jeudi 28 mai 2020

LE SEIGNEUR DE L’OMBRE


LE SEIGNEUR DE L’OMBRE

La désolation et la terreur règnent dans le royaume de Lalassa. De puissants sortilèges ont en effet réduit le roi Valafor à l'état d'un vieillard sénile, et c'est Arkayn, le Seigneur de l'Ombre, qui impose au pays sa volonté, qu'il fait respecter grâce à la nécromancie et à la magie noire. Vous êtes un officier de la garde royale, le plus fidèle des chevaliers de Valafor. Dans un souffle, votre roi vous a supplié de mettre fin à l'odieuse tyrannie d'Arkayn, et c'est sans hésiter que vous vous êtes mis en chemin vers la Citadelle de l'Ombre, le repaire du Félon. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. Vous seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance...


Le Seigneur de l’Ombre
Série : Dragon d'Or n°3
Auteur : Oliver Johnson
Illustration de la couverture : Bruno Elettori
Illustrations intérieures : Leo Hartas
Titre original : The Lord of Shadow Keep
Traduction : Jean Walters
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : octobre 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 300

Mon avis : Ces dernières semaines, je vous ai proposer la critique des deux premiers volumes de la série Dragon d’Or, une série de Livres dont vous êtes le Héros pour ceux qui, trop jeunes, n’ont pas connu l’âge d’or des livres jeux – sensiblement, la seconde moitié des années 80 – Le Tombeau du Vampire et Le Dieu Perdu. Du coup, comme cela faisait belle lurette que je ne vous proposais aucune critique de LDVELH et que je n’avais rien d’autre à me mettre sous la dent, je me suis dit que je pouvais toujours me faire le troisième tome de la saga, Le Seigneur de l’Ombre. Bon, la première chose qui saute aux yeux, c’est que Dave Morris est aux abonnés absents, lui qui avait signé Le Tombeau du Vampire et cosigner, en compagnie d’Olivier Johnson, l’excellent Dieu Perdu. Du coup, c’est son compère, Johnson donc, qui se retrouve seul aux manettes et sincèrement, cela se ressent, ce dernier ne possédant visiblement pas les talents de compteur de Morris. Ensuite, l’aventure est malheureusement des plus banales et après l’exotisme du Dieu Perdu, on se retrouve, pour la énième fois, a devoir sauver un royaume d’un grand méchant de la mort qui tue aussi charismatique qu’une huitre – d’ailleurs, en écrivant ces quelques lignes, j’ai déjà oublier son nom, c’est pour dire. Une aventure loin d’être originale, sans grande surprises et franchement facile : un essai, moins d’une demi-heure et c’était bouclé… mouais, je ne suis pas fan des trucs impossibles a la Livingstone mais là, trop de facilité tue la facilité… Heureusement, il y a quelques bonnes idées, des rencontres sympathiques – je pense à la femme féline – et, bien entendu, les dessins de Leo Hartas qui collent décidément fort bien à cette série. Mais bon, tout cela ne suffit pas, bien entendu, à relever le niveau et ce Seigneur de l’Ombre est bien trop moyen pour marquer les esprits…


Points Positifs :
- Les dessins de Leo Hartas, un artiste au style pour le moins particulier mais que j’apprécie énormément ; et puis, regardez son homme lézard ou sa femme léopard, ne sont-ils pas sympa ?
- Quelques bonnes idées, quelques rencontres marquantes – drôles comme l’homme lézard, plus sensuelles avec la femme léopard.
- Bon, aller, l’histoire, même peu originale, n’en reste pas moins agréable et ne pas mourir bêtement tous les cinq paragraphes, ça évite les sentiments de frustrations.

