mardi 8 mars 2022

TENDER PREY


TENDER PREY
 
Nick Cave and the Bad Seeds
 
1 - The Mercy Seat (Nick Cave / Mick Harvey) 7:17
2 - Up Jumped the Devil (Nick Cave / Mick Harvey / Roland Wolf / Blixa Bargeld / Kid Congo Powers) 5:16
3 - Deanna (Nick Cave) 3:45
4 - Watching Alice (Nick Cave) 4:01
5 - Mercy (Nick Cave) 6:22
6 - City of Refuge (Nick Cave) 4:48
7 - Slowly Goes the Night (Nick Cave) 5:23
8 - Sunday's Slave (Nick Cave) 3:40
9 - Sugar Sugar Sugar (Nick Cave / Mick Harvey) 5:01
10 - New Morning (Nick Cave) 3:46
 

Tender Prey
Musicien : Nick Cave and the Bad Seeds
Parution : 19 septembre 1988
Enregistré : Août 1987 – Janvier 1988
Durée : 54:34
Genre : Post-Punk
Producteur : Nick Cave and the Bad Seeds
Label : Mute Records
 
Musiciens :
Nick Cave : chant, harmonica, piano, orgue Hammond, vibraphone, tambourin
Mick Harvey : guitare acoustique and guitare électrique, piano, orgue, xylophone, basse, batterie, percussions, programmation, chœurs
Blixa Bargeld : guitare, slide guitare, chœurs
Roland Wolf : guitare, piano, orgue
Kid Congo Powers : guitare, chœurs
Thomas Wydler : batterie
Audrey Riley : cordes, arrangements
Chris Tombling : cordes
Hugo Race : guitare, chœurs
Ian Davis : chœurs
Gini Ball : cordes
 
Mon avis :
 Après Your Funeral, My Trial, album de fort belle qualité mais peut-être un poil moins abouti que ses prédécesseurs, selon moi, je poursuis ma plongée dans la longue et fructueuse discographie du grand Nick Cave et de ses Bad Seeds avec un cinquième opus, un certain Tender Prey, qui est, pour la petite histoire, un des meilleurs de la carrière de l’australien et de son groupe. Sortit naturellement, en 1988, un peu dans l’indifférence générale aux yeux du grand public, ce qui peut paraitre, avec du recul, assez incroyable – mais bon, comme chacun sait, entre les gouts de ce fameux grand public qui préfère toujours des musiciens disons plus conventionnels et la qualité à proprement parler, il y a un monde – Tender Prey est une énième confirmation de l’immense talent du sieur Cave, chanteur et auteur génial, sombre et torturé à souhait, pas simple d’accès pour un sou mais qui, au fil de sa longue carrière, aura pondu pas mal de chef d’œuvres au point que l’on puisse considérer ce dernier comme étant un des artistes majeurs de la fin du vingtième siècle et du début du vingt-et-unième. Mais pour en revenir a nos moutons et donc, a ce Tender Prey dont je vous parle aujourd’hui, il faut savoir que cet album a, depuis longtemps, la faveur des fans de la première heure du sieur Cave. Il faut dire que cet opus démarre sur les chapeaux de roues avec l’époustouflant The Mercy Seat, peut-être l’une des meilleures chansons de toute la carrière de Nick Cave : pleine de sous-entendus religieux avec ce fameux « Trône de Dieu » dont il est fait mention, le titre, bien évidement, est en fait un long monologue d’un condamné a mort qui s’apprête a s’asseoir sur un autre trône, la chaise électrique. Chanson extraordinaire s’il en est, The Mercy Seat ouvre donc de fort belle manière le bal et, fort heureusement, ce n’est pas finit puisque d’autres titres méritent le détour tout au long de cet album : ainsi, entre MercyCity of RefugeUp Jumped the DevilDeanna ou Sugar Sugar Sugar, on n’a guère le temps de s’ennuyer avec cet opus. Bref, un excellent album que ce Tender Prey, incontestablement, et là, on arrive peut-être a un point où chacun, suivant ses préférences, considérera que celui-ci est le meilleur ou l’un des tous meilleurs de la carrière de Nick Cave. Pour ma part même si je lui préfère d’autres albums, plus anciens ou plus récents, je reconnais néanmoins que Tendez Prey est un superbe opus qui mérite amplement le détour – un peu, finalement, comme quasiment tous les albums de Nick Cave, bien entendu…
 

