THE
FIRST BORN IS DEAD
Nick
Cave and the Bad Seeds
1
- Tupelo (Nick Cave, Barry Adamson,
Mick Harvey) 7:17
2
- Say Goodbye to the Little Girl Tree (Nick Cave,
Mick
Harvey) 5:10
3
- Train-Long Suffering (Nick Cave) 3:49
4
- Black Crow King (Nick Cave, Blixa
Bargeld) 5:05
5
- Knocking on Joe (Nick Cave) 7:38
6
- Wanted Man (Bob Dylan) 5:27
7
- Blind Lemon Jefferson (Nick Cave, Barry
Adamson, Mick Harvey, Blixa Bargeld) 6:10
The First Born Is Dead
Musicien
: Nick
Cave and the Bad Seeds
Parution
: 03 juin 1985
Enregistré : novembre
1984 – décembre 1984
Durée : 40:37
Genre
: Post-Punk,
Blues Rock
Producteur : Flood,
Nick Cave and the Bad Seeds
Label
: Mute
Records
Musiciens :
Nick
Cave : chant,
harmonica
Mick
Harvey : guitare,
piano, orgue, basse, batterie, chœurs
Barry
Adamson : guitare,
orgue, basse, batterie, chœurs
Blixa
Bargeld : guitare,
chœurs
Mon
avis : Après un premier album, From
Her to Eternity, qui avait tout simplement frôler avec la perfection et
avait sut conquérir un public certes peu nombreux – le succès ne viendra
vraiment pour notre australien préféré qu’au cours des années 90 – mais néanmoins
fidèle, Nick Cave, toujours accompagné de ses fidèles Bad Seeds revinrent dès l’année
suivante, en 1985 donc, avec un second opus, The First Born is Dead, que l’on peut qualifier, a priori, de plutôt
déstabilisant. En effet, dans ce nouvel album, le jusqu’au boutisme de Nick
Cave se fait de plus en plus sentir et les différences sont notables avec Form Her to Eternity – même si, après
coup, l’évolution parait logique, surtout au vu de ce que fera le sieur Cave
par la suite. En effet, si le premier était un formidable brulot post-punk qui
se démarquait tout de même du genre par la valeur des textes de Nick Cave,
formidable auteur d’histoires noires devant l’éternel, avec The First Born is Dead, Cave et ses
compagnons, réduits ici à leur strict minimum puisque Hugo Race s’en est allé,
poussent le bouchon encore plus loin et abordent un genre auquel peu de
personnes s’attendaient venant de leur part, le blues rock. En effet, ce second
opus est un véritable hommage au blues du sud profond des Etats-Unis, un blues
tombé à l’époque en désuétude – après que bon nombre de rockeurs l’aient pompé jusqu’à
la moelle pendant les années 60 et ont fait leur carrière dessus – mais un
blues qui, passé à la sauce Bad Seeds, est plus sale que jamais, surtout quand
le maitre d’œuvre de tout cela est un australien génial mais qui, décidément,
ne faisais jamais rien comme personne. Ainsi, d’entrée de jeu, débute sous un
orage, l’extraordinaire Tupelo,
magnifique hommage à la chanson du même nom du grand John Lee Hooker mais aussi
à un certain… Elvis Presley – c’est la ville de naissance du King – une des
idoles de Nick Cave. Morceau grandiose, Tupelo
ouvre le bal de la plus belle des manières et la suite ne fera que confirmer
que les Bad Seeds sont en grande forme et maitrisent à merveille leur sujet :
ainsi, tout au long de l’album, le coté blues est omniprésent et chaque morceau
est une véritable merveille, que ce soit musicalement parlant, bien entendu,
mais aussi et surtout par les textes d’un Nick Cave qui éructe, chante, parle
et semble totalement habité par son sujet… Vers le final, après la monumentale
reprise du Wanted Man de Bob Dylan –
titre écrit pour Johnny Cash qui était également une des idoles de Nick Cave –
qui en aura laissé plus d’un sur le cul, comment ne pas reconnaitre que, malgré
ses différences, malgré son partit pris assumé de rendre hommage au vieux
blues, The First Born is Dead est un
grand album !? Déstabilisant, certes, mais superbe et, accessoirement, la
preuve qu’au bout de deux opus, il fallait vraiment apprendre à compter sur ce
singulier chanteur australien et ses mauvaises graines…
Points
Positifs :
- On
ne va pas se mentir, The First Born is
Dead est un opus plutôt déstabilisant et qui mérite plusieurs écoutes afin
qu’il soit totalement appréhender, cependant, une fois que c’est fait, il
apparait comme étant un grand album, quasiment parfait de bout en bout et qui
nous prouve, à nouveau, tout le génie de Nick Cave.
