samedi 2 novembre 2019

HORS NORMES


HORS NORMES

Bruno et Malik sont les responsables de La Voix des Justes et de L'Escale, deux associations respectives qui œuvrent depuis 20 ans dans le monde des enfants et adolescents autistes qu'ils aident de leur mieux. Ils forment également des jeunes issus de quartiers difficiles, pour encadrer ces cas complexes, que les organismes d’État refusent. L'association de Bruno est cependant dans le viseur de l'Inspection générale des affaires sociales.


Hors Normes
Réalisation : Olivier Nakache et Éric Toledano
Scénario : Olivier Nakache et Éric Toledano
Musique : Grandbrothers
Production : Gaumont, Quad Productions, Ten Cinéma
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Hors Normes
Pays d’origine : France
Parution : 23 octobre 2019
Langue d'origine : français
Durée : 114 min

Casting :
Vincent Cassel : Bruno Haroche
Reda Kateb : Malik
Bryan Mialoundama : Dylan
Hélène Vincent : Hélène
Alban Ivanov : Menahem
Benjamin Lesieur : Joseph
Marco Locatelli : Valentin
Catherine Mouchet : Docteur Ronssin
Frédéric Pierrot : l'inspecteur de l'IGAS
Suliame Brahim : l'inspectrice de l'IGAS
Lyna Khoudri : Ludivine
Aloïse Sauvage : Shirel
Djibril Yoni : Fabrice
Ahmed Abdel-Laoui : Mounir
Darren Muselet : Cédric
Sophie Garric : Eva
Pauline Clément : Myriam
Anne Azoulay : Keren
Pierre Diot : Marchetti

Mon avis : Bon, je ne vais pas vous mentir, j’ai immédiatement eu un problème avec ce Hors Norme et, le visionnage, hier, de ce film ne m’aura nullement fait changer d’avis à son sujet… Il faut dire que, pour ce qui est du duo de réalisateurs composé d’Olivier Nakache et d’Éric Toledano, cela fait bien des années que j’ai eu l’occasion de voir et d’apprécier bon nombre de leurs films : ainsi, entre Nos Jours HeureuxTellement Proches et Le Sens de la Fête, force est de constater que je ne me suis jamais lasser de ces comédies légères, sans prétention et que je peux voir et revoir sans problème. Cependant, c’est un peu là que le bât blesse puisque, quand on pense à ces films, c’est le mot comédie auquel on pense en premier et, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, c’est-à-dire, Hors Norme, donc, disons que l’on savait par avance que le sujet, bien trop grave, ne nous ferait guère rire… Alors bien sur, cela était néanmoins possible puisque, après tout, il est toujours possible de traiter les sujets les plus graves avec une touche d’humour, or, n’en déplaise à certains, pour ma part, je n’ai guère eu l’occasion de rire en regardant ce long métrage et si, effectivement, une ou deux scènes m’ont fait sourire, nous sommes ici à mille lieux des véritables comédies que les deux réalisateurs nous ont proposer au fil des années… Alors, autant y aller carrément, ne pas nous emballer la chose sous de faux airs de comédie dramatique et nous dire ce qu’est cet Hors Normes, bref, une œuvre qui dénonce un état de fait oh combien critiquable de la société et du système de santé français, c’est-à-dire, le manque de structures d’état consacrés aux autistes, enfants comme adultes, et, plus précisément, aux cas les plus lourds… Sur ce point, Hors Norme fonctionne et oui, il est difficile de ne pas être toucher par le propos de ce film, après, pour ce qui est de l’histoire en elle-même, des protagonistes, comment dire… disons que tout cela est sympa mais sans plus. Bref, si vous êtes sensibles au sujet ou si vous appréciez ce genre de cinéma, Hors Norme pourra vous plaire, si vous connaissez et appréciez Olivier Nakache et Éric Toledano pour ce qu’ils ont put faire auparavant, alors, c’est un tout autre problème et comme je me sens bien plus proche de cette seconde catégorie, je vous laisse imaginer mon ressentit vis-à-vis de ce film…


Points Positifs :
- Un film qui dénonce fort bien la médiocrité de l’état français et des structures médicales vis-à-vis des cas les plus lourds de l’autisme qui font que, par la force des choses, se sont des associations et des gens non formés – qui apprennent sur le tas – qui prennent les choses en main et s’occupent d’enfants, voir d’adultes, abandonnés par la société.
- Dans l’ensemble, les acteurs, connus ou pas, sont assez bons et font le job. Sur ce point, on ne peut pas jeter la pierre à ce film. Bien évidement, Vincent Cassel et Reda Kateb sortent nettement du lot, mais bon, eux sont des pros.
- On ne peut pas nier que cela se regarde.
- Il y a tout de même quelques rares scènes plus ou moins amusantes.