Points Positifs
 :
- Un des meilleurs albums de la longue carrière de Nick Cave et, en tous cas, un de ceux qui met tous ses fans d’accord ou presque. Il faut dire que la qualité est au rendez vous dans cet opus qui est quasiment parfait de bout en bout et qui est considéré depuis longtemps comme étant un des incontournables du sieur Cave.
The Mercy Seat, probablement une des toutes meilleures chansons de Nick Cave, un titre monstrueux, bourré de références religieuses et qui nous narre les dernières heures d’un condamné a mort. Somptueux !
- Un opus bourré de bonnes chansons comme MercyCity of RefugeUp Jumped the DevilDeannaSugar Sugar Sugar ou Slowly Goes the Night.
- Une fois de plus, les Bad Seeds nous prouvent de fort belle manière à quel point ces derniers étaient davantage qu’un simple groupe d’accompagnement du sieur Cave. Après tout, musicalement parlant, ces derniers frôlent avec l’excellence, tout simplement !
 
Points Négatifs :
- Il manque peut-être à Tender Prey une certaine sophistication qui sera plus flagrante dans les albums suivants, mais bon, ceci est peut-être davantage une affaire de gouts personnels qu’autre chose.
- On ne va pas se mentir, Nick Cave est un artiste au style pour le moins particulier et il faut accrocher à son univers, à ses obsessions et je ne suis pas sur que le grand public adhère à cette noirceur qui transparait de cet album. Après, cela reste une affaire de gouts, bien entendu…
 
Ma note : 8,5/10

MARSHAL BASS – MEURTRES EN FAMILLE


MARSHAL BASS – MEURTRES EN FAMILLE
 
1875, dans l’état d’Arizona, le premier US Marshal noir, River Bass, prend du bon temps dans la petite ville de Dryheave. Il a pour mission de retrouver Timothy Brown, un tueur en série qui prend pour cibles des jeunes femmes célibataires et enceintes, puis récupère les nourrissons de ses victimes pour conquérir la suivante. Alors qu’il recherche sa prochaine victime, Brown demande refuge dans une ferme. Bien mal lui en prend, car il y trouve une famille d’origine hollandaise plus redoutable que lui. Les Vanderkolk hébergent les voyageurs exténués et leur offre un bon repas. Profitant de leur fatigue, ils les tuent pour les détrousser. Les affaires ainsi récoltées sont vendues dans les villes aux alentours. Brown ne fait pas exception. Il est achevé sous les yeux d’un indien se reposant sous un arbre. Au même moment, Marshal Bass doit faire face à Turtle, un chasseur de prime. Car suite à ses exploits du premier tome, sa tête a été mise à prix par la famille Defoe. Par un concours de circonstance, Bass, Turtle et l’indien vont partager la même cellule dans la prison de Dryheave. A ce moment, Bass apprend de l’indien que Brown a été tué par la famille hollandaise. En sortant de cellule, Bass va mener l’enquête sur la disparition de Brown et sur le petit commerce de la famille Vanderkolk. Dernier coup du sort, notre Marshal, en position de chasseur chassé, va tomber sous le charme de Sabien, la fille Vanderkolk. Il se retrouve ainsi coincé entre ce que lui dictent son cœur et la loi…
 

Marshal Bass – Meurtres en Famille
Scénario : Darko Macan
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Desko
Couverture : Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Western
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 04 octobre 2017
Nombre de pages : 56
 
