mardi 21 septembre 2021

DUNE


DUNE
 
Dans un futur lointain de l'humanité, le duc Leto Atréides reçoit de l'Empereur le fief de la très profitable et très dangereuse planète désertique Arrakis. Également connue sous le nom de Dune, cette planète est la seule source de la substance la plus précieuse de l'Imperium, l’Épice, une drogue qui prolonge la vie humaine, immunise contre les poisons et procure des facultés mentales surhumaines. L’Épice rend notamment possible la navigation interstellaire, base de toute l'économie impériale. Bien que Leto sache que cette opportunité est un piège complexe tendu par ses ennemis, il emmène avec lui sa concubine Bene Gesserit, dame Jessica, son jeune fils et héritier Paul et ses soldats les plus fiables sur Arrakis. Leto prend le contrôle de l'extraction d’Épice, rendue périlleuse par la présence de vers de sable géants qui attaquent toute source de vibrations. Mais, après une trahison amère, Paul et Jessica arrivent jusqu’aux Fremen, le peuple autochtone d'Arrakis qui vit dans le désert profond de la planète. Les Fremen sont dans l'attente du Mahdi, le messie qui suscitera le soulèvement et les libérera de l'oppression de l'Imperium.
 

Dune
Réalisation : Denis Villeneuve
Scénario : Eric Roth, Jon Spaihts et Denis Villeneuve, d'après le roman de Frank Herbert
Musique : Hans Zimmer
Production : Legendary Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre en vo : Dune
Pays d’origine : États-Unis, Canada
Parution : 15 septembre 2021
Langue d'origine : anglais
Durée : 155 min
 
Casting :
Timothée Chalamet : Paul Atréides, l'héritier ducal de la Maison Atréides
Rebecca Ferguson : Dame Jessica, la concubine officielle du duc Leto Atréides et mère de Paul
Oscar Isaac : le Duc Leto Atréides, chef de la Maison Atréides et père de Paul
Jason Momoa : Duncan Idaho, le maître d'armes de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Stellan Skarsgård : le Baron Vladimir Harkonnen, chef de la Maison Harkonnen et ennemi juré de Leto, précédent intendant d'Arrakis
Stephen McKinley Henderson : Thufir Hawat, le fidèle mentat et maître des Assassins de la Maison Atréides
Josh Brolin : Gurney Halleck, un lieutenant de confiance de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Javier Bardem : Stilgar, le chef de la tribu Fremen au Sietch Tabr, dans le désert d'Arrakis
Sharon Duncan-Brewster : Liet Kynes, la mère de Chani et principale écologiste et gardienne de la paix d'Arrakisa
Chang Chen : le docteur Wellington Yueh, un médecin de l'école Suk au service personnel de la famille Atréides, et l'un des mentors de Paul
David Bautista : Glossu Rabban, le neveu brutal du Baron Harkonnen
David Dastmalchian : Piter de Vries, le mentat tordu du Baron Harkonnen
Zendaya : Chani, une jeune femme de la tribu Fremen sur Arrakis
Charlotte Rampling : Gaius Helen Mohiam, une Révérende Mère du Bene Gesserit, par ailleurs Diseuse de vérité de l’Empereur Shaddam IV
Babs Olusanmokun : le héraut du changement
 
