mercredi 24 juin 2020

I AM NOT YOUR NEGRO


I AM NOT YOUR NEGRO

À partir des textes de l'écrivain noir américain James Baldwin (1924-1987), le cinéaste Raoul Peck revisite les années sanglantes de lutte pour les droits civiques, à travers notamment les assassinats de Martin Luther King Jr., Medgar Evers et Malcolm X. Un éblouissant réquisitoire sur la question raciale.


I Am Not Your Negro
Réalisation : Raoul Peck
Narrateur : Joey Starr, Samuel L. Jackson
Production : Velvet Film
Genre : Documentaire
Titre en vo : I Am Not Your Negro
Pays d’origine : Etats-Unis, France, Belgique, Suisse
Chaîne d’origine : Arte
Diffusion d’origine : 03 février 2017
Langue d'origine : Anglais
Durée : 93 mn

Mon avis : Alors que, depuis quelques semaines, l’actualité aura remis sur le devant de la scène les questions raciales aux Etats-Unis suite a la mort tragique de George Floyd, le 25 mai dernier, ce fut, bien entendu, avec un certain intérêt que je me suis plonger dans le visionnage de I Am Not Your Negro, documentaire du sieur Raoul Peck, réalisateur haïtien de renom et qui jouit d’une belle renommée depuis sa sortie, en 2017. Il faut dire que celui-ci, ici, en s’inspirant d’un texte inachevé de James Baldwin, auteur nord-américain qui vécut une bonne partie de sa vie en France, nous offre, tout au long d’une heure et demi, un formidable rappel de ce que fut la lutte pour les droits civiques de la population noire américaine, quelles auront été ses figures de proues – Martin Luther King Jr., Medgar Evers et Malcolm X – cela, en mettant en parallèle la manière dont les noirs étaient traités, vus et perçus par les blancs tout en nous montrant le rêve américain typique avec ses héros, ses grandes figures et son mode de vie tant vanté mais, visiblement, pas destiné a tout le monde. Ainsi, une bonne partie de l’intérêt de ce documentaire repose sur tout le travail pour le moins judicieux de Raoul Peck qui alterne donc entre images d’archives d’une violence rare et parfois modernes – histoire de rappeler que les choses, si elles ont évoluées, n’ont guère changer – et des extraits de films, comédies musicales, publicités nettement plus… blanches, il faut le reconnaitre. Cependant, le plus intéressant, dans ce documentaire, c’est bien évidement les textes de James Baldwin, auteur d’une rare intelligence et dont les propos, d’une justesse remarquable, m’auront fasciné. Bref, vous l’avez compris, si vous vous intéressez à la problématique raciale aux Etats-Unis, alors, vous ne pouvez pas passer a coté de ce I Am Not Your Negro. Bien entendu, il existe par ailleurs d’autres documentaires plus complets, cependant, ne serais-ce que pour les textes de James Baldwin, le jeu en vaut la chandelle, et pas qu’un peu !


Points Positifs :
- Un excellent documentaire qui résume fort bien ce que fut la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis et qui nous rappelle quel est le sort de la population noire dans le pays de la liberté, un sort qui, malgré les décennies écoulées et même l’élection d’un président noir, Obama, n’aura guère évolué quand on y pense…
- I Am Not Your Negro est un documentaire tiré d’une œuvre inachevé de James Baldwin, auteur afro-américain fort talentueux et dont les textes, déclamés à l’écran, sont une pure merveille de justesse. Il faut dire que l’auteur était un individu d’une intelligence rare et que ses propos n’ont rien perdus de leur force, même aujourd’hui.
- Le parallèle établi entre les images d’archives ou modernes, souvent très violentes et, bien évidement, le fameux rêve américain avec ses héros hollywoodiens, ses stars, blanches bien entendu.
- Un Joey Starr plutôt sobre et inspiré qui nous lit, avec talent, les textes de James Baldwin.