Points Négatifs :
- Ce n’est franchement pas original pour un sou.
- Quand c’est du Livingstone, on hurle de frustration, mais là, reconnaissons que c’est tout de même un peu trop facile et je ne vois pas comment ne pas réussir cette aventure du premier coup !?
- Le grand méchant est aussi charismatique qu’une huitre et aussi puissant qu’un boss de seconde zone… mouais, peu mieux faire.
- Olivier Johnson n’a pas le même talent de conteur que Dave Morris et cela se voit : pour l’ambiance, du coup, on repassera.
- Le traditionnel système de combat des Dragon d’Or qui laisse une place total au hasard.

Ma note : 5,5/10

mercredi 27 mai 2020

PATERSON


PATERSON

Paterson est un chauffeur de bus vivant à Paterson, ville ouvrière du New Jersey. Il mène une vie réglée, paisible, harmonieuse. Il se lève sans réveille-matin entre 6 h 11 et 6 h 15, parfois à 6 h 28. Il conduit son bus, observant l'animation des rues, captant amusé les conversations de ses passagers… et voyant des jumeaux partout, depuis que sa compagne a rêvé qu'elle en attendait. Il déjeune sur un banc, face au pont Chasm et aux chutes de la rivière Passaic. Il profite de cette pause pour écrire des vers dans son carnet secret. Car il rédige des poèmes inspirés de sa vie et de ses rencontres. Il décèle de la poésie dans la routine, dans les rituels et les décors, dans la banalité de menus incidents, dans les paroles des humains qu'il côtoie. Ses vers libres chantent les petits riens du quotidien, des choses ordinaires comme ces boîtes d'allumettes désuètes qui traînent sur le bar de sa cuisine. Le soir, Paterson retrouve sa maison, sa compagne Laura. Il va promener leur bouledogue, s'arrête dans un bar où il croise des amis et boit une bière.


Paterson
Réalisation : Jim Jarmusch
Scénario : Jim Jarmusch
Musique : Sqürl (Jim Jarmusch, Carter Logan, Shane Stoneback)
Production : Amazon Studios, Animal Kingdom, Inkjet Productions, K5 Film, Le Pacte
Genre : Drame
Titre en vo : Paterson
Pays d'origine : Etats-Unis, Allemagne, France
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 17 novembre 2016
Durée : 118 mn

Casting :
Adam Driver : Paterson, conducteur de bus
Golshifteh Farahani : Laura, compagne de Paterson
Nellie : Marvin, bouledogue anglais du couple, facétieux, tyrannique, jaloux
Rizwan Manji : Donny, chef du dépôt des bus
Dominic Liriano et Jaden Michael : les enfants parlant du boxeur Rubin « Hurricane » Carter
Barry Shabaka Henley : Doc, le patron du bar
Trevor Parham : Sam, copain de bar de Paterson
Troy T. Parham : Dave, frère jumeau de Sam
Brian McCarthy : Jimmy, un usager du bus, prétendu séducteur négligeant de pousser son avantage
Frank Harts : Luis, copain de Jimmy, prétendu séducteur tout aussi peu réaliste
Luis Da Silva Jr. : Blood, l'un des jeunes dans la voiture décapotable
William Jackson Harper : Everett, amoureux éconduit
Chasten Harmon : Marie, la jeune fille harcelée par Everett
Cliff Smith, dit Method Man : Method Man, rappeur de lavomatique
Kara Hayward : l'étudiante anarchiste
Jared Gilman : l'étudiant anarchiste
Sterling Jerins : la jeune poétesse
Johnnie Mae : la femme de Doc
Masatoshi Nagase : le poète japonais

