dimanche 11 juillet 2021

KATLA


KATLA
 
Cela fait un an que le volcan Katla est entré en éruption et déverse sur tous les alentours un déluge de cendres. Le village de Vík, proche de celui-ci, est naturellement évacué et seuls y résident encore quelques téméraires : des scientifiques venus observer l’éruption et le chef de la police, Gisli. Parmi les derniers habitants de Vík se trouvent également Grima et son mari, qui sont restés là pour s’occuper de leur bétail. Un jour, une femme, nue, en état de choc et le corps couvert de cendres, est retrouvée errant sur les pentes du glacier proche du volcan. Elle s’avère être suédoise et s’appeler Gunhild. Elle ne se souvient pas des circonstances de sa disparition, mais elle dit travailler à l’hôtel de Vík. Or, une Gunhild a bien travaillé dans cet établissement mais c’était… vingt ans auparavant.
 

Katla
Réalisation : Baltasar Kormákur, Börkur Sigþórsson, Thora Hilmarsdottir
Scénario : Sigurjón Kjartansson, Davíð Már Stefánsson, Lilja Sigurðardóttir
Musique : Högni Egilsson
Production : RVK Studios
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Titre en vo : Katla
Pays d’origine : Islande
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 17 juin 2021
Langue d'origine : islandais, suédois, anglais
Nombre d’épisodes : 8 x 45 minutes
 
Casting :
Guðrún Ýr Eyfjörð : Gríma
Ingvar Sigurðsson : Þór
Björn Thors : Darri
Íris Tanja Flygenring : Ása
Þorsteinn Bachmann : Gísli
Aliette Opheim : Gunhild
Sólveig Arnarsdóttir : Magnea
Haraldur Ari Stefánsson : Einar
Birgitta Birgisdóttir : Rakel
Helga Braga Jónsdóttir : Vigdis
Björn Ingi Hilmarsson : Leifur
Aldís Amah Hamilton : Eyja
Hlynur Atli Harðarson : Mikael Darrison
Valter Skarsgård : Björn
Baltasar Breki Samper : Kjartan
Guðrún Gísladóttir : Bergrún
Jóhanna Friðrika Sæmundsdóttir : Brynja
Kristín Þóra Haraldsdóttir : Álfheiður Grímsdóttir
Hlynur Harðarson : Mikael
Agata Árnadóttir Coadou : Gríma, jeune
Kolfinna Orradóttir : Ása, jeune
 
Mon avis :
 Grand amateur de productions nordiques, ce n’est pas vraiment une surprise que je me sois lancé dans le visionnage de ce Katla, mini-série islandaise en huit épisodes paru il y a tout juste quelques semaines sur Netflix. Pourtant, ici, d’entrée de jeu, j’étais pour le moins méfiant vis-à-vis de cette série, non pas en raison de son origine – après tout, pour y avoir déjà été, je suis un grand amoureux de l’Islande – mais davantage en raison du fait que la thématique habituelle des productions nordiques, c’est-à-dire, le thriller, brillait par son absence puisque Katla est, avant toute chose, une œuvre fantastique ! Voilà, le terme est posé et, ici, deux catégories de spectateurs se font face : les premiers, qui n’apprécient pas le genre passeront rapidement leur chemin, les seconds, qui en sont fan et dont je fais parti, se laisseront tenter par l’expérience puisque, après tout, les terres du nord et plus particulièrement l’Islande, sont oh combien propices à nous offrir des récits fantastiques, ne serais-ce que par leur ambiance particulière et leurs paysages désolés. Le souci, c’est que, dans le cas présent, la seconde catégorie aurait mieux fait de prendre ses jambes à son cou et de passer son chemin… En effet, avec Katla, nous sommes au-delà de la déception et, ma foi, pas qu’un peu ! Pourtant, le postulat de départ aurait put, à défaut d’être sensationnel, accoucher d’une série plus ou moins regardable : des personnes recouvertes de cendre volcanique apparaissent mystérieusement et viennent troubler la quiétude des quelques rares habitants de Vík, ma foi, pourquoi pas ? Oui, tant que l’on pouvait se dire que celles-ci étaient les copies d’anciens habitants décédés voir que ces derniers étaient, tout simplement, revenus à la vie. Or, rapidement, on se rend compte que les choses vont être nettement plus compliquées lorsqu’apparaissent, rapidement puis au fil des épisodes, de nouvelles copies d’individus encore en vie mais désormais plus agés et autres joyeusetés du même genre – sans oublier le corbeau à la plume blanche qui meurt, a une copie qui finit, elle aussi par mourir sans que l’on sache bien le pourquoi du comment… Ajoutons à cela un rythme d’une lenteur indicible qui m’aura presque fait plonger, à de multiples reprises, dans les bras de Morphée, bon nombre d’incohérences scénaristiques et des protagonistes dont le charisme rivalise avec celui d’une huitre et l’on obtient, au final, une série tout simplement navrante, pas crédible pour un sou et qui frôle allègrement avec le néant absolu. Reste les magnifiques paysages islandais, entraperçus ici et là mais ceux-ci, bien évidement, ne suffisent nullement à sauver les meubles de ce qui est bel et bien une catastrophe !
 