-
Un formidable hommage au blues et a tous ces vieux musiciens noirs qui, avec du
recul, on tant fait pour la musique. Dans cet album, le sieur Cave et ses Bad
Seeds s’approprient le genre de fort belle manière pour le transposer dans l’univers
sombre et désespéré qui leur colle à la peau et pour lequel ils excellent à
merveille.
-
Si tous les morceaux méritent le détour, j’ai une certaine préférence pour le
sublime Tupelo oh combien orageux, Knocking on Joe et, bien entendu, la
reprise de Dylan, Wanted Man qui voit
le groupe au sommet de sa forme !
-
Musicalement, c’est du bon pour ne pas dire du très bon et tant Nick Cave que
ses Bad Seeds, malgré leur coté destroy, sont loin d’être des manches.
-
Une pochette simple mains néanmoins efficace.
Points
Négatifs :
-
Il faut reconnaitre que The First Born is
Dead est un disque pour le moins déstabilisant de prime abord et pour le
moins atypique. Ainsi, le jusqu’au boutisme assumé de Nick Cave de nous pondre
un album de blues n’aura pas plu à tous ses fans de la première heure, quand à
ceux qui ont découvert le musicien pour ses productions des années 90, c’est
peut-être encore pire !
- On
ne va pas se mentir, Nick Cave est un artiste au style pour le moins
particulier et il faut accrocher à son univers, à ses obsessions et je ne suis
pas sur que le grand public adhère à cette noirceur qui transparait de cet
album. Après, cela reste une affaire de gouts, bien entendu…
Ma
note : 8,5/10
LES
DOSSIERS SECRETS DE HELLBOY – KOSHCHEI
Koshchei
le Sans-Mort et Hellboy se connaissent bien, puisque le premier a tenté de tuer
le second. Les voilà tous deux à boire une pinte dans une taverne, La Sangsue Ivre, située ni plus ni moins
qu'en Enfer. Hellboy a du temps à revendre, alors il va écouter les
explications que Koshchei tient à lui donner. Mieux, il lui présente des
excuses. C'est ainsi que Koshchei lui explique qu'il fut un jeune homme aux
aptitudes rares au combat. Les guerriers de sa troupe l'avaient repéré pour ses
faits d'armes et bientôt, la jalousie s'empara d'eux. Ils mirent au point une
expédition punitive et le laissèrent dans un bois et surtout dans sa flaque de
sang. Alors qu'il agonisait, un dragon passa par-là et lui dit que s'il ne
venait pas à son secours, il mourrait. Il lui proposa la vie sauve contre 9 ans
de servitude et Koshchei accepta. Durant ces années, il fut bien traité dans le
château du Dragon. Homme à tout faire, il vit défiler fées et monstres, sans
jamais se montrer indiscret. Si bien que le Dragon se mit à bien l'aimer. Au
bout de 9 ans, il le libéra et lui proposa de lui apprendre tous ses secrets
pour que l'homme reste avec lui. Mais Koshchei préféra retrouver sa liberté.
Alors comme cadeau d'adieu, le dragon lui donna une chemise magique : tant
qu'il la portera, nulle arme ne pourra l'atteindre...