Mon avis : Ce fut un peu avec une certaine curiosité que je me suis lancé dans le visionnage de Paterson, long métrage du sieur Jim Jarmusch, réalisateur haut en couleur, un peu pour celui-ci, bien entendu, mais aussi et surtout pour la présence de Adam Driver, un acteur que j’apprécie plutôt bien et que j’avais même trouver excellent dans Marriage Story, magnifique film sur la séparation d’un couple et dont je vous ai parler en janvier dernier… Le postulat de départ, cependant, me bottait moins : suivre la vie quotidienne d’un chauffeur de bus, poète à ses heures, sincèrement, cela ne m’emballait pas plus que cela, mais bon, après coup, et sans crier au génie, loin de là, Paterson sera apparu comme étant un bon film, plutôt singulier certes, mais suffisamment plaisant, en tous cas, pour que j’en garde une bonne opinion. Car bon, comment dire… ici, nous avons droit a ce que l’on peut appeler l’éloge de la banalité de la vie quotidienne et nous suivons, jours après jours, le quotidien de ce personnage assez taiseux qui se réveille vers six heures, prend son petit déjeuner, part au travail en pensant a ses poèmes, conduit son bus en écoutant la conversation des passagers et en voyant des jumeaux partout, rentre chez lui, discute avec sa femme, artiste un peu barrée, puis, en promenant son chien, en profite pour finir ses soirées dans un café où il a ses habitudes. Et chaque jour, c’est la même rengaine, encore et encore, jusqu’à a ce week-end qui, finalement, apportera un peu de nouveauté à cette routine… Présenté ainsi, il est évidant que Paterson n’a rien de bien emballant et je reconnais que, au bout d’un moment, il est difficile de ne pas trouver le temps long, cependant et, assez curieusement, on se prend au jeu, peut-être pour la simple et bonne raison que cette routine quotidienne, quelque part, c’est un peu celle de tout le monde, qu’elle nous est terriblement familière et que, ma foi, malgré tout, cela ne nous empêche pas d’être heureux, du moins, si l’on sait apprécier le temps présent… Bref, un film plutôt sympathique, certes assez spécial mais qui ravira les amateurs de cinéma un peu décalé, un peu moins grand public mais qui n’en possède pas moins bien des qualités…


Points Positifs :
- Aussi surprenant que cela puisse paraitre, on finit par se prendre au jeu de cet éloge de la routine. Il faut dire que Paterson, s’il est un film assez singulier, n’en reste pas moins assez plaisant et que cette successions de jours qui pourraient paraitre tous plus moroses les uns que les autres finissent par apparaitre comme étant plus intéressants que prévu, ce, par le biais de légères différences assez bien trouvées.
- Peut-être que cet éloge de la routine nous touche car tout a chacun possède sa propre routine et que, quelque part, c’est aussi cela la vie et que l’on peut y trouver son bonheur dans celle-ci…
- Des protagonistes assez barrés dans l’ensemble, quand a leurs discussions, qui le sont tout autant, disons qu’elles font toute la saveur de ce film.
- Une mise en scène franchement réussie de la part de Jim Jarmusch, même si ce n’est pas vraiment une surprise.
- Adam Driver est plutôt bon dans ce film, mais bon, suis-je tout à fait objectif vu que je suis plutôt fan de ce dernier ?
- L’ensemble est assez amusant finalement…

Points Négatifs :
- Bon, il faut reconnaitre que Paterson n’est pas le film le plus captivant qui soit et que cette éloge de la routine fait que, au bout d’un moment, on finit par trouver le temps long devant cette succession de jours qui se ressemblent tous. Fort heureusement, l’ensemble fonctionne plutôt bien mais cela n’empêche pas quelques longueurs…
- Paterson est une œuvre absolument pas grand public pour un sou. Il faut dire que pour sa mise en scène, sa mise en avant de la routine et son rythme assez lent, ce film a de quoi en faire fuir plus d’un.

Ma note : 7/10

HOKUTO NO KEN – TOME 7


HOKUTO NO KEN – TOME 7

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Toki a décidé de se battre contre Raoh et parvient à faire couler le sang de son adversaire. Malheureusement, les coups qu’il porte ne suffisent pas à venir à bout de Raoh. Pire encore, ce dernier n’a pas l’air de souffrir un seul instant et estime même que Toki ne pourra pas le battre sans avoir de véritable volonté de meurtre. Raoh passe alors à l’offensive et parvient à mettre à mal son adversaire. Raoh s’apprête à achever Toki mais celui-ci se relève et bloque le coup de son adversaire. Toki utilise une technique d’une puissance inattendue et fait soudain preuve d’une hargne terrible...


