mardi 6 juillet 2021

LE DERNIER DES DIEUX – TOME 2


LE DERNIER DES DIEUX – TOME 2
 
L’histoire de Cain Anunn a débuté dans le sang et la peur. Dans l’orient lointain, un escalier noir aux degrés d’onyx mène à un endroit où même la création n’a pas droit de citer. Personne n’a jamais osé s’aventurer dans ces marches de l’infini. Ce qui en sortit façonna le destin des hommes : la Pestefleur, un fléau, s’installa en contrebas et transforma tout être vivant en terrifiante abomination. Chaque ville et chaque peuple tomba en quelques instants : que ce soit Olvargolad, les nations Aelviennes, la guilde Arcanique, et même les Rivéens, les tueurs des Dragons d’antan. Rien ne semblait arrêter ce cataclysme jusqu’à l’avènement des Traquedieux. Il y a trente ans, ces guerriers surentraînés et pleins de puissance osèrent faire ce que personne n’avait jamais fait avant eux : ils gravirent l’escalier noir ! Ce qui les attendait dépassait l’entendement et Veikko Al Mum, Skol, Jorunn, Cyanthe et Haakon le Honni durent chèrement défendre leur vie contre des créatures innommables. Mais celui qui surpassa tous les autres et emporta le titre de sauveur fut le mortel qui réussit à tuer le Dieu du Vide : Tyr, le Traquedieu.
 

Le Dernier des Dieux – Tome 2
Scénario : Philip Kennedy Johnson
Dessins : Riccardo Federici
Encrage : Riccardo Federici
Couleurs : Dean White, Sunny Gho
Couverture : Kai Carpenter
Genre : Heroic Fantasy
Editeur : DC Comics
Titre en vo : The Last God – Vol 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 03 août 2021
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 25 juin 2021
Nombre de pages : 96
 
Liste des épisodes
The Last God 4-6
 
Mon avis :
 Il y a de cela quelques mois, j’avais eu le plaisir, sur ce blog, de vous parler du premier volume du Dernier des Dieux, comics de Fantasy du duo composé de Philip Kennedy Johnson pour ce qui est du scenario et de Riccardo Federici pour ce qui est des dessins. Sans être un quelconque incontournable, ce premier volet, plutôt original puisque abordant une thématique peu utilisée dans le petit monde de la bande dessinée nord-américaine, s’en sortait plutôt avec les honneurs et il faut reconnaitre que, après lecture des trois premiers épisodes proposés dans ce premier volet, après la découverte de cette histoire ou, plus précisément, de ces deux histoires que l’on suit en parallèle – la première, qui se déroule trente ans auparavant et où l’on découvre comment un petit groupe finira par devenir les héros incontestables d’un monde, la seconde où l’on retrouve certains de ces derniers et quelques petits nouveaux qui finissent par se retrouver face à la même menace – j’avais grande hâte de voir ce que les auteurs nous réserveraient pour la suite. Et, sur ce point, je n’ai nullement été déçu… Bon, une fois de plus, il faut savoir raison garder et reconnaitre que Le Dernier des Dieux n’est nullement un chef d’œuvre, loin de là. Cependant, ceci étant dit, c’est avec un plaisir certain que j’ai retrouvé tout ce petit monde, que j’ai appris pas mal de choses sur le passé de ces fameux héros pas si nettes que cela et qui semblent dissimuler bien des secrets, que j’ai suivis avec plaisir le sort de leurs successeurs et que, petite cerise sur le gâteau, j’ai même eu droit a un petit court de légendes sur la création de ce monde où sur l’une de ses figures les plus célèbres. Ajoutons à cela une partie graphique toujours sans faute et qui est incontestablement un des grands attraits de ce comics et vous comprendrez pourquoi, sans que je crie au génie, je suis toujours aussi enthousiaste vis-à-vis de cette saga dont, bien évidement, j’attends avec grande hâte la suite !
 

