mardi 3 janvier 2017

AU-DELÀ


AU-DELÀ

Trois personnes, Marie Lelay, George Lonegan et Marcus, confrontées à la mort par différents chemins, tentent de mener néanmoins une existence normale. Marie Lelay, une journaliste française de France 2 se trouve en Thaïlande quand elle est victime du tsunami dans l'océan Indien de 2004. Emportée par la vague géante, elle subit une expérience de mort imminente après avoir été assommée par un débris dans l'eau et avoir failli se noyer. De retour à Paris, elle peine à reprendre son travail et sa vie en main, elle se pose des questions sur ce qu'elle a vu et vécu lors de sa noyade. George Lonegan est un ouvrier américain vivant à San Francisco. Il tente d'oublier son passé où il exerçait le métier de médium. Mais son frère Billy veut lui faire recommencer cet ancien travail contre son gré. Marcus est un jeune Britannique vivant à Londres avec son frère jumeau Jason qui le protège et le soutient face aux problèmes qu'ils rencontrent avec leur mère toxicomane. Son frère meurt, renversé dans la rue par un fourgon. Marcus ne peut l'accepter, se croit responsable de la mort de son frère et se retrouve sans soutien.


Au-delà
Réalisation : Clint Eastwood
Scénario : Peter Morgan
Musique : Clint Eastwood
Production : The Kennedy/Marshall Company, Malpaso Productions, Amblin Entertainment
Genre : Fantastique
Titre en vo : Hereafter
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais, français
Date de sortie : 15 octobre 2010
Durée : 129 mn

Casting :
Matt Damon : George Lonegan
Cécile de France : Marie Lelay
Frankie McLaren : Marcus
George McLaren : Jason
Bryce Dallas Howard : Melanie
Thierry Neuvic : Didier
Jay Mohr : Billy Lonegan
Lyndsey Marshal : Jackie
Jean-Yves Berteloot : Michel, l'éditeur
Marthe Keller : Dr Rousseau
Rebekah Staton : Clare, la travailleuse sociale
Declan Conlon : le travailleur social
Steve Schirripa : Carlo, prof de cuisine
Richard Kind : Christos Andreou, le collègue de Billy
Niamh Cusack : la mère d'accueil
George Costigan : le père d'accueil
Stéphane Freiss : Guillaume Belcher
Derek Jacobi : lui-même
Tom Beard : le prêtre
Selina Cadell : Ellen Joyce, la médium
Claire Price : l'institutrice de Marcus
Mylène Jampanoï : la journaliste Jasmine
Jenifer Lewis : Candace, la voisine de Christos Andreou
Jack Bence : Ricky, le « prédécesseur » de Marcus dans la famille d'accueil