Points Positifs
 :
- Un postulat de départ qui, ma foi, était loin d’être inintéressant avec ces anciens individus qui apparaissent mystérieusement, recouverts de cendres, et qui s’avèrent être les copies conformes d’anciens habitants, décédés ou disparus…
- Les magnifiques paysages islandais qui, bien évidement, raviront les amoureux de cette ile sauvage et magnifique !
 
Points Négatifs :
- Si le premier épisode pouvait plus ou moins faire illusion, assez rapidement, le spectateur se rend compte de la supercherie auquel il a affaire et la suite ne sera qu’une longue confirmation de la chose. Pas crédible, bourré d’incohérences scénaristiques majeures, Katla est une série tellement navrante qu’elle en est presque un cas d’école !
- Mais pourquoi les auteurs ne se sont pas contentés de faire de ses doubles des copies d’habitants décédés ou prétendus tels ? Pourquoi cette idée de doubles de personnes encore en vie, qu’elles aient le même age ou pas ? Pourquoi ces copies d’individus qui n’avaient rien à voir avec les locaux ? Non, décidément, tout cela est débile !
- Plus en avance dans l’intrigue et plus celle-ci tombe dans le grand n’importe quoi. Bref, aller au bout de cette série est presque un exploit…
- Un rythme de sénateur, terriblement ennuyeux, qui n’arrange absolument pas les choses.
- Des personnages peu voir pas du tout charismatiques et pas attachants pour un sou.
- Même les acteurs n’ont pas l’air d’être franchement inspirés par la chose…
 
Ma note : 2/10

samedi 10 juillet 2021

DÉSOBÉISSANCE


DÉSOBÉISSANCE
 
En partant vivre à Manhattan pour devenir photographe, Ronit Krushka a pris ses distances avec la communauté juive orthodoxe londonienne dans laquelle elle a grandi. Mais quand elle apprend la mort de son père, rabbin, elle décide de rentrer chez elle pour assister aux obsèques. Ronit doit affronter l’hostilité des membres de sa communauté à l’exception de son ami d’enfance Dovid, qui semble heureux de la revoir. Mais elle est surtout bouleversée d’apprendre qu’Esti, dont elle était autrefois secrètement amoureuse, est devenue l’épouse de Dovid. Les retrouvailles entre les deux femmes font renaître une passion qui ne s’est jamais vraiment éteinte…
 

Désobéissance
Réalisation : Sebastián Lelio
Scénario : Sebastián Lelio, Rebecca Lenkiewicz, Naomi Alderman (Roman)
Musique : Matthew Herbert
Production : Braven Films, Element Pictures
Genre : Drame
Titre en vo : Disobedience
Pays d’origine : États-Unis, Royaume-Uni, Irlande
Parution : 27 avril 2018
Langue d'origine : anglais
Durée : 114 min
 
Casting :
Rachel McAdams : Esti Kuperman
Rachel Weisz : Ronit Krushka
Alessandro Nivola : Rabbi Dovid Kuperman
Anton Lesser : Rav Krushka
Bernice Stegers : tante Fruma
Allan Corduner : oncle Moshe
Nicholas Woodeson : Rabbi Goldfarb
Liza Sadovy : Rebbetzin Goldfarb
Clara Francis : Hinda
Mark Stobbart : Lev
Caroline Gruber : Hannah Shapiro
Alexis Zegerman : Riuka
 