Les Dossiers Secrets de Hellboy – Koshchei
Scénario : Mike Mignola
Dessins
: Ben Stenbeck
Encrage : Ben Stenbeck
Couleurs : Dave
Stewart
Couverture : Mike Mignola
Genre : Fantastique,
Etrange, Aventure
Editeur
: Dark Horse
Titre en vo
: Koshchei the
Deathless
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 02
octobre 2018
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Delcourt
Date
de parution : 07 avril 2021
Nombre
de pages : 160
Liste
des épisodes
Koshchei the
Deathless
Mon
avis : Certaines mauvaises langues
pourraient estimer que Hellboy
et les séries de son univers étendu, finalement, c'est un peu toujours la même
chose. Sauf que cette fameuse chose
prend des formes différentes, sans cesse renouvelées et qui peuvent, parfois,
aboutir à de véritables diamants… C'est le cas, indéniablement, de ce second
volume des Dossiers Secrets de Hellboy
qui m’est apparu comme étant une fort belle surprise ! Ainsi, après avoir
traité de l'incontournable Raspoutine dans le premier
volume, Mike Mignola s'attaque ici à Koshchei le Sans-Mort ainsi qu’à sa
tortionnaire, la puissante et impitoyable Baba-Yaga. Et donc, c’est sous la
forme d'un dialogue que le sieur Koshchei entretient avec Hellboy, dans une
taverne quelque part en Enfer, que, petit à petit, on découvre le passé et les
origines de ce ancien adversaire de notre héros qui s’avère, accessoirement,
bien plus intéressant qu’on aurait put le penser lorsqu’il était apparu dans la
série principale. Car bon, comment dire… au fil des pages, tandis que défile le
passé de Koshchei le Sans-Mort, comment ne pas reconnaitre la verve de cette
intrigue qui est tout bonnement passionnante ! On retrouve en effet tous
les éléments qui ont fait le succès de Hellboy
: du mystère, des histoires familiales dramatiques qui s'inscrivent entre le
folklore et les mythologies, de l'action bien sûr et des dialogues aux petits
oignons. Ben Stenbeck, un habitué des productions du Mignolaverse, nous
gratifie de dessins classieux : la sobriété est de mise, mais sa mise en page
et son trait assurent une lisibilité à chaque case et bien sûr Dave Stewart se
charge des couleurs, tantôt vives, tantôt sombres. Il y a des séries dérivées,
qui, malheureusement, n'apportent pas grand chose de plus que la série-mère qui
les inspire. Avec Les Dossiers Secrets,
c'est exactement l'inverse : le lecteur retrouve avec plaisir les personnages
marquants de la série ; mieux, il les redécouvre, ce qui permet aussi de porter
un œil nouveau sur les épisodes qui les ont vus naître... et s'apercevoir, si
besoin est, de la richesse et de la cohérence de l'univers, désormais vraiment
très étendu, du Hellboy.
Points
Positifs :
-
Une mini-série tout simplement excellente pour ne pas dire fascinante tant celle-ci
captive le lecteur qui aura le plaisir, ici, de découvrir les origines et le
passé oh combien tumultueux d’un ancien antagoniste de Hellboy, le
charismatique Koshchei le Sans-Mort !
-
Présenté comme étant un simple adversaire de notre héros dans la série
principale, Koshchei apparait ici comme étant un personnage nettement plus
complexe et qui gagne en background au point même qu’il en est presque
transformé.
-
Mike Mignola s’inspire grandement des contes russes pour nous décrire le passé
de Koshchei le Sans-Mort et s’il modifie pas mal d’éléments, c’est pour mieux
collé à l’univers de sa saga.
-
Pour ce qui est des dessins, Ben
Stenbeck livre une fort belle prestation qui n’a rien à envier à celle de Mignola,
quand à la colorisation de Dave Stewart, celle-ci est conforme à ce que l’on a
l’habitude avec lui.
Points
Négatifs :
-
Bien évidement, cette mini-série est avant toute chose destinée aux fans
absolus de Hellboy qui se
replongeront, une fois de plus, dans leur univers préféré afin d’en connaitre
davantage sur certains des protagonistes de celle-ci. Les autres, eux,
passeront tranquillement leur chemin…
-
Un peu bof la couverture, il faut le reconnaitre.
Ma
note : 8/10
L'HABITANT
DE L'INFINI – TOME 21
Samouraï
sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin
d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il
porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne
recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise
alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Suite à l’échec de
ses sanglantes expérimentations et aux récents événements survenus au château,
Habaki est tombé en disgrâce. Sommé de se faire seppuku, le chef du Mugairyû
aujourd’hui dissout compte bien, avant sa mort, détruire l’Ittoryû dirigé par
Anotsu. À cette fin, il monte une troupe de combattants d’élite, le groupe des
Six Démons, dont fait partie sa propre fille, Ryô. Pendant ce temps, Anotsu
continue de recruter de nouveaux guerriers, et l’Ittoryû n’a peut-être jamais
été si puissant. Non loin de là, Manji et Lin se rapprochent encore un peu
plus.
