GÉO
HISTOIRE 57 – LES DERNIERS SECRETS DE STALINE
Juin/Juillet 2021
Géo
Histoire 57 – Les Derniers Secrets de Staline
- Edito :
Une insoutenable mémoire
- Panorama :
Ces photos que Staline à cachées
- Chronologie :
Staline et le Stalinisme, les grandes dates
- La
jeunesse : Iossif Djougachvilli, un agent double au service du Tsar ?
- Les
crimes de masse : Holodomor, l’extermination par la faim
- Les
purges : L’ordre 00447, le code de la terreur
- Le
renseignement : Soudoplatov, le maitre-espion
- L’alliance :
Hitler – Staline, les coulisses d’un accord secret
- Le
massacre : Katyn, un crime de masse longtemps tabou
- La
famille : Iakov ou la malédiction du fils ainé
- La
culture : L’art mis au pas
- L’entourage :
Mais qu’a-t-il fait de ses chefs de guerre ?
- L’antisémitisme :
Comment Staline à étouffer la Shoah, l’Histoire du Livre Noir
- L’influence :
PCF, sous la tutelle de Moscou
- Le
souvenir : Volgograd, la guerre pour mémoire
- L’entretien : « Sans
la détermination de Staline, l’Armée Rouge aurait sans doute perdu la guerre »,
de Geoffrey Roberts
- Décryptage :
Les six biographies indispensables
- L’actu
de l’Histoire
- Archéologie :
A quand la renaissance de Bamiyan, en Afghanistan ?
- À
lire, à voir
Mon
avis : On peut parfaitement dire, sans
problème, que Géo Histoire n’est pas
la revue la plus présente sur ce blog, bien au contraire, pourtant, depuis
quelques années que je connais celle-ci, je dois reconnaitre que je n’ai
quasiment jamais été déçu et que, qualitativement parlant, s’il faut rendre à
César ce qui lui appartient, eh bien, il faut admettre que Géo Histoire est une des meilleures revues du genre… Quoi qu’il en
soit, après une très longue absence – le dernier
numéro dont je vous ais parler date de l’année passée et était consacré à
Hitler – voilà cette revue de retour en cet été 2021, ce, avec un numéro
bigrement intéressant puisque traitant des Derniers
Secrets de Staline. Eh oui, après Adolf Hitler, Joseph Staline, c’est-à-dire,
l’autre grand dictateur du vingtième siècle et l’autre grande figure de la
Seconde Guerre Mondiale – il manque un numéro consacré à Mao et la boucle est
bouclée – et, ma foi, vu mes gouts personnels pour l’Histoire et, plus
particulièrement, pour les deux Guerres Mondiales et, grosso modo, pour la
première moitié du vingtième siècle, comment ne pas être captiver par ce numéro
de Géo Histoire !? Et, sans
grande surprise, car bon, après tout, je connais la qualité de cette revue
depuis longtemps, le contenu de ce numéro fut bon, très bon même : passionnant
de bout en bout, fort instructif car revenant sur certaines parties de la vie
du dictateur peu connues, comme sa jeunesse, et fort révélatrice pour ce qui
est de ses très nombreux crimes, souvent occultés ou oubliés désormais, ce
numéro de Géo Histoire est une belle
réussite qui ravira les amateurs du genre ainsi que celles et ceux qui
souhaiteraient en connaitre davantage sur Staline. Car oui, malgré les presque
70 ans qui se sont écoulés après sont décès, il y a encore beaucoup de choses à
dire au sujet de l’une des plus grandes figures du vingtième siècle…
Points
Positifs :
-
Un numéro consacré celui qui fut un des plus grands dictateurs de tous les
temps, le seul à tenir la comparaison avec Hitler, je veux, bien entendu,
parler de Joseph Staline. Cependant, malgré le manque d’originalité de la chose,
il faut reconnaitre que le dossier de ce numéro est bigrement passionnant et
fort complet, ce qui nous permet de mieux connaitre la vie et les nombreux
crimes du Petit Père des Peuples !
-
La partie consacrée au Parti Communiste Français est terriblement jouissive,
surtout au vu de ses liens avec Moscou et de sa soumission indéfectible au
Stalinisme. Dommage que l’on n’en parle pas davantage de nos jours…
-
Le second dossier, plus court, consacré aux Bouddhas de Bamiyan, est terrible à
lire lorsque l’on connait les événements très récents : prise de Kaboul
par les Talibans qui reviennent donc au pouvoir, vingt ans après…
-
Les amateurs de Géo Histoire retrouveront avec plaisir la
qualité habituelle de ce magazine : articles clairs et instructifs,
illustrations nombreuses et de qualité, bref, on ne s’ennui pas une seconde.
-
Une couverture simple mais terriblement efficace.
