lundi 6 juin 2016

LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – CENTURY 2009


LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – CENTURY 2009

Au Q'Mar, en 2009, Orlando, pris d'un coup de folie, a tué un peu tout le monde à l'aide d'un Heckler and Koch en pleine guerre. Résultat, les autorités ont décidé de le rapatrier le lendemain afin de le décorer, puisque pour elles Orlando a en fait survécu à un massacre...De retour à Londres, il loge au quartier de la Ligue des Gentlemen. Il y apprend qu'un certain Jack Nemo menace le Pakistan. Au QG, Orlando reçoit la visite de Prospero. Alors que le jugement dernier approche, il lui est rappelé la mission de la bande : empêcher la naissance d'un monstre et par conséquent l'apocalypse. En bref, trouver l'antéchrist, le Moonchild. Pour accomplir sa mission, il doit absolument retrouver Miss Mina Murray, sans qui il ne pourra mener à bien son entreprise. Ni une ni deux, il part à sa recherche dans les rues de Londres avant de tomber nez à nez avec un revenant, Allan Quatermain...


La ligue des Gentlemen Extraordinaires – Century 2009
Scénario : Alan Moore
Dessins : Kevin O'Neill
Encrage : Kevin O'Neill
Couleurs : Ben Dimagmaliw
Couverture : Kevin O'Neill
Genre : Super-héros, Fantastique, Etrange
Editeur : DC Comics
Titre en vo : The League of Extraordinary Gentlemen – Century 2009
Pays d’origine : Angleterre, Etats-Unis
Parution : 10 juillet 2012
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 07 novembre 2012
Nombre de pages : 80

Liste des épisodes
La ligue des Gentlemen Extraordinaires – Century 2009

Mon avis : Si La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, petit bijou de l’inimitable Alan Moore avait fortement marquer les esprits lors de sa sortie, et ce, a juste raison, Century, une des suites de cette œuvre, trilogie qui nous narrait le sort de certains membres de la Ligue pendant le vingtième siècle avait plutôt diviser le public. Il faut dire qu’avec Alan Moore, le problème, c’est que certains sont toujours en train d’attendre le prochain chef d’œuvre, oubliant au passage que personne, quelque soit sa forme artistique propre, n’est capable d’en pondre a chaque fois. Car bon, une fois la chose assumée, comment ne pas reconnaitre que ce Century, si on devait le comparer à la concurrence, c’est-à-dire, aux autres comics, reste largement au-dessus d’une bonne partie de ces derniers ?! Oui, le fait est incontestable et, quelque part, si l’on avait put en douter a certains moments lors des deux premiers volumes (voir ici et ici), dans ce dernier tome de la trilogie, nous avons la confirmation que Moore, une fois de plus, a fait fort, très fort, et que, si Century n’est pas un chef d’œuvre, il n’en reste pas moins un excellent comics et, accessoirement, une très bonne suite a La Ligue des Gentlemen Extraordinaires… Alors bien entendu, pour cela, il aura fallut que Moore, plus désabusé que jamais quand a la société du spectacle actuel nous livre une conclusion sombre et qui, pour qui sait lire entre les lignes, est un petit brulot contre notre époque moderne et son absence flagrante de culture. De même, ses protagonistes – Mina, Orlando, Quatermain – aux antipodes des figures héroïques de jadis et au fond du gouffre émotionnellement parlant n’ont jamais été, quelque part, aussi crédibles au vu de l’évolution des événements. Ajoutons a cela un Antéchrist de pacotille qui s’avère être – attention au spoiler monumental – Harry Potter, rien que ça (mine de rien, ce fut une sacrée surprise et une bonne), un Antéchrist dont la venue était attendue depuis le premier tome et qui s’est avéré être plus un enfant gâté qu’un génie du mal, et vous comprendrez que, une fois de plus, ce diable de Moore n’est jamais aussi bon que lorsqu’il s’amuse a détourner les figures de la culture britannique – le cas Jagger était déjà pas mal dans le volume précédent. Bref et sans oublier une foule de références qui vont de James Bond à Dr Who, l’intervention d’une Mary Poppins plus puissante que jamais et un final qui n’est pas un happy-end et l’on obtient une bonne, que dis-je, une excellente conclusion a une trilogie, Century, qui s’est avérée être bien plus réussie que je ne l’escomptais après la lecture des deux premiers tomes ; bien sur, une ou plusieurs relectures sont nécessaires pour apprécier au mieux cette œuvre, mais franchement, le jeu en vaut la chandelle…


