mercredi 21 novembre 2018

BLOODLINE – SAISON 2


BLOODLINE – SAISON 2

Les Rayburn sont des gens comme vous et moi : un hôtel prospère sur une île paradisiaque, une réputation à toute épreuve, une fratrie unie... à première vue, ils ont tout de la famille idéale. Oui mais voilà, les apparences sont parfois trompeuses et personne n’échappe à sa part d’ombre. Après la mort de Danny, Meg apprend que son père a caché un secret à la famille pendant des années. Une voix du passé, elle, menace les plans de John qui voudrait coincer Wayne Lowry.


Bloodline – Saison 2
Réalisation : Todd A. Kessler, Glenn Kessler, Daniel Zelman
Scénario : Todd A. Kessler, Glenn Kessler, Daniel Zelman
Musique : Ruth Barrett
Production : KZK Productions, Sony Pictures Television
Genre : Thriller, Drame
Titre en vo : Bloodline – Saison 2
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 27 mai 2016
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 10 x 58 minutes

Casting :
Kyle Chandler : John Rayburn
Ben Mendelsohn : Danny Rayburn
Linda Cardellini : Meg Rayburn
Norbert Leo Butz : Kevin Rayburn
Jacinda Barrett : Diana Rayburn
Jamie McShane : Eric O'Bannon
Enrique Murciano : Marco Diaz
Sissy Spacek : Sally Rayburn
Katie Finneran : Belle Rayburn
John Leguizamo : Ozzy Delvecchio
Andrea Riseborough : Evangeline Radosevich
Owen Teague : Nolan Rayburn
David Zayas : le Sheriff Aguirre
Chloë Sevigny : Chelsea O'Bannon
Brandon Larracuente : Ben Rayburn
Taylor Rouviere : Jane Rayburn
Sam Shepard : Robert Rayburn
Steven Pasquale : Alec Wolos
Michael Beasley : Little Jack
Indigo : Gwen Girard
Randy Gonzalez : Manny
Claire Bronson : Dr Andrea Weston
Julie Claire : Susannah Chaffe
Cindy Karr : Susie Widmark
Jeremy Palko : Nicholas Widmark
Frank Hoyt Taylor : Lenny Potts
Eliezer Castro : Carlos Meijia
Julie Upton : Karen Rourke
Gino Vento : Rafi Quintana
Glenn Morshower : Wayne Lowry
Edson Jean : Aaron Davis
Chaz Mena : Vicente Cruz
Bill Kelly : Clay Grunwald

Mon avis : J’avais conclu ma critique de la première saison de Bloodline en me demandant ce que deviendrait cette série sans la présence de Danny Rayburn, le fameux mouton noir du clan Rayburn et tête d’affiche incontestable d’une première saison haute en couleur, a défaut, il faut le reconnaitre, d’être un chef d’œuvre absolu – trop de petits défauts l’empêchant… Ce questionnement, oh combien logique, se justifiait pour deux raisons : pour le charisme indéniable du fameux Danny, bien sur, mais aussi et surtout parce que, avec ce final oh combien dramatique, Bloodline aurait gagné à s’achever de la sorte, aucune suite n’étant, il faut le reconnaitre, nécessaire. Mais bon, malgré ces considérations, la suite existant – et il y a même une troisième saison – quid, donc, de celle-ci ? Eh bien ma foi, disons que l’on n’était pas loin de la catastrophe industrielle majeure, tout bonnement ! Il faut dire qu’une bonne moitié de cette seconde saison a de quoi nous laisser dubitatif : scénaristiquement, c’est un peu facile de nous pondre un fils caché pour Danny, les nouveaux protagonistes n’apportent pas grand-chose d’intéressant a l’ensemble et pour ce qui est de l’intrigue, s’il y a bien quelques passages réussis, on n’échappe pas a des longueurs pour le moins agaçantes. Fort heureusement, une fois passé la moitié de la saison, le niveau remonte largement d’un cran, du coup, alors que je n’attendais plus grand-chose de cette suite de Bloodline, l’intrigue se réveille et devient captivante, on est happé par quelques coups de théâtres inattendues et, en toute franchise, par moments, certaines oppositions entre les protagonistes sont tout bonnement passionnantes – je pense, bien entendu, au face a face entre John Rayburn et Marco Diaz, un des grands moments de cette seconde saison ! Bref, même si nous restons bien loin de la qualité de la première saison de Bloodline, cette suite, malgré un départ bien maussade, sauve les meubles par une seconde partie haute en couleur. Certes, je persiste a dire que cette série aurait mieux fait de s’en tenir a ses treize premiers épisodes, mais bon, vu comment les choses étaient parties, au final, on se dit que cela aurait put être pire. Pas de quoi pavoiser, bien sur, surtout que, désormais, il est difficile de ne pas être dubitatif quand a ce que donnera la troisième saison qui, ma foi, n’a franchement pas bonne presse dans les critiques que j’ai put lire a son sujet…