Points
Négatifs :
-
Même si ce numéro est plus instructif qu’il n’y parait, il faut reconnaitre qu’il
manque un peu d’originalité. Certes, Staline fait parti de ces personnages
historiques intemporels sur lesquels il y a toujours quelque chose à dire, mais
bon, au bon d’un moment, ou souhaiterait un peu d’audace de la part de la
presse spécialisée…
-
Si vous êtes un spécialiste de Staline et du Stalinisme, si vous avez l’eu
l’occasion, depuis des années, de parfaire vos connaissances sur le sujet, alors,
vous pouvez parfaitement faire l’impasse sur ce numéro de Géo Histoire.
Ma
note : 7,5/10
OSS
117 – ALERTE ROUGE EN AFRIQUE NOIRE
En
janvier 1981, Hubert Bonisseur de La Bath est retenu prisonnier en Afghanistan.
Ses ravisseurs exigent de la France des armes en échange de leur célèbre
espion. Il parvient finalement à s'échapper. De retour à Paris, il rencontre
Serge, alias OSS 1001, un tout jeune agent bien différent de lui. Alors que
Serge est envoyé en mission en Afrique de l'Ouest pour aider le dirigeant
Koudjo Sangawe Bamba à mater des rebelles, Hubert Bonisseur de La Bath est
assigné au traitement informatique des dossiers de l'agence. Mais lorsqu'OSS
1001 disparait, on envoie OSS 117 poursuivre la mission. Son nom de couverture
sera Émile Cousin, un homme d'affaires. À son arrivée, il est accueilli comme
un chef d'état....
OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Réalisation
: Nicolas Bedos
Scénario
: Jean-François Halin, d'après l’œuvre de Jean Bruce
Musique : Anne-Sophie
Versnaeyen, Nicolas Bedos
Production : Mandarin
Cinéma, Gaumont, M6 Films
Genre : Comédie,
Espionnage
Titre
en vo : OSS 117 – Alerte Rouge en Afrique Noire
Pays
d’origine : France
Parution
: 04
août 2021
Langue
d'origine : français, allemand, russe, dialectes
africains
Durée
: 116
min
Casting :
Jean
Dujardin : Hubert
Bonisseur de La Bath / OSS 117
Pierre
Niney : Serge / OSS 1001
Fatou
N'Diaye : Zéphyrine Bamba
Natacha
Lindinger : Micheline
Pierson
Wladimir
Yordanoff : Armand
Lesignac
Gilles
Cohen : Roland Lépervier
Habib
Dembélé : Koudjo Sangawe Bamba / les
3 sosies
Ivan
Franek : Kazimir
Emil
Abossolo-Mbo : Pamplemousse
Ibrahim
Koma : Promedi
Brice
Fournier : le broussard
Christelle
Cornil : Josie Ledentu
Karim
Barras : Jacky Jacquard
Bruno
Paviot : Roger Moulinier
Jean-Édouard
Bodziak : Jean-René Calot
Martial
Courcier : Jean-Loup
l'informaticien
Anne-Charlotte
Pontabry : Annie
Marie-Philomène
Nga : la femme de Léon
Ricky
Tribord : le serveur de l'hôtel
Luc
Antoni : Roussel
Nicolas
Bedos : l'homme au bar avec Micheline
Mon
avis : C’était un des gros événements de
cet été 2021 dans les salles obscures en France – oui, il faut savoir
relativiser les choses – surtout pour ce qui est de ce retour au cinéma après
la fermeture de ces derniers pendant de longs mois – le fameux Covid qui est
toujours, hélas, notre compagnon de route depuis bien trop longtemps – je veux,
bien évidement parler de la sortie du troisième volet des aventures de l’inénarrable
et inimitable Hubert Bonisseur de La
Bath, plus connu du grand public par son matricule, OSS 117. Et oui, après Le
Caire, Nid d’Espions, en 2006, puis Rio
ne répond plus en 2009, il aura donc fallut patienter douze longues
années pour retrouver le meilleur agent secret français dans de nouvelles
aventures. Une attente trop longue, aux yeux des fans, au point même qu’on
pouvait même penser que celle-ci ne verrait jamais le jour… et puis, après
tout, était-elle vraiment nécessaire vu que celle-ci, fatalement, serait moins
réussie que les deux premiers volets qui, eux, avaient fait la légende de la
franchise !? De plus, il y avait de quoi être pour le moins dubitatif vu
que le maitre d’œuvre des deux premiers films, Michel Hazanavicius, n’était
plus aux commandes et que son successeur, Nicolas Bedos, n’était pas vraiment
connu pour avoir le même talent pour ce qui est de la mise en scène. Mais bon,
rien que pour le plaisir de retrouver Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si
bien, rien que pour le bonheur de le voir s’empêtrer, une nouvelle fois, dans
une aventure loufoque où on allait bien rigoler, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
Mais alors, pour un résultat acceptable ou pas ? Bon, je passerais
rapidement sur la pseudo polémique absurde qui colle si bien à l’air du temps :
non, OSS 117 n’est pas un film
raciste, malgré les hurlements ridicules des indigénistes et de l’extrême gauche