Points Positifs :
- Une excellente conclusion qui, après coup, relève le niveau général de cette trilogie. Il faut dire que ce troisième volume de Century est, selon moi, le meilleur du lot, et que, une fois arriver au bout de ce dernier, beaucoup de choses sont expliquées et que l’envie de se replonger dans la relecture de cette œuvre est plutôt forte.
- Franchement, faire de Harry Potter l’Antéchrist, il fallait oser… Moore, toujours aussi loufoque l’a fait et, passer la surprise initiale, force est de constater que son choix est tout bonnement parfait et s’inscrit dans la logique de la trame générale du comics, qui est, pour rappel, un mélange de figures réelles et imaginaires.
- Un petit brulot d’un auteur désabusé sur notre époque actuelle, la société du spectacle et la pauvreté flagrante de sa culture.
- Moore aura fait baver son trio de héros – Mina, Orlando et Quatermain – et, mine de rien, jamais ces derniers n’auront été autant au trente-sixième dessous, cependant, du coup, ils n’ont jamais été aussi attachants, humains…
- Quand je vous dis qu’avec Moore, il faut s’attendre a tout… même à Mary Poppins en tant que Deux ex Machina !
- Bien entendu, dans les œuvres d’Alan Moore, on est familier des nombreuses références a la culture populaire qu’il nous assène, et, une fois de plus, il y a de quoi faire ici : Dr Who, James Bond (et pourquoi ce dernier change d’identité au fil des ans, fallait y penser), etc.
- Coté dessins, les fidèles de Kevin O'Neill seront bien entendu ravis de retrouver ce dernier égal a lui-même.

Points Négatifs :
- Le problème avec une œuvre comme Century ou, dans un sens plus large, une œuvre de Moore en général, c’est que vu la complexité de la chose, sa folie, on adhère ou pas : ici, pas de demi-mesure et certains fuiront le plus loin possible ce qu’ils estimeront être un truc incompréhensible et cérébral du genre des trucs qui passent sur Arte…
- Les fans d’Harry Potter n’auront pas aimé que Moore s’en prenne à leur icone sacrée.

Ma note : 8,5/10

dimanche 5 juin 2016

LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – CENTURY 1969


LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – CENTURY 1969

Sussex, 1969. Dans une villa cossue, un couple gay s'adonne aux joies du sexe et de la drogue dans une piscine d'intérieur, version LSD, joints et champignons hallucinogènes. L'un des deux est Basil Thomas, star de la pop anglaise. Seulement voilà, le malheureux se noie, des sorciers vêtus d'une robe noire voulant visiblement sa mort. Londres, 1969. Miss Murray, Jack, Allan et toute la fine équipe de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires a eu vent de l'affaire. Haddo est mort mais il semblerait que ses adeptes aient repris son œuvre. Direction les brumes psychédéliques du Swinging London désormais. Londres en 1969 ressemble à un lupanar lumineux et fleuri où sexe débridé et orgie rythment la vie très peace and love des hippies des 60's. On y boit, on s'enfile des drogues, du LSD de préférence, et on baise à en perdre la tête et son âme. La fièvre consumériste s'est emparée de Londoners toujours plus bohèmes, toujours plus bourgeois. Inquiétées par l'expression d'une magie similaire à celle rencontrée en 1910, Mina et son équipe de héros immortels vont donc débarquer dans ce Londres enfiévré, déjouant les complots de la mafia locale, débusquant les escrocs, pour empêcher la Terre de sombrer dans le chaos voulu par les sectes occultistes. En jeu, l'équilibre du monde. Une mission : protéger l'humanité de ses démons et sauver son âme.


La ligue des Gentlemen Extraordinaires – Century 1969
Scénario : Alan Moore
Dessins : Kevin O'Neill
Encrage : Kevin O'Neill
Couleurs : Ben Dimagmaliw
Couverture : Kevin O'Neill
Genre : Super-héros, Fantastique, Etrange
Editeur : DC Comics
Titre en vo : The League of Extraordinary Gentlemen – Century 1969
Pays d’origine : Angleterre, Etats-Unis
Parution : 9 août 2011
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 19 octobre 2011
Nombre de pages : 80