Points Positifs
 :
- Désormais familier de tous ces protagonistes et de cet univers d’une richesse peu commune, c’est avec un plaisir certain que le lecteur se replonge dans cette saga de Fantasy et suit la destiné de ces deux groupes de héros à trente ans d’intervalle. Toujours aussi captivant, Le Dernier des Dieux est, incontestablement, une belle réussite !
- Une fois de plus, comment ne pas reconnaitre que l’auteur, Philip Kennedy Johnson, nous propose un monde plutôt crédible, avec ses peuples divers, ses légendes, son histoire et se donne même le luxe d’enrichir celui-ci par le biais de chansons, de poèmes et de légendes.
- La partie graphique est l’une des grandes forces de cette œuvre et il faut reconnaitre que Riccardo Federici livre ici une fort belle prestation.
- Un choix plutôt osé de la part des éditions Urban Comics qui nous propose ce comics sous un format de BD franco-belge. Du coup, nous avons droit à un fort bel ouvrage, ce qui est fort appréciable.

Points Négatifs :
- Il ne faut pas se mentir, Le Dernier des Dieux reste une œuvre un peu trop classique dans l’ensemble. Il faut dire que la Fantasy a été tellement usé et abusé à toutes les sauces qu’il devient très difficile de véritablement se démarquer et proposer quelque chose de véritablement nouveau…
- Une couverture sympa mais nettement moins aboutie que celle du premier volet.
 
Ma note : 7,5/10

lundi 5 juillet 2021

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 8


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 8
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Manji, le samouraï immortel, affronte trois membres de l'école Ittô-Ryû, et manque d'y laisser sa peau, malgré le ver qui guérit toutes ses blessures. Pendant ce temps-là, Lin poursuit toujours Anotsu, le chef de cette école, qui veut imposer sa technique de combat... Mais seule, Lin a-t-elle vraiment une chance de venger ses parents assassinés ?
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 8
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.8
Parution en vo : 23 juillet 1998
Parution en vf : 25 novembre 2005
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Une grande, que dis-je, une monumentale surprise que ce huitième volume de L’Habitant de l’Infini ! Pourquoi une telle entrée en matière ? Ma foi, il me faut vous rappeler que je n’avais guère été emballé par le tome précédent, estimant, selon moi, que celui-ci était le moins aboutit depuis les débuts du manga du sieur Hiroaki Samura – même s’il ne faut tout de même pas parler de déception, loin s’en faut ! Ainsi, je ne m’attendais nullement à ce que son successeur immédiat, ce huitième volet, donc, soit d’un niveau largement supérieur, ce, au point même que je peux affirmer, sans exagération aucune, que celui-ci renoue avec les meilleurs albums de la saga, voir, quelque part, les dépasse… Mais alors, qu’elles sont les raisons qui ont fait que je suis aussi enthousiaste vis-à-vis de ce huitième volume de L’Habitant de l’Infini ? Bon, déjà, il faut souligner que celui-ci est diviser en trois parties distinctes : une première où l’on suit la fin de l’affrontement entre Manji et ses trois adversaires du Ittô-Ryû, si décrié précédemment et si époustouflant ici – avec, pour sauver la mise de notre héros, Hyakurin en deus ex machina. Une seconde, exceptionnelle, où Lin, afin de passer un poste frontière, doit répondre à de multiples questions d’un garde oh combien retords. Une troisième, donc, où l’on retrouve le charismatique Anotsu, objet de tants de convoitises, qui arrive enfin a destination, dans un dojo perdu au beau milieu des bois et qui doit alors affronter un des élèves du maitre qu’il est venu rencontrer. Trois intrigues en parallèles, donc, dans ce huitième tome et, ma foi, trois intrigues excellentes, captivantes et qui laissent le lecteur tout bonnement fasciner par la tournure prise par les événements et par ce scénario de folie que nous offre Hiroaki Samura ! Bref, après un léger coup de mou, L’Habitant de l’Infini revient en force pour notre plus grand plaisir et si cela n’est pas une excellente nouvelle, je ne sais pas ce qu’il vous faut de plus !?
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs si ce n’est, tout bonnement, le meilleur tome de L’Habitant de l’Infini depuis ses débuts. Il faut dire que, ici, nous avons affaire à trois intrigues en parallèle qui sont tout simplement excellentes et qui nous tiennent en haleine de la première à la dernière page. Qui plus est, comment ne pas être fasciné par la tournure prise par les événements et ce scénario diabolique et surprenant du sieur Hiroaki Samura !?
- A mes yeux, le meilleur moment de ce huitième volume est celui où Lin essaie de passer un poste frontière et se voit harceler par de multiples questions oh combien retorses de la part d’un garde frontière qui se doute bien que la jeune fille en face de lui n’est pas qu’il est prétend. Quand à la manière dont Lin finit par s’en sortir, ma foi, disons qu’elle est excellente !
- Les deux autres intrigues, plus typés actions, méritent également le détour et, entre un Manji qui manque d’y passer, Hyakurin qui sauve ce dernier mais qui n’était pas loin de se faire tuer également et le charismatique Anotsu obligé de faire étalage de tout son talent, force est de constater que le lecteur en a pour son argent !
- On retrouve avec plaisir des protagonistes toujours aussi charismatiques et auxquels on est, désormais, plutôt attachés, ce, quel que soient les camps en présence.
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Ce n’est pas une surprise mais bon, comment ne pas rappeler, une fois de plus, que nous avons affaire à une belle couverture !?
 
