vendredi 24 août 2018

L'ABOMINATION DE DUNWICH


L'ABOMINATION DE DUNWICH

Parce qu'un de leurs ancêtres s'est approprié un secret que les humains ne doivent pas connaître, ou parce qu'il a mis un jour un passage vers un ailleurs indicible, certaines familles subissent le joug d'une malédiction, de génération en génération, il en est ainsi à Dunwich, petit village isolé du Massachusetts, de la famille Whateley, dont le dernier-né, Wilbur, grandit si vite qu'il paraît adulte à dix ans. Car le mystère sur sa terrible naissance reste entier... Mais, parfois, ce sont des lieux que possède une horreur ancestrale, tels l'atroce cité sans nom ou encore le prieuré d'Exham, hanté par d'effroyables rats.


L'Abomination de Dunwich
Auteur : H. P. Lovecraft
Type d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première Parution : 1921 – 1937
Edition Poche : 11 août 2003
Titre en vo : The Dunwich Horror
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jacques Papy, Simone Lamblin, Yves Rivières
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 252

Liste des Nouvelles :
L'Abomination de Dunwich
Je suis d’ailleurs
Les Rats dans les Murs
Le Modèle de Pickman
La Musique d’Erich Zann
Arthur Jermyn
Le Molosse
La Cité sans nom
La Maison Maudite

Mon avis : Après Le Mythe de Cthulhu et Le Cauchemar d’Innsmouth, j’aborde aujourd’hui un autre recueil de nouvelles du maitre de l’horreur, le génial HP Lovecraft, L’Abomination de Dunwich. Bon, disons le tout de suite, une fois de plus, la nouvelle qui donne son titre a l’ouvrage fait non seulement parti des plus connues du reclus de Providence mais, surtout, est la meilleure du lot. Certes, cela ne signifie nullement que le reste est inintéressant, rien de plus faux là-dedans, mais bon, il est évident que L’Abomination de Dunwich avec cet inquiétant Wilbur Whateley, sombre rejeton d’une singulière famille issu d’un trou paumé du Massachusetts, est sans nul doute le moment le plus moment de l’ouvrage. Cependant, comme je l’ai précédemment, d’autres nouvelles méritent elles aussi le détour dans ce recueil et, entre Je suis d’ailleurs, Les Rats dans les Murs, Le Modèle de Pickman, La Musique d’Erich Zann et Arthur Jermyn, force est de constater que nous tenons là quelques belles petites perles horrifiques comme Lovecraft en avait le secret. Bref, nous avons ici principalement des nouvelles qui sont peut-être moins marquées Mythe de Cthulhu, cependant, cela n’est pas forcément un mal, bien au contraire, surtout quand on voit le résultat final qui franchement, est très bon même si, il faut le reconnaitre, nous sommes loin, tout de même, des chefs d’œuvres absolus que Lovecraft put écrire en d’autres occasions…


Points Positifs :
- Les nouvelles présentes dans cet ouvrage sont plus typées horreur que celles, plus tardives, tenant plus du fantastique avec toute la cosmologie des Grands Anciens et autres divinités extraterrestres comme Cthulhu. Cependant, cette compilation – qui ne dénote pas avec les autres productions de Lovecraft – n’en reste pas moins excellente et nous entraine dans des sommets d’une horreur indicible.
- L’Abomination de Dunwich bien sur, une des nouvelles les plus connues du reclus de Providence.
- Je suis d’ailleurs, Les Rats dans les Murs, Le Modèle de Pickman, La Musique d’Erich Zann, Arthur Jermyn, La Maison Maudite… Certes, certaines nouvelles sont meilleures que d’autres mais dans l’ensemble, c’est du tout bon !