Liste des épisodes
La ligue des Gentlemen Extraordinaires – Century 1969

Mon avis : Après vous avoir parler de Century 1910, pas plus tard qu’hier, premier volet de l’une des suites de cet excellent comics d’Alan Moore qu’est La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, il est grand temps d’aborder le ces de Century 1969, deuxième tome de cette mini-série pour le moins particulière. Particulière car ici, Moore se plait à nous narrer la suite des aventures des certains membres de la Ligue, au nombre restreint de trois – Mina Murray, Alain Quatermain et Orlando – des immortels tout au long du vingtième siècle jusqu’à nos jours, et ce, comme vous l’avez compris, sur trois dates clés : 1910, donc, 1969 qui nous préoccupe aujourd’hui et, pour finir, 2009 qui conclura cette œuvre. Une Ligue restreinte, donc, beaucoup trop désormais puisque dans le premier volume, ils étaient un chouïa plus nombreux, et qui, au fil des décennies, on principalement a faire a un certain occultiste qui recherche la fin du monde, un dénommé Haddo, némésis du groupe. Bon, certes, tout cela n’est pas mauvais, j’en conviens, cependant, quand je repense aux débuts de la Ligue, avec Nemo, Mr Hyde et compagnie, force est de constater que, qualitativement parlant, ce n’est pas aussi passionnant. Fort heureusement, on rester néanmoins en terrain familier puisque, malgré tout, cet univers a la fois proche et différent du notre reste plutôt captivant : Moore se plait une fois de plus a multiplier les hommages a la culture populaire et comme en plus, l’année abordée, 1969, est plutôt riche, principalement du coté de la musique, les amateurs de cette période seront aux anges… qui a dit Mick Jagger dans une version totalement délicieuse ?! Bref, au final, Century 1969 est un comics qui ravira les fans d’Alan Moore et de sa saga mais qui risque fort de déstabiliser le néophyte : intéressant pour le développement de l’intrigue et riche en moult références culturelles, cet album, véritable compilation du Swinging London plaira aux amateurs de cette période. Par contre, les autres, eux, risquent de passer leur chemin devant la complexité de la chose et une lecture pas toujours évidente – mine de rien, faut se les farcir les références – mais bon, quelque part, c’est un peu souvent le cas avec les œuvres d’Alan Moore…


Points Positifs :
- La curiosité pour ne pas dire le plaisir de retrouver la suite des aventures des membres survivants de la Ligue, ici au nombre de trois membres, et ce, dans une nouvelle époque, 1969. Bien entendu, le fan de cette œuvre ne peut qu’être au rendez vous.
- Qui dit 1969 dit, bien entendu, une culture populaire d’une richesse incroyable : que ce soit au niveau de la musique, bien entendu – ah, la version des Stones et ce Jagger totalement déjanté – mais aussi des arts, des mœurs, les drogues, etc. Et comme Alan Moore se plait à nous asséner moult références dans ces scénarios, ici, il y a de quoi faire !
- Comme souvent avec Moore, l’intrigue est bien plus profonde qu’on pourrait le penser de prime abord : ainsi, la thématique de l’immortalité et de la façon dont les divers protagonistes l’abordent, en l’assumant ou pas, est plutôt intéressante et bien écrite.
- Certes, le style de Kevin O'Neill, plutôt anguleux, ne plait pas a tout le monde, mais celui-ci colle si bien a cette œuvre que c’est toujours un plaisir de parcourir ces pages.
- La façon dont Alan Moore parodie les Stones et plus particulièrement Mick Jagger est un vrai régal ! De la même manière, franchement excellent le concert de Hyde Park – dans la réalité, en hommage a la mort de Brian Jones.
- Le trip de Mina en plein concert : pas simple a abordé mais par moments magistral.

Points Négatifs :
- Il y a toujours, mine de rien, un sacré problème de casting selon moi : non pas que le trio Mina, Quatermain et Orlando soit inintéressant, loin de là, mais quand je le compare a celui de l’œuvre originale, franchement, il n’y a pas photo… et puis, trois membres, ce n’est pas beaucoup, non !?
- Certes, les scénarios de Moore sont souvent complexes mais dans Century, il y a des moments où ce n’est franchement pas évidant, surtout pour le néophyte. Quand aux références, fort nombreuses, si elles sont plaisantes, il est très facile de s’y perdre par moments.
- Comme l’époque où est censé se déroulé l’intrigue, on nage par moments dans un tel trip psychédélique que tout cela risque d’en rebuter plus d’un.