Points Négatifs :
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela reste assez habituel, il faut le reconnaitre et si vous n’êtes pas fan du genre, alors, vous passerez votre chemin…
 
Ma note : 8,5/10

dimanche 4 juillet 2021

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 7


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 7
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Déterminée à assouvir sa vengeance sans l'aide de Manji – « Si tu es toujours protégée par des hommes, jamais tu ne t'aguerriras » lui a révélé Hyakurin – Lin part seule sur la piste d'Anotsu, responsable de la mort de ses parents. Se désolidarisant de ses alliés de fortune, Manji se met à la recherche de sa protégée, mais tombe en chemin sur un trio chargé de l'éliminer. Immobilisé par leurs attaques, l'Immortel va puiser dans ses dernières ressources afin de livrer bataille...
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 7
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.7
Parution en vo : 23 octobre 1997
Parution en vf : 25 novembre 2005
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Après une montée en puissance narrative au fil des tomes qui avait justifié amplement, à mes yeux, tout le bien que j’avais put lire au sujet de L’Habitant de l’Infini, œuvre maitresse du sieur Hiroaki Samura, il est évidant, après lecture de ce septième volume du manga, que nous avons affaire, ici, à un léger coup d’arrêt… Non pas que, subitement, la qualité ne soit plus au rendez vous, non pas que, scénaristiquement, les événements ayant lieu dans ce nouveau volet soient inintéressants, non pas que ces derniers n’aient pas leur importance, non, disons plutôt que l’intrigue qui, jusque là et comme je l’avais souligner, allait plus ou moins crescendo, soit un poil moins captivante, la faute, indéniablement, à un certain essoufflement narratif loin d’être grave en soit mais qui n’en n’est pas moins notable. Ainsi, dans ce septième tome de L’Habitant de l’Infini, il faut reconnaitre qu’il y a pas mal de blabla qui s’éternise parfois inutilement, que tout cela manque un peu d’action et que, finalement, lorsque celle-ci arrive enfin, vers le dernier tiers de l’album avec ce combat disproportionné – en apparence – entre Manji et trois combattants du Ittô-Ryû, celui-ci apparait comme étant… un poil raté avec ces protagonistes pas charismatiques pour un sou – une première – qui finissent, fatalement, par mordre la poussière face a notre héros. Bref, vous l’avez compris, selon moi, ce septième tome de L’Habitant de l’Infini est le moins bon depuis les débuts de ce manga mais n’allez pas croire qu’il faille s’en inquiéter ou hurler à la déception, non, disons plus que ce n’est qu’un léger coup d’arrêt dans une œuvre jusque là très réussie et captivante et que je ne doute nullement que la suite sera à la hauteur de mes espérances…
 

Points Positifs
 :
- Même si, scénaristiquement parlant, ce septième volet est le moins aboutit depuis les débuts de L’Habitant de l’Infini, tout est loin d’être à jeter ici et il faut reconnaitre que les évolutions scénaristiques proposés ne sont pas inintéressantes, surtout que, désormais que Lin est partie seule sur les traces d’Anotsu, notre duo de héros est séparé ce qui bouleverse un peu les choses pour la suite.
- On retrouve avec plaisir des protagonistes toujours aussi charismatiques et auxquels on est, désormais, plutôt attachés, ce, quel que soient les camps en présence. Bien entendu, Manji, Lin et la petite nouvelle, Hyakurin, sortent nettement du lot dans ce tome.
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Une fois de plus, nous avons droit à une fort belle couverture.
 
