"D’abord, ils nieront la chose. Ensuite, ils la minimiseront. Enfin, ils diront que cela se savait depuis longtemps."
samedi 27 août 2011
LES CAHIERS DE SCIENCE & VIE 124 – AUX ORIGINES DU SACRÉ ET DES DIEUX
mercredi 10 août 2011
Graal Hors série numéro 2 : Lovecraft
Graal
Le mensuel des jeux de l’imaginaire
Hors série numéro 2 : Lovecraft
Mai 1989
Au sommaire :
- Je m’appelle Howards Phillips Lovecraft : Une biographie et une analyse de l’écrivain.
- La bibliothèque Lovecraftienne : Tous les ouvrages du Maitre.
- Le terrible vieillard : Une nouvelle très peu connue de Lovecraft
- Au-delà des apparences : Quelques clarifications sur Lovecraft
- Test : Etes-vous Lovecraftien ? Testez votre connaissance de Lovecraft.
- Le masque et la plume : Comment jouer dans le style des romans.
- Les rébus fous : Cinq rébus abominables.
- Les extensions pour Cthulhu : Les modules et les suppléments distribués par Jeux Descartes.
- L’hypnose. Aide de Jeu et Scénario : Une compétence pour les personnages.
- Magie et sorcellerie dans l’Appel de Cthulhu : Une étude des rituels magiques dans le jeu.
- Le Necronomicon : Une étrange enquête.
- Les oubliés. Scénario : Une enquête au Canada de nos jours.
- La maison de vos personnages : Une réédition des plans d’une superbe villa.
- Les voitures de vos personnages : Quelques exemples de véhicules.
- Les figurines pour l’Appel de Cthulhu : Toute la gamme Grenadier.
- Houdini. Scénario : Une aventure hors du commun.
- Un officier et un gentleman : Deux nouveaux types de personnages.
- Voyage dans l’espace rêve : Plongez dans l’irréel.
- Spectres en stock : Les créatures de l’inconnu.
- La solution ultime. Scénario : Une mission contre les forces SS en 1944.
- Votre participation a GRAAL : Faites connaître votre point de vue et vos souhaits.
Bon, disons le tout de suite, on sent bien que cet hors série est paru en 1989 car il accuse indéniablement son âge. Certes, c’était également le cas pour celui consacré a Donjons & Dragons, mais, est ce l’effet nostalgie qui joua ou bien, une qualité supérieure, ou tout bonnement, un mélange des deux, autant une énième relecture de celui-ci ne me gènes pas, autant celle de ce Graal consacré a Lovecraft ne fut pas des plus enthousiasmantes. Bien évidement, le fait que, le connaissant depuis des années, j’avais dut m’en faire tout un film à son sujet, au final, je ne pouvais qu’être, au vu de mes attentes, que forcement déçu. Mais tout de même, a ce point, je ne me l’imaginais pas. Certes, tout n’est pas à jeter dans ce hors série, certains articles consacrés a la vie et l’œuvre du maitre sont intéressants, mais personnellement, ceux-ci ne m’ont rien appris que je ne connaissais déjà. Ensuite, les scénarios et autres aides de jeu proposés sont loin d’être excellant ; si l’on excepte le dernier, qui se déroule pendant la seconde guerre mondiale, on ne peut pas dire que les auteurs se soient foulés, le tout étant écrit a la va vite et ca fait plus remplissage qu’autre chose. De même, si la description de la maison des personnages a sut éveiller ma curiosité, que dire de l’article consacré aux voitures, presque risible, et surtout, de l’immense foutage de gueule qu’est les nombreuses pages où Grenadier fait sa pub pour les figurines du jeu ; perso, c’est du jamais vu et en plus, c’est moche. Reste alors la fameuse nouvelle intitulée Le terrible vieillard et qui vaut plus pour son coté inédit que pour sa qualité même. Bref, une belle petite déception que ce hors série consacré a Lovecraft que j’aurais attendu pendant presque deux décennies et qui m’aura franchement laissé sur ma faim. Parfois, on se dit que l’on ne devrait pas toucher à ses propres mythes…
mardi 2 août 2011
FIFA 2011

Dans la série, « on se demande bien ce que ce jeu apporte de neuf dans le petit monde des jeux vidéos ? », aujourd’hui, je vais vous parler de FIFA 11 (ou 2011). Bien évidement, les connaisseurs et les habitués des jeux sur consoles ou sur PC connaissent fort bien le loustic, après tout, cela ne fait qu’une bonne quinzaine d’années au moins que l’on a droit, annuellement, a au moins une version (plus, forcement, les années de Coupe du Monde ou de Championnat d’Europe) du fameux FIFA de la firme américaine, Electronic Arts, spécialisée, entre autres, en pas mal de franchises de jeux de sports (NHL, NBA etc.). Et comme d’habitude, un peu comme l’on sait qu’en décembre, il y a Noël, qu’en mai, il y a la finale de la Champions League ou qu’en trois journées de championnat, on a déjà compris que Benfica ne remportera pas le titre, a chaque rentrée des classes – plus ou moins – l’amateur de ballon rond sur console sait qu’il va avoir droit a l’énième version – promis, juré, celle-ci va bouleverser le foot sur consoles et possède moult nouveautés – de ce fameux FIFA ; ou de PES, puisque les deux colosses des jeux de foot sur console sortent leurs « nouveautés » (je suis obliger d’utiliser les guillemets) au même moment.