Mon avis : Sans avoir passé l’année 2010 dans une ile déserte ou au fond d’une caverne, je dois reconnaitre que je n’avais jamais entendu parler de ce Au-delà, réalisé, mine de rien, par Clint Eastwood en personne ! Car bon, comment dire, hier soir, lors de sa diffusion, telle ne fut pas ma surprise de découvrir que l’ancien acteur de westerns spaghettis était aux manettes de ce long métrage ! Surprise encore plus grande au vu de la thématique du film, c’est-à-dire, la mort et, surtout, la survie de l’âme après celle-ci ! Du coup, poussé par la curiosité de voir ce que donnait un Eastwood dans le domaine du fantastique mais aussi par un sujet qui m’avait intéressé du temps de ma jeunesse, je me suis lancé dans le visionnage de ce Au-delà, au titre on ne peut plus évocateur. Et, ma foi, tout cela débutait fort bien avec une reconstitution acceptable du tsunami qui avait frappé l’Asie du sud-est fin 2004, et, accessoirement, dans le film, Cécile de France, ballotée au gré des vagues et qui, pour la petite histoire, est l’une des bonnes surprises du film. La suite, avec Matt Damon, est plus convenue mais l’acteur, plutôt sobre dans son rôle de médium qui n’aspire qu’a une chose, vivre une vie normale, est plutôt efficace. On passe ensuite au cas du sort des deux jumeaux, dont un passe de vie a trépas assez rapidement et, une fois les divers protagonistes présentés, eh ben, on attend qu’une seule chose, qu’ils finissent par se rencontrer bien sur. Bon, certes, cela arrivera mais uniquement a la toute fin du film, d’une manière plutôt touchante pour Matt Damon et le gamin, de façon ridicule pour le premier et Cécile de France, mais passons… Car avant d’en arriver là, et même s’il y a certains passages assez réussis et intéressants, force est de constater que l’on n’échappe pas a des longueurs plutôt gênantes, le scénario semblant s’étirer, par moments, de manière inutile. De plus, en visionnant Au-delà, je me suis poser la question suivante : ce film est bourré de références sur les NDE, la transcomunication, les recherches sur la survie de l’âme et même sur certaines grandes figures comme Elisabeth Kübler-Ross. Pour peu que l’on se soit un jour intéresser au sujet, cela apporte une certaine crédibilité a l’intrigue, mais force est de constater que la plupart des gens passeront complètement a coté de ces fameuses références, tout de mêmes connues d’une petite minorité de la population… Du coup, sans celles-ci, que reste-t-il à ce film ? Trois intrigues plus ou moins réussies qui s’étalent pendant deux heures avant de se rejoindre lors des dix dernières minutes, une bonne petite flopée d’acteurs, des références plus évidentes au tsunami de 2004 et aux attentats de Londres de 2005 et puis… bah, c’est tout ou presque. Alors certes, Au-delà n’est pas un mauvais film et il se laisse regarder, mais bon, suivant votre connaissance de la thématique de la survie après la mort ou de vos propres opinions sur la chose, force est de constater que les avis différeront énormément, surtout que, mine de rien, bien des choses restent plutôt obscures vues comment elles sont présentées dans ce film…


Points Positifs :
- Une thématique – la survie de l’âme après la mort – qui ravira ceux et celles qui se sont un jour intéresser au sujet ou qui, tout simplement, espèrent qu’il y ait quelque chose au bout du chemin…
- Trois intrigues en parallèle et qui, prises individuellement, sont plutôt bonnes voir touchantes par moments.
- Les très nombreuses références distillées tout au long du film : NDE, transcomunication, les recherches sur la survie de l’âme, Elisabeth Kübler-Ross, etc.
- Pour ma part, Cécile de France est apparu comme une fort bonne surprise.
- Tsunami qui frappa l’Asie du sud-est fin 2004, attentats de Londres de 2005. Le scénario use habilement de ces événements marquants et dramatiques.

Points Négatifs :
- Pas mal de longueurs par moments tout de même, surtout que, a certaines occasions, on se demande si certaines scènes n’ont pas été allongées inutilement.
- Il était prévisible que les trois protagonistes principaux finissent par se rencontrer à la fin, mais si la rencontre entre Matt Damon et le jumeau survivant est plutôt bien réalisée, celle entre le premier et Cécile de France est un peu ridicule.
- Les références, c’est une très bonne chose, mais si l’on ne s’est jamais intéresser au sujet, c’est-à-dire, à la recherche sur la vie après la vie, eh bien, on passera complètement a coté de celles-ci et certains passages du film resteront obscurs.
- Les athées intégristes détesteront ce film en disant que tout cela n’est qu’élucubrations religieuses alors que, du même coté, ils seront ravis d’aller voir le dernier Star Wars qui, il faut le reconnaitre, est bien moins crédible…