Points Négatifs :
- Sans nul doute le volet le moins réussi du manga depuis ses débuts. Certes, il ne faut pas parler de déception et, qualitativement parlant, cela reste plutôt bon, disons plutôt que l’intrigue marque un léger coup d’arrêt, qu’il y a pas mal de bavardages qui s’éternisent un peu trop et que l’on à l’impression que nous avons davantage affaire a un tome de transition qu’autre chose…
- Le duel entre Manji et les trois combattants du Ittô-Ryû est loin d’être aussi réussit que tous ceux que l’on avait connu jusque là. Il faut dire que les adversaires de notre héros manquent franchement de charisme, ce qui est une première dans ce manga, qui plus est, on se doute bien que ces derniers ne feront pas le poids face à Manji.
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela reste assez habituel, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 7/10

samedi 3 juillet 2021

THE HANDMAID'S TALE – SAISON 4


THE HANDMAID'S TALE – SAISON 4
 
Suite à l’évasion spectaculaire d’une centaine de réfugiés pour le Canada – plus de 80 enfants et quelques Marthas – June, grièvement blessée, et les quelques servantes en fuite trouvent finalement refuge dans une ferme. L’épouse sur place, proche de la rébellion, âgée de 14 ans, soigne June pour tenter de la remettre sur pieds. À Gilead, Lawrence qui est emprisonné tente d’éviter une condamnation à mort tandis que Tante Lydia est anéantie par la perte des 86 enfants. Au même moment, de l’autre coté de la frontière, au Canada, à Toronto, les Waterford apprennent l’exploit de June qui, de son côté, s’affirme de plus en plus dans son rôle de leader…
 

The Handmaid's Tale – Saison 4
Réalisation : Bruce Miller
Scénario : Bruce Miller, d’après l’œuvre de Margaret Atwood
Musique : Adam Taylor
Production : Daniel Wilson Productions, Inc., The Littlefield Company, White Oak Pictures, MGM Television,
Genre : Dystopie
Titre en vo : The Handmaid's Tale – Season 4
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Hulu
Diffusion d’origine : 27 avril 2021 – 16 juin 2021
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 55 minutes
 
Casting :
Elisabeth Moss : Defred / Dejoseph / June Osborne
Yvonne Strahovski : Serena Joy Waterford
Joseph Fiennes : le commandant Fred Waterford
Alexis Bledel : Dejoseph / Emily
Madeline Brewer : Dehoward / Janine
Samira Wiley : Moira
Ann Dowd : Tante Lydia
O. T. Fagbenle : Luke Bankole
Max Minghella : Nick Blaine
Amanda Brugel : Rita
Bradley Whitford : Commandant Joseph Lawrence
Sam Jaeger : Mark Tuello
Nina Kiri : Alma
Bahia Watson : Brianna
Mckenna Grace : Esther Keyes
Zawe Ashton : Oona
Reed Birney : le loyaliste de Guiléad
Stephen Kunken : Commandant Warren Putnam
Ever Carradine : Naomi Putnam
Jordana Blake : Hannah Osborne
Kristen Gutoskie : Beth
Sugenja Sri : Sienna
 