Mon avis :
 Aussi incroyable que cela puisse paraitre, je n’ai jamais lu ce qui est sans aucun doute l’une des plus grandes sagas de science-fiction de tous les temps, je veux, bien entendu, parler de Dune. Œuvre de Frank Herbert, composé de six ouvrages – depuis complété à de multiples repris par son fils, Brian Herbert et par Kevin J. Anderson pour un résultat fatalement moins somptueux – Dune est, sans aucune contestation possible, un des maitres étalons du genre qui ne tient la comparaison qu’avec le fameux Fondation d’Isaac Asimov. Or, alors que je suis un grand amateur de littérature fantastique – dans le sens le plus large possible – jamais je ne me suis décidé à me plonger dans la lecture de ce monument de la science-fiction. La raison ? Franchement, je ne sais même pas pourquoi ? Disons que cette œuvre fait probablement partie de celles que je me dit que je lirais bien un jour mais que je repousse sans cesse – bon, là, il serait tout de même temps que je m’y attèle ! Ceci étant dit, histoire de compléter la chose, je n’ai jamais eu l’occasion de regarder l’adaptation cinématographique de David Lynch et qui date de 1984. Là aussi, même si ce film est plutôt critiquer depuis sa sortie, il faut reconnaitre qu’il avait, pour celles et ceux de ma génération, un certain attrait non négligeable, mais bon, là aussi, je suis passé à coté de celui-ci, a croire, finalement, que l’univers de Frank Herbert ne m’attirait absolument pas et que j’allais me contenter, jusqu’à ma mort, de quelques connaissances éparses sur celui-ci – la planète déserte Arrakis, les vers des sables géants, des luttes de familles, etc. Et puis, finalement, il y eut un des événements de cette année 2021, c’est-à-dire, vous l’avez compris, la sortie, dans les salles obscures, d’une nouvelle adaptation de Dune et là, finalement, alors que j’approche a grands pas de mes 47 ans, j’ai enfin découvert l’univers du sieur Herbert, et ce, ma foi, au vu du résultat final, de la plus belle des manières…  Œuvre du sieur Denis Villeneuve que l’on a déjà put voir sur ce blog par le biais de Incendies ou de Premier Contact, il apparait que ce Dune est une réussite absolue : jugé comme étant inadaptable, l’œuvre de Frank Herbert se retrouve, ici, complètement magnifiée à l’écran et même si je ne peux pas comparer le film au roman – n’ayant jamais lu celui-ci – vu les nombreuses critiques positives de la part de fans de ce dernier, je pense ne pas me tromper en affirmant que le sieur Villeneuve, sur ce point, à réussi son pari. Visuellement, déjà, il ne serait pas exagérer d’affirmer que cette adaptation de Dune est tout bonnement grandiose : ainsi, que ce soit les paysages, les décors, les costumes, les divers plans, nous frôlons avec la perfection et nombreuses seront les scènes qui nous éblouissent tout au long du film. De plus, afin que celles-ci soient magnifiées, il y a la bande son de Hans Zimmer qui ne nous livre peut-être pas ici son plus beau travail mais qui nous propose tout de même des morceaux qui collent parfaitement à l’ambiance générale du film et qui, par moments, dupliquent totalement le coté impressionnant que l’on voit à l’écran. Ajoutons à cela un casting que l’on peut qualifier de cinq étoiles et qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film – Rebecca Ferguson magnifique, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem et même Timothée Chalamet qui est fort crédible en Paul Atréides et qui fut, pour moi, une belle révélation – et l’on comprendra que, dès le départ, tous les éléments étaient en place pour faire de cette adaptation de Dune une belle réussite… Il restait tout de même un souci, plutôt de taille, c’est-à-dire, captiver le spectateur néophyte qui ne serait pas perdu par le fort complexe univers de Dune. Et là, force est de constater que Denis Villeneuve s’en sort très bien et qu’il se donne le luxe de nous faire encaisser un nombre d’informations pour le moins impressionnantes sans être perdu le moins du monde et, accessoirement, sans qu’il y ait le moindre sentiment de lassitude tout au long du film qui, malgré sa durée conséquente – deux heures et demi – ne possède pas le moindre temps mort. Bref, vous l’avez compris, ce Dune de Denis Villeneuve est une réussite incontestable et son plus gros défaut, finalement, est le fait que celui-ci n’est qu’une première partie d’un projet nettement plus conséquent : en effet, celui-ci ne représente que la première moitié du premier volet du cycle de Frank Herbert et, pour la petite histoire, la suite n’a toujours pas été tournée. Espérons à présent que le succès soit suffisamment au rendez vous – c’est le cas, pour le moment, en Europe – pour que Dune ait droit à une suite sinon, au vu du contenu de ce premier film, si cette dernière ne se faisait pas, il est évidant que nous aurions affaire a l’une des plus grosses déceptions cinématographiques de ces dernières années. Mais bon, soyons optimistes pour une fois et donnons rendez vous à Villeneuve sur Arrakis pour le second volet d’ici, grosso modo, deux ou trois ans !?
 

Points Positifs
 :
- Une adaptation somptueuse de ce qui est, sans aucune contestation possible, un des plus grands chefs d’œuvres de la science-fiction. Jugé comme étant complètement inadaptable, le Dune de Denis Villeneuve apparait, incontestablement, comme étant une formidable réussite qui frôle avec la perfection et qui nous prouve deux choses : que la SF en a encore sous le coude mais aussi qu’une œuvre d’auteur, plus complexe, a de quoi tenir la draguée haute aux traditionnelles superproductions hollywoodiennes du même genre…
- Denis Villeneuve réussit la gageure de nous entrainer dans l’univers oh combien complexe de Frank Herbert et ce, sans que le néophyte ne soit perdu par une masse oh combien conséquente d’informations. Par ailleurs, de par sa mise en scène et son rythme, Dune, malgré sa durée, est captivant de bout en bout !
- Un casting cinq étoiles qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film : Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem, pour ne citer que les plus connus, tiennent le haut du pavé, quand à Timothée Chalamet, force est de constater qu’il est plus que crédible en Paul Atréides.
- Paysages magnifiques, décors cyclopéens et superbes, effets spéciaux de qualité, costumes complètement hallucinants : bref, on se croirait sur Arrakis et on entre de plein pied dans l’univers d’Herbert.
- Si Hans Zimmer à déjà fait mieux auparavant, force est de constater que l’on reconnait une fois de plus sa touche si spéciale et que sa bande originale est excellente.
 
