samedi 8 octobre 2016

WALKING DEAD – UNE VIE DE SOUFFRANCE


WALKING DEAD – UNE VIE DE SOUFFRANCE

Alors que Michonne l'avait laissé à l'agonie, le Gouverneur, après s'être fait soigné, a mobilisé tous les habitants de Woodbury et a décidé de trouver le camp où vivent Rick et ses amis. Après de longs mois de recherche, la prison est enfin découverte et il décide de se lancer dans un raid meurtrier. Après avoir éliminé les morts-vivants entourant la clôture, les hommes du Gouverneur se font accueillir à coups de feu par Andrea, dont les tirs réussissent à toucher quelques uns de ses adversaires. Véritablement désorganisé, le Gouverneur fait replier ses troupes, laissant ses ennemis se soigner. Rick fait d'ailleurs parti des blessés graves, puisqu'il a reçu une balle en plein estomac. Alice commence à soigner les blessés, Michonne et Tyreese sortent de l'enclos et pourchassent leurs opposants ! Rapidement, ils arrivent à retrouver leurs traces mais devant leur nombre, ils sont capturés…


Walking Dead – Une vie de souffrance
Scénario : Robert Kirkman
Dessins : Charlie Adlard
Encrage : Charlie Adlard
Couleurs : Cliff Rathburn
Couverture : Tony Moore
Genre : Fantastique, Etrange, Horreur
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Walking Dead – Made to suffer
Pays d’origine : Angleterre, Etats-Unis
Parution : 25 juin 2008
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 01 mai 2009
Nombre de pages : 144

Liste des épisodes
Walking Dead 43-48

Mon avis : Magistral, tout simplement ! Certes, débuter une critique avec l’usage d’un tel superlatif, cela peut paraitre exagéré, cependant, après lecture de ce huitième tome de cet exceptionnel (allez, encore un) comics qu’est Walking Dead, comment ne pas crier haut et fort tout le bien que l’on pense de cette œuvre ? Non seulement, cela est impossible, non seulement, ce tome confirme une fois de plus tout le bien que l’on pouvait penser de ce comics depuis ses débuts, mais non seulement, encore une fois, rendons a César ce qui lui appartient et donc a Robert Kirkman son impressionnante créativité car oui, mille fois oui, non seulement l’auteur réussit à maintenir l’intérêt de son œuvre a un niveau rarement atteint par la concurrence, surtout lorsqu’un comics approche des cinquante numéros ! En effet, si depuis les débuts de Walking Dead, nous avions déjà eu droit à d’excellents albums (les autres se contentant d’être très bons), force est de constater que ce huitième tome fait parti, indéniablement, des plus marquants : ainsi, après un septième volume franchement plus calme et qui portait décidément bien son titre (surtout en VO, The Calm Before…), Une vie de souffrance, après un démarrage tranquille mais nécessaire qui nous dévoile comment le Gouverneur s’en était sortit suite a sa petite rencontre avec Michonne, par dans tous les sens, coté action avec cet affrontement terrible entre les deux forces en présence, celles de nos héros et, bien entendu, celles du Gouverneur. Bien évidement, et comme je le laissais présager a la fin de ma critique du tome précédent, tout cela s’annonçait oh combien apocalyptique et je me doutais bien qu’on aurait droit a quelques morts… sauf que… sauf que, en fait, j’étais a mille lieux d’imaginer ce que Robert Kirkman nous avait concocté ! Ainsi, oui, ça tire dans tous les sens, c’est bourré de rebondissements et l’action est a son degré le plus élevé du début a la fin, mais là où j’en ai pris plein la gueule, c’est en découvrant l’ampleur du massacre final : des protagonistes majeurs passent l’arme a gauche, des seconds rôles également, et ce, en… très grand nombre ! Les pages défilent, les morts se succèdent et si, bien évidement, suivant l’identité de ces derniers, on est plus touchés par certaines pertes que par d’autres, force est de constater qu’il est difficile de ne pas être totalement insensible a la disparition d’autant de protagonistes que l’on avait appris a connaitre depuis plusieurs tomes, voir depuis le premier ! Et lorsque l’on arrive, totalement éberlués, a la dernière page et que l’on se rend compte qu’il ne reste plus que… deux protagonistes encore en vie (ou, du moins, dont on est sur de leur survie), difficile de se remettre totalement de cet imprévu et impressionnant massacre en règle ; décidément, chapeau bien bas a Robert Kirkman pour ce grand, très grand moment de l’histoire des comics que l’on n’est pas prêt d’oublier de si tôt !


