dimanche 7 juin 2020

BOKEH


BOKEH

En vacances en Islande, un couple d’Américains se réveille un matin et s’aperçoit que tout le monde a disparu sans laisser de traces. Incrédules, ils font le tour des commerces et des maisons environnantes mais ne trouvent personne. Quand ils tentent de joindre leurs familles aux États-Unis, personne ne répond non plus. La Terre semble s’être vidée de tous ses habitants. Seuls eux subsistent, dans une contrée éloignée de leur foyer…


Bokeh
Réalisation : Geoffrey Orthwein, Andrew Sullivan
Scénario : Geoffrey Orthwein, Andrew Sullivan
Musique : Keegan DeWitt
Production : Zealous Pictures, Vintage Pictures, Verge Pictures
Genre : Drame, Fantastique
Titre en vo : Bokeh
Pays d'origine : Etats-Unis, Islande
Langue d'origine : anglais, islandais
Date de sortie : 24 mars 2017
Durée : 92 mn

Casting :
Maika Monroe : Jenai
Matt O'Leary : Riley
Arnar Jónsson : Nils
Gunnar Helgason : Ivar
Berglind Rós Sigurðardóttir : le guide

Mon avis : Bon, je ne vais pas vous mentir, si je me suis laisser tenter par ce Bokeh, film américano-islandais, c’est que, il y a deux ans, en 2018, donc, j’avais eu la chance, que dis-je, l’extrême chance d’avoir put passer quelques jours dans cette île enchanteresse et que, depuis, je n’ai plus qu’une seule envie, y retourner afin de m’imprégner à nouveau de cette nature sauvage et indomptable. Ainsi, dès les premières minutes de ce film et la vision de ces paysages, de ces lieux que j’avais visité, je me suis pris au jeu, au début, par curiosité, au bout d’un moment… eh bien, parce qu’une fois que l’on est arrivé au milieu d’un film, autant aller jusqu’au bout, non !? Pourtant, ici, nul chef d’œuvre à l’horizon, que dis-je, nous sommes même a mille lieux de ce que l’on peut appeler être un bon film : Bokeh est sympathique, sa photographie est somptueuse – d’un autre coté, avec les décors islandais, c’est une obligation – et le synopsis, à défaut d’être éblouissant, n’en reste pas moins intéressant… Ainsi, un couple de touristes américain se réveille un bon matin dans leur chambre d’hôtel de Reykjavik et, oh surprise, ils se rendent compte qu’ils sont seuls au monde ! Aucune explication à cela, juste un constat et ce sentiment de solitude absolu, renforcé, bien entendu, par ces contrées sauvages islandaises qui s’y prêtent si bien. Pour le reste, eh bien, que dire… disons que nous avons affaire à un film à la thématique métaphysique mais qui rate un peu le coche, l’ensemble brillant davantage par la forme que par le fond : peu de véritables surprises, un coté trop conformiste à mon gout et un final plutôt prévisible au vu du déroulement du scénario. Bref, vous l’avez compris, Bokeh ravira sans nul doute celles et ceux qui sont amoureux de cette somptueuse île qu’est l’Islande, ici, ces derniers auront le plaisir de retrouver des paysages qu’ils connaissent si bien et qui n’ont rien perdu de leur beauté enchanteresse. Les autres, eux, pourront passer tranquillement leur chemin : je ne pense pas qu’ils ratent grand-chose en ferrant l’impasse sur ce film…


Points Positifs :
- Le plaisir, incontestable, de voir et d’admirer ces magnifiques paysages islandais. Ici, c’est un pur régal et une bonne partie de la côte ouest est mise à l’honneur avec tout un tas des sites les plus connus. Bien évidement, si vous êtes fans de l’Islande, si vous avez déjà eu la chance d’aller visiter cette île, alors, ce film vous rappellera bien des souvenirs…
- L’histoire en elle-même, à défaut d’être exceptionnelle, n’en reste pas moins intéressante : un couple se retrouve, sans explication, seuls au monde en Islande. Pourquoi, comment ? On ne le saura pas, cependant, cela va les amener à se poser des questions sur la survie, le sens de la vie, la place de Dieu, etc.
- Un final assez dramatique mais assez logique au vu du développement de l’intrigue.