Points Négatifs :
- Il faut vraiment apprécier ce genre de cinéma qui sert surtout à dénoncer pour apprécier un film comme Hors Norme. Si vous êtes fans, pas de problème, si ce n’est pas le cas, vous pouvez allègrement passer votre chemin et vous jeter sur un documentaire, forcément plus complet.
- Fan des films d’Olivier Nakache et d’Éric Toledano, vous risquez d’être pour le moins dubitatif dans le cas présent parce que, pour ce qui est de l’humour, vous pourrez repasser, le sujet étant trop sérieux et traiter sérieusement…
- On a l’impression, par moments, que tout a été fait pour mettre en avant Vincent Cassel et Reda Kateb, les autres n’étant là que pour jouer les utilités.
- Trop de sentimentalisme tue le sentimentalisme pour qui n’est pas fan de ce genre de cinéma…

Ma note : 6/10

WALKING DEAD – LA FIN DU VOYAGE


WALKING DEAD – LA FIN DU VOYAGE

Rick et ses amis ont découvert la Communauté, une société guidée par Pamela Milton, la Gouverneuse. Elle fait régner l'ordre sur la nombreuse population qu'elle dirige. Chacun trouve sa place en fonction de son utilité collective. En retour, il bénéficie d'avantages sociaux. Elle s'appuie sur des ressources militaires impressionnantes. Mais la Communauté est en proie à des tensions politiques extrêmes : les forces de l'ordre aux ordres de la Gouverneuse sont accusées d'avoir tué un civil. Le couvre-feu qui s'en suit ne fait qu'aviver la colère des habitants. Parmi eux Dwight, qui dénonce de toutes ses forces ce qu'il appelle un «état policier». Il est jeté en prison, puis libéré. Il rejoint Rick et Michonne alors que la guerre civile menace d'éclater. Rick n'a jamais cessé d'agir pour que son groupe survive et il est partagé au sujet de la personnalité de Pamela Milton, tout en étant convaincu que le peuple va se soulever. Pour Michonne, le retour à la réalité est brutal : elle croyait en un avenir possible, elle venait de retrouver sa fille... Milton sait qu'elle a besoin du soutien de Rick et elle accepte de le revoir. C'est alors que Dwight menace de la tuer. Rick dégaine et le flingue. Son vieux pote, avec qui il a traversé tant d'évènements, s'écroule...


Walking Dead – La Fin du Voyage
Scénario : Robert Kirkman
Dessins : Charlie Adlard
Encrage : Stefano Gaudiano
Couleurs : Cliff Rathburn
Couverture : Charlie Adlard
Genre : Fantastique, Etrange, Horreur
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Walking Dead – Rest in Peace
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 07 août 2019
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 16 octobre 2019
Nombre de pages : 168

Liste des épisodes
Walking Dead 187-192

Mon avis : Ce fut, indéniablement, une des plus grosses surprises de cette année 2019, du moins, pour celles et ceux qui sont fans de comics. En effet, il y a de cela quelques mois, la nouvelle était tombée : Walking Dead allait s’achever par le biais du 193eme numéro. Une surprise monumentale, totalement inattendue, surtout que, alors que l’on approchait tranquillement du deux-centième épisode et qu’un nouvel arc narratif avait vu le jour quelques temps auparavant, on était en droit de s’attendre a ce que Robert Kirkman poursuive l’aventure encore quelques temps… Or, il n’en fut rien, ce qui aura surpris tout le monde, l’auteur réussissant son coup, indéniablement, ce qui, au passage, aura permis a la saga de s’achever d’une manière plus qu’acceptable, avant que celle-ci ne dure trop longtemps, ne tombe dans une quelconque médiocrité qui aurait, bien entendu, nuit a sa qualité. En effet, avec cette conclusion inattendue, Robert Kirkman aura poussé son postulat de départ jusqu’au bout : dans Walking Dead, tout le monde peut mourir, même les protagonistes principaux et si, ne nous le cachons pas, l’impression que ce n’était plus vraiment le cas prédominait depuis quelques tomes, avec ce trente-deuxième volume de la saga, la réalité est venue nous le rappeler puisque, a l’issu de cet album, ce n’est pas moins que… bon, ce n’est pas vraiment un spoiler… Rick Grimes qui y passe ! Sa mort, un peu stupide finalement au vu de tout les dangers auxquels il aura échapper depuis les débuts de la série, n’en reste pas moins excellente, scénaristiquement parlant : voilà donc le héros de l’histoire, cet homme qui aura tout connu, tout fait pour survivre et pour les siens, cet homme qui aura sauver tant de ses compagnons, qui, dans un contexte apocalyptique, aura été un phare d’humanité pour les quelques survivants, cet homme, donc, aura été tué, bêtement, stupidement, lâchement, par un sale petit con prétentieux… Certains pourront trouver la chose injuste, ce n’est pas mon cas et je pense que Robert Kirkman a vu juste en tuant, de la sorte, son protagoniste principal. Par cette mort, Walking Dead trouve une conclusion a la hauteur de ce que fut ce comics depuis ses débuts, il y a de cela bien longtemps désormais – pour rappel, l’aventure commença en 2004 – c’est-à-dire, qu’il fut, tout simplement, un des tous meilleurs de ces deux dernières décennies, rien que ça ! Bref, une bonne manière de faire nos adieux a cette saga ? En fait, pas tout fait puisque, comme les plus attentifs l’auront remarquer, Walking Dead s’achève avec le 193em épisode, bref, il en reste un, que nous aurons, en France, en janvier prochain ; un ultime épisode qui conclura définitivement un comics décidément hors-norme et qui, forcément, aura marquer son époque…