Points Négatifs :
- Ce n’est que la première partie du film auquel nous avons eu droit ici – en fait, la moitié du premier tome de la saga – et comme il n’y a aucune certitude qu’une suite soit tournée, il y a de quoi éprouver quelques craintes à ce sujet. Forcément, si celle-ci ne voit jamais le jour, comment ne pas considérer ce Dune comme étant une des plus grosses déceptions de l’histoire du septième art !?
- De par son univers, sa conception, sa mise en scène, son coté absolument pas tape à l’œil, l’univers de Dune n’est pas vraiment destiné au grand public qui est davantage attirer par les productions sans âme de chez Marvel ou les derniers Star Wars. Du coup, je pense ne pas me tromper en affirmant que le long métrage du sieur Villeneuve ne plaira pas à tout le monde…
- Bien entendu, si vous êtes totalement allergique à la science-fiction, Dune n’est pas fait pour vous.
 
Ma note : 8/10

samedi 18 septembre 2021

TURNING POINT – LE 11 SEPTEMBRE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME


TURNING POINT – LE 11 SEPTEMBRE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME
 
Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la Défense, à Washington, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours du World Trade Center, dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur, s'effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres immeubles. Le quatrième avion, qui vole en direction de la capitale fédérale sans que l'on sache quel bâtiment gouvernemental il visait, s'écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passe alors ailleurs, tentent en vain d'en reprendre le contrôle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de 2977 morts et 6291 blessés. L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule le décès de 2753 personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules 1647 victimes sont formellement identifiées entre 2001 et 2021.
 

Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme
Réalisation : Brian Knappenberger
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : Turning Point – 9/11 and the War on Terror
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 01 septembre 2021
Langue d'origine : Anglais
Durée : 5 x 60 mn
 