Points Négatifs :
- Malgré un ensemble de qualité, force est de constater qu’il manque des titres incontournables dans cet ouvrage. Mais bon, c’est normal : Lovecraft n’a pas non plus écrit que des chefs d’œuvres absolus !
- J’ai toujours trouvé la mort de Wilbur Whateley un peu idiote : tué par un chien, franchement, bof…

Ma note : 8/10

jeudi 23 août 2018

ALL-NEW THOR – TOME 3


ALL-NEW THOR – TOME 3

La guerre qui ravage les Dix Royaumes se poursuit et la nouvelle Ligue des Royaumes doit désormais faire face à Malekith et ses alliés. Pourtant, la plus grande menace pour Thor pourrait bien venir de l'empire Shi’ar, dont les puissantes divinités attendent impatiemment de la défier. Découvrez également les origines secrètes du marteau mythique Mjolnir.


All-New Thor – Tome 3
Scénario : Jason Aaron
Dessins : Russel Dauterman, Frazer Irving, Steve Epting, Valerio Schiti
Encrage : Russel Dauterman, Frazer Irving, Steve Epting, Valerio Schiti
Couleurs : Matthew Wilson
Couverture : Russel Dauterman
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : The Mighty Thor – Vol. 3
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 août 2017
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 04 juillet 2018
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
The Mighty Thor 13-19

Mon avis : Unique série de chez la Maison des Idées que je suis depuis que celle-ci m’a littéralement dégouté de leurs productions en pertes de vitesse et d’une médiocrité indicible, les aventures de la nouvelle Thor, c’est-à-dire, Jane Foster, pour ceux qui ne le sauraient pas encore, sont toujours aussi plaisantes et nous démontrent fort bien que même si Marvel est a des années lumières de ce qu’il fut jadis, tout n’est pas a jeter. Alors certes, on pourrait pointer du doigt, une fois de plus, Panini qui a décidé de renommer la saga en All-New Thor au moment où celle-ci était devenue, outre-Atlantique, The Mighty Thor mais comme cela n’a strictement rien à voir avec le contenu de cet album, passons aux choses sérieuses, c’est-à-dire, la suite des aventures de Jane Foster en Déesse du Tonnerre ! Bon, disons le tout de suite : c’est toujours aussi bon ! Car sans être un chef d’œuvre absolu n’y même tenir la comparaison avec bon nombre de titres de chez Image et d’autres éditeurs du même genre, The Mighty Thor est sans nul doute une des meilleures surprises de chez Marvel de ses dernières années : un changement de sexe pour une des figures principales de l’univers Marvel auquel personne ne croyait et qui fonctionne a merveille, un auteur, Jason Aaron, inspiré, imaginatif et qui ne cesse de nous surprendre, sans oublier, bien sur, une partie graphique assurée par Russel Dauterman et qui, est tout bonnement parfaite. Bref, c’est frais, c’est captivant, c’est original par moments et sans atteindre des sommets narratifs et malgré quelques petits défauts, ici et là, chaque épisode est un pur régal, même quand on ne s’y attend plus. Ainsi, prenons ce troisième tome un poil plus épais que son prédécesseur et qui nous entraine, en compagnie de Jane Foster/Thor, dans un conflit divin face aux dieux des Shi’ar, a un face a face inattendu et grandiose avec le Phénix – avec, au passage, une petite apparition de Quentin Quire – sans oublier, en ouverture, une mission pour la Ligue des Royaumes qui lorgne allègrement du coté de la Fantasy pure et dure. Bref, c’est bon, très bon même et mon seul regret, au vu de l’actualité venu d’outre-Atlantique, c’est qu’a terme, tout cela doive prendre fin…