Points Positifs :
- La mort de Rick Grimes, bien sur ! Non seulement elle est complètement inattendue et prend tout le monde par surprise, mais, cette mort en elle-même, un lâche assassinat, de nuit, des mains d’un petit con arrogant et prétentieux, parait tellement absurde, au vu de ce que notre héros a connu au cours de sa vie qu’elle en devient tout bonnement parfaite, scénaristiquement parlant !
- Comment, Robert Kirkman décide de conclure Walking Dead !? Oui, c’est une surprise, une sacrée surprise, totalement inattendue et qui aura surpris tout le monde, cependant, au vu de cet album – l’avant dernier – et de son contenu, proche de la perfection, il apparait grandement que l’auteur a vu juste. Par ailleurs, cela évite a la série de trop s’étirer en longueur et de ne plus se renouveler, ce qui serait arrivé, fatalement, tôt ou tard…
- Pour un avant dernier tome, il s’en passe des choses et, en toute sincérité, avec les événements qui ont lieu à la Communauté, la guerre civile qui éclate, la problématique posée par la Gouverneuse, le désir de paix de Rick Grimes, son assassinat et le fait que cela soit son fils, Carl, qui le découvre transformer en zombie, on ne s’ennui pas une seule seconde !
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a rien à redire, le duo Charlie Adlard et Stefano Gaudiano fonctionnant comme a son habitude a merveille.

Points Négatifs :
- Histoire de chipoter un peu, on pourra dire que, pour un tome aussi important, nous n’avons pas eu droit à une couverture inoubliable, bien au contraire.
- A moins d’être totalement allergique à cette série, je ne vois pas trop en fait…

Ma note : 9/10

vendredi 1 novembre 2019

PENNY DREADFUL – SAISON 1


PENNY DREADFUL – SAISON 1

Londres, septembre 1891. Ethan Chandler, un forain américain et fin tireur est repéré par Vanessa Ives, une femme mystérieuse qui devine son passé tumultueux et lui demande ses services pour une mission la nuit même. Ils retrouvent Sir Malcolm Murray dans une fumerie d'opium qui sert de couverture à un nid de vampires. Grâce aux talents de tireur de Chandler, d'épéiste de Murray et aux pouvoirs psychiques de Vanessa, ils parviennent à tuer le maître des vampires mais ne retrouvent pas la personne qu'ils cherchent dans le charnier. Le corps est amené à un étudiant médecin qui pratique une autopsie minutieuse et découvre des hiéroglyphes sous la peau de la créature. Le lendemain, Vanessa explique les événements de la veille à Chandler : Murray et elle ont besoin de lui pour continuer leurs recherches dans les recoins de la ville où les démons se terrent. Chandler hésite avant de revenir sur son choix en voyant une mère et sa fille massacrées chez elles par ce qui semble être un monstre. De son côté, Murray tente de rallier le jeune légiste à sa cause, ayant repéré chez le jeune homme une absence de peur et une fascination pour le mystère de la mort. Dans la soirée, Murray rentre chez lui et surprend sa fille, Mina, elle-même devenue un vampire. De retour chez lui, le médecin légiste, Victor Frankenstein, découvre que l'orage a permis de ramener à la vie le corps qu'il gardait dans son laboratoire secret.