Mon avis :
 Ici, les choses auraient put mal tourner dès le départ puisque, quand on nous présente un long métrage comme étant une « romance lesbienne dans un milieu traditionnaliste », il est difficile de ne pas éprouver une méfiance certaine à l’égard d’une œuvre que l’on soupçonne, en plus d’être dans l’air du temps – et encore, ce n’est pas le plus gros problème, loin de là – d’être surtout trop conventionnelle pour être honnête… En effet, a présent que les gays sont plutôt acceptés dans les sociétés occidentales – et je dis bien occidentales – il devient de plus en plus difficile de nous pondre un film où ces derniers, hommes ou femmes, seraient mal vus de leurs familles sans tomber dans une certaine caricature – et puis, cela a déjà été fait tant de fois – du coup, attaquons nous à un milieu qui résiste encore et toujours, celui de la religion. Cible évidente, s’il en est, il faut le reconnaitre, sauf que, là aussi, finalement, on reste en terrain familier quand on y pense puisque nous avons affaire, une fois de plus, au cas du pauvre homo ou de la pauvre lesbienne qui doit subir les pressions familiales, de sa communauté, etc. Cependant, ce manque d’originalité flagrant n’empêche pas qu’on a affaire à un bon film et, dans le cas présent, force est de constater que ce Désobéissance est loin d’être mauvais, loin de là… Ainsi, le postulat de départ de ce film est loin d’être inintéressant puisqu’il aborde certes le cas de l’amour entre deux femmes dans le milieu orthodoxe juif – connu, comme chacun sait, pour sa grande ouverture comme peut l’être tout milieu religieux traditionnaliste – mais aussi, et cela est peut-être moins visible de prime abord, celui de la liberté individuelle : ainsi, il y la fille du rabbin qui choisis de quitter les siens et de vivre sa vie loin des contraintes de sa communauté, il y a son ancienne amante qui, elle, étant rester, a renoncer a ce qu’elle est vraiment afin d’être en conformité avec ce que l’on attendait d’elle, et puis, quelque part, il y le troisième membre de ce trio insolite, ce futur rabbin qui, lui aussi, doit faire un choix, celui de rendre la liberté a sa femme et rendre heureuse cette dernière ou bien, rester ferme dans ses convictions imposées par sa communauté. Le résultat, au final, est plutôt étonnant et il apparait que ce Désobéissance est moins inintéressant qu’on aurait put le penser de prime abord même si, il faut le reconnaitre, tout cela reste trop conventionnel dans son traitement et que ce pseudo happy-end ne vient pas arranger les choses. Mais bon, quand on n’attend pas grand-chose d’un film et que, finalement, celui-ci réussit à nous surprendre positivement, ma foi, pourquoi cracher dans la soupe !?
 

Points Positifs
 :
- Malgré son coté conventionnel et prévisible, Désobéissance reste un bon film, plutôt agréable à regarder et qui est, au demeurant, moins manichéen qu’on aurait put le penser de prime abord. Les sentiments des protagonistes sont plutôt bien traités, ces derniers ne sont pas les simples coquilles vides habituelles et le spectateur et même surpris par certaines tournures scénaristiques.
- Pour ce qui est des acteurs, le trio principal, composé de Rachel McAdams, de Rachel Weisz et d’Alessandro Nivola est plutôt bon.
- Davantage qu’un simple film lesbien, Désobéissance est davantage une œuvre sur le poids de la communauté, la problématique des conventions sociales et sur la possibilité, ou pas, d’avoir droit au choix et, donc, à la liberté, quelle qu’elle soit…
 
Points Négatifs :
- Sans grande surprise, nous avons tout de même affaire à une œuvre trop conventionnelle dans son traitement et à quelques personnages caricaturaux, mais bon, fallait-il attendre autre chose d’un film avec des lesbiennes au sein de la communauté juive orthodoxe !?
- Un pseudo happy-end qui tombe un peu comme un cheveu dans la soupe même s’il a pour lui le fait de surprendre le spectateur.
- Je ne suis pas un grand fan des scènes de sexe en règle générale et celle que l’on a ici, entre les deux actrices principales, va un peu trop loin et n’apporte strictement rien à l’intrigue si ce n’est son petit coté voyeur…
 
Ma note : 7/10

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 10


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 10
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Faite prisonnière par un ancien adversaire estropié, Hyakurin, la belle tueuse aux cheveux clairs subit les pires outrages et ne devra son salut qu’à un allié providentiel. Quant à Manji L’immortel, il reprend la route, remis de ses multiples blessures, en compagnie de Magatsu, mais ne tarde pas à croiser la route de Shira, un combattant de l’école Mugaï-Ryû dont il a jadis tranché le bras. Un nouveau combat sanglant en perspective…