Points Positifs :
- Sans nul doute l’un des plus grands si ce n’est le plus grand massacre en règle que j’ai connu dans un comics, un truc énorme digne de longs métrages comme Alamo ou Zulu Dawn, et, accessoirement, totalement imprévisible : bien sur, on se doutait bien que certains protagonistes allaient passer l’arme a gauche au cours de cet affrontement, mais qu’au final, il n’en reste plus que… deux (certes, on se doute qu’il y a quelques survivants, mais pas des masses non plus), là, franchement, ce fut une sacrée surprise !
- Si, bien entendu, les morts de Tyreese et de Lori sont les plus marquantes et les plus horribles, celles de leurs compagnons, ne laissent pas indifférent le lecteur ; après tout, on s’était habituer a tous ces personnages depuis de nombreux tomes, voir depuis le tout premier pour certains !
- Captivant de bout en bout, tout simplement ! Robert Kirkman nous pond ici un volume bourré d’action et de morts mais qui n’en reste pas moins parfait dans son genre. C’est violent, gore, terrible et on n’est pas prêt de l’oublier de si tôt !
- Particulièrement apprécier la mort du Gouverneur ou, plus précisément, comment elle survient et qui en est responsable.
- Si l’on n’a guères de doutes quant a la survie de Michonne, loin de l’action, quid du sort d’Andrea, de Glenn et des autres ? Ah, l’attente est insoutenable !
- Coté dessins, Charlie Adlard fait le taf et nous livre, accessoirement, quelques planches tout bonnement sublimes – ah, celle de la mort de Lori…

Points Négatifs :
- Certains pourront regretter ce coté massacre en règle et le fait que tant de protagonistes disparaissent en quelques pages. D’un autre coté, s’il est difficile de devoir dire adieu à tant de personnages, tout cela est plutôt cohérant car bon, une fusillade, cela accouche souvent d’un bilan très lourd…
- Certes, Charlie Adlard livre une fort belle prestation coté dessins, mais on notera tout de même quelques cases un peu en deçà, ici ou là – curieusement, souvent lorsque apparait Rick.

Ma note : 9/10

vendredi 7 octobre 2016

DÉFIS SANGLANTS SUR L'OCÉAN


DÉFIS SANGLANTS SUR L'OCÉAN

Située à l'extrême nord de la Mer Intérieure, la cité de Tak, repaire de coupe-jarrets, de forbans, de flibustiers de la pire espèce, jouit d'une effroyable réputation. Parmi tous les pirates qui hantent ce port, vous êtes reconnu comme le plus redoutable. Mais vous partagez avec Abdul le Sanguinaire ce sombre honneur. Un partage qui n'est pas fait pour vous plaire, à l'un comme à l'autre. Aussi avez-vous décidé d'un pari : le premier de vous deux qui ralliera l'île de Nippur, dans la Mer du Sud, en ayant amassé le trésor le plus considérable, sera sacré Roi des Pirates. Pillages, abordages, brigandages... tout est permis ! Hissez sans tarder les voiles de la Terrifiante, et bon vent ! Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. VOUS seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Alors, bonne chance…


Défis Sanglants sur l'Océan
Série : Défis Fantastiques n°16
Auteur : Andrew Chapman
Illustration de la couverture : Rodney Matthews
Illustrations intérieures : Bob Harvey
Titre original : Seas of Blood
Traduction : Jean Walters
Année de l’édition Anglaise : 1985
Sortie de l'édition Française : août 1986
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 400