Ma note : 7,5/10

samedi 4 juin 2016

LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – CENTURY 1910


LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES – CENTURY 1910

Dans les arcanes du British Muséum, en 1910, Thomas Carnacki, détective spécialiste de l’étrange, est assailli par des cauchemars et des visions mêlant ésotérisme et apocalypse. Il y est question « d’un enfant de lune », mystérieux objet susceptible de faire plonger le monde dans l’âge des ténèbres. Réveillé en sursaut, les autres membres de la Ligue des Gentlemen Extraordinaires le rejoignent : Mina Murray, Quatermain junior, A.J. Raffles, et Orlando. Ces rêves prémonitoires inquiètent la fine équipe remobilisée à l’occasion par Miss Murray. Les services secrets anglais, en la personne de Mycroft Holmes, confient une nouvelle mission à la ligue : retrouver le gourou de la secte occulte dont à rêvé Carnacki, et l’empêcher de mettre en œuvre son plan diabolique : anéantir l’humanité…


La ligue des Gentlemen Extraordinaires – Century 1910
Scénario : Alan Moore
Dessins : Kevin O'Neill
Encrage : Kevin O'Neill
Couleurs : Ben Dimagmaliw
Couverture : Kevin O'Neill
Genre : Super-héros, Fantastique, Etrange
Editeur : DC Comics
Titre en vo : The League of Extraordinary Gentlemen – Century 1910
Pays d’origine : Angleterre, Etats-Unis
Parution : Mai 2009
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Delcourt
Date de parution : 10 février 2010
Nombre de pages : 73

Liste des épisodes
La ligue des Gentlemen Extraordinaires – Century 1910

Mon avis : Il est bien entendu inutile de présenter Alan Moore, génial et loufoque scénariste britannique qui, en son temps, a créer des œuvres aussi marquantes que Watchmen ou La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, et justement, c’est cette seconde qui nous préoccupe aujourd’hui puisque, un an après avoir enfin lu la version originale de cette bande dessinée – oublions le film, étron parmi les étrons – je m’attaque enfin a sa suite, ou plutôt, a l’une de ses suites, Century, mini-série en trois parties, chacune s’intéressant a une période donnée des aventures de la Ligue. Et donc, pour commencer, Century 1910 ouvre le bal et d’entrée de jeu, le lecteur qui aura lu et apprécier le comics original sera en terrain familier puisqu’on y retrouve certaines figures connues ou, du moins, plus ou moins en rapport avec ceux-ci : Mina, Alain Quatermain Jr, un Nemo vieillissant, la fille de ce dernier, etc. Ajoutons quelques nouvelles têtes, une ambiance apocalyptique propre a l’époque et au mysticisme qui touchait le vieux continent d’alors, avec, en filigrane, une menace de guerre, avec, bien sur, la thématique générale de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires avec tout un tas de références a d’autres œuvres de l’époque de la part d’un Moore en pleine forme et l’on comprend très rapidement que l’on va une fois de plus en prendre plein les yeux et que le plaisir sera au rendez vous… Or, même si tous les éléments semblent en place pour faire de ce Century 1910 une réussite, force est de constater que le niveau général d’ensemble reste inférieur a son illustre prédécesseur : bien entendu, il était difficile de faire aussi bien et puis, au vu du casting initial, le nouveau pèche un peu coté charisme. Ajoutons à cela le fait que Century est une œuvre en trois parties, bref, qu’il faudra se faire une opinion précise a la fin et l’on peut comprendre que 1910 ne tienne pas la comparaison avec le comics original de La Ligue. Cependant, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit car malgré cela, Century 1910 reste un bon, que dis-je, un excellent comics : c’est du Moore en excellente forme, le plaisir de retrouver nos héros et/ou leurs descendants est une bonne chose, quand a l’intrigue elle-même, celle-ci reste de bon niveau surtout que, loin des héros vainqueurs des débuts, cette nouvelle Ligue va connaitre bien des déboires, et ce, dans les débuts d’un vingtième siècle bien plus sombre que le précédent. Bref, Century 1910 est certes inférieur à La Ligue des Gentlemen Extraordinaires première mouture, mais bon, dans l’ensemble, cela reste une excellente BD et qui, accessoirement, annonce une mini-série alléchante dont j’ai hâte de lire la suite…


