DUNE
Dans
un futur lointain de l'humanité, le duc Leto Atréides reçoit de l'Empereur le
fief de la très profitable et très dangereuse planète désertique Arrakis. Également
connue sous le nom de Dune, cette planète est la seule source de la substance
la plus précieuse de l'Imperium, l’Épice, une drogue qui prolonge la vie
humaine, immunise contre les poisons et procure des facultés mentales
surhumaines. L’Épice rend notamment possible la navigation interstellaire, base
de toute l'économie impériale. Bien que Leto sache que cette opportunité est un
piège complexe tendu par ses ennemis, il emmène avec lui sa concubine Bene
Gesserit, dame Jessica, son jeune fils et héritier Paul et ses soldats les plus
fiables sur Arrakis. Leto prend le contrôle de l'extraction d’Épice, rendue
périlleuse par la présence de vers de sable géants qui attaquent toute source
de vibrations. Mais, après une trahison amère, Paul et Jessica arrivent
jusqu’aux Fremen, le peuple autochtone d'Arrakis qui vit dans le désert profond
de la planète. Les Fremen sont dans l'attente du Mahdi, le messie qui suscitera
le soulèvement et les libérera de l'oppression de l'Imperium.
Dune
Réalisation
: Denis Villeneuve
Scénario
: Eric Roth, Jon Spaihts et Denis Villeneuve, d'après
le roman de Frank Herbert
Musique : Hans
Zimmer
Production : Legendary
Pictures
Genre : Science-Fiction
Titre
en vo : Dune
Pays
d’origine : États-Unis, Canada
Parution
: 15
septembre 2021
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 155
min
Casting :
Timothée
Chalamet : Paul Atréides,
l'héritier ducal de la Maison Atréides
Rebecca
Ferguson : Dame Jessica,
la concubine officielle du duc Leto Atréides et mère de Paul
Oscar
Isaac : le Duc Leto Atréides, chef
de la Maison Atréides et père de Paul
Jason
Momoa : Duncan Idaho, le maître
d'armes de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Stellan
Skarsgård : le Baron
Vladimir Harkonnen, chef de la Maison Harkonnen et ennemi juré de Leto,
précédent intendant d'Arrakis
Stephen
McKinley Henderson : Thufir Hawat,
le fidèle mentat et maître des Assassins de la Maison Atréides
Josh
Brolin : Gurney Halleck, un
lieutenant de confiance de la Maison Atréides et l'un des mentors de Paul
Javier
Bardem : Stilgar, le chef de la
tribu Fremen au Sietch Tabr, dans le désert d'Arrakis
Sharon
Duncan-Brewster : Liet Kynes, la
mère de Chani et principale écologiste et gardienne de la paix d'Arrakisa
Chang
Chen : le docteur Wellington
Yueh, un médecin de l'école Suk au service personnel de la famille Atréides, et
l'un des mentors de Paul
David
Bautista : Glossu Rabban,
le neveu brutal du Baron Harkonnen
David
Dastmalchian : Piter de
Vries, le mentat tordu du Baron Harkonnen
Zendaya
: Chani, une jeune femme de la tribu Fremen sur
Arrakis
Charlotte
Rampling : Gaius Helen
Mohiam, une Révérende Mère du Bene Gesserit, par ailleurs Diseuse de vérité de
l’Empereur Shaddam IV
Babs
Olusanmokun : le héraut du
changement
Mon
avis : Aussi incroyable que cela puisse
paraitre, je n’ai jamais lu ce qui est sans aucun doute l’une des plus grandes
sagas de science-fiction de tous les temps, je veux, bien entendu, parler de Dune. Œuvre de Frank Herbert, composé de
six ouvrages – depuis complété à de multiples repris par son fils, Brian
Herbert et par Kevin J. Anderson pour un résultat fatalement moins somptueux – Dune est, sans aucune contestation possible,
un des maitres étalons du genre qui ne tient la comparaison qu’avec le fameux Fondation d’Isaac Asimov. Or, alors que
je suis un grand amateur de littérature fantastique – dans le sens le plus
large possible – jamais je ne me suis décidé à me plonger dans la lecture de ce
monument de la science-fiction. La raison ? Franchement, je ne sais même
pas pourquoi ? Disons que cette œuvre fait probablement partie de celles
que je me dit que je lirais bien un jour mais que je repousse sans cesse – bon,
là, il serait tout de même temps que je m’y attèle ! Ceci étant dit,
histoire de compléter la chose, je n’ai jamais eu l’occasion de regarder l’adaptation
cinématographique de David Lynch et qui date de 1984. Là aussi, même si ce film
est plutôt critiquer depuis sa sortie, il faut reconnaitre qu’il avait, pour
celles et ceux de ma génération, un certain attrait non négligeable, mais bon,
là aussi, je suis passé à coté de celui-ci, a croire, finalement, que l’univers
de Frank Herbert ne m’attirait absolument pas et que j’allais me contenter,
jusqu’à ma mort, de quelques connaissances éparses sur celui-ci – la planète
déserte Arrakis, les vers des sables géants, des luttes de familles, etc. Et
