samedi 23 septembre 2017

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – AU GUET !


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – AU GUET !

Une société secrète d'encagoulés complote pour renverser le seigneur Vétérini, Patricien d'Ankh-Morpork, et lui substituer un roi. C'est sans compter avec le guet municipal et son équipe de fins limiers. Enfin une affaire à la mesure du capitaine Vimaire, alcoolique frénétique, et de ses non moins brillants adjoints. Et lorsqu'on retrouve au petit jour dans les rues les corps de citoyens transformés en biscuits calcinés, l'enquête s'oriente résolument vers un dragon de vingt-cinq mètres qui crache le feu ; on aurait quelques questions à lui poser. Peut-être la collaboration du bibliothécaire de l'Université ne serait-elle pas inutile. Certes, à force de manipuler les grimoires de la plus vaste collection de livres magiques du Disque-Monde, il a depuis quelque temps été métamorphosé en singe, mais qui a vraiment remarqué la différence ?


Les Annales du Disque-Monde – Au Guet !
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 18 septembre 1989
Edition Française : 31 mai 2011
Titre en vo : Guards! Guards!
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 352

Mon avis : Avec Au Guet !, huitième tome des Annales du Disque-Monde, il est évidant que nous avons droit a un des tous meilleurs ouvrages de la saga, rien que ça ! Il faut dire que celui-ci est un pur chef d'œuvre de Fantasy humoristique tout en étant également un véritable polar, et, cette fois, on peut dire que l'auteur britannique aura parfaitement réussi le mélange des genres, ce qui, a première vu, n'est pas chose aisée. Et pour ce qui est de l’intrigue en elle-même, celle-ci, une fois de plus, se déroule dans la si peu agréable cité d' Ankh-Morpork, cependant, cette fois-ci, c'est au guet que nous allons avoir a faire, ou plutôt a ce qui en reste tant celui ci est méprisé par les habitants. Pourtant, lorsque les premières victimes sont retrouvées calcinées et que la rumeur d'un dragon commence à courir, se sont ces braves représentants de la Loi (enfin, c'est un bien grand mot) qui vont s’atteler a la tache et sauver la cité. Terry Pratchett a un don extraordinaire pour nous créer des personnages qui deviennent instantanément cultes (ce que, il faut bien le reconnaître, est assez rare) et ce, quelque soit leur degré d'importance dans l'histoire. Et, bien évidement, les membres du Guet n'en sont pas en reste : entre le Capitaine Vimaire, stéréotype même du flic de polar, désabusé et alcoolique mais qui ne lâche rien, Carotte, le Nain d'adoption, plutôt naïf et qui ne voit que par son manuel de Loi, Colon le sergent grassouillet et Chicard, sale, petit et voleur, on est plus que servis. Surtout que (a part Carotte, nouvelle recrue idéaliste), la devise du guet est d’éviter les problèmes et que la lâcheté est un bon moyen de survie, on se dit que ces fis limiers n'iront pas bien loin. Et pourtant... Cependant, si nos braves gardes de nuit attirent l'attention, les autres protagonistes ne sont pas en reste : entre le Praticien, de plus en plus développé au fil des tomes, le Bibliothécaire toujours égal a lui même, J'me tranche la Gorge, vendeur ambulant, Dame Ranking a la forte... euh, personnalité, les dragons, omniprésents et, le mystérieux Grand Maître Suprême, a l'origine de tous les ennuis, chacun, a sa manière est inoubliable. Mais si les personnages sont parfaits, il en va de même de l'histoire : passionnante, drôle (on est dans les Annales pardieu !), assez bien ficelée, il est quasiment impossible de lâcher ce livre tant il est prenant. Autant qu'un polar, comme je vous le disais en préambule, un très bon polar dans un monde médiéval fantastique ubuesque ou tout peut arriver, surtout le plus improbable ! Bref, vous l’avez compris, Au Guet ! est un véritable bijou, qui vous fera mourir de rire et que vous n'oublierez pas de sitôt.