Points Positifs :
- Le plaisir de replonger dans l’univers original de l’une des œuvres les plus cultes du génialissime Alan Moore.
- Du coup, on se plait à retrouver certains personnages, apprendre ce qu’il est advenu des absents, l’évolution du monde depuis la fin du premier album, ainsi que, bien évidement, la curiosité de la découverte des nouvelles têtes.
- Alan Moore se plait une fois de plus à user de moult références à la culture historique ou populaire de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Accessoirement, bien malin celui qui les remarquera toutes, surtout que si l’on n’est pas britannique, cela devient compliquer.
- Pour les dessins, on reste en terrain familier avec un Kevin O'Neill égal a lui-même.
- Une Ligue bien moins efficace que sa devancière ; d’ailleurs, cet échec les rends un peu plus attachants au final.
- Parmi les nouveaux, la fille de Némo bien sur : son intrigue se déroule en parallèle de celle des autres personnages mais, quelque part, c’est elle l’héroïne de cet album.
- Orlando, a la fois homme, a la fois femme…
- La nouvelle a la fin, plutôt instructive sur la suite de l’intrigue.  

Points Négatifs :
- Un casting beaucoup moins sexy que le précédent : il faut dire qu’il était difficile de remplacer des têtes d’affiches comme Némo, Quatermain (quoi que), l’Homme Invisible ou Mr Hyde.
- Le fait que les membres de la Ligue soient totalement a l’ouest tout au long de l’intrigue peut en dérouter plus d’un ; d’ailleurs, je trouve qu’ils sont même limites débiles a un moment donné, quand ils croient naïvement les dires de l’individu qu’ils cherchent tout au long de l’album.
- Seul Alan Moore pouvait s’inspirer de L'Opéra de quat'sous dans l’une de ses œuvres, c’est une bonne idée, par contre, ce n’est pas évidant a la lecture par moments.

Ma note : 8/10

vendredi 3 juin 2016

EN ATTENDANT COUSTEAU


EN ATTENDANT COUSTEAU

Jean Michel Jarre

1 - Calypso (Jean Michel Jarre) 8:23
2 - Calypso Part 2 (Jean Michel Jarre) 7:10
3 - Calypso Part 3 (Fin De Siècle) (Jean Michel Jarre) 6:29
4 - En Attendant Cousteau (Jean Michel Jarre) 46:53


En attendant Cousteau
Musicien : Jean Michel Jarre
Parution : 11 juin 1990
Enregistré : 1989 – 1990
Durée : 69:00
Genre : Musique électronique, Ambient
Producteur : Jean Michel Jarre
Label : Disques Dreyfus

Musiciens :
Jean Michel Jarre : synthétiseurs
Michel Geiss : synthétiseurs
Dominique Perrier : synthétiseurs
Guy Delacroix : basse
Christophe Deschamps : batterie
The Amoco Renegades : steel-drums

