reste pas moins surprenant et fort réussi. Bien évidement, ces deux groupes de héros bourrés de défauts et auxquels, pour certains, on ne ferait guère confiance, est pour beaucoup pour la réussite de cette mini-série, de même que, bien entendu, les dessins de Riccardo Federici qui nous livre, une fois de plus, quelques planches pour le moins magnifiques. Bref, encore un bon volet pour ce Dernier des Dieux qui se sera avéré être une des bonnes surprises de cette année et, à présent, je n’ai qu’une hâte : découvrir la suite et espérer que la conclusion soit à la hauteur de tout ce que l’on a lu jusqu’à présent !
 

Points Positifs
 :
- Désormais familier de tous ces protagonistes et de cet univers d’une richesse peu commune, c’est avec un plaisir certain que le lecteur se replonge dans cette saga de Fantasy et suit la destiné de ces deux groupes de héros à trente ans d’intervalle. Toujours aussi captivant, Le Dernier des Dieux est, incontestablement, une belle réussite !
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques précédentes, comment ne pas reconnaitre que l’auteur, Philip Kennedy Johnson, nous propose un monde plutôt crédible, avec ses peuples divers, ses légendes, son histoire et se donne même le luxe d’enrichir celui-ci par le biais de chansons, de poèmes et de légendes.
- Des héros pour certains peu recommandables, de sombres secrets, des monstres et autres créatures tout bonnement réussis, des décors grandioses et superbes : bref, voilà une superbe œuvre de Dark Fantasy !
- La partie graphique est l’une des grandes forces de cette œuvre et il faut reconnaitre que Riccardo Federici livre ici une fort belle prestation.
- Un choix plutôt osé de la part des éditions Urban Comics qui nous propose ce comics sous un format de BD franco-belge. Du coup, nous avons droit à un fort bel ouvrage, ce qui est fort appréciable.

Points Négatifs :
- Il ne faut pas se mentir, Le Dernier des Dieux reste une œuvre un peu trop classique dans l’ensemble. Il faut dire que la Fantasy a été tellement usé et abusé à toutes les sauces qu’il devient très difficile de véritablement se démarquer et proposer quelque chose de véritablement nouveau…
- Une couverture pour le moins singulière puisqu’elle correspond a une scène du second tome !?
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 14 novembre 2021

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 17


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 17
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Lin, Isaku et Dôa croisent de nouveau les hommes d’armes humiliés récemment par la jeune fille. C’est un nouvel affrontement sans pitié qui s’engage, au cours duquel se révèle la force brute du géant Isaku. Réchappée du massacre, Lin poursuit ses recherches pour retrouver Manji, toujours séquestré par Habaki, le chef du Mugairyû. Habaki continue de jouer les apprentis sorciers pour percer à jour le secret de l’immortel, avec l’aide d’un nouveau médecin, Burandon Ayame étant emprisonné. Tandis que ce dernier sombre peu à peu dans la folie, Lin et Dôa, en se rapprochant de Manji, font une effroyable découverte.
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 17
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.17
Parution en vo : 22 novembre 2004
Parution en vf : 08 septembre 2006
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Depuis le quinzième volet de cet excellent manga qu’est L’Habitant de l’Infini, Manji est, décidément, en fort mauvaises postures puisque, alors qu’il est tombé dans les mains des hommes du gouvernement et, plus précisément, de celles du charismatique et moustachu Habaki, le chef du Mugairyû, notre héros subit moult sévices et diverses expériences médicales sensées percées le secret de son immortalité. D’ailleurs, c’est dans le seizième volet que celles-ci marquent le plus les esprits, au point même que l’on peut considérer ce tome comme étant un des tous meilleurs de la saga depuis ses débuts. Ceci étant dit, ce nouveau volet, le dix-septième tome, donc, de L’Habitant de l’Infini, est, dans les grandes lignes, dans la prolongation de ses prédécesseurs et l’on retrouve, à nouveau, Manji emprisonné et un médecin, Burandon Ayame, qui a complètement basculé dans la folie. Cependant, dans cet album, Lin apparait nettement plus que dans les volets précédents et la jeune femme, accompagnée de la petite nouvelle, Dôa, après avoir perdu le compagnon de cette dernière, Isaku, se mettent à enquêter sur Habaki, ce, dans l’espoir de pouvoir libérer le sympathique géant mais aussi, du moins, pour Lin, de retrouver la trace de Manji. Bref, nous avons là un tome moins marquant que son prédécesseur qui avait placé la barre très haut, cependant, l’ensemble, qualitativement parlant, est toujours aussi bon et on se demande bien comment les deux jeunes filles font faire pour libérer leurs compagnons respectifs. Mais bon, pour cela, il va falloir attendre la suite…
 