Points Négatifs :
- Le plus grand défaut de I Am Not Your Negro, c’est qu’il est court, beaucoup trop court : sincèrement, uniquement une petite heure et demi, ce n’est pas beaucoup et c’est fort dommage selon moi tant le sujet méritait d’être davantage développé…

Ma note : 8/10

mardi 23 juin 2020

HOKUTO NO KEN – TOME 14


HOKUTO NO KEN – TOME 14

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Ken apprend de la bouche de Leia comment Shachi est devenu un monstre d’ambition après avoir appris le Hokuto, mais aussi que les trois Rashô, les hommes les plus forts du continent, sont des maîtres de cet art martial. Malgré son amour pour lui, la jeune femme demande donc à Ken de l’arrêter, même si le seul moyen pour cela serait de le tuer. Mais Ken lui demande de ne pas renoncer : il lui ramènera Shachi, vivant... Ce dernier, de son côté, se présente devant Han, le plus faible des trois Rashô qui dirigent le pays. Déguisé en loqueteux, il dit être venu lui offrir Lynn, mais Han détecte son aura de combattant et le démasque. Un court combat s’engage mais Shachi n’est vraiment pas à la hauteur. Pourtant, le jeune homme l’avait prévu et évite de se faire tuer grâce à une plaque en fer placée sous ses vêtements. Laissant Lynn aux mains du Rashô, Shachi s’enfuit alors, prédisant au dirigeant que la jeune fille amènera la mort sur lui. Han ne comprend pas mais n’a pas vraiment le temps de se poser des questions car Ken est déjà là. Le combat s’engage, et Han comme Kenshiro vont devoir dépasser leurs limites...


Hokuto no Ken – Tome 14
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.14
Parution en vo : 08 janvier 1988
Parution en vf : 07 octobre 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Finalement, nous sommes arrivés au bout de l’aventure et, avec ce quatorzième tome de la réédition de Hokuto no Ken, le cultissime manga du duo composé de Buronson pour le scénario et de Tetsuo Hara pour les dessins, les fans de Kenshiro pourront, enfin, faire leurs adieux a ce dernier, au Hokuto, a Lin, Bat mais aussi a cet univers post-apocalyptique d’une rare violence mais qui nous avait fait connaitre tant de protagonistes oh combien charismatiques – Rei, Toki, Raoh, Falco, Shachi et bien d’autres. Le problème, le gros problème même, c’est que, après un premier cycle qui flirtait avec la perfection et qui fit les heures de gloire du manga puis, un second nettement moins aboutie mais qui s’en sortait grâce a des protagonistes hauts en couleurs et des affrontements dantesques, la suite, elle, ne fut qu’une lente descente aux Enfers où l’on alternait entre quelques intrigues moyennes qui se laissaient lire et d’autres, nettement plus médiocres. Le sommet de cette médiocrité, bien entendu et, comme je le l’annonçais dans ma critique précédente, nous y parvenons donc dans cet ultime tome de la saga, un album qui nous démontre définitivement que si Hokuto no Ken ne s’était pas achever avec la mort de Raoh, a l’issu du premier cycle, au moins, cela aurait dut être le cas avec celle de Kaioh… Car bon, depuis, que pouvons nous tirer de cette suite qui se sera étirer inutilement ? L’intrigue avec le vieux roi mourant et ses trois fils ? Ma foi, oui, pourquoi pas même si cela reste moyen. Baran, ancien compagnon de route de Raoh – un de plus – mouais, à la rigueur même si cela sent ne déjà-vu. Mais le reste ? Le fils de Raoh ? Une idée mal maitrisée puisque non seulement le gamin ne servait à rien mais, en plus, Kenshiro aura finit par l’abandonner en court de route – le sang de Raoh lui montrera la voie ! L’énième retour de Bat et de Lin ? Ma foi, le plus mauvais arc narratif de la saga, un truc complètement ignoble, ridicule où le scénario part dans le grand guignolesque avec un Ken amnésique, un Bat qui se sacrifie par amour pour Lin et Kenshiro et, histoire d’enfoncer le clou, une résurrection complètement stupide qui nous amène a nous poser la question suivante : mais pourquoi, depuis le début du manga, Kenshiro – ou un autre – n’avaient jamais utiliser un tel pouvoir ? Je pense que bien des protagonistes auraient aimé en bénéficier, vous ne pensez pas ?! Bref, vous l’avez compris, comme je vous l’annonçais depuis longtemps, cet ultime volet de Hokuto no Ken est mauvais et nous prouve par de biens mauvais exemples que, bien souvent, il faut savoir achever une œuvre convenablement et que, la poursuivre inutilement ne peut que lui nuire… Bien entendu, malgré cette médiocrité pour le moins crasse et détestable, Hokuto no Ken restera comme étant un grand manga, indéniablement, un des meilleurs des années 80, hélas, les auteurs ne surent pas s’arrêter à temps et cette conclusion, tellement pathétique, aura finit par gâcher une bonne partie de l’impression finale que l’on pouvait se faire sur cette œuvre. Cela est fort dommage car bon, Hokuto no Ken aurait mérité une conclusion à la hauteur et, en aucun cas, une telle bouse !