Mon avis :
 Et ma montagne accoucha d’une souris… bon, enfin, par montagne, cela serait peut-être exagérer fortement la chose puisque si The Handmaid's Tale possédait un postulat de départ pour le moins intéressant et que ses deux premières saisons pouvaient être qualifier de bonnes, pour ne pas dire très bonnes – je pense particulièrement à la seconde – dès la troisième saison, trop moyenne pour être honnête et scénaristiquement bancale, on avait compris que la série tirée du roman éponyme de Margaret Atwood partait un peu en cacahouète. Quand a la souris, eh bien, disons que, là aussi, j’exagère peut-être un peu aussi la chose puisque si, en effet, la première partie de cette quatrième saison n’est qu’une lente purge sans grand intérêt où les quelques protagonistes que l’on nous présente à l’écran ne cessent d’errer, sans but véritable dans la campagne et les cités désolées du nord-est de l’Amérique, la seconde partie, elle, est nettement plus aboutie et réussi, alors qu’on n’y croyait plus du tout, a sauver les meubles… Curieusement, ou pas, c’est lorsque June, après tant d’errances qui faisaient, la plupart du temps, sombrer le spectateur dans le sommeil, franchit enfin les frontières canadiennes, que les choses sérieuses débutent enfin et que, scénaristiquement, ce n’est plus qu’une lente montée en avant, qualitativement parlant, ce, jusqu’à un final pour le moins jouissif qui laissera sur le carreau un des protagonistes majeurs de la saga. Dommage que, pour en arriver là, il ait fallut se coltiner une première partie de saison poussive et sans intérêt, que la plupart des protagonistes importants se contentent de jouer les utilités et que June, toujours aussi omniprésente, en soit devenu si pénible et détestable – ce qui est toujours un souci pour un personnage principal… Mais bon, le final de cette quatrième saison est bon, très bon, et laisse ouvert tout un tas de pistes intéressantes pour la suite, en espérant, tout de même, que les auteurs modifient un peu les gros défauts d’une série qui avait si bien démarrée et qui s’est un peu perdu, en court de route, pour notre plus grand déplaisir…
 

Points Positifs
 :
- Une seconde partie de saison que l’on peut qualifier sans problème d’excellente et qui se conclut en beauté par un dernier épisode tout bonnement exceptionnel. Bien évidement, c’est une fois que June passe la frontière canadienne que les choses commencent à devenir intéressantes et toute cette partie, où elle retrouve ses proches, ses amis, et qui se conclut par la mise à mort d’un protagoniste majeur de la saga sauve un peu les meubles.
- Mine de rien, psychologiquement parlant, The Handmaid's Tale est une œuvre plutôt intelligente et le traumatisme des divers protagonistes – servantes et autres – qui ont dut subir l’esclavage sexuel de la théocratie américaine, est plutôt bien représenté par le biais de ces jeunes femmes qui sont complètement brisées, mentalement parlants…
- Comme je le dis à chaque fois, esthétiquement, il n’y a rien à redire, The Handmaid's Tale est une série magnifique visuellement parlant, ce, que ce soit au niveau des décors, des costumes, des jeux de lumière, etc.
 
Points Négatifs :
- Une première partie de saison totalement indigne ! Ainsi, pendant cinq longs, très longs épisodes, le spectateur s’ennui ferme devant cette fuite en avant sans le moindre intérêt de June et ses compagnes qui passent leur temps à courir les champs, se faire capturer, s’évader, s’arrêtent le temps d’un épisode quelque part avant de partir à nouveau… Bref, une belle purge des familles !
- Dans la saison précédente, June était déjà devenu un personnage pour le moins détestable, égocentrique, imbu d’elle-même, mais ici, force est de constater que c’est encore pire. Alors certes, on peut comprendre de tels changements, au vu de tout ce qui lui est arrivé, mais bon, au bout d’un moment, c’est un peu pénible, surtout que celle-ci est toujours mise en avant, ce, au détriment des autres protagonistes…
- Une fois de plus, il n’y en a que pour June, ou presque, du coup, tout un tas de personnages intéressants comme Moira, Luke ou Emily jouent presque les utilités pendant une bonne partie de la saison.
- En toute sincérité, vu la justice expéditive de Gilead, on se demande comment June et compagnie n’aient pas finit sur le mur depuis belle lurette ?!
 
Ma note : 7/10

vendredi 2 juillet 2021

LA SAGA DE VAM


LA SAGA DE VAM
 
Ormagh le plus puissant des Naarts s'ennuie fermement depuis des siècles et ne cesse de tancer les autres dieux. Pil le Bouffon, dieu difforme et bossu, lui propose alors divers jeux mais ceux-ci se révèlent être les mêmes depuis des années, cependant, une idée lui vient à l'esprit : « Connaissez-vous le jeu du chat et de la souris ? » Dans le rôle du chat, Ormagh, bien entendu, dans celui de la souris, un humain, mortel, un certain Vam. Ormagh, le roi des dieux, se prend alors au jeu et le pauvre Vam, entrainé par des forces qui le dépassent, finit par être amener sur une île bien intrigante où se trouve la légendaire Forteresse Bleue…
 