Mon avis :
 Sans atteindre des sommets narratifs éblouissants, le premier volet de Marshall Bass, œuvre du sieur Darko Macan pour ce qui est du scénario et de l’inimitable et si décrié Igor Kordey pour ce qui est des dessins, n’en était pas moins apparu comme étant une fort belle surprise, un western plutôt sympathique, agréable passe temps qui, tout en mettant une fois de plus en avant le style si particulier du sieur Kordey, nous faisait découvrir, sous une forme romancée – bien entendu – un personnage pittoresque du l’Ouest Américain de la fin du XIXème siècle, un certain Bass Reeves qui, pour la petite histoire, fut le premier shérif adjoint noir à l'ouest du Mississippi et qui fut crédité, au long de sa longue carrière, de plus de 3000 arrestations, ce qui, ma foi, est plutôt notable. Bref, une BD plutôt sympathique et fort plaisante à la lecture et qui, on ne va pas s’en cacher, nous permettait de découvrir une nouvelle création d’Igor Kordey car bon, comment dire… si le croate possède un style particulier, fort proche, dan son inspiration, de celui du grand et regretté Richard Corben, et franchement décrié par une partie du public, si l’on est fan, comme c’est mon cas, il est difficile de ne pas se jeter sur toutes les œuvres où il officie. Ce fut donc, après un premier tome qui m’avait plutôt convaincu, que, naturellement, je me suis plongé dans ce second volet de Marshal Bass et même si je n’en n’attendais nullement monts et merveilles – il ne faut pas exagérer non plus – dans l’ensemble, celui-ci aura confirmé tout le bien que je pense de cette saga… Il faut dire que ce Meurtres en Famille, moins axé sur la problématique du sort des noirs dans l’Amérique post-Guerre de Sécession, avec son scénario complètement déjanté qui nous rappelle L’Auberge Rouge, est un véritable petit bijou qui vous fera passer un très bon moment si, bien entendu, vous n’êtes dans l’attente d’un quelconque chef d’œuvre : une famille où règne la consanguinité et qui est habituée à assassiner le moindre voyageur qui franchit la porte de sa demeure, un meurtrier en série qui à la mauvaise idée de tomber entre leurs griffes, River Bass qui, sur les traces de celui-ci, finit par se mettre dans de mauvais draps surtout que, par-dessus le marché, il à la mauvaise idée d’être attirer par la fille de cette famille pas comme les autres, un chasseur de primes digne de Pierre Richard qui lui colle aux basques, le tout, bien évidement, dessiné par un Igor Kordey égal à lui-même. Bref, c’est un pur régal pour les fans du dessinateur, de westerns et de petites BD sympathiques qui ne sont pas là pour vous prendre la tête mais pour vous divertir ! Une nouvelle réussite que ce second volet de Marshall Bass ? Indéniablement, oui, alors, pourquoi bouder son plaisir et ne pas poursuivre l’expérience !?
 

Points Positifs
 :
- Un second volet qui confirme tout le bien que l’on pouvait penser de Marshall Bass, une BD qui est toujours aussi plaisante à la lecture et qui vous fera passer un très bon moment. Surtout que, ici, cette intrigue qui nous rappelle celle de L’Auberge Rouge est divertissante au possible.
- Igor Kordey reste égal à lui-même et si vous êtes fans du dessinateur, alors, vous serez totalement conquis par sa prestation dans cet album. Qui plus est, le voir officier dans une ambiance western est plutôt une bonne chose et l’artiste s’en sort à merveille.
- Si la violence de l’époque est plutôt bien retranscrite, l’humour n’est jamais bien loin et l’omniprésence du personnage surnommé Turtle y est pour beaucoup.
- Une couverture assez simple dans sa conception mais qui n’en reste pas moins efficace.
 
Points Négatifs :
- Reconnaissons que, malgré ses qualités, ce second volet de Marshall Bass confirme ce que l’on pensait déjà de cette BD : c’est sympathique mais ce n’est pas non plus le truc de l’année.
- Comme il est de coutume de le dire avec Igor Kordey, celui-ci possède un style particulier qui fait que, soit on adore, soit on déteste, du coup, ce n’est pas ici que ses détracteurs changeront d’avis a son sujet…
 
Ma note : 7,5/10

dimanche 6 mars 2022

AVANT DUNE – LE TRIOMPHE DE DUNE


AVANT DUNE – LE TRIOMPHE DE DUNE
 
Dune a été détruite. Le Maître du Tleilax, a entrepris de faire renaître les vers producteurs de l'Épice dans ses cuves axlotl. Sheeana et Duncan Idaho, à bord de leur non-vaisseau qui leur permet de fuir l'Ennemi à travers d'autres dimensions, ont créé les gholas de tous les personnages importants du cycle, en vue de la bataille finale qui décidera du sort de l'humanité. L'Ennemi, ce sont les machines pensantes, Omnius et Erasmus, qui ont adopté l'apparence d'un vieux couple. Et ils ont lancé à l'assaut des mondes humains une Myriade de Danseurs-Visages. Dune saura-t-elle renaître de ses cendres ?
 

Avant Dune – Le Triomphe de Dune
Auteur : Brian Herbert, Kevin J. Anderson
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 07 août 2007
Edition Française : 16 mai 2012
Titre en vo : Sandworms of Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Patrick Dusoulier
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 640
 