Ma note : 6,5/10

lundi 2 janvier 2017

HIBERNATUS


HIBERNATUS

Un homme congelé dans les glaces du pôle Nord est retrouvé miraculeusement vivant au bout de 65 ans par une expédition polaire franco-danoise. Après enquête, il s'avère qu'il s'agit d'un jeune homme de 25 ans nommé Paul Fournier, parti en exploration en 1905 et parfaitement conservé. Il est alors progressivement réanimé par le professeur Loriebat, spécialiste mondial de l'hibernation artificielle. Pendant ce temps, se rendant à une convocation du Ministère de l'Intérieur, où il croit recevoir enfin la légion d'honneur tant attendue, l'industriel Hubert de Tartas apprend avec stupeur que « l'Hiberné » n'est autre que le grand-père de sa femme Edmée. Celle-ci s'oppose alors formellement à ce que son jeune grand-père devienne un cobaye au service de la science et exige qu'il lui soit rendu, afin qu'il partage la vie de sa famille. Les scientifiques tentent de l'en dissuader, prétextant que le brusque saut dans le monde moderne d'un homme qui ignore tout de la réalité, car mis à l'isolement dans une chambre d'hôpital depuis sa réanimation, risquerait de lui être fatal. Hubert se range à ces arguments, y voyant son propre intérêt. Il doit écarter à tout prix Paul Fournier de sa famille et pour cause : au regard de la loi celui-ci doit rentrer dans ses droits après ces nombreuses années d’absence. Or, de Tartas doit justement une grande partie de sa fortune à la famille de son épouse.


Hibernatus
Réalisation : Édouard Molinaro
Scénario : Jean Halain, Jean Bernard-Luc, Louis de Funès, Jacques Vilfrid d'après la pièce éponyme de Jean Bernard-Luc
Musique : Georges Delerue
Production : Gaumont, Rizzoli Films
Genre : Comédie
Titre en vo : Hibernatus
Pays d'origine : France, Italie
Langue d'origine : français
Date de sortie : 10 septembre 1969
Durée : 78 mn

Casting :
Louis de Funès : Hubert Barrère de Tartas
Claude Gensac : Edmée de Tartas née Fournier
Bernard Alane : Paul Fournier, « l'Hiberné »
Olivier de Funès : Didier de Tartas
Michael Lonsdale : le professeur Édouard Loriebat
Pascal Mazzotti : le professeur Bibolini
Martine Kelly : Sophie
Paul Préboist : Charles
Yves Vincent : Édouard Crépin-Jaujard
Annick Alane : Mme Crépin-Jaujard
Éliette Demay : Évelyne Crépin-Jaujard
Jacques Legras : l'avocat
Claude Piéplu : le Secrétaire général du ministère de l'Intérieur
Harry-Max : le vieil homme
Max Montavon : Rabier
Évelyne Dassas : l'assistante du professeur Bibolini
Robert Le Béal : le docteur de la maison de repos

Mon avis : S’il avait fallut un an après l’excellent Oscar pour que vous parle, sur ce blog, d’un autre film du grand Louis de Funès, l’attente aura été bien moins longue après Les Aventures de Rabbi Jacob puisque, le même jour où j’ai eu l’occasion de regarder ce petit bijou de la comédie française, un certain Hibernatus était diffusé, ou plutôt devrais-je dire rediffusé, également sur le petit écran. Bon, reconnaissons-le tout de suite, cette adaptation d’une pièce de théâtre a succès, si elle reste plutôt de bonne qualité, ne serais-ce que pour la traditionnelle performance du sieur de Funès – et surtout pour son monumental pétage de plombs final – reste inférieur aux deux films précédemment cités. Certes, Hibernatus est une bonne petite comédie, on rigole bien, mais l’ensemble, reconnaissons le, reste loin d’être aussi réussi que certains des plus grands succès de Louis de Funès ; ainsi, si le début est très bon et le troisième tiers, excellent, toute la partie où de Funès et sa femme – la regrettée Claude Gensac qui nous a quitter il y a quelques jours – essaient de kidnapper l’hiberné est plutôt passable. Mais bon, malgré un scénario plutôt léger et quelques situations convenues, force est de constater que, malgré tout, le jeu en vaut la chandelle : pour Louis de Funès, bien sur, toujours aussi loufoque, pour la mise en avant de Claude Gensac, délicieuse dans ce film, ou, dans une moindre mesure, de Michael Lonsdale, qui, dans un rôle particulier, apporte aussi un élément comique a l’histoire de par son détachement, sans oublier, mine de rien, une intrigue a la limite du fantastique, improbable, mais qui fonctionne finalement assez bien. Bref, Hibernatus ne fait incontestablement pas parti des meilleurs Louis de Funès, mais bon, malgré cela, si vous êtes amateur du comédien, il est sur que vous passerez un très bon moment a le voir ou a le revoir…