Points Positifs :
- Premier ouvrage où apparait le guet d'Ankh-Morpork, Au Guet ! est indéniablement un incontournable : il faut dire qu’ici, tout est parfait, ou presque, et que ces antihéros sont tellement bourrés de défauts qu’ils en deviennent immédiatement attachant et… cultes !
- Samuel Vimaire image même du flic désabusé et alcoolique, Carotte Fondeurenfersson, jeune recrue idéaliste, Frédéric Côlon, prototype même du sergent et le Caporal Chique, formidable petite frappe, sont des protagonistes que l’on n’est pas prêt d’oublier ; et comme ils reviendront par la suite…
- Une intrigue captivante qui fera que vous ne lâcherez par ce bouquin tant que vous ne l’aurez pas finit !
- Que de thématiques abordées dans cet ouvrage : le respect de la loi, l’image que la population a des forces de l’ordre, le pouvoir de la démagogie, la défense des animaux, les sociétés secrètes.
- Fantasy parodique, polar, Au Guet ! est un formidable hommage, comme Pratchett le dit lui-même, a tous ces gardes qui, dans toutes œuvres de Fantasy, apparaissent rapidement dans l’histoire pour se faire trucider bêtement par le héros sans qu’on leur demande leur avis.

Points Négatifs :
- Pas vraiment de points négatifs a signaler dans cet ouvrage, après, certains pointeront du doigt certains personnages stéréotypés, certaines situations convenues, mais bon, c’est du Pratchett donc c’est normal et si vous appréciez cet ouvrage, cela ne vous dérangera guère, bien au contraire.

Ma note : 8,5/10

mercredi 20 septembre 2017

ZOULOU


ZOULOU

Au lendemain de la défaite d'Isandhlwana, au Natal, une centaine de Tuniques rouges défendent Rorke's Drift, une ferme faisant office de mission au révérend Jack Witt, contre 4000 guerriers Zoulous. Malgré de nombreuses attaques coordonnées des indigènes, les soldats britanniques repoussent les assauts. Alors qu'ils croient la bataille perdue, ils reçoivent un hommage de leurs ennemis saluant leur courage et leur ténacité.


Zoulou
Réalisation : Cyril R. Endfield
Scénario : Cy Endfield et John Prebble
Musique : John Barry
Production : Diamond Films
Genre : guerre, historique
Titre en vo : Zulu
Pays d’origine : Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais, zulu
Date de sortie : 22 janvier 1964
Durée : 138 minutes

Casting :
Stanley Baker : le lieutenant John Chard
Michael Caine : le lieutenant Broomhead
Jack Hawkins : le révérend Otto Witt
Ulla Jacobsson : Margaretta Witt
James Booth : Henry Hook
Nigel Green : le sergent Bourne
Paul Daneman : le sergent Maxfield
Patrick Magee : le chirurgien Reynolds
Chef Buthelezi : Catewayo
Richard Burton : narrateur

Mon avis : Quinze ans avant l’excellent Zulu Dawn, dont je vous ai parlé sur ce blog le mois dernier, Cy Endfield avait déjà sorti au cinéma un autre long métrage sur la guerre anglo/zulu de la seconde moitié du dix-neuvième siècle, je veux bien évidement parlé de Zoulou. Pour la petite histoire, Zulu Dawn, qui retrace la bataille d’Isandhlwana, est la préquelle de Zoulou et, dans ce dernier, il est fait mention du massacre subit par les britanniques faces aux troupes du roi Catewayo. L’idéal, bien entendu, est de regarder les deux films dans cet ordre, donc, est de se plonger dans ce qu’il faut bel et bien appeler une excellente, que dis-je, une merveille du septième art. Car en effet, si Zulu Dawn n’était pas loin du chef d’œuvre, Zoulou, lui aussi, n’a pas grand-chose à lui envier : déjà, que le même homme soit aux manettes des deux films aide beaucoup, c’est un fait, ensuite, si le long métrage de 1979 est l’un des meilleurs dans le genre massacre en règle, son prédécesseur, donc, est un pur bijou du genre « siège ». N’ayant rien à envier à un certain Rio Bravo, Zoulou est une pure merveille de bataille de sièges, de défense acharnée par une petite troupe face aux hordes nettement plus nombreuses qui leur font face. L’amateur du genre, bien entendu, ne peut qu’être aux anges face à cette interminable bataille qui ne le laisse, à aucun moment, reprendre son souffle ! Glorifiant davantage l’armée britannique que dans Zulu Dawn, Zoulou n’est cependant pas manichéen pour un sou et les deux armées sont glorifiées, que ce soit dans leurs exploits que dans leurs hauts faits d’armes. Bien évidement, la distribution, britannique, est somptueuse et si Stanley Baker, grand acteur en son temps, occupe le haut de l’affiche, un certain Michael Caine qui tenait là son premier rôle majeur n’est pas en reste. Bref, un excellent film de guerre comme on n’en fait plus – il faut le reconnaitre – et qui, avec son successeur, est un indispensable pour tous les amateurs du genre qui souhaiteraient se replonger dans ce conflit colonial oublié de nos jours…