L'Habitant de l'Infini – Tome 21
Scénariste
: Hiroaki
Samura
Dessinateur : Hiroaki
Samura
Genre : Seinen
Type
d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre
en vo : Mugen no jūnin vol.21
Parution
en vo : 22 juin 2007
Parution
en vf : 11 avril 2008
Langue
d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre
de pages : 240
Mon
avis : Il est évidant que ce
vingt-et-unième tome de cet excellent manga qu’est L’Habitant
de l’Infini marque un nouveau tournant dans la saga. Ainsi, avec celui-ci,
nous débutons le troisième et derniers tiers de l’œuvre du sieur Hiroaki
Samura, mais, surtout, avec la conclusion du précédent arc narratif, dans le volume
précédent, nous débutons, tranquillement, un nouvel arc qui, d’entrée de
jeu, promet énormément. En effet, après le sauvetage de Manji par Lin, Dôa et
Isaku, les deux derniers, à la stupeur du lecteur, partent afin de trouver un
peu de tranquillité et il est clair que l’on espère que cet au revoir ne soit
pas définitif tant ces deux personnages – surtout la jeune fille – avaient marqué
les esprits. Cependant, en dehors de cette surprise, il est évidant que ce
vingt-et-unième tome de L’Habitant de l’Infini
met surtout en scène de nouveaux enjeux qui vont occuper l’intrigue du manga
dans les albums suivants : malgré tous les coups du sort survenus jusqu’à maintenant,
le Ittoryû dirigé par Anotsu semble plus puissant que jamais et le gouvernement
n’en n’a pas finit avec lui et si par la voie officielle, une solution semble
trouvée – mais peut-on vraiment y croire, dans un camp comme dans l’autre – c’est
davantage du coté d’une voie officieuse que les choses sont plus intéressantes
puisque le charismatique Habaki, entretemps tombé en disgrâce et qui a un mois
pour se faire hara-kiri, est bien décidé a poursuivre et en finir avec les
hommes d’Anotsu. Bref, vous l’avez compris, tout cela n’est qu’une mise en
place pour ce nouvel arc narratif et même si, pour le moment, il faut
reconnaitre que cela ne donne pas un volume inoubliable, la suite, elle, n’en
reste pas moins prometteuse…
Points
Positifs :
- Un
nouvel arc narratif se met tranquillement en place, des personnages partent, d’autres
font leur apparition et les nouveaux enjeux se font jour. Bref, une entrée en
matière intéressante qui nous permet de souffler un peu et qui, ma foi, est plutôt
prometteuse.
-
Justement, pour ce qui est des nouveaux protagonistes, que ce soit certains des
membres du Ittoryû ou les fameux Six Démons, force est de constater que nous
avons droit a quelques personnages plutôt charismatiques.
-
Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes
forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style
qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes
beautés. Un pur régal !
-
Une couverture plutôt réussie mais nous avons l’habitude avec ce manga.
Points
Négatifs :
-
Indéniablement, nous avons affaire à un tome de transition qui permet de mettre
en place les enjeux du nouvel arc narratif. C’est bon, bien entendu, mais loin
des meilleurs volumes de la saga.
-
J’espère que l’on n’a pas fait nos adieux à Dôa et Isaku !
-
Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un
geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros
badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige…
mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…
Ma
note : 7,5/10
THE
SOCIAL NETWORK
En
2003, l'étudiant à l'université Harvard Mark Zuckerberg est largué par sa
copine Erica Albright durant une soirée. Il revient ivre à sa résidence
d'étudiants et rédige un blog pour la discréditer. Cela lui donne l'idée de
créer un site interactif nommé Facemash
qui permettra aux utilisateurs du campus d'élire l'étudiante la plus jolie par
le biais de leurs photos piratées sur les trombinoscopes des différentes
résidences. L'idée fonctionne, le succès est immédiat et conduit au crash du
réseau local du campus au milieu de la nuit. La popularité de Facemash ainsi que Mark attirent
l'attention de Cameron et Tyler Winklevoss par ailleurs rameurs olympiques dans
l'équipe d'aviron des États-Unis, et leur partenaire Divya Narendra. Les
jumeaux Winklevoss invitent Mark à leur club où Mark accepte un travail en tant
que programmeur pour un projet de site de rencontres nommé Harvard Connection. Mark voit son ami Eduardo Saverin et lui parle
de son idée d'un projet qu'il nomme The
Facebook, un site Internet de réseau social exclusivement réservé aux étudiants
de l'université Harvard.