Points Positifs :
- Une énième confirmation que l’idée de faire de Thor une femme fut une des meilleures, si ce n’est la meilleure – voir la seule – que les têtes pensantes de chez Marvel ont eu ces dernières années. Ainsi, dans la lignée des albums précédents, The Mighty Thor est toujours aussi plaisant à lire !
- Thor face aux dieux Shi’ar : au départ, on trouve la chose plutôt singulière mais au final, l’idée est plutôt pas mal, surtout pour ce qui est des rapports entre les divinités et leurs croyants.
- Les deux épisodes avec la Ligue des Royaumes, pour son coté Fantasy assumé.
- L’opposition entre Jane Foster et le Phénix… avec, au passage, une petite apparition de Quentin Quire.
- Fichtre, on a même droit aux origines de Mjolnir !
- Pour ce qui est des dessins, Russel Dauterman livre une fois de plus une prestation a la hauteur de ce qu’il nous a habitués jusqu’ici, c’est-à-dire très bonne. Mais il n’est pas seul et les fans de Steve Epting seront ravis de le voir officier sur deux épisodes.

Points Négatifs :
- L’ancien Thor – enfin, Odinson comme il se fait appeler désormais – dont l’apparition tombe un peu comme un cheveu dans la soupe.
- Le fils de Gladiator : déjà que le père n’a jamais fait parti de mes personnages préférés, bien au contraire, mais alors, son rejeton, quelle tête a claques !
- Une fois de plus, on se demande pourquoi Panini a changé le nom de la série qui, de The Mighty Thor est devenu All-New Thor ? Mais bon, ce n’est pas la première fois que les marchands de sandwich nous étonnent par la négative…

Ma note : 7,5/10

mercredi 22 août 2018

PARANOID


PARANOID      

Angela Benton, médecin généraliste apprécié de la ville de Woodmere, est poignardée à mort dans une aire de jeux locale. L'enquête est confiée à une équipe de détectives de la police locale et se compose de la detective sergeant Nina Suresh, des detective constables Bobby Day et Alec Wayfield, et de leur supérieur le detective inspector Michael Niles. Leur première piste les amène à suspecter une personne souffrant de troubles mentaux, Jacob Appley, suivi par le psychiatre Chris Crowley. Lorsqu'Appley est retrouvé mort, son frère, Henry est convaincu que Jacob n'était pas responsable de ce meurtre, et qu'il a été piégé par un ou plusieurs inconnus. Pendant ce temps, un homme non identifié, surnommé « le détective fantôme », transmet à l'équipe des informations et des indices qui permettraient d'identifier le tueur d'Angela. Au fil de l'enquête, l'équipe découvre que la mort de cette dernière pourrait être liée à son ex-compagnon, Ruben Lukana. Lorsque celui-ci est retrouvé mort, le corps retourné dans sa piscine, l'équipe sollicite l'assistance de la police de Düsseldorf…


Paranoid
Réalisation : Bill Gallagher
Scénario : Mark Tonderai, Kenny Glennan, John Duthie
Musique : Ben Onono
Production : Red Production Company
Genre : Policier
Titre en vo : Paranoid
Pays d’origine : Royaume-Uni, Allemagne
Chaîne d’origine : ITV
Diffusion d’origine : 22 septembre 2016 – 10 novembre 2016
Langue d'origine : anglais, allemand
Nombre d’épisodes : 8 x 45 minutes

Casting :
Indira Varma : Nina Suresh, detective sergeant de la police de Woodmere
Robert Glenister : Bobby Day, detective constable de la police de Woodmere
Dino Fetscher : Alec Wayfield, detective constable de la police de Woodmere
Neil Stuke : Michael Niles, détective de la police de Woodmere
Christiane Paul : Linda Felber, détective de la police de Düsseldorf
Lesley Sharp : Lucy Cannonbury, témoin principal du meurtre d'Angela Benton
Michael Maloney : Chris Crowley, psychiatre
Kevin Doyle : le détective fantôme
Dominik Tiefenthaler : Walti Merian, détective de la police de Düsseldorf
Polly Walker : Monica Wayfield, mère d'Alec Wayfield
Anjli Mohindra : Megan Eaux, constable de la police de Woodmere
Danny Huston : Nick Waingrow, directeur de la société pharmaceutique Rustin Wade
Jason Done : Dennis, petit-ami de Nina Suresh
Jean Duttine : Eric Benton, Angela Benton père
Shobna Gulati : docteur Parcival, médecin de Bobby Day
Wiliam Cendres : Henry Appley, frère de Jacob Appley
Ayda Field : Sheri, petite-amie de Ruben Lukana
Nikol Kollars : Marquito Olivo, mère du fils de Ruben Lukana
Emma Bispham : Angela Benton, victime de meurtre
Daniel Drewes : Cedric Felber, mari de Linda Felber
Isabella Pappas : Sadie Waingrow, fille de Nick Waingrow

