mercredi 24 janvier 2018

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE CINQUIÈME ÉLÉPHANT


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – LE CINQUIÈME ÉLÉPHANT

Samuel Vimaire est en fuite ; la chasse à l'homme est ouverte. Hier préfet du Guet, duc et ambassadeur d'Ankh-Morpork dans le mystérieux royaume d'Uberwald (ses forêts de conifères, ses traditions identitaires, ses mines de graisse), il ne lui reste désormais que son astuce naturelle et la culotte tristounette d'oncle Vania. (Laissez tomber.) Il neige. Il gèle. S'il ne traverse pas la forêt pour rejoindre la civilisation, une guerre abominable éclatera. Et des monstres sont à ses trousses. Intelligents. Rapides. Des loups-garous. Ils gagnent sur lui... Voici le vingt-cinquième roman du Disque-Monde. On y trouve des nains, des vampires, des intrigues diplomatiques, des héros, de la graisse antique.


Les Annales du Disque-Monde – Le Cinquième Éléphant
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 07 mars 1999
Edition Française : 12 septembre 2011
Titre en vo : The Fifth Elephant
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 448

Mon avis : Les vampires ayant tenus le haut du pavé dans Carpe Jugulum, vingt-quatrième tome des Annales du Disque-Monde, c’est tout naturellement que l’on retrouve ces derniers dans le volume suivant, Le Cinquième Éléphant, quoi que, a bien y réfléchir, ceux-ci ne sont pas venus seuls puisque loups garous et nains occupent le devant de la scène dans ce nouveau roman des Annales où l’on retrouve, pour notre plus grand plaisir, Vimaire et le Guet en tant que protagonistes principaux. Plaisir, c’est un fait incontestable car après lecture de moult ouvrages du regretté Pratchett, force est de reconnaitre que les aventures mettant en scène le Guet font partie des toutes meilleures des Annales, chose qui, au demeurant, fut largement confirmer dans Le Cinquième Éléphant qui n’est peut-être pas le meilleur du lot mais n’en est pas loin… Car bon, en nous entrainant du coté de l’Uberwald, contrée mystérieuse où vivent principalement des loups garous, des vampires et donc, des nains, Terry Pratchett nous entraine dans une aventure qui est, bien évidement, un formidable hommage au genre horrifique de par sa toile de fond mais qui, si l’on approfondi davantage la chose – comme c’est souvent le cas d’ailleurs dans le Disque-Monde – met particulièrement en avant tout un tas de thématiques oh combien modernes comme la discrimination féminine, le poids des traditions, la lutte entre progressistes et conservateurs, pour ne citer que les plus importantes. Du coup, Le Cinquième Éléphant qui, au demeurant, possède une intrigue captivante, s’avère être bien plus profond et intelligent qu’on pourrait le penser de prime abord… quoi que, a bien y réfléchir, un peu comme les autres volumes du Guet, sans nul doute ceux où Pratchett aura le mieux réussi a faire le lien entre son univers de Fantasy parodique et les problèmes de sociétés du monde réel…


Points Positifs :
- Dans la grande tradition des volumes des Annales mettant en scène le Guet, Terry Pratchett nous offre un roman captivant de bout, fort plaisant à lire et qui, sous couvert de parodie, pointe du doigt bien des maux de notre société.
- Justement, dans Le Cinquième Éléphant, l’on retrouve la discrimination féminine, le poids de la tradition, les conflits entre progressistes et conservateurs, des maux que notre société, hélas, connait bien.
- L’Uberwald est un bel hommage au genre horrifique avec ses vampires, ses loups garous, ses Igors, ses paysages brumeux, ses grandes et inquiétantes forêts…
- Quelques scènes cultes comme la fuite de Vimaire poursuivie par une meute de loups garous ou Dame Sybil qui se met a chanté un air d’opéra devant des nains médusés.
- Vimaire égal a lui-même, le Caporal Petit-Cul, un personnage plutôt réussie et une Angua dont on fait enfin connaissance avec sa famille.

Points Négatifs :
- Le Sergent Colon devient, par la force des choses, responsable du Guet. Certes, cela nous offre les passages les plus drôles de ce roman, cependant, je trouve qu’à un moment donné, on passe beaucoup trop de temps avec ces derniers au détriment de l’intrigue principale.