Hokuto no Ken – Tome 7
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.7
Parution en vo : 10 septembre 1986
Parution en vf : 26 novembre 2014
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Après le monumental affrontement fraternel entre Raoh et Toki, dans le volume précédent, on pouvait se dire qu’il allait être difficile pour les auteurs de faire aussi bien, pourtant, même si, qualitativement parlant, c’est un poil moins spectaculaire, il apparait que ce septième tome de Hokuto no Ken reste dans la lignée des heures de gloires de la saga et qu’il ravira les fans de celle-ci. Il faut dire que ce dernier a de quoi marquer les esprits, de par les nombreuses révélations qui y ont lieu, de par les nouveaux protagonistes qui y font leur apparition, devant la monumentale surprise qui frappera les esprits et, bien entendu, de par Raoh, de plus en plus spectaculaire et dont on attend, avec grande impatience, l’affrontement avec Kenshiro. Je passerai rapidement sur les dessins puisque Tetsuo Hara est toujours aussi bon et nous livre des planches de toute beauté, parce qui marque vraiment les esprits, dans ce septième tome, c’est, bien évidement, la révélation sur l’identité du sixième maitre du Nanto qui est… une femme mais pas n’importe laquelle puisqu’il s’agit de… Yuria ! Censée être morte dès le premier volume, cette pseudo-résurrection a de quoi surprendre, mais le plus surprenant, ce n’est pas qu’elle soit vivante, non, c’est qu’elle soit la sixième Etoile du Nanto. L’idée m’apparait comme étant un peu saugrenue vu que celle-ci n’est pas une combattante, mais bon, soit, quoi qu’il en soit, par cette révélation, l’intrigue est relancée de fort belle manière, surtout de par les réactions de Kenshiro, bien entendu, mais aussi de Raoh, les deux hommes du Hokuto étant amoureux de Yuria. A coté de cela, de nouveaux protagonistes font leur apparition et si certains ne marquent pas vraiment les esprits ou ne sont pas suffisamment développés comme Ryuga, deux personnages ne laissent pas indifférents les lecteurs : Fudô la Montagne, plutôt sympathique et, surtout, Jûza le Nuage qui donne bien du fil à retordre à Raoh en personne ! Bref, vous l’avez compris, ce septième tome de Hokuto no Ken, s’il n’est pas le meilleur de la saga, n’en reste pas moins franchement réussi dans son ensemble et a de quoi ravir les fans du manga qui en savoureront toutes les pages, ce, en attendant, bien entendu, l’affrontement final entre Ken et Raoh, affrontement tant attendu et qui s’annonce spectaculaire !


Points Positifs :
- Qualitativement parlant, c’est toujours aussi bon ! Il faut dire que, depuis quelques tomes, Hokuto no Ken flirte allègrement avec la perfection, du moins, pour ceux qui sont fans du genre, du coup, ce septième tome, entre révélations surprenantes et nouveaux protagonistes charismatiques en diable a de quoi ravir les fans de la saga.
- Bien entendu, la révélation que Yuria soit encore en vie a de quoi surprendre mais en plus, elle apparait comme étant la dernière Etoile du Nanto, et ça, ma foi, disons que personne ne l’aurait imaginé…
- Pour ce qui est des nouveaux protagonistes, Ryuga est plutôt charismatique, Fudô franchement sympathique mais celui qui marque le plus les esprits, c’est bien évidement Jûja, combattant insouciant et puissant qui donnera bien du fil à retordre à Raoh lui-même !
- Un Raoh toujours aussi classe et surpuissant.
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara livre une prestation magnifique et même si ce n’est plus vraiment une surprise, il ne faut pas hésiter à le rappeler.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- L’idée que Yuria soit la dernière Etoile du Nanto peut paraitre un peu saugrenu a priori, en tout cas, bien davantage que le fait qu’elle soit encore en vie – après tout, l’explication apparait comme étant assez crédible.
- Toki aurait mieux fait de mourir des mains de Raoh car bon, comment dire, cela aurait été reculé pour mieux sauter, ce, de manière bien moins marquante…
- Ryuga est franchement charismatique, hélas, il est sous-exploité.
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 8/10