qui, une fois de plus, se fourvoient totalement. Non, OSS 117 – Alerte
Rouge en Afrique Noire est avant
toute chose, comme ses prédécesseurs, un film comique, une parodie de ces vieux
films d’espionnage à succès et qui, forcément, à pour héros un individu plus bête
que raciste, un homme de son temps, avec ses idées reçues et ses certitudes
qui, certes, ne sont pas politiquement correctes, mais qui font, finalement,
tout le sel du personnage. Car ce qui compte, avant toute chose, ici, c’est de
savoir si ce troisième volet de OSS 117 est une réussite et, ma foi,
dans l’ensemble, c’est le cas même si, bien entendu, nous avons là le film le
moins bon de la saga : comme je l’avais dit, Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius, il n’a pas sa culture
cinématographique, sa vision et cela ce sent. Cependant, c’est tout de même un
pur plaisir que de retrouver notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath,
désormais vieillissant et un peu mis sous la touche, dans une nouvelle aventure
qui l’envoie dans ce que l’on appelait alors la Françafrique – les plus agés
savent de quoi je parle, comme le dictateur local qui est, bien entendu, une
copie conforme de Bokassa – et qui se voit affublé d’un comparse, Pierre Niney,
plus jeune, plus arrogant, plus en forme, et qui pourrait bien le remplacer. Du
coup, sans être aussi bon que ses prédécesseurs, OSS 117 – Alerte
Rouge en Afrique Noire s’avère
être, néanmoins, une sympathique comédie, plutôt drôle et qui réussi son but
premier : faire revenir à l’écran notre bon vieux Hubert Bonisseur de La Bath, ce, pour notre
plus grand plaisir. Alors, mission réussie ? Ma foi, dans les grandes
lignes, oui et, quelque part, c’est le principal !
Points
Positifs :
-
Le plaisir, bien évidement et alors que l’on y croyait plus, de retrouver Hubert
Bonisseur de La Bath, alias, l’agent OSS 117, alias, l’agent secret le plus
incompétent des services secrets français, ce, dans une nouvelle mission qui le
voit plonger au tout début des années 80, juste avant l’élection de François
Mitterrand. Le voilà désormais vieillissant, un peu mis sur la touche et
ringard aux yeux des plus jeunes, mais bon, notre agent si spécial n’a pas dit
son dernier mot, pour notre plus grand plaisir !
-
Une suite, si longtemps après, avec un autre réalisateur que Michel Hazanavicius, le pari était plutôt casse
gueule. Eh bien, disons que si je ne suis pas le plus grand fan de Nicolas
Bedos, bien au contraire, je reconnais que celui-ci s’en sort plutôt bien dans
l’ensemble et nous livre ici une sympathique comédie et, surtout, une suite
plus qu’acceptable.
- Pour ce qui est du casting, on retrouve avec
plaisir Jean Dujardin dans ce rôle qui lui va si bien, quand à Pierre Niney, en
jeune rookie, disons qu’il est plutôt bon et que si le procédé est connu depuis
longtemps, il n’en reste pas moins efficace.
- Même si on rigole peut-être moins dans ce
troisième volet, il reste suffisamment bourré de scènes coquasses pour nous
faire passer un bon moment.
- Un générique d’anthologie qui parodie à merveille
les vieux James Bond !
Points
Négatifs :
-
Il faut reconnaitre que Nicolas Bedos n’est pas Michel Hazanavicius et que, qualitativement parlant, cela se ressent.
Moins fin, plus provocateur, ce troisième volet de OSS 117 est un film sympathique, plaisant, mais pas aussi bon que
ses devanciers.
- Un film plus long que ses prédécesseurs mais,
curieusement, moins drôle. Certes, les occasions de rigoler sont encore
nombreuses mais nettement moins qu’auparavant, ce qui est dommage.
-
Comme je l’ai dit dans mes critiques précédentes, si vous êtes un indécrottable
bobo parisien fidèle lecteur de Libération, du Monde ou
de L’Humanité – oui, il y en a encore quelques uns – et,
surtout, à notre époque, si vous faites partit d’un mouvement indigéniste,
alors, vous allez détester cet Alerte Rouge en Afrique Noire et vous allez le
hurler sur les toits !
Ma
note : 7/10
LE
SACRE DE L'HOMME
Il
y a 12000 ans, l’Homme prend un tournant décisif. Il sort de la préhistoire et
pose les fondations des premières civilisations. Il se sédentarise et invente
l’agriculture, l’élevage, le commerce, la roue, l’alliage des métaux, les
religions, l’écriture, l’architecture… Sur son chemin, de nombreuses épreuves
l’attendent : la propriété privée engendre les premières guerres, le bétail
provoque des épidémies ravageuses, la surpopulation, des famines… Mais il
continue inlassablement à bâtir la société qui est aujourd’hui la nôtre.