L'Habitant de l'Infini – Tome 10
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.10
Parution en vo : 21 avril 2000
Parution en vf : 06 décembre 2004
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Les tomes se succèdent tranquillement et, une fois de plus, ces derniers confirment tout le bien que l’on peut penser de L’Habitant de l’Infini depuis le départ, c’est-à-dire que ce manga mi-historique, mi-fantastique – après tout, Manji est immortel même si, finalement, ce fait n’est qu’un point de détail dans la trame générale – est une fort belle réussite qui, incontestablement, mériterait d’être davantage connue par un grand public qui, lui, je jure que par des titres plus enfantins – pour ne pas dire débiles même si je ne me fais pas que des amis en affirmant cela… Quoi qu’il en soit, dans ce dixième tome – on en est, à présent, arrivés au tiers du manga – on retrouve uniquement une partie de nos héros puisque Lin et Anotsu brillent par leur absence, cependant, celle-ci est contrebalancée par le contenu de cet album qui, ma foi, risque d’en choquer plus d’un ! En effet, dans le volet précédent, la charismatique Hyakurin avait été capturée par des membres de l’école de l’Ito-Ryû qui souhaitent lui faire payer les meurtres de leurs camarades. Les conséquences sont terribles puisque la jeune femme va devoir subir moult tortures physiques avant de finir par se faire violer par ses ravisseurs. Les scènes, d’une cruauté insoutenable, ne sont nullement occultées – sauf celles du viol collectif, heureusement – et il est évidant que, dans ce dixième tome, le manga franchit allègrement un cap dans la violence. Cependant, malgré cela, le lecteur ne peut nier que, scénaristiquement parlant, cela reste franchement excellent même s’il est difficile de ne pas éprouver de la compassion pour la pauvre Hyakurin qui subit ici les derniers outrages. Pour finir, car ce dixième volet ne se contente pas de ces horribles scènes de tortures, on retrouve Manji, désormais accompagné par un autre protagoniste charismatique, Magatsu, qui, sur les traces de Lin, tombent nez à nez avec le cruel Shira ce qui va, bien évidement, entrainer un affrontement dantesque même si celui-ci n’aura lieu que dans le tome suivant. Mais bon, il faudra s’armer de patience afin de découvrir si celui sera à la hauteur de nos espérances et ceci, bien entendu, est déjà une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Un des tomes les plus violents depuis les débuts du manga et, en tous cas, le plus horrible au vu de ses nombreuses scènes de tortures qui nous sont quasiment toutes présentées ici – on échappe juste au viol collectif, heureusement. Le lecteur, bien évidement, n’en ressortira pas indemne et risque d’être choquer par tout ce que subit l’infortunée Hyakurin, cependant, scénaristiquement, cela reste très bon et, une fois de plus, il est difficile de ne pas reconnaitre tout le talent narratif du sieur Hiroaki Samura.
- Certains protagonistes majeurs brillent par leur absence – Lin et Anotsu – cependant, cela ne gâche en rien le plaisir de la lecture, surtout au vu du contenu de ce dixième tome !
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Une couverture fort simple, a priori – le visage de Manji en gros plan – mais qui n’en reste pas moins superbe !
 
Points Négatifs :
- On peut regretter le découpage des différents volets du manga puisque Hyakurin se fait capturer à la fin du tome précédent et que le dernier quart du dixième, lui, nous entraine sur les traces de Manji et Magatsu.
- Certains lecteurs risquent d’être choquer par les tortures subies par Hyakurin dans les pages de cet album…
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela reste assez habituel, il faut le reconnaitre et si vous n’êtes pas fan du genre, alors, vous passerez votre chemin…
 
Ma note : 8/10

jeudi 8 juillet 2021

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 9


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 9
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Parvenue au dôjô d'Ibane, Anotsu apprend de la bouche de son maître la véritable raison de sa venue : ce dernier lui offre sa fille Hisako en mariage afin de sceller une alliance entre l’Ito-ryû et sa propre école. Manji, lui, reprend des forces. Lin poursuit seule sa route à la recherche d'Anotsu, mais son manque d'expérience lui joue de mauvais tours. Pendant ce temps, Hyakurin, à peine remise de ses blessures, tombe dans un piège tendu par Shira, son ancien compagnon mutilé par Manji...