Points Positifs :
- Forcément, un film de Louis de Funès repose avant toute chose sur… Louis de Funès ! Celui-ci, ici, reste égal à lui-même avec son traditionnel personnage de petit coléreux bourré de tics (qui a dit Sarkozy ?) mais bon, les amateurs seront ravis et prendront bien du plaisir devant les divers pétage de câble du comédien.
- Bien évidement, les fans le savent bien, Claude Gensac aura été l’épouse la plus crédible de Louis de Funès à l’écran, et, dans Hibernatus, elle est plutôt mise en avant et n’est pas en reste pour nous faire rire.
- Une histoire pour le moins loufoque voir tirée par les cheveux mais néanmoins efficace.
- Le derniers tiers du film, où de Funès et les autres font semblant de vivre au début du XXème siècle est un pur régal !
- Michael Lonsdale, Paul Préboist… oui, les seconds rôles brillent pas mal dans ce film.

Points Négatifs :
- Malheureusement, si le film commence et finit très bien, toute la partie où de Funès et sa femme essaient de kidnapper l’hiberné s’étire un peu trop en longueur et apparait comme étant moins réussie.
- Justement, question durée, Hibernatus n’est pas bien long au final !
- Comme d’habitude, ceux qui n’aiment pas Louis de Funès passeront rapidement leur chemin devant toutes ces gesticulations et autres pétage de câbles…

Ma note : 7/10

LES AVENTURES DE RABBI JACOB


LES AVENTURES DE RABBI JACOB

À Brooklyn, le rabbin Rabbi Jacob et son secrétaire Samuel se rendent à Paris pour la Bar Mitzvah d’un jeune parent, David Schmoll. Au même moment, à bord de sa rutilante Citroën DS équipée d’un téléphone automobile et surmontée d’une barque à moteur, nommée la Germaine II, Victor Pivert et son chauffeur Salomon rentrent sur Paris au départ de Deauville, pour le mariage d'Antoinette — la fille du prospère industriel. Pivert, incarnation du grand petit-bourgeois français, persifleur, raciste sur les bords et sûr de la supériorité des valeurs de son petit monde, double aussi allègrement qu’illégalement les voitures qui ont le tort de se trouver sur son chemin, insultant au passage celles des automobilistes étrangers. Or, ce raciste patenté, qui s'amuse de voir les noirs convoler dans des Rolls blanches autant qu'il s'étrangle en découvrant un mariage interracial, apprend avec un mélange de stupeur et de consternation que son chauffeur Salomon est juif, neveu de Rabbi Jacob de surcroît.


Les Aventures de Rabbi Jacob
Réalisation : Gérard Oury
Scénario : Gérard Oury, Danièle Thompson, Josy Eisenberg, Roberto De Leonardis
Musique : Vladimir Cosma
Production : Société Nouvelle de Cinématographie, Films Pomereu
Genre : Comédie
Titre en vo : Les Aventures de Rabbi Jacob
Pays d'origine : France, Italie
Langue d'origine : français
Date de sortie : 18 octobre 1973
Durée : 91 mn