mardi 26 mai 2020

REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE – DRAGON BLITZ


REQUIEM CHEVALIER VAMPIRE – DRAGON BLITZ

Lorsqu'il était encore sur Terre, Heinrich a commis de nombreuses atrocités. Il n'hésitait jamais à tuer ses adversaires à coup de lance-flammes. Le soldat nazi vivait alors une relation charnelle avec Rebecca. Mais lorsqu'il apprit que celle-ci était juive, l'amour laissa place à la haine et au goût de l'interdit... En 1961, en Terre de Feu, trois hommes et une femme arrivent dans un village situé en contrebas d'une montagne. Ils cherchent un certain Otto Hollmann et montrent une photo au tenancier du bar. Ce dernier n'est pas très coopératif au départ, mais en apprenant que le chef de la police les envoie, il leur indique la localisation de leur cible. Otto se trouve dans la montagne. Les quatre individus commencent leurs recherches, des armes à feu dans les mains. Soudain, un premier tir. L'un d'eux tombe. Puis un second. Le troisième suit l'instant suivant. La femme se met à courir. Elle est touchée par une balle peu après. Otto s'approche doucement d'elle. Alors qu'il la vise avec son fusil à lunette, celle-ci se jette sur lui et lui plante une lame en plein visage. Elle s'appelle Sarah et elle est venue jusqu'ici pour venger sa sœur Rebecca, qu'Otto avait tué vicieusement... Sur Résurrection, Heinrich a retrouvé Rebecca. Mais leurs retrouvailles n'est pas du goût d'Otto qui les prend en chasse...


Requiem Chevalier Vampire – Dragon Blitz
Scénario : Pat Mills
Dessins : Olivier Ledroit
Couleurs : Olivier Ledroit
Couverture : Olivier Ledroit
Editeur : Glénat
Genre : Fantastique
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 31 mai 2017
Nombre de pages : 56