Mon avis :
 On ne va pas se mentir, Les Chasseurs de Dune, œuvre du duo composé de Brian Herbert et de Kevin J. Anderson, avait été loin de tenir la comparaison avec le reste de la saga, écrite, comme chacun sait, par le grand Frank Herbert qui, tout de même, possédait un style narratif autrement plus aboutit et des idées nettement mieux maitrisées que ce qu’avaient put nous montrer son fils et le compère de celui-ci. Cependant, comme je l’avais souligné dans ma critique des Chasseurs de Dune, même si ce dernier était loin d’être du même acabit que le reste de la saga de Dune, j’avais tout de même trouver un certain plaisir à la lecture de cette suite : après tout, vu la conclusion plutôt abrupte de La Maison des Mères – dernier volet écrit par Herbert père qui décéda quelques temps après – j’avais souhaiter découvrir cette conclusion apportée par le fils même si j’avais parfaitement conscience que celle-ci ne pouvait qu’être fort différente que celle prévue par l’auteur original – après tout, j’ai un peu de mal à croire à cette idée de disquettes retrouvées une dizaine d’années après le décès de Frank Herbert et qui dévoileraient les grandes lignes du roman à venir… Mais bon, comme je l’avais dit précédemment, j’avais plutôt apprécié Les Chasseurs de Dune, malgré ses faiblesses évidentes et ce fut donc avec une curiosité certaine que je me suis plongé dans la lecture de sa suite, Le Triomphe de Dune, conclusion définitive de ce fabuleux cycle de science-fiction qu’est Dune. Disons le tout de suite, on retrouve naturellement les défauts déjà présents dans le roman précédent : les deux auteurs n’ont pas le talent narratif de Frank Herbert et on pas mal de mal à captiver autant le lecteur que leur illustre prédécesseur qui n’avait pas son pareil pour nous livrer de superbes réflexions métaphysiques, de pertinentes pensées sur la place de la religion, sur les dangers du pouvoir et sur les méandres de la politique. Plus simpliste, plus grand public, Le Triomphe de Dune, comme Les Chasseurs de Dune, découle tranquillement un récit de SF plutôt convenu auquel il manque le souffle épique de la saga originale. Bien entendu, le fan de Dune, frustré de ne jamais avoir connu la conclusion de l’œuvre d’Herbert, ne pourra que se jeter dans la lecture de ces deux romans, ne serais-ce que par simple curiosité, mais bon, en toute sincérité, comment ne pas reconnaitre que tout cela manque de panache, que les protagonistes ne sont pas développés comme ils l’auraient mérité et que cette fameuse guerre entre l’humanité et les machines est un peu traitée par-dessus la jambe. Herbert aurait-il fait mieux ? Indéniablement, oui ! Et même si son idée de départ pour son dernier volet de Dune était le même que celui proposé par son fils et son compère, le traitement en aurait été différent, en tout cas, plus marquant pour des lecteurs fatalement déçus par une conclusion sympathique mais loin d’être à la hauteur de ce que l’on attendait pour ce qui restera comme étant un des plus grands cycles de science-fiction de tous les temps…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de connaitre la conclusion de cet excellent cycle de SF qu’est Dune et de pouvoir, finalement, faire nos adieux à cet univers qui aura émerveillé des millions de lecteurs de part le monde. Certes, ce n’est pas parfait, loin de là, certes, Frank Herbert n’est plus là, mais bon, parfois, avoir droit à une conclusion pas parfaite, c’est mieux que de ne pas avoir de conclusion du tout.
- Brian Herbert et Kevin J. Anderson possèdent un style plus simpliste que celui de Frank Herbert mais qui est peut-être plus efficace pour le grand public.
- Amateurs de happy-end, vous allez être servis !
 
Points Négatifs :
- Bon, on ne va pas se mentir : Le Triomphe de Dune reste largement inférieur à ses prédécesseurs écrits par Frank Herbert. Les deux auteurs n’ont pas le talent de ce dernier et cela se ressent à la lecture de cette suite.
- Si avec Les Chasseurs de Dune, cela passait encore un peu, c’est un peu plus difficile avec ce nouveau volet : une fois de plus, il y a pas mal de longueurs pour le moins discutables, pas mal d’idées sont fort mal exploitées, certains deus ex machina sont tout de même navrants, quand au happy-end final, s’il est sympathique, disons qu’il est un peu trop facile pour être honnête.
- L’affrontement entre l’humanité et les machines est traitée d’une manière bien trop manichéenne à mon avis.
- La problématique des gholas qui aurait put être une bonne idée et qui fut mal maitrisée au point de nous donner l’impression de quasi-immortalité pour tout ce petit monde.
- Certains fans de Dune passeront outre cette soit disant conclusion en se disant que celle-ci n’est qu’un moyen pour le fils d’Herbert et son comparse de se faire de l’argent facile. Après, on peut également apprécier cet ouvrage en reconnaissant que ce constat n’est pas tout à fait faux…
 