Ma note : 8/10

mardi 23 janvier 2018

THE FALL – SAISON 3


THE FALL – SAISON 3

Paul Spector est pris en charge aux urgences. Il subit une lourde intervention qui se passe bien. Jim Burns défend Stella Gibson auprès de Frank afin que l'affaire ne lui soit pas retirée. Il est décidé que ce ne sera plus elle qui donnera les conférences de presse


The Fall – Saison 3
Réalisation : Allan Cubitt
Scénario : Allan Cubitt, Jakob Verbruggen
Musique : Keefus Ciancia
Production : BBC
Genre : Thriller
Titre en vo : The Fall – Season 3
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, RTÉ One
Diffusion d’origine : 29 septembre 2016 – 28 octobre 2016
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 57 minutes

Casting :
Gillian Anderson : Stella Gibson, superintendant de la Metropolitan Police Service
Jamie Dornan : Paul Spector
John Lynch : Jim Burns, assistant du chef de police
Bronagh Waugh : Sally-Ann Spector
Colin Morgan : Tom Anderson, sergent détective
Niamh McGrady : Danielle Ferrington, agent de police
Aisling Franciosi : Katie Benedetto
Emmett Scanlan : Glen Martin, inspecteur de police
Stuart Graham : Matthew Eastwood, inspecteur-chef
Karen Hassan : Annie Brawley
Bronágh Taggart : Gail McNally
Nick Lee : Ned Callan
Valene Kane : Rose Stagg
Jonjo O'Neill : Tom Stagg
Kelly Gough : Hagstrom
Sean McGinley : Peter Jensen
Ben Peel : James Olson, sergent de police
Ian McElhinney : Morgan Monroe
Aoibhín Garrihy : Lyndsey Conklin

Mon avis : Si la première saison de The Fall avait sut renouveler de fort belle manière les thrillers où officient des tueurs en séries, il est évidant que la seconde, sans être mauvaise, était apparu comme étant un poil décevante, le scénario commençant a briller davantage par ses incohérences et ses lieux communs que par ses qualités. Hélas, d’entrée de jeu, cette troisième saison débutait mal, très mal même, et ce, par les mêmes défauts qui avaient déjà plombé la saison précédente mais en pire… Ainsi, d’entrée de jeu, comment ne pas pointer du doigt la monumentale incohérence, que dis-je, la débilité profonde et pathétique qui aura nuit aux deux premiers épisodes et, dans un sens plus large, a cette saison dans son ensemble, car bon, comment passer après cela : ainsi, est-ce que vous trouvez normal que dans un hôpital de Belfast – que l’on peut imaginer suffisamment grand – l’on ait placer dans une chambre un tueur en série très dangereux et, en face, dans le couloir, sa dernière victime en date, et ce, tandis que les forces de l’ordre sont relégués fort loin et brillent du coup par leur absence !? Incohérent, que dis-je… ridicule oui ! Le problème, c’est qu’en débutant d’une telle manière, les choses étaient fort mal engagées et comme en plus, l’on retrouve une bonne part des défauts que l’on avait déjà remarquer dans la seconde saison, arrivé sensiblement vers la moitié de cette troisième saison, le deuil qualitatif de The Fall semblait bel et bien prononcer. Fort heureusement, et alors qu’on ne l’attendait plus, un sursaut qualitatif eut lieu, une légère montée en puissance qui amène, mine de rien, cette ultime saison jusqu’à un final que l’on peut qualifier sans le moindre problème de bon, plutôt bon même. De quoi pavoiser ? Oh certes non surtout qu’au vu de la première saison, excellente, elle, il est clair que, d’un point de vu personnel, j’étais en droit d’attendre bien plus de The Fall. Hélas, ce ne fut pas le cas et il restera, finalement, après tout cela, comme un arrière gout d’inachevé et, surtout, de déception…


Points Positifs :
- La conclusion, plutôt logique au vu de tout ce qui c’était dérouler auparavant et qui marque les esprits.
- Le duo Gillian Anderson / Jamie Dornan, toujours aussi excellent !
- La seconde moitié de cette troisième saison est une lente montée qualitative qui sauve un peu les meubles.
- Cette dernière saison de The Fall est davantage axée sur les dialogues entre les nombreux protagonistes, cependant, ceux-ci sont de qualité et certains dialogues méritent le détour.