Points Positifs :
- Comme ce sera le cas avec son successeur, Zulu Dawn, Zoulou est un film de guerre historiquement parfait de bout en bout et qui se regarde avec grand plaisir ; il faut dire que si la bataille d'Isandhlwana méritait un film, celle de Rorke's Drift, plus glorieuse pour l’armée coloniale britannique, n’était pas en reste.
- Un pur bijou des films de siège et les amateurs du genre ne pourront que se délecter de ces assauts successifs sur une petite garnison et de la manière dont celle-ci se défend, encore et encore. Un film digne de Rio Bravo ou d’Alamo !
- Une distribution à la hauteur de l’événement avec un certain Michael Caine qui trouve là son premier rôle marquant sur grand écran.
- La bataille est fort longue, or, on ne s’ennui pas une seule minute !
- Même si la résistance héroïque des quelques britanniques glorifient certainement ces derniers, Zoulou est tout sauf une œuvre manichéenne.
- Ces magnifiques décors en extérieur !

Points Négatifs :
- Dommage que la plupart des protagonistes n’aient pas été davantage présentés au début du film comme ce sera le cas dans Zulu Dawn, du coup, certaines morts marquent moins les esprits…

Ma note : 8,5/10

mardi 19 septembre 2017

LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – PYRAMIDES


LES ANNALES DU DISQUE-MONDE – PYRAMIDES

Teppicymon XXVII est mort et il a un peu de mal à se faire à cette idée. Même s'il respecte le professionnalisme des embaumeurs, voir ces sympathiques artisans plongés jusqu'aux coudes dans vos entrailles a quelque chose qui vous remue les tripes. Son fils va lui succéder et lui aussi a quelque difficulté à s'adapter à la nouvelle situation. Pas facile d'hériter du trône quand on est encore un ado et qu'on vient d'achever ses études à la Guilde des Assassins... Vous voilà soudain responsable du lever du soleil comme de l'abondance des récoltes. Et les ennuis vous guettent : vaches grasses, vaches maigres, sphinx, prêtres fanatiques, crocodiles sacrés et momies vagabondes. Sans compter que la Grand Pyramide a précipité le royaume dans une faille spatio-temporelle.


Les Annales du Disque-Monde – Pyramides
Auteur : Terry Pratchett
Type d'ouvrage : Fantasy Burlesque
Première Parution : 03 mars 1989
Edition Française : 10 janvier 2011
Titre en vo : Pyramids
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Patrick Couton
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 320