Bien évidement, j’ai déjà eu l’occasion, dans Le Journal de Feanor, de vous parler de quelques unes de ces versions comme FIFA 99, FIFA 07, FIFA 10 et, maintenant, FIFA 11 qui, pour la petite histoire est sortie il y a presque un an déjà (donc, ceux qui suivent auront compris que le 12 n’en a plus pour très longtemps avant d’être disponible). Mais alors, pourquoi vous parler d’un jeu qui a quasiment un an ? Et ben, tout simplement parce que c’est hier que je me le suis procurer ! Et oui, je suis comme ca mes amis, je sais prendre mon temps ; après tout, pourquoi claquer soixante euros et quelques (ou plus) dans un jeu neuf quand je peux l’avoir pour moins de vingt quelques mois plus tard ? Il faudrait être maso, surtout que, franchement, les différences entre les versions d’une année sur l’autre sont-elles si flagrantes que cela ? Permettez moi d’en douter : certes, entre mon très vieux (et accessoirement meilleur) FIFA 99 et le tout dernier, FIFA 11, c’est le jour et la nuit, cela va de soit, mais entre celui-ci et celui de l’année dernière (euh, enfin d’il y a deux ans) voir même celui de 2007, vous en voyez beaucoup des différences ? Oh, on pourra dire que les graphismes s’améliorent légèrement avec le temps, mais si peu qu’on le remarque à peine, sinon, mêmes bande sons ou presque, commentaires strictement identiques, même équipes (mais ils attendent quoi ces imbéciles d’EA pour nous mettre le Dinamo de Kiev, le Steaua Bucarest, l’Etoile Rouge de Belgrade et les autres équipes de l’est au lieu que l’on soit obliger de se taper la D4 anglaise !?), mêmes modes de jeu, bref, rien de neuf sous le soleil si ce n’est que quelques formations, au vu de leurs saisons, se sont vues plus ou moins améliorées (comme Benfica), que les effectifs sont réactualiser (encore heureux) et puis voila quoi. Bref, hier soir, j’ai passé quelques heures à effectuer les transferts du dernier mercato d’hiver ainsi que ceux de cet intersaison, j’ai refait les formations des principaux clubs et hop, me voila presque avec la version 2012 de FIFA ; étonnant ? Non, même pas : juste un moyen d’avoir l’impression d’avoir un jeu neuf (avec un an de retard) tout en faisant de sacrées économies (et encore, je pourrais presque faire l’impasse sur une année, cela ne changerait pas grand-chose). Bref, avec mon FIFA 11, je suis parti pour un an de tournois de foot endiablés – d’ailleurs, j’ai commencé – et l’année prochaine, a peu près a la même époque, il sera toujours temps, éventuellement, de songer a FIFA 12.
lundi 1 août 2011
LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES

LA LIGUE DES GENTLEMEN EXTRAORDINAIRES
Rentré du Kenya après un appel du gouvernement anglais, l'aventurier Allan Quartermain se retrouve chargé d'une mission délicate. Il doit mettre fin aux agissements du Fantôme, qui cherche à provoquer une guerre mondiale pour vendre ses armes sophistiquées. Il est secondé par le capitaine Nemo, l'invisible Rodney Skinner, la femme vampire Mina Harker et l'immortel Dorian Gray. Ils sont rapidement rejoints par Tom Sawyer, agent secret américain, le docteur Jeckyll et son alter ego Hyde, et pourchassent les agents du «Fantôme» dans les grandes capitales européennes. Finalement, la ligue arrive à Venise, où doit se tenir une conférence internationale...