Points Négatifs :
- Une œuvre métaphysique que rate un peu le coche et qui sent le déjà-vu. Il faut dire que si les deux protagonistes sont sympathiques, si les paysages islandais sont somptueux, pour le reste, eh bien, disons que ce n’est pas si bien traiter que cela et que ce film aurait gagner à posséder un scénario plus solide.
- Bon, franchement, si vous n’avez jamais été en Islande, si vous n’êtes pas amoureux de cette île oh combien sauvage, alors, vous pouvez allègrement passer votre chemin : après tout, c’est le principal intérêt de ce Bokeh.
- Pourquoi le couple n’a pas disparu alors que le reste de l’humanité, oui ? Pourquoi, justement, cette disparition ? Eh bien, on ne le saura jamais…

Ma note : 6/10

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE – LA REINE DES ÂMES MORTES


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE – LA REINE DES ÂMES MORTES

Le couvent du sang est attaqué. Lorsqu’il est enfin prévenu, Sabbat se doute qu’il s’agit de Requiem. Afin de l’éliminer, il lui envoie sa moitié, Leah, un énorme babouin, qui prend l’apparence d’une belle et jeune vampire afin de se jouer facilement de sa cible. Requiem n’est plus dans le couvent, il est en fait dans le donjon de son ancien ami, Otto, et cherche à tout prix à libérer celle qu’il aime, la douce Rebecca. Cependant, les deux vampires ne peuvent s’empêcher de régler la situation en se battant. Le combat est violent et tourne rapidement à l’avantage d’Otto, qui blesse gravement Requiem. De son côté, Rebecca a profité de l’inattention du vampire pour saisir une des nombreuses armes qu’il collectionne chez lui. Elle lui tire alors une flèche sur lequel une pointe en argent est fixée. Otto la reçoit en pleine poitrine, il commence alors à terriblement souffrir, mais plutôt que de se laisser expulser, il enfonce sa main dans son poitrail et retire le précieux métal. Rebecca en profite une nouvelle fois pour s’enfuir. Au gré des couloirs, elle élimine les sbires d’Otto…


Requiem Chevalier Vampire – La Reine des Âmes Mortes
Scénario : Pat Mills
Dessins : Olivier Ledroit
Couleurs : Olivier Ledroit
Couverture : Olivier Ledroit
Editeur : Glénat
Genre : Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 décembre 2008
Nombre de pages : 56

Mon avis : Indéniablement, ce huitième volume de Requiem Chevalier Vampire est le moins bon de la saga depuis ses débuts. Voilà, le constat est posé, d’entrée de jeu, sans temps morts, mais bon, après tout, pourquoi perdre du temps et laisser planer le suspens ? Autant aller droit au but immédiatement et essayer d’expliquer le pourquoi du comment… Ainsi, après le traditionnel prologue qui met en avant, cette fois-ci, une scène de la vie d'Aleyster Crowley, de sa femme et de leur culte au dieu Aiwass, ce huitième tome se contente, avec plus ou moins de succès, d’achever les intrigues du volume précédent. Ainsi, nous avons droit au combat entre Requiem et Otto, dont l’enjeu est, bien entendu, la survie de Rebecca, sauf que celui-ci, plutôt que d’être spectaculaire, a plus tendance a nous faire rire, les auteurs mettant l’accent sur le désarroi de l’ancien officier SS qui voit sa prestigieuse collection d’armes partir en fumée. Cet humour, bien entendu, n’est pas une première dans Requiem, et s’il fonctionne plutôt bien dans l’ensemble, par moments, il prend un peu trop le pas sur le récit a proprement parler et le coté franchement potache de celui-ci ne tombe pas toujours juste, ce qui est, de mon point de vu, le cas ici. La seconde partie de ce huitième tome nous présente quelques nouveaux protagonistes qui vont s’opposer à Requiem, en particulier la sublime et sexy Leah, mais fait revenir également, sur le devant de la scène, quelques anciens personnages un peu perdu de vu : on retrouve ainsi l'Archi-Hiérophante qui dévoile un peu plus ses plans contre Dracula. Mais c’est surtout Aleyster Crowley et sa nouvelle méthode pour faire revenir Thurim à la place d'Heinrich, qu'il trouve trop mou à son goût, qui est mise en avant, un Thurim qui, au passage, reprend le contrôle par moments est reste, au demeurant, toujours aussi détestable... Quoi qu’il en soit, scénaristiquement, tout cela n’est pas très marquant et l’ensemble fait que l’on se retrouve avec un album au rythme assez lent et qui donne l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose… Reste, bien entendu, la partie graphique qui, Olivier Ledroit oblige, reste toujours aussi somptueuse : de ce point de vu là, vous ne serrez pas déçus, c’est un fait incontestable, mais bon, aussi magnifiques soient les dessins de Requiem Chevalier Vampire, il ne faudrait pas que l’intrigue ne s’enlise dans des apartés pas forcément utiles et retrouve un peu de son clinquant initial, car bon, il serait dommage qu’après des débuts aussi excellents, la déception ne soit au rendez vous…