Mon avis : Si avec Le Mercenaire de l’Espace et Les Trafiquants de Kelter, Andrew Chapman n’avait pas laissé un grand souvenir, et ce, malgré l’originalité certaine de ses deux œuvres puisque celles-ci se déroulaient dans un univers de Science-Fiction plutôt que dans celui traditionnel des Défis Fantastiques, c’est-à-dire, la Fantasy, il en est tout autrement avec sa dernière contribution a la série puisque, avec Défis Sanglants sur l’Océan, l’auteur réussit enfin son coup, un très jolie coup d’ailleurs ! Il faut dire que le fait de pouvoir passer enfin du coté obscur et de jouer un salaud est fort appréciable : en effet, ici, point d’aventurier au grand cœur qui s’en va affronter un cruel sorcier afin de sauver le monde et place a un pirate, pas n’importe lequel d’ailleurs puisque, dans ce livre-jeu, on interprète un capitaine sans foi ni loi qui s’est lancer dans un pari qui déterminera qui de lui (nous) ou de son rival, sera considérer comme le Roi des pirates. Bref, d’entrée de jeu, l’originalité est de mise avec le fait de pouvoir passer du coté des méchants et une mission a mille lieux de celles que les Défis Fantastiques nous avaient habitué jusque là. Rien que pour cela, Défis Sanglants sur l’Océan mérite le détour, mais ce n’est pas tout car qui dit pirates dit forcément navires et dans ce livre-jeu, nous avons droit a un système de combat de groupe, petit plus non négligeable qui change un peu la donne. Du coup, avec toutes ces bonnes idées, nous n’avons plus qu’à nous lancer dans l’aventure et, plus précisément, dans le rançonnage de navires marchants, l’attaque de villages de pécheurs, l’exploration de temples abandonnés et le trafic d’esclaves. Bref, il y a de quoi faire surtout que les chemins afin d’amasser de l’argent sont variés et nombreux. Ajoutons a cela les illustrations de Bob Harvey qui avait déjà enchanté nos yeux dans Le Talisman de la Mort et que l’on retrouvera dans la cultissime série qu’est La Voie du Tigre, et l’on était en droit de se dire que, décidément, ce Défis Sanglants sur l’Océan n’était pas loin d’être un chef d’œuvre ou, du moins, un excellent LDVELH… or, alors que tout semblait filler vers le mieux, on s’aperçoit, malheureusement, lors de la conclusion, qu’en fait, malgré la multitude de chemins qui nous sont proposés, si l’on veut amasser suffisamment d’or afin de battre notre rival, un seul d’entre eux est possible, du coup, il est difficile de ne pas ressentir une pointe de déception devant cette fausse liberté et ce choix, plutôt idiot, de nous imposer, une fois de plus, un seul chemin pour que l’on parvienne a notre but. Dommage tout de même de passer à coté d’une pure réussite en raison de ce fichu et trop récurant défaut…


Points Positifs :
- Le plaisir de passer du coté obscur de la force et de pouvoir interprété un méchant puisqu’ici, nous jouons le rôle d’un pirate sanguinaire sans foi ni loi ! C’est tellement rare dans les LDVELH qu’il faut le souligner !
- Même l’aventure est originale puisque, après tout, il faut voler, tuer, capturer des innocents afin d’amasser le butin le plus important impossible, cela, juste pour une histoire de pari. Bref, aucune morale et chapeau bas à Andrew Chapman pour ce pari osé et réussi !
- L’ambiance mélange habilement l’univers de la piraterie, les contes des Milles et unes nuits, L’Odyssée et la Mésopotamie – pour les noms des villes. Bref, un melting-pot plutôt étonnant mais terriblement efficace… et dépaysant.
- Les illustrations de Bob Harvey.
- Le combat face au Cyclope qui préfigure ce que sera ceux dans La Voie du Tigre.

Points Négatifs :
- Certes, les chemins pour parvenir a la cité de Nippur sont nombreux, hélas, on s’aperçoit que pour parvenir à remporter notre pari, il faut avoir amassé tellement d’argent qu’en fait, il n’existe qu’un seul et unique chemin pour y arriver. Du coup, une frustration importante devant ce qui est bel et bien un… one-true-path !
- La gestion du temps aurait put être une bonne idée si elle n’apportait pas plus d’inconvénients qu’autre chose.