puis, finalement, il y eut un des événements de cette année 2021, c’est-à-dire,
vous l’avez compris, la sortie, dans les salles obscures, d’une nouvelle
adaptation de Dune et là, finalement,
alors que j’approche a grands pas de mes 47 ans, j’ai enfin découvert l’univers
du sieur Herbert, et ce, ma foi, au vu du résultat final, de la plus belle des
manières… Œuvre du sieur Denis
Villeneuve que l’on a déjà put voir sur ce blog par le biais de Incendies
ou de Premier
Contact, il apparait que ce Dune
est une réussite absolue : jugé comme étant inadaptable, l’œuvre de Frank
Herbert se retrouve, ici, complètement magnifiée à l’écran et même si je ne
peux pas comparer le film au roman – n’ayant jamais lu celui-ci – vu les
nombreuses critiques positives de la part de fans de ce dernier, je pense ne
pas me tromper en affirmant que le sieur Villeneuve, sur ce point, à réussi son
pari. Visuellement, déjà, il ne serait pas exagérer d’affirmer que cette
adaptation de Dune est tout bonnement
grandiose : ainsi, que ce soit les paysages, les décors, les costumes, les
divers plans, nous frôlons avec la perfection et nombreuses seront les scènes
qui nous éblouissent tout au long du film. De plus, afin que celles-ci soient magnifiées,
il y a la bande son de Hans Zimmer qui ne nous livre peut-être pas ici son plus
beau travail mais qui nous propose tout de même des morceaux qui collent
parfaitement à l’ambiance générale du film et qui, par moments, dupliquent
totalement le coté impressionnant que l’on voit à l’écran. Ajoutons à cela un
casting que l’on peut qualifier de cinq étoiles et qui est pour beaucoup pour
la réussite de ce film – Rebecca Ferguson magnifique, Oscar Isaac, Jason Momoa,
Josh Brolin, Javier Bardem et même Timothée Chalamet qui est fort crédible en Paul Atréides et qui fut, pour moi, une belle
révélation – et l’on comprendra que, dès le départ, tous les éléments étaient
en place pour faire de cette adaptation de Dune
une belle réussite… Il restait tout de même un souci, plutôt de taille, c’est-à-dire,
captiver le spectateur néophyte qui ne serait pas perdu par le fort complexe
univers de Dune. Et là, force est de
constater que Denis Villeneuve s’en sort très bien et qu’il se donne le luxe de
nous faire encaisser un nombre d’informations pour le moins impressionnantes
sans être perdu le moins du monde et, accessoirement, sans qu’il y ait le
moindre sentiment de lassitude tout au long du film qui, malgré sa durée
conséquente – deux heures et demi – ne possède pas le moindre temps mort. Bref,
vous l’avez compris, ce Dune de Denis
Villeneuve est une réussite incontestable et son plus gros défaut, finalement,
est le fait que celui-ci n’est qu’une première partie d’un projet nettement
plus conséquent : en effet, celui-ci ne représente que la première moitié
du premier volet du cycle de Frank Herbert et, pour la petite histoire, la
suite n’a toujours pas été tournée. Espérons à présent que le succès soit suffisamment
au rendez vous – c’est le cas, pour le moment, en Europe – pour que Dune ait droit à une suite sinon, au vu
du contenu de ce premier film, si cette dernière ne se faisait pas, il est
évidant que nous aurions affaire a l’une des plus grosses déceptions
cinématographiques de ces dernières années. Mais bon, soyons optimistes pour
une fois et donnons rendez vous à Villeneuve sur Arrakis pour le second volet d’ici,
grosso modo, deux ou trois ans !?
Points
Positifs :
-
Une adaptation somptueuse de ce qui est, sans aucune contestation possible, un
des plus grands chefs d’œuvres de la science-fiction. Jugé comme étant
complètement inadaptable, le Dune de
Denis Villeneuve apparait, incontestablement, comme étant une formidable
réussite qui frôle avec la perfection et qui nous prouve deux choses : que
la SF en a encore sous le coude mais aussi qu’une œuvre d’auteur, plus
complexe, a de quoi tenir la draguée haute aux traditionnelles superproductions
hollywoodiennes du même genre…
-
Denis Villeneuve réussit la gageure de nous entrainer dans l’univers oh combien
complexe de Frank Herbert et ce, sans que le néophyte ne soit perdu par une
masse oh combien conséquente d’informations. Par ailleurs, de par sa mise en
scène et son rythme, Dune, malgré sa
durée, est captivant de bout en bout !
-
Un casting cinq étoiles qui est pour beaucoup pour la réussite de ce film :
Rebecca Ferguson, Oscar Isaac, Jason Momoa, Josh Brolin, Javier Bardem, pour ne
citer que les plus connus, tiennent le haut du pavé, quand à Timothée Chalamet,
force est de constater qu’il est plus que crédible en Paul Atréides.