Mon avis : Ce septième volume des Annales du Disque-Monde est un peu diffèrent des autres, puisque, pour une fois, nous quittons les personnages plus ou moins récurrents de la série pour nous plonger dans un ancien royaume dont toute ressemblance avec l’ancienne Egypte est tout sauf fortuite. Et c'est ce qui rehausse l'intérêt de ce livre et de la saga, par la même occasion, car ce dépaysement, nous évite de tourner en rond et nous montre un autre aperçu de la géographie du Disque et de toutes les possibilités romanesque qui en découlent, et ce, même si la cité d' Ankh-Morpork est présente dans la première partie de l'œuvre (avec au passage, de forts utiles développements sur les différentes guildes de la ville, en particulier la guide des Assassins, qui nous préoccupe ici, où l'on suit la formation de ces derniers). Donc, nous voila avec une géniale copie de l’Egypte, elle même entourée de deux autres nations qui nous font penser immédiatement a la Grèce et a la Perse. Le décor est planté, et l'on ne va pas s'ennuyer une seule seconde ! Car une fois de plus, Terry Pratchett ne déçoit pas et nous offre, avec Pyramides, un excellent roman à l'humour subtil et corrosif où un jeune héritier, Teppic, qui rêvait de devenir assassin, se voit forcé de rentrer chez lui a la suite du décès de son père afin de prendre sa succession. Bien évidement, pour avoir connu le vaste monde extérieur, notre héros du jour rêve d’apporter quelques progrès à ses sujets, mais cela ne sera pas aussi simple car il est difficile de changer des traditions vieilles de 7000 ans. Surtout que le garant de celles-ci, le grand prêtre Dios, veille au grain. A ce sujet, celui ci mérite une mention spéciale : jusqu'à présent, Pratchett nous avais inventé des personnages, qu'ils soient importants ou secondaires, attachants et charismatiques. Avec Dios, on a l'un des plus intéressants de part sa personnalité, inquiétante et complexe. Si de prime abord, celui ci ne semble pas payer de mine, il se découvre au fil de la lecture (et des diverses révélations) et gagne en intérêt, et ce, jusqu'à la révélation finale (mais chut!). Quand aux autres protagonistes de Pyramides, fort nombreux, on n’est pas déçus une seconde, et pourtant, ils sont légions entre l’architecte et ses deux fils (hilarants), l’embaumeur et son apprenti, Ptorothée et ses origines mystérieuses, les compagnons de la guilde des assassins, les philosophes, sans oublier, bien sur, le plus grand mathématicien du disque qui est tout bonnement un… chameau ! Mais il ne faut pas oublier le Pharaon précédant ; certes, il est mort, mais cela ne l’empêche pas de vaquer à ses occupations.... Bien évidement, comme d'habitude chez Pratchett, rien ne sera simple et les péripétie les plus loufoques font se succéder au fil des pages entre des pyramides de plus en plus grandes et de plus en plus dangereuses, un royaume entier qui disparaît, des momies qui se promènent, des Dieux qui apparaissent, un Sphinx et... son énigme (forcement!), Dios et ses secrets et Teppic, au beau milieu de tout ça, essayant de faire de son mieux. Et si je vous dis que les mathématiques, la physique quantique, les marges de bénéfice et la philosophie tiennent une place primordiale dans cette œuvre, vous comprenez peut être ou vous mettez les pieds ? Ou ça ? Dans un (une fois de plus) excellent volume des Annales. Bien évidement, a lire...


Points Positifs :
- Premier roman dit indépendant du cycle du Disque-Monde, Pyramides est indéniablement une petite réussite où Pratchett réussi à nous donner une vision fort intéressante de l’Egypte antique, mais aussi et surtout, de la force des traditions, celles-ci étant au cœur de l’intrigue. Bien entendu, l’auteur le fait par le biais de l’humour, mais avec grand talent !
- Dios est indéniablement un personnage fort intéressant dans cet ouvrage, surtout au fil de la lecture, lorsque l’on en comprend davantage à son sujet et que l’on apprend qui il est vraiment.
- Une flopée de protagonistes assez réussis dans l’ensemble, avec, en tête de liste, Teppic, le jeune pharaon assassin, la jeune et sensuelle Ptorothée, quelques momies, des architectes et tout un tas d’autres personnages plutôt plaisants.
- Références à l’Egypte antique, donc, mais aussi a L’Iliade, a La Bible, a la rivalité entre le monde grec et les perses, mais aussi, a la religion en règle générale avec tous ces dieux inventés par l’homme et qui prennent subitement vie, au grand dam des… prêtres !
- L’humour propre a la saga, bien sur, mais aussi tout un tas de références scientifiques plutôt bien trouvées.

Points Négatifs :
- Patrick Couton est indéniablement un excellent traducteur de l’œuvre de Pratchett, c’est un fait indéniable, cependant, dans Pyramides, je ne comprends pas pour quelle raison il a donné un accent marseillais aux grecs locaux ? Sincèrement, cela m’aura insupporté a chaque fois que l’un de ces derniers avait une ligne de dialogue et cela s’en est ressentit a la lecture…
- Un final un poil trop expéditif a mon gout.

Ma note : 8/10

lundi 18 septembre 2017

2012


2012

Les Mayas, l'une des plus fascinantes civilisations que la Terre ait portées, nous ont transmis une prophétie : leur calendrier prend fin en 2012, et notre monde aussi. Depuis, les astrologues l'ont confirmé, les numérologues l'ont prédit, les géophysiciens trouvent cela dangereusement plausible, et même les experts scientifiques gouvernementaux finissent par arriver à cette terrifiante conclusion. La prophétie maya a été examinée, discutée, minutieusement analysée. En 2012, nous saurons tous si elle est vraie, mais quelques-uns auront été prévenus depuis longtemps... Lorsque les plaques tectoniques se mettent à glisser, provoquant de multiples séismes et détruisant Los Angeles au passage, Jackson Curtis, romancier, et sa famille se jettent à corps perdu, comme des millions d'individus, dans un voyage désespéré. Tous ne pourront pas être sauvés...