Points Positifs :
- Même si ce huitième tome est, incontestablement, moins réussi que ses prédécesseurs, il n’en reste pas moins suffisamment bon pour satisfaire les fans de la saga. Il faut dire que ces derniers retrouveront avec plaisir la suite des péripéties de leurs protagonistes préférés et que, scénaristiquement parlant, Patt Mills leur réserve encore quelques surprises…
- La mise en avant d’Aleyster Crowley, l’apparition de Leah sous sa forme vampirique et, bien entendu, celle du Général Salem dont les pouvoirs sont plutôt particuliers : il se nourrit d’orgasmes !
- L’humour est sans nul doute trop présent dans ce tome, cependant, quelques scènes méritent le détour comme celle de la défaillance sexuelle de Sabre, bien entendu.
- Les dessins d’Olivier Ledroit, bien entendu. Mais bon, ce n’est pas vraiment une surprise tant l’artiste et reconnu pour son immense talent et livre à nouveau une fort belle prestation. Quand a ses dessins des personnages féminins, ma foi, que dire ?!
- Encore une fois, une fort belle couverture.
- Une excellente réédition de la saga par les éditions Glénat.

Points Négatifs :
- Trop d’humour tue l’humour et, en toute sincérité, ici, le coté potache et grand n’importe quoi prend un peu trop le pas sur le récit à proprement parler. Certes, l’ensemble n’est pas désagréable, cependant,  ce coté décalé fait que certaines scènes marquantes – je pense, bien entendu, au combat entre Heinrich et Otto – ne le sont pas autant qu’elles devraient l’être…
- Ce n’est pas la première fois que je le dit mais je ne suis franchement pas fan de Thurim : franchement, c’est un vrai connard sans intérêt ce type !
- Bon, comme je l’ai déjà souligné dans mes critiques précédentes, certains risquent de ne pas accrocher à cet univers loin d’être franchement original, à ces protagonistes caricaturaux au possible, a ces dialogues un peu limite et a cet humour un peu beauf par moments. Par contre, si vous êtes fans du genre, si vous souhaitez lire une œuvre oh combien jouissive et qui vous fera passer un bon moment, alors, Requiem est fait pour vous !

Ma note : 7/10

samedi 6 juin 2020

LA DISPARITION DE MADDIE MCCANN


LA DISPARITION DE MADDIE MCCANN

Madeleine Beth McCann, dite Maddie par quelques journaux anglais, est la fille d'un couple de médecins, Kate Marie McCann, née Healy et Gerald Patrick McCann. Le 28 avril 2007, la famille McCann arrive au Portugal pour une semaine de vacances. Ils séjournent dans un bungalow du complexe hôtelier Ocean Club de Praia da Luz, une station balnéaire à 300 km au sud de Lisbonne. Le 3 mai 2007, les parents McCann mettent au lit Maddie ainsi que leurs deux autres enfants, Sean et Amelie (des jumeaux âgés de 2 ans) et vont dîner avec un couple d'amis dans un restaurant de tapas à 120 mètres de leur bungalow. Vers 21h00, le père prend le soin d'aller vérifier que les enfants dorment tranquillement dans leur chambre. À environ 22h00, la mère fait de même et découvre le lit de Maddie vide, les volets et la fenêtre ouverts. Les parents, aidés de leurs amis, prospectent dans les environs, vainement. Ils donnent alors l'alerte en appelant la gendarmerie à 22h40…