Points Positifs :
- La conclusion de l’arc narratif sur le vieux roi mourant et ses trois fils qui souhaitent lui succéder reste plus ou moins acceptable. De même, l’intrigue consacrée à Baran, ancien élève de Raoh, se laisse lire même si elle sent le déjà-vu.
- Pour ce qui est des dessins, bien entendu, Tetsuo Hara, malgré son style assez particulier, livre une prestation fidèle à sa réputation, c’est-à-dire, excellente. Sur ce point, au moins, on ne peut pas critiquer le manga.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- Si l’on notait une baisse qualitative du manga depuis quelques tomes, ici, nous nageons allègrement avec une médiocrité tellement crasse qu’elle en devient navrante, y compris pour les fans. Il était franchement temps que tout cela prenne fin !
- Le dernier arc narratif, avec le retour de Bat et de Lin, est tout bonnement le plus mauvais du manga. Il faut dire que, dans celui-ci, c’est un grand n’importe quoi avec une Lin et un Ken amnésiques, un Bat qui finit par se sacrifier et mourir pour ses deux compagnons, un Ken qui le ressuscite de manière inexplicable… bref, du grand guignolesque !
- Si Kenshiro pouvait ressusciter les morts, pourquoi ne l’a-t-il pas fait auparavant ? Je suis sur que tout un tas de ses anciens compagnons d’armes l’auraient souhaité…
- Comme on s’en doutait, le fils de Raoh n’aura servit à rien. Histoire d’enfoncer le clou, Ken l’abandonne comme un malpropre !
- La preuve évidente que, a force de tirer sur la corde, on finit par faire n’importe quoi. Bref, Hokuto no Ken aurait dut s’achever bien avant…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 5/10

HOKUTO NO KEN – TOME 13


HOKUTO NO KEN – TOME 13

A la fin du vingtième siècle, une guerre atomique ravagea la terre entière et la civilisation comme on la connaissait a entièrement disparu. Les survivants forment maintenant des villages centrés autour des puits, l’eau potable, la nourriture et l’essence étant devenus ce qui est rare et chère dans ce nouveau monde dévasté. Le décor n’est plus que ruines de l’ancien monde et déserts arides où rien ne semble devoir repousser. La loi du plus fort a donc refait surface et des bandes organisées tuent et volent les honnêtes gens, les faibles et les sans défense. Ken apprend de la bouche de Leia comment Shachi est devenu un monstre d’ambition après avoir appris le Hokuto, mais aussi que les trois Rashô, les hommes les plus forts du continent, sont des maîtres de cet art martial. Malgré son amour pour lui, la jeune femme demande donc à Ken de l’arrêter, même si le seul moyen pour cela serait de le tuer. Mais Ken lui demande de ne pas renoncer : il lui ramènera Shachi, vivant... Ce dernier, de son côté, se présente devant Han, le plus faible des trois Rashô qui dirigent le pays. Déguisé en loqueteux, il dit être venu lui offrir Lynn, mais Han détecte son aura de combattant et le démasque. Un court combat s’engage mais Shachi n’est vraiment pas à la hauteur. Pourtant, le jeune homme l’avait prévu et évite de se faire tuer grâce à une plaque en fer placée sous ses vêtements. Laissant Lynn aux mains du Rashô, Shachi s’enfuit alors, prédisant au dirigeant que la jeune fille amènera la mort sur lui. Han ne comprend pas mais n’a pas vraiment le temps de se poser des questions car Ken est déjà là. Le combat s’engage, et Han comme Kenshiro vont devoir dépasser leurs limites...