Mon avis : Dans ce cinquième volume de Requiem Chevalier Vampire et comme cela déjà été le cas dans le tome précédent, nous retrouvons Otto en tant que protagoniste principal du fameux flashback des premières pages. Nous sommes quelques années après la guerre dans des montagnes en Amérique du sud et ce dernier est poursuivi par d’anciennes victimes, bien décidées à se venger. Mais le vieux SS à plus d’un tour dans son sac et manque de peu de s’en sortir, ne serais ce l’intervention de la sœur de Rebecca (ah bon, elle à une sœur ?) qui parvint finalement à ses fins. Belle entrée en matière, donc, pour ce cinquième tome de Requiem, ce Dragon Blitz, où l’on aura évidemment droit à des dragons, le terme Blitz, lui, faisant bien entendu référence aux bombardements de la Grande Bretagne par la Luftwaffe entre 1940 et 1941 – après tout, vu le nombre de nazis qui rodent dans cette BD, rien d’étonnant a cela. Quand a ce cinquième tome, a proprement parler, disons que l’affrontement entre Requiem et son ancien ami, Otto, qui semblait devenir de plus en plus inéluctable, vu le contentieux de ce dernier envers Rebecca, a enfin lieu : ainsi, après avoir réussi à libérer celle-ci des geôles de Dracula, Requiem et sa compagne s’enfuit à bord d’un avion, au beau milieu d’une attaque de dragons et de démons, tout en étant poursuivis par un Otto furibard qui cherche absolument à les abattre. L’occasion pour nous d’assister à un long affrontement aérien, plutôt agréable pour les yeux mais qui n’apporte pas grand-chose à l’intrigue si ce n’est que Thurim prend le contrôle pour la première fois du corps de son hôte. Au même moment, les goules pirates, entraînées par leur nouvelle chef, l’ancienne présidente de la planète Vénus, une féministe de la pire espèce qui soit imaginable, fondent sur un convoi d’opium noir destinée aux vampires. Et franchement, ce fut à mes yeux le moment le plus drôle de ce tome : Vénus est vraiment hilarante, avec tous ses sous entendus et son dégoût des hommes et il est assez rare de rigoler en voyant des types se faire tuer – sauf dans Hokuto no Ken, mais ceci est une autre histoire. Passé cet intermède lourd de conséquences pour la nation vampirique qui a de plus en plus de mal à tenir les masses de morts vivants subalternes en respect, nous retrouvons Requiem et Rebecca qui font la connaissance d’un vampire plutôt curieux, Sabre, qui les accompagne sur le chemin de retour vers Necropolis, la capitale du royaume. Etrange personnage que ce Sabre, véritable obsédé sexuel, il semblerait avoir été créé par les auteurs comme élément comique, mais quelque chose me dit qu’il n’est pas tout clair. On verra bien mais quoi qu’il en soit, par l’arrivée de ce personnage, entre autres, ce Dragon Blitz, tout en gardant tous les éléments qui ont fait la force de la série, détonne un peu de part son coté bien plus humoristique que d’habitude, cependant, ce n’est nullement un défaut, loin de là… Bien plus notable est le fait que cette fois ci, une certaine pause s’est installée dans les révélations, comme si l’on en avait trop reçu jusqu’à présent et que les auteurs souhaitaient se consacrer au développement de l’histoire et à la description de nombreux lieux encore inconnus jusqu’à alors. Excellent tome malgré tout, on l’on commence à comprendre que cette série sera bien plus longue que l’on aurait pu le penser au départ.


Points Positifs :
- Qualitativement, c’est toujours aussi bon, peut-être même un poil supérieur au volume précédent. Il faut dire que les fans de la saga retrouveront avec plaisir cet univers oh combien particulier et envoutant, ces protagonistes franchement charismatiques et une intrigue qui, tout en sachant prendre son temps, est toujours aussi captivante !
- Sabre est un nouveau protagoniste, plutôt haut en couleur et qui apporte une franche touche de légèreté dans le scénario, celle-ci étant assez bienvenue. Après, il se pourrait que le bougre ne soit pas aussi insouciant qu’on pourrait le penser de prime abord…
- Je l’adore la Capitaine des Goules Pirates, particulièrement en raison de son langage oh combien particulier et recherché.
- Les dessins d’Olivier Ledroit, bien entendu. Mais bon, ce n’est pas vraiment une surprise tant l’artiste et reconnu pour son immense talent et livre à nouveau une fort belle prestation. Quand a ses dessins des personnages féminins, ma foi, que dire ?!
- Encore une fois, une fort belle couverture.
- Une excellente réédition de la saga par les éditions Glénat.

Points Négatifs :
- Bon, comme je l’ai déjà souligné dans mes critiques précédentes, certains risquent de ne pas accrocher à cet univers loin d’être franchement original, à ces protagonistes caricaturaux au possible et a ces dialogues un peu limite par moments. Par contre, si vous êtes fans du genre, si vous souhaitez lire une œuvre oh combien jouissive et qui vous fera passer un bon moment, alors, Requiem est fait pour vous !
- De même, cet humour un peu potache risque de déplaire à certains…