La Disparition de Maddie McCann
Réalisation : Chris Smith
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : The Disappearance of Madeleine McCann
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 15 mars 2019
Langue d'origine : Anglais
Durée : 8 x 55 mn

Mon avis : Le hasard fait souvent bien les choses et, alors que je m’étais lancer dans le visionnage de La Disparition de Maddie McCann sur Netflix, sans nul doute une des disparitions de mineur parmi les plus célèbres de ces dernières années et qui fit couler beaucoup, mais alors, vraiment beaucoup d’encore, l’actualité a fait revenir sur le devant de la scène cette affaire où, désormais, le suspect serait apparemment un pédophile allemand, actuellement en prison et qui habitait l’Algarve en 2007, c’est-à-dire, à l’époque où la petite fille disparue… Bien entendu, rien ne dit que cette énième piste ne soit la bonne, mais bon, que cela soit le cas où pas, il est évidant que cette affaire aura marquer les esprits et que, encore aujourd’hui, bien des zones d’ombres subsistent sur cette disparition qui aura connu son lot de suspects, de prétendus coupables et de témoignages plus ou moins sérieux ou contestables… Quoi qu’il en soit, le documentaire, qui ne parle naturellement pas de cette énième piste, est assez intéressant, surtout dans sa première partie qui revient sur la disparition en elle-même, les premières heures de l’enquête et la présentation des principales figures : les parents, les journalistes, les enquêteurs, etc. L’ensemble est plutôt bien fait et si tout cela est, bien évidement, terriblement dramatique – c’est tout de même d’une enfant de trois ans que l’on parle – le spectateur ne peut qu’être captiver parce qu’il voit à l’écran : parents un peu négligents qui laissent de jeunes enfants seuls tandis qu’ils sont au restaurant, police pour le moins incompétente et qui multiplie les fausses-pistes, divers suspects plus ou moins crédibles puis, au fil du temps, une malchance récurrente des parents qui n’ont jamais vraiment eu de chance avec les agences de détectives privés qu’ils engageaient… Bref, quasiment de quoi en faire un film que cette affaire Maddie McCann, un peu, dans un autre style, que la fameuse affaire Gregory – qui eut droit, elle aussi, a un documentaire sur Netflix comme on peut le voir ici. Le souci, car il y a un énorme souci avec ce documentaire, c’est que tout cela est long, beaucoup trop long et que, en toute sincérité, huit épisodes, c’était inutile et qu’il aurait été préférable de se contenter de quatre ou cinq épisodes, histoire de ne pas s’éparpiller dans tous les sens ou d’éviter moult répétitions sans intérêt. Mais bon, en dehors de ces longueurs oh combien navrantes, La Disparition de Maddie McCann est un documentaire intéressant, très complet et qui ravira à la fois les amateurs du genre mais aussi celles et ceux qui se souviennent fort bien de l’affaire et qui souhaiteraient en connaitre davantage sur celle-ci… ce, en espérant que, finalement, treize ans plus tard, on finisse enfin par connaitre la vérité, même si, quand a l’espoir de retrouver Maddie en vie, je suis assez pessimiste sur ce point…


Points Positifs :
- La disparition de la jeune Maddie McCann est, bien entendu, une des affaires de disparition d’enfant parmi les plus célèbres de ces vingt dernières années, une affaire très médiatisée, bourrée de zones d’ombres et de prétendus coupables et qui, comme c’est souvent le cas, fit couler beaucoup d’encre. Bref, de quoi captiver l’attention du public qui, treize ans plus tard, n’a pas oublié cette bien triste disparition.
- Le documentaire en lui même est très complet et revient sur quasiment tous les points de l’affaire : disparition de l’enfant, premières heures, enquête que l’on peut qualifier de, pour le moins, bâclée, journalistes détestables, moult fausses pistes, accusation des parents, enquêteurs privés peu scrupuleux et moult hypothèses plus ou moins crédibles comme celle du réseau pédophile international – probablement la plus probable.
- Il est plutôt intéressant de donner la parole a de très nombreux intervenants de l’affaire, ce qui nous donne une multitude de points de vus sur celle-ci.