Casting :
Louis de Funès : Victor Pivert
Claude Giraud : Mohamed Larbi Slimane
Henri Guybet : Salomon
Renzo Montagnani : le colonel Farès
Marcel Dalio : Rabbi Jacob
Suzy Delair : Germaine Pivert
Claude Piéplu : le commissaire Andréani
Janet Brandt : Tzipé Schmoll, la Mamé
Malek Kateb : Aziz, le bras-droit de Farès
Miou-Miou : Antoinette Pivert
Popeck : Moïshe Schmoll
Denise Provence : Esther Schmoll
Xavier Gélin : Alexandre
Jacques François : le général Jean-François
Pierre Koulak : Omar
Gérard Darmon : homme de main de Farès
Jean-Jacques Moreau : le gendarme motard
Micheline Kahn : Hannah
Lionel Spielman : David Schmoll
André Falcon : le ministre

Mon avis : Il y a de cela sensiblement un an, avec Oscar, je vous proposais sur ce blog la toute première critique d’un film de Louis de Funès, chose qui paraissait alors impensable, surtout au vu du nombre d’années d’existences du Journal de Feanor, mais aussi et surtout, par le simple fait que, depuis ma plus tendre enfance, je suis fan du comédien, sans nul doute le plus fantasque que le cinéma français ait connu, et, je pense ne pas me tromper, qui restera a jamais le numéro un ! Une année s’est écoulée, donc, pour qu’un autre Louis de Funès ait droit aux honneurs sur ce blog, ce qui peut paraitre long, j’en conviens, surtout pour des films vus et revus un nombre incalculables de fois… Mais bon, mieux vaut tard que jamais et justement, ici, nous abordons le cas du film qui restera probablement comme étant l’un des tous meilleurs si ce n’est le meilleur du sieur de Funès : Les Aventures de Rabbi Jacob ! Car oui, avec ce long métrage, à moins d’avoir toujours considéré le comédien avec un certain dédain, a moins d’être un bobo blasé qui n’a toujours vu dans les gesticulations de l’acteur qu’une bouffonnade sans intérêt tout juste plaisante pour les beaufs, force est de constater que Les Aventures de Rabbi Jacob, malgré les défauts du genre – et on ne peut pas les nier – malgré quelques ficelles tellement grosses qu’on ne peut pas les cacher et, oui, malgré un scénario assez simpliste, oui, bien des choses a redire, ce film, indéniablement, reste l’exemple parfait de ce que pouvait être un bon, que dis-je, un excellent Louis de Funès ! Le comédien, ici, est au sommet de sa forme dans son rôle de petit lâche colérique imbu de sa personne et s’en donne a cœur joie, le film, lui, est bourré de scènes devenues cultes avec le temps – ah, la danse de Rabbi Jacob, comment s’en lasser – mais aussi, ne l’oublions pas, dans un contexte géopolitique qui, déjà a l’époque, était bien difficile entre juifs et arabes, ce film est un beau message d’amitié entre les peuples et les religions, et ce, sans le coté moralisateur propre de bien des productions actuelles. Alors bien sur, tout cela a déjà été vu et revu un nombre incalculables de fois et oui, nous sommes beaucoup a connaitre ce film par cœur, mais bon, après un énième visionnage de ces Aventures de Rabbi Jacob, que constate-t-on ? Tout simplement que c’est toujours aussi efficace et que l’on rigole toujours autant avec les mêmes scènes. Bref, une comédie loin d’être un chef d’œuvre, certes, mais qui, a sa manière, reste parfaite, ce qui est le principal… Quel dommage que quelques tristes sirs, de nos jours, osent vouloir lui donner une suite qui, fatalement, sera un navet…