Mon avis :
 Cela fait donc vingt ans qu’eurent lieu les tristement célèbres attentats du 11 Septembre 2001, deux décennies déjà, qui ne rajeunissent nullement celles et ceux qui sont suffisamment agés pour se souvenir de ceux-ci, qui les ont connu en direct, où qu’ils soient dans le monde et qui, encore aujourd’hui, se souviennent parfaitement de ce qu’ils faisaient, où ils étaient, lorsqu’ils apprirent la nouvelle – pour ma part, je rentrais tout juste du travail lorsque, en allumant la télévision, je suis tomber sur les images de la tour nord du World Trade Center en flammes avant que, quelques instants plus tard, un autre avion de ligne ne vienne percuter la seconde, me faisant comprendre, immédiatement, que cela n’était nullement un accident mais un attentat, le plus spectaculaire et le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité jusqu’à aujourd’hui… Bref, deux décennies plus tard, il était fort logique que l’on ait droit a de multiples célébrations, hommages et documentaires sur le sujet et, parmi ces derniers, il y eut celui de Netflix, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme, un documentaire en cinq parties qui a pas mal fait parler de lui en bien, il faut le reconnaitre… Par la force des choses et malgré les autres documentaires vus dans la semaine précédente, je me suis lancé dans le visionnage de ce Turning Point ; après tout, vu toutes les louanges entendues a son sujet, j’étais en droit de m’attendre à une certaine excellence, surtout que la firme américaine a sut déjà, par le passé, nous offrir quelques belles pépites du même genre – voir, bien entendu, 13 Novembre – Fluctuat Nec Mergitur. D’ailleurs, les choses débutaient plutôt bien dès le début du premier épisode qui, en vingt minutes, nous replonge dans la chronologie des événements de ce lointain mardi de septembre 2001 : les tours sont percutées, le générique survient et là, on est plongé vingt ans en arrière, avec l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques ce qui nous fait comprendre que ce documentaire, plutôt que de nous narrer uniquement les événements du 11 Septembre, narrera également l’historique des causes de celui-ci ainsi que, bien entendu, ses conséquences. Bref, un choix pour le moins excellent et fort prometteur qui aurait put faire de ce Turning Point un incontournable du genre, sauf que… sauf que, pris dans son ensemble, les choses sont nettement moins abouties que prévues et ont pourrait même affirmer que certains choix sont hautement contestables ! Ainsi, si l’on s’attendait à un documentaire sur le 11 Septembre et sur les causes et les conséquences de celui-ci, on se retrouve, au final, avec un documentaire qui finit, par moments, par davantage critiquer l’administration Bush que les terroristes – j’exagère un peu, certes, mais pas tant que cela. En effet, si celle-ci est critiquable, si celle-ci aura commis pas mal de bévues, aura mentit honteusement a la face du monde et aura été bataillé en Irak pour de faux prétextes, avions nous besoin qu’une bonne partie de certains des épisodes – le troisième et le cinquième sont une véritable purge – ne soient consacrés qu’a dire du mal de l’administration américaine – Obama ne s’en sort pas si bien que cela, quant à Trump, bah, il en prend aussi un peu – tandis que la parole est donnée a des Talibans – une blague – des avocats qui nous parlent des droits bafoués des accusés – dont certains ont du sang sur des mains et je ne parle même pas de ce triste individu qu’est Khalid Cheikh Mohammed – et que l’on nous bassine sans arrêt des nombreuses libertés perdues depuis le 11 Septembre. A coté de cela, l’invasion de l’Irak ? Quelques minutes chrono et non ne sait rien du sort de Saddam Hussein. La mort de Ben Laden ? Expédiée en quelques instants. L’apparition de Daesh ? L’organisation terroriste n’est même pas citée ! Le fait que, vers la fin des années 90, Bill Clinton avait eu l’opportunité de faire tuer Ben Laden ? Mais voyons, on n’en parle pas bien sur ! John P. O'Neill, l’ancien du FBI tué dans les tours lors de l’attentat, l’homme qui ne cessait de crier au loup et que personne n’écoutait ? Il brille par sa totale absence – du coup, je vous invite à regarder la série The Looming Tower dont je vous ai parlé il y a quelques mois. Bref, vous l’avez compris, présenté comme étant un incontournable absolu, le documentaire qu’il faut voir a tout pris pour mieux comprendre les attentats du 11 Septembre et la politique américaine de ces vingt dernières années, Turning Point apparait comme étant bourré de beaucoup trop de défauts pour pouvoir prétendre à cela. C’est plutôt dommage car celui-ci n’est pas inintéressant et que les nombreux témoignages proposés sont plutôt touchants, mais bon, en comparaison des autres documentaires que j’ai put voir ces jours ci, force est de constater que pour ce qui est des attentats en eux-mêmes, il y a beaucoup mieux, quand a ceux qui s’intéresseraient davantage aux conséquences du 11 Septembre, Arte m’aura déjà conquis davantage que celui-ci… Pour finir, au vu des événements récents du mois d’aout dernier, c’est-à-dire, la prise de Kaboul par les Talibans et la débandade américaine gérée par un Biden complètement dépassé par les événements, un des derniers passages de ce documentaire, celui où sont interviewés les soldats de l’armée afghane, apparait presque comme étant une blague monumentale, une blague plutôt triste vu comment ces hommes et ces femmes promettaient de se battre contre les Talibans et auront disparus des radars lorsque ces derniers ont foncés sur Kaboul… Mais bon, ceci est déjà une autre histoire qui n’est certainement pas achevée puisque, tandis que dans nos sociétés occidentales, certains en sont encore à se battre pour les droits des terroristes, en Afghanistan, les Talibans sont de nouveau au pouvoir et doivent franchement bien rigoler…
 

Points Positifs
 :
- Dans l’ensemble, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme est un bon documentaire, plutôt complet et fort instructif, surtout si vous connaissez mal cette période récente de l’histoire mondiale et, plus particulièrement, les enjeux géopolitiques de ces deux dernières décennies.
- Plutôt que de nous narrer uniquement les événements mêmes des attentats, Turning Point nous propose aussi les causes plus lointaines qui auront amenés ces derniers mais également, les nombreuses conséquences qui en ont découlées.
- Les nombreux témoignages – survivants, famille de victimes, anciens soldats – sont tous forts intéressants et très touchants. Indéniablement, une des réussites de ce documentaire.
- De nombreuses images d’archives de qualité, une mise en scène plutôt bien ficelée et le fait que l’on ne s’ennui quasiment jamais tout au long des cinq heures que dure ce documentaire.
 
Points Négatifs :
- Une vision peut-être trop partisane des faits, mais pas dans le sens que l’on pourrait penser : en effet, un bon documentaire se doit, uniquement, de présenter des faits, tels qu’ils sont, qu’ils soient à l’honneur ou non des intervenants. Le souci, dans Turning Point, c’est que, plus on avance, plus on tombe dans une critique acerbe de l’administration américaine – Bush, Obama, Trump – tandis que la parole est donnée a des Talibans et autres joyeux drilles du même genre et que l’on ne nous cesse de nous bassiner avec les droits des terroristes…
- Pas mal de faits sont complètement occultés – le cas Clinton, John P. O'Neill – tandis que d’autres sont minimisées au point que cela en devient ridicule : ainsi, l’Irak est trop rapidement expédié a mon gout, quand à la mort de Ben Laden, deux petites minutes et puis c’est tout !
- Un final presque risible au vu des derniers événements en Afghanistan – mais bon, là, ce n’est pas trop la faute des concepteurs du documentaire qui ne s’attendaient certainement pas à la débandade finale du coté de l’aéroport de Kaboul en aout dernier – Biden non plus mais là, c’est nettement plus grave !
- Avec nettement moins de moyens, j’ai put voir, ces jours ci, des documentaires nettement plus réussis sur le 11 Septembre.
 