Points Positifs
 :
- S’il est moins marquant que le volet précédent qui frôlait tout simplement avec l’excellence, ce dix-septième tome de L’Habitant de l’Infini n’en reste pas moins une belle réussite : ainsi, l’intrigue est toujours aussi captivante, on en connait davantage sur le passé de Dôa et Isaku, on est stupéfait par le basculement dans la folie de Burandon et, ma foi, on se demande bien comment la situation, fort compromise, va se dénouée…
- Une fois de plus, nous avons droit a un volet où l’action et les spectaculaires duels de sabres qui ont fait tout le sel de la saga ne sont pas très présents, cependant, cela ne nuit nullement à une intrigue qui reste toujours aussi passionnante.
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Une couverture simple mais plutôt réussie, surtout qu’elle met en scène la petite nouvelle, Dôa.
 
Points Négatifs :
- Amateurs d’action et de duels spectaculaires comme nous en avons eu pas mal depuis le début de ce manga, passez votre chemin puisque ceux-ci sont peu présents dans ce dix-septième volume de L’Habitant de l’Infini.
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 7,5/10

samedi 13 novembre 2021

THORGAL – NEOKORA


THORGAL – NEOKORA

A bord de leur embarcation, Thorgal, Jolan, Louve et leurs amis font route vers leur village. Malheureusement, une tempête vient de fragiliser la coque du bateau. Thorgal et Jolan se demandent si l’embarcation va tenir. Soudain, ils aperçoivent un navire en perdition et parviennent à monter à son bord. Tout l’équipage semble avoir été décimé. Le navire est en bon état. Thorgal et Jolan commencent son inspection, quand ils sont attaqués par un spectre étrange composé d’un crâne et d’os de rennes. Ils parviennent néanmoins à se débarrasser par-dessus bord de cette chose étrange. Le petit groupe s’installe et commence l’inventaire du navire. La jeune Ava découvre au fond de la cale, caché sous une voile, un homme agonisant complètement déshydraté. Il s’agit de Arisön, un commerçant viking parti avec ses compagnons pour troquer des armes, des outils et des ustensiles de première nécessité à Nuuk, au pays des mers gelées. Au retour de leur expédition, ils ont été attaqués par cet étrange spectre aux allures de squelette de rennes. Tout l’équipage à péri sauf Arisön qui est parvenu à se cacher dans la cale jusqu’à ce qu’il soit trouvé agonisant…
 

Thorgal – Neokora
Scénario : Yann
Dessins : Frédéric Vignaux
Couleurs : Gaétan Georges
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy, Fantastique, Science-Fiction
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 12 novembre 2021
Nombre de pages : 48
 