-
Paysages magnifiques, décors cyclopéens et superbes, effets spéciaux de qualité,
costumes complètement hallucinants : bref, on se croirait sur Arrakis et
on entre de plein pied dans l’univers d’Herbert.
-
Si Hans Zimmer à déjà fait mieux auparavant, force est de constater que l’on
reconnait une fois de plus sa touche si spéciale et que sa bande originale est
excellente.
Points
Négatifs :
-
Ce n’est que la première partie du film auquel nous avons eu droit ici – en fait,
la moitié du premier tome de la saga – et comme il n’y a aucune certitude qu’une
suite soit tournée, il y a de quoi éprouver quelques craintes à ce sujet. Forcément,
si celle-ci ne voit jamais le jour, comment ne pas considérer ce Dune comme étant une des plus grosses
déceptions de l’histoire du septième art !?
-
De par son univers, sa conception, sa mise en scène, son coté absolument pas tape
à l’œil, l’univers de Dune n’est pas
vraiment destiné au grand public qui est davantage attirer par les productions
sans âme de chez Marvel ou les
derniers Star Wars. Du coup, je pense
ne pas me tromper en affirmant que le long métrage du sieur Villeneuve ne
plaira pas à tout le monde…
-
Bien entendu, si vous êtes totalement allergique à la science-fiction, Dune n’est pas fait pour vous.
Ma
note : 8/10
TURNING
POINT – LE 11 SEPTEMBRE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME
Au
matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions
de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade
Center à Manhattan et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la
Défense, à Washington, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses
autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours du World Trade Center,
dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur, s'effondrent
moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres
immeubles. Le quatrième avion, qui vole en direction de la capitale fédérale
sans que l'on sache quel bâtiment gouvernemental il visait, s'écrase en rase
campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres
d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passe alors ailleurs, tentent
en vain d'en reprendre le contrôle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont les
attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de 2977
morts et 6291 blessés. L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule le
décès de 2753 personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules 1647
victimes sont formellement identifiées entre 2001 et 2021.
Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre
le Terrorisme
Réalisation
: Brian Knappenberger
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre
en vo : Turning Point – 9/11 and the War on
Terror
Pays
d’origine : Etats-Unis
Chaîne
d’origine : Netflix
Diffusion
d’origine : 01 septembre 2021
Langue
d'origine : Anglais
Durée
: 5
x 60 mn
Mon
avis : Cela fait donc vingt ans qu’eurent
lieu les tristement célèbres attentats du 11 Septembre 2001, deux décennies
déjà, qui ne rajeunissent nullement celles et ceux qui sont suffisamment agés
pour se souvenir de ceux-ci, qui les ont connu en direct, où qu’ils soient dans
le monde et qui, encore aujourd’hui, se souviennent parfaitement de ce qu’ils
faisaient, où ils étaient, lorsqu’ils apprirent la nouvelle – pour ma part, je
rentrais tout juste du travail lorsque, en allumant la télévision, je suis tomber
sur les images de la tour nord du World Trade Center en flammes avant que,
quelques instants plus tard, un autre avion de ligne ne vienne percuter la
seconde, me faisant comprendre, immédiatement, que cela n’était nullement un
accident mais un attentat, le plus spectaculaire et le plus meurtrier de l’histoire
de l’humanité jusqu’à aujourd’hui… Bref, deux décennies plus tard, il était
fort logique que l’on ait droit a de multiples célébrations, hommages et
documentaires sur le sujet et, parmi ces derniers, il y eut celui de Netflix, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme,
un documentaire en cinq parties qui a pas mal fait parler de lui en bien, il
faut le reconnaitre… Par la force des choses et malgré les autres documentaires
vus dans la semaine précédente, je me suis lancé dans le visionnage de ce Turning Point ; après tout, vu
toutes les louanges entendues a son sujet, j’étais en droit de m’attendre à une
certaine excellence, surtout que la firme américaine a sut déjà, par le passé,
nous offrir quelques belles pépites du même genre – voir, bien entendu, 13
Novembre – Fluctuat Nec Mergitur. D’ailleurs, les choses débutaient plutôt
bien dès le début du premier épisode qui, en vingt minutes, nous replonge
dans la chronologie des événements de ce lointain mardi de septembre 2001 :
les tours sont percutées, le générique survient et là, on est plongé vingt ans
en arrière, avec l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques ce qui
nous fait comprendre que ce documentaire, plutôt que de nous narrer uniquement
les événements du 11 Septembre, narrera également l’historique des causes de celui-ci
ainsi que, bien entendu, ses conséquences. Bref, un choix pour le moins
excellent et fort prometteur qui aurait put faire de ce Turning Point un incontournable du genre, sauf que… sauf que, pris
dans son ensemble, les choses sont nettement moins abouties que prévues et ont
pourrait même affirmer que certains choix sont hautement contestables !