Ma note : 6/10

jeudi 9 septembre 2021

THE SUICIDE SQUAD


THE SUICIDE SQUAD
 
Attendant la fin de leur peine à Belle Reve, des super-vilains et des criminels son réquisitionnés par Amanda Waller pour intégrer la Task Force X, aussi surnommé la Suicide Squad car la plupart des membres de cette équipe de super-vilains ne reviennent guère en vie. Elle est composée de Harley Quinn, Savant, Javelin, Weasel, Blackguard, T.D.K. (The Detachable Kid), Captain Boomerang, Mongal et elle est surveillée sur le terrain par le Colonel Rick Flag et via Belle Reve par la section d'Amanda Waller (composée de John Economos, Flo Crawley et Emilia Harcourt et qui parient sur ceux qui mourront sauf Waller). Une puce explosive leur est implantée dans la nuque par le docteur Fitzgibbon afin que Waller puisse les faire exploser en cas de désobéissance. Ils sont emmenés à Corto Maltese, une petite île d'Amérique du Sud où un coup d'état a eu lieu quelques jours auparavant par un général anti-américain nommé Silvio Luna et par son fidèle bras droit le général Mateo Suarez. Le but de cette mission n'étant pas de le tuer mais de détruire les archives de Jotunheim, un laboratoire géant en forme de tour, auparavant détenu par des nazis. Jotunheim abrite en son sein un certain projet Starfish qui est dirigé par Gaius Grieves, alias Le Penseur.
 

The Suicide Squad
Réalisation : James Gunn
Scénario : James Gunn, d'après Suicide Squad de John Ostrander
Musique : John Murphy
Production : DC Films, Atlas Entertainment, The Safran Company
Genre : Super-Héros, Comédie
Titre en vo : The Suicide Squad
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 28 juillet 2021
Langue d'origine : anglais
Durée : 132 min
 
Casting :
Margot Robbie : Dr. Harleen Quinzel / Harley Quinn
Idris Elba : Robert DuBois / Bloodsport
John Cena : Christopher Smith / Peacemaker
Joel Kinnaman : Colonel Rick Flag
Daniela Melchior : Cleo Cazo / Ratcatcher II
Sylvester Stallone : Nanaue / King Shark (voix)
Steve Agee : John Economos et Nanaue / King Shark (capture de mouvement)
David Dastmalchian : Abner Krill / Polka-Dot Man
Viola Davis : Amanda Waller
Peter Capaldi : Gaius Grieves / le Penseur
Jai Courtney : Digger Harkness / Captain Boomerang
Maya Le Clark : Cleo Cazo / Ratcatcher II, jeune
Michael Rooker : Brian Durlin / Savant
Pete Davidson : Dick Hertz / Blackguard
Flula Borg : Gunter Braun / Javelin
Mayling Ng : Mongal
Nathan Fillion : Cory Pitzner / T.D.K. (The Detachable Kid)
Sean Gunn : John Monroe / Weasel et Julian Day / Calendar Man
Alice Braga : Sol Soria
Joaquín Cosío : général Mateo Suarez
Juan Diego Botto : président Silvio Luna
Storm Reid : Tyla DuBois
Jennifer Holland : Emilia Harcourt
Tinache Kajese : Flo Crawley
Julio Ruiz : Milton
Taika Waititi : Ratcatcher I
John Ostrander : Dr Fitzgibbon
Lynne Ashe : la mère de Polka-Dot Man
Pom Klementieff : une des danseuses au bar
 