The Social Network
Réalisation
: David Fincher
Scénario
: Aaron Sorkin d'après l'œuvre de Ben Mezrich
Musique : Trent
Reznor et Atticus Ross
Production : Columbia
Pictures
Genre : Biopic
Titre
en vo : The Social Network
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 01
octobre 2010
Langue
d'origine : Anglais
Durée
: 120
min
Casting :
Jesse
Eisenberg : Mark
Zuckerberg
Andrew
Garfield : Eduardo
Saverin
Justin
Timberlake : Sean Parker
Armie
Hammer : Cameron et Tyler
Winklevoss
Josh
Pence : Tyler Winklevoss (doublure
physique)
Max
Minghella : Divya Narendra
Brenda
Song : Christy
Rashida
Jones : Marilyn Delpy
John
Getz : Sy
Denise
Grayson : Gretchen
Douglas
Urbanski : Larry Summers
Rooney
Mara : Erica Albright
Joseph
Mazzello : Dustin
Moskovitz
Wallace
Langham : Peter Thiel
Patrick
Mapel : Chris Hughes
Dakota
Johnson : Amelia Ritter
Malese
Jow : Alice Cantwel
Shelby
Young : K. C.
Steve
Sires : Bill Gates
Bryan
Barter : Billy Olsen
Barry
Livingston : M. Cox
James
Shanklin : prince Albert
de Monaco
Emma
Fitzpatrick : Sharon
Mon
avis : On ne va pas se mentir, la toute
première fois que j’avais entendu parler de The
Social Network, j’étais pour le moins dubitatif : un film sur Mark Zuckerberg et Facebook, mais c’est une blague !? Et puis, surtout, comment
faire en sorte que le spectateur ne s'ennuie pas devant un film qui allait nous
parler de la création d'un réseau social ? Non, décidément, je ne voyais
pas comment David Fincher, aussi talentueux était-il, pouvait s’en sortir… Et
pourtant, sur ce coup-là, je me suis trompé dans les grandes largeurs !
Paru sur les écrans en 2010, il y a plus d’une décennie, The Social Network a, depuis, acquis une belle réputation et si je
n’irais pas non plus jusqu’à affirmer que nous avons affaire, ici, a un
incontournable – cela serait fortement exagérer – il est clair que le sieur
David Fincher à tout de même réussi un pari qui paraissait impossible. Car oui,
indéniablement, The Social Network
est un bon film et, surtout, il a réussit l’impossible, c’est-à-dire, captiver
l’intérêt du spectateur, ce qui était loin, très loin même d’être gagner… Et
pourtant, une fois que l’on plonge dans ce film, que l’on découvre, petit à
petit, les origines de Facebook,
comment ne pas reconnaitre que oui, mille fois oui, tout cela est nettement
plus intéressant qu’on aurait put le penser de prime abord !? Ainsi,
comment un adolescent asocial et antipathique a t-il réussi à créer la célèbre machine
à se faire des amis ? Et bien c'est ce que tente de nous restituer David
Fincher à travers ce biopic passionnant et en revenant sur la création de Facebook. Ici, nulle apologie du plus
célèbre des réseaux sociaux ou de son jeune et riche inventeur, au contraire, The Social Network brosse surtout le
portrait de jeunes premiers qui deviennent des magnas de l'industrie en
seulement quelques clics et d'une nouvelle génération voyeuriste qui se fait
des potes virtuels par centaines. Mis en image avec efficacité et esthétisme, bâti
sur un scénario parfaitement documenté et d'une remarquable densité, donnant
vie à une galerie de personnages disséqués avec justesse, The Social Network, avec ses amitiés virtuelles et ses trahisons
s'impose donc comme une sorte de tragédie grecque 2.0 sans concession et
parfois complexe, mais au charme tout sauf virtuel, qui ne séduira pas
uniquement ceux qui attachent de l'importance à leur photo de profil. Bref, une
fort bonne surprise qui, quelque part, nous prouve qu’il n’y a pas de mauvaises
idées, seulement de mauvais scénaristes…
Points
Positifs :
-
Un biopic sur Mark Zuckerberg et sur la
création de Facebook ? Mais c’est
une blague ! Eh bien, en fait, pas tant que cela et, au vu du résultat
final, force est de constater que le sieur David Fincher à réussit son
pari et, surtout, faire l’impossible, c’est-à-dire, rendre captivant ce qui, en
apparence, ne l’était nullement !
-
Facebook est, naturellement, entrée
dans les mœurs depuis longtemps et fait partie de nos vies, du coup, voir un
film qui reviendrait sur les origines du plus puissant des réseaux sociaux est plutôt
intéressant, surtout lorsque la qualité est au rendez vous.
-
Un casting plutôt bon dans l’ensemble avec, bien évidement, Jesse Eisenberg qui
nous campe un Mark Zuckerberg plus vrai
que nature.