Points Négatifs :
- Un sentiment final de déception, surtout si l’on se souvient de la première saison, proche de la perfection, elle.
- On reprend les défauts de la seconde saison et on recommence, mais en pire : sous intrigues complètement oubliées, personnages jetées aux oubliettes, etc.
- Les deux premiers épisodes sont une purge monumentale !
- Mais comment ont-ils fait pour quasiment occulter le sort de la famille de Paul Spector !?
- L’incohérence monumentale qui ouvre le bal avec, dans l’hôpital, la chambre du tueur en face du lit de sa victime, située, elle, dans le couloir, et ce, sans la moindre présence policière proche. Mais quelle débilitée…

Ma note : 6/10

dimanche 21 janvier 2018

FABLES – SUPER TEAM


FABLES – SUPER TEAM

Les bureaux de Fableville sont depuis quelques temps déjà en totale autarcie, coincés dans des ruines et des débris. Convaincu que son sort ne peut qu'être meilleur dans les temps à venir, le singe Bufkin s'interroge sur la possibilité que ce lieu immense puisse avoir un Roi. Alors qu'il en parle avec Frankie et le Miroir, le macaque n'a pas pour seule et unique réponse qu'un souverain ne pourrait diriger les lieux que s'il était un vrai héros. Pour cela, il devrait faire mieux qu'Hercule et remplir non pas douze mais treize travaux aussi prestigieux que dangereux. Pour commencer, Bufkin se prépare à grimper à l'arbre géant, avec pour mission d'atteindre le sommet et de trouver une sortie. Le périple est loin d'être simple puisqu'après avoir affronté plusieurs jours d'escalade et de météo difficile, il atteint un monde qui ne lui est pas étranger...


Fables – Super Team
Scénario : Bill Willingham
Dessins : Mark Buckingham, Eric Shanower, Terry Moore
Encrage : Andrew Pepoy, Steve Leialoha, Richard Friend
Couleurs : Lee Loughridge
Couverture : James Jean
Genre : Aventure, Conte, Féerie
Editeur : Vertigo Comics
Titre en vo : Fables – Vol 16
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 10 décembre 2011
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 29 août 2014
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Fables 101-107

Mon avis : Le tome précédent de Fables, le seizième, avait été marqué par le centième épisode de la série où l’on avait suivit l’affrontement dantesque entre Mister Dark et une Frau Totenkinder plus jeune mais aussi et surtout plus puissante que jamais. Une victoire pour cette dernière qui s’était révélée être de courte durée vu que son adversaire avait finit par prendre la fuite. Du coup, dans ce nouveau volume de la saga du sieur Bill Willingham, l’on retrouve nos héros en bien mauvaise posture et se préparant à faire face a Mister Dark, pour cela, Pinocchio et Ozma ont une bien singulière idée : créer une équipe de super-héros afin de vaincre leur adversaire. A première vue, l’idée peut sembler saugrenue sauf que, une fois de plus, Bill Willingham réussi parfaitement son pari et en multipliant les références aux poids lourds du genre comme les Avengers, les X-Men ou la Justice League, il entraine le lecteur dans un arc narratif oh combien jouissif, surtout pour les connaisseurs. Mais ce n’est pas tout car si Mister Dark est bel et bien vaincu dans ce dix-septième tome de Fables, l’identité de celui qui met fin a ses méfaits – du moins, pour le moment avant qu’il n’y ait un autre retournement de situation – en surprendra plus d’un, quoi que, a bien y réfléchir, il s’agissait du seul être suffisamment puissant pour y parvenir. Bref, une fois de plus, Bill Willingham réussit le mince exploit de nous surprendre et de nous captiver a la fois avec un nouvel album riche franchement réussi et si l’on ajoute a cela les dessins d’un Mark Buckingham toujours aussi bons et les deux épisodes qui ouvrent et concluent cet album et qui, l’un en mettant en avant le sympathique Bufkin, l’autre en revenant sur le sort de la Belle au Bois dormant et qui sert de prélude a la série Fairest – dont, je l’espère, j’aurai l’occasion de vous en parler par la suite – on obtient, au final, un résultat a la hauteur de ce que cette série nous a habituer depuis ses débuts, c’est-à-dire, proche de la perfection, tout bonnement !