Points Positifs :
- Une seconde partie de saison qui sauve les meubles avec tout un tas de coups de théâtre et quelques scènes qui marquent les esprits – l’opposition entre John Rayburn et Marco Diaz, le sort de ce dernier lors de l’ultime épisode, les nombreux et justifiés reproches faits à John. Pas de quoi sauter au plafond, certes, mais bon…
- Danny n’étant quasiment plus là – en dehors de quelques flashbacks et autres apparitions – c’est donc John Rayburn qui brille de mille feux au cours de cette seconde saison, mais bon, Marco Diaz, qui prend de l’importance au cours de ces dix nouveaux épisodes, mérite également le détour.
- Pour ce qui est des acteurs, il n’y a rien à redire, le casting étant toujours aussi bon.
- Les fans de Ben Mendelsohn – Danny – se délecteront de ses quelques rares apparitions…

Points Négatifs :
- La confirmation que Bloodline aurait mieux fait de s’en tenir à une seule et unique saison, bref, de s’achever avec la mort de Danny : si cela avait été le cas, on aurait eu droit à une excellente série, hélas…
- Bloodline sans Ben Mendelsohn – qui apparait dans des flashbacks – ce n’est plus vraiment la même chose.
- La première moitié de saison est catastrophique par moments : il faut dire qu’il ne s’y passe pas grand-chose, que, scénaristiquement, c’est pauvre et que l’ensemble souffre de grosses longueurs.
- Une grande partie des nouveaux protagonistes n’apportent pas grand-chose à l’intrigue, le pire, étant, de mon point de vu, Ozzy Delvecchio, aussi charismatique qu’une huitre et tout simplement insupportable !

Ma note : 6,5/10

dimanche 18 novembre 2018

SAGA – TOME 9


SAGA – TOME 9

La perte de leur second enfant a été un choc pour Alana, Marko et l'apparition d'une vision fantomatique de leur futur enfant n'a pas arrangé les choses. Malgré ce drame, les choses semblent s'arranger pour tout le monde (ou presque) : Pétrichor et Prince Robot sont devenus inséparables, Alana et Marko sont plus soudés que jamais autour de leur nouveau projet, tandis qu'Hazel et Écuyer apprennent lentement mais difficilement à se connaître. De son côté, Le Testament est devenu l'esclave d'Ianthe qui souhaite à tout prix nuire à la famille d'Hazel... La menace approche et tous ne s'en sortiront pas indemne...


Saga – Tome 9
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Fiona Staples
Encrage : Fiona Staples
Couleurs : Fiona Staples
Couverture : Fiona Staples
Genre : Science-Fiction, Space Fantasy
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Saga – Vol 9
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 02 octobre 2018
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 16 novembre 2018
Nombre de pages : 132