2012
Réalisation : Roland Emmerich
Scénario : Roland Emmerich et Harald Kloser
Musique : Harald Kloser et Thomas Wanker
Société de production : Centropolis Entertainment
Genre : Catastrophe
Titre en vo : 2012
Pays d’origine : États-Unis
Langue d'origine : anglais
Parution : 11 novembre 2009
Durée : 158 mn

Casting :
John Cusack : Jackson Curtis
Amanda Peet : Kate Curtis
Chiwetel Ejiofor : Dr Adrian Helmsley, scientifique
Thandie Newton : Dr Laura Wilson, fille du président Wilson
Oliver Platt : Carl Anheuser, directeur de cabinet du Président des États-Unis
Woody Harrelson : Charlie Frost
Danny Glover : Président Thomas Wilson (Président des États-Unis)
Stephen McHattie : Commandant Michaels, capitaine de l'arche américaine
George Segal : Tony DelGatto, compagnon musicien d’Harry
Thomas McCarthy : Gordon Silberman, compagnon de Kate Curtis
Patrick Bauchau : Roland Picard, directeur du musée du Louvre
Jimi Mistry : Satnam, géophysicien indien
John Billingsley : le professeur West, scientifique
Zlatko Burić : Yuri Karpov, le milliardaire russe
Beatrice Rosen : Tamara, compagne de Yuri Karpov
Karin Konoval : Sally, la secrétaire présidentielle
Johann Urb : Sacha, le pilote de Yuri
Osric Chau : Nima, un moine bouddhiste, frère de Tenzin
Chin Han : Tenzin, travailleur sur le chantier au Tibet, frère de Nima
Blu Mankuma : Harry Helmsley, père d'Adrian et compagnon musical de Tony
Ryan McDonald : Scotty, l'ami d'Adrian
Henry O : Lama Rinpoche
Liam James : Noah Curtis
Morgan Lily : Lilly Curtis
Lyndall Grant : le Gouverneur de Californie à la télé (Arnold Schwarzenegger)
Elizabeth Richard : Elizabeth II
Merrilyn Gann : Angela Merkel