Ma note : 6,5/10

jeudi 3 mars 2022

VICTORIA – SAISON 1


VICTORIA – SAISON 1
 
Prénommée Alexandrina la reine prend son deuxième prénom pour monter sur le trône après la mort de son oncle, le roi Guillaume. Elle affirme son indépendance face à sa mère et à sir John Conroy. Victoria crée un scandale impliquant la dame de compagnie de sa mère, Lady Flora Hastings, en répandant la rumeur que Lady Flora est enceinte de l'enfant de Sir John. Lady Flora est forcée de subir un examen médical, ce qui révèle non seulement qu'elle est vierge, mais qu'elle souffre d'une tumeur fatale dans l'abdomen. Les gens du peuple sont scandalisés lorsqu'ils apprennent l'humiliation que la mourante Lady Flora a subie à cause de Victoria. Victoria désespère de ce qu'elle a fait et sent que son règne est terni à jamais, mais elle est encouragée par le premier ministre, lord Melbourne, à être forte et à faire face au peuple.
 

Victoria – Saison 1
Réalisation : Daisy Goodwin
Scénario : Daisy Goodwin
Musique : Ruth Barrett
Production : Mammoth Screen, Masterpiece
Genre : Historique
Titre en vo : Victoria – Season 1
Pays d’origine : Royaume-Uni
Chaîne d’origine : ITV
Diffusion d’origine : 28 août 2016 – 09 octobre 2016
Langue d'origine : anglais, allemand
Nombre d’épisodes : 8 x 48 minutes

Casting :
Jenna Coleman : Victoria
Tom Hughes : Albert de Saxe-Cobourg-Gotha
Catherine Flemming : Duchesse de Kent
Daniela Holtz : La baronne Lehzen
Nell'Hudson : Miss Skerrett
Ferdinand Kingsley : Charles Elmé Francatelli
Tommy Knight : Brodie
Eve Myles : Mme Jenkins
David Oakes : Prince Ernest
Paul Rhys : Sir John Conroy
Adrian Schiller : Penge
Peter Firth : Duc de Cumberland et de Teviotdale
Alex Jennings : Roi Léopold
Rufus Sewell : Lord Melbourne
Anna Wilson-Jones : Lady Portman
Margaret Clunie : Duchesse de Sutherland
Nichola McAuliffe : Duchesse de Cumberland
Nigel Lindsay : Sir Robert Peel
Alice Orr-Ewing : Lady Flora Hastings
Gabriel Constantin : Monsieur Philippe
Jordan Waller : Lord Alfred Paget
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, de la Reine Victoria, sans aucun doute la souveraine la plus importante et la plus puissante au monde lors du XIXème siècle, mes connaissances, principalement, se portent sur sa seconde moitié pour ne pas dire sa fin de règne. Ainsi, son image, à mes yeux, se limite à celle d’une dame âgée, plutôt petite et forte, vêtue de noir et régnant tranquillement sur le plus grand empire que l’humanité ait connu tandis que ses enfants et ses petits enfants se comptaient parmi diverses têtes couronnées du vieux continent… Pour ce qui est de sa jeunesse, en toute sincérité, je n’y connaissais pas grand-chose en dehors du fait que Victoria fut couronnée fort jeune – en 1838, à l’âge de 19 ans – et qu’elle épousa un prince germanique du nom d’Albert de Saxe-Cobourg-Gotha qui, malheureusement pour le couple, perdit la vie assez jeune. Bref, un manque de connaissances plutôt important qui fut une des raisons pour lesquelles je me suis plonger dans le visionnage de cette série britannique, Victoria, qui, comme son nom l’indique, était consacrée à la souveraine britannique et, plus précisément, à sa jeunesse. Bon, d’entrée de jeu, je dois également reconnaitre que je n’attendais ni monts ni merveilles de cette série : après tout, si Victoria avait brillé par ses immenses qualités, j’en aurais, sans aucun doute, entendu parler précédemment. Cependant, même si cette première saison aura parfaitement confirmé ce que je pensais de cette série – c’est-à-dire, un truc sympa mais sans plus – même s’il est évidant que Victoria n’est pas un chef d’œuvre incontournable, loin de là, je peux affirmer, sans exagération, que celle-ci mérite le détour pour peu que vous soyez un fan de ce genre de reconstitutions historiques, mais aussi, que vous soyez un amateur d’Histoire qui souhaiterait en connaitre davantage sur la jeunesse de celle qui restera comme étant une des plus grandes si ce n’est la plus grande souveraine britannique de l’Histoire de nos voisins d’outre-Manche. Bref, sans atteindre nullement des sommets, cette première saison de Victoria est plutôt agréable à regarder et même si celle-ci ne brille pas particulièrement – il manque, indéniablement, un petit quelque chose qui en ferait un incontournable – elle a de quoi ravir les amateurs du genre qui, sans aucun doute, se plongeront sans aucun problème dans la suite, mais bon, comme j’ai coutume de le dire, pour ce qui est de celle-ci, c’est déjà une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Une série plutôt intéressante en soit qui nous permet de mieux connaitre les premières années de règne de la Reine Victoria, sans aucun doute, la souveraine britannique la plus connue et la plus puissante de l’Histoire. Il faut dire que la souveraine est davantage connue pour sa deuxième partie de règne, ce qui fait que cette série a de quoi ravir les amateurs du genre.
- Même si tout ce qui est présenté à l’écran n’est pas à prendre au pied de la lettre, les amateurs d’Histoire ont de quoi faire tout de même. Et puis, Victoria peut représenter, pour certains, une bonne entrée en matière pour en apprendre davantage au sujet des personnages historiques présentés à l’écran.
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire dans l’ensemble et nous avons droit à la crème des acteurs et actrices britanniques.
- Une reconstitution historique de qualité, que cela soit au niveau des décors, des costumes, etc. Mais bon, ce n’est pas une surprise puisque les britanniques sont connus pour cela…
 