Points Positifs :
- Probablement l’un des meilleurs films de Louis de Funès ! Bourré de scènes devenues cultes, hilarant de bout en bout et se permettant même le luxe d’apporter une petite touche d’antiracisme et de fraternité entre les peuples, et ce, a une époque où cela était moins commun, mais, paradoxalement, bien mieux traité que de nos jours.
- Au sujet des scènes cultes, rien que pour la danse de Louis de Funès, ce film mérite le détour ! « Rabbi Jacob, il va danser !!! »
- Cela peut paraitre étonnant aujourd’hui mais a l’époque, Les Aventures de Rabbi Jacob connu quelques difficultés lors de sa sortie : raillé par la presse d’extrême gauche en le présentant comme une œuvre pro-israélienne, alors que ce film est avant tout un film sur l’amitié entre les peuples. Ah, si le ridicule tuait…
- Parfois, certains longs métrages de Louis de Funès débutent en fanfare avant de sombrer un peu vers le milieu. Ce n’est bien évidement pas le cas dans le cas présent et on rigole tout au long du film.
- Même la bande originale du film est devenue culte, c’est pour dire ! Il faut dire que celle-ci, œuvre de Vladimir Cosma, reconnaissable entre mille, est excellente.

Points Négatifs :
- Malgré ses indéniables qualités et l’énorme sympathie que j’éprouve à son sujet, il faut reconnaitre que Les Aventures de Rabbi Jacob reste un film qui possède les défauts du genre, c’est-à-dire, un humour un peu absurde par moments et quelques grosses ficelles un peu gênantes.
- Forcément, si vous détestez Louis de Funès, vous ne changerez pas d’avis avec ce film…

Ma note : 8/10

dimanche 1 janvier 2017

SORCELEUR – LE DERNIER VŒU


SORCELEUR – LE DERNIER VŒU

Geralt de Riv est un personnage étrange, une bizarrerie de la nature, un mutant qui, grâce à la magie et à un long entraînement, mais aussi grâce à un mystérieux élixir, est devenu un meurtrier parfait. Ses cheveux blancs, ses yeux nyctalopes et son manteau noir effrayent et fascinent. Il parcourt des contrées pittoresques en gagnant sa vie comme chasseur de monstres. En ces temps obscurs, ogres, goules et vampires pullulent, et les magiciens sont des manipulateurs experts. Contre ces menaces, il faut un tueur à gages à la hauteur. Car Geralt est plus qu’un guerrier ou un mage. C’est un Sorceleur. Il est unique. Au cours de ses aventures, il rencontrera une autoritaire mais généreuse prêtresse, un troubadour paillard au grand cœur, et une magicienne capricieuse aux charmes vénéneux. Amis d’un jour, amours d’une nuit. Mais au bout de sa quête, peut-être pourra-t-il prononcer son dernier vœu : retrouver son humanité perdue...


Sorceleur – Le Dernier Vœu
Auteur : Andrzej Sapkowski
Type d'ouvrage : Dark Fantasy
Première Parution : 10 avril 1993
Edition Française : 21 avril 2011
Titre en vo : Ostatnie życzenie
Pays d’origine : Pologne
Langue d’origine : Polonais
Traduction : Laurence Dyèvre
Editeur : Milady
Nombre de pages : 432