Liste des épisodes
Saga 49-54

Mon avis : Depuis que, fin 2013, j’ai eu le bonheur de découvrir Saga, œuvre de Brian K. Vaughan au scénario et de Fiona Staples aux dessins, ce comics est devenue, tout simplement, mon préféré depuis lors et, alors que nous abordons aujourd’hui le neuvième volume de la série, sortit il y a tout juste deux jours dans nos vertes contrées, je n’ai pas changer d’avis quand a ce que je pense de celui-ci, j’irais même plus loin, ce neuvième tome de Saga confirme non seulement tout le bien que l’on pouvait penser de cette BD jusqu’à alors mais va même plus loin, il la sublime ! Car oui, si Saga – avec quelques autres – aura littéralement révolutionné le genre comics depuis quelques années, s’il aura apporter un coup de fraicheur indéniable au space-opéra et si, depuis ses débuts, il n’aura connu aucun sans fautes, ce dernier album, avant une longue pause d’une année de la part des deux auteurs – qu’est ce que cela va être long d’attendre – aura, une fois de plus confirmer qu’avec cette série, il fallait s’attendre a tout, absolument a tout, et ne serais-ce que pour ce final oh combien dramatique qui en aura choquer plus d’un – et j’en fais parti – comment ne pas rendre à César ce qui lui appartient et donc, au sieur Vaughan, la reconnaissance de son immense talent scénaristique ! Car oui – et les illustrations de cet article ne cachent rien – dans le final de ce neuvième tome de Saga, nous allons faire nos adieux a deux des protagonistes majeurs de la série et si la mort du Prince Robot IV était déjà un choc en soit, celle de Marko, un des héros de l’histoire, tout aussi inattendue, m’aura laisser sur le cul ! Oh certes, depuis les débuts de la série, raconter par Hazel, on se doutait bien que cette dernière, adulte, aura connu bien des drames dans sa vie et que la survivance de ses parents n’était pas vraiment acquise, mais de là a que je m’imagine que son père perde la vie aussi précocement… sincèrement, chapeau bas a Brian K. Vaughan pour son coup de théâtre, chapeau bas pour ce neuvième tome tout simplement parfait de bout en bout et qui restera longtemps, très longtemps dans les mémoires, aussi triste fut-il… Vous l’avez compris, avec Saga, nous flirtons allègrement, quasiment a chaque fois, avec la perfection et ce neuvième volume nous l’aura confirmé de fort belle manière. A présent, je me demande bien ce que donnera la suite, ce que sera la suite sans deux de ses protagonistes majeurs, mais, comme je l’ai dit, il faudra être patient, très patient même, mais quoi qu’il en soit, s’il y a une chose dont je suis sur, c’est que je ne serais pas déçu lorsque le moment sera venu !


Points Positifs :
- Un neuvième tome tout simplement grandiose et qui, bien entendu, vaut énormément pour son final oh combien dramatique et totalement inattendu. Scénaristiquement, Brian K. Vaughan a, une fois de plus, réaliser un coup de maitre et si, au fil des pages, on se doutait bien qu’il allait se passer quelque chose de terrible, ce double décès de deux des protagonistes majeurs était totalement inattendu !
- Fichtre ! Vaughan ose, en quelques pages, se débarrasser de deux des protagonistes les plus importants de la série : Marko et le Prince Robot IV ! Terriblement choquant, totalement inattendu, ces deux morts ne laisseront pas les lecteurs indifférents…
- Forcément, au vu de ces deux décès et des événements qui ont eu lieu dans ce neuvième tome, on n’a qu’une seule hâte : découvrir ce qu’il adviendra de la série désormais, surtout que bien des choses seront différentes, même s’il faudra patienter longtemps pour cela.
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a strictement rien à redire : Fiona Staples livre une prestation fidèle a ce qu’elle nous a habitué jusqu’à alors, c’est-à-dire, tout simplement parfaite !
- Une couverture magnifique et, quand on pense au final, tellement triste…

Points Négatifs :
- Il nous faut faire nos adieux à Marko et au Prince Robot IV, et ça, ce n’est pas évidant…
- Une attente de plus d’un an avant de connaitre la suite, que cela va être long, mais long !

Ma note : 9/10

samedi 17 novembre 2018

LE CYCLE DES ÉPÉES


LE CYCLE DES ÉPÉES

Le barbu Fafhrd est un guerrier nordique particulièrement puissant avec une arme à la main. Le Souricier Gris est un bretteur plus élancé et plus vif. Tout deux se sont déjà rencontrés par le passé, et s’allient cette fois dans la ville de Lankhmar, pour attaquer les membres de la guilde des assassins afin de leur substituer leur butin. Après un combat peu difficile, les deux hommes passent la soirée ensemble. En compagnie de sa dulcinée Vlana, Fafhrd suit le Souricier Gris chez lui, où se trouve Ivrian, une princesse à qui il a volé le cœur. Le vin coule à flot ce soir là, et les réserves s’épuisent vite. Les hommes laissent donc leurs dames afin de se ravitailler à la taverne du coin. Pendant ce temps, Vlana raconte à Ivrian qu’elle souhaite se venger de la guilde des assassins qui a tué nombre des siens. Au retour des hommes, la princesse ordonne à son amant d’accompagner Fafhrd dans la quête de vengeance de Vlana. Les deux guerriers se lancent donc dans cette folle entreprise, totalement éméchés. Cette soirée marque un tournant décisif et le début d’une longue collaboration entre les deux bretteurs…