Mon avis : Une série policière britannique, ma foi, pourquoi pas !? Car bon, comment dire, malgré le fait que les séries soient plutôt nombreuses sur ce blog, je dois reconnaitre que le genre thriller se fait plutôt rare… au point même que, au moment où j’écris cette critique, je me demande si Paranoid n’est pas la première du genre – d’origine britannique – dans Le Journal de Feanor ?! Rien d’important, certes, mais bon, je tenais tout de même à le souligner. Mais au fait, quid, donc, de cette mini-série de huit épisodes ? Aura-t-elle valut le coup, restera-t-elle dans les annales ? Bon, il faut reconnaitre que non même si, au final, je l’aurais trouvé plutôt sympathique et plaisante à regarder. Déjà, il y a Indira Varma que j’avais découverte il y a longtemps dans la première saison de la série Rome : campant un personnage assez drôle – même en quelques occasions agaçantes – l’actrice est le premier point positif de cette série. Ensuite, il y a l’intrigue en elle-même : démarrant comme une simple et banale enquête policière au sujet d’un meurtre a priori sans raisons, le spectateur, au fil des épisodes, va découvrir – comme notre trio d’enquêteurs – que tout cela cache un sombre complot international où une grosse entreprise pharmaceutique et mêlée. Certains pourront trouver cela un poil exagéré mais après tout, pourquoi pas ? Ce n’est pas comme si ces fameux labos et autres grosses entreprises avaient les mains tout a fait propre, n’est ce pas ? Ajoutons a cela une belle petite flopée d’acteurs plutôt bons dans l’ensemble – petite mention spéciale a Robert Glenister qui interprète un enquêteur vieillissant et touchant – une certaine dose d’humour et une intrigue franchement captivante et on obtient au final une série qui, ma foi, pourra plaire aux amateurs du genre, enfin, ceux qui n’ont rien contre un peu de légèreté… Alors certes, tout n’est pas parfait, mais bon, malgré ses défauts, Paranoid se regarde plutôt bien et entre quelques protagonistes hauts en couleurs, une intrigue qui nous tient par moments en haleine et une thématique d’ensemble fort appropriée selon moi, pourquoi bouder son plaisir et passer a coté de cette fort sympathique mini-série ?


Points Positifs :
- Une mini-série très plaisante et qui, après un démarrage que l’on peut qualifier de banal – un meurtre, une enquête – va rapidement prendre des proportions inattendues avec cette puissante entreprise pharmaceutique qui cache énormément de zones d’ombres.
- Pour ce qui est des acteurs, nous sommes bien servis, que ce soit pour ce qui est du casting britannique, allemand ou américain. Bien évidement, j’aurai retrouvé avec plaisir Indira Varma mais celui qui crève indéniablement l’écran est sans conteste Robert Glenister, ce, dans un rôle assez touchant.
- Une certaine dose d’humour plutôt bienvenue par moments.
- Même les sentimentaux seront aux anges avec une petite histoire d’amour entre deux des protagonistes principaux.