Ainsi, si l’on s’attendait à un documentaire sur le 11 Septembre et sur les
causes et les conséquences de celui-ci, on se retrouve, au final, avec un
documentaire qui finit, par moments, par davantage critiquer l’administration
Bush que les terroristes – j’exagère un peu, certes, mais pas tant que cela. En
effet, si celle-ci est critiquable, si celle-ci aura commis pas mal de bévues,
aura mentit honteusement a la face du monde et aura été bataillé en Irak pour
de faux prétextes, avions nous besoin qu’une bonne partie de certains des
épisodes – le troisième et le cinquième sont une véritable purge – ne soient
consacrés qu’a dire du mal de l’administration américaine – Obama ne s’en sort
pas si bien que cela, quant à Trump, bah, il en prend aussi un peu – tandis que
la parole est donnée a des Talibans – une blague – des avocats qui nous parlent
des droits bafoués des accusés – dont certains ont du sang sur des mains et je
ne parle même pas de ce triste individu qu’est Khalid Cheikh Mohammed – et que
l’on nous bassine sans arrêt des nombreuses libertés perdues depuis le 11
Septembre. A coté de cela, l’invasion de l’Irak ? Quelques minutes chrono
et non ne sait rien du sort de Saddam Hussein. La mort de Ben Laden ?
Expédiée en quelques instants. L’apparition de Daesh ? L’organisation
terroriste n’est même pas citée ! Le fait que, vers la fin des années 90,
Bill Clinton avait eu l’opportunité de faire tuer Ben Laden ? Mais voyons,
on n’en parle pas bien sur ! John P. O'Neill, l’ancien du FBI tué dans les
tours lors de l’attentat, l’homme qui ne cessait de crier au loup et que
personne n’écoutait ? Il brille par sa totale absence – du coup, je vous
invite à regarder la série The
Looming Tower dont je vous ai parlé il y a quelques mois. Bref, vous l’avez
compris, présenté comme étant un incontournable absolu, le documentaire qu’il
faut voir a tout pris pour mieux comprendre les attentats du 11 Septembre et la
politique américaine de ces vingt dernières années, Turning Point apparait comme étant bourré de beaucoup trop de
défauts pour pouvoir prétendre à cela. C’est plutôt dommage car celui-ci n’est
pas inintéressant et que les nombreux témoignages proposés sont plutôt touchants,
mais bon, en comparaison des autres documentaires que j’ai put voir ces jours
ci, force est de constater que pour ce qui est des attentats en eux-mêmes, il y
a beaucoup mieux, quand a ceux qui s’intéresseraient davantage aux conséquences
du 11 Septembre, Arte m’aura déjà
conquis davantage que celui-ci… Pour finir, au vu des événements récents du
mois d’aout dernier, c’est-à-dire, la prise de Kaboul par les Talibans et la
débandade américaine gérée par un Biden complètement dépassé par les
événements, un des derniers passages de ce documentaire, celui où sont
interviewés les soldats de l’armée afghane, apparait presque comme étant une
blague monumentale, une blague plutôt triste vu comment ces hommes et ces
femmes promettaient de se battre contre les Talibans et auront disparus des
radars lorsque ces derniers ont foncés sur Kaboul… Mais bon, ceci est déjà une
autre histoire qui n’est certainement pas achevée puisque, tandis que dans nos
sociétés occidentales, certains en sont encore à se battre pour les droits des
terroristes, en Afghanistan, les Talibans sont de nouveau au pouvoir et doivent
franchement bien rigoler…
Points
Positifs :
-
Dans l’ensemble, Turning Point – Le 11
Septembre et la Guerre contre le Terrorisme est un bon documentaire, plutôt
complet et fort instructif, surtout si vous connaissez mal cette période
récente de l’histoire mondiale et, plus particulièrement, les enjeux
géopolitiques de ces deux dernières décennies.
-
Plutôt que de nous narrer uniquement les événements mêmes des attentats, Turning Point nous propose aussi les
causes plus lointaines qui auront amenés ces derniers mais également, les
nombreuses conséquences qui en ont découlées.
-
Les nombreux témoignages – survivants, famille de victimes, anciens soldats –
sont tous forts intéressants et très touchants. Indéniablement, une des
réussites de ce documentaire.
-
De nombreuses images d’archives de qualité, une mise en scène plutôt bien ficelée
et le fait que l’on ne s’ennui quasiment jamais tout au long des cinq heures
que dure ce documentaire.
Points
Négatifs :
-
Une vision peut-être trop partisane des faits, mais pas dans le sens que l’on
pourrait penser : en effet, un bon documentaire se doit, uniquement, de
présenter des faits, tels qu’ils sont, qu’ils soient à l’honneur ou non des
intervenants. Le souci, dans Turning Point,
c’est que, plus on avance, plus on tombe dans une critique acerbe de l’administration
américaine – Bush, Obama, Trump – tandis que la parole est donnée a des
Talibans et autres joyeux drilles du même genre et que l’on ne nous cesse de
nous bassiner avec les droits des terroristes…
-
Pas mal de faits sont complètement occultés – le cas Clinton, John P. O'Neill –
tandis que d’autres sont minimisées au point que cela en devient ridicule :
ainsi, l’Irak est trop rapidement expédié a mon gout, quand à la mort de Ben
Laden, deux petites minutes et puis c’est tout !