Le Cycle des Épées
Scénario : Howard Chaykin
Dessins : Mike Mignola
Encrage : Al Williamson
Couleurs : Sherilyn Van Valkenburgh
Couverture : Mike Mignola
Genre : Fantasy
Editeur : Dark Horse Comics
Titre en vo : Fafhrd and the Gray Mouser
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 14 mars 2007
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 01 août 2007
Nombre de pages : 190

Liste des épisodes
Fafhrd and the Gray Mouser 1-7

Mon avis : Je dois reconnaitre que ce fut par le plus grand des hasards que je suis tombé, il y a quelques temps, sur cette adaptation BD de l’un des cycles d’Heroic Fantasy les plus connus et les plus importants de la seconde moitié du vingtième siècle, Le Cycle des Epées de Fritz Leiber. Une curiosité ? Plus que cela car ce qui m’avait, particulièrement, attiré, c’est que cet album était mis en image par le grand et original Mike Mignola, le père d’un certain Hellboy, série oh combien présente ces derniers mois sur ce blog… Du coup, curieux que j’étais de voir ce que pouvait donner cette adaptation de l’œuvre de Leiber par Mignola, je m’étais dit que le jeu pouvait en valoir la chandelle et, ma foi, sans n’avoir jamais lu ce fameux Cycle des Epées – il faudrait bien que je le fasse un jour – j’étais plutôt motiver pour me plonger dans ce fameux monde de Newhon, quant au résultat final, disons que je n’ai pas été déçu, même si tout est loin d’être parfait, loin de là… Bon, disons le tout de suite, pour ce qui est des dessins, il n’y a pas grand-chose à redire : c’est du Mignola des débuts, c’est-à-dire, déjà très bon, au style déjà affirmer même si l’on reste encore loin de ce qu’il fera par la suite dans Hellboy. Pour ce qui est du scénario en lui-même, je suis un peu plus partagé : dans l’ensemble, c’est assez bon et même si toutes les histoires ne se valent pas, qualitativement parlant, cela reste de bonne qualité, après, je pense qu’il est préférable d’être un fan de l’œuvre originale pour apprécier au mieux cette bande dessinée, le néophyte pouvant être rapidement paumé. Bref, sans être génial et encore moins inoubliable, Le Cycle des Epées ravira sans nul doute deux sortes de publics : les fans de Mignola et ceux de l’œuvre originale – qui, pour certains, peuvent être les mêmes. Les autres, eux, risqueront d’être un peu dubitatifs quand a cette mini-série mais bon, il se pourrait, malgré tout, que celle-ci leur donne envie de découvrir les romans de Leiber ?! Après tout, cela reste une bonne entrée en matière pour découvrir le monde de Newhon et cette fameuse citée de Lankhmar…


Points Positifs :
- Les adaptations d’œuvres littéraires a succès sont rarement de grandes réussites, or, dans le cas présent, force est de constater que ce Cycle des Epées par les sieurs Chaykin et Mignola est plutôt bon et mérite le détour.
- Les fans de Mignola seront ravis de découvrir celui-ci dans une de ses productions pré-Hellboy et même si, pour ce qui est des dessins, l’artiste fera beaucoup mieux par la suite, le talent était déjà là, indéniablement.
- Les fans de l’œuvre de Leiber apprécieront sans doute de retrouver l’univers et les personnes de celui-ci en bande dessinée.
- Scénaristiquement, Howard Chaykin a fait un assez bon travail.

Points Négatifs :
- Une adaptation davantage destinée aux fans de Mignola ou de Fritz Leiber, les néophytes, eux, risquant de ne pas vraiment accrocher.
- Si certaines histoires sont très réussies, toutes ne se valent pas et on alterne, au long de cet album, entre le très bon et le franchement bof…