Mon avis :
 Depuis, sensiblement, une bonne décennie, le genre superhéroique est devenu le genre le plus présent sur grand écran, un peu, finalement, comme put l’être, jadis, les westerns, les péplums où les thrillers. Ainsi, il ne s’écoule pas une année – y compris en pleine période de Covid – où le public n’est pas abreuvé par moult sorties qui remportent, pour certaines, un succès pour le moins conséquent – sur ce point, Marvel est le grand vainqueur. La chose, à mes yeux, peut paraitre pour le moins savoureuse quand on pense qu’il n’y a pas si longtemps encore, les lecteurs de comics et les amateurs de super-héros en général étaient considérés par beaucoup – y compris le grand public – comme des gamins attardés qui ne lisaient pas de la véritable bande dessinée – je me souviens encore comment, souvent, on me regardait en rigolant lorsque je m’achetais des comics mensuels… Les mêmes, probablement, sont devenus des fans de ces films qui ont tant de succès de nos jours, quand à moi, eh bien, si j’aime toujours les comics, cela fait belle lurette que j’ai quasiment abandonner Marvel et DC, quand aux films de super-héros, après quelques essais, j’en suis venu à la conclusion que tout cela n’est pas pour moi ! Pourtant, il y a toujours des exceptions et, justement, de temps en temps, il y a un film qui mérite le détour, qui trouve grâce à mes yeux et, justement, vous l’avez compris, le dernier exemple en date, c’est The Suicide Squad… A la base, je n’attendais strictement rien de celui-ci : il faut dire qu’après un premier volet dont je n’avais entendu que le plus grand mal, comment pouvais-je être attiré parce que j’attendais être un film du même acabit ? Fort heureusement, le hasard faisant souvent bien les choses, j’ai eu l’occasion, par hasard et au travail – oui, je sais, cela m’arrive – de regarder The Suicide Squad et alors que je m’attendais à passer un sale moment devant un truc sans intérêt, telle ne fut pas ma surprise de me rendre compte – assez rapidement d’ailleurs – que ce film était bon, très bon même ! Une équipe de bras cassés qui sont lancés dans une mission sur une quelconque ile sud-américaine, les choses tournent mal d’entrée de jeu et, première surprise, tout ce joli monde se fait massacrer. Hein, quoi, comment !? Ah, mais en fait, ces derniers ne servaient que de chair à canon pour que la seconde équipe – elle aussi composée de bras cassés mais c’est un point de détail – puisse accoster incognito et… comment dire… disons que c’est partit pour plus de deux heures de grand n’importe quoi, de rigolade, de scènes complètement ubuesques où l’on se plait à suivre la mission commando d’une bande de pieds nickelés en costumes qui finiront, pour la plupart, on ne sait pas trop comment, non seulement par survivre mais aussi par remplir leur mission, aussi saugrenue soit-elle. Quand à moi, que dire ? Eh bien, j’ai énormément rigolé devant The Suicide Squad, devant ce film qui ne se prend absolument pas au sérieux et qui me touche nettement plus, question humour, que c’est interminables et prétentieux films de chez Marvel qui se la racontent tout en nous assénant de vulgaires blagues de bas étages pas drôles pour un sou. Car ici, The Suicide Squad, avant d’être un film de super-héros, est une comédie… débile, grand guignolesque, certes, mais terriblement efficace dans ses délires, alors, ma foi, si je persiste à dire que je n’aime pas les films de super-slips, des exceptions comme celles là, j’en demande encore et encore !
 

Points Positifs
 :
- Davantage une comédie qu’un simple film de super-héros, The Suicide Squad est une belle réussite qui s’avère être, non seulement, supérieur à son prédécesseur de triste mémoire, mais aussi et surtout, un très bon film. Bien évidement, pour l’apprécier, il faut aimer ce genre d’humour un peu débile qui tombe par moments dans le grand guignolesque mais si c’est le cas, il est évidant que vous passerez un très bon moment !
- Autant l’on frôle par moments le grand n’importe quoi – King Shark, Starro le Conquérant, Polka-Dot Man – autant on passe beaucoup de temps à rigoler, autant ce film n’en reste pas moins terriblement captivant et ce, sans le moindre temps mort !
- Une belle bande de pieds nickelés lancés dans une mission suicide complètement improbable mais qui, malgré leurs débilités profondes, sont terriblement attachants et, ma foi, au vu du résultat final, efficaces.
- Un casting d’enfer où l’on retrouve, mine de rien, quelques grands noms comme Idris Elba, Margot Robbie et même Sylvester Stallone dans un rôle pour le moins innatendu. Quand aux autres, moins connus, force est de constater qu’ils tiennent la route et sont pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Effets spéciaux, décors, costumes, bande originale… ma foi, c’est du tout bon.
 