Mon avis :
 Il est devenu coutumier, depuis quelques années déjà, que chaque mois de novembre vois l’arrivée d’un tout nouveau volet de Thorgal, sans aucun doute, l’une des sagas de BD franco belges les plus importantes de ces quatre dernières décennies. Bien évidement, les plus grincheux regretteront le temps béni des débuts où officiaient Jean Van Hamme au scénario et Grzegorz Rosinski aux dessins et, par certains cotés, ils n’ont pas tord : après tout, cela fait bien longtemps que Thorgal ne nous propose plus d’albums aussi marquants que Les Archers ou ceux qui composaient Le Cycle de Qâ, probablement, les tous meilleurs de la saga… Cependant, si les deux créateurs ne sont plus là, il faut aussi rappeler que les derniers albums de Van Hamme ne volaient pas bien haut, scénaristiquement parlant et que, en son temps, même Grzegorz Rosinski fut hautement critiquer pour avoir fait évoluer son style. Mais bon, quelques années se sont écoulées ainsi qu’une flopée d’auteurs et, depuis L'Ermite de Skellingar, en 2019, c’est le duo composé de Yann pour le scénario et de Frédéric Vignaux pour les dessins qui est aux manettes : et, ma foi, sans être époustouflants, ces deux là nous proposent des albums pour le moins plaisants, ce qui fut confirmer, par exemple, avec La Selkie, l’année passée et, donc, ce bien singulier Neokora il y a tout juste quelques jours… Sans surprise, désormais puisque le fan de Thorgal commence à comprendre comment fonctionne le duo Yann / Vignaux, nous avons droit à une nouvelle aventure de notre viking préféré – la trente-neuvième – qui va entrainer celui-ci dans une nouvelle expédition du coté du grand nord – on reste, ainsi, plus ou moins dans la lignée des volets précédents. Sauf que, dans cet album, il y a quelques nouveautés pour le moins intéressantes : ainsi, Kriss et Aniel refont leur apparition – on ne les voyait plus depuis un certain Aniel, indéniablement, le plus mauvais volet de Thorgal – mais aussi et, surtout, nos héros partent en expédition du coté du fameux vaisseau spatial abandonné dans le grand nord et que l’on ne voyait plus depuis le second volet de la saga, L’Île des Mers Gelées ! Un retour aux sources, dans tous les sens du terme puisque cet album permet aux auteurs de revenir sur les origines de notre héros, remettant ainsi le coté SF au premier plan et, accessoirement, ouvrant le bal pour ce qui pourrait bien être un nouveau cycle ? Bref, vous l’avez compris, sans être génial, ce nouvel album de Thorgal reste dans la lignée de ses prédécesseurs et confirme que le nouveau duo d’auteurs maitrise suffisamment son sujet pour nous proposer des aventures qui tiennent plutôt la route et qui ont de quoi satisfaire les vieux fans. Certes, les heures de gloire de la saga sont passées depuis longtemps, mais bon, lorsque l’on voit comment Thorgal avait connu une baisse qualitative notable à quelques occasions, il faut se satisfaire que, depuis quelques tomes, c’est nettement mieux. Espérons, désormais, que la suite sera à la hauteur de ce sursaut narratif !
 

Points Positifs
 :
- Comme cela avait déjà été le cas dans L'Ermite de Skellingar et La Selkie, Yann et Frédéric Vignaux, nous proposent une fois de plus un bon volet de Thorgal. Certes, nous sommes loin des heures de gloire de la saga, mais bon, dans l’ensemble, ce Neokora est suffisamment réussi pour ravir les vieux fans du viking.
- Le retour en force de la science-fiction est plutôt une bonne chose et, ma foi, nous avons droit ici à un bel hommage à L’Île des Mers Gelées, le second tome de la saga. Quand aux fans de la belle et dangereuse  Kriss, ils ne seront pas en reste puisque cette dernière est de retour avec Aniel.
- Comme je l’avais souligné dans mes critiques des deux volets précédents, Frédéric Vignaux est un digne successeur de Grzegorz Rosinski et nous livre une prestation artistique plus qu’acceptable.
 