La Saga de Vam
Scénario : Vladimir Colin
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Igor Kordey
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Genre : Fantasy
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 10 janvier 1988
Nombre de pages : 140
 
Mon avis :
 Ce n’est pas vraiment une surprise pour celles et ceux qui, éventuellement, suivraient ce blog depuis ses débuts, il y a quelques années, mais bon, je pense qu’il n’est pas inutile de rappeler que cela fait fort longtemps que j’éprouve un certain attrait pour le style oh combien original du sieur Igor Kordey… Ayant fait sa connaissance par le biais de certains épisodes du New X-Men de Grant Morrison, ce fut surtout, quelques années plus tard, que j’ai put redécouvrir l’artiste croate grâce à cette longue et interminable saga qu’est L’Histoire Secrète. Je ne vais pas vous mentir, au début, je n’étais pas vraiment fan du style plutôt brouillon – à mes yeux – de Kordey, cependant, au fil des années, de l’évolution de ce dernier, du parallèle de celui-ci avec le grand Richard Corben et pas mal d’autres sagas, je suis devenu, incontestablement, un grand amateur d’Igor Kordey, ce, au point même que, désormais, je suis en quête du moindre de ses travaux… Et c’est donc ainsi que je suis tombé sur La Saga de Vam, trilogie – ici présentée en intégrale – plutôt ancienne puisque datant de 1988 et qui nous présente un Kordey alors bien plus jeune mais dont le style est déjà fortement marquer, ce, pour le plaisir des fans du croate. Tirer d’un roman de science-fiction roumain – eh oui – écrit par un certain Vladimir Colin, La Saga de Vam est, indéniablement, une œuvre bien singulière : traitant de dieux qui vont parmi les hommes, comme dans nos bons vieux mythes, du destin d’un mortel puis de sa lignée qui se dresse contre eux, cette saga est avant toute chose destinée aux vieux amateurs de mythologies qui trouveront ici bien des références qui leur sont familières, ces divers dieux étant, finalement, inspirés par diverses divinités de multiples panthéons. Par ennui, par jeu, les dieux s’en prennent à un simple humain, Vam, s’en savoir que cela finira par entrainer leur chute et, ma foi, l’intrigue, malgré quelques faiblesses et pas mal de raccourcis, n’en reste pas moins plutôt captivante, pour peu, bien entendu, que l’on apprécie le genre… Car oui, La Saga de Vam n’est pas destiné à un large public, il faut le reconnaitre : accusant fortement son âge, celle-ci risque de laisser de marbre les fans de BD plus jeunes qui seront forcément rebutés par cette BD bien bavarde, de plus, même parmi les vieux de la vieille qui ont connu les heures de gloire des productions des Humanoïdes Associés, c’est-à-dire, les années 80, il est évidant que cette trilogie, spéciale dans sa conception et vraiment typé pour un certain public, ne fera pas consensus. Bref, La Saga de Vam n’est pas une BD qui plaira à tout le monde et son coté vieillot ne l’aidera pas, cependant, si vous êtes fan du genre, nul doute que vous pourrez y trouver un certain plaisir… Et puis, bien entendu, il y a la partie graphique, d’Igor Kordey, reconnaissable entre mille et tout bonnement excellente – en tout cas, nettement plus aboutie que dans New X-Men ou les premiers volumes de L’Histoire Secrète – et, franchement, rien que pour celle-ci, je pense ne pas me tromper en affirmant que le jeu en vaut nettement la chandelle !
 

Points Positifs
 :
- Une œuvre plutôt atypique, qui accuse bien entendu son âge mais qui n’en reste pas moins une bonne réussite avec sa cosmologie divine qui ravira les amateurs de mythes, cet humain, Van, et sa lignée, qui se dressera contre ces fameux dieux insouciants et cruels, sans oublié ce coté grandiloquent et épique, presque Homérique dans son traitement, et qui nous donne l’impression d’avoir affaire à un véritable mythe de l’histoire humaine…
- Pour ce qui est de la partie graphique, c’est un pur régal et il faut reconnaitre que le sieur Igor Kordey, alors bien jeune, possédait déjà une maitrise du crayon plutôt impressionnante et que son style était déjà bien marqué. Bref, si vous êtes fans du dessinateur croate, La Saga de Van est tout simplement indispensable !
- Amateurs de mythes, de divinités, de légendes, La Saga de Van est, indéniablement, faite pour vous !
- Les plus anciens, celles et ceux de ma génération, retrouveront avec plaisir une BD qui leur rappellera les grandes sagas parus chez Les Humanoïdes Associés dans les années 80, un genre, finalement, tombé en désuétude depuis longtemps, ce qui est dommage…
 