Mon avis : Certains l’ont peut être oublié mais il y a quelques années, nous avons assisté a la fin du monde ou, plutôt, celle-ci devait avoir lieue le 21 décembre 2012. Bien évidement, les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que, près de cinq ans plus tard, la catastrophe annoncée n’eut pas lieue, ce, malgré tous les délires apocalyptiques et autres prédictions du même genre que nous avions subis pendant bien des mois à l’époque. Cependant, malgré ce constat, cette fameuse prédiction du calendrier Maya qui devait prendre fin le 21 décembre 2012 aura inspirer bien des auteurs, y compris du coté de Hollywood, ce qui nous donna, en 2009, un certain… 2012 – pourquoi faire compliqué lorsque l’on peut faire simple – œuvre du sieur Roland Emmerich et que j’ai eu le plaisir de revoir sur le petit écran, pas plus tard qu’hier soir – cela tombait fort bien vu que je n’avais pas encore eu l’occasion de vous en parler sur ce blog ! Et donc, 2012, fut une œuvre qui, lors de sa sortie, fit couler pas mal d’encre, au point de voir enfler la polémique à l’époque, la NASA y étant même aller de son petit coup de gueule, mal placé selon moi, à l’encontre du sujet du film et de son déroulement, pointant du doigt les nombreuses incohérences scientifiques du scénario et arguant même que celui-ci pouvait instaurer un climat de panique dans la population mondiale, ce qui, au vu de la réaction de la plupart des gens que je fréquente à l’époque ne me semblait pas vraiment être le cas, comme si nous n’avions pas d’autres chats à fouetter que de nous préoccuper d’une énième fin du monde après avoir « survécu » a celle de l’an 2000. Pour moi, indéniablement, la NASA eut tort de monter au créneau de la sorte : après tout, et même si Roland Emmerich à pomper sans vergogne sur tout un pan de la sous culture catastrophistes en vogue depuis des décennies (oui, il n’a rien inventé), peut-on le lui rapprocher ? Sincèrement, je pense que non : la fameuse date fatidique annoncée par les Mayas approchant, il était normal qu’un film, voire plusieurs sur le sujet sortent sur nos écrans, cela s’appelle « exploiter le filon commercial » et si cela peut gêner quelques irréductibles intellos, cela n’a rien de répréhensible en soit ; après tout, personne ne nous oblige à regarder ce que l’on n’aime pas. Ensuite, 2012 est avant tout un film, et non un documentaire scientifique, donc, je ne vois pas très bien ce que la NASA, et d’autres scientifiques, sont venus faire dans cette histoire ? Les a-t-on vus critiquer les impossibilités flagrantes des pouvoirs magiques d’un Harry Potter ? Les a-t-on vus critiquer a tout va, en gros, tous les films de science-fiction, tous ceux de Fantasy, tous ceux où l’on voit des voyages dans le temps, des découvertes de monde perdus, ceux ou des robots se transforment en véhicules, ceux ou des types contrôlent le magnétisme ou même, carrément, tous ces films d’action tout simplement pas crédibles pour un sous et ou des types survivent a mille morts, se relevant sans cesse malgré leurs blessures au mépris de tout bon sens (Bruce Willis étant le champion hors catégorie du genre) ? Bah non, alors, mes amis de la NASA, si vous critiquez 2012, aller donc faire de même avec cette simili d’Hélène et les garçons du moment, j’ai nommé Twilight ; et oui, les vampires n’existent pas eux non plus, alors, ça serait bien que l’on arrête de mettre dans la tête des jeunes adolescentes des histoires à dormir debout aussi absurdes ! J’exagère ? Franchement, peut-être, mais je ne pense pas : un film, un livre, une bande dessinée, bref, n’importe quelle œuvre, est avant tout de la fiction. Et celle-ci, ne reflète pas forcement la réalité, ceci étant valable en fait pour tout, y compris les romans Harlequin (bah, vous y croyez a ces éternels histoires d’amour ou la bonne rencontre et épouse un millionnaire ? Aussi crédible que Rambo qui a lui tout seul se tape toute l’Armée Rouge en Afghanistan dans Rambo 3.). Donc, selon moi, toute personne normalement constituée aura vu, ou verra un jour, 2012, pour ce qu’il est : un simple film de divertissement, et c’est tout. Ensuite, il y a les cas désespérés, ceux qui attendent la fin du monde en contant les jours, ceux qui voient des complots partout, ceux qui se sentent espionner par des petits gris (les extraterrestres, pas les escargots) en permanence : à ceux-là, 2012 ne leur fera pas grand mal ; après tout, ils n’auront pas attendu la sortie de ce film pour tout connaître de la prophétie Maya. Bref, je ne vois pas trop pourquoi un tel déchainement à l’encontre de ce film ? A moins, peut-être, pour des raisons autres ? Je me suis dit, que l’une des choses qui aurait pu ne pas plaire à certains, c’est que l’on nous montre, en plus bien entendu de la fameuse fin du monde, le comportement des puissants, de nos fameux dirigeants. Et celui-ci est loin d’être des plus nobles, comme il fallait s’y attendre, mais comme on le voit trop rarement sur grand écran : en effet, dans les films ou téléfilms catastrophistes de tous poils, on est habitué a que, après une période de réticence plus ou moins longue, l’on prévienne finalement les populations avant que celles-ci prennent la fuite, soient évacuées ou aillent casser des vitrines en guise de protestation. Dans 2012, rien de cela : tout est planifié au plus haut lieu, le G8 et tout un tas d’autres pays,  et ce, dans le plus grand secret, les moyens mis en œuvre pour préserver les futurs survivants, les œuvres d’art, les animaux, tout est fait dans l’ombre tandis que ceux qui essayent de dévoiler la vérité sont retrouvés mystérieusement morts. Quant aux survivants, ne nous leurrons pas, on les connaît d’avance : chefs d’Etats, ministres, hauts gradés militaires et, forcément, tous ceux qui ont les moyens de se payer le fameux passe pour leur survie : hommes d’affaires, stars du sport, de la musique. Bref, dans 2012, les choses sont clair, nettes et précises : vous êtes riches, vous survivez, vous ne l’êtes pas, bah, tant pis pour vous. Mais dans le fond, le pire, ce n’est pas forcement ce que le film nous montre, c’est tout juste de savoir que, si jamais une catastrophe dans le genre devait survenir, et bien, cela se passerait ainsi. Et cette évidence, cruelle mais hautement réaliste, aura peut être gêné plus que la fin du monde en elle-même. De là à dire que c’est pour cette raison que certains sont tombés à bras raccourcis sur ce film est un bien grand pas que je ne franchirais pas, mais tout de même, je suis sûr qu’un film comme Indépendance