Mon avis : Sorti il y a de cela bientôt seize ans (a quelques jours prêts), En attendant Cousteau ou Waiting for Cousteau comme il est connu dans le reste du monde signait alors le grand retour du sieur Jean Michel Jarre après l’expérience Révolutions et, mine de rien, son entrée dans une toute nouvelle décennie, les années 90 ! Bien évidement, d’entrée de jeu, l’hommage au célèbre et respecté Commandant Cousteau, sans nul doute l’un des français les plus connus du vingtième siècle, était évidant, ne serais-ce que par ce titre et le choix des couleurs de la pochette du vinyle, ce bleu marin où trônait une oreille (jaune, mouais, pas de grand rapport avec les océans), celle-ci symbolisant sans nul doute l’attente du titre… l’attente du retour de Cousteau sur la Calypso après une énième plongée. Mais plus qu’une analyse sans grand intérêt de la pochette ou du titre, En attendant Cousteau est avant tout un album, une pièce un peu a  part dans la longue discographie du maitre de la musique électronique hexagonale, Jean Michel Jarre : premièrement, car depuis plus de quinze ans, cet album divise les fans, deuxièmement, que l’on aime ou pas, force est de constater qu’il est peu commun si on le compare avec ses prédécesseurs. Car bon, mine de rien, rien que pour son contenu, En attendant Cousteau détonne : quatre titres dont un de… près de 47 minutes ! D’entrée de jeu, une telle durée ne peut que faire peur, que dis-je, elle peut parfaitement faire fuir le plus loin possible le plus courageux des fidèles de Jarre qui s’attèle ici pour la toute première fois a l’ambiant pur et dur et… contre toute attente, s’en sort fort bien ! Alors bien sur, si vous êtes totalement allergique a l’ambiant, si ces morceaux a rallonges vous insupportent au plus haut degré, alors, passez votre chemin, personne ne vous en voudra. Par contre, si ce n’est pas le cas, alors là… comment dire, c’est a un véritable voyage onirique au plus profond des océans ou a l’intérieur de vous-même – après tout, pourquoi pas – que vous invite le sieur Jarre, un voyage où prédomine le piano et où les synthés et autres petits bidouillages électroniques ne sont là que pour mettre en valeur celui-ci. Un pur régal, certes spécial et pas destiné à tout le monde, mais qui ne vous laissera pas indifférent… pour de bonnes comme de mauvaises raisons. Du coup, En attendant Cousteau, le morceau, pas l’album, est le grand moment de cet opus, du moins, ce qui marque le plus les esprits, car bon, pour le reste, la face A disons, c’est indéniablement plus commun et si Calypso premier du nom est un morceau plutôt sympathique et dansant toujours aussi efficace près de deux décennies après, Calypso second du nom, plus triste, est bon sans plus quand au troisième, également connu sous le nom de Fin de siècle, est un peu dans la moyenne basse des productions de Jarre et n’est pas rester dans les annales… Bref, vous l’avez compris, a mes yeux, En attendant Cousteau est loin d’être le meilleur album de Jean Michel Jarre, bien au contraire, cependant, ne serais ce que pour cette première incursion dans l’ambiant, ce truc monumental et onirique de près de cinquante minutes, le jeu en vaut la chandelle… Et puis, les deux premiers Calypso ne sont pas désagréables et comme j’ai toujours eu une certaine sympathie pour le franchement festif premier, pourquoi bouder son plaisir et ne pas reconnaitre que, malgré tout, cet En attendant Cousteau, sans être génial, n’en reste pas moins un bon opus du magicien de la musique électronique !?


Points Positifs :
- En attendant Cousteau, le morceau, véritable monument de près de cinquante minutes est indéniablement le moment le plus marquant de cet opus : première incursion véritable de Jean Michel Jarre a l’ambiant pur et dur, c’est un véritable voyage onirique auquel on est invités lors de l’écoute de ce titre.
- Calypso, qui ouvre le bal, est selon moi l’un des titres de Jean Michel Jarre parmi les plus festifs et sympathiques qu’il ait créé : franchement, même après plus de quinze ans de multiples réécoutes, je ne m’en lasse pas.
- Un bel hommage au Commandant Cousteau.

Points Négatifs :
- Bien évidement, tous ceux qui sont allergiques a l’ambiant ou aux morceaux beaucoup trop longs prendront leur jambe a leurs coups devant En attendant Cousteau et ces presque cinquante minutes de… musique d’ascenseur comme ils le diront. Bon, quelque par, cela peut se comprendre car bon, l’ambiant n’est pas un style qui plait a tout le monde, bien au contraire…
- Calypso (fin de siècle) n’est pas franchement un incontournable, loin de là.
- Même si j’ai depuis toujours une certaine sympathique pour Calypso, il faut reconnaitre que ce n’est pas non plus un grand morceau et que Jean Michel Jarre a fait bien mieux auparavant ; ici, c’est davantage mon cœur qui parle…
- Dans l’ensemble, un opus un peu en deçà par moments de ses prédécesseurs.

Ma note : 7/10

mercredi 1 juin 2016

MON BEAU-PÈRE ET MOI


MON BEAU-PÈRE ET MOI

Gaylord «Greg» Furniker, infirmier à Chicago, se prépare à demander sa main à sa compagne Pamela «Pam» Byrnes, institutrice en école primaire. Elle reçoit un appel téléphonique de sa sœur qui lui annonce qu'elle va se marier avec son compagnon Bob, médecin, qui a préalablement demandé le consentement paternel. Ils sont donc invités deux semaines plus tard au mariage, chez les parents : Jack et Dina Byrnes. Il ne sait pas ce qui l'attend avec en particulier son beau-père, retraité de la CIA qui se fait passer pour un ancien fleuriste...