Points Négatifs :
- On ne peut pas passer sous silence le fait que cette BD accuse fortement son âge et qu’elle ne pourra, éventuellement, que plaire à des lecteurs plus agés qui ne seront pas déstabilisé par ce style un peu vieillot et cette narration franchement bavarde. Bref, les plus jeunes, plus habitués a des séries interminables et aux scénarios basiques passeront tranquillement leur chemin.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
- Quelques incohérences et pas mal de raccourcis viennent, malheureusement, gâcher le plaisir de la lecture par moments.
 
Ma note : 7,5/10

jeudi 1 juillet 2021

THE LAST GUARDIAN


THE LAST GUARDIAN
 
Dans une grande et mystérieuse cité en ruines, un garçon se réveille à côté d'une énorme créature enchaînée nommée Trico. Après avoir été libéré, Trico se lie d'amitié avec le garçon et l'accompagne dans l'exploration des lieux. Tous deux sont confrontés à différentes énigmes qu'ils parviennent à résoudre ensemble et ils avancent ainsi dans les ruines. Certaines parties des ruines sont gardées par de mystérieuses armures qu'ils doivent détruire pour progresser. Très vite, il apparaît que Trico a peur d'une chose : de mystérieux miroirs en forme d'œil. Le garçon doit donc casser les miroirs qu'ils rencontrent pour pouvoir poursuivre sa route avec la créature.
 

The Last Guardian
Éditeur : Sony Interactive Entertainment
Développeur : SCE Japan Studio (Team Ico)
Concepteur : Fumito Ueda, Kenji Kaido
Musique : Takeshi Furukawa
Date de sortie : 06 décembre 2016
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action, Aventure
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Depuis la sortie de Ico, en 2001, sur PS2, Team Ico et, plus particulièrement, son maitre d’œuvre, le sieur Fumito Ueda, aura sut gagner sa place au sein d’une certaine communauté de joueurs qui, plutôt que de rechercher l’esbroufe à grand spectacle qui plait tant au grand public, préfère se tourner vers des œuvres plus poétiques, plus originales, des œuvres qui, indéniablement, sortent du lot de par leur ambiance si particulière qui en aura enchanter plus d’un. Par la suite, il y eut, toujours sur PS2, le fameux Shadow of the Colossus, probablement le chef d’œuvre de Team Ico, un jeu magnifique, celui qui confirma définitivement tout le bien que l’on pouvait penser de Fumito Ueda. Et puis, pendant bien des années, ce fut tout, ou presque… Oh, certes, au fil de l’arrivée de nouvelles consoles sur le marché, Shadow of the Colossus connu divers remakes – comme on peut le voir ici – mais pour avoir droit a un soft vraiment original, il fallut patienter jusqu’en 2016 et la sortie, désormais sur la PS4, de The Last Guardian. Bien évidement, l’annonce puis la sortie de ce dernier était attendue de pied ferme par les fans de Fumito Ueda qui n’en pouvaient plus d’attendre et qui espéraient avoir affaire à un nouveau chef d’œuvre. Le résultat fut-il à la hauteur de leurs espérances, de mes espérances ? En toute sincérité – et malgré la note honteuse du site JeuxVidéo.com qui préfère surnoter les divers FIFA et les jeux de chez Ubisoft – je peux vous dire oui, un grand oui ! Quelque part, il m’est difficile, en quelques lignes, de décrire l'émotion, la joie et l'émerveillement créés par ce jeu. Mais bon, je vais m’y essayer en commençant par la fameuse bestiole qui nous accompagne tout au long de l’aventure, puisque, après tout, celle-ci est au cœur de ce jeu… Trico, je m'y suis attachée à la seconde où je l'ai vu et il m’a fait immédiatement penser à mon chat. Il faut dire qu’il est plutôt rare de donner autant de vie à des pixels et que, tout au long du jeu, j’ai eu l'impression d’interagir réellement avec lui, comme si j’avais affaire à un véritable être vivant… Au bout de quelques minutes de jeu, c’était déjà comme si Trico était mon animal de compagnie depuis toujours : il demande à être apaisé quand il a peur, il me suit partout où il peut et il réclame à manger quand il a le ventre vide. Trico prend son temps pour comprendre ce qu'on attend de lui, se placer et évaluer la distance de saut. Tout ça le rend encore plus réel. La relation et la complicité qui se créent entre les deux personnages est touchante. Ils ont besoin l'un de l'autre et on ressent toute la détresse de Trico lorsqu'on le quitte quelques minutes. Ce grand chat / griffon ne laisse finalement pas beaucoup de place au petit garçon que l'on incarne et dont on ne connait pas le nom ! Cependant, quelque part, ce n’est pas le plus important, loin de là… Pour ce qui est du gameplay, disons qu’il est simple, cependant, les énigmes requièrent parfois pas mal de jugeote. De plus, on ne vous prend pas par la main, on vous laisse évoluer pour contempler ce qui vous entoure et comprendre où vous devez aller. Chose pour le moins agréable à notre époque où tant de softs sont trop dirigistes pour satisfaire totalement les vieux joueurs dans mon genre.  Alors oui, par moments, il y a des soucis de gameplay et de caméra et c'est parfois désagréable lorsque l’on manque une interaction entre les deux personnages ou un saut parce que l’on n’arrive pas à orienter la caméra sur eux. Cependant, on finit à chaque fois par tout pardonner tellement l'émotion est forte. Vous l’avez compris, à mes yeux, The Last Guardian est une bouffée d'air frais, un soft magnifique avec une histoire empreinte de poésie, une bande originale somptueuse et qui m’aura bouleversée et marquée profondément, bref, une réussite absolue, alors, arriver à ce point de ma critique, que dire de plus si ce n’est : Merci Fumito Ueda, merci pour ce moment grandiose !
 