Points Négatifs :
- Bon, il ne faut pas se leurrer non plus : Paranoid n’est pas le truc de l’année et souffre d’un certain classicisme propre au genre. Ainsi, certains protagonistes sont un peu trop stéréotypés et on n’échappe pas à quelques longueurs vers le milieu de la saison.
- Certaines révélations sont un peu trop prévisibles : ainsi, on devine qui est un des coupables dès qu’il fait son apparition – il faut dire qu’il a une salle tête !
- Je l’ai bien aimé Indira Varma dans cette série et elle est plutôt drôle, mais, par moments, un chouia agaçante…

Ma note : 7,5/10

mardi 21 août 2018

LE CAUCHEMAR D'INNSMOUTH


LE CAUCHEMAR D'INNSMOUTH

Innsmouth... C'est le hasard qui m'y conduisit, durant cet été où je fêtais ma majorité en parcourant la Nouvelle-Angleterre. Je voulais me rendre à Arkham, mais le prix du billet de train me fit hésiter. C'est alors que l'employé des chemins de fer me parla de ce vieil autobus, que presque personne n'empruntait. Parce qu'il passait par Innsmouth... Mais pourquoi les gens évitaient-ils cet ancien port de pêche, comme si ses habitants avaient la peste ? Après cette horrible nuit que je passai là-bas, je compris. Je réussis pourtant à m'échapper, de justesse. Était-ce vraiment une chance ? J'ignorais alors que le cauchemar ne faisait que commencer...


Le Cauchemar d'Innsmouth
Auteur : H. P. Lovecraft
Type d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première Parution : 1923 – 1935
Edition Poche : 23 septembre 2002
Titre en vo : The Shadow over Innsmouth
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Jacques Papy, Simone Lamblin, Yves Rivières
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 252

Liste des Nouvelles :
Le Cauchemar d'Innsmouth
La Maison de la Sorcière
Celui qui hantait les Ténèbres
Air Froid
L’Indicible
Le Monstre sur le Seuil

Mon avis : Comme cela avait été le cas dans Le Mythe de Cthulhu, je poursuis mon cycle de lecture Lovecraft par un autre recueil de nouvelles, cette fois ci, sous le titre de celle qui est sans nul doute une des plus connues de l’auteur, je veux bien évidement parlé du Cauchemar d'Innsmouth. Il faut dire que cette dernière est presque une des toutes meilleures écrite par le reclus de Providence : pour sa longueur, un poil plus importante que d’habitude mais aussi et surtout pour cette fameuse Innsmouth, misérable ville décadente vivant en quasi-autarcie et dont les habitants, peu amènes envers les étrangers, en plus de posséder des traits pour le moins singuliers, semblent cacher de lourds secrets. Bref, une excellente nouvelle qui ouvre de fort belle manière cet ouvrage, surtout que la suite immédiate, La Maison de la Sorcière, si elle a été critiquée par bon nombre de spécialistes n’en reste pas moins l’une de mes préférées – ah, cette demeure aux angles singuliers, ces mathématiques qui servent à voyager dans l’espace et cette sorcière et son familier… du grand Lovecraft selon moi ! Pour ce qui est de la suite, par contre, on alterne entre le très bon, Le Monstre sur le Seuil, le bon, Air Froid – au demeurant plutôt original – et le moyen pour ce qui est de Celui qui hantait les Ténèbres et L’Indicible – d’ailleurs, pour ce qui est de ce dernier, je dois reconnaitre que cette nouvelle est l’une de celles que j’apprécie le moins… Au final, et comme cela avait déjà été le cas dans le recueil dont je vous avais parlé il y a quelques jours, Le Cauchemar d'Innsmouth est un ouvrage indispensable pour tout fan de Lovecraft qui se respecte ou pour ceux et celles qui souhaiteraient connaitre ses œuvres. Après, il y du très bon et du franchement moyen, mais bon, c’est un peu le souci avec les compilations de nouvelles…