Points Négatifs :
- Indéniablement, il manque un petit je ne sais quoi qui aurait fait de Victoria un incontournable du genre. C’est intéressant par moments, c’est loin d’être mauvais, bien au contraire, cependant, l’ensemble est un peu trop moyen et inégal pour satisfaire véritablement le spectateur.
- Si bon nombre d’évènements relatés ont bien existé, beaucoup ne respectent pas la chronologie historique. De plus, les anachronismes sont nombreux et le rôle de certains personnages historiques peut-être sujet à discussion…
- Le casting est bon, c’est un fait, cependant, j’ai un peu de mal avec Jenna Coleman dans le rôle de Victoria et je trouve que cette dernière manque cruellement de charisme.
- Curieusement, Victoria a de faux airs de Downton Abbey vu l’importance accordée aux domestiques dans cette série.

Ma note : 7/10

mercredi 2 mars 2022

YOUR FUNERAL, MY TRIAL


YOUR FUNERAL, MY TRIAL
 
Nick Cave and the Bad Seeds
 
1 - Sad Waters (Nick Cave) 5:00
2 - The Carny (Nick Cave) 8:01
3 - Your Funeral, My Trial (Nick Cave, Anita Lane, Blixa Bargeld) 3:56
4 - Stranger Than Kindness (Nick Cave, Mick Harvey) 4:47
5 - Jack's Shadow (Nick Cave) 5:41
6 - Hard On for Love (Nick Cave) 5:19
7 - She Fell Away (Nick Cave) 4:30
8 - Long Time Man (Tim Rose) 5:35
 

Your Funeral, My Trial
Musicien : Nick Cave and the Bad Seeds
Parution : 03 novembre 1986
Enregistré : juillet 1986 – août 1986
Durée : 42:47
Genre : Post-Punk
Producteur : Flood, Tony Cohen, Nick Cave and the Bad Seeds
Label : Mute Records
 
Musiciens :
Nick Cave : chant, orgue, harmonica
Mick Harvey : orgue, basse, piano, batterie, glockenspiel, xylophone, guitare
Thomas Wydler : batterie
Barry Adamson : basse
Blixa Bargeld : guitare, chant
 