- Le coté tragique de l’ensemble, le fait,
également, que le réalisateur ne prenne pas partit.
- La bande originale de Trent
Reznor et Atticus Ross est tout simplement excellente.
Points
Négatifs :
-
Bien évidement, comme tous les biopics, cela reste un film avec un certain coté
romancé et quelques inventions, mais bon, c’est le genre lui-même qui veut cela
et, comme je le dis souvent, rien ne vaut un bon documentaire ou une véritable
biographie.
-
Il ne faut pas exagérer non plus : The
Social Network n’est pas un chef d’œuvre non plus comme l’ont affirmé un
peu hâtivement certains. C’est un bon film et, ma foi, c’est déjà pas mal.
-
Si vous êtes Mark Zuckerberg, vous
risquez de ne guère apprécier ce film.
Ma
note : 7,5/10
FROM
HER TO ETERNITY
Nick
Cave and the Bad Seeds
1
- Avalanche (Leonard Cohen) 5:13
2
- Cabin Fever! (Nick Cave, Blixa
Bargeld) 6:11
3
- Well of Misery (Nick Cave) 5:25
4
- From Her to Eternity (Nick Cave, Anita
Lane, Blixa Bargeld, Hugo Race, Barry Adamson, Mick Harvey) 5:33
5
- Saint Huck (Nick Cave) 7:22
6
- Wings off Flies (Nick Cave, Peter
Sutcliffe, Jim Thirlwell) 4:06
7
- A Box for Black Paul (Nick Cave) 9:42
From Her to Eternity
Musicien
: Nick
Cave and the Bad Seeds
Parution
: 01 juin 1984
Enregistré : septembre
1983 – mars 1984
Durée : 43:32
Genre
: Post-Punk
Producteur : Flood,
Nick Cave and the Bad Seeds
Label
: Mute
Records
Musiciens :
Nick
Cave : chant
Hugo
Race : guitare
Mick
Harvey : batterie
Barry
Adamson : guitare, basse,
piano
Blixa
Bargeld : guitare
Mon
avis : On ne va pas se mentir, rare sont
les musiciens qui peuvent se targuer de posséder une discographie que l’on peut
qualifier de parfaite, ce, surtout quand leur carrière s’étale sur plusieurs décennies.
Parmi ceux-ci, ont peut, naturellement, citer David Bowie et, a un degré
moindre peut-être, Neil Young – en raison de quelques opus un peu inférieurs,
de temps en temps. Naturellement, selon les gouts personnels de tout à chacun,
d’autres me citeront d’autres noms, cependant, s’il y en a un qui semble, lui
aussi, mettre tout le monde d’accord, ou presque, c’est bel et bien Nick Cave. Après
tout, avec lui, les choses sont plutôt simples : tout ce qu’a réalisé ce
type en quarante ans, depuis le bourdonnement punk des Boys Next Door jusqu’à
sa carrière solo, de ses musiques de film avec son pote Warren Ellis à ses
différentes formations – dont le rugueux Grinderman – est digne d'éloges et, en
affirmant cela, je n’exagère nullement. Mais comme il faut commencer par le commencement
et comme j’ai souhaité m’attaquer à la longue et fructueuse discographie de l’australien
en ce début d’année, débutons donc par son tout premier opus en solo – oui,
bon, accompagné de son groupe fétiche, les Bad Seeds – je veux, naturellement,
parler de From Her to Eternity !