Personnellement, ce film, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est pour moi une très vieille arlésienne puisque, environ huit ans après sa sortie, je ne l’avais jamais vu. Les raisons pour cela sont multiples, et a la fois simples et compliquées quant on y pense : pas le temps lors de sa sortie en salles, accessoirement, très mauvaise année pour moi et pas franchement les moyens de me payer le ciné ou le DVD ensuite, et puis, d’autres choses a voir, a lire, a découvrir en gros, surtout que, ne le nions pas, ce film était très loin, mais alors très très loin, pour ne pas dire a des années lumières, de faire l’unanimité a son sujet, ou plutôt, dans le mauvais sens du terme car en fait, que de critiques, depuis près d’une décennie ais-je put lire et entendre sur lui, comme cette pauvre Ligue des Gentlemen Extraordinaires n’était qu’une bouse infâme qui ne méritait pas le moins du monde qu’on s’y attarde. Pourtant, a la base, ce film n’est que l’adaptation d’une bande dessinée assez culte dans le milieu des amateurs de comics et œuvre du génialissime Alan Moore (Watchmen, V pour Vendetta, From Hell, Filles Perdues, c’est de lui), une bande dessinée au concept tout bonnement excellent – a la fin du dix neuvième siècle, un groupe d’individus issus de la littérature de l’époque s’allient, préfigurant les super héros a venir – et qui a fortement inspiré une certaine Brigade Chimérique bien plus tard par exemple, mais une BD que, pour la petite histoire, je n’ai jamais eu l’occasion de lire (bah, je n’ai pas un porte monnaie de millionaire non plus). Bref, a la base, au vu de son matériel de départ, l’œuvre de Moore, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires, avait tout pour réussir ou, du moins, pour en faire un film correct, de même, personnellement et au vu de mes gouts personnels, cette adaptation avait tout pour me plaire, et pourtant, il n’en fut rien.
Bien évidement, qui dit adaptation ne signifie nullement que celle-ci soit a la hauteur de l’œuvre première et cette simple constatation, je l’ai souvent lue au fil des ans vis-à-vis de ce film. Personnellement, comme je n’ai jamais lu La Ligue des Gentlemen Extraordinaires (la BD), je ne pourrais juger de cela, bien évidement, du coup, je ne vais pas, dans cette critique, vous parler de tout ce qui a put m’attirer dans celui-ci puisque le concept, les personnages, l’univers de celui-ci n’est que la transposition de la BD et en aucun cas une quelconque invention d’un scénariste de ciné. Du coup, il reste bien peu a critiquer puisque je ne vais pas vous dire que j’adhère totalement a cette idée d’héros victoriens qui s’allient pour combattre le mal, qu’en plus, le choix de ceux-ci est assez judicieux et que, entre des petits soupçons Steampunk et de toute façon, une époque fin de siècle Victorien qui la, est vraiment ma tasse de thé, tout cela ne pouvait que me plaire. Mais comme je vous l’ai dit, tout cela vient de la BD, et comme je ne l’ai jamais lu et que de toutes façons, la, on parle du film… Et du coup, on se retrouve devant de gros problèmes puisque tout cela est tout de même assez dramatique en soit quand on y pense.