Ma note : 8/10

lundi 25 mai 2020

DARK SOULS 3


DARK SOULS 3

Oui, en effet… Cette contrée est le royaume de Lothric… Le point de convergence des terres des Seigneurs des Cendres. Quand les pèlerins font route vers le nord, ils réalisent bien vite que la vieille prophétie disait vrai. « Le Feu se meurt, et vient l’âge des Seigneurs sans trône. » Quand le Feu est menacé, le son de la cloche se fait entendre… Et les Seigneurs des Cendres d’antan lui répondent en revenant d’entre les morts. Aldrich, le Saint des Profondeurs. La Légion des Mort-vivants de Farron, les Veilleurs des Abysses. Et le Seigneur solitaire de la Capitale profanée. Yhorm, le Géant. Seulement voilà… Les Seigneurs vont déserter leur trône, et les Morteflammes ne tarderont pas à se montrer. Des Mort-vivants, des êtres maudits, d’illustres anonymes indignes d’être sacrifiés au Feu… Et c’est ainsi…Que ces Morteflammes répondront à l’appel du Feu.


Dark Souls 3
Éditeur : From Software
Développeur : From Software
Concepteur : Hidetaka Miyazaki
Musique : Motoi Sakuraba, Yuka Kitamura
Date de sortie : 24 mars 2016
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Un joueur
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4

Mon avis : Datant déjà du temps de la PS3, la saga des Souls – qui débuta en 2009 avec Demon's Souls – fait depuis longtemps parti des plus gros hits vidéoludiques de ces dernières années. Il faut dire que ces softs ultra-exigeants où le moindre faut pas, le moindre adversaire, même le plus faible, peut vous faire passer de vie a trépas, aura sut conquérir le cœur d’un certain public de joueurs, lassés de la facilité relative des softs des dernières générations de consoles. Cependant, cette difficulté qui nous renvoi a une autre époque, m’aura longtemps fait hésiter a me procurer un des volets de la saga… estimant, a tord, que je n’en viendrais jamais a bout et que, finissant par me lasser, je n’irai pas au bout du jeu… Alors oui, je m’étais trompé et après une première incursion dans le genre par le biais du superbe Bloodborne puis, en ce début d’année, m’être enfin lancer dans le remake du premier volet sur PS4, si, indéniablement, j’ai put constater que cette saga n’était pas destinée à tout le monde, si, effectivement, on voit souvent la phrase « vous êtes mort » apparaitre a l’écran, ces softs ne sont pas impossibles mais tout simplement exigeants, ce qui n’est pas tout a fait la même chose. Et donc, après l’extraordinaire Dark Souls premier du nom puis le quasiment aussi bon second volet qui, en toute sincérité, mérite d’être reconsidérer, je me suis donc attaquer au dernier épisode de la saga, le fameux Dark Souls 3, le seul à être sorti sur PS4 et, ma foi, je n’ai nullement été déçu par le voyage tellement ce dernier aura été l’aboutissement d’une saga décidément inoubliable ! Bien entendu, une fois passer le choc initial, visuel, forcément, on se retrouve rapidement en terrain familier – quoi que, rapidement, on se coltine le premier boss assez rapidement, comme une petite mise en bouche de ce qui nous attend – bref, on recommence avec les mécaniques de la saga, ces fameuses roulades, ces parades, cette patience qu’il faut maitrisée et ces adversaires dont il faut apprendre leur technique de combat… et là, soudainement, on bat le premier boss et on se croit le roi du monde, tout bonnement ! Avant de repartir pour un tour, d’en baver, encore et encore face a de nouveaux adversaires, de nouveaux boss apparemment invincibles jusqu’à ce qu’on les battes, car oui, finalement, rien n’est impossible dans Dark Souls 3, il suffit d’être patient et de ne pas foncer comme un demeuré… Et justement, c’est là que l’on saisit toute la force d’un tel titre, d’une saga, dans son intégralité, qui n’est certes pas donnée a tout le monde mais qui mérite franchement le détour, car au moins, ici, dans ses décors inquiétants et magnifiques a la fois, quand vous venez a bout d’un adversaire retord, d’un passage difficile ou d’un boss quasi-invulnérable, la satisfaction que l’on ressent est incommensurable ! Alors bien sur, je le reconnais, Dark Souls 3 n’est pas un jeu à mettre entre toutes les mains, bien au contraire : difficile, il risque de lasser pas mal de joueurs qui ne sont pas habitués ou qui ne le sont plus avec ce chalenge d’une autre époque, et d’ailleurs, sur ce point, j’ai tout de même trouvé que certains passages, certains boss étaient un poil exagérés, surtout vers la fin qui aura été, pour ma part, plutôt compliquée. Cependant, si vous accrochez au concept, si essayer, mourir, réessayer, mourir à nouveau, essayer encore une fois et enfin réussir ne vous effraie pas, alors, vous passerez un très grand moment vidéoludique tellement ce Dark Souls 3 aura été le point culminant d’une saga quasiment parfaite de bout en bout ! Ah, il sera désormais fort compliquer de passer a autre chose désormais…