Ma note : 7,5/10

jeudi 6 octobre 2016

DÉSOLATION


DÉSOLATION

Route 50, Nevada. Peter Jackson et sa femme Mary traversent le désert pour regagner New York. Soudain, Mary pousse un cri : là, sur un panneau de limitation de vitesse, quelqu'un a cloué un chat. Puis Peter aperçoit dans le rétroviseur une voiture de police, qui les dépasse et pile. Un immense flic en sort, les contraint à abandonner leur véhicule et les emmène à... Désolation, la ville la plus proche. Désolation ! Quel nom, même pour une cité minière ! Dès lors la vie de Peter et Mary tourne au cauchemar. Pourquoi ce policier que semble ronger un mal étrange les a-t-il arrêtés ? Et où sont passés les habitants de Désolation, où les coyotes et les busards semblent régner en maîtres ? Bientôt le couple se retrouve au poste de police, avec quelques citoyens honnêtes, prisonniers eux aussi. Et l'horreur se précise...


Désolation
Auteur : Stephen King
Type d'ouvrage : Horreur, Fantastique
Première Parution : 24 septembre 1996
Edition Française : 03 novembre 1998
Titre en vo : Desperation
Pays d’origine : Etats-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Dominique Peters
Editeur : J’ai Lu
Nombre de pages : 635

Mon avis : Avant d’entrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire, d’attaquer a proprement parler la critique de ce Désolation, énième roman du prolifique Stephen King, auteur décidément très présent sur ce blog depuis plus d’un an, je dois souligner que cette œuvre est un peu a part parmi toutes celles de l’auteur puisque, en fait, celle-ci est très fortement liée a un autre roman de ce dernier, Les Régulateurs ; en quelque sorte, Désolation est le jumeau des Régulateurs et vice-versa, les deux ouvrages possédant les mêmes personnages mais dans des rôles différents. Du coup, la lecture de l’un ne pouvait aller sans l’autre mais comme il fallait bien commencer par l’un des deux, c’est Désolation qui a la primeur de la chose et il sera toujours temps de revenir sur les points communs entre les deux œuvres lorsque viendra la critique des Régulateurs – bref, que je lise ce dernier. Ceci étant dit, quid, donc, de ce Désolation ? Eh ben ma foi, voilà donc un roman qui ne m’aura pas laissé indifférent mais dont j’ai eu le plus grand mal à me forger un avis totalement clair… Le pourquoi de la chose ? Tout simplement parce que si certains passages, si certaines idées, si l’intrigue en elle-même, bref, si tout cela est bon voir très bon par moments, il y a des passages et des raccourcis qui gâchent un peu l’ensemble. Pourtant, cette idée d’individus pris au piège par un shérif pour le moins inquiétant au fin fond d’un bled paumé au beau milieu de nulle part est franchement bonne, de même que ce qui se cache derrière ce fameux shérif, cette entité primordiale digne de Lovecraft ne pourra que ravir les amateurs du maitre de l’horreur ; ajoutons a cela un casting haut en couleurs de personnages différents et liés par le destin (dont une certaine jeune femme que l’on avait découvert dans Rose Madder) et auxquels on s’attache très rapidement, sans oublier, bien sur, le don inné de l’auteur pour nous captiver tout en nous faisant frissonner, force est de constater que ce Désolation avait décidément tout pour lui et que l’on n’était pas très loin du chef d’œuvre. Or, tout cela est gâché, certes pas au point que l’on puisse parler de déception, loin de là car ce roman reste plutôt bon, par l’omniprésence de la religion et plus particulièrement par les nombreux « miracles » qui parsèment l’intrigue. Certes, on peut parfaitement comprendre que Stephen King ai souhaiter accorder une place importante a la religion dans cette œuvre, qu’il ait voulu y montrer la force et la faiblesse de la foi, cependant, par moments, tout cela a un peu tendance a tomber dans une certaine exagération, ce qui, selon moi, est un peu dommageable. Bref, au final, si Désolation reste néanmoins et incontestablement un bon roman, ce n’est pas un chef d’œuvre ; dommage, sur ce coup, on n’en était franchement pas loin… mais bon, la limite peut être si facilement franchis dans un sens comme dans l’autre…