-
Un final presque risible au vu des derniers événements en Afghanistan – mais bon,
là, ce n’est pas trop la faute des concepteurs du documentaire qui ne s’attendaient
certainement pas à la débandade finale du coté de l’aéroport de Kaboul en aout dernier
– Biden non plus mais là, c’est nettement plus grave !
-
Avec nettement moins de moyens, j’ai put voir, ces jours ci, des documentaires
nettement plus réussis sur le 11 Septembre.
Ma
note : 6/10
THE
SUICIDE SQUAD
Attendant
la fin de leur peine à Belle Reve, des super-vilains et des criminels son
réquisitionnés par Amanda Waller pour intégrer la Task Force X, aussi surnommé
la Suicide Squad car la plupart des membres de cette équipe de super-vilains ne
reviennent guère en vie. Elle est composée de Harley Quinn, Savant, Javelin,
Weasel, Blackguard, T.D.K. (The Detachable Kid), Captain Boomerang, Mongal et
elle est surveillée sur le terrain par le Colonel Rick Flag et via Belle Reve
par la section d'Amanda Waller (composée de John Economos, Flo Crawley et
Emilia Harcourt et qui parient sur ceux qui mourront sauf Waller). Une puce
explosive leur est implantée dans la nuque par le docteur Fitzgibbon afin que
Waller puisse les faire exploser en cas de désobéissance. Ils sont emmenés à
Corto Maltese, une petite île d'Amérique du Sud où un coup d'état a eu lieu
quelques jours auparavant par un général anti-américain nommé Silvio Luna et
par son fidèle bras droit le général Mateo Suarez. Le but de cette mission
n'étant pas de le tuer mais de détruire les archives de Jotunheim, un
laboratoire géant en forme de tour, auparavant détenu par des nazis. Jotunheim
abrite en son sein un certain projet Starfish
qui est dirigé par Gaius Grieves, alias Le Penseur.
The Suicide Squad
Réalisation
: James Gunn
Scénario
: James Gunn, d'après Suicide Squad de John Ostrander
Musique : John
Murphy
Production : DC
Films, Atlas Entertainment, The Safran Company
Genre : Super-Héros,
Comédie
Titre
en vo : The Suicide Squad
Pays
d’origine : États-Unis
Parution
: 28
juillet 2021
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 132
min
Casting :
Margot
Robbie : Dr. Harleen Quinzel /
Harley Quinn
Idris
Elba : Robert DuBois / Bloodsport
John
Cena : Christopher Smith /
Peacemaker
Joel
Kinnaman : Colonel Rick
Flag
Daniela
Melchior : Cleo Cazo /
Ratcatcher II
Sylvester
Stallone : Nanaue / King
Shark (voix)
Steve
Agee : John Economos et Nanaue /
King Shark (capture de mouvement)
David
Dastmalchian : Abner Krill /
Polka-Dot Man
Viola
Davis : Amanda Waller
Peter
Capaldi : Gaius Grieves / le Penseur
Jai
Courtney : Digger
Harkness / Captain Boomerang
Maya
Le Clark : Cleo Cazo /
Ratcatcher II, jeune
Michael
Rooker : Brian Durlin / Savant
Pete
Davidson : Dick Hertz /
Blackguard
Flula
Borg : Gunter Braun / Javelin
Mayling
Ng : Mongal
Nathan
Fillion : Cory Pitzner / T.D.K. (The
Detachable Kid)
Sean
Gunn : John Monroe / Weasel et
Julian Day / Calendar Man
Alice
Braga : Sol Soria
Joaquín
Cosío : général Mateo Suarez
Juan
Diego Botto : président
Silvio Luna
Storm
Reid : Tyla DuBois
Jennifer
Holland : Emilia Harcourt
Tinache
Kajese : Flo Crawley
Julio
Ruiz : Milton
Taika
Waititi : Ratcatcher I
John
Ostrander : Dr Fitzgibbon
Lynne
Ashe : la mère de Polka-Dot Man
Pom
Klementieff : une des
danseuses au bar
Mon
avis : Depuis, sensiblement, une bonne décennie,
le genre superhéroique est devenu le genre le plus présent sur grand écran, un
peu, finalement, comme put l’être, jadis, les westerns, les péplums où les
thrillers. Ainsi, il ne s’écoule pas une année – y compris en pleine période de
Covid – où le public n’est pas abreuvé par moult sorties qui remportent, pour
certaines, un succès pour le moins conséquent – sur ce point, Marvel est le grand vainqueur. La chose,
à mes yeux, peut paraitre pour le moins savoureuse quand on pense qu’il n’y a
pas si longtemps encore, les lecteurs de comics et les amateurs de super-héros
en général étaient considérés par beaucoup – y compris le grand public – comme des
gamins attardés qui ne lisaient pas de la véritable bande dessinée – je me
souviens encore comment, souvent, on me regardait en rigolant lorsque je m’achetais
des comics mensuels… Les mêmes, probablement, sont devenus des fans de ces