L'Habitant de l'Infini – Tome 9
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.9
Parution en vo : 23 juin 1999
Parution en vf : 24 février 2006
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Après un huitième volet qui s’était avéré être, tout bonnement, le meilleur tome de la saga depuis ses débuts – et celle-ci avait déjà atteint des sommets qualitatifs notables, c’est pour dire – L’Habitant de l’Infini revient avec un neuvième tome qui, sans atteindre une telle excellence, n’en reste pas moins très bon, ce qui confirme, accessoirement, tout le bien que l’on peut penser du manga du sieur Hiroaki Samura. Bien évidement, après de tels sommets narratifs dans le volet précédent, il était difficile d’avoir droit à une suite aussi bonne, surtout que, ici, les différentes intrigues – car elles sont multiples depuis quelques tomes – sont plus calmes, l’action faisant place a la réflexion et a de nombreux dialogues entre les divers protagonistes, en dehors, bien évidement, d’un final spectaculaire où la charismatique Hyakurin tombe dans un piège qui la laisse en fort mauvaises postures. Ainsi, en dehors de cette conclusion où l’action prime naturellement, le reste des intrigues parallèles de ce neuvième tome, comme je l’avais souligner, est plus axé sur la réflexion, cependant, contrairement au septième volet où cela ne fonctionnait pas autant, ici, le lecteur est captiver par le déroulement du scénario : ainsi, entre Anotsu qui doit faire face à une bien singulière proposition, Lin qui poursuit son chemin et qui se retrouve en bien mauvaise posture en raison de sa naïveté et Manji qui, petit à petit, récupère de ses blessures et croise la route d’un certain  Magatsu, ce dernier étant sur les traces du terrifiant Shira – que l’on retrouve dans ces pages – force est de constater qu’il est difficile de s’ennuyer, bien au contraire. Bref, une fois de plus, nous avons affaire à un très bon volet de L’Habitant de l’Infini, un manga peut-être méconnu du grand public mais qui s’avère être de plus en plus comme étant un véritable incontournable, alors, une fois que cela est dit, que demander de plus si ce n’est la suite !?
 

Points Positifs
 :
- Sans atteindre les sommets narratifs du tome précédent, force est de constater que ce neuvième volet de L’Habitant de l’Infini s’avère être, comme ses prédécesseurs, très bon. Bien évidement, le lecteur suit à nouveau avec plaisir le destin de tous ces protagonistes qu’il a appris à connaitre depuis longtemps surtout que le mangaka, Hiroaki Samura, à le don de nous tenir toujours autant en haleine.
- Anotsu qui fait face à une demande en mariage plutôt singulière, Lin qui découvre les difficultés des promenades en grand air, Manji récupère de ses blessures et tombe par hasard sur le charismatique Magatsu, quand à Hyakurin, celle-ci tombe dans un piège qui la laisse en fort mauvaise posture…
- On retrouve avec plaisir des protagonistes toujours aussi charismatiques et auxquels on est, désormais, plutôt attachés, ce, quel que soient les camps en présence.
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Une couverture simple mais efficace…
 
Points Négatifs :
- Fatalement, après l’excellence du tome précédent, il était difficile d’atteindre à nouveau de tels niveaux qualitatifs. Mais bon, cela est relatif puisque ce volet, plus axé sur les dialogues, n’en reste pas moins très bon dans l’ensemble.
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela reste assez habituel, il faut le reconnaitre et si vous n’êtes pas fan du genre, alors, vous passerez votre chemin…
 
Ma note : 8/10

mercredi 7 juillet 2021

GIDEON FALLS – MONDES IMPITOYABLES


GIDEON FALLS – MONDES IMPITOYABLES
 
La Grange Noire a explosé. Et les différents mondes semblent avoir tous été aspirés dans un vortex créé par l'explosion. Suite à cette distorsion, tous ceux qui combattaient « le centre et celui qui vit dans son ombre » ont été séparés à travers le multivers. Alors qu'Angie lutte pour survivre en 1984, Clara est seule en plein XIXe siècle et le père Fred atterrit dans la version cyberpunk de Gideon Falls. Dieu seul sait où est Norton. L'heure tourne, et la fin approche...
 

Gideon Falls – Mondes Impitoyables
Scénario : Jeff Lemire
Dessins : Andrea Sorrentino
Encrage : Andrea Sorrentino
Couleurs : Dave Stewart
Couverture : Andrea Sorrentino
Genre : Policier, Anticipation
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Gideon Falls – Wicked Words
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 01 décembre 2020
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 25 juin 2021
Nombre de pages : 200
 