Points Négatifs :
- On ne peut pas cacher le fait que, une fois de plus, ce scénario se repose énormément sur ce qui avait fait le sel des premiers volumes de Thorgal et que, par certains cotés, il est sans surprises notables dans sa conception. Un manque de prise de risque qui pourra déplaire a certains lecteurs.
- Thorgal est toujours aussi chiant avec ses grands principes, quand à Jolan, plus bavard que jamais, il reste cantonné à un rôle de sous-fifre qui ne lui va décidément pas trop – surtout après tout ce qu’il a vécu.
- Si les fans inconditionnels de Rosinski seront ravis de voir que le maitre officie toujours à la couverture, il faut reconnaitre que celle-ci n’est pas terrible…
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 12 novembre 2021

OLYMPUS MONS – LE SYNDROME DE SHEPPARD


OLYMPUS MONS – LE SYNDROME DE SHEPPARD
 
Sur le Mont Ararat, l’extralucide Aaron a l’impression de discuter avec la cosmonaute russe Elena Chevtchenko. Dans sa vision, il voit aussi des personnes du troisième âge dans une ville du futur, qui participent au programme Sheppard, et qui meurent tous subitement dans d’atroces souffrances, couverts de ganglions. Ses collègues alpinistes lui confirment qu’il est pourtant bien seul sur cette montagne. Il a sans doute le mal de l’altitude, des hallucinations, il est grand temps de redescendre. En 2030, Chevtchenko et ses coéquipières cosmonautes poursuivent leur mission vers la lointaine Farout, une planète éloignée de 19,5 milliards de km de la Terre. Alors qu’elles sont en orbite, une analyse de l’ordinateur de bord décèle qu’il y a une structure métallique à 15 mètres sous la glace de surface. Une expédition de forage est décidée, à laquelle prennent part Cahoon, Sabatino, Lutonda et Chevtchenko. Or tandis qu’elles installent le matériel de forage, un aéronef extraterrestre passe au-dessus d’elles et semble se poser derrière les cimes. Sabatino propose d’aller voir à pieds ce que c’est, tandis que le puits se fore. La surprise sera grande, à la fois pour elle et pour les deux astronautes qui descendent dans le puits, le long d’une corde, pour voir ce qui se trouve à l’intérieur de la planète…
 

Olympus Mons – Le Syndrome de Sheppard
Scénario : Christophe Bec
Dessins : Stefano Raffaele
Couleurs : Natalia Marques
Couverture : Pierre Loyvet
Editeur : Soleil
Genre : Anticipation, Science-Fiction, Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 20 octobre 2021
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Alors que l’on aurait put croire, le plus naturellement du monde, que Olympus Mons, série de science-fiction du fort prolifique Christophe Bec, avait pris fin avec son sixième volume, ce fut de manière plutôt surprenante que j’appris, quelques temps plus tard, la parution d’un septième tome, Mission Farout. Bien évidement, la première chose que je me suis alors dit, c’est que le sieur Bec, une fois de plus, ne pouvait pas s’empêcher de prolonger ses créations et qu’il nous ressortait le coup de Prométhée, autre saga de science-fiction qui, elle aussi, ne semble ne pas avoir de fin et qui, par ailleurs, ressemble, de par sa structure narrative, à cet Olympus Mons. Le souci, c’est qu’au vu de ce qu’est devenu Prométhée au fil du temps, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif quand à ce nouveau cycle de Olympus Mons, or, curieusement, la lecture de Mission Farout m’aura laisser une bonne impression, non pas que cet album ait été génial, ce ne fut pas le cas, mais disons qu’il possédait suffisamment d’atouts et un scénario plutôt solide pour que je me dise que, non, finalement, sur ce coup, Christophe Bec n’avait pas forcément tord… Ceci étant dit, quid, donc, de ce huitième volet d’Olympus Mons, car bon, c’est ce qui nous intéresse ici ? Eh bien, disons que, sans grande surprise, Le Syndrome de Sheppard reprend toutes les bonnes choses qui font, depuis ses débuts, d’Olympus Mons – mais aussi Prométhée – une BD plutôt intéressante pour les amateurs du genre : plusieurs sous-intrigues entremêlées, que cela soit dans l’espace ou dans le temps, un scénario qui nous entraine à l’autre bout du Système Solaire et qui met en avant la petitesse de l’être humain face a d’anciennes civilisations extraterrestres, un danger imminent qui menace l’humanité, le tout, servis par les dessins d’un Stefano Raffaele égal à lui-même, c’est-à-dire, qu’il est capable de nous pondre des décors magnifiques et des personnages qui le sont nettement moins. Bien entendu, tout cela n’a rien de bien original et l’on sent que Christophe Bec nous ressort sans cesse les mêmes ficelles narratives qu’il a déjà usé jusqu’à la corde dans Olympus Mons et Prométhée – voir dans d’autres œuvres – cependant, malgré ce constat, malgré ses faiblesses évidentes, j’ai bien apprécié ce huitième volet de Olympus Mons, en tous cas, suffisamment pour que je me dise que je serais bien curieux de découvrir la suite, ma foi, c’est déjà cela…
 