Le Sacre de l'Homme
Réalisation
: Jacques Malaterre
Scénariste
: Yves Coppens, Michel Fessler
Narrateur : Thierry
Frémont
Production : uFilm,
France 2
Genre : Documentaire
Titre
en vo : Le Sacre de l'Homme
Pays
d’origine : France
Chaîne
d’origine : France 2
Diffusion
d’origine : 10 avril 2007
Langue
d'origine : Français
Durée
: 105
mn
Casting
:
Helmi
Dridi : Aar / Ooki / Iké / Tobar
Rabeb
Srairi : Ashaa / Kelee / Nomade
Philippe
Kara-Mohamed : Sarki
Lotfi
Dziri : Uhru
Mohamed
Ali Nahdi : Oukou
Mohamed
Grayaâ : Waka
Fatma
Ben Saïdane : Aka
Lotfi
Turki : Roi Sargon
Hamza
Sdiri : Ourham
Mon
avis : Après L’Odyssée
de l’Espèce, paru en 2002, qui narrait l'histoire évolutive de la
lignée humaine puis Homo Sapiens, en 2004,
qui s’intéressait à l'émergence de notre espèce, en 2007 paru enfin le
troisième volet de la trilogie du sieur Jacques Malaterre, Le Sacre de L’Homme. Un nouveau documentaire fiction à succès qui,
cette fois ci, allait mettre en avant la révolution néolithique et l’émergence
des premières civilisations, c’est-à-dire, dans les grandes lignes, qui allait
s’intéresser de la partie qui va de la fin de la dernière période glaciaire,
grosso modo, il y a 12000 ans, à l’apparition de l’écriture et donc, le début
de l’Histoire, il y a sensiblement 5000 ans, dans le Croissant Fertile, en
Mésopotamie. Au vu du postulat de départ de ce documentaire qui rejoignait mes
propres gouts personnels, j’attendais avec impatience Le Sacre de l’Homme et si, naturellement, celui-ci est fatalement
moins aboutit que son glorieux prédécesseur, L’Odyssée de l’Espèce qui avait pour lui d’être le premier volet de
la saga et de s’intéresser à l’évolution humaine en nous montrant à l’écran
nous premiers et lointains ancêtres, force est de constater que l’émergence des
civilisations, ma foi, ce n’est pas rien ! Moins connu du grand public,
moins attirant, probablement, mais, quoi qu’il en soit, franchement intéressant
et, au vu du visionnage de ce documentaire, il apparait que, une fois de plus,
nous avons affaire à une belle réussite ! Car bon, que l’on soit ou pas
familier de ces milliers d’années qui auront vu nos ancêtres devenir
sédentaires, domestiquer les animaux, découvrir l’agriculture, la métallurgie
puis, au fil du temps et de la croissance des premiers hameaux qui sont devenus
des villages puis d’imposantes cités états, l’apparition de religions
complexes, des premières armées, des premières lois, de l’apparition d’une
élite, de plus en plus puissante, mais aussi des premières guerres et des
épidémies, comment ne pas être captiver par ce documentaire ?!
Reconstitution de qualité au vu des connaissances de l’époque, parfaitement axé
pour un public de néophytes, ce qui est toujours une bonne chose, Le Sacre de l’Homme, sans marquer autant
les esprits que L’Odyssée de l’Espèce
voir Homo Sapiens, n’en reste pas
moins le complètement idéal d’une trilogie qui, ma foi, aura été une belle
réussite et l’on peut, par ailleurs, regretter que plus d’une décennie plus
tard, il n’y ait pas eu, à la télévision française, des documentaires aussi
bon, comme si, finalement, eux aussi, étaient d’une autre époque…
Points
Positifs :
-
Dernier volet de la trilogie débutée en 2003 avec L’Odyssée de l’Espèce, Le
Sacre de l’Homme s’avère être, comme ses prédécesseurs, un documentaire de
qualité qui revient d’une manière intéressante et pédagogue sur ce que furent
les quelques milliers d’années qui auront vu l’espèce humaine devenir
sédentaire avant que ne naissent les premières civilisations avec les premières
cités états du Croissant Fertile, en Mésopotamie.
-
Le coté instructif de la chose, qui est, il faut l’admettre, indéniable !
Ainsi, que vous soyez un spécialiste ou un néophyte, Le Sacre de l’Homme ne
pourra que vous plaire.
-
Il est bien entendu plus facile de s’identifier au sort des protagonistes qui
apparaissent dans les diverses histoires présentées ici puisque ces derniers
nous ressemblent, de par leur comportement, leur craintes, leurs amours. En
tous cas, bien davantage qu’Homo Erectus ou Neandertal, naturellement !
Points
Négatifs :
-
Fatalement, ce troisième volet est moins spectaculaire que ses prédécesseurs
qui avaient pour eux le fait qu’ils mettaient en avant nos lointains ancêtres.
Qui plus est, l’effet de surprise ne fonctionne plus autant, ce qui est normal.