Points Positifs :
- Une fois que l’on comprend que quelque chose de pas naturel se cache derrière cet inquiétant shérif, l’intrigue atteint des sommets qualitatifs vraiment excellents. Il faut dire que King n’est jamais aussi bon que lorsqu’il place ses protagonistes face à des forces primordiales qui les dépassent.
- Au début, on est un peu dubitatif devant ces quelques personnages liés par le hasard, cependant, en apprenant a les connaitre et en les voyant agir entre eux, on s’y attache et au final, on ne peut que louer grandement Stephen King de nous avoir pondu un casting aussi bon – avec une petite mention, pour ma part, pour l’écrivain prétentieux, Johnny Marinville.
- Stephen King s’attarde longuement, comme a son habitude, sur la présentation de ses protagonistes, mais une fois la machine lancée, alors là, on est captiver jusqu’au final !
- L’entité primordiale responsable de ce qui est arrivée aux habitants de la ville de Désolation, les animaux qui sont sous son emprise, la vieille légende sur le sort des mineurs chinois, les statuettes maudites… oui, l’amateur d’horreur en aura pour son compte !

Points Négatifs :
- L’idée d’apporter une place centrale à la religion n’est pas mauvaise, d’ailleurs, il y a quelques bonnes choses comme ce questionnement qui revient régulièrement sur la cruauté de Dieu. Hélas, Stephen King rate un peu le coche de par l’utilisation qu’il en fait car si l’on pouvait accepter quelques petits miracles, par ci par la, a un moment donné, ces derniers deviennent trop nombreux et tiennent davantage du deux ex machina qu’autre chose.

Ma note : 8/10

mardi 4 octobre 2016

RING – TOME 1


RING – TOME 1

Un soir, seules à la maison, Tomoko et Masami, deux jeunes lycéennes, s'amusent dans la chambre à se faire peur avec une rumeur, celle d'une vidéocassette : une fois visionnée, une sonnerie téléphonique annoncerait votre propre mort — avec raison — au bout de sept jours. Tomoko l'a vue, mais ne croit pas à cette rumeur. Lorsqu'une sonnerie déchire le silence, toutes deux s'immobilisent de peur. Masami court vers la cuisine, décroche le téléphone et pouffe de rire : c'est la mère de Tomoko. Les deux lycéennes éclatent de rire, soulagées. Masami va aux toilettes et Tomoko se dirige vers le frigo, mais elle entend quelque chose provenant de la télévision qui, pourtant, n'a jamais été allumée et qu'elle éteint avant de retourner à la cuisine. Se servant un jus de fruit, elle entend à nouveau quelque chose derrière elle. Elle tourne la tête et hurle d'effroi.


Ring – Tome 1
Scénariste : Takahashi Hiroshi
Dessinateur : Misao Inagaki
Genre : Shojo
Type d'ouvrage : Suspense, Horreur
Titre en vo : The Ring vol.1
Parution en vo : 05 juin 1999
Parution en vf : 10 Février 2005
Langue d'origine : Japonais
Editeur : Panini
Nombre de pages : 308

Mon avis : Si Ring, long métrage nippon datant de la fin du vingtième siècle a depuis longtemps acquis ses lettres de noblesse aux yeux des amateurs de fantastique et d’horreur, peu de gens savent qu’il existe une version manga de ce film, lui-même tiré du roman du même nom, œuvre du sieur Kōji Suzuki. Bref, pour faire court, l’adaptation d’une adaptation, ce qui, aux yeux de certains, pourrait paraitre oh combien suspect, ce qui peut se comprendre vu que moi-même, je ne suis pas un grand fan de ces bandes dessinées tirées d’un film a succès – et si en plus, a la base, il y avait un roman, je vous laisse imaginer le foutoir ! Mais bon, ce manga existe, c’est un fait, et d’ailleurs, cela ne m’avait pas empêché de me le procurer lors de sa sortie, il y a plus de dix ans – ah, 2005, comme le temps passe vite – un peu par curiosité mais, je le reconnais, sans grand enthousiaste. Car le souci qui se pose, bien évidement, dans ce cas de cette adaptation manga de Ring, c’est que si vous connaissez le film, si vous l’avez apprécier au point de prendre toujours le même plaisir a le revoir, alors, cette BD ne vous apportera pas grand-chose a vous mettre sous la dent, l’intrigue de cette dernière, en dehors de deux ou trois petits détails insignifiants, se bornant a suivre celle du long métrage. Bref, un constat terrible et confirmer, pas plus tard qu’hier soir, après relecture de la chose : certes, depuis que j’avais revu Ring (le film) il y a quelques mois, je m’étais décidé de relire le manga, mais plus pour vérifier si oui ou non, il y aurait des différences notables, si mon ancienne impression serait confirmée, etc. Eh bah oui, Ring, le manga, ne sert pas a grand-chose si vous connaissez le film… après, si ce n’est pas le cas, pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas parce que l’intrigue en elle-même reste plutôt bien ficelée, qu’il y a tout un tas de bonnes idées et que oui, Sadako est sans nul doute l’un des fantômes nippons les plus célèbres qui soit depuis vingt ans, au point même d’être rentrer dans la culture populaire. Mais bon, en toute sincérité, vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui connaissent Ring le manga mais pas Ring le film ? Personnellement, ce n’est pas mon cas et je pense ne pas me tromper en affirmant qu’il ne doit pas en avoir des masses…