Sincèrement, encore heureux que je n’attendais rien de La Ligue des Gentlemen Extraordinaires car sinon, j’aurais été terriblement déçu. Bon, commençons par les point positifs puisqu’il y en a tout de même : Sean Connery tout d’abord, quoi qu’il arrive, quoi qu’il fasse, j’adore cet acteur, sa prestance, son charisme et même s’il est loin d’être transcendantal dans ce film, je ne peux pas dire du mal de lui, l’aimant trop pour cela ; et puis, finalement, le voir en Alan Quatermain vieillissant, c’était plutôt pas mal. Ensuite, les décors sont – quand on les voit mais je reviendrais la dessus – assez bons et nous plongent assez bien dans l’ambiance de l’époque, quant aux effets spéciaux, ceux-ci sont assez corrects, sans plus. Pour finir, j’ai bien aimé Stuart Townsend dans le rôle de Dorian Gray, j’ai trouvé que celui-ci était assez classe en eternel jeune noble décadent. Mais le problème, c’est qu’en gros, c’est tout et que le reste, tout le reste oscille terriblement entre le moyen (parfois) et le mauvais (plus souvent). Prenez justement les fameux décors, certes, ils sont pas mal, sauf que – et la, je me demande s’ils se foutent pas de nous – on ne les voit quasiment jamais puisque la majeure partie du film se déroule dans une pénombre presque totale ; c’est fou ce que nos amis de la Ligue aiment à déambuler et agir de nuit, si ce n’était les quelques scènes a bord du Nautilus, on se serait tout de même taper presque deux heures dans le noir ! Et là, on sent à mille lieux la solution de facilitée : forcement, des décors dans le noir, ca se voit moins qu’en plein jour ; nos amis réalisateurs auraient-ils quelque chose à cacher ? Ensuite, quelques belles petites incohérences comme le fameux Nautilus, certes magnifique (rien à dire la dessus) et gigantesque mais qui, pourtant, n’a aucune difficulté à déambuler comme si de rien n’était dans les canaux de Venise. Et puis, je veux bien croire que le sieur Quatermain est quelqu’un de futé en soit, mais je n’ai toujours pas compris comment il a deviné la véritable identité du Fantôme lors de la poursuite – dans le noir - a Venise ? Un autre détail non négligeable m’a particulièrement agacé, les combats. A quoi bon utilisé la technologie a tout va pour les rendre spectaculaires (je pense particulièrement a celui au début, chez Dorian Gray) avec toutes ces pages qui volent dans tous les sens si l’on n’y comprend fichtre rien ; oh, je ne dis pas que cela ne fasse pas de magnifiques photos (j’ai vérifié ce matin, superbe, rien a dire), mais a l’écran, tout va trop vite et l’on est vite perdu (mais quelque part, c’est un peu a la mode dans pas mal de films ces combats rapprochés où l’on ne voit rien, voir Le Seigneur des Anneaux). Pour finir, tirons sur l’ambulance, car ce film le mérite, en ajoutant le manque de rythme flagrant, les raccourcis faciles, les rapports stéréotypés et convenus entre les protagonistes voir même, parfois, quelques beaux dérapages dans le grand n’importe quoi voir la non logique pure : franchement, Mina étant une Vampire, Dorian Gray aurait du se douter qu’un simple coup de cane épée ne la tuerai pas, non ? Mais bon, que voulez vous que je vous dise…
Bref, vous l’avez compris, La Ligue des Gentlemen Extraordinaires est tout sauf un bon film. Avec un matériel de départ – la BD de Moore – pourtant excellent, le réalisateur, Stephen Norrington, nous a démontrer avec cette adaptation tout ce qu’il faut faire pour rater un film et a ce point, franchement, je ne peux que m’incliner devant une telle maestra ; pourtant, cela en est tout de même assez agaçant quand on pense qu’il y avait vraiment de quoi en faire un film correct, mais a la place, nous n’avons qu’une œuvre typique du cinéma d’action américain avec tous les défauts du genre, bref, en gros, un truc qui ne vaut pas grand-chose. Enfin bon, voir ce film ne m’a pas tuer non plus et personnellement, j’ai déjà connu pire au cours de ma vie ; enfin, autant se rabattre sur la bande dessinée qui elle, apparemment, est excellente et qui mérite le détour.
dimanche 17 juillet 2011
BLEACH : MEMORIES IN THE RAIN

BLEACH : MEMORIES IN THE RAIN
Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Un beau matin, Ichigo est réveillé par une peluche qui parle ! Il s'agit en fait du Mod Soul que Ichigo a récupéré et mis l'âme dans une peluche pour enfin l'appeler Kon. Très vite, Ichigo demande un jour de congé à Rukia : l'anniversaire de la mort de sa mère est proche ! Toute la famille d'Ichigo prend un jour de repos et va se recueillir sur la tombe de Masaki Kurosaki. Au cas où, Rukia suit la petite famille dans son bref voyage. C'est alors qu'un Hollow se manifeste. Hollow remuant de mauvais souvenirs chez Ichigo.