Liste des épisodes
Gideon Falls 23-27
 
Mon avis :
 Toutes les bonnes choses ont une fin et, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, il est donc grand temps de faire nos adieux à Gideon Falls, œuvre du duo composé de Jeff Lemire pour ce qui est du scénario et d’Andrea Sorrentino pour ce qui est des dessins, sans nul doute, un des comics les plus étonnants de ces dernières années… Cinq tomes, vingt-sept épisodes et puis c’est tout, cependant, si certains pourraient trouver que Gideon Falls est un peu court, force est de constater que ce comics nous prouve, de fort belle manière, qu’il vaut mieux une œuvre qui ne s’attarde guère dans le temps mais qui va à l’essentiel, maintenant, tout au long de celle-ci, une qualité égale, plutôt qu’un truc interminable qui, fatalement, finira par lasser même les plus fidèles lecteurs de la chose. Ainsi, ce cinquième volet conclut à merveille un comics qui nous en aura fait voir de toutes les couleurs, qui, par certains cotés, rappellent certaines créations du grand Stephen King et qui, avec ses histoires de monde parallèles, de meurtres sanglants et de créature indicible venue du fin fond de l’espace, aura sut plaire à un public amateur du genre. Sans surprises, la qualité est, une fois de plus, au rendez vous et si Jeff Lemire nous entraine, une dernière fois, dans de multiples mondes parallèles, ballotant ses personnages au gré de ses envies avant la grande réunion finale, c’est pour mieux nous offrir une conclusion à la hauteur de sa saga, une saga qui, ma foi, aura frôler la perfection par moments et qui, magnifié par l’immense talent graphique du sieur Sorrentino, restera comme étant un des comics les plus intéressants de ces dernières années. Bref, si vous êtes amateur de Stephen King, d’horreur et de fantastique et si vous ne connaissez pas encore Gideon Falls, n’hésitez pas une seule seconde de plus car le jeu, ici, vaut largement le coup !
 

Points Positifs
 :
- Une conclusion à la hauteur de ce que l’on était en droit d’attendre de ce comics qui, depuis ses débuts, frôlait allègrement avec la perfection ! Bien évidement, une fois de plus, Jeff Lemire nous embrouille avec ses histoires de mondes parallèles et d’apocalypse à venir, cependant, tout cela est fort bien maitrisé et le final – presque un happy-end – conclut en beauté un scénario de folie…
- Les dessins d’Andrea Sorrentino, bien entendu ! Fidèle a son habitude, l’artiste nous livre une prestation exceptionnelle et ses planches, cinématographiques, décloisonnées, d’une inventivité rare, sont pour beaucoup pour la réussite de ce Gideon Falls.
- Une intrigue captivante qui vous tient en haleine de la première à la dernière page, des protagonistes toujours aussi intéressants, une ambiance toujours aussi particulière et qui oscille entre un l’horreur et le fantastique, quant à l’intrigue elle même, disons que celle-ci fourmille toujours autant d’idées pour le moins géniales.
- Amateurs de Stephen King, Gideon Falls est, indéniablement, fait pour vous !
- Une fort belle couverture pour ce dernier volet de Gideon Falls.
 
Points Négatifs :
- Comme je l’avais souligné dans ma critique des volets précédents, il se peut que le scénario de Jeff Lemire déplaise au grand public en raison d’une certaine complexité, ce, même s’il faut reconnaitre qu’il y a pire dans le même genre…
- Le style d’Andrea Sorrentino est tellement particulier qu’il risque de déplaire a pas mal de monde, plus habitués a des dessinateurs plus conventionnels et, accessoirement, plus passe partout mais aussi et surtout plus fades.
 
Ma note : 8,5/10

LES VOYAGES D’ENDYMION – ENDYMION


LES VOYAGES D’ENDYMION – ENDYMION

« Vous êtes en train de lire ceci pour de mauvaises raisons. Si vous lisez ces lignes pour savoir quel effet cela fait de faire l'amour avec une messie – notre messie – vous auriez tort de continuer, car vous n'êtes rien de plus qu'un voyeur. Si vous les lisez parce que vous êtes un fan des Cantos du vieux poète et que la curiosité vous dévore de savoir ce qui s'est passé ensuite dans la vie des pèlerins d'Hypérion, vous risquez fort d'être déçu. J'ignore ce qui est arrivé à la plupart d'entre eux. Ils ont vécu et sont morts environ trois siècles avant ma naissance... » La chute du Retz est déjà de l'histoire ancienne. Trois siècles se sont déjà écoulés depuis. L'Eglise s'échine à maintenir un semblant de stabilité, alors que la guerre contre les Extros fait rage. Les soldats de l'église attendent un événement prévu depuis maintenant des centaines d'années: la venue d’Enée, la fille de Brawne Lamia, doit sortir des tombeaux du temps. Et Enée est une menace pour la Pax, le groupuscule armé de l'Eglise, et elle le sait: trente mille soldats attendent la petite enfant à sa sortie. Il en sera ainsi: Raul Endymion sera la dernière chance de la petite Enée, son seul espoir de survie. Il l'accompagnera dans sa fuite à travers les portes distrans...