Points Négatifs :
- Malheureusement, huit épisodes, c’est trop, beaucoup trop et il est évident que ce documentaire souffre de pas mal de longueurs, surtout dans sa seconde partie où se multiplient les répétitions et pas mal de blabla inutile. Franchement, quatre ou cinq épisodes auraient largement suffis…
- Hélas, saurons-nous un jour la vérité sur la disparition de la jeune Maddie ? Malheureusement et, malgré les dernières hypothèses en date, il se peut que non…

Ma note : 7,5/10

HOKUTO NO KEN – TOME 9


HOKUTO NO KEN – TOME 9

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Quelques années après le terrassement de Raoh et la retraite de Ken avec Julia, le monde n’a pas vraiment changé : les forts et les riches dominent le reste de la population, soumise et oppressée. Cependant, il existe encore des rebelles qui se battent pour la liberté, avec à leur tête Batt et Lynn qui sont devenus adultes. Hélas, à chaque fois qu’une manifestation de rébellion a lieu, le pouvoir rétorque par des actes violents et sanglants, n’hésitant pas à tuer des esclaves innocents quand les troupes de l’armée du Hokuto viennent les sauver. Dans le district dirigé par un certain Bask qui règne par la terreur, un couple est arrêté par erreur : le duo est pris pour Batt et Lynn ! Lorsque Bask s’aperçoit de la méprise, il décide d’exécuter le couple quand même en le faisant passer pour le duo de rebelles. Bien entendu, Batt et Lynn veulent intervenir pour sauver les malheureux mais c’est alors qu’un homme arrive, tuant Bask et son armée. Il s’agit de Ken qui est de retour et compte bien renverser le pouvoir !


Hokuto no Ken – Tome 9
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.9
Parution en vo : 08 mai 1987
Parution en vf : 01 avril 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Dans un monde idéal, Hokuto no Ken se serait achevé dans le volume précédent avec l’affrontement dantesque entre Kenshiro et Raoh et, bien entendu, la mort de ce dernier. Cependant, comme nous ne sommes pas dans un monde idéal, ce ne fut pas le cas et, un peu comme cela avait été le cas avec Les Chevaliers du Zodiaque qui auraient dut s’achever avec la fin de la Bataille du Sanctuaire – voir ici – les auteurs, auréolés du succès de leur création, poursuivirent l’aventure, fatalement, on s’en doutait, moins somptueuse, mais bon, pour ce qui est de la conclusion a proprement parlée de Hokuto no Ken, nous n’en sommes pas encore là et, ma foi, si l’on pouvait être dubitatif quand a l’intérêt de donner une suite au manga, il est évidant que, pour le moment, sans être époustouflante, celle-ci est loin d’être mauvaise… Nous retrouvons donc nos héros quelques années après la mort de Raoh, Batt et Lin ont grandis, de nouveaux méchants ont fait leur apparition, Yuria est morte de maladie et, ma foi, comme il n’a probablement rien à faire, Kenshiro réapparait, ce, a la plus grande joie de ces anciens compagnons. D’entrée de jeu, nous sommes en terrain plus que familier : la chute de Raoh n’a nullement empêché que les plus forts oppriment les plus faibles et que Ken, lorsqu’il est énervé, remet toujours les premiers à leur place. Pas grand-chose, dans l’ensemble, a se mettre sous la dent si ce n’est des nouveaux protagonistes qui, eux, sincèrement, méritent le détour : premièrement, Ein, chasseur de prime au grand cœur qui rejoindra rapidement nos héros, deuxièmement, Falco, sans nul doute un des protagonistes les plus charismatiques de toute la saga et, accessoirement, un des plus puissants. Classieux au possible, celui-ci, qui apparait au début comme un tueur froid et sans pitié révèle en fait une noblesse d’âme peu commune et on a hâte, au vu de ses pouvoirs, de le voir opposer à Kenshiro. Mais bon, il faudra attendre le tome suivant pour cela et ceci, bien entendu, est une toute autre histoire…