Ma
note : 7,5/10
UMMAGUMMA
Pink
Floyd
1
- Astronomy Domine (Syd Barrett) 8:32
2
- Careful with That Axe, Eugene (David Gilmour,
Nick Mason, Roger Waters, Richard Wright) 8:49
3
- Set the Controls for the Heart of the Sun (Roger
Waters) 9:27
4
- A Saucerful of Secrets (David Gilmour, Nick Mason,
Roger Waters, Richard Wright) 12:48
5
- Sysyphus (Parts 1–4) (Richard Wright) 13:28
6
- Grantchester Meadows (Roger Waters) 7:26
7
- Several Species of Small Furry Animals Gathered Together in a Cave and
Grooving with a Pict (Roger Waters) 4:59
8
- The Narrow Way (Parts 1–3) (David Gilmour) 12:17
9
- The Grand Vizier's Garden Party (Part 1: Entrance; Part 2: Entertainment;
Part 3: Exit) (Nick Mason) 8:46
Ummagumma
Musicien
: Pink
Floyd
Parution
: 25 octobre 1969
Enregistré : 1969
Durée : 86:21
Genre
:
Rock Progressif, Rock Psychédélique, Rock Expérimental
Producteur : Pink
Floyd
Label
: Harvest,
Capitol
Musiciens :
Richard
Wright : orgue Farfisa, orgue
Hammond, piano, mellotron ; tout sur Sysyphus
David
Gilmour : guitare, chant ; tout sur The Narrow Way
Roger
Waters : basse, chant ; tout sur Grantchester Meadows et Several Species…
Nick
Mason : batterie, percussions ;
tout sur The Grand Vizier's Garden Party
Lindy
Mason : flûte sur The Grand Vizier's Garden Party
Mon
avis : Quatrième
album de Pink Floyd – si l’on prend en compte More qui est une bande originale mais, après tout, pourquoi ne pas
le prendre en compte – il est évidant que, depuis sa sortie, en octobre 1969, Ummagumma n’a pas vraiment bonne presse,
ce, que ce soit au niveau des fans comme des critiques. Il faut dire que ce
double album – le premier du groupe – est un opus qui possède tant de défauts
que, effectivement, il est difficile de le défendre et que, ma foi, encore
aujourd’hui, il fait partit de ces disques que l’on achète afin de compléter la
discographie d’un groupe. C’est tout de même un peu dommage, cependant, d’avoir
une telle vision de cet album où tout, loin de là, n’est pas à jeter. Ainsi, prenons
la pochette : les membres du groupe dessus – ce sera la dernière fois –
dans une composition de mise en abime pour le moins réussie et qui est, de mon
point de vu, une des meilleures du groupe. Ensuite, il y la partie live de ce
double album – oui, ce dernier est divisé en deux parties, une première
enregistrée en concert, l’autre où, séparément, les quatre membres de Pink
Floyd s’essayent à l’expérimentation la plus poussée – qui, ma foi, mérite le
détour : Astronomy Domine, Careful with That Axe, Eugene, Set the Controls for the Heart of the Sun
et A Saucerful of Secrets dans des
versions plus longues qui nous rappelaient que sur scène, le Floyd était un des
meilleurs groupes de l’époque. Reste, malheureusement, le second disque,
nettement plus problématique… Comme je l’ai dit, ici, chaque membre du groupe,
nous propose ses propres compositions en solo, sans l’apport des autres, et le
résultat, ma foi, a de quoi laisser dubitatif même les fans les plus concilient :
ainsi, Richard Wright et Nick Mason nous livre de longues pièces franchement
pas terribles et si David Gilmour a quelques bonnes idées dans son The Narrow Way, l’ensemble est loin d’être
folichon. Reste Roger Waters : une ballade campagnarde – Grantchester Meadows – sympa mais sans
plus et un titre franchement audacieux, Several
Species of Small Furry Animals Gathered Together in a Cave and Grooving with a
Pict, avec ses bruits d’insectes, de feuilles, qui ravira les fans de
progressif et de délires sonores mais laissera pantois tous les autres. Bref,
vous l’avez compris, Ummagumma n’est
pas un grand Pink Floyd, loin de là et, quelque part, on pourrait même
dire qu’il n’est pas vraiment indispensable, cependant, quelque part, il est plutôt
important pour l’évolution du groupe en tant que tel puisqu’il prouve de fort
belle manière que, l’alchimie qui fonctionnait si bien dans Pink Floyd, c’était
les quatre membres ensemble, avec leurs qualités et leurs défauts, et non, en
aucun cas, chacun pris seul de son coté, ce que la suite, finalement,
démontrera fort bien d’ailleurs…
Points
Positifs :
-
Difficile de trouver beaucoup de points positifs dans ce qui est un des moins
bons albums de Pink Floyd, cependant, pris dans son ensemble, il reste suffisamment
de qualités pour justifier son achat, ne serais-ce, bien entendu, que pour sa
partie live qui nous propose quatre titres majeurs de l’époque : Astronomy
Domine, Careful with That Axe, Eugene, Set
the Controls for the Heart of the Sun et A Saucerful of Secrets.
-
La pochette, bien entendu, probablement une des meilleures de toute la
discographie du groupe avec cette mise en abime superbe.