Mon avis :
 Après un certain Kicking Against the Pricks, album de reprises pour le moins audacieux et plutôt réussi selon moi, Nick Cave and the Bad Seeds ne tardèrent guère à refaire parler d’eux en cette lointaine année 1986 puisque, tout juste quelques mois plus tard, l’australien et ses mauvaises graines débarquaient à nouveau dans les bacs avec ce qui fut leur quatrième opus, Your Funeral, My Trial. Bon, disons le tout de suite : si l’album précédant avait put diviser les fans de par le fait que celui-ci n’était composé que de reprises – plus ou moins connues selon les gouts de chacun – ce nouvel opus, lui, est davantage apprécier au sein des amateurs du génial crooner punk australien. Renouant avec la violence des débuts, Your Funeral, My Trial marque tout de même un nouveau tournant au sein de la discographie des Bad Seeds puisque, après le proto-punk des débuts, le blues puis les reprises, désormais, le piano, l’orgue et l’harmonica sont de plus en plus omniprésents au sein de la musique d’un groupe qui, petit à petit, démontre qu’il est tout sauf une simple bande de musiciens excités comme on aurait put le penser de prime abord. Naturellement, au sommet de tout ce petit monde, Nick Cave, plus inspiré et plus sombre que jamais, règne en maitre, musicalement parlant, et nous livre une nouvelle flopée de titres toujours aussi marquants et qui nous prouve tout son génie : chantant, éructant, chuchotant, l’australien, toujours sur la corde raide et complètement habité par moments, poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin et même si ont peut estimer que certains de ses albums précédents étaient plus aboutis et que le meilleur était encore à venir, il est clair que ce Your Funeral, My Trial est un très bon album qui s’avère être indispensable pour tous les fans de Nick Cave et de ses mauvaises graines, sans aucun doute, un des meilleurs groupes de ces quatre dernières décennies et, accessoirement, un des moins connus du grand public, mais bon, ceci est une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Quatrième album de Nick Cave and the Bad Seeds et quatrième réussite absolue pour un artiste et un groupe qui démontrent, une nouvelle fois, tout leur immense talent ! Quasiment parfait de bout en bout, toujours aussi sombre et grandiloquent Your Funeral, My Trial est un excellent album de proto-punk qui n’a rien perdu de sa force et de son intensité même aujourd’hui !
- Nick Cave confirme une nouvelle fois tout son talent, que cela soit au niveau de l’écriture comme du chant et nous livre quelques compositions de haut niveau, une fois de plus…
- Si l’ensemble des chansons méritent le détour, il faut reconnaitre que certains titres sortent nettement du lot comme Hard On for Love, Jack's Shadow, Sad Waters, Your Funeral My Trial et, bien entendu, l’extraordinaire The Carny !
- Une fois de plus, les Bad Seeds nous prouvent de fort belle manière à quel point ces derniers étaient davantage qu’un simple groupe d’accompagnement du sieur Cave. Après tout, musicalement parlant, ces derniers frôlent avec l’excellence, tout simplement !
 
Points Négatifs :
- Un opus peut-être un poil moins aboutie que ses prédécesseurs, est encore, ce n’est qu’une impression.
- Bon, il est clair que la pochette n’est pas la plus réussie de la discographie du groupe, du moins, c’est mon avis.
- On ne va pas se mentir, Nick Cave est un artiste au style pour le moins particulier et il faut accrocher à son univers, à ses obsessions et je ne suis pas sur que le grand public adhère à cette noirceur qui transparait de cet album. Après, cela reste une affaire de gouts, bien entendu…
 
Ma note : 8/10

mardi 1 mars 2022

AVANT DUNE – LES CHASSEURS DE DUNE


AVANT DUNE – LES CHASSEURS DE DUNE
 
Quelques années après que les terribles Honorées Matriarches n’aient réduit en cendres la planète Dune et ses vers producteurs d’épice, Sheeana, Duncan Idaho et une poignée de réfugiés ont fui à bord d’un non-vaisseau la planète du Chapitre où une nouvelle alliance s’est faite entre le Bene Gesserit et les Honorées Matriarches, ce, sous la direction de Murbella. Cependant, un mystérieux ennemi venu des fins fonds de l’espace est sur leurs traces et menace également l’humanité toute entière. Les Bene Gesserit survivront-elles à cette menace ? Qui, des derniers maitres Tleilaxu et de leurs créatures, les Danseurs-Visages, aura le dernier mot ? Que sortira-t-il des monstrueuses cuves axlotl du Tleilax ? De l’épice, ou bien, sous forme de gholas, les anciens héros ressuscités du temps de Paul Muad Dib ? Et quel est, en dernière instance, l’Ennemi d’Ailleurs ?
 

Avant Dune – Les Chasseurs de Dune
Auteur : Brian Herbert, Kevin J. Anderson
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 22 août 2006
Edition Française : 12 mai 2011
Titre en vo : Hunters of Dune
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Patrick Dusoulier
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 672
 