Ma note : 7,5/10

jeudi 15 novembre 2018

HISTORIA SPÉCIAL 44 – SPARTE CONTRE ATHÈNES, LA GUERRE DU PÉLOPONNÈSE


HISTORIA SPÉCIAL 44 – SPARTE CONTRE ATHÈNES, LA GUERRE DU PÉLOPONNÈSE
Novembre/Décembre 2018

Sparte contre Athènes – La Guerre du Péloponnèse
Edito : L’invincible – La Superbe
I – Sparte
- Carte : La Ligue du Péloponnèse
- Le domaine des hommes et des dieux
- Des institutions en ordre de bataille
- Des soldats et des principes
- Des hommes comme les autres !
- Les dieux luttent au premier rang
- Vers le meilleur des mondes
- Gloire et mort aux Thermopyles
- L’interminable duel des guerres du Péloponnèse
- La voix de l’Oracle de Delphes
II – Athènes
- Carte : La Ligue de Délos
- Une cité au faite de sa puissance
- Athènes, le berceau de la démocratie
- Périclès, le citoyen de l’âge d’or
- Alcibiade le scandaleux
- La naissance des intellectuels
- Souvent écartelée, parfois adulées
- Au nom des dieux et de la ruse
- Des héros qui font le grand ménage
- Un empire gagné (et perdu) sur les mers
- Des tueurs-nés
L’invité du spécial : Jonathan Dumont
Bibliographie

Mon avis : Depuis quelques années, le magazine Historia possède visiblement un partenariat avec Ubisoft puisque, lors de chaque sorti d’un énième épisode de la saga vidéoludique qu’est Assassin’s Creed, nous avons droit a un numéro en rapport avec la période historique abordée dans le soft. Curieusement, ou pas, je n’avais jamais eu l’occasion de me procurer un de ces fameux numéros, probablement parce que ces derniers ne m’intéressaient guère, ce, jusqu’à aujourd’hui… Ainsi, alors que, le mois dernier, sortait un certain Assassin's Creed Odyssey dont l’action avait lieue en pleine Grèce antique, plus précisément a l’époque de la Guerre du Péloponnèse, Historia Spécial nous proposait ce numéro, consacré, vous l’avez compris, a l’un des plus célèbres conflits du monde antique. Un des plus célèbres, certes, mais pas forcément le plus abordé dans la presse spécialisée, il faut le reconnaitre, du coup, vous pouvez imaginer mon intérêt vis-à-vis de ce numéro et, ma foi, force est de constater que je n’ai pas été déçu par son contenu. Ainsi, que vous soyez un spécialiste du monde grec ancien ou un parfait néophyte, vous ne serez pas déçus : dans le premier cas, vous constaterez avec plaisir que ce dossier – ou plutôt, double dossier vu que le magazine est divisée en deux parties distinctes, une pour Sparte, une pour Athènes – est très complet et fort plaisant a la lecture, dans le deuxième cas, eh bien, disons qu’après lecture de la chose, vous aurez appris tellement de choses au sujet de cette fameuse Guerre du Péloponnèse mais également au sujet du monde grec de l’époque que vous deviendrez incollables, ou presque, sur le sujet ! Bref, un bon numéro de Historia Spécial qui ravira les amateurs de la Grèce antique mais aussi, les fans de Assassin’s Creed qui auront ainsi l’occasion d’en apprendre davantage sur l’univers proposé par le dernier volet de la saga !


Points Positifs :
- Un excellent numéro sur ce qui fut un des plus importants conflits de l’antiquité grecque, cette fameuse Guerre du Péloponnèse. Très complet, fort instructif, souvent passionnant et assez bien écrit, il ravira à la fois les amateurs comme les néophytes.
- L’idée d’avoir diviser le magazine en deux – avec deux couvertures – est plutôt une réussite : d’un coté, Sparte et la Ligue du Péloponnèse, de l’autre, Athènes et la Ligue de Délos. Ainsi, le lecteur aura une vision d’ensemble des deux camps, mais aussi de leur manière de vivre, leurs croyances, leurs gouvernements respectifs, etc.
- Une revue qui permettra aux fans du dernier volet de la saga Assassin’s Creed de parfaire leur connaissance sur la Grèce antique.
- Même si bon nombre d’illustrations sont issues de chez Ubisoft, elles ne sont pas désagréables et illustrent plutôt bien le dossier.

Points Négatifs :
- Il manque peut-être une conclusion à ce double dossier : quid des conséquences de ce conflit long et meurtrier ? Certes, on a compris qu’Athènes perd la guerre et une bonne partie de sa puissance, mais a plus long terme, cela entrainera la montée en puissance de la Macédoine sur le monde grec et cela n’est pas abordé…
- Les non joueurs se moqueront comme de leur première chemise de l’interview de l’un des concepteurs de Assassin's Creed Odyssey.