-
Several
Species of Small Furry Animals Gathered Together in a Cave and Grooving with a
Pict est un pur délire sonore
de Roger Waters qui, ma foi, plaira aux fans d’expérimentations musicales et de
progressif.
- Grantchester
Meadows de Roger Waters et The Narrow
Way de David Gilmour se laissent écouter…
Points
Négatifs :
-
Un des moins bons albums de Pink Floyd, un de ceux que l’on écoute le moins, un
de ceux que l’on achète uniquement afin de compléter sa collection. Ainsi,
malgré quelques qualités, l’ensemble est loin de valoir le coup, particulièrement
le second disque, celui où les quatre membres du groupe, en solo, nous
proposent des titres expérimentaux dont la quasi-totalité sont, soient trop
moyens, soient franchement mauvais !
-
Justement, les deux titres de Richard
Wright et de Nick Mason sont les gros points faibles de cet album et, quelque
part, on ne peut pas vraiment dire, non plus, que ceux de Gilmour et de Waters
soient des incontournables absolus, loin de là…
- La preuve que trop d’expérimentation tue l’expérimentation.
- Dommage que Ummagumma
n’ait pas été uniquement un album live.
Ma
note : 6,5/10
BERSERK
– L'ÂGE D'OR
Midland:
un royaume pris, depuis un siècle, dans l'étau d'une guerre sans merci avec ses
voisins. Sur les champs de bataille, Guts, un jeune mercenaire lutte pour
survivre au quotidien. Malgré son jeune âge, il se bat avec la rage d'un chien
fou, déploie une effroyable dextérité et traîne derrière lui une épée au
gabarit impressionnant. Alors qu'il sort d'une énième bataille, il est pris à
partie par une bande de mercenaires, qui s'imaginent pouvoir le détrousser. Le
choc est rude, et leur chef est obligé d'intervenir pour éviter que ses
lieutenants ne se fassent massacrer en quelques instants. Après un affrontement
en combat singulier, Guts se retrouve embrigadé et découvre qu’il a affaire à
la Troupe des Faucons, des mercenaires aguerris dirigés par Griffith, un jeune
homme charismatique et mystérieux, qui semble promis à une ascension
fulgurante…
Berserk – L'Âge d'Or
Réalisation : Toshiyuki
Kubooka
Scénario : Ichirō
Ōkouchi
Musique : Shirō
Sagisu, Susumu Hirasawa
Production : Dybex
Genre : Fantasy
Titre
en vo : Beruseruku Ōgon Jidai-hen
Pays
d'origine : Japon
Langue
d'origine : japonais
Date
de sortie : 04 février 2012 – 23 juin 2012 –
04 février 2013
Durée : 225
mn
Casting
:
Hiroaki
Iwanaga : Guts
Takahiro
Sakurai : Griffith / Femto
Toa
Yukinari : Casca
Aki
Toyosaki : Charlotte
Yuki
Kaji : Judeau
Yoshirou
Matsumoto : Korkus
Takahiro
Fujiwara : Pippin
Minako
Kotobuki : Rickert
Kazuki
Yao : Gaston
Nobuyuki
Katsube : Roi de Midland
Rikiya
Koyama : Comte Julius
Kenta
Miyake : Nosferatu Zodd
Yūichi
Nakamura : Silat
Shinji
Ogawa : Void
Chafurin
: Ubik
Miyuki
Sawashiro : Slan
Rikiya
Koyama : Conrad
Akio
Otsuka : Chevalier Squelette
Mon
avis : Indéniablement, Berserk
restera à tout jamais comme étant un des plus grands mangas de tous les temps,
une œuvre somptueuse, magnifique et qui restera, probablement, inachevée
puisque, comme les nombreux fans de la saga le savent bien, son auteur, Kentarō
Miura, nous a quitter brutalement le 6 mai dernier… Un coup de massue, donc,
pour les amoureux de Berserk qui, non
seulement auront perdu leur mangaka préféré mais en plus, ne connaitront
probablement jamais la conclusion du manga – il y aurait bien une possibilité
qu’un autre artiste reprenne la saga pour la finir, mais qui, et avec quel
talent, fatalement, cela sera moins somptueux, il ne faut pas se faire d’illusions…
Ainsi, pas encore totalement remis de cette triste nouvelle, ce fut par
curiosité, histoire de satisfaire ma nostalgie des aventures de Guts, Casca et
Griffith, que je me suis décidé à regarder son adaptation sur grand écran, le
fameux Berserk – L’Âge d’Or. Composé,
à la base, de trois films – L'Œuf du Roi,
La Bataille de Doldrey et L'Avent – je me suis dit qu’une seule
critique suffisait vu que, premièrement, je me suis taper les trois à la suite,
deuxièmement, eh ben, disons que vu que tous les éléments narratifs se suivent,
je ne voyais pas l’intérêt de vous pondre trois critiques !? Plus de
quatre d’heures de film, donc, qui revient, dans les grandes lignes, sur ce qui
est, sans aucun doute possible, le meilleur arc du manga, celui de L’Âge d’Or et qui va, grosso modo, de la
fin du troisième
tome au cultissime treizième
– bref, le long flashback où le sieur Miura nous narre l’enfance de Guts, sa
rencontre avec Griffith, son entrée dans la Troupe du Faucon puis, tous les événements