Penny Dreadful – Saison 1
Réalisation : J.A. Bayona, Coky Giedroyc, James Hawes, Dearbhla Walsh
Scénario : John Logan
Musique : Abel Korzeniowski
Production : Desert Wolf Productions, Neal Street Productions
Genre : Fantastique, Horreur, Historique
Titre en vo : Penny Dreadful – Season 1
Pays d’origine : Etats-Unis, Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Showtime, Sky Atlantic
Diffusion d’origine : 11 mai 2014 – 29 juin 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 55 minutes

Casting :
Timothy Dalton : Sir Malcolm Murray
Eva Green : Vanessa Ives
Josh Hartnett : Ethan Chandler
Harry Treadaway : Dr Victor Frankenstein
Reeve Carney : Dorian Gray
Rory Kinnear : la créature de Frankenstein
Danny Sapani : Sembene
Billie Piper : Brona Croft
Simon Russell Beale : Ferdinand Lyle
Helen McCrory : Mme Kali
Hannah Tointon : Maud Gunneson
Robert Nairne : le vampire
Alun Armstrong : Vincent Brand
Olly Alexander : Fenton
Alex Price : Proteus, seconde créature de Frankenstein
David Warner : Pr Abraham Van Helsing
Olivia Llewellyn : Mina Harker
Owen Roe : le colonel Brewster
Anna Chancellor : Claire Ives
Richard Riddell : Nathaniel Morris
Noni Stapleton : Gladys Murray
Xavier Atkins : Peter jeune
Fern Deacon : Mina jeune
Gus Barry : Victor jeune
Mary Stockley : Caroline Frankenstein

Mon avis : Avec Penny Dreadful, pour moi, tout fut a la fois simple et compliqué… il faut dire que, la toute première fois que j’avais entendu parler de cette série, ce fut en lisant une critique de cette dernière, sur un blog que j’apprécie grandement, et que j’avais trouver pour le moins dithyrambique. Forcément, au vu des nombreuses louanges que j’avais lu a son sujet, l’envie de voir cette série était pour le moins forte, puis, le temps passa… Il y a quelques mois, j’avais découvert The Frankenstein Chronicles, autre série fantastique assez semblable de par sa conception et, la confusion, a mes yeux, se fit… Forcément, après avoir vu les deux saisons de celles-ci, j’étais pour le moins dubitatif au vu du résultat final, loin, selon moi, de justifier tous les louanges que j’avais lu a son sujet, sauf que… sauf que, vous l’avez compris, j’avais confondu les deux séries et que, enfin, après quelques mois, j’ai put me lancer dans la première saison de la série que je cherchais ardemment, ce fameux Penny Dreadful et là, comment dire, disons que sans être un chef d’œuvre absolu – il ne faut pas exagérer – force est de constater que nous avons là une bonne, que dis-je, une très bonne série ! Il faut dire que, qualitativement parlant, c’est d’un tout autre niveau ! Déjà, de par les moyens mis en œuvre, plutôt conséquents, puis, au vu du casting – Timothy Dalton et Eva Green, principalement – et, bien entendu, du postulat de départ qui lorgne allègrement du coté de La Ligue des Gentleman Extraordinaires du grand Alan Moore et qui nous prouve à merveille que si l’adaptation cinématographique de celle-ci fut une bouse infâme, une série qui s’en inspire, elle, peut parfaitement parvenir à ses fins. Ainsi, malgré ce postulat qui n’est certes pas original, on retrouve donc tout un tas de figures, pour la plupart, tirées d’œuvres fantastiques du XIXème siècle comme Dorian Gray, Frankenstein et son monstre, Mina Murray, des vampires, etc. A coté de celles-ci, des personnages inventés mais qui s’inspirent fortement de figures historiques – après tout, Sir Malcom Murray nous rappelle grandement l’explorateur Richard Francis Burton – ou fantastiques. Bref, un beau petit mélange des genres qui nous rappelle la SF de l’époque Victorienne, Alan Moore et qui, ma foi, s’avère être une fort belle réussite, tant narrative que visuellement. Car oui, Penny Dreadful est magnifique, que cela soit par ses décors, sa musique, son ambiance, envoute et inquiétante à souhait. Bien évidement, tout n’est pas parfait dans cette série et l’on y retrouve quelques lieux communs et autres facilitées propres au genre, mais bon, si vous êtes fans de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, si vous aimez l’époque Victorienne et les romans fantastiques de cette époque, il vous sera difficile de ne pas être attirer par cette série décidément, fort attirante. Et puis, rien que pour la performance oh combien envoutante et extraordinaire d’Eva Green, je pense que le jeu en vaut grandement la chandelle !