Hokuto no Ken – Tome 13
Scénariste : Buronson
Dessinateur : Tetsuo Hara
Genre : Shônen
Type d'ouvrage : Arts-Martiaux, Post-Apocalyptique
Titre en vo : Hokuto no Ken vol.13
Parution en vo : 08 janvier 1988
Parution en vf : 07 octobre 2015
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Kazé Manga
Nombre de pages : 368

Mon avis : Dois-je encore vous le dire ? Oui, dois-je encore vous rappeler, pour la énième fois, que Hokuto no Ken, le cultissime manga du duo composé de Buronson pour le scénario et de Tetsuo Hara pour les dessins aurait dut s’achever avec la mort du puissant et charismatique Raoh, point d’orgue absolu d’un premier cycle tout simplement proche de la perfection et que, en toute sincérité, le second, lui, est des années lumières, qualitativement parlant, de son prédécesseur ? Non, je pense que c’était inutile mais bon, que voulez vous, comment aurais-je put ne pas revenir, une fois de plus, sur ce bien triste constat. Cependant, je ne rappellerais pas, ici, tout ce qui m’aura déplu dans ce second cycle de Hokuto no Ken, un arc narratif avec de bons moments – je ne le nie pas – de très bons protagonistes – c’est un fait – mais bourré de trop de défauts pour satisfaire totalement les fans. Le souci, car il y en a un, énorme au demeurant, c’est que la suite, elle, fut… comment dire… encore pire, car oui, aussi incroyable que cela puisse paraitre, il y en eut une et alors que les auteurs avaient l’occasion, pour la seconde fois, d’en finir avec les aventures de Kenshiro, comme on peut le voir dans le premier quart de cet album qui marque la fin du combat entre notre héros et Kaioh, combat oh combien spectaculaire et qui s’achève, comme d’habitude, avec tout ce petit monde qui pleure et regrette ses actes tout juste avant de mourir, Buronson et Hara décidèrent, alors que nous n’avions strictement rien demander, de poursuivre le manga ! Une décision catastrophique ? Oui, c’est une évidence car bon, comment dire… ce fils de Raoh sortit de nulle part et que notre héros prend sous son aile, franchement, on s’en moque un peu, de même que cette histoire d’ancien sous-fifre devenu calife a la place du calife et qui exploite, jusqu’à la mort, de pauvres bougres dans son exploitation agricole. On passera rapidement sur cette intrigue pas intéressante pour un sou pour retrouver, un peu – mais un tout petit peu – le sourire avec une autre histoire de royaume montagnard où un monarque mourant se désespère de la lutte de succession à venir entre ses trois fils. Cela tombe bien, Ken – et le fils de Raoh qui ne sert à rien – passait par la et va lui filler un coup de main. Bref, vous l’avez compris, nous sommes loin, très loin même des heures de gloire de la série et, au vu de ces mini-arcs narratifs sans grand intérêt, même le second cycle, pourtant loin d’être parfait, apparait pétrit de qualités, c’est pour dire ! Fort heureusement, nous approchons à grand pas de la fin, le problème, c’est que celle-ci verra la qualité du manga plonger encore davantage dans la médiocrité, comme si, a force d’étirer, encore et encore leur création, les auteurs de Hokuto no Ken nous ferraient boire le calice jusqu’à la lie…