Tout d’abord, avant de rentrer dans le vif du sujet, c'est-à-dire, la critique a proprement parlé du troisième tome de Bleach, je dois avouer que j’aurais eu un peu plus de mal que prévu pour me le procurer : l’ayant commander sur Priceminister il y a de cela un peu plus d’une semaine, j’ai reçu assez rapidement – mardi – mon colis, sauf que, a ma grande stupéfaction, au lieu du troisième tome, ce fut le deux – que j’avais déjà – que j’ai reçu. Personnellement, cela fait presque dix ans que je commande en ligne et je n’avais jamais eu de problèmes véritables jusque la, comme quoi, il fallait bien que ca arrive un jour. Et puis, comme problème, je dois reconnaître qu’il y a bien pire puisque après avoir pris rapidement contact avec le vendeur, celui-ci me renvoya le bon tome et j’ai put le recevoir – enfin – hier matin, ce qui, tout de même, est assez rapide quand on n’y pense. Bien évidement, tout est bien qui finis bien et c’est ce qui compte, mais bon, on pourra dire que je l’aurai attendu ce tome 3.
Ceci étant dit, que vaut donc ce troisième tome des aventures d’Ichigo Kurosaki, apprenti Shinigami, que nous avions laisser, au bout de deux bons volumes, de plus en plus persuader de son rôle a jouer vis-à-vis des Hollow, ces fameuses âmes damnées a sauver, enfin, pas toutes comme on a put le voir dans le tome précédant ? Et bien, tout d’abord, commençons par le gros point négatif – mais aussi le seul – de ce Memories in the rain : la couverture. Personnellement, je n’ai rien de personnel a l’encontre d’Orihime Inoue, même si celle-ci est loin d’être mon personnage préféré, bien au contraire, mais l’avoir en couverture, alors que la jeune adolescente n’apparaît quasiment pas dans les deux cent pages et quelques qui composent ce tome, il y a de quoi être légèrement dubitatif. J’aurais préféré quelque chose en rapport avec le contenu, surtout que celui-ci est tout bonnement excellent et qu’il y avait de quoi faire, mais bon, l’auteur aura préféré continuer dans la présentation de ses protagonistes principaux dans les premiers tomes, ce qui est souvent habituel chez les mangas par ailleurs mais ce qui nous donne au final, des couvertures peu engageantes la plus part du temps. D’ailleurs, sur ce point, je trouve cette façon de faire un peu regrettable et quand je pense aux superbes couvertures de la bande dessinée européenne voir des comics US, je ne peux qu’éprouver quelques regrets.
Ceci étant dit, mais comme dirait l’autre, il n’y a pas mort d’homme, force est de constater que Memories in the rain est, jusqu'à maintenant, le tout meilleur tome de Bleach ; certes, a ce point de ma lecture, je n’en suis qu’au troisième volume, mais ce détail n’en est pas moins important et ce devait d’être signaler. D’ailleurs, celui-ci dénote fortement avec ce que les amateurs de mangas peuvent avoir l’habitude puisque pour une fois, un tome complet est consacré à une intrigue complète, avec un début et une fin, ce qui étonne de prime abord (après tout, ces tomes ne sont que des compilations de chapitres bien plus court) mais finalement, est une assez bonne chose puisque par moments, on se croirait presque devant un quelconque album européen. Qui plus est, l’intrigue est tout bonnement excellente puisque l’on en apprend bien plus sur le passé tragique d’Ichigo, et sur sa culpabilité vis-à-vis du décès de sa mère lorsqu’il était enfant ; du coup, non seulement le lecteur apprécie ces révélations sur ce drame qui marqua profondément (et a juste titre) le personnage principal de cette histoire ainsi que sa famille qui apparaît là – en particulier le père, jusque la, élément surtout comique – plus sérieux pour ne pas dire tourmenter, ce qui donne quelques scènes très bonnes voir même touchantes. Bien évidement, une grande partie de ce troisième tome de Bleach est consacrée à un combat contre un Hollow (accessoirement, bien plus puissant que ses prédécesseurs) mais cette fois ci, tant par son intensité que par ses implications, cet affrontement prend une importance jusque là jamais atteinte : comme il est dit dans ce tome, cette fois ci, Ichigo ne se bat pas pour les autres mais pour lui-même, et cela change beaucoup de choses, y compris la vision de notre jeune héros quant a son rôle de Shinigami. A cela, ajoutons un petit rapprochement entre celui-ci et Rukia ainsi que la première apparition – sous forme de peluche – de Kon et on se retrouve au final avec un excellent tome, que dis-je, le meilleur jusqu'à maintenant.