Mon beau-père et moi
Réalisation : Jay Roach
Scénario : John Hamburg, Jim Herzfeld
Musique : Randy Newman
Production : Everyman Pictures, Tribeca Productions, Universal Pictures
Genre : Comédie
Titre en vo : Meet the Parents
Pays d'origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 6 octobre 2000
Durée : 108 mn

Casting :
Robert De Niro : Jack Byrnes
Ben Stiller : Gaylord « Greg » M. Furniker
Teri Polo : Pam Byrnes
Blythe Danner : Dina Byrnes
Nicole DeHuff : Deborah « Debby » Byrnes
Jon Abrahams : Denny Byrnes
Owen Wilson : Kevin Rawley
James Rebhorn : Docteur Larry Banks
Thomas McCarthy : Docteur Bob Banks
Phyllis George : Linda Banks

Mon avis : Le hasard faisant souvent bien les choses, après, il y a un peu d’une semaine, vous avoir parlé de Tonnerre sous les tropiques, film déjanté mais franchement trop moyen pour marquer les esprits, l’occasion s’est présentée, hier soir, de revoir (pour la énième fois) Mon beau père et moi, sans nul doute le film le plus réussi de la carrière du sieur Ben Stiller, grand amuseur public, je n’en doute pas, mais dont les passages a l’écran sont loin d’être du même acabit, loin de là. Curieusement, depuis les plus de huit ans que ce blog existe, je n’avais pas eu l’occasion de revoir Mon beau père et moi dans son intégralité, il faut dire que, depuis sa sortie ciné au tout début des années 2000, je l’avais regarder tellement de fois qu’au bout d’un moment, il valait mieux le mettre un peu de coté histoire de ne pas me lasser… et en tous cas, après un énième visionnage, de lassitude, il n’y eut point, bien au contraire, même si, avec pas mal de recul, force est de reconnaitre que cette sympathique comédie n’est pas un chef d’œuvre, loin de là ! Justement, c’est ce qui est un peu paradoxal avec ce film depuis sa sortie puisque, malgré le fait qu’il est tout sauf original, malgré le fait que ce genre de comédies américaines, on en a vu des milliers équivalentes, malgré le fait que l’on retrouve toujours, grosso modo, les mêmes types de gags, eh ben, là où ça ne marche pas ou très peu par ailleurs, dans le cas présent, ça fait mouche, et pas qu’un peu : la faute, ou plutôt grâce a un duo improbable mais terriblement efficace, Ben Stiller, bien sur, mais surtout Robert De Niro tout bonnement magistral dans un rôle a contre emploi qui lui va décidément si bien. Du coup, voir ou revoir ces deux là se crêper le chignon, se chercher des poux, est un véritable régal, quand a certaines scènes, prétendre qu’elles sont cultes ne serait en aucune façon une exagération – ah celle du chat et de l’urne funéraire… Bref, sans la moindre once d’originalité et en usant d’une recette mille fois utilisée, Mon beau père et moi, sans être un grand film, n’en est pas moins un divertissement fort jouissif, un pur régal dont on ne se lasse pas malgré moult visionnages… la preuve que, parfois, même dans un genre sans grande surprise et souvent sans intérêt, on peut tout de même y trouver son compte !


Points Positifs :
- Le duo Robert De Niro/Ben Stiller est bien évidement la grande force de ce film : il faut dire qu’entre le premier que l’on retrouve ici dans un rôle a contre emploi (mais tout en jouant sur les personnages auxquels il nous a habitué) et le second, véritable Pierre Richard d’outre-Atlantique, il y a de quoi faire.
- Certaines situations sont tellement débiles, tellement ubuesques, que l’on rigole malgré nous, mais, et c’est l’une des grandes forces de ce film, non seulement celui-ci est drôle du début à la fin mais en plus, certaines scènes sont, au fil du temps, devenu cultes.
- La bonne surprise de trouver une comédie américaine où l’on rigole vraiment ; oui, je sais que dit ainsi, ça a l’air idiot mais croyez moi, combien de films équivalents sont tout saufs drôles ?!
- Tout de même, rien que pour voir Robert De Niro jouer les papas gâteau avec son chat, le film vaut le coup d’œil !

Points Négatifs :
- Bon, il faut reconnaitre que même si on rit énormément avec ce film, celui-ci n’est pas vraiment un chef d’œuvre et qu’il faut donc le prendre pour ce qu’il est avant tout, c’est-à-dire, un agréable divertissement sans prises de têtes… et puis c’est tout !
- Il y a quand même quelques scènes un peu limites dans la débilité et il faut reconnaitre que tout cela ne vole pas bien haut, quand aux allergiques de ce genre de films, ils passeront leur chemin…

Ma note : 7,5/10