Points Positifs
 :
- La confirmation que, sans être génial ni, aucunement, révolutionner le genre, ce second cycle d’Olympus Mons est plutôt bon dans l’ensemble. Certes, Le Syndrome de Sheppard est tout sauf un incontournable, cependant, il possède suffisamment de qualités pour satisfaire les amateurs de récits de SF et de Christophe Bec.
- Au vu de ce que l’on apprend dans ce second volet de ce second cycle d’Olympus Mons, force est de constater que le sieur Bec est toujours aussi doué pour nous pondre des intrigues pour le moins complexes et, par moments, étonnantes.
- Stefano Raffaele n’est pas un dessinateur qui possède un style époustouflant, cependant, ici, force est de constater qu’il livre, dans l’ensemble, un travail plutôt bon et nettement plus aboutit que dans certains de ses anciens travaux…
- Une couverture plutôt réussie, il faut le souligner.
 
Points Négatifs :
- Tout cela est bien sympathique, certes, mais bon, dans l’ensemble, Olympus Mons n’est pas un incontournable, loin de là et il ne pourra que plaire aux amateurs du sieur Bec qui lui passeront pas mal de choses…
- Ce qu’il y a de fascinant avec Christophe Bec, c’est que l’auteur semble avoir deux ou trois thèmes de prédilections et qu’il tourne toujours autour de ces derniers. Ainsi, dans le cas présent, Olympus Mons ressemble tellement à Prométhée que l’on comprend tout de suite que, pour ce qui est de l’originalité, on repassera…
- Même si Stefano Raffaele livre ici un travail plus aboutit qu’auparavant, il faut reconnaitre que son style, particulier, est encore perfectible et qu’il a toujours autant de mal avec les visages des protagonistes.
 
Ma note : 7/10

jeudi 11 novembre 2021

NARCOS MEXICO – SAISON 3


NARCOS MEXICO – SAISON 3
 
Après l’incarcération de Miguel Ángel Félix Gallardo, El Jefe de Jefes ou El Padrino, le trafic de drogue au Mexique s’est ouvert, permettant à des trafiquants indépendants comme Ismael Zambada García ou El Mayo d’émerger et de prospérer. Au début des années 1990, le trafic de drogue est en plein essor à Tijuana sous la houlette de la famille Arellano, avec un chiffre d’affaires de trois milliards de dollars. De l’autre coté de la frontière, à El Paso, l'infiltration de Walt prend un tour inattendu et des liens se font jour avec les cartes mexicains, en particulier celui de Amado Carrillo Fuentes qui vient tout juste de sortir de prison après trois mois d'incarcération. À Juárez, l'inspecteur de police Victor cherche une jeune fille disparue et son enquête va l’amener a faire le voile sur une affaire nettement plus complexe que prévue…
 