qui ont lieu jusqu’au fameux Avent… Naturellement, et sans grande surprise, malgré
la durée conséquente de ces trois films, certains passages manquent à l’appel
et si l’on peut accepter sans sourciller que des protagonistes soient moins développés,
dommage que l’enfance de Guts passe à la trappe. Cependant, malgré ces quelques
défauts, pour le reste, disons que c’est du tout bon ! Assez récent
puisque sortit sur nos écrans il y a sensiblement une décennie, Berserk – L’Âge d’Or est, visuellement
parlant, une belle réussite pour ce qui est de l’animation en elle-même. De
même, on retrouve ici toute la violence du manga qui atteint son paroxysme lors
du fameux Avent où toute la Troupe du Faucon est massacrée, Casca violée devant
Guts et où Griffith devient un God Hand – je ne pense pas que l’on puisse
encore parler de spoiler vu l’ancienneté du manga. Du coup, les fans de l’œuvre
originale en ont pour leur argent et retrouveront avec plaisir un arc narratif
qui, accessoirement, est tout simplement le meilleur du manga. Quand aux
autres, celles et ceux qui ne connaissent pas Berserk, seront-ils attirés par ce film, est-ce que celui-ci leur
donnera envie de découvrir le manga ? Ma foi, vu que celui-ci représente
une excellente entrée en matière pour découvrir l’univers de Berserk, pourquoi pas ?!
Points
Positifs :
-
Une excellente adaptation de ce qui restera comme étant le meilleur arc
narratif de Berserk, célèbre manga
qui est, sans nul doute, le meilleur de ces trente dernières années. Il faut
dire que L’Âge d’Or – un très long
flashback dans le manga – a acquis depuis longtemps un statut tellement culte
qu’il est difficile de ne pas s’extasier devant le scénario de folie du sieur Kentarō
Miura qui atteint son paroxysme dans un final d’une horreur et d’une noirceur
absolue.
-
On est toujours en droit d’avoir des doutes quand à la qualité d’une adaptation
d’une œuvre aussi culte, or, dans le cas qui nous préoccupe ici, force est de
constater que, malgré quelques raccourcis, Berserk
– L’Âge d’Or est une très bonne adaptation qui ravira, sans nul doute, les
nombreux fans du manga original.
-
Le plaisir, incommensurable, de retrouver Guts, Casca, Griffith et le reste de
la Troupe du Faucon sur grand écran !
-
Même si on connait les événements par cœur, il est difficile de ne pas être
choqués et horrifiés par les événements qui ont lieu pendant l’Avent…
-
Une animation moderne et de qualité, une bande originale réussie, des décors
magnifiques, bref, que demander de plus ?
Points
Négatifs :
-
L’adaptation est réussie dans l’ensemble, il est tout de même dommage que,
malgré ses plus de quatre heures – si l’on met les trois films bout à bout – celle-ci
fasse l’impasse sur la jeunesse de Guts et que quelques protagonistes n’aient
pas été davantage développés.
-
On ne va pas se mentir, même si Berserk –
L’Âge d’Or est une bonne entrée en matière pour découvrir l’univers de Berserk, cela reste avant toute chose
une adaptation qui ravira principalement les fans de l’œuvre originale.
-
Comme je le soulignais régulièrement dans mes critiques du manga, Berserk est une œuvre très spéciale et
toute cette violence risque de ne pas plaire a tout le monde, certains ne
voyant que le coté très bourrin de celle-ci. Pourtant, lorsque l’on creuse un
peu…
Ma
note : 8/10
CHRONIQUE
DU PAYS DES MÈRES
Sur
une Terre dévastée, les hommes sont devenus rares, un virus déséquilibrant les
naissances. Le Pays des Mères, une société matriarcale, a toutefois pu
s'établir en ayant recours à l'insémination artificielle. La jeune Lisbeï se
pense promise au titre de Mère, jusqu'au jour où elle apprend sa stérilité.
Loin de chez elle, devenue exploratrice, elle accomplira l'un de ses rêves les
plus chers : découvrir les secrets du lointain passé du Pays des Mères.
Chronique du Pays des Mères
Auteur
: Élisabeth Vonarburg
Type
d'ouvrage : Anticipation
Première
Parution : 10 juin 1992
Edition
Poche : 07 janvier 2021
Titre
en vo : Chronique du Pays des Mères
Pays
d’origine : Canada
Langue
d’origine : français québécois
Traduction : Néant
Editeur : Folio
SF
Nombre
de pages : 784
Mon
avis : Plus d’une décennie après avoir
entendu parler, pour la toute première fois, de ce Chronique du Pays des Mères, j’ai enfin trouver l’occasion de le
lire et de constater par moi-même que oui, effectivement, tout le bien que l’on
disait au sujet de ce roman était, dans les grandes lignes, amplement justifié !