Mon avis : Indéniablement, si je ne devais retenir qu’un seul jeu l’année passée, c’était bien évidement The Witcher 3, œuvre monumentale qui m’aura marqué comme rarement un jeu vidéo l’aura fait au cours de ma vie – ou alors, il faut remonter aux années 90. Bien évidement, depuis sa sortie, en 2015, je ne fut pas le seul a avoir été emballer par ce soft qui, indéniablement, aura marquer bien des joueurs et restera comme l’un des meilleurs de ces dernières années, si ce n’est, le meilleur. Mais bon, les meilleurs choses ont toute une fin et malgré sa durée de vie exceptionnelle (entre le jeu principal et ses DLC, The Witcher m’aura occupé quasiment toute l’année passée), il m’aura fallut dire adieu a l’univers de Geralt de Riv et passer a autre chose… Enfin, passer a autre chose du coté des jeux vidéos car, emballer que j’étais par les aventures de notre Sorceleur préféré, je ne pouvais pas tout a fait lui faire mes adieux, du moins, pas tout de suite… et c’est ainsi que, finalement, je me suis lancer dans la lecture des romans originaux qui ont inspiré les jeux vidéos de CD Red Project. Car oui, et certains ne le savent peut-être pas, mais The Witcher, a la base, ce n’est pas un jeu vidéo mais un cycle de roman de Fantasy polonais, totalement inconnu sous nos latitudes pendant presque vingt ans et qui ne connu le succès chez nous qu’avec l’adaptation vidéoludique des aventures de Geralt. Œuvre du sieur Andrzej Sapkowski, le « Tolkien » polonais, comme certains l’ont surnommé, le Cycle du Sorceleur est l’œuvre de Fantasy polonaise la plus importante et la plus connue en dehors des frontières du pays : bien évidement, ce succès ne fut acquis ailleurs que par le biais des jeux vidéos, mais bon, peut-on vraiment s’en plaindre ? Après tout, sans ces derniers, qui aurait connu le Cycle du Sorceleur de par chez nous ? Pas grand monde, c’est une évidence. Et justement, cela aurait été fort dommage car même si pendant longtemps, j’étais plutôt méfiant a l’encontre de ce cycle, force est de constater que Le Sorceleur, ce n’est pas un roman tiré d’un jeu vidéo et cela se voit tout de suite : ainsi, même si dans Le dernier vœu, on ne peut pas vraiment dire que nous avons a faire a un grand roman de Fantasy – après tout, ce n’est qu’un assemblage de nouvelles avec un artifice qui permet de lié celles-ci entre elles – il apparait, après lecture de la chose, que tout cela est plutôt pas mal ! Bien évidement, être fan des jeux vidéos aide énormément a apprécier ce premier volume du cycle, d’ailleurs, sur ce point, c’est un vrai régal que de découvrir les premières rencontres de Geralt avec Jaskier et Yennefer, mais aussi, d’en savoir un peu plus sur l’univers de Sapkowski ainsi que de découvrir quelques révélations sur le passé de notre héros ainsi que sur les origines de Ciri. Bref, le fan de The Witcher sera aux anges et ne voudra qu’une seule chose, découvrir la suite, bien entendu ! Les autres, eux, je serais un poil plus dubitatif quand a l’intérêt de la chose, surtout que les deux premiers tomes sont constitués de nouvelles, mais bon, selon les gouts de chacun, pourquoi pas !?


Points Positifs :
- Le plaisir pour les fans des jeux vidéo d’en savoir davantage au sujet de l’univers de ces derniers. On en apprend pas mal sur Geralt, on découvre avec plaisir comment il a rencontré Jaskier et, surtout, la belle et terrible Yennefer, mais aussi, un pan des origines de Ciri est dévoilé – et c’est probablement le sommet de ce premier tome !
- Si certaines nouvelles sont supérieures aux autres – je pense principalement à Un grain de vérité, Le moindre mal, Une question de prix et Le dernier vœu – dans l’ensemble, même les moins intéressantes restent plutôt bonnes.
- Andrzej Sapkowski aime user des vieux contes de fées et les détourne de fort belle manière dans ses textes. L’exemple le plus criant étant la nouvelle Un grain de vérité qui nous renvoi a La Belle et la Bête.
- Le plaisir de retrouver Geralt et ses compagnons après avoir retourner dans tous les sens les jeux vidéo.

Points Négatifs :
- Je ne pense pas que quelqu’un qui n’ai jamais joué à un jeu de The Witcher soit véritablement attiré par ce premier tome. Ce n’est pas impossible, certes, mais difficile vu que, dans Le dernier vœu, nous avons à faire a un assemblage de nouvelles sans grands liens entre elles.
- Des nouvelles sympathiques voir réussies pour certaines, certes, mais cela reste des nouvelles.
- Une traduction un peu approximative pour ne pas dire étonnante par moments : des leggins plutôt que des braies ?!

Ma note : 7,5/10