Points Positifs
 :
- Un jeu époustouflant, emprunt d’une poésie rare et qui ne laissera pas les amateurs du genre indifférents. Bien évidement, les fans du sieur Fumito Ueda qui suivent celui-ci depuis Ico et Shadow of the Colossus ne seront pas surpris, cependant, force est de constater que, une fois de plus, le maitre aura sut se renouveler pour nous proposer ce qu’il faut bel et bien appeler un chef d’œuvre !
- Trico, bien entendu ! Jamais oh grand jamais je n’ai ressentit une telle impression en jouant à un jeu vidéo, c’est-à-dire, être presque persuader que mon partenaire à l’écran est un être vivant. Il faut dire que notre bestiole réagit comme un véritable animal, qu’il possède sa propre personnalité, qu’il peut avoir peur, faim, qu’il peut souffrir et que la relation qui s’établit avec lui est presque équivalente à celle que l’on peut avoir avec un animal de compagnie.
- Si vous avez un chat ou un chien, comment ne pas avoir l’impression qu’il n’y a pas de grandes différences entre votre compagnon et Trico !?
- Comme dans Ico et Shadow of the Colossus, les décors de The Last Guardian, grandioses pour ne pas dire cyclopéens, sont tout simplement magnifiques. Un délire visuel pour nos yeux !
- Une bande originale magnifique.
 
Points Négatifs :
- Il faut tout de même reconnaitre qu’il y a, par moments, quelques problèmes de caméra qui sont pour le moins problématiques. Curieusement, c’est toujours ce défaut qui est présent depuis la sortie de Ico, il y a vingt ans déjà…
- Certains risquent de tiquer pour ne pas dire autre chose devant le comportement parfois têtu de notre brave compagnon. Eh oui, c’est un animal qui n’en fait parfois qu’à sa tête !
- Comme cela avait déjà été le cas avec les précédents softs de Fumito Ueda, il faut reconnaitre qu’il faut adhérer au concept de The Last Guardian et que ce dernier, aussi bon soit-il, aussi magnifique soit-il, ne plaira probablement pas au grand public qui dédaignera totalement ce jeu a l’univers si particulier…
 
Ma note : 8,5/10