Points Négatifs :
- Bon, certes, The Suicide Squad est une belle réussite et un bon film de super-héros, cependant, ce n’est pas non plus un chef d’œuvre et son coté potache assumé risque de ne pas plaire à tout le monde.
- Finalement, Harley Quinn est le personnage le moins drôle du lot : il faut dire qu’elle en fait des tonnes au point de, par moments, devenir lassante.
- Bien évidement, si vous êtes totalement allergique au genre superhéroique, The Suicide Squad vous laissera complètement indifférent…
 
Ma note : 7,5/10

lundi 6 septembre 2021

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 14


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 14
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Manji et Giichi doivent faire face aux hommes de Magatsu et livrent un affrontement sanglant où l'Immortel aura une fois de plus recours à ses capacités régénératrices surnaturelles, tandis qu'un duel au sommet oppose Giichi et Magatsu, chacun des deux combattants ayant tous deux développé une égale maîtrise de leurs talents respectifs…
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 14
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.14
Parution en vo : 23 juillet 2003
Parution en vf : 24 février 2006
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Comme nous avions put le constater dans le volume précédant, un nouveau cycle débute dans L’Habitant de l’Infini, un cycle où, l'école Ittô-Ryû ayant subit un rude coup de la part des hommes du gouvernement, ses membres, désormais nettement moins nombreux – il faut dire que, depuis le début du manga, nombreux auront été les guerriers d’Anotsu à mordre la poussière – et traqués, décident de rentrer dans la clandestinité afin d’essayer de survivre. Au milieu de tout ce petit monde, nos héros, Lin et Manji, pris bien malgré eux par la tourmente à venir… Bref, vous l’avez compris, tout cela est fort prometteur et il est évidant, après lecture de ce quatorzième tome de L’Habitant de l’Infini, que le sieur Hiroaki Samura maitrise à merveille son sujet et ne cesse de nous étonner, ce, tout en nous captivant par un scénario toujours aussi imaginatif. Ici, si certains pouvaient se plaindre d’un manque de scènes d’actions dans certains des volumes précédents, il en est tout autrement, surtout pour ce qui est des deux premiers tiers de ce tome où nous avons affaire à des combats dantesques : Manji, Giichi et Magatsu étant les têtes d’affiches de celui-ci. Bref, un pur régal pour les fans mais la seconde partie, nettement plus calme, en apparence, est tout aussi bonne puisque Manji semble tomber dans un piège qui pourrait s’avère être bien compliquer, même pour un immortel comme lui, tandis que Lin, dans les toutes dernières pages, fait une rencontre qui pourrait s’avérer être problématique. Mais bon, pour savoir ce qu’il en est, il faudra patienter et petit peu et voir ce que nous réserve le quinzième tome !?
 

Points Positifs
 :
- Encore un bon tome de cet excellent manga qu’est L’Habitant de l’Infini et qui confirme, une fois le plus, tout le bien que l’on peut penser de l’œuvre du sieur Hiroaki Samura : des affrontements spectaculaires, des retournements de situations innatendu, un scénario toujours aussi captivant, de nouveaux protagonistes qui promettent, bref, que demander de plus ?!
- L’affrontement qui oppose Manji, Giichi à Magatsu et ses hommes a de quoi marquer les esprits et ravira les amateurs de duels de sabres qui en prendront plein les yeux !
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Encore une belle couverture qui nous propose deux combattants charismatiques : Giichi et Magatsu.
 
Points Négatifs :
- Il commence à avoir tellement de protagonistes qu’il est facile de s’y perdre par moments. Rien de bien grave, certes, mais bon, il faut le souligner…
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 7,5/10

samedi 4 septembre 2021

ADIEU LES CONS


ADIEU LES CONS
 
À 43 ans, Suze Trappet, coiffeuse, apprend qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre car elle est atteinte d'une maladie auto-immune causée par les produits cosmétiques qu'elle utilise dans son salon. Se souvenant alors de son fils qu'elle a eu à 15 ans, ayant accouché sous X sous la pression de ses parents, elle se met alors à sa recherche avant de mourir. Aux services d'administration on lui apprend que son dossier n'est pas numérisé et que le retrouver peut prendre plusieurs mois. Dans le bureau d'à côté, Jean-Baptiste Cuchas, un informaticien de génie, s'apprête à se suicider en laissant un message d'adieu filmé, à la suite de la décision de ses supérieurs hiérarchiques de confier la sécurisation du système informatique à des personnes plus jeunes que lui. Mais en voulant tirer sur lui-même avec un fil relié à la détente d'un fusil de chasse, il tire trop fort et le fusil se retourne, endommageant la paroi adjacente et blessant grièvement l'agent administratif qui s'occupait du cas de Suze.
 