Points Positifs :
- Un début de second cycle nettement supérieur a ce que l’on pouvait penser de prime abord. Bien entendu, rien d’exceptionnel en soit, c’est un fait, cependant, retrouver nos héros dans de nouvelles aventures est toujours plaisant pour les fans, quand aux nouveaux protagonistes, force est de constater que ces derniers sont pour beaucoup pour l’intérêt de cette suite.
- Pas mal de nouveaux personnages dans ce début de second cycle, cependant, deux sortent nettement du lot : Ein, bien entendu, chasseur de prime au grand cœur, mais aussi et surtout, Falco, le combattant doré, sans nul doute un des protagonistes les plus charismatiques de toute la saga !
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara livre une prestation magnifique et même si ce n’est plus vraiment une surprise, il ne faut pas hésiter à le rappeler.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- Bon, il faut reconnaitre que pour ce qui est du fond et de la forme, Buronson use et abuse des mêmes vieilles ficelles et que ce second cycle apporte très peu de véritables nouveautés pour véritablement mériter le détour…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 7,5/10

vendredi 5 juin 2020

LOUP BLANC


LOUP BLANC

Skilgannon le Damné a disparu des pages de l'Histoire. À la suite de son dernier triomphe, le Général a emporté les légendaires Épées de la Nuit et du Jour et a quitté les terres de Naashan. Les assassins envoyés à ses trousses par la Reine Sorcière furent incapables de le retrouver. Trois ans plus tard, loin de là, une foule décidée à tuer se rassemble autour d'un monastère. Elle est accueillie par un unique prêtre désarmé. En quelques terrifiantes secondes, le monde des villageois est changé à jamais, et la rumeur se répand à travers les terres de l'Est. Skilgannon est de retour ! Il doit maintenant voyager à travers un royaume hanté par les démons en direction d'un temple mystérieux et de la déesse sans âge qui y règne. Avec des assassins à ses trousses et une armée d'ennemis face à lui, le Damné se lance dans une quête pour ramener les morts à la vie.  Mais il ne voyage pas seul. L'homme qui marche à ses côtés est Druss la Légende !


Loup Blanc
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 2003
Edition Poche : 28 mars 2013
Titre en vo : White Wolf
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Rosalie Guillaume
Editeur : Milady
Nombre de pages : 585

Mon avis : Après m’être plonger dans les œuvres de David Gemmell il y a tout juste quelques mois avec son cycle du Lion de Macédoine puis m’être lancer dans son cycle le plus connu, Drenaï, avec son premier roman et, selon moi, son chef d’œuvre absolu, Légende avant de poursuivre du côté de Waylander, trilogie haute en couleur, voilà que, aujourd’hui, c’est au tour de Loup Blanc, sans nul doute un des ouvrages de l’auteur que j’attendais le plus d’être mis à l’honneur sur ce blog… Il faut dire que cela faisait longtemps que j’en entendait le plus grand bien et que, malgré quelques critiques négatives ou moins enthousiastes, le peu que j’en savais m’avais mis l’eau à la bouche : imaginez donc un récit avec un protagoniste principal hautement charismatique, Skilgannon, dit le Damné car en plus d’être un formidable combattant, c’est aussi un ancien général qui a énormément de sang d’innocents sur les mains, bref, un personnage en quête de rédemption et tourmenté au possible, mais aussi… mais aussi, un second rôle qui n’est rien d’autre que le légendaire… Druss !!! Oui, le Druss, celui de Légende, le formidable guerrier a la double hache mort sur les remparts de Dros Delnoch dans ce qui restera, selon moi, comme l’un des plus captivants ouvrages d’Heroic Fantasy qu’il m’a été donné de lire. Bref, deux héros pour le prix d’un, et quels héros, surtout que, et je commence à avoir l’habitude avec Gemmell, les seconds rôles ne sont pas en reste, loin de là ! Du coup, avec un synopsis de départ certes peu original mais engageant et une flopée de protagonistes hauts en couleurs, ce Loup Blanc (appelé ainsi en hommage à Elric d’un certain Moorcock) portait en lui les bases pour en faire, peut-être pas un chef d’œuvre absolu mais au moins, je n’en doutais pas, un fort bon roman de Fantasy comme je les aime. D’ailleurs, le début laissait sous-entendre que cela allait être le cas, pourtant, au fil des pages et de l’évolution de l’intrigue, j’ai commencé à remarquer certains détails dérangeants, certaines ficelles traditionnelles de l’auteur – car bon, reconnaissons que Gemmell, aussi talentueux soit-il pour nous pondre des histoires franchement captivantes, nous sort souvent le même genre d’intrigues avec ce côté de groupe de héros seuls contre tous – et même, vers le milieu du roman, un certain essoufflement qui, fort heureusement, ne dura pas vu que le final, même si trop court au vu de tout le reste n’en reste pas moins excellent ! Du coup, malgré un duo de héros tout simplement époustouflants (même si Druss se contente de faire du… Druss), des seconds rôles attachants, des ennemis intéressants, une intrigue qui part un peu dans tous les sens mais qui n’en reste pas moins captivante et tout un tas de flashbacks qui nous en apprennent beaucoup sur le passé torturé de Skilgannon, ce sont finalement les défauts un peu habituels de Gemmell qui viennent un peu gâcher mon impression finale de l’ensemble, surtout cette sensation de déjà-vu qui m’aura accompagner a bien des moments de ma lecture. Mais bon, relativisons tout de même cela : Loup Blanc reste un fort bon roman, certes loin d’être exceptionnel, j’en conviens, mais qui ravira les fans de Gemmell et qui pourra même plaire à ceux qui ne connaitraient pas l’auteur… et puis, rien que pour le duo Skilgannon/Druss, comment passer à côté de cet ouvrage ?