films qui ont tant de succès de nos jours, quand à moi, eh bien, si j’aime
toujours les comics, cela fait belle lurette que j’ai quasiment abandonner Marvel et DC, quand aux films de super-héros, après quelques essais, j’en
suis venu à la conclusion que tout cela n’est pas pour moi ! Pourtant, il
y a toujours des exceptions et, justement, de temps en temps, il y a un film
qui mérite le détour, qui trouve grâce à mes yeux et, justement, vous l’avez
compris, le dernier exemple en date, c’est The
Suicide Squad… A la base, je n’attendais strictement rien de celui-ci :
il faut dire qu’après un premier volet dont je n’avais entendu que le plus
grand mal, comment pouvais-je être attiré parce que j’attendais être un film du
même acabit ? Fort heureusement, le hasard faisant souvent bien les
choses, j’ai eu l’occasion, par hasard et au travail – oui, je sais, cela m’arrive
– de regarder The Suicide Squad et
alors que je m’attendais à passer un sale moment devant un truc sans intérêt,
telle ne fut pas ma surprise de me rendre compte – assez rapidement d’ailleurs –
que ce film était bon, très bon même ! Une équipe de bras cassés qui sont
lancés dans une mission sur une quelconque ile sud-américaine, les choses
tournent mal d’entrée de jeu et, première surprise, tout ce joli monde se fait
massacrer. Hein, quoi, comment !? Ah, mais en fait, ces derniers ne
servaient que de chair à canon pour que la seconde équipe – elle aussi composée
de bras cassés mais c’est un point de détail – puisse accoster incognito et…
comment dire… disons que c’est partit pour plus de deux heures de grand n’importe
quoi, de rigolade, de scènes complètement ubuesques où l’on se plait à suivre
la mission commando d’une bande de pieds nickelés en costumes qui finiront,
pour la plupart, on ne sait pas trop comment, non seulement par survivre mais
aussi par remplir leur mission, aussi saugrenue soit-elle. Quand à moi, que
dire ? Eh bien, j’ai énormément rigolé devant The Suicide Squad, devant ce film qui ne se prend absolument pas au
sérieux et qui me touche nettement plus, question humour, que c’est
interminables et prétentieux films de chez Marvel
qui se la racontent tout en nous assénant de vulgaires blagues de bas étages
pas drôles pour un sou. Car ici, The
Suicide Squad, avant d’être un film de super-héros, est une comédie… débile,
grand guignolesque, certes, mais terriblement efficace dans ses délires, alors,
ma foi, si je persiste à dire que je n’aime pas les films de super-slips, des
exceptions comme celles là, j’en demande encore et encore !
Points
Positifs :
-
Davantage une comédie qu’un simple film de super-héros, The Suicide Squad est une belle réussite qui s’avère être, non
seulement, supérieur à son prédécesseur de triste mémoire, mais aussi et
surtout, un très bon film. Bien évidement, pour l’apprécier, il faut aimer ce
genre d’humour un peu débile qui tombe par moments dans le grand guignolesque
mais si c’est le cas, il est évidant que vous passerez un très bon moment !
-
Autant l’on frôle par moments le grand n’importe quoi – King Shark, Starro le
Conquérant, Polka-Dot Man – autant on passe beaucoup de temps à rigoler, autant
ce film n’en reste pas moins terriblement captivant et ce, sans le moindre
temps mort !
-
Une belle bande de pieds nickelés lancés dans une mission suicide complètement
improbable mais qui, malgré leurs débilités profondes, sont terriblement
attachants et, ma foi, au vu du résultat final, efficaces.
-
Un casting d’enfer où l’on retrouve, mine de rien, quelques grands noms comme Idris
Elba, Margot Robbie et même Sylvester Stallone dans un rôle pour le moins
innatendu. Quand aux autres, moins connus, force est de constater qu’ils
tiennent la route et sont pour beaucoup pour la réussite de ce film.
-
Effets spéciaux, décors, costumes, bande originale… ma foi, c’est du tout bon.
Points
Négatifs :
-
Bon, certes, The Suicide Squad est
une belle réussite et un bon film de super-héros, cependant, ce n’est pas non
plus un chef d’œuvre et son coté potache assumé risque de ne pas plaire à tout le
monde.
-
Finalement, Harley Quinn est le personnage le moins drôle du lot : il faut
dire qu’elle en fait des tonnes au point de, par moments, devenir lassante.