Adieu les Cons
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel
Musique : Philippe Cord'homme
Production : Manchester Films, Gaumont, France 2, Canal+
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Adieu les Cons
Pays d’origine : France
Parution : 21 octobre 2020
Langue d'origine : français
Durée : 87 min
 
Casting :
Virginie Efira : Suze Trappet
Albert Dupontel : Jean-Baptiste « JB » Cuchas
Nicolas Marié : Serge Blin
Jackie Berroyer : Dr Lint
Philippe Uchan : M. Kurtzman
Bastien Ughetto : Adrien
Marilou Aussilloux : Clara
Catherine Davenier : Mme Lint
Michel Vuillermoz : le psy
Laurent Stocker : M. Tuttle
Kyan Khojandi : le médecin de Lint
Grégoire Ludig : le préposé 1
David Marsais : le préposé 2
Bouli Lanners : le médecin de Suze
Terry Gilliam : le chasseur
Yves Pignot : le fleuriste
Guillaume Berroyer : le médecin de Suze adolescente
François Girard : un policier
 
Mon avis :
 Un film un peu particulier, du moins, à mes yeux, que cet Adieu les Cons. Long métrage français sortit dans les salles obscures le 21 octobre 2020, c’est-à-dire, tout juste quelques jours avant la fermeture des salles de cinéma en raison de l’épidémie de Covid-19 qui atteignit alors, à l’époque, une nouvelle flambée pour le moins impressionnante, ce film du sieur Albert Dupontel, resta donc, par la force des choses, a l’affiche de cinémas fermés, ce, jusqu’à ce que ces derniers, a l’approche de l’été, n’ouvrent à nouveau leurs portes et permettent a celui-ci d’avoir droit à une seconde vie. Un film plutôt loué par la critique – sauf par une certaine presse de gauche – et par le public qui avait sut éveiller ma curiosité alors que, en toute franchise, je ne suis pas vraiment fan du genre. Après tout, mon unique expérience, avec Dupontel, c’était un certain 9 Mois Ferme, comédie loufoque qui se laissait regarder mais qui ne m’avait pas marqué plus que ça. Cependant, vu tout le bien que j’avais entendu au sujet de cet Adieu les Cons, vu les louanges de mon épouse, je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas surtout que, au vu du résultat final, je n’ai nullement regretté ma soirée… Alors certes, je n’irais pas jusqu’à affirmer que nous avons affaire à un grand film : Adieu les Cons fait partit ce ces petits films sans grande prétention qui ne resteront nullement dans les annales. Cependant, à coté de cela, voilà un long métrage plutôt sympathique, la mise en scène de Dupontel est excellente de même que les thématiques qu’il développe, c’est-à-dire, cette mise en accusation d’une société moderne, complètement hermétique à la souffrance d’autrui où les gens passent leur vie le nez collé à leur téléphone portable, leurs ordinateurs mais où ils ne savent absolument plus communiquer. Le tout, d’ailleurs, n’est pas larmoyant pour un sou, ce qui est une très bonne chose et, sur ce point, sachons rendre à César ce qui lui appartient et donc, au sieur Dupontel, de nous offrir un drame social qui tient davantage de la comédie que de la soupe prétentieuse et imbuvable – d’où, probablement, un certain mépris de la part des médias de gauche. Ajoutons à cela un casting principal excellent, Albert Dupontel, donc, parfait en informaticien de génie lâché par ses patrons et Virginie Efira qui prouve, une fois de plus, qu’elle est davantage qu’une simple présentatrice télé passé sur grand écran et l’on obtient, au final, un film qui, s’il n’est pas parfait, mérite le détour et, ma foi, son succès…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente comédie dramatique qui, malgré son coté loufoque sans grande prétention, réussit la gageure de donner un coup de pied dans la fourmilière en pointant du doigt bien des maux de nos sociétés modernes, le manque de communication étant, selon moi, au cœur de ce film. Bref, Adieu les Cons vous fera rire tout en vous amenant à réfléchir, ce qui n’est pas rien…
- Albert Dupontel et Virginie Efira forment un duo excellent et, ma foi, sont pour beaucoup pour la réussite de ce film. Une petite surprise, pour ma part, pour la seconde vu que je la connaissais davantage en tant que présentatrice qu’en tant que comédienne.
- Si vous avez un certain attrait pour l’humour coquasse et ubuesque, alors, Adieu les Cons est fait pour vous. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard que le grand Terry Gilliam fasse une petite apparition dans ce film.
- Décors et photographie de qualité qui sont pour beaucoup pour l’ambiance particulière qui se dégage de ce film…
- Un excellent final !
 
Points Négatifs :
- Ne nous voilons pas la face : aussi sympathique soit cet Adieu les Cons, aussi plaisant soit-il, ce n’est pas un grand film. Il est bon, très bon, même, par moments, cependant, cela reste une comédie dramatique bourrée de qualités mais sans plus. C’est déjà pas mal mais bon, personnellement, j’ai tendance à attendre davantage des films…
- L’humour vraiment particulier pour ne pas dire coquasse voir grand guignolesque risque de ne pas plaire à tout le monde.
- Un drame sociétal qui fait rire ?! Voilà de quoi dégouter les derniers lecteurs du Monde, de Libération, de L’Humanité, des Inrockuptibles et autres feuilles de choux de gauche…
 
Ma note : 7,5/10