Points Positifs :
- L’intrigue est archi-connue mais elle n’en reste pas moins excellente et, il faut reconnaitre qu’une fois dedans, il est difficile de la lâcher !
- Le plaisir de retrouver Sadako, le fantôme qui sort du poste de télévision, sans nul doute l’une des figures horrifiques les plus marquantes de ces vingt dernières années.
- La version française vaut le coup puisqu’elle est double et nous permet d’avoir l’œuvre en un seul volume.
- Si vous n’avez jamais vu le film, pourquoi pas ?

Points Négatifs :
- Cela reste l’adaptation d’un film qui était lui-même l’adaptation d’un roman ; bref, si vous êtes fan de cette œuvre, ce manga ne vous apportera strictement rien de nouveau, a moins d’être un fan absolu et de souhaiter tout posséder au sujet de Ring.
- Difficile d’être emballer par des dessins qui restent trop moyens, mais le pire, c’est d’avoir modifié a ce point l’apparence de l’ex-mari de l’héroïne ! C’était pour en faire un beau gosse, pour titiller l’œil du public féminin ? Difficile de retrouver Hiroyuki Sanada et sa moustache dans ce play-boy de seconde zone…
- Malheureusement, ce manga n’est qu’un énième exemple que certains savent très bien se faire de l’argent lorsqu’une œuvre marche bien.

Ma note : 4,5/10

lundi 3 octobre 2016

THE DUCHESS


THE DUCHESS

Georgiana Spencer se marie le 7 juin 1774 — alors qu'elle n'avait pas 17 ans — avec le richissime duc de Devonshire, qui ne l'a épousée que pour avoir un héritier mâle. N'ayant donné le jour qu'à des filles, Georgiana accepte de mauvais gré les infidélités de son mari, jusqu'à tolérer que sa maîtresse vive sous leur toit. Brillante en société, elle se fait remarquer pour son extravagance en matière de mode vestimentaire et son goût immodéré du jeu. Elle adhère aux idées du parti whig et tombe amoureuse du député Charles Grey, futur Premier ministre avec qui elle aura une fille, Elisa, mais qui sera confiée à l'oncle et à la tante de Charles Grey.


The Duchess
Réalisation : Saul Dibb
Scénario : Jeffrey Hatcher et Anders-Thomas Jensen, d'après la biographie d'Amanda Foreman
Musique : Rachel Portman
Production : Qwerty Films
Genre : Drame historique
Titre en vo : The Duchess
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni, France, Italie
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 5 septembre 2008
Durée : 110 mn

Casting :
Keira Knightley : Georgiana Cavendish, duchesse de Devonshire
Ralph Fiennes : William Cavendish, 5e duc de Devonshire
Charlotte Rampling : Lady Spencer
Hayley Atwell : Elizabeth « Bess » Foster
Dominic Cooper : Charles Grey
Aidan McArdle : Richard Brinsley Sheridan
Emily Jewell : la nourrice
Simon McBurney : Charles Fox
Calvin Dean : un domestique de la Devonshire House
Hannah Stokely : une gouvernante de la Devonshire House
John Shrapnel : le général Grey
Georgia King : Lady Teazle