Points Positifs :
- L’arc narratif Super Team qui est le gros morceau de cet album et qui multiplie les références a l’univers des super-héros, et ce, de manière fort intelligente. Bien évidement, les connaisseurs du genre seront plus à même de remarquer les multiples clins d’œil qui parsèment celui-ci.
- Décidément, Bill Willingham est bien malin et alors que l’on s’attend à ce que notre équipe de super-héros affronte Mister Dark, c’est un autre protagoniste qui s’en charge, et, accessoirement, de manière pour le moins radicale !
- L’épisode centré sur le sort de la Belle au Bois dormant et qui sert de prologue à la série Fairest qui, accessoirement, est sur mes tablettes.
- Même l’épisode mettant en scène Bufkin est plutôt sympathique.
- Pour ce qui est des dessins, c’est du tout bon et s’il est inutile de revenir sur le talent indéniable de Mark Buckingham, force est de constater que Eric Shanower et Terry Moore qui officient également dans cet album s’en sortent fort bien.

Points Négatifs :
- Il faut posséder une bonne connaissance de l’univers des super-héros pour apprécier au mieux les nombreuses références de l’arc Super Team.
- Après Jack of Fables, voilà Fairest qui arrive ! Certes, cette série parallèle m’intéresse mais bon, cela signifie qu’il va falloir se la procurer également afin de tout comprendre. Au bout d’un moment, mon porte-monnaie pleure, surtout qu’il n’y a pas que Fables dans la vie…

Ma note : 8/10

samedi 20 janvier 2018

THE FALL – SAISON 2


THE FALL – SAISON 2

Dix jours se sont écoulés depuis que l’inspecteur Gibson a eu Paul Spector au téléphone. Elle essaye d’aider la dernière victime, ayant survécu, du serial-killer à retrouver la mémoire, Pendant ce temps, le tueur Paul Spector revient à Belfast pour terminer les choses qu’il avait laissées en suspens...


The Fall – Saison 2
Réalisation : Allan Cubitt
Scénario : Allan Cubitt, Jakob Verbruggen
Musique : Keefus Ciancia
Production : BBC
Genre : Thriller
Titre en vo : The Fall – Season 2
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : BBC Two, RTÉ One
Diffusion d’origine : 13 novembre 2014 – 17 décembre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 57 minutes

Casting :
Gillian Anderson : Stella Gibson, superintendant de la Metropolitan Police Service
Jamie Dornan : Paul Spector
John Lynch : Jim Burns, assistant du chef de police
Bronagh Waugh : Sally-Ann Spector
Niamh McGrady : Danielle Ferrington, agent de police
Aisling Franciosi : Katie Benedetto
Archie Panjabi : Tanya Reed Smith, pathologiste
Emmett Scanlan : Glen Martin, inspecteur de police
Stuart Graham : Matthew Eastwood, inspecteur-chef
Karen Hassan : Annie Brawley
Bronágh Taggart : Gail McNally
Nick Lee : Ned Callan
Valene Kane : Rose Stagg
Brian Milligan : James Tyler
Séainín Brennan : Liz Tyler
Jonjo O'Neill : Tom Stagg
Kelly Gough : Hagstrom
Colin Morgan : Tom Anderson, sergent détective
Sean McGinley : Peter Jensen
Ben Peel : James Olson, sergent de police
Ian McElhinney : Morgan Monroe
Aoibhín Garrihy : Lyndsey Conklin