Points Positifs :
- Une des meilleures séries fantastiques qu’il m’a été donné de voir depuis bien longtemps. Assez proche, dans sa conception, de La Ligue des Gentleman Extraordinaires d’Alan Moore, Penny Dreadful est une œuvre assez captivante qui ravira les amateurs du genre et, plus particulièrement, celles et ceux qui apprécient ces vieux classiques de la SF de l’époque Victorienne.
- Si l’ensemble du casting est de qualité et assez bon, je ne peux que mettre en avant l’excellente prestation d’Eva Green qui est tout bonnement hanté par son personnage. A la fois sensuelle et halluciné, cette dernière nous étonne tout au long de la saison et s’avère être le protagoniste principal de cette série.
- Frankenstein et son monstre, Dorian Gray, des vampires, un loup garou, un vieil explorateur du continent africain sur le retour et une médium complètement halluciné. Oui, il y a de quoi faire dans cette première saison de Penny Dreadful.
- Violent, inquiétant, sensuel et, surtout, captivant de bout en bout. Bref, une première saison de qualité qui donne envie de découvrir la suite.
- Une ambiance oppressante et réussie, une bande originale de qualité, des décors et des costumes qui nous transportent en pleine époque Victorienne. Décidément, il n’y a rien à redire !

Points Négatifs :
- Une certaine facilité narrative par moments avec l’utilisation de quelques lieux communs propres au genre. Cela est plutôt dommage car, sans cela, Penny Dreadful aurait put approcher davantage de la perfection.
- Il faut, bien entendu, apprécier le genre et, surtout, connaitre un peu ses classiques sur le bout des doigts afin d’apprécier au mieux les nombreuses références qui parsèment cette série.
- La mort de Van Helsing est tout simplement ridicule…

Ma note : 8,5/10

LE CYCLE DE FONDATION – FONDATION


LE CYCLE DE FONDATION – FONDATION

En ce début de treizième millénaire, l'Empire n'a jamais été aussi puissant, aussi étendu à travers toute la Galaxie. C'est dans sa capitale, Trantor, que l'éminent savant Hari Seldon invente la psychohistoire, une science nouvelle permettant de prédire l'avenir. Grâce à elle, Seldon prévoit l'effondrement de l'Empire d'ici cinq siècles, suivi d'une ère de ténèbres de trente mille ans. Réduire cette période à mille ans est peut-être possible, à condition de mener à terme son projet : la Fondation, chargée de rassembler toutes les connaissances humaines. Une entreprise visionnaire qui rencontre de nombreux et puissants détracteurs...


Le Cycle de Fondation – Fondation
Auteur : Isaac Asimov
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 10 mai 1951
Edition Française : 26 mars 2009
Titre en vo : Foundation
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jean Rosenthal
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 416