Points Positifs :
Loup Blanc vaut énormément pour son personnage principal, Skilgannon le Damné, un personnage torturé au possible, au lourd passé, avec pas mal de sang sur les mains et qui se coltine en plus un amour impossible. En quête de rédemption mais ne pouvant pas oublier son passé, excellents bretteur, il poursuit une quête personnelle sans grands espoirs de réussite.
- En second rôle principal ou en co-héros, Druss la légende en personne ! Certes, comme je l’ai dit, Druss fait du Druss mais quel plaisir de retrouver le héros de Légende quelques années avant les événements relatés dans cet ouvrage.
- Gemmell possédait un don indéniable pour nous pondre des intrigues captivantes au possible ; certes, ce n’est pas de la grande littérature, on peut trouver mieux ailleurs mais pour ce qui est de nous empêcher de relâcher le bouquin sans que l’on se dise, allez, encore quelques lignes, encore un chapitre, c’est du grand art !
- Comme d’habitude chez Gemmell, une flopée de protagonistes secondaires plutôt réussis et attachants.
- Ne l’oublions pas, l’intrigue est certes peu originale mais suffisamment bien ficelée et riche en moments forts.

Points Négatifs :
- Les points positifs de David Gemmell sont aussi ses points négatifs : ainsi, à la lecture de ce Loup Blanc, comment ne pas ressentir une certaine impression de déjà-vu, comment ne pas s’apercevoir que l’auteur use et abuse des vieilles mêmes ficelles ?
- Un certain essoufflement dans l’intrigue vers le milieu de l’ouvrage tout de même…
- Comme d’habitude, Gemmell passe des centaines de pages à s’attarder sur le moindre détail de l’avancée de son intrigue et comme toujours, la fin est plutôt expédiée…
- C’est bien beau de nous sortir tout un tas de personnages, de leur donner de l’importance, mais encore, après faut-il ne pas les oublier en route comme le moine, au début, compagnon de Skilgannon et abandonner comme un malpropre, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant.

Ma note : 7,5/10

jeudi 4 juin 2020

UNCHARTED – THE LOST LEGACY


UNCHARTED – THE LOST LEGACY

En Inde, la chasseuse de trésors Chloe Frazer cherche la légendaire défense de Ganesh, le fils du dieu hindou Shiva, qui aurait perdu cette dernière en défendant le temple de son père. Le propre père de Chloé, quelques années auparavant, avait été tué par des bandits alors qu'il cherchait la défense. Sur la piste de cette dernière, Chloé s’infiltre parmi les insurgés en guerre contre le gouvernement indien et rejoint celle qui l’aide dans cette mission, la mercenaire Nadine Ross. Se faufilant dans le bureau du chef des insurgés, Asav, qui veut utiliser la défense pour rallier provoquer une guerre civile en Inde, Chloé et Nadine volent une carte de l'ancien Empire Hoysala, lieu où se trouverait la défense, ainsi qu’un disque qui servirait de clé pour atteindre cette dernière…


Uncharted – The Lost Legacy
Éditeur : Sony Computer Entertainment
Développeur : Naughty Dog
Concepteur : Shaun Escayg, Kurt Margenau
Musique : Henry Jackman
Date de sortie : 22 août 2017
Pays d’origine : Etats-Unis
Genre : Action-aventure, Plate-forme, Tir à la troisième personne
Mode de jeu : Solo, Multijoueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4