Ma note : 7,5/10

mercredi 14 novembre 2018

LE CODEX MERLIN – CELTIKA


LE CODEX MERLIN – CELTIKA

Des siècles avant sa rencontre avec Arthur, Merlin voyage à travers le monde, immortel et éternellement jeune, à la recherche du savoir. Il se lie d'amitié avec le héros grec Jason et l'accompagne dans sa quête de la Toison d'or. Une décision qui lui coûtera cher... Quelques centaines d'années plus tard, Merlin entend parler d'un navire perdu dans un lac gelé du Nord et d'où jaillit une longue plainte. Il découvre qu'il s'agit de l'Argo, le vaisseau de Jason, où gît l'âme du héros pleurant ses fils volés par l'enchanteresse Médée. Merlin décide de retrouver les fils de Jason. C'est ainsi qu'il aborde pour la première fois l'île qui deviendra l'Angleterre.


Le Codex Merlin – Celtika
Auteur : Robert Holdstock
Type d'ouvrage : Fantasy, Mythologie
Première Parution : 14 janvier 2002
Edition Poche : 17 avril 2005
Titre en vo : The Merlin Codex – Celtika
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : anglais
Traduction : Thierry Arson
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 544

Mon avis : Superbe, tout simplement ! Telle fut ma première réaction lorsque j’ai lu Celtika il y a quelques années et mon opinion ne se modifia pas d’un iota lors de cette nouvelle relecture, d’ailleurs, sur ce point, comment ne pas saluer le travail de Robert Holdstock devant ce que je ne peux que nommer comme étant une belle réussite. Oui, il fallait avoir une sacrée dose de courage pour mélanger des personnages, des mythes, aux antipodes les uns des autres, mais il fallait également posséder une bonne dose de talent : a ma droite, Merlin, tout bonnement le fameux magicien, issu des légendes bretonnes, du cycle arthurien et figure d’une certaine fantasy – celle du vieux sorcier a longue barbe grisonnante – et que l’on ne présente plus ; a ma gauche, Jason, chef des Argonautes, celui-là même qui, a bord de l’Argos, s’en est allé en Colchide a la recherche de la Toison d’or, l’une des grandes figures – lui aussi – des mythes grecs, accessoirement, pas le même lieu que Merlin, et bien plus tôt. Ce qui est clair quand on présente les choses ainsi, c’est que l’on ne peut se demander ce que ces deux personnages peuvent avoir en commun, et, en toute franchise, la première réponse qui nous vient a l’esprit est : rien. Pourtant, Robert Holdstock, ce lien, il va le trouver, ou plutôt, l’inventer. Ainsi, l’auteur va réinventer le mythe de Merlin, lui modifiant ses origines – même si celles-ci demeurent obscures – faisant de lui un être beaucoup plus ancien – ne dit-il pas qu’il est vieux de plus de dix mille ans – mais permettant ainsi a celui-ci d’avoir participé au fameux voyage des Argonautes en Colchide. Ainsi, par un procédé finalement pas très compliqué à mettre en place, nous avons la une histoire originale, des liens établis entre Merlin et Jason qui apparaissent finalement crédibles et la promesse d’une bonne intrigue, ce qui, en plus, sera le cas. En effet, en débutant son histoire dans les terres enneigés de Finlande, Robert Holdstock entraine Merlin sur les bords d’un mystérieux lac afin que celui-ci rende la vie a son ancien compagnon d’armes, le fameux Jason, mort depuis sept cent ans et engloutis dans ce lac gelé avec son navire, l’Argo. La raison de ce retour a la vie ? Merlin a finalement appris que les fils de son ami n’ont pas été tués par leur mère, la cruelle Médée, et qu’ils ont été envoyés dans le futur, plus précisément a l’époque où débute Celtika. Ainsi se pose donc le synopsis de base de ce premier tome, où Jason, Merlin et les nouveaux Argonautes – une chamane finnoise entichée de Merlin, un roi celte originaire de ce qui sera un jour la Grande Bretagne (et qui prendra de plus en plus d’importance) et ses compagnons, un dace et son cheval, un crétois forcement spécialiste des labyrinthes, une guerrière scythe, un hibernian qui se perd tout le temps dans les passages sous le monde et deux jeunes garçons se présentant comme les fils d’un Dieu, Lug – partent en quête des fils de perdus de Jason, toujours a bord de l’Argo, reconstruit pour l’occasion et cette fois si sous la houlette d’une divinité finnoise, d’une déesse des terres gelées, la cruelle et terrible Mielikki. Et ce qui pourrait ressembler a un simple exercice de style, une banale quête dans l’Europe de l’antiquité de ce transformer en un roman tout bonnement superbe, tant par le fond que par la forme, et sur ce point – certes, je me répètes mais tant pis – comment ne pas saluer une fois de plus tout le travail, mais aussi les idées de Robert Holdstock. Ainsi, que cela soit par son synopsis, son intrigue captivante au possible, ses protagonistes forcement hauts en couleurs, mais aussi et surtout, les divers coups de théâtre, les relations entre personnages ainsi que la multitudes de lieux traversés – cela débute dans le grand nord finlandais, se poursuit du coté des iles britanniques puis de la Gaule, la Germanie, l’Europe centrale et ses fleuves avant de s’achever en Grèce, a Delphes avec avant, un petit passage par le monde souterrain – mais aussi et surtout, le nombre de cultures différentes qui nous sont présentés – certes, beaucoup de celtes (mais de différentes tribus) mais aussi grecs, finnois, voir même orientaux – le lecteur ne peut que s’émerveiller devant ce formidable assemblage réaliser de main de maitre, cette belle invitation au voyage dans notre antique Europe, celle des Dieux et des légendes, celle de tants de peuples différents de par les croyances, les coutumes et l’apparence et pourtant si proches a la fois. Une époque finalement peu abordée, du moins, uniquement en temps normal du coté grec et qui nous permet d’en apprendre énormément sur les divers peuples, leurs coutumes et surtout sur leurs légendes. Bien sur, Celtika n’est que le premier tome d’un cycle qui en comportera trois, et, bien évidement, a l’issu de ce premier volume, énormément de questions resterons en suspens. Forcement, afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte a ceux qui seraient tenter de se lancer dans ce Codex de Merlin, je ne dévoilerais pas le scénario, cependant, je me contenterais de signaler que ce Merlin, tout a fois immensément vieux, n’en reste pas moins jeune et vous surprendra de moult façons, si différent qu’il est de l’image que l’on a de lui, que Jason, lui aussi, ne vous laissera pas indifférents, que des personnages comme Niiv et Urtha marquent les mémoires et que les mystères – relatifs aux origines de Merlin, de Médée, au monde en général – sont suffisamment nombreux mais aussi, plutôt bien trouvés. Bref, selon moi, Celtika est un superbe ovni dans la littérature fantastique actuelle, un beau patchwork où se mêlent peuples et légendes bien différents, superbement bien écrit, intelligent de surcroit et qui donne franchement envie d’en savoir un peu plus sur tous ces peuples, et leurs croyances, qui ont vécus a l’antiquité en Europe, bref, une belle réussite de Robert Holdstock.