Mon avis : Oh la vache ! Cette fois ci, je m’attaque a du lourd, a du très lourd même car il me semble inutile de rappeler, sauf pour les néophytes du genre, que le Cycle de Fondation est l’un des monuments de la littérature fantastique, peut être même le plus grand cycle de SF de tous les temps, rien que ca ! Et pourtant, au cours de ma vie, j’en ai lu des bouquins, et pas des moindres, d’ailleurs, il suffit de jeter un petit coup d’œil rapide a mes lectures depuis les débuts de ce blog pour le constater… Pourtant, rarement je me suis attaqué à une telle œuvre, sur laquelle tout le monde est d’accord, ou presque, une œuvre culte, sans discussion possible, qui truste depuis des décennies les premières – la première – places de bon nombre de hits. D’ailleurs, à ce petit jeu là, Fondation serait à la SF ce que Le Seigneur des Anneaux est à la Fantasy, et, sur ce point, l’on peut rapprocher, malgré les nombreuses différences, les deux auteurs, le grand Isaac Asimov au non moins célèbre J.R.R. Tolkien. Chacun dans son genre, et dans son style, ayant sut créer à la fois des œuvres intemporelles, mais aussi un univers, cohérent, riche, renouvelant les genres et posant même les bases de la SF et de la Fantasy pour des décennies de suiveurs et de copieurs a venir… Mais bon, commençons donc la critique à proprement parler… Intitulé, sobrement, Fondation, le premier tome de ce cycle fut plus que conforme à mes attentes, voir, presque, les a dépasser. Ainsi, prenez une œuvre, quelle qu’elle soit et peu importe le genre, lorsque vous en avez tellement entendu parler depuis des années et des années, lorsque tout le monde est d’accord pour reconnaître ses immenses qualités, et bien, souvent, l’on s’en fait tout un plat et, au final, on en attendait tellement que l’on ne peut s’empêcher d’être un peu déçu. Or, avec Fondation, ce n’est absolument pas le cas, bien au contraire ! D’un autre coté, peut-on véritablement en être étonné ? Franchement, pas vraiment… En effet, si de nos jours, un nom comme Tolkien est bien plus célèbre et respecté, ce ne fut pas toujours le cas et les amateurs de la chose fantastique savent parfaitement a quel point le nom d’Asimov restera au firmament de la littérature SF. Voilà donc un homme, juif d’origine russe, naturalisé américain en 1928, qui, dans son autre cycle majeur, Les Robots, nous a tout bonnement pondu ce que l’on appelle les Trois Lois de la Robotique, que tout amateur du genre a un jour ou l’autre entendu parler, mais pas seulement puisque ces fameuses lois (« Un robot ne peut porter atteinte à un être humain… ») en plus d’apparaître souvent dans d’autres œuvres, pourraient bien, un jour, être mises en application dans l’avenir. Après tout, les premiers robots existent et quelques chercheurs, le plus sérieusement du monde, réfléchissent souvent a la question d’instaurer une morale, les dites lois, dans les intelligences artificielles a venir. Bref, comme vous pouvez le constater, tout cela fait qu’Asimov restera comme bien plus qu’un simple auteur de science fiction, en tout cas, cela vous pose le personnage, et, quelque part, la qualité de son œuvre… Et donc, dans Fondation, c’est du coté de la psychohistoire, une science inventée par Asimov donc, sorte de thermodynamique de l’Humanité, dont l’objet est l’étude statistique des comportements de grands groupes d’êtres humains – de plusieurs milliards d’individus – afin de prévoir son évolution future. Et tout l’intérêt de ce premier roman, et du cycle dans son intégralité, et de voir comment l’auteur, par le biais d’une intrigue qui s’écoule pendant des centaines d’années, va nous convaincre que cette fameuse psychohistoire est non seulement crédible et comment. Car dès le départ, le topo est installer : L’Empire galactique est sur le déclin et sa fin est éminente, ce fait, établi va entrainer une longue période de barbarie qui doit durer 30000 ans. Le seul moyen de raccourcir cette durée a environ 1000 ans, un individu la possède, Hari Seldon, l’homme qui a porter la science de la psychohistoire a son paroxysme et qui a prévu tout ce qu’il faut pour préserver les connaissances scientifiques, le lieu ou une poignée d’hommes doivent aller pour réussir cette fameuse Fondation, mais aussi toutes les difficultés a venir, toutes les péripéties qui forcement, a un moment précis, devra faire face la Fondation. Dit comme cela, le néophyte, méfiant, pourra craindre de se retrouver dans de la mauvaise SF de gare, tant cela semble inconcevable. Et pourtant, le grand tour de force d’Isaac Asimov, est de réussir à nous convaincre, voir nous prouver, que sa psychohistoire fonctionne parfaitement, voir même, que celle-ci pourrait bien être une science réelle, au point que cela en devienne plus que troublant. Ainsi, dans ce premier volume du Cycle de Fondation, le lecteur, par l’entremise de plusieurs nouvelles, suit les prémisses de la chute de l’Empire galactique, les débuts de la Fondation, les premières difficultés subies par celles-ci, que l’on nomme les Crises Seldon et le moyen de les surmonter – car, a chaque fois, il n’y en a qu’un seul et unique, toujours prévu a l’avance par Hari Seldon – mais aussi l’évolution, petit a petit, de cette communauté isolée aux confins de l’Empire, entouré de voisins belliqueux. Le tout, qui pour certains paraitra peut être de par la forme, assez curieux, est pourtant superbement bien écrit et captivant. Certes, le lecteur moderne, habitué de ces cycles composés de monumentaux pavés de huit cents pages chacun, sera parfois troublé de part la rapidité de certains des récits. Mais une chose est claire : ce sont des nouvelles qui composent ce premier tome du Cycle de Fondation, écrites il y a soixante-dix ans, bref, a une autre époque, où la SF dépassait très rarement les cent pages. D’ailleurs, passé les trois premiers volumes, la suite, écrite près de vingt ans plus tard est bien plus longue, ainsi que les préquelles. Et en lisant Fondation, je n’ai pas put m’empêcher de me dire que, écrit de nos jours, ce simple premier tome aurait put se décomposer en trois ou quatre tomes. Mais cela enlève t’il une quelconque qualité au récit ? Non, loin de la. Celui-ci n’en souffre guère, au contraire, et malgré le temps qui a passé, a sut conservée toute son intensité, de part ses idées développées (comme, par exemple, le rôle de la religion, du commerce, les implications de la connaissance et du contrôle que l’on peut exercer avec celle-ci sur les autres etc.), ses personnages diablement bien trouvés, et surtout, je le rappelle, par le magistral tour de force d’Isaac Asimov qui réussit à rendre plausible et pourtant complètement inattendu chaque embûche et chaque réponse de Seldon, la momie virtuelle qui sert de guide fantôme à la Fondation, et dont le génie ne cesse de surprendre au fil des pages de ce premier tome. Bref, Fondation, premier tome du cycle du même nom est un grand roman de science fiction, fidèle a sa réputation et qu’il faut absolument lire de toute urgence si, comme moi, vous ne l’avez pas encore découvert.