Points Positifs :
- Bien évidement, Le Cauchemar d'Innsmouth, qui donne son titre à ce recueil, et qui est l’une des nouvelles les plus connues de Lovecraft, est le point d’orgue de cet ouvrage. Un récit diaboliquement efficace, captivant et puis, cette ville d’Innsmouth, ses habitants inquiétants et aux yeux globuleux, sans oublier, bien entendu, ce final inattendu.
- La Maison de la Sorcière, sans nul doute une des nouvelles du maitre qui m’avait le plus étonné la première fois que je l’avais lu : cette chambre aux angles singuliers, ces calculs mathématiques qui permettent de voyager dans l’espace et puis cette fameuse sorcière et son familier, ce rat au visage humain… Un pur régal !
- Le Monstre sur le Seuil est également une nouvelle plutôt réussie, ne serais-ce que pour cet être qui transfère son esprit de corps en corps.
- Air Froid pour cet étrange médecin qui a besoin de vivre a de basses températures et ce final parfaitement réussi !

Points Négatifs :
- Comme c’est souvent le cas dans les recueils de nouvelles – et dans le cas de Lovecraft, il est difficile de faire autrement pour ce qui est des publications – l’excellent côtoie le moyen, et justement, Celui qui hantait les Ténèbres, sans être mauvais, fait indéniablement partie de la seconde catégorie.
- Depuis la toute première fois que je l’ai lu, c’est-à-dire, en juillet 1995, je n’ai pas changé d’avis au sujet de L’Indicible, c’est-à-dire, que je considère cette nouvelle comme étant l’une des moins intéressantes de Lovecraft !

Ma note : 8/10

lundi 20 août 2018

L’HOMME TRUQUÉ


L’HOMME TRUQUÉ

27 mai 1918. Le lieutenant Jean Lebris est défiguré sur le Chemin des Dames. Il est alors kidnappé par une organisation de savants fous qui teste sur lui une machine expérimentale de vision électrique. A Paris, en janvier 1919, Marie Curie fonde l'institut du radium près du Panthéon où elle installe ses laboratoires et ses outils. La vocation de l'institut étant de soigner les victimes des armes nouvelles utilisées pendant la guerre. Au même moment, une légende urbaine terrorise la capitale. Il s'agit de l'Homme truqué, un individu apparemment doté d'une tête de fer qui s'introduit chez les particuliers. Pour éviter le chaos, Marie Curie et Léo Saint Clair le Nyctalope vont tenter de capturer ce surhomme...


L’Homme Truqué
Scénario : Serge Lehman
Dessins : Gess
Encrage : Gess
Couleurs : Gess
Couverture : Gess
Genre : Super-Héros
Editeur : Atalante
Titre en vo : L’Homme Truqué
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 21 mars 2013
Editeur français : Atalante
Date de parution : 21 mars 2013
Nombre de pages : 64