Bon, comme dirait l’autre, mieux vaut tard que jamais et il est plutôt amusant
que, comme cela avait été le cas pour Chroniques
des Années Noires, cet été, j’ai eu l’opportunité de lire deux ouvrages
qui étaient sur mes tablettes depuis bien trop longtemps… Ceci étant dit, quid,
donc, de la qualité de ce roman qui, comme vous l’avez compris, est plutôt élevée ?
Œuvre de la québécoise Élisabeth Vonarburg qui a dut écrire une bonne petite flopée
de bouquins mais qui est particulièrement connue chez nous par celui qui nous préoccupe
aujourd’hui, Chroniques du Pays des Mères
est une œuvre d’anticipation post-apocalyptique qui nous entraine dans un futur
lointain de quelques centaines d’années où, suite à une catastrophe climatique –
eh oui, on en parlait déjà il y a trente ans, date de la sortie de cet ouvrage –
la civilisation humaine s’est effondrée et les naissances ont commencé à partir
en cacahouètes, les males se faisant de plus en plus rares… Un postulat de
départ plutôt intéressant et l’intrigue débute donc dans ce futur où, après la
succession de diverses civilisations – les Harems puis les Ruches – actuellement,
c’est le Pays des Mères qui est aux commandes. Et c’est donc là, dans une de
ces espèces de citées états qui jalonnent le continent – on comprend rapidement
que c’est ce qui reste de l’Europe – que l’on va suivre les traces de la jeune
Lisbeï qui, alors qu’elle est promise à devenir la Mère de sa citée – en gros,
la cheffe locale – et espère pouvoir vivre son histoire d’amour avec sa demi-sœur
– eh oui – Tula, va voir, suite à une succession d’événements, devoir quitter
les lieux, celle qu’elle aime et partir étudier dans la seule grosse ville de
ce monde avant de devenir une exploratrice et d’effectuer, a de multiples
reprises, tout un tas de découvertes qui vont changer pas mal de choses sur les
croyances de ce peuple ainsi que la place des hommes dans cette communauté féminine…
En gros, voilà un rapide résumé de l’intrigue et, bien évidement, je n’en
dirais pas davantage histoire de laisser le plaisir de la découverte à celles
et ceux qui souhaiteraient ce plonger dans la lecture de cet excellent pavé –
plus de 700 pages – qui, ma foi, est une réussite indéniable. Il faut dire que Élisabeth
Vonarburg nous offre ici un monde complexe, fascinant et que l’on pourrait
croire réel tellement l’autrice développe à merveille celui-ci : ainsi,
entre les différentes citées, la religion, l’histoire de ce monde, la place des
femmes et des hommes, la manière dont on procède aux procréations, force est de
constater que Élisabeth Vonarburg a sut créer un monde d’une complexité rare
mais qui s’avère être une belle réussite. Ajoutons à cela un lot de
protagonistes charismatiques, des discussions passionnantes et un usage du
féminin dans la parole qui surprend de prime abord mais qui s’avère plutôt logique
et vous comprendrez a quel point cet ouvrage mérite tout le bien que l’on dit
de lui depuis presque trois décennies. Bref, un incontournable à lire, tout
simplement !
Points
Positifs :
-
Excellent roman d’anticipation post-apocalyptique, Chronique du Pays des Mères est ouvrage superbe qui nous tient en
haleine tout au long de ses plus de 700 pages. Original, captivant, déroutant
même, par moments, celui-ci nous prouve fort bien qu’il est toujours possible
de sortir allègrement des carcans imposés de la SF et de nous pondre de
véritables petites merveilles qui valent le détour !
-
Ce monde futuriste imaginé par Élisabeth Vonarburg est tellement bien décrit qu’il
en devient presque crédible. Il faut dire que l’auteure nous offre ici un monde
possédant un background conséquent où sont superbement décris des éléments
comme la religion, les légendes, l’histoire, les divers modes de gouvernance,
les coutumes, le travail, l’éducation, la place des femmes et des hommes, la
reproduction, etc.
-
Si Lisbeï, bien évidement, est l’héroïne de l’histoire et le personnage le plus
développé, le reste du casting est assez nombreux et la plupart des autres
protagonistes sont suffisamment bien écrits pour marquer les esprits.
-
L’usage du féminin en tant que genre majeur peut dérouter de prime abord mais s’avère
être logique au vu de cette société matriarcale.
Points
Négatifs :
-
Une conclusion qui en déroutera peut-être plus d’un de par son coté un peu
fantastique et innatendu…
-
Chronique du Pays des Mères est une œuvre
assez spéciale qui ne plaira peut-être pas à tout le monde. Il faut dire qu’il
faut adhérer au concept et à cette intrigue qui prend son temps pour se développer.
Ma
note : 8,5/10