Mon avis : On croyait avoir fait nos adieux a la saga Uncharted avec un quatrième volet haut en couleur, paru sur PS4 en 2016, or, à la surprise générale, alors que personne ne s’y attendait vraiment, les petits gars de chez Naughty Dog, histoire de profiter encore du succès de la franchise, nous pondirent une vrai-fausse suite, un semi-DLC intitulé The Lost Legacy et où, ce brave Nathan étant désormais à la retraite – mais bon, pour combien de temps encore car on se doute bien que, tôt ou tard, celui-ci n’en sorte pour de nouvelles aventures – c’était une certaine Chloé Frazer qui tenait le rôle principal. A priori, il y avait de quoi éprouver quelques méfiances vis-à-vis de cette pseudo suite et l’on pouvait se dire que Naughty Dog ne souhaitait que rentabiliser son superbe moteur graphique de Uncharted 4 et se faire un peu d’argent au passage en nous proposant un soft qui ne serait pas à la hauteur de la saga… C’est à la foi vrai et faux puisque, si, effectivement, The Lost Legacy n’est pas un incontournable, si on peut le trouver un poil trop court et si on y retrouve les traditionnels défauts qui inhérents à la série depuis ses débuts, il est évident que, à coté de cela, l’aventure est suffisamment prenante pour ravir les fans des aventures de Nathan Drake – même lorsqu’il brille par son absence – que le duo composé de Chloé et de Nadine Ross – apparue dans Uncharted 4 en tant qu’ennemi et qui passe du coté des gentils ici – est plutôt efficace et que, ma foi, l’ensemble est assez convainquant pour en faire une bonne surprise… Bien entendu, on pestera pour la énième fois devant ces traditionnels déferlement d’ennemis qui nous canardent tout azimut, devant un énième antagoniste principal aussi charismatique qu’une huitre – une habitude dans la série – et devant un scénario qui, sincèrement, est digne d’une série B. Mais bon, Uncharted, la saga, c’est aussi cela est, en attendant une éventuelle suite sur PS5, pourquoi ne pas patienter avec ce The Lost Galaxy plutôt intéressant et qui vous occupera quelques heures, ce, entre deux softs un peu plus sérieux ?!


Points Positifs :
- Un épisode un peu a part dans la saga Uncharted, qui n’est pas une véritable suite mais qui en possède tout de même son ADN principal, c’est-à-dire que l’on conserve le coté aventure, exploration et gunfight a tout va, ce, sans la moindre prise de tête et, surtout, avec pas mal de plaisir au rendez vous.
- Chloé Frazer, apparue dans le second volet de la saga, remplace fort bien Nathan et, ma foi, si elle ressemble bigrement a Lara Croft ici, force est de constater qu’elle s’en sort fort bien en tant que protagoniste principal.
- Le duo composé de Chloé et de Nadine est plutôt efficace et fonctionne bien.
- Les petits gars de chez Naughty Dog utilisent a nouveau le moteur graphique du quatrième volet et, ma foi, on a même l’impression qu’ils le maitrisent mieux tellement ce soft est magnifique, visuellement parlant.
- Le plaisir pour les fans de retrouver Samuel Drake, apparu, lui aussi, dans Uncharted 4.

Points Négatifs :
- Hum, sensiblement une dizaine d’heures pour en venir a bout, et encore, j’ai pas mal trainé. Certes, Uncharted n’a jamais été connu pour nous proposer des épisodes très longs, mais là, que c’est court !
- Comme a chaque épisode de la saga, l’antagoniste principal est aussi charismatique qu’une huitre…
- Comme il est de coutume dans la saga depuis ses débuts, les phases de tirs posent des problèmes et certaines séquences en deviennent agaçantes : il faut dire que si je n’ai rien contre celles-ci, lorsque l’on doit se coltiner des phases de tirs face a des dizaines d’adversaires, encore et encore, au bout d’un moment, cela lasse un peu…
- Un final interminable et qui sent le déjà-vu.
- Bon, scénaristiquement, tout cela reste beaucoup trop léger, il faut le reconnaitre.

Ma note : 7,5/10