Narcos Mexico – Saison 3
Réalisation : Carlo Bernard, Doug Miro, Eric Newman, José Padilha
Scénario : Carlo Bernard, Doug Miro, Eric Newman, José Padilha
Musique : Pedro Bromfman, Rodrigo Amarante
Production : Netflix
Genre : Drame, Policier, Thriller
Titre en vo : Narcos Mexico – Season 3
Pays d’origine : États-Unis, Mexique
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 05 novembre 2021
Langue d'origine : anglais, espagnol
Nombre d’épisodes : 10 x 58 minutes
 
Casting :
José María Yazpik : Amado Carrillo Fuentes
Scoot McNairy : Walt Breslin
Alfonso Dosal : Benjamín Arellano Félix
Mayra Hermosillo : Enedina Arellano Félix
Manuel Masalva : Ramón Arellano Félix
Alejandro Edda : Joaquín « El Chapo » Guzmán
Luis Gerardo Méndez : Víctor Tapia
Gorka Lasaosa : Héctor Luis Palma Salazar
Alberto Ammann : Hélmer « Pacho » Herrera
Alberto Guerra : Ismael « El Mayo » García
Jose Zuniga : le Général Jesus Hector Rebollo
Luisa Rubino : Andrea Núñez
Yessica Borroto : Marta
Bobby Soto : David Barron Corona
Manuel Uriza : Carlos Hank Gonzalez
Matt Letscher : James Kuykendall
Beau Mirchoff : Steve Sheridan
Kristen Gutoskie : Dani
Alejandro Furth : Ramon Salgado
Lorenzo Ferro : Alex Hodoyan
Fermin Martinez : Juan José « El Azul » Esparragoza Moreno
Bad Bunny : Everardo Arturo « Kitty » Paez
Jesús Ochoa : Juan Nepomuceno Guerra
Noé Hernández : Rafael Aguilar Guajardo
Joaquín Cosío : Ernesto « Don Neto » Fonseca Carrillo
Damián Alcázar : Gilberto Rodríguez Orejuela
Diego Luna : Miguel Ángel Félix Gallardo
 