Les Voyages d’Endymion – Endymion
Auteur : Dan Simmons
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 20 septembre 1995
Edition Poche : 01 septembre 2016
Titre en vo : The Hyperion Cantos – Endymion
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : anglais
Traduction : Guy Abadia
Editeur : Folio SF
Nombre de pages : 640

Mon avis : Après avoir abordé, ces dernières semaines, les deux ouvrages de Dan Simmons qui composent Les Cantos d’Hypérion, je veux bien évidement parlé de Hypérion et de La Chute d’Hypérion, il est temps désormais de nous tourner vers la suite de ce classique de la littérature fantastique, Les Voyages d’Endymion, œuvre qui est, elle aussi, composé de deux titres, Endymion (ouvrage qui nous préoccupe aujourd’hui) et L’Éveil d’Endymion. Bien évidemment, et avant de voir ce que vaut cette fameuse suite, comment ne pas s’attarder sur la problématique de, lorsque l’on tient un chef d’œuvre, devoir lui donner ou non une suite ? Car, il y a de cela un peu plus de deux décennies, voilà le problème où se trouvait Simmons : fort de son succès colossal acquis avec les Cantos, il apparaissait comme risquer de se hasarder a décevoir les fans en proposant une suite à un récit qui, en toute franchise, pouvait se suffire a lui-même – en effet, la fin de La Chute d’Hypérion est une véritable fin en soi et on pouvait parfaitement en rester là. Surtout qu’il est de bonne guerre que, lorsqu’une œuvre remporte un grand succès, une suite éventuelle à tendance à être bouder par le public, forcément très critique que l’on revienne sur ce qu’il considère comme son propre chef d’œuvre intouchable. Et puis, quelque part, écrire une suite aux Cantos, c’était un peu comme si Tolkien, une fois Le Seigneur des Anneaux achevé, lui aurait donné un « petit frère » quelques temps plus tard ; vous imaginez ce qu’auraient dit les fans ? Du coup, vous imaginez fort bien que, il y a quelques années, la sortie d’Endymion, ne fit pas que des heureux… Pourtant, avec du recul, il apparait depuis longtemps que Les Cantos d’Hypérion ne se limitent pas uniquement aux deux premiers romans et que l’œuvre, désormais, est indissociable de cette fameuse suite, de ces pérégrinations de ce formidable antihéros qu’est Raul Endymion et de cette messie à la fois attendue et redoutée, la fille de Brawne Lamia, Énée. Pourtant, la cassure, ici, est belle et bien nette puisque, si l’univers reste le même, si certains protagonistes sont encore présents – comme Martin Silenus, l’androïde Bettik qui faisait une très courte apparition dans Hypérion, mais aussi le père Hoyt, devenu Pape, ainsi que, bien entendu, le Gritche – et si, très rapidement, le lecteur s’apercevra que certaines menaces que l’on croyait écartées sont encore présentes, avec ce nouveau tome de la saga, Dan Simmons va encore plus loin et change un peu la donne : en utilisant les mêmes ficelles que précédemment puisque, une fois de plus, c’est vers les œuvres du poète John Keats qu’il faut se tourner (lui aussi écrivit en son temps un Endymion) et en rendant une fois de plus un superbe hommage à la Science-Fiction dont il réussit une nouvelle fois a sublimer le genre, l’auteur réussit le pari de, non seulement, réussir sa suite, mais qui plus est, la rendre indispensable… ou presque. Car si les Cantos peuvent se suffire à eux-mêmes, il serait dommageable pour le lecteur de ne pas découvrir quel fut le destin de l’ex-Hégémonie, quel pouvoir pris sa place, créant de fait un nouvel Empire Galactique, qu’advint-il du Technocentre, du Gritche, des pèlerins mais aussi, et surtout, de passer à côté de ce qui restera probablement comme l’un des plus réussis couples de la SF, je veux bien évidement parler de Raul Endymion et Énée. Car si le coté messianique de cette dernière, dans cet ouvrage, ne transparait pas encore de par son très jeune âge, il en est tout autrement de cet impayable Endymion, antihéros, comme je vous l’avais dit, décidément pas comme les autres. Car, en utilisant cette dénomination si souvent utilisée à tort et à raison, suivant les cas, je ne veux pas entendre par là que le protagoniste principal de cette suite des Cantos est un quelconque loup solitaire, bourru, qui agit aux frontières du bien et du mal mais qui n’en a pas moins un grand cœur. Non, Raul Endymion, à part le fait qu’il se refuse à porter le cruciforme (et oui, celui-ci est présent deux cent ans après la chute), n’a rien d’un rebelle, bien au contraire, et surtout, rien d’un héros, mais alors là, rien du tout… et justement, c’est cela qui le rend si spécial. Oui, Raul, c’est vous, c’est nous, c’est un mec banal, pas forcément plus sportif, résistant, courageux ou héroïque que la moyenne et qui se retrouve, contre son gré, embarquer dans l’une des plus extraordinaires et improbables quêtes qu’il m’ait été donné de lire dans une œuvre du genre, et justement, le fait que ce soit un homme banal, qui va en baver, qui va commettre des erreurs et qui va sacrément dérouiller au fil des pages le rend tellement plus humain et attachant que bon nombre de soit disant « héros » auquel on est habitués dans d’autres œuvres que l’on ne peut que s’en réjouir. Et si, quelque part, c’était déjà un peu le cas dans les Cantos avec les pèlerins du Gritche (franchement, à part le Colonel Kassad, on ne peut pas dire que les autres brillaient vraiment de part d’éventuelles qualités héroïques, du moins, dans le sens habituel du terme), Simmons, ici, va encore plus loin dans son idée surtout que, comme ici, le récit est écrit à la première personne, l’identification avec le narrateur – Raul Endymion donc – est encore plus forte ce qui renforce sans nul doute l’immersion dans l’intrigue. Une intrigue, justement, fascinante, et pourtant, j’en conviens, il ne se passe pas grand-chose de franchement exceptionnel en soit puisque, quasiment tout au long du récit, nos héros se contentent de fuir leurs poursuivants sur un… radeau ! Mais le contexte, l’univers, les protagonistes, tous d’une richesse incroyable, font que cela fonctionne de la plus superbe des façons et, sans trop en dévoiler afin de ne pas gâcher le plaisir de la découverte a ceux qui souhaiteraient découvrir cette œuvre, dans un monde où, désormais et par le biais du cruciforme, l’Eglise, autrefois moribonde, domine littéralement les anciennes planètes de l’Hégémonie, imposant sa loi, dans un monde où, désormais, les humains ont acquis une semi-immortalité, un danger menace, et ce danger, c’est Énée ; du moins, pour l’Eglise. Pour quelle raison, quels sont les enjeux, les forces en présence, cela, je vous le laisse découvrir par vous-même, mais sincèrement, j’ai été conquis à la fois par le récit – et oui, un voyage en radeau peut être passionnant au possible – l’univers, les nouveaux protagonistes – dont mon préféré, le Père Capitaine De Soya, soldat de la Pax, force armée du Vatican – les nombreux sous-entendus, révélations et coup de théâtre qui jalonnent l’intrigue ainsi que, bien évidemment, le coté religieux omniprésent tout au long des six cent et quelques pages qui composent Endymion. Et si, aux yeux de certains, cette suite est inférieure aux Cantos et était dispensable, personnellement, je la trouve certes différente, mais tout bonnement aussi bonne et indispensable !