Points Positifs :
- Indéniablement, le premier volet de ce qui restera comme étant un des plus grands cycles de Science-Fiction de tous les temps, voir, tout simplement, le meilleur. Il faut dire que, malgré son age, Fondation n’a rien perdu de sa force, de son intérêt et captive toujours autant le lecteur qui, fasciner, ne peut que s’incliner devant l’immense talent d’un Isaac Asimov au sommet de son art !
- Un postulat de départ pour le moins singulier – un homme, Hari Seldon, a, par le biais d’une science, la psychohistoire, prévu l’avenir de l’humanité sur des dizaines de milliers d’années – mais qui n’en apparait pas moins, assez rapidement, comme étant une idée géniale : cette science permettrait de raccourcir la très longue époque barbare qui suivrait l’effondrement de l’Empire Galactique et, lors de chaque crise, il n’y a qu’une seule manière de la surmonter. Tout est prévu à l’avance et les successeurs de Seldon doivent se débrouiller tout seul. Concept génial qui nous offre des récits variés et captivants !
- Fondation, premier du nom, est un fait composé de cinq nouvelles plus ou moins longues qui se succèdent chronologiquement et, dans l’ensemble, celles-ci sont toutes réussies et passionnantes.
- Un premier volume captivant de bout en bout et que l’on dévore d’une traite !
- Difficile de ne pas lire Fondation et de ne pas constater ce que la SF moderne lui doit tant les emprunts sont légions…

Points Négatifs :
- Ceux qui ne jurent que par les interminables récits de plus de 1000 pages risquent de tiquer devant cet assemblage de cinq nouvelles qui apparaitra comme étant bien trop court à leurs yeux – a peine 400 pages. Bien entendu, tout cela est une affaire de gouts personnels et il est logique que certains n’accrochent pas à cette SF à l’ancienne…

Ma note : 9/10

LES CHRONIQUES DE CORUM – LA REINE DES ÉPÉES


LES CHRONIQUES DE CORUM – LA REINE DES ÉPÉES

Ce ciel d'été était d'un bleu pâle au dessus du bleu profond de l'océan. Le prince Corum, dernier des Vadhaghs, venait de triompher d'Arioch, le Seigneur du Chaos. Mais Corum avait dû préalablement fuir ses terres, tous les membres de sa famille ayant été pendus au pied de leur château incendié. Seul survivant de son peuple pacifique et décimé par les troupes sanguinaires commandées par Glandys-A-Krae, Corum se réfugia au Mont Moidel où il trouva l'amour, en la présence d'une veuve, la margravine Rhalina, une femme Mabden. Elle était douce et belle, mais les cadeaux magiques faits à son nouveau compagnon par feu le sorcier Shool la rendaient nerveuse. Elle tentait malgré tout de ne pas y penser. Bien plus que Corum, elle trouvait encore à rire et s'amuser et ainsi, elle le réconfortait. Lui se rappelait avec nostalgie le temps où il était innocent. Ce soir-là, un étranger se présenta aux portes de la forteresse, tambourinant et demandant l'hospitalité. Par ces temps troublés, il pouvait s'avérer particulièrement risqué de permettre l'accès de l'enceinte, quand la noirceur de la nuit empêchait qu'on distingue de qui il s'agissait vraiment. Corum et Rhalina ne pouvaient pas soupçonner à quel point cet étranger s'avèrerait singulier...