Liste des épisodes
L’Homme Truqué

Mon avis : Pourquoi, lorsque j’avais appris la sortie de L’Homme Truqué, j’avais ressenti un tel enthousiasme pour cette BD ? Tout simplement pour ses liens avec ce pur chef d’œuvre qu’est La Brigade Chimérique, bien entendu, ce qui ne pouvait être qu’une sacrée bonne nouvelle car si l’action ne se déroule pas à la même époque, c’est-à-dire, tout juste avant que n’éclate la Seconde Guerre Mondiale, les personnages, pour certains, sont les mêmes puisque nous sommes à la toute fin de Der des Der ! Vingt ans auparavant donc avant les événements que nous connaissons, une Marie Curie qui vient tout juste de rentrer du front, encore en vie, et qui s’apprête a accueillir les grand blessés du front dans son Institut du Radium, un Nyctalope dans la force de l’âge, plus fin, moins antipathique que celui auquel on était habitués et qui, au demeurant, est bigrement charismatique finalement et même, a un moment donné, une certaine Brigade qui fait une toute petite apparition (pas forcément utile, j’en conviens, mais bon, c’est pour les fans ultras de celle-ci). Et donc, avec cet Homme Truqué, Lehman et Gess, nous font replonger dans un univers tout bonnement prodigieux, un univers découvert avec La Brigade Chimérique, et que, en toute sincérité, je n’osais pas espérer retrouver. Mais vu que celle-ci avait plutôt bien marché et possédait son petit lot de fans, les éditions Atalante, par le biais de sa nouvelle collection fort justement intitulé L’Hypermonde, a décidé de revenir, par le biais de différents albums à paraitre dans les prochaines années, sur le passé de tout un tas de protagonistes entraperçues dans La Brigade Chimérique : cet Homme Truqué est un premier jet, le Nyctalope, forcément, eut droit à ses origines, quand aux autres, eh bien, disons que j’espère que d’autres albums suivront… Mais je parle, je parle, mais au fait, que vaut cet Homme Truqué ? Car bon, on a compris son lien avec un certain chef d’œuvre qu’il est inutile de nommer pour la énième fois mais celui-ci, justement, ne suffit pas pour faire d’un canasson un pur-sang, c’est bien connu ! Eh bien, comment dire, si, effectivement, il me parait évidant que L’Homme Truqué n’est pas un nouvel Ourasi en puissance, il n’en reste pas moins un cheval plutôt racé, a l’œil vif et qui se débrouille plutôt pas mal sur les champs de course ; bref, une métaphore idiote, j’en conviens, mais pour vous dire de façon imagée que oui, nous avons bel et bien là une bande dessinée qui mérite amplement le détour. Scénario toujours aussi efficace et qui ravira les amateurs, dessins qui collent, une fois de plus, parfaitement à l’ambiance générale de cet univers, nous ne pouvons que louer les qualités de cet Homme Truqué, tellement loin des productions habituelles et bien plus profond que celles-ci. Alors, bien entendu, cette BD plaira avant toute chose à tous ceux et celles qui auront apprécié La Brigade Chimérique, d’ailleurs, quelque part, elle leur est destinée, mais qu’importe, quand la qualité est au rendez-vous, il faut savoir le reconnaitre, et, ici, c’est indéniablement le cas. Quant à ceux qui ne connaitraient pas encore La Brigade Chimérique, je ne peux que leur conseiller qu’une seule chose : la découvrir au plus vite, car sincèrement, c’est probablement la bande dessinée la plus intéressante de ses dernières années. 


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver l’univers de La Brigade Chimérique, de l’approfondir, d’en savoir davantage le passé de certains des protagonistes les plus importants de cette œuvre – Marie Curie, le Nyctalope – et, au passage, de découvrir un protagoniste que l’on connaissait tout juste de nom, le fameux Homme Truqué.
- Si L’Homme Truqué n’est pas aussi charismatique que certains protagonistes de l’univers de La Brigade Chimérique, force est de constater que son passé, ses pouvoirs et ses débuts au cotés de Curie et du Nyctalope sont suffisamment intéressants pour captiver le lecteur.
- Plus axé sur une simple aventure avec un début et une fin, avec peu de protagonistes, cet Homme Truqué, plus simple d’accès, est plutôt plaisant.
- Le plaisir de retrouver un Nyctalope plus jeune et plus actif mais aussi une Marie Curie encore en vie.
- Pour ce qui est des dessins, il n’y a rien à redire, Gess livre une bonne prestation et si vous êtes fans de l’artiste, c’est un pur régal.

Points Négatifs :
- Pas aussi marquant, bien entendu, que La Brigade Chimérique.
- Dommage que l’identité de ceux qui ont récupérer le lieutenant Lebris après ses blessures et qui ont fait des expériences sur lui reste dans un certain flou : c’est des russes et on n’en sait pas plus…
- Il ne faut pas se leurrer, L’Homme Truqué est uniquement destiné a ceux et celles qui connaissent et ont apprécié La Brigade Chimérique. Les autres passeront tranquillement leur chemin.

Ma note : 8/10