Mon avis : Je ne vais pas me mentir a moi-même, j’étais loin d’être d’un enthousiasme a toute épreuve avant de me lancer dans le visionnage de The Duchess, long métrage qui s’intéressait a une figure méconnue sous nos latitudes mais célèbre outre-Manche, Georgiana Cavendish, duchesse de Devonshire, figure marquante de l’aristocratie britannique de la fin du XVIIIème siècle. La raison, en fait, était simple : probablement le fait que mes dernières expériences avec des films en costumes ne m’avaient guère emballer, car bon, sans vouloir être méchant, ces derniers temps, en dehors de ces magnifiques costumes et de ce coté historique qui ne me laisse jamais indifférent, eh ben, tout cela restait beaucoup trop moyen pour vraiment me plaire… Mais bon, m’étais-je dit, il y avait tout de même ce bon vieux Ralph Fiennes, un acteur que j’apprécie grandement, et ce, dans un rôle qui, de mon point de vu, lui va toujours à ravir, c’est-à-dire, celui d’un individu peu recommandable. Bref, de quoi me dire que, après tout, il y avait de quoi, peut-être, avoir quelque chose qui puisse me plaire dans ce film ?! Or, et a mon grand regret, si on enlève bien évidement le cas Ralph Fiennes qui est fidèle a lui-même – même si je l’ai déjà connu plus vaillant – et ces fameux costumes dont je ne me lasse pas, que reste-t-il de ce The Duchess ? Eh ben ma foi, pas grand-chose en fait : ainsi, mon intérêt fut éveiller en une ou deux occasions et oui, je ne vais pas nier que ce drôle de ménage a trois ne m’a pas fait sourire deux minutes. Mais bon, pour qu’un film me plaise, pour qu’une histoire me captive, il faut un minimum comme, par exemple, prendre fait et cause pour les personnages, souffrir avec eux, éprouver de la joie également quand cela doit être le cas, or, ici, sincèrement, a aucun moment, mais alors, vraiment a aucun moment, je n’ai ressentit la moindre compassion pour cette duchesse tellement fade et tellement ennuyeuse, me moquant royalement de ses états d’âme, de ses problèmes de couple et encore plus de ses amourettes avec son amant, ce dernier réussissant le défi d’être encore moins charismatique qu’elle. Bref, au final, je me serais davantage ennuyer qu’autre chose, n’étant jamais pris par l’intrigue et, n’attendant qu’une chose, assez rapidement, que la fin arrive ! Fort heureusement, lorsque vint ce moment, j’ai put retrouver le sourire, mais comme j’avais achevé mon week-end d’une bien piètre manière, je n’ai pas put m’empêcher de me dire que, décidément, tout cela ne laissait rien présager de grandiose pour cette semaine de travail…


Points Positifs :
- La présence de Ralph Fiennes, un acteur que j’apprécie énormément et qui joue ici un individu peu sympathique, ce qui est une bonne chose vu que je le trouve vraiment bon dans ces rôles de « méchants ».
- Les amateurs de drames historiques y trouveront probablement leur compte, au moins pour ces fameux costumes, toujours aussi plaisants à regarder…
- J’ai probablement été trop méchant dans ma critique, après tout, The Duchess peut se laisser regarder, mais si l’on se dit d’entrée de jeu que nous n’aurons pas affaire au film de l’année !

Points Négatifs :
- Une héroïne plutôt fade et auquel j’ai eu le plus grand mal a m’intéresser a son sort, ce qui est grave pour ce genre de films. Alors, est-ce de la faute de l’actrice, Keira Knightley, du personnage, des deux ? En tous cas, pour quelqu’un qui, soit disant, avait marqué son époque, on ne peut pas vraiment dire qu’on ressente cela en regardant ce long métrage.
- Le problème c’est que le reste du casting n’est pas forcément meilleur non plus, le comble étant atteint par le fade amant de l’héroïne, a peine plus charismatique qu’une huitre…
- Comme je l’ai dit, The Duchess se laisse regarder, mais juste pour passer le temps, quand on n’a rien de mieux à faire, et encore ; c’est lent, prévisible, par moments ennuyeux, bref, loin d’être a la hauteur.

Ma note : 4,5/10