Mon avis :
 Faisant suite à Narcos, sans aucun doute possible une des séries les plus enthousiasmantes de ces dernières années, Narcos Mexico était apparu sur le petit écran peu de temps après l’arrêt de son illustre prédécesseur, et délocalisait le lieu de l’intrigue, comme son nom l’indiquait, de la Colombie au Mexique. Bien évidement, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif quand à l’intérêt de cette suite : après tout, Narcos avait marquer les esprits de par la mise en avant de Pablo Escobar, sans aucun doute possible le plus célèbre narcotrafiquant de tous les temps et, d’ailleurs, même la troisième saison, sans Escobar, mort, et qui s’intéressait aux Gentlemen de Cali ne possédait pas la même saveur – tout en restant d’un très haut niveau, fort heureusement. Pourtant, il serait judicieux de rappeler que, coté trafic de drogue, le Mexique n’est pas en reste et n’a rien a envier à la Colombie, quand à son importance stratégique, ne serais-ce que par sa longue frontière avec les Etats-Unis, premier pays au monde consommateur de drogue, on se doutait bien que nos amis mexicains avaient de quoi nous proposer tout un tas de barrons de la drogue hauts en couleurs, ce qui fut, bien évidement, le cas… Le plus charismatique de ces derniers, Miguel Ángel Félix Gallardo, aura diriger tout ce petit monde pendant les années 80 avant de, finalement, chuter au tout début de la décennie suivante comme on peut le voir dans la seconde saison et, une fois ce dernier hors d’état de nuire – du moins, si on peut le dire ainsi puisqu’au Mexique, même derrière les barreaux, on ne perd pas grand-chose de son pouvoir de nuisance – il était grand temps que les anciens barrons sous ses ordres prennent de l’importance, ce, en se livrant une belle petite guerre des familles… Tel est le postulat de départ, donc, de cette troisième saison de Narcos Mexico et, ma foi, disons que le résultat est à la hauteur de nos espérances, cette suite et conclusion (car oui, s’en est finit pour cette série) étant dans la lignée des saisons précédentes et, ma foi, de celles de Narcos également tellement les deux œuvres sont liés – par ailleurs, tout au long de celles-ci, combien de fois certains protagonistes auront fait de courtes apparitions dans les deux… Ainsi, une fois de plus, on ne change pas une formule qui gagne : casting irréprochable, narration impeccable qui alterne entre une partie historique et une autre plus ou moins romancée, sans oublier, bien sur, une reconstitution proche de la perfection. Mais pour que tout cela soit efficace, il fallait des protagonistes charismatiques et si, naturellement, le clan Arellano marque cette saison de son empreinte, si El Chapo monte en puissance et s’il y a même un petit nouveau plutôt charismatique comme El Mayo, si l’on ne devait en retenir qu’un seul, ce serait, évidement, l’homme en noir, Amado Carrillo Fuentes, plus puissant que jamais et qui, pour info, fut en son temps le plus riche narcotrafiquant de tous les temps et qui a droit, ici, a un happy-end qui lui va, décidément, plutôt bien… Bref, vous l’avez compris, cette troisième saison de Narcos Mexico conclut à merveille cette série qui est davantage qu’une simple suite de Narcos : captivante de bout en bout, diablement intéressante, celle-ci nous aura entrainé, pour la dernière fois, du coté de ce qui est l’un des pays les plus dangereux du monde, le Mexique. Reste maintenant la grande question que tout le monde se pose : quid, donc, désormais, d’une nouvelle série Narcos ? Après tout, les producteurs de celle-ci avaient affirmé que celle-ci continuerait tant que la guerre contre la drogue ne prendrait pas fin et comme, ma foi, celle-ci a encore lieu de nos jours, il n’est pas impossible que dans les années à venir, Narcos ne revienne, délocalisé dans un nouveau pays…
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion parfaite pour Narcos Mexico qui s’est avéré, après le coup, davantage qu’une simple suite au légendaire Narcos. Ainsi, cette délocalisation du coté du Mexique nous aura fait découvrir tout un tas de barrons de la drogue pour le moins charismatiques et suivre leur destins, leurs luttes de pouvoirs, leurs chutes respectives, aura été, pour la dernière fois, toujours aussi passionnant.
- Le puissant clan Arellano, El Chapo qui monte en puissance, l’arrivée d’un petit nouveau, El Mayo, mais si l’on ne devait en retenir qu’un seul, ce serait, évidement, l’homme en noir, Amado Carrillo Fuentes, le plus puissant narcotrafiquant de tous les temps qui possède ici un charisme diabolique et qui a même droit a un sympathique happy-end… Bref, pas de quoi s’ennuyer avec cette troisième saison de Narcos Mexico !
- On reprend une formule qui a fait ses preuves depuis longtemps – le coté historique fort intéressante, la narration, les protagonistes hauts en couleur – et qui reste toujours aussi efficace.
- Mine de rien, que l’on soit passionné, ou pas, par l’histoire des narcotrafiquants, tout cela est terriblement passionnant !
- Encore une fois, nous avons droit a un casting principalement composé d’acteurs sud-américains mais qui s’avère être tout simplement excellent.
- Le plaisir de retrouver, a quelques reprises et une fois de plus, l’inimitable Pacho !
- Le générique, toujours aussi parfait !
 
Points Négatifs :
- Bien évidement, le spécialiste des narcotrafiquants regrettera certaines libertés prises avec la réalité, certaines plus excusables que d’autres, mais bon, cela reste une œuvre de fiction avant toute chose.
- De la même manière, certains pourront trouver un petit osé le happy-end final pour Amado Carrillo Fuentes, mort des suites d’une opération de chirurgie plastique qui a mal tourné, en 1997. Mais bon, après tout, qui nous dit que…
- Une fois de plus, je trouve dommageable qu’il n’y ait pas eu un ou deux épisodes supplémentaires. Après tout, il y avait de quoi faire un peu plus, vous ne trouvez pas ?
 
Ma note : 8/10