Points Positifs :
- Le concept de la saga des Souls – Demon’s SoulsDark Souls et Bloodborne – pousser a son paroxysme dans ce qui est, tout simplement, le meilleur titre de la série ! Grandiose, par moment épique, d’une exigence rare, difficile mais pas impossible, si vous adhérer au concept, vous ne pouvez qu’être conquis par Dark Souls 3.
- Pour les vieux fans de la saga, les nombreux liens avec les volets précédents sont plus qu’évidents, particulièrement avec le premier épisode. Bien entendu, le scénario, superbe, est toujours aussi complexe et obscur, mais bon, en cherchant à droite et à gauche, on se souvenant de certains éléments des précédents volets, on finit par s’y retrouver…
- Si vous êtes un néophyte, il faut un certain temps pour se faire au style de jeu, aux commandes et a cette manière de jouer qui est aux antipodes de toute la production actuelle, et, je ne vous le cache pas, les premiers pas seront extrêmement difficiles. Cependant, une fois tout cela maitrisé, le plaisir est bel et bien au rendez vous et vous passerez un très grand moment devant ce Dark Souls 3.
- La satisfaction de battre un boss apparemment invincible, de finir un niveau oh combien ardu, de trouver le prochain feu de camp et de pouvoir sauver sa peau, bref, le chalenge est très dut mais le plaisir de la réussite n’en est que plus intense !
- Il est indéniable que Dark Souls 3 n’est pas aussi magnifique que The Witcher 3 ou Horizon Zero Dawn, cependant, certains décors sont magnifiques, certains niveaux méritent le coup d’œil, et puis, il y a ce coté grandiose que l’on ressent par moments, lorsque, perché au sommet d’une tour ou d’une saillie rocheuse, on admire le décor où il faudra plonger…
- Si la plupart des adversaires ne sont pas très originaux pour les adeptes d’Heroic Fantasy, les boss, eux, méritent le détour et sont, quasiment tous, magnifiques – et je ne parle que de leur apparence, pas de leur puissance qui vous fera pester bien des fois…
- Une bande originale tout bonnement somptueuse, surtout certains thèmes de boss qui resteront dans vos mémoires.

Points Négatifs :
- Il faut adhérer au concept de la saga et il est clair que ce genre de softs n’est décidément pas fait pour tout le monde. Certes, il n’est pas impossible a finir, mais bon, mourir a répétition face au moindre adversaire, devoir se retaper, encore et encore, la moitié d’un niveau avant de se faire massacrer en deux secondes par un boss, cela peut très rapidement lasser beaucoup de monde.
Dark Souls 3 est un jeu exigeant, difficile et, certes, pas impossible, mais certains passages, tout de même, a moins d’être un hardcore gamer, ils sont beaucoup trop durs…
- Certains bugs d’affichages par moments et une caméra qui nous en fera voir de toutes les couleurs lors de certains affrontements.

Ma note : 9,5/10