Indéniablement, Memories in the rain est un premier tournant dans la longue – très longue – saga qu’est Bleach, un épisode sombre, emprunt de nostalgie et émouvant, cette fois ci, le lecteur ne se trouve pas devant une simple compilations de combats successifs entrecoupés d’humour ; d’ailleurs, celui-ci est bien moins présent dans ce volume. Les protagonistes commencent à prendre de la profondeur, on n’en sait bien plus sur leur passé et, quant a leurs adversaires, certains d’entre eux apparaissent comme étant tout bonnement dotés d’une force peu commune (dans la grande tradition des mangas où les héros se tapent des ennemis de plus en plus fort a chaque fois). Bref, un très bon tome de Bleach, indéniablement, une série qui me plait de plus en plus.
samedi 9 juillet 2011
BLEACH: GOODBYE PARAKEET, GOODNITE MY SISTA

BLEACH: GOODBYE PARAKEET, GOODNITE MY SISTA
Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Ichigo est parti à la recherche de Chad, lui-même poursuivi par un Hollow en ayant contre sa perruche ! Alors qu'il le recherche, Ichigo tombe sur sa sœur Karin qui est très mal en point. Il n'a alors d'autre choix que de ramener Karin chez eux tandis que Rukia continue à chercher Chad. Cependant le Hollow repère Rukia et l'attaque. Résistant et attaquant le Hollow, Rukia est sur le point de se faire manger lorsque Chad intervient in extremis pour la sauver. Neutralisant facilement le Hollow, Chad et Rukia sont soudainement attaqués par des mini-bestioles du Hollow.
Comme je le laissais sous entendre lors de la critique du premier tome de Bleach, il y a tout juste quelques jours, j’ai décidé que, sauf si cela se justifiait, les critiques a venir de cette saga seraient plus courtes que toutes celles que j’ai l’habitude de vous proposer, et ce, quelles soient consacrées a des œuvres issues du monde de la BD, bien entendu, mais aussi de la littérature, du cinéma, des Livres dont vous êtes le héros, de la musique ou autres. En effet, depuis les tous débuts du Journal de Feanor, et même si je suis encore loin d’avoir atteint un niveau acceptable selon mes critères, j’ai particulièrement évolué quant au contenu et la longueur de mes critiques (il suffit pour cela de jeter un œil, par exemple, a celles des deux premières années) ; bien évidement, cela est normal, c’est ce que l’on appelle l’expérience : plus on en fait, mieux elles sont. Cependant, quant on se retrouve devant une série comme Bleach, par exemple, qui au Japon en est a cinquante tomes, force est de constater que je ne me vois pas – même si, avec deux misérables volumes, je suis encore très loin de la fin – écrire cinquante critiques tout aussi longues les unes que les autres sur la même œuvre ; cela peut être le cas avec la bande dessinée européenne, par exemple – et encore, on ne se retrouve pas avec autant de tomes devant soit – mais avec les mangas, où bien souvent, ces fameux volumes ne sont que des compilations pas souvent ordonnées d’une seule et même histoire, c’est un peu plus compliquer. Ainsi, voila comment je vais procéder : chaque volume à venir de Bleach – car je compte bien évidement me les procurer tous (oui, je sais, je dois être fou) – aura droit a sa propre critique, cependant, je me contenterais de signaler plus ou moins rapidement – suivant le contenu – ce qui m’a plu ou pas. Agissant ainsi, ces critiques seront forcement plus courtes que d’habitude, ce qui m’évitera de tourner autour du pot inutilement et surtout, de me répéter inutilement. Bien évidement, suivant les volumes, certaines critiques pourront être plus longues mais cela dépendra énormément de l’importance des événements scénaristiques de ceux-ci. Ceci étant dit, et bien dit pour la dernière fois – d’ailleurs, cela pourra être valable pour d’autres mangas à venir -, il est temps de voir ce que ce deuxième tome de Bleach a dans le ventre.
Tout d’abord, il est indéniable que tous ceux qui auront aimé le premier tome de ce manga ne pourront qu’être enthousiasmés par cette suite ; continuant à mettre en place son univers et ses protagonistes, l’auteur, Tite Kubo, dans la ligne droite du précédant, poursuit son récit tranquillement, de part l’avancée de l’intrigue, mais sous un rythme toujours aussi vif pour ce qui est de son contenu. En effet, ce qui ressort tout d’abord de Bleach, c’est ce coté captivant au possible qui ne vous lâche pas d’une semelle ; je ne sais pas ce que donnera la suite de cette saga mais pour le moment, au bout de deux tomes, j