Points Positifs :
- Mêler deux légendes aussi connues et aussi différentes que celle de Jason et les Argonautes, d’une part, et celle de Merlin de l’autre, était une gageure, or, non seulement Robert Holdstock y parvient de fort belle manière mais, qui plus est, en le faisant par un procédé crédible et inventif qui s’avère être une belle réussite.
- Un Merlin tellement différent du vieux magicien que tout le monde connait qu’il en devient presque un personnage totalement neuf. Il faut dire que celui-ci, a la fois vieux et jeune, loin de la figure du mythe arthurien, mérite le détour.
- Peut-être la fiction crée sur le personnage de Merlin la plus originale depuis… une éternité !?
- Une flopée de personnages secondaires qui méritent le détour : ainsi, entre Urtha, Niiv, les nouveaux Argonautes, Médée, les fils de Jason, il y a vraiment de quoi faire.
- Mythes grecs, celtes, finnois… un sacré travail de la part de Robert Holdstock, surtout que, historiquement parlant, l’auteur n’a pas chômé – voir la Grande Expédition sur le Sanctuaire de Delphes par les celtes qui eut bel et bien lieu en – 279 av JC.

Points Négatifs :
- Les protagonistes secondaires sont tellement nombreux et possèdent quasiment tous des noms tellement compliqués qu’il est, par moments, difficile de ne pas s’y perdre et de se souvenir de tout le monde…
- Un récit exigeant, complexe, qui risque de rebuter un certain public plus amateurs d’œuvres de fantasy plus simples d’accès ; il faut dire que le style de Robert Holdstock ne fut jamais destiné au grand public.

Ma note : 8/10