Day, accessoirement, un sacré navet, où le Président des USA prend son avion de chasse pour aller botter le cul aux envahisseurs Aliens cela fait plus plaisir que de voir des milliardaires russes, américains ou des Emirats du Golfe se payer leur survie a un milliard la place. Ceci étant, après m’être longuement fait l’avocat du diable avec 2012, il est temps, désormais, de le déglinguer en bonne et due forme ! Et oui, aussi surprenant que cela puisse paraître au vu de tout ce que je viens d’écrire, je ne vais pas maintenant chanter les louanges de ce film, tout simplement parce que celui-ci ne le mérite pas. D’ailleurs, mettons les choses au point tout de suite : en soit, 2012 n’est pas franchement mauvais, c’est un film catastrophe comme il en existe tant, avec un sujet qui ne me laisse pas indifférent, même si je n’y ai jamais cru, des effets spéciaux tout à fait extraordinaires par moments et qui possède, à la fois, les qualités et les défauts du genre. Oui, j’ai aimé le coté plausible de l’intrigue, ce fameux complot des gouvernements pour cacher la vérité comme je l’ai dit précédemment, oui, voir ainsi des villes entières disparaitre, des voitures s’envoler dans tous les sens, toutes ces destructions et même, le truc impossible mais spectaculaire au plus haut degré, le tsunami qui ravage l’Himalaya, franchement, il n’y a rien à redire, chapeau bas messieurs ! En plus, un petit détail personnel m’a ravi : habitué jusqu'à l’écœurement que les américains sauvent le monde à eux seuls, cela m’a fait plaisir que cela soit les chinois qui aient construits les Arches, et ce, même si, Hollywood oblige, ce sont des américains qui ont découvert la chose et qui ont annoncé la catastrophe, mais bon, pour une fois qu’ils ne sont pas seuls, on ne va pas râler. Et puis, ce qu’il y a de bien dans les films catastrophes, c’est justement les scènes fortes, celles où des personnages plus ou moins importants meurent : de La Tour Infernale à 2012, en passant par Titanic et tant d’autres, tous ces films ne seraient rien sans tous leurs morts ; rien de morbide la dedans, c’est juste le genre qui vaut cela. Et sur ce point, oui, 2012 fonctionne par moments, certains étant assez intenses, voir même troublants comme la scène où le scientifique indien et sa famille s’apprêtent à mourir, mais là, c’est probablement mon côté émotif qui a jouer (le père qui dit adieu à son fils et qui sait qu’il ne pourra pas le sauver m’a fait froid dans le dos). Sauf que, comme je l’ai dit, par moments… Car malheureusement, il faut le reconnaître, tous les défauts du genre sont bel et bien là, gâchant indéniablement le film : bah tient, quand est-ce que dans un film Hollywoodien, ils vont nous tuer l’un de ces fichus gosses des héros !? J’en peux plus, tout le monde peut mourir sauf eux ! Ils ont quoi, une protection spéciale, des jets de chance imparables, trop de points de vie ? Ah le petit indien, il peut bien crever mais c’est normal, c’est un indien, les autres, pas de soucis, ils y réchappent tous, mêmes les antipathiques, mais blancs, russes. Je m’énerve mais c’est un problème récurrent dans pas mal de films américains, comme s’ils n’osaient pas tuer des enfants, comme si, dans la vie réelle, ceux-ci ne mourraient jamais ? Mais ce n’est pas tout, ce n’est qu’un détail parmi beaucoup d’autres. Tenez, encore une fois, l’on peut constater que les moches, enfin, pour les canons hollywoodiens, n’ont pas une grande espérance de vie : amusant de constater que, quand on est gros, que l’on fume ou que l’on dit des gros mots, hop, on se fait zigouiller ; quand on est russe aussi, à croire que certains vivent encore en pleine Guerre froide ? Mais cela, c’est de l’habituel en quelque sorte, un peu comme ce président des USA qui ne prend peut être pas son avion pour sauver le monde mais qui préfère, tel le capitaine qui coule avec son navire, mourir héroïquement avec les siens… comme c’est beau, j’en ai presque la larme à l’ œil. Ce qui est plus gênant, c’est de devoir se taper des incohérences, non pas scientifiques, mais de simple bon sens, comme l’écrivain raté qui s’en va sauver sa marmaille, son ex-femme et le compagnon de celle-ci et qui, tout au long du film, échappent à la mort pour quelques centimètres au moins deux cent ou trois cents fois : tremblement de terre, explosion volcanique, immeubles qui s’effondrent, voitures et trains qui volent, chute d’avion en pleine montagne, ils se permettent même le luxe de traverser un building de bureaux, en voiture, et de s’en sortir comme si de rien n’était ; bref, un grand n’importe quoi qui ne cesse a aucun moment du film et dont l’on se serait fort bien passé. Et puis, car ce n’est pas finis, revenons un peu aux fameuses scènes de destruction : oui, elles sont somptueuses, je vous l’ai déjà dit et je le confirme encore, mais finalement, si rares en soit : Los Angeles ravagé par un tremblement de terre, la caldeira du Parc national de Yellowstone entre en éruption, destruction de Washington, du Vatican, d’Hawaï et de Las Vegas, et on voit aussi la statue du Christ Roi de Rio de Janeiro s’effondrer, et puis, en gros, c’est tout… Eh, les gars, et des symboles comme la Tour Effel, les pyramides, des villes comme Londres, Moscou et Tokyo, celle-ci apparaissant quelques secondes dans le scénario par le biais d’un coup de fil et puis on ne voit rien. On aurait aimé en voir plus, voir vraiment la fin du monde et pas seulement celle des Etats-Unis, comme d’habitude majoritaire. Alors on a bien la destruction du Vatican, spectaculaire, mais pas celle de la Mecque, tournée mais non incluse au montage pour, selon Emmerich, ne pas « provoquer une fatwa » ; pff, dans quel monde vis-t-on ? Bref, cette pauvreté des images, dans ce qui est tout de même l’élément essentiel du film, la destruction du monde, vient porter le coup de grâce final à une œuvre déjà bien mal engagé. Alors oui, j’ai défendu 2012 sur ce qu’il me semblait juste à mes yeux, de même, j’ai pu apprécier certaines idées et le côté spectaculaire de la chose, hélas, dans l’ensemble, il y a bien trop de défauts pour que je puisse considérer l’œuvre de Roland Emmerich comme un bon film, loin de là. Par contre, et même si j’ai été globalement déçu, j’avouerais que les américains possèdent tout de même le don de captiver le spectateur : oui, c’est n’importe quoi, oui, ça énerve, mais (un grand mais puisque par-dessus le marché, j’ai regardé 2012 en VF, une catastrophe, et avec une image pas franchement terrible) tout de même, je reconnais que j’en ai pas perdu une miette…