-
Bien évidement, si vous êtes totalement allergique au genre superhéroique, The Suicide Squad vous laissera
complètement indifférent…
Ma
note : 7,5/10
L'HABITANT
DE L'INFINI – TOME 14
Samouraï
sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin
d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il
porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne
recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise
alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Manji et Giichi doivent
faire face aux hommes de Magatsu et livrent un affrontement sanglant où
l'Immortel aura une fois de plus recours à ses capacités régénératrices
surnaturelles, tandis qu'un duel au sommet oppose Giichi et Magatsu, chacun des
deux combattants ayant tous deux développé une égale maîtrise de leurs talents
respectifs…
L'Habitant de l'Infini – Tome 14
Scénariste
: Hiroaki
Samura
Dessinateur : Hiroaki
Samura
Genre : Seinen
Type
d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre
en vo : Mugen no jūnin vol.14
Parution
en vo : 23 juillet 2003
Parution
en vf : 24 février 2006
Langue
d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre
de pages : 240
Mon
avis : Comme nous avions put le constater
dans le volume
précédant, un nouveau cycle débute dans L’Habitant de l’Infini,
un cycle où, l'école Ittô-Ryû ayant subit un rude coup de la part des hommes du
gouvernement, ses membres, désormais nettement moins nombreux – il faut dire
que, depuis le début du manga, nombreux auront été les guerriers d’Anotsu à
mordre la poussière – et traqués, décident de rentrer dans la clandestinité
afin d’essayer de survivre. Au milieu de tout ce petit monde, nos héros, Lin et
Manji, pris bien malgré eux par la tourmente à venir… Bref, vous l’avez
compris, tout cela est fort prometteur et il est évidant, après lecture de ce
quatorzième tome de L’Habitant de
l’Infini, que le sieur Hiroaki Samura maitrise à merveille son sujet et ne
cesse de nous étonner, ce, tout en nous captivant par un scénario toujours
aussi imaginatif. Ici, si certains pouvaient se plaindre d’un manque de scènes
d’actions dans certains des volumes précédents, il en est tout autrement,
surtout pour ce qui est des deux premiers tiers de ce tome où nous avons
affaire à des combats dantesques : Manji, Giichi et Magatsu étant les
têtes d’affiches de celui-ci. Bref, un pur régal pour les fans mais la seconde
partie, nettement plus calme, en apparence, est tout aussi bonne puisque Manji
semble tomber dans un piège qui pourrait s’avère être bien compliquer, même
pour un immortel comme lui, tandis que Lin, dans les toutes dernières pages,
fait une rencontre qui pourrait s’avérer être problématique. Mais bon, pour
savoir ce qu’il en est, il faudra patienter et petit peu et voir ce que nous
réserve le quinzième tome !?
Points
Positifs :
- Encore
un bon tome de cet excellent manga qu’est L’Habitant
de l’Infini et qui confirme, une fois le plus, tout le bien que l’on
peut penser de l’œuvre du sieur Hiroaki Samura : des affrontements
spectaculaires, des retournements de situations innatendu, un scénario toujours
aussi captivant, de nouveaux protagonistes qui promettent, bref, que demander
de plus ?!
-
L’affrontement qui oppose Manji, Giichi à Magatsu et ses hommes a de quoi
marquer les esprits et ravira les amateurs de duels de sabres qui en prendront
plein les yeux !
-
Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes
forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style
qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes
beautés. Un pur régal !
-
Encore une belle couverture qui nous propose deux combattants
charismatiques : Giichi et Magatsu.
Points
Négatifs :
-
Il commence à avoir tellement de protagonistes qu’il est facile de s’y perdre
par moments. Rien de bien grave, certes, mais bon, il faut le souligner…
-
Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un
geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros
badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige…
mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…
Ma
note : 7,5/10
ADIEU
LES CONS
À
43 ans, Suze Trappet, coiffeuse, apprend qu'il ne lui reste que peu de temps à
vivre car elle est atteinte d'une maladie auto-immune causée par les produits
cosmétiques qu'elle utilise dans son salon. Se souvenant alors de son fils
qu'elle a eu à 15 ans, ayant accouché sous X sous la pression de ses parents, elle
se met alors à sa recherche avant de mourir. Aux services d'administration on
lui apprend que son dossier n'est pas numérisé et que le retrouver peut prendre
plusieurs mois. Dans le bureau d'à côté, Jean-Baptiste Cuchas, un informaticien
de génie, s'apprête à se suicider en laissant un message d'adieu filmé, à la
suite de la décision de ses supérieurs hiérarchiques de confier la sécurisation
du système informatique à des personnes plus jeunes que lui. Mais en voulant
tirer sur lui-même avec un fil relié à la détente d'un fusil de chasse, il tire
trop fort et le fusil se retourne, endommageant la paroi adjacente et blessant
grièvement l'agent administratif qui s'occupait du cas de Suze.
Adieu les Cons
Réalisation
: Albert Dupontel
Scénario
: Albert Dupontel
Musique : Philippe
Cord'homme
Production : Manchester
Films, Gaumont, France 2, Canal+
Genre : Comédie
dramatique
Titre
en vo : Adieu les Cons
Pays
d’origine : France
Parution
: 21
octobre 2020
Langue
d'origine : français
Durée
: 87
min
Casting :
Virginie
Efira : Suze Trappet
Albert
Dupontel : Jean-Baptiste « JB » Cuchas
Nicolas
Marié : Serge Blin
Jackie
Berroyer : Dr Lint
Philippe
Uchan : M. Kurtzman
Bastien
Ughetto : Adrien
Marilou
Aussilloux : Clara
Catherine
Davenier : Mme Lint
Michel
Vuillermoz : le psy
Laurent
Stocker : M. Tuttle
Kyan
Khojandi : le médecin de
Lint
Grégoire
Ludig : le préposé 1
David
Marsais : le préposé 2
Bouli
Lanners : le médecin de Suze
Terry
Gilliam : le chasseur
Yves
Pignot : le fleuriste
Guillaume
Berroyer : le médecin de
Suze adolescente
François
Girard : un policier
Mon
avis : Un film un peu particulier, du
moins, à mes yeux, que cet Adieu les Cons.