Bon, soyons francs, il est rare qu’un artiste, un groupe, fasse aussi bien dès
son premier album, or, vous l’avez compris, avec Nick Cave, c’est le cas et ce,
de superbe façon tant ce From Her to Eternity
frôle allègrement avec la perfection… Nous sommes donc en 1984 et, tout juste
échappé de son groupe précédent, The Birthday Party, Nick Cave décide de
prendre les choses en main, s’entoure d’un groupe cosmopolite et talentueux –
des anglais, des australiens, un allemand – et se lance dans un genre qui aura
fait son succès bien plus tard – on ne va pas se mentir, pour ce qui est de la
reconnaissance du grand public, celle-ci ne viendra que bien plus tard – c’est-à-dire,
des chansons souvent hallucinées, aux textes forts et qui abordent des
thématiques comme la souffrance, la folie, l’amour, la haine, Dieu et d’autres joyeusetés
du même genre… Ainsi, tout au long des décennies suivantes, Nick Cave et ses Bad
Seeds suivront, plus ou moins, toujours cette ligne directrice, malgré des
évolutions notables de styles, pas mal de prises de risques, le plus souvent,
de manière que l’on peut qualifier de génial. Et, comme je le disais, dès From Her to Eternity, tout était
annoncé, ou presque : disque d’une puissance rare et oh combien
inquiétant, pas joyeux pour un sou – je ne suis pas sur que l’on écoute cet
album pour se remonter le moral – et tout simplement parfait de bout en bout,
cet opus, bien évidement passé inaperçu à l’époque, en dehors d’un public
underground, fut donc la première pièce portée à l’édifice Nick Cave, un
véritable petit bijou d’une noirceur absolue qui peut-être qualifier, sans
contestation possible, de pur chef d’œuvre. Le premier d’une longue lignée,
mais ceci, bien entendu, est une autre histoire qui, ma foi, encore aujourd’hui,
n’est pas achevée…
Points
Positifs :
- Premier
album de Nick Cave and the Bad Seeds et premier chef d’œuvre absolu ! Il
faut dire que, ici, tout est parfait de bout en bout, ce qui est tout de même
rare pour un premier opus d’un groupe – même si, naturelement, tout ce petit
monde avait déjà fait ses preuves ailleurs auparavant. Bref, si vous êtes fan
de Nick Cave ou, plus généralement, de rock indé, From Her to Eternity est tout simplement indispensable !
-
Sept chansons, cela peut sembler peu, certes, cependant, celles-ci sont tout
simplement excellentes voir géniales pour certaines. Rock nerveux, proto-punk,
blues et même une reprise du Avalanche
de Leonard Cohen : bref, il y a de quoi faire dans cet album !
-
From Her to Eternity, la chanson,
est, naturelement, le plus gros morceau de cet opus : un truc énorme qui
sera, pendant longtemps, le cheval de bataille du groupe en concert.
-
Si tous les tires sont excellents, j’avoue apprécier grandement Cabin Fever!, Well of Misery, Saint Huck
et l’inquiétant A Box for Black Paul
qui clôture l’album en beauté.
-
Nick Cave, bien évidement, chanteur génial et créateur de génie, qui est
totalement habité dans cet album.
-
Les Bad Seeds sont un très bon groupe et le prouvent de fort belle manière dans
cet opus.
-
Une pochette simple mais efficace.
Points
Négatifs :
- On
ne va pas se mentir, Nick Cave est un artiste au style pour le moins
particulier et il faut accrocher à son univers, à ses obsessions et je ne suis
pas sur que le grand public adhère à cette noirceur qui transparait de cet
album. Après, cela reste une affaire de gouts, bien entendu…
Ma
note : 9/10
THE
DEPARTMENT OF TRUTH – AU BORD DU MONDE
L'agent
spécial Cole Turner étudie depuis des années les théories conspirationnistes
qui s'exposent sur les forums du monde entier et transmet ses enseignements à
l'académie du FBI de Quantico. De l'assassinat du président Kennedy à
l'alunissage de 1969, en passant par la crise des missiles de Cuba,
l'information est sans cesse remise en question par les complotistes les plus
fervents. Certain qu'il comprendra mieux leur fonctionnement et leur logique,
Turner décide de s'immiscer au cœur d'une étrange réunion, une réunion qui le
conduit à douter de la réalité même... Se pourrait-il que les classes
dominantes soient à l'origine de faits qui n'ont jamais eu lieu ? Approché par
le Département des Vérités, une agence gouvernementale occulte, Cole va
rapidement être exposé à de nombreuses réponses bien différentes de ce qu'il
imaginait. Des réponses qui ne manqueront pas de soulever de nombreuses autres
questions. Une plongée au cœur des plus grands complots de l'Histoire !
