lundi 8 octobre 2018

ARAWN – LE CHAUDRON DE SANG


ARAWN – LE CHAUDRON DE SANG

C’est une nuit, au royaume des hommes-corbeaux, que commença l’histoire de Siamh. Ayant réussi à y dérober un trésor – les osselets du destin – la jeune Amazone devenait une vraie guerrière. Mais son acte marqua aussi la fin des siennes. Le peuple des noirs ailés vint en effet réclamer son bien. Toutes les fières guerrières périrent, à l’exception de Siamh et de sa mère, qui réussirent à fuir, emportant avec elles les précieux osselets. Les années passèrent. Siamh devint l’orgueil de sa race. Cependant, un beau jour, les fils des corbeaux la retrouvèrent. L’un la viola mais mourut, il s’appelait Bran ; l’autre survécut mais ne réussit à rien, il s’agissait de Fenris. Après la visite de ce dernier, Siamh pressentit qu’un grand malheur guettait ses fils. Math, son aîné, était en danger. En vengeant la mort son propre fils Duncan, il venait en effet de prendre la vie de Deirdre et Gwern, l’ex-femme et fils de son maudit frère Arawn. Bien qu’affaibli, le seigneur de la Terre brûlée n’était pas mort et il aurait aussi sa revanche. Quant à Engus et Kern, leurs destins étaient idoines, contraints par le chaudron de sang à s’entre-déchirer…


Arawn – Le Chaudron de Sang
Scénario : Ronan Le Breton
Dessins : Sébastien Grenier
Couleurs : Sébastien Grenier
Couverture : Sébastien Grenier
Editeur : Soleil
Genre : Heroic-Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 22 juin 2011
Nombre de pages : 46

Mon avis : Révélations et coups de théâtre sont légions dans le quatrième tome d’Arawn : ainsi, dès les premières pages, on nous dévoile les origines de Siamh, la mère de nos quatre frères ennemis, et, au passage, on comprend enfin pourquoi celle-ci semble éternellement jeune. Bref, une entrée en matière intéressante surtout que, personnellement, j’ai adoré le peuple des Hommes Corbeaux. Ensuite, le récit normal reprend son court et, suite à des événements hautement dramatiques – l’un d’eux, surtout, en choquera plus d’un – de multiples trahisons, ainsi que quelques coups de théâtre, le destin des quatre frères est en marche et plus rien, apparemment, ne pourra l’arrêter, ce, au grand dam, et des principaux intéressés, mais aussi, de leur mère, Siamh. Du coup, dans Le Chaudron de Sang, des protagonistes majeurs disparaissent, des drames ont lieu, il y a pas mal de révélations, un lointain danger est toujours en court, et, surtout, un des membres de la fratrie y perdra la vie ! Bref, dans la lignée de ses prédécesseurs, Le Chaudron de Sang ravira les amateurs de cette saga oh combien violente, même si, il faut le reconnaitre, que ce soit du coté du scénario ou des dessins – oui, même des dessins – on note tout de même une certaine baisse qualitative. Bien évidement, après la lecture de ce quatrième tome qui, entre la scène du début avec les Hommes Corbeaux, le duel fratricide et tragique dans la forteresse de Kern, le sort dramatique des enfants de Deirdre, Arawn et son armée de loups, l’invocation de la déesse de la guerre, ainsi que le coup de théâtre final qui laisse plus que songeur quant a la suite de la saga, il est incontestable que Le Chaudron de Sang fourmille de grands moments qui ne peuvent que marquer le lecteur. Dommage tout de même que, au fil des albums, le souffle épique des débuts ne soit plus vraiment au rendez vous, même si, la curiosité de découvrir comment tout cela s’achèvera est toujours au rendez vous…


Points Positifs :
- Un album où il se passe pas mal de choses, mine de rien : ainsi, entre les nombreuses révélations sur certains personnages, les nombreux coups de théâtre et certaines morts de protagonistes majeurs, le fan de Arawn ne s’ennui pas une seconde.
- Si la mort de Kern est importante vu qu’il s’agit du premier membre de la fratrie a y passer, c’est bien évidement celle de Deirdre qui marque le plus les esprits ; il faut dire que celle-ci, oh combien dramatique, en choquera plus d’un.
- Dans l’ensemble, les dessins de Sébastien Grenier restent de qualité, surtout pour ceux qui sont fans de son style.
- Une couverture qui ravira les adolescents boutonneux, certes, mais qui n’en reste pas moins magnifique, dans la lignée des précédentes.
- Les Hommes Corbeaux qui m’ont fait penser à ceux du Kalkhabad dans la série Sorcellerie !, œuvre culte de Steve Jackson.

Points Négatifs :
- Scénaristiquement, c’est moins bon qu’au début, c’est indéniable, et plus les albums défilent, plus les faiblesses scénaristiques sont nombreuses – ou alors, on à tendance a moins les pardonner.
- Comme je l’ai dit a plusieurs reprises, Arawn est une BD très bourrine qui ne plaira qu’a un certain public, plus adepte du coté grand spectacle de la chose et qui ne veut guère se prendre la tête avec des œuvres plus matures, plus réfléchies, plus intelligentes.
- Si dans l’ensemble, Sébastien Grenier nous livre certaines planches toujours aussi magnifiques, on notera de plus en plus de faiblesses au fil des pages – le coté brouillon de son style y étant pour beaucoup.
- Les dialogues de plus en plus pénibles entre Arawn et la tête de son ancien conseiller…

Ma note : 7/10

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