Long métrage français sortit dans les salles obscures le 21 octobre 2020, c’est-à-dire,
tout juste quelques jours avant la fermeture des salles de cinéma en raison de
l’épidémie de Covid-19 qui atteignit alors, à l’époque, une nouvelle flambée
pour le moins impressionnante, ce film du sieur Albert Dupontel, resta donc,
par la force des choses, a l’affiche de cinémas fermés, ce, jusqu’à ce que ces
derniers, a l’approche de l’été, n’ouvrent à nouveau leurs portes et permettent
a celui-ci d’avoir droit à une seconde vie. Un film plutôt loué par la critique
– sauf par une certaine presse de gauche – et par le public qui avait sut
éveiller ma curiosité alors que, en toute franchise, je ne suis pas vraiment
fan du genre. Après tout, mon unique expérience, avec Dupontel, c’était un
certain 9 Mois Ferme, comédie
loufoque qui se laissait regarder mais qui ne m’avait pas marqué plus que ça.
Cependant, vu tout le bien que j’avais entendu au sujet de cet Adieu les Cons, vu les louanges de mon
épouse, je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas surtout
que, au vu du résultat final, je n’ai nullement regretté ma soirée… Alors
certes, je n’irais pas jusqu’à affirmer que nous avons affaire à un grand film :
Adieu les Cons fait partit ce ces
petits films sans grande prétention qui ne resteront nullement dans les
annales. Cependant, à coté de cela, voilà un long métrage plutôt sympathique,
la mise en scène de Dupontel est excellente de même que les thématiques qu’il développe,
c’est-à-dire, cette mise en accusation d’une société moderne, complètement
hermétique à la souffrance d’autrui où les gens passent leur vie le nez collé à
leur téléphone portable, leurs ordinateurs mais où ils ne savent absolument
plus communiquer. Le tout, d’ailleurs, n’est pas larmoyant pour un sou, ce qui
est une très bonne chose et, sur ce point, sachons rendre à César ce qui lui
appartient et donc, au sieur Dupontel, de nous offrir un drame social qui tient
davantage de la comédie que de la soupe prétentieuse et imbuvable – d’où,
probablement, un certain mépris de la part des médias de gauche. Ajoutons à
cela un casting principal excellent, Albert Dupontel, donc, parfait en
informaticien de génie lâché par ses patrons et Virginie Efira qui prouve, une
fois de plus, qu’elle est davantage qu’une simple présentatrice télé passé sur
grand écran et l’on obtient, au final, un film qui, s’il n’est pas parfait,
mérite le détour et, ma foi, son succès…
Points
Positifs :
-
Une excellente comédie dramatique qui, malgré son coté loufoque sans grande
prétention, réussit la gageure de donner un coup de pied dans la fourmilière en
pointant du doigt bien des maux de nos sociétés modernes, le manque de
communication étant, selon moi, au cœur de ce film. Bref, Adieu les Cons vous fera rire tout en vous amenant à réfléchir, ce
qui n’est pas rien…
-
Albert Dupontel et Virginie Efira forment un duo excellent et, ma foi, sont
pour beaucoup pour la réussite de ce film. Une petite surprise, pour ma part,
pour la seconde vu que je la connaissais davantage en tant que présentatrice qu’en
tant que comédienne.
-
Si vous avez un certain attrait pour l’humour coquasse et ubuesque, alors, Adieu les Cons est fait pour vous. D’ailleurs,
ce n’est pas un hasard que le grand Terry Gilliam fasse une petite apparition
dans ce film.
-
Décors et photographie de qualité qui sont pour beaucoup pour l’ambiance
particulière qui se dégage de ce film…
-
Un excellent final !
Points
Négatifs :
-
Ne nous voilons pas la face : aussi sympathique soit cet Adieu les Cons, aussi plaisant soit-il,
ce n’est pas un grand film. Il est bon, très bon, même, par moments, cependant,
cela reste une comédie dramatique bourrée de qualités mais sans plus. C’est
déjà pas mal mais bon, personnellement, j’ai tendance à attendre davantage des
films…
-
L’humour vraiment particulier pour ne pas dire coquasse voir grand guignolesque
risque de ne pas plaire à tout le monde.
-
Un drame sociétal qui fait rire ?! Voilà de quoi dégouter les derniers
lecteurs du Monde, de Libération, de L’Humanité, des Inrockuptibles
et autres feuilles de choux de gauche…
Ma
note : 7,5/10