The Department of Truth – Au Bord du Monde
Scénario : James Tynion IV
Dessins
: Martin Simmonds
Encrage : Martin Simmonds
Couleurs : Martin Simmonds
Couverture : Martin Simmonds
Genre : Fantastique
Editeur
: Image Comics
Titre en vo
: The Department
of Truth – The End Of The World
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 02
mars 2021
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 28 janvier 2022
Nombre
de pages : 152
Liste
des épisodes
The Department
of Truth 1-5
Mon
avis : Si depuis la crise du Covid-19,
les théories complotistes semblent avoir le vent en poupe, les plus alertes
savent pertinemment que celles-ci ne sont pas apparues ces dernières années
mais sont, en fait, bien plus anciennes. Ainsi, au fil des ans, des décennies
pour ne pas dire plus, que n’avons-nous pas entendu au sujet de faits pourtant
établis comme les attentats du 11 Septembre – et, dans les grandes lignes, tous
les attentats islamistes récents – l’alunissage sur la Lune, l’assassinat de
Kennedy mais aussi, avec des cotés plus folkloristes pour ne pas dire
loufoques, la fameuse théorie de la Terre Plate – lorsqu’elle n’est pas creuse –
sans oublier, naturellement, ces fameuses sociétés secrètes que tout le monde
connait ou les tristement célèbres Protocoles
des Sages de Sion de triste mémoire… Bref, les théories du complot et l’humanité,
c’est une vieille histoire et, finalement, la seule différence qui existe
désormais, c’est que, par le biais d’internet, celles-ci se développent
davantage et bien plus rapidement. Et donc, c’est en usant ces fameuses
théories complotistes qui n’ont jamais été autant à la mode que ces dernières
années que les sieurs James Tynion IV – pour le scénario – et Martin Simmonds –
pour les dessins – nous ont pondu un tout nouveau comics : The Department of Truth. Une idée pour
le moins audacieuse et bien dans l’air du temps surtout que, avec sa couverture
fort alléchante qui met en avant JFK –
une des icones des théories complotistes – cette nouvelle création de chez Image Comics s’impose, d’emblée, comme
étant une œuvre pour le moins intéressante qui ne peut qu’attirer le lecteur –
qu’il soit féru ou non de ce genre de théories fumeuses, mais l’idéal, naturellement,
c’est d’être familier de ces dernières afin de ne pas être totalement perdu....
Et donc, dans ce premier volet de The
Department of Truth, on découvre une institution chargée de surveiller
l'ensemble des théories du complot qui circulent dans le monde. Le postulat de
départ étant, en effet, d'imaginer que si une théorie complotiste est
suffisamment répétée par un grand nombre de personnes, alors elle commence à
prendre pied dans la réalité. Bien entendu, c'est quelque chose qu'il faut
absolument éviter, et l'on suivra donc une nouvelle recrue du département au
démarrage de cette série qui brille particulièrement par son originalité, l’usage
qu’elle fait de ces fameuses théories du complot et de cette idée de réalité
fluctuante. Ajoutons à cela le style du sieur Martin Simmonds qui me rappelle
un peu celui-ci du grand Bill Sienkiewicz et vous comprendrez pourquoi j’ai été
conquis par ce premier volet de The
Department of Truth, sans nul doute, un comics à suivre !
Points
Positifs :
-
Difficile de faire plus vendeur que les théories du complot, surtout depuis que
celles-ci ont pris un nouveau souffle suite à la pandémie de Covid-19. Du coup,
un comics comme The Department of Truth
tombe à pic pour user d’une manière fort habile de ces fameuses théories tout
en les dénonçant. Ma foi, nous avons là une belle réussite qui m’aura donné
envie de découvrir la suite.
-
Un postulat de départ pour le moins original et intéressant : si une
théorie complotiste est suffisamment répétée par un grand nombre de personnes,
alors elle commence à prendre pied dans la réalité. Bref, à quel moment
commence la réalité, où est la fiction, comment pouvons nous être sur de vivre
dans un monde réel si tout est fluctuant ?
-
Nous avons droit, dans ce premier volet, a un sacré petit florilège de théories
complotistes toutes plus ou moins connues. Les familiers, qu’ils y croient ou
non, seront en terrain familier, naturellement.
-
Pour ce qui est des dessins, Martin Simmonds possède un style qui me rappelle
un peu celui-ci du grand Bill Sienkiewicz et il est clair que celui-ci est pour
beaucoup pour la réussite de ce premier volet de The Department of Truth.
-
Une couverture simple – avec JFK – mais néanmoins superbe.
Points
Négatifs :
-
On ne va pas se mentir, The Department of
Truth est un comics pour le moins spécial et pas grand public pour un sou
de par ses thématiques et sa mise en scène. Bien entendu, cela est une affaire
de gouts.
-
Si vous êtes un adepte de toutes ces théories du complot, si vous croyez en la
Terre Plate, êtes un fan de Donald Trump, du Professeur Raoult et si vous êtes
persuader que l’homme n’a jamais mis les pieds sur la Lune, alors, il se
pourrait que vous voyez ce comics d’un mauvais œil.
-
Martin Simmonds possède un style particulier qui ne plaira pas à tout le monde,
c’est un fait.
Ma
note : 8/10