Mon avis : Indéniablement, la première saison de The Fall, série britannique où j’avais eu le plaisir de retrouver Gillian Anderson – qui restera a jamais, a mes yeux, la Dana Scully de X-Files – et de découvrir Jamie Dornan – le Grey de Cinquante Nuances de Grey – avait sut renouveler a merveille le genre de fictions mettant en scènes des tueurs en série. Ainsi, en nous présentant le quotidien tranquille d’un père de famille aimant qui se transformait en pervers meurtrier la nuit, les scénaristes avaient sut happer l’intention des spectateurs qui oscillaient entre la répulsion et l’attrait vis-à-vis du sombre et charismatique Paul Spector – surtout que, en face de lui, Gillian Anderson campait un personnage presque aussi intéressant. Bref, une première saison proche de la perfection dans son genre et qui donnait envie de découvrir la suite. Le souci qui se pose d’entrée de jeu, dès le début de cette seconde saison, c’est que, désormais séparer de son épouse et de ses enfants, Paul Spector joue presque les cavaliers seuls et si ce n’était l’adolescente amoureuse qu’il tient sous sa coupe – au demeurant, c’en est même fascinant de voir comment il joue avec elle – on n’aurait droit qu’a des scènes où celui-ci agit en solo. Du coup, l’abandon de toutes ces scènes dites normales, ces scènes de la vie quotidienne qui faisaient l’une des grandes forces de la première saison, font que, l’on tombe, par la force des choses, dans la chasse a l’homme entre la police et le tueur, surtout que, par-dessus le marché, l’identité de ce dernier est rapidement dévoilée. Là aussi, je dois reconnaitre que cela m’a un peu déçu car j’aurais préféré que la découverte ait lieu plus tard dans le déroulement de l’intrigue surtout que, une fois le sieur Spector fortement suspecté – d’ailleurs, c’est une évidence – on se demande bien pourquoi les autorités ne mettent pas la main sur lui plutôt que de se contenter de le suivre. Cela finit certes par arriver, vers la fin de la saison, mais vu la manière dont c’est amené, le spectateur ne peut s’empêcher de se demander : pourquoi maintenant et pas avant ? Il apparait donc clairement que, scénaristiquement, cette seconde saison de The Fall est nettement moins réussie que sa devancière, ce qui est dommage car l’ensemble n’en reste pas moins suffisamment captivant par moments et que le duo Gillian Anderson / Jamie Dornan est toujours aussi efficace. Bref, une semi-déception au final, dut, principalement, a des choix scénaristiques parfois illogiques qui font que, indéniablement, malgré quelques qualités indéniables, cette seconde saison de The Fall rate un peu le coche.


Points Positifs :
- Le plaisir de retrouver le duo Gillian Anderson / Jamie Dornan, toujours aussi charismatique et plaisant à regarder. Il faut dire que les deux personnages qu’ils interprètent sont les deux grosses réussites de cette série et que c’est un régal, par moments, de les voir a l’écran.
- Le personnage de Paul Spector qui est toujours aussi fascinant, surtout par la manière dont il manipule tout ce petit monde, la palme revenant, bien entendu, a l’emprise qu’il a sur la jeune adolescente qui est amoureuse de lui et dont il fait ce qu’il veut.
- Même si cette seconde saison de The Fall possède bien des défauts, il y a quelque chose qu’on ne peut lui enlever, c’est que, dans l’ensemble, elle reste captivante. Il faut dire que, une fois qu’on est lancé dans l’intrigue, il est difficile de lâcher.

Points Négatifs :
- Certains choix scénaristiques qui nuisent fortement a la qualité générale de l’intrigue. Sincèrement, une fois le tueur séparé de sa famille, on perd une bonne partie de ce qui faisait la force de la première saison, de plus, il est très rapidement suspecté, ce qui entraine, au demeurant, tout un tas d’incohérences par la suite.
- La principale étant, bien entendu : mais pourquoi ne l’arrêtent-ils pas plus rapidement ?
- Euh, elle est passée où l’autre intrigue avec le fils du chef de la police, les magouilles et les call-girls ? Car bon, du coup, on se demande pourquoi les scénaristes se sont attardés là-dessus dans la première saison…

Ma note : 7/10

vendredi 19 janvier 2018

ATOM HEART MOTHER


ATOM HEART MOTHER

Pink Floyd

1 - Atom Heart Mother (Geesin, Gilmour, Mason, Waters, Wright) 23:39
2 - If (Waters) 4:31
3 - Summer '68 (Wright) 5:29
4 - Fat Old Sun (Gilmour) 5:24
5 - Alan's Psychedelic Breakfast (Gilmour, Mason, Waters, Wright) 13:00


Atom Heart Mother
Musicien : Pink Floyd
Parution : 2 octobre 1970
Enregistré : mars 1970 – août 1970
Durée : 52:44
Genre : Rock progressif
Producteur : Pink Floyd
Label : Harvest, EMI