Mon avis :
 Malheureusement, comme je l’avais souligné dans ma critique du sixième volet du cycle de Dune, Frank Herbert, alors qu’il n’en n’avait pas encore finit avec sa saga, nous quitta quelques mois après la parution de La Maison des Mères… Ainsi, par la force des choses, les fans de Dune – et Dieu sait qu’ils étaient nombreux – devaient accepter le fait que jamais ils ne connaitraient la conclusion que l’auteur prévoyait pour ce qui restera à jamais comme étant un des cycles de science-fiction parmi les plus célèbres de tous les temps… Cependant, comme je l’avais également souligné, quelques années plus tard, en 2006, donc, c’est-à-dire, plus de 20 ans après la parution de La Maison des Mères, Brian Herbert, le fils de l’auteur, et Kevin J. Anderson, créèrent une petite sensation chez les fans en nous proposant, enfin, cette fameuse conclusion que plus personne n’espérait : Les Chasseurs de Dune, dont je vais vous parler aujourd’hui, et Le Triomphe de Dune. Bon, je le reconnais, un tel procédé aura divisé les amateurs de Frank Herbert et, fatalement, je ne peux que les comprendre à présent que je me suis lancé dans la lecture de cette extraordinaire saga qu’est Dune… Sans l’auteur original de la saga, le résultat serait forcément moins somptueux. Ce constat, implacable, ne peut même pas être débattu puisque oui, sans être non plus le truc inintéressant tout juste bon à se faire de l’argent facile comme j’ai put le lire ici ou la, Les Chasseurs de Dune souffre de son style moins approfondi, Herbert excellent dans la prose et les réflexions métaphysiques ou politiques là où son fils et son comparse ont davantage tendance à aller droit ou but pour nous proposer un agréable divertissement. De même, on peut trouver pour le moins contestable certaines idées proposées dans cette suite, comme la résurgence, par le biais de gholas, des figures majeures des premiers volumes – un autre moyen d’appâter le chaland ? Cependant, cela étant dit, comment ne pas reconnaitre que, sans être aucunement génial, Les Chasseurs de Dune n’en reste pas moins terriblement efficace et réussi, bon gré mal gré, son but, c’est-à-dire, satisfaire une frange des fans de Dune tout en leur proposant une conclusion – même si celle-ci ne viendra que dans le volet suivant – pour le moins acceptable et attendue. Bref, vous l’avez compris, sans posséder ne serais-ce que le quart du génie de Frank Herbert, son fils et Kevin J. Anderson s’en sortent plutôt bien dans l’ensemble et même si tout n’est pas parfait, c’est un fait, Les Chasseurs de Dune n’en reste pas moins comme étant une suite plutôt correcte et qui a de quoi ravir les nombreux fans de l’œuvre originale qui se désespéraient de connaitre le fin mot de l’histoire. A prendre donc pour ce que c’est, sans avoir de grandes attentes mais en se disant, tout de même, qu’il aurait été dommage de faire nos adieux à l’univers de Dune d’une manière aussi abrupte…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver l’univers de Dune et, surtout, d’avoir droit à une véritable conclusion à ce qui restera comme étant une des sagas de science-fiction parmi les plus importantes de tous les temps. Certes, tout n’est pas parfait, certes, les deux successeurs de Frank Herbert n’ont pas son talent d’écriture mais bon, l’essentiel n’est pas là et il faut reconnaitre que Les Chasseurs de Dune parvient parfaitement à satisfaire bon nombre de fans.
- Suite directe de La Maison des Mères, cette suite suit, grosso modo, deux grosses intrigues principales – Duncan Idaho et ses compagnons à bord du non-vaisseau tandis que, sur la planète du Chapitre, Murbella doit chapeautée l’union entre le Bene Gesserit et les Honorées Matriarches – et, dans l’ensemble, tout cela est plutôt captivant à suivre.
- Brian Herbert et Kevin J. Anderson possèdent un style plus simpliste que celui de Frank Herbert mais qui est peut-être plus efficace pour le grand public.
 
Points Négatifs :
- Bon, on ne va pas se mentir : aussi sympathique soit cette suite, Les Chasseurs de Dune reste largement inférieur à ses prédécesseurs écrits par Frank Herbert. Les deux auteurs n’ont pas le talent de ce dernier et cela se ressent à la lecture de cette suite.
- Certains choix narratifs sont peut-être un peu discutables comme le fait de faire revenir, par le biais de gholas, moult figures majeures des premiers romans. Surtout que, mine de rien, on se demande bien pourquoi certains choix sont effectués vu les personnages qui reviennent ? Un choix de facilité ? Du fan-service ?
- Même si l’ensemble est plutôt agréable à lire, il faut reconnaitre qu’il y a quelques longueurs par moments, surtout que, finalement, une grosse partie de l’intérêt de cet ouvrage est de savoir qu’elle est l’identité de ce mystérieux adversaire et comme on le sait uniquement que vers la fin…
- Certains fans de Dune passeront outre cette soit disant conclusion en se disant que celle-ci n’est qu’un moyen pour le fils d’Herbert et son comparse de se faire de l’argent facile. Après, on peut également apprécier cet ouvrage en reconnaissant que ce constat n’est pas tout à fait faux…
 
Ma note : 7,5/10