Points Positifs :
- Un bon film catastrophe, indéniablement, et a une échelle plus grande qu’un navire qui coule ou qu’un gratte ciel en feu puisqu’il s’agit de la planète.
- Un scénario pour le moins crédible mine de rien : bah oui, en cas de catastrophe planétaire, on se doute bien que ceux qui seraient sauvés seraient les puissants de ce monde ainsi que ceux qui ont suffisamment d’argent. Les autres, bah, tant pis pour eux !
- Fichtre, ce ne sont pas les américains qui sauvent le monde mais les chinois – eh oui, ce sont eux qui construisent les Arches !
- Pour ce qui est des effets spéciaux, il n’y a rien à redire et on en prend plein les yeux.
- Ceux qui apprécient les films catastrophes trouveront leur bonheur et il est évidant que certaines scènes méritent le détour.

Points Négatifs :
- Un film catastrophe avec les qualités mais aussi les défauts du genre, mais aussi et surtout, un film hollywoodien parfaitement calibré pour le grand public avec tous les défauts qui vont avec, c’est-à-dire, dans le désordre : des enfants qui s’en sortent toujours, un président américain qui se comporte dignement, un père de famille absent mais qui sauve sa famille, des personnages principaux qui ont le don pour échapper a une mort certaine tout au long du film, des russes qui sont là pour mourir, de grands discours qui font changer d’avis les grands de ce monde et même, histoire d’enfoncer le clou, un couple afro-américain, bah oui, la mixité, cela n’existe pas visiblement…
- Nous vivons une bien triste époque où l’on peut montrer à l’écran la destruction du Vatican mais pas celle de la Mecque.

Ma note : 7/10