Musiciens :
David Gilmour : Guitares, chant
Roger Waters : Basse, chant
Richard Wright : Claviers, chant
Nick Mason : Batterie
Ron Geesin : Orchestration
John Alldis Choir : Chœurs
Philip Jones Brass Ensemble : Cuivres
Haflidi Hallgrimsson : Violoncelle
Alan Styles : Monologues (Alan's Psychedelic Breakfast)
Alan Parsons : Ingénieur du son

Mon avis : Curieusement, alors que j’apprécie depuis fort longtemps Pink Floyd, je dois reconnaitre que, sur ce blog, je n’ai guère eu l’occasion de vous en parler, ainsi, après le cultissime The Dark Side on the Moon, le sublime Wish You Were Here et le non moins somptueux The Piper at the Gates of Dawn, aujourd’hui, c’est au tour de Atom Heart Mother d’avoir droit a sa critique dans Le Journal de Feanor ! Pour la petite histoire, cet opus est sans nul doute l’un des plus connus du groupe aux yeux du grand public, pas forcément en raison de son contenu, loin de là, mais en raison de sa pochette, tellement connue qu’elle est devenue l’une des plus emblématiques du groupe voir de l’histoire du rock tout court ! Car bon, comment dire… cette vache dans un pré sans qu’il soit fait mention du nom du groupe ou du titre de l’album, cela annonçait d’entrée de jeu la couleur, surtout après quelques loupés – il faut le reconnaitre – dans certains albums précédents. Mais ici, avec une telle simplicité, on touche presque au génie créatif et il est clair que presque cinq décennies plus tard, la pochette de Atom Heart Mother est toujours aussi efficace ! Mais bon, je vous parle de la pochette mais un album, cela ne se limite pas a cela, fort heureusement, et, justement, cet opus, le cinquième de la carrière du groupe, démarre fort, très fort même, avec cette merveille du rock progressif qu’est Atom Heart Mother, non pas l’album mais la chanson, ou plutôt, devrais-je dire, le long instrumental de plus de 23 minutes qui voit Pink Floyd flirter allègrement avec la musique classique et où certains passages nous rappellent allègrement Wagner et Rossini. Une merveille, donc, que ce morceau et, incontestablement, le titre qui mérite a lui tout seul l’achat de cet album, en raison de sa qualité, indéniable, mais aussi parce que le reste, lui, est loin d’être a la hauteur. Car oui, il faut le reconnaitre, si Atom Heart Mother marque durablement les esprits, c’est principalement dut au fait de son titre et de sa vache en pochette, car le reste, lui, sans être mauvais, est loin d’être de la même qualité ; ainsi, on passera rapidement sur les trois ballades composées par Waters, Wright et Gilmour, sympathiques mais sans plus, pour remonter très légèrement le niveau avec un semi-instrumental, Alan's Psychedelic Breakfast, morceau barré qui ravira les amateurs les plus extrêmes du rock progressif, mais bon, il faut vraiment aimer le genre… Bref, au final, Atom Heart Mother apparait comme étant un album qui vaut particulièrement par son titre phare – un pur chef d’œuvre au demeurant – et par sa pochette culte, cependant, si le reste de l’opus est loin d’être comparable aux heures de gloires de Pink Floyd, il est loin d’être a jeter non plus et plaira, sans nul doute, aux inconditionnels du groupe…


Points Positifs :
- Le morceau éponyme, Atom Heart Mother, est un véritable chef d’œuvre du rock progressif et voit le groupe, pour la toute première fois, flirter allègrement avec la musique classique, le morceau, oh combien épique, rappelant par moments Wagner et Rossini. Un pur bijou de plus de 23 minutes dont on ne se lasse pas !
- La pochette bien sur, avec la vache Lulubelle III, tellement culte et emblématique du groupe.
- Les fans les plus extrêmes de rock progressif apprécieront le singulier Alan's Psychedelic Breakfast.

Points Négatifs :
- Il apparait clairement que Atom Heart Mother – l’album, pas la chanson – alterne entre le pur génie et le franchement moyen, du coup, après une face A somptueuse, la B, elle, déçoit fortement…
- Les trois pseudo-ballades signées Waters, Wright et Gilmour son sympathiques mais tellement loin de ce que le groupe a put faire ou fera par la suite qu’on se demande même par moments ce qu’elles font dans cet album !?
- Il faut tout de même être un gros fan de progressif pour apprécier un morceau comme Alan's Psychedelic Breakfast.

Ma note : 6,5/10