Points Positifs :
- Je l’ai bien critiqué ce second cycle de Hokuto no Ken, ce, à juste raison, cependant, sa conclusion est, sans être géniale, acceptable et, au moins, ici, nous avions encore un Kenshiro opposé a des adversaires puissants et charismatiques, ce qui ne sera plus le cas par la suite. Bref, un final correct pour un cycle loin d’être parfait mais dont on pouvait encore en tirer quelque chose.
- L’intrigue avec le royaume où le roi, mourant, demande de l’aide à Kenshiro en raison de ses problèmes de successions n’est pas exceptionnelle mais se laisse lire…
- Pour ce qui est des dessins, Tetsuo Hara, malgré son style assez particulier, livre une prestation fidèle à sa réputation, c’est-à-dire, excellente. Sur ce point, au moins, on ne peut pas critiquer le manga.
- Bien entendu, si vous avez plus de 40 ans et avez connu les années 80 et la diffusion de Ken le Survivant à la télévision, alors, vous serez nettement plus réceptif à ce manga.
- Cette réédition par les éditions Kazé est plutôt bonne dans l’ensemble, surtout si on la compare avec les anciennes, bien moins respectueuses du matériel originel.

Points Négatifs :
- Pour la seconde fois, Buronson et Hara tenaient une occasion d’achever leur manga, or, ils n’en firent rien et la suite ne viendra que confirmer que, a force d’étirer, encore et encore, leur création inutilement, celle-ci tombera dans une médiocrité pour le moins crasse qui nous fera regretter les heures de gloire de la saga…
- Kaioh, le grand méchant de la mort qui tue, le mec complètement insensible et sans pitié envers ses adversaires qui meurt, la larme à l’œil, dans les bras de Hyoh… Mouais, un grand bof !
- Les explications quand aux pouvoirs du Hokuto originel sont, pour le moins, ridicules.
- Mais c’est quoi ce fils de Raoh sortit de nulle part !?
- Kenshiro est tellement puissant qu’il n’a plus, désormais, d’adversaires a sa mesure. Alors, a quoi bon !?
- Une espèce de troisième cycle pour le moins bancal et qui débute par une intrigue tellement médiocre – l’ancien sous-fifre de Raoh, devenu grand manitou local – qu’elle en devient navrante pour les auteurs qui semblent, ici, naviguer totalement a vu. Au passage, la suite, avec le souverain mourant, est plus intéressante mais est loin de marquer les esprits, loin de là…
- Bien entendu, Hokuto no Ken est un manga d’une violence rare et assez particulier, ce qui ne plaira pas à tout le monde.

Ma note : 6/10

21 GRAMMES


21 GRAMMES

Vivant un mariage sans amour avec Mary, Paul, professeur de mathématiques, est en attente d’une greffe de cœur. Mariée et mère de deux petites filles, Cristina, ex-junkie, mène une existence heureuse et paisible auprès de son mari Michael. À peine sorti de prison où il a trouvé la foi, Jack, gangster repenti, veut reconstruire son foyer et venir en aide aux jeunes délinquants. Un terrible accident va réunir ces trois personnes et les changer à jamais. Elles vont s'affronter, se haïr et s'aimer.


21 Grammes
Réalisation : Alejandro González Iñárritu
Scénario : Guillermo Arriaga
Musique : Gustavo Santaolalla
Production : This Is That Productions
Genre : Drame
Titre en vo : 21 Grams
Pays d'origine : Etats-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 26 décembre 2003
Durée : 124 mn

Casting :
Sean Penn : Paul Rivers
Benicio del Toro : Jack Jordan
Naomi Watts : Cristina Peck
Charlotte Gainsbourg : Mary Rivers, la femme de Paul
Melissa Leo : Marianne Jordan, la femme de Jack
Catherine Dent : Ana
Danny Huston : Michael Peck, le mari de Cristina
Eddie Marsan : le révérend John
Clea DuVall : Claudia, la sœur de Cristina
Jerry Chipman : le père de Cristina
Tony Vaughn : Al, l'employeur de Jack au golf
John Rubinstein : le gynécologue
Annie Corley : Trish
Denis O'Hare : le docteur Rothberg