Les Chroniques de Corum – La Reine des Épées
Scénario : Mike Baron
Dessins : Mike Mignola, Kelley Jones
Encrage : Kelley Jones, Rick Burchett
Couleurs : L Lessman, Ripley Thornhill
Couverture : Mike Mignola
Genre : Heroic-Fantasy
Editeur : Titan Comics
Titre en vo : The Chronicles of Corum – The Queen of Swords
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 15 août 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 09 octobre 2019
Nombre de pages : 128

Liste des épisodes
The Chronicles of Corum – The Queen of Swords 1-4

Mon avis : En début d’année, j’avais eu le plaisir de vous proposer la critique du premier volet des Chroniques de Corum, adaptation de l’œuvre du même nom du sieur Michael Moorcock. Pour rappel, celui-ci avait créé, en son temps, tout un tas de sagas où apparaissaient diverses incarnations du Champion Eternel, des sagas aussi cultes que Corum, donc, mais aussi ElricHawkmoonErekosëUlrich von Bek et beaucoup d’autres... Mais cette adaptation, si elle permettait aux fans de l’auteur britannique de retrouver, en BD, un de leurs héros les plus charismatiques, possédait un double intérêt : en effet, aux dessins, on retrouvait alors un certain Mike Mignola qui, bien des années avant son œuvre culte, Hellboy, nous laissait entrevoir les prémices de son immense talent… Bien entendu, il ne fallait pas se mentir : Les Chroniques de Corum étaient une œuvre, avant toute chose, destiné aux fans de Moorcock et / ou de Mignola ; après tout, les autres qui ne connaissaient nullement les aventures du dernier des Vadhaghs risqueraient de ne pas être attirés par cette œuvre de fantasy pour le moins singulière. Pour les autres, cependant, l’attente de ce second tome était forte et, ma foi, d’entrée de jeu, les choses démarraient fort bien : reprenant le synopsis du roman du même nom, le second volet, donc, cette Reine des Épées, avait de quoi ravir les fans de Moorcock, heureux de retrouver la suite des aventures de Corum, le Prince à la Robe Écarlate qui, ici, après avoir fait la connaissance de Jhary-a-Conel – le compagnon du Champion Eternel – partait combattre les hordes de Xiombarg, la Reine Démon. Pas de grandes surprises au cours des deux premiers épisodes de cet album qui rappelleront bien des souvenirs aux lecteurs du roman et qui permettront aux fans de Mignola de retrouver celui-ci dans sa période pré-Hellboy. Hélas, mille fois hélas, une fois passer ces deux premiers épisodes et donc, la moitié de cet album, une mauvaise surprise survient puisque Mignola passe le relais à Kelley Jones et que bon, comment dire… pour ce qui est du talent, ce n’est pas vraiment la même chose. Forcément, l’absence de Mignola au cours des deux derniers épisodes ne peut que décevoir et s’il subsiste le plaisir de retrouver les péripéties de Corum et de ses compagnons face a Xiombarg, les dessins n’étant pas de la même qualité, on ne peut pas s’empêcher de ressentir comme une certaine déception… Cela est fort dommage car j’apprécie, en tant que grand fan de Moorcock, cette adaptation, mais bon, à un moment donné, il faut que les dessins suivent, ce qui n’est franchement pas le cas dans une bonne moitié de cet album. Reste l’espoir, désormais, que dans la suite, Le Roi des Épées, Mignola soit un peu plus présent, mais il faudra patienter quelques mois pour le savoir…


Points Positifs :
- Le plaisir, bien entendu, de retrouver la suite de ce qui reste comme étant l’une des meilleures sagas de Michael Moorcock, je veux bien évidement parlé des Chroniques de Corum.
- Le plaisir aussi, même si ce n’est que pour deux épisodes, de retrouver Mike Mignola aux dessins car même si son style n’est pas encore aussi aboutit qu’il le sera par la suite, dans Hellboy, l’artiste faisait déjà preuve d’un talent certain et d’une inventivité rare.
- Les deux premiers épisodes – c’est-à-dire, la moitié de cet album – raviront les fans de Mignola puisque ce sont ceux qu’il dessine.
- Une adaptation sans surprise de Mike Baron mais qui n’en reste pas moins de qualité.
- Une édition tout simplement parfaite et, ma foi, fort réussie – franchement, on ne nous prend pas pour des pigeons dans le cas présent.

Points Négatifs :
- Grosse déception puisque Mike Mignola ne dessine que deux épisodes sur quatre dans cet album et que, sincèrement, je n’ai rien contre Kelley Jones, mais bon, artistiquement parlant, ce n’est pas du tout la même chose, bien au contraire…
- Il faut reconnaitre que, aussi bon soit ces Chroniques de Corum, tout cela est avant tout destiné aux fans de Moorcock ainsi qu’a ceux de Mike Mignola qui souhaiteraient découvrir d’anciens travaux de l’artiste. Ainsi, je ne pense pas que les autres, eux, soient attirés par cette saga d’un autre âge et, il faut le reconnaitre, un peu spéciale.

Ma note : 7/10