Points Positifs :
- Donner une suivre à un chef d’œuvre est chose toujours risquée et le résultat est souvent une déception. Dans le cas présent, il est évident que Dan Simmons réussit parfaitement son pari, livrant une suite crédible et qui apporte un plus indéniable aux Cantos D’Hypérion.
- Le plaisir, indéniable, de retrouver un univers, des protagonistes, qui nous avaient tellement enchantés dans les deux premiers romans. Certains de ces derniers sont, curieusement, encore en vie et on apprend ce qui est arrivée aux autres. Quand aux nouveaux protagonistes, disons qu’ils sont à la hauteur de nos attentes pour les principaux.
- Trois protagonistes sortent nettement du lot : Raul Endymion, bien sur, antihéros par excellence et type tellement banal qu’il est très facile de s’identifier a lui, Enée, jeune enfant destinée a devenir la messie et, particulièrement, le Père Capitaine de Soya, leur principal antagoniste dans ce roman et personnage complexe et d’une profondeur peu commune.
- Même s’il ne se passe pas grand-chose dans ce roman – nos héros passent quasiment tout leur temps à fuir les forces de la Pax, le plus souvent en radeau – force est de constater que Dan Simmons réussit à rendre son récit passionnant !
- Bien évidement, l’une des thématiques majeures de ce roman est la religion – Catholique, bien entendu mais le message est commun a toutes les croyances humaines – est a la place qu’elle occupe au sein de l’humanité.

Points Négatifs :
- Certains regretterons que Dan Simmons ait céder a la facilité en pondant une suite aux Cantos D’Hypérion. Il faut dire que son œuvre se suffisait à elle-même et que, aussi sympathique ou intéressante soit cette suite, on ne peut pas vraiment dire qu’elle soit absolument indispensable.
- En toute franchise, il ne se passe pas grand-chose dans ce roman : après tout, notre groupe de héros passent quasiment tout leur temps à fuir en radeau… Cela peut donc ennuyer certains lecteurs.
- Curieusement, le personnage le plus réussit est le Père Capitaine De Soya.

Ma note : 8,5/10