Mon avis : Ce fut par le biais de l’excellent Babel que je fis, il y a bien des années, la connaissance avec Alejandro González Iñárritu, réalisateur mexicain oh combien talentueux et qui, par la suite et le visionnage de ses autres œuvres, ne fit que confirmer tout le bien que je pensais de lui – un des meilleurs exemples étant, bien entendu, Amour Chiennes. Mais pour en revenir à Babel, œuvre atypique – c'est-à-dire, complètement en dehors des sentiers battus des canons hollywoodiens – avec ses multiples destins croisés de protagonistes, aux quatre coins du monde, sans rapport apparent entre eux et que l’on suivait tout le long de l’intrigue, avant que, finalement, un point de convergence ne vienne expliquer le pourquoi du comment de tous ces destins croisés, disons que ce film n’était que le dernier d’une trilogie débutée par Amour Chiennes, donc, et poursuivi par le long métrage qui nous préoccupe aujourd’hui, 21 Grammes… Pourtant, la toute première fois que j’avais visionné ce film, j’avais faillis regretter mon choix ! Bien entendu, ce n’était pas comme si je n’étais pas en terrain inconnu – Babel oblige – mais pour être tout a fait franc, la première partie de cette œuvre me laissa dans un état de stupeur flagrant au point que, a un moment donné, après une succession de diverses scènes sans liens apparents entre elles et dans le désordre le plus total, je levais la main, d’un air interrogateur et en plein désarroi… D’ailleurs, j’en étais à me demander si le réalisateur mexicain, dans un instant de folie furieuse, n’avait pas pris son scénario, découpé le tout et, au montage, remonter tout cela dans le plus parfait désordre – pour la petite histoire, David Bowie, a une époque, faisait parfois cela pour écrire certaines chansons – tellement j’avais du mal à comprendre l’intrigue et où il voulait en venir. Car, et vous l’avez compris, 21 Grammes est un véritable puzzle où les très nombreuses scènes, le plus souvent courtes, s’enchainent les unes après les autres, sans aucune logique apparente – insistons bien sur le terme apparent – et dans un superbe désordre chronologique. Du coup, forcement, difficile de s’accrocher sans faire des efforts, surtout que, il faut bien l’avouer, on n’y comprend pas grand-chose au début lors d’un premier visionnage. Forcement, pour cela, un état de concentration extrême est requis, de même, il faut aimer se prendre la tête devant un film ce qui, tout de suite, doit éliminer pas mal de spectateurs mais bon, ceci est un tout autre problème. Et donc, tandis que certains auront vite abandonné la partie pour retourner a Secret Story, je me suis accrocher, je me suis battu et puis, tout simplement – car le film est ainsi – petit a petit, les pièces de cet indicible puzzle se mettent en place, on commence à comprendre qui a fait quoi et avec qui et surtout, quand, et la, tel Newton regardant une pomme tomber, l’illumination nous vient, notre esprit littéralement perdu jusque la s’éclaire subitement et ces simples mots s’échappent de nos lèvres : « ah ouais ! ». Et bah oui, on commence à voir où ce diable d’Alejandro González Iñárritu veut en venir, l’intrigue, subitement, devint claire comme une eau de roche et les tenants et les aboutissements ne sont plus un secret mystérieux enfouis dans le cerveau du réalisateur. Et sincèrement, arrivé à ce moment précis du film, je ne peux que dire : « génial », tout bonnement. Car oui, Iñárritu m’aura fait baver mais que ce fut bon car tout le plaisir, en dehors d’une histoire, touchante, dramatique et finalement sans grand espoir pour ses protagonistes, toute pleine de rédemption avortée, d’espoirs déçus, de drames horribles et d’acteurs que l’on ne peut que qualifier, tout bonnement, d’inspirés, que ce soit Sean Penn, Benicio Del Toro, Naomi Watts et même Charlotte Gainsbourg, bref, tout le plaisir repose surtout sur la compréhension, que dis-je, la résolution de ce fameux puzzle, lorsqu’enfin, toutes les pièces sont mises bout et a bout et que l’on se dit, finalement : « ah oui, c’est pour ça qu’a un moment, il y avait ça… et qu’après etc. ». Et franchement, a ce moment là, on ne peut que reconnaître que Alejandro González Iñárritu est tout de même un sacré bon réalisateur et que ce 21 Grammes – est ce le poids de notre âme – est un excellent film, que dis-je, une pure merveille !


Points Positifs :
- Une fois de plus, Alejandro González Iñárritu fait preuve de tout son talent et nous livre une œuvre que l’on peut qualifié d’excellente. Certes, elle est difficile d’accès, particulièrement au début, cependant, pour peu que l’on s’accroche, pour peu que l’on soit réceptif à ce genre de films où il faut réfléchir, alors, on passera un superbe moment de cinéma.
- Indéniablement, 21 Grammes est porté par un trio d’acteurs exceptionnel : Sean Penn, Benicio Del Toro et Naomi Watts sont tout bonnement excellents. Quand à Charlotte Gainsbourg, si elle marque moins les esprits, c’est tout simplement en raison de son rôle, moins important.
- Comme il est de coutume dans les premiers films de Iñárritu, nous avons droit a plusieurs intrigues qui semblent, a priori, ne rien avoir les unes avec les autres, ce, jusqu’au moment où l’on se rend compte que celles-ci sont bien évidement liées entre elles.
- Une œuvre assez triste, qui nous amène a réfléchir sur le sens de la vie, de la mort, etc.

Points Négatifs :
- Comme cela avait déjà été le cas avec Amour Chiennes, 21 Grammes est une œuvre qui n’est absolument pas faite pour le grand public, ce, pour de multiples raisons qui, accessoirement, en font sa force et tout son intérêt. Un film pour un certain public cultivé ? Quelque part, et c’est malheureux à dire, oui…

Ma note : 8,5/10

MARCELLA – SAISON 3


MARCELLA – SAISON 3

Quelques mois après les dramatiques événements qui l’ont laissé sur le carreau, Marcella réapparait à Belfast. Ayant pris une autre identité, elle se fait appeler, désormais, Keira, et fréquente, en mission d’infiltration, une famille de criminels, les Maguire. Cependant, Marcella a-t-elle embrassé sa nouvelle identité au point de laisser derrière elle la femme qu’elle était auparavant ? Sa quête de vérité va la mettre en danger, alors que son ancienne vie menace de la rattraper…


Marcella – Saison 3
Réalisation : Charles Martin, Jonathan Teplitzky
Scénario : Hans Rosenfeldt
Musique : Lorne Balfe
Production : Netflix
Genre : Policier
Titre en vo : Marcella – Season 3
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 14 juin 2020
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 46 minutes

Casting :
Anna Friel : Marcella Backland
Ray Panthaki : Inspecteur Rav Sangha
Amanda Burton : Katherine Maguire
Hugo Speer : Frank Young
Aaron McCusker : Finn Maguire
Martin McCann : Bobby Barrett
Kelly Gough : Stacey Maguire Barrett
Michael Colgan : Rory Maguire
Laurence Kinlan : Jack Healy
Valerie Lilley : Megan Healy
Eugene O'Hare : Detective Eddie Lyons

Mon avis : C’était il y a de cela deux ans que j’avais fait la connaissance de Marcella, énième série policière britannique qui, a priori, n’avait rien de bien original en soit si ce n’est que son créateur n’était autre qu’un certain Hans Rosenfeldt, réalisateur suédois de son état et auteur de Bron, série suédoise, donc, et qui m’avait franchement enthousiasmer en son temps. Bon, disons-le tout de suite, qualitativement parlant, nous étions un ton en-dessous, cependant, malgré ma nette préférence pour les aventures de la loufoque Saga Norén, Marcella – l’héroïne, pas la série – possédait un potentiel certain en tant que protagoniste également pas toute seule dans sa tête et, ma foi, cette première saison, sans être inoubliable, avait été acceptable à mes yeux. Avec la seconde, déjà, les choses étaient nettement moins abouties et tout un tas de défauts, certains plus importants que d’autres, faisaient que j’avais moins accroché, quand au final, ma foi, s’il laissait ouvert la possibilité d’une suite, disons que, quelque part, il aurait été judicieux que la série s’arrête ici – avec la mort de l’héroïne, ma foi, pourquoi pas ? Et donc, il y a quelques jours, la troisième saison de Marcella a donc fait son retour sur Netflix, cela, je ne m’en cache pas, sans que j’en attende monts et merveilles, ce qui, accessoirement, fut une bonne chose… En effet, inutile de tourner autour du pot plus longtemps : je n’ai guère été emballé par cette troisième saison de Marcella. Oh, certes, l’héroïne reste intéressante en tant que telle même si le coté dérangé, au bout d’un moment, on finit par s’en lasser. De même, j’ai plutôt apprécié cette délocalisation de l’intrigue du coté de Belfast et il en va de même de cette fameuse famille Maguire, une sacrée bande de truands tenus d’une main de fer par une matriarche implacable et dont tout ses membres se détestent cordialement. Le souci, c’est que, s’il y a de bonnes idées dans cette troisième saison, si certains protagonistes sont réussis, l’ensemble ne fonctionne guère ou très peu : pour ce qui est de la logique, trop d’incohérences gâchent l’ensemble tout au long des huit épisodes, ensuite, il y a le cas Marcella qui nous la joue en infiltration… mouais, bof, tout le monde semble la reconnaitre sauf les principaux intéressés et puis bon, a force de péter un câble sans arrêt, on se demande comment cette famille, impitoyable envers ses propres membres, lui fait confiance jusqu’à la fin !? Bref, vous l’avez compris, je n’ai guère apprécié cette troisième saison de Marcella et le visionnage de celle-ci m’a amplement conforté dans le fait que la série aurait dut s’achever auparavant. Certes, tout n’est pas mauvais, loin de là, mais franchement, trop de défauts on fait que j’ai eu l’impression, par moments, de perdre mon temps. Dommage, je l’aimais bien Marcella au début mais le pire, oui, le pire, c’est que rien ne nous dit qu’il n’y ait pas une quatrième saison !


Points Positifs :
- Marcella, de plus en plus cintré – et, désormais, blonde – continue à porter, quasiment a elle toute seule, tout l’intérêt de la série.
- La famille Maguire fut une belle réussite : voilà donc une belle bande de criminels qui se méfient de tout le monde, qui se détestent cordialement et qui sont capables de tout. Certes, un peu trop much mais bon, pourquoi pas !?
- La délocalisation à Belfast fut une bonne chose, cela nous change un peu…
- Pour ce qui est des acteurs, il n’y a rien à redire. Nos amis britanniques savent, bien évidement, y faire.
- Les amateurs du genre y trouveront probablement leur compte, s’ils ne sont pas trop regardants sur le scénario, bien entendu.

Points Négatifs :
- Oui, on sait que Marcella en a sacrément bavée, oui, on sait qu’elle est dérangée, mais bon, au bout d’un moment, trop c’est trop !
- Beaucoup trop d’incohérences tout au long de la saison font que l’on a bien du mal a accrocher a un scénario qui part un peu dans tous les sens et qui manque de logique par moments.
- Les Maguire se méfient de tout le monde, même des leurs, mais Marcella, reconnue par tout un tas de protagonistes, n’est découverte qu’a la toute fin de la saison. Hum !?
- Un final franchement bâclé où tout le monde tue tout le monde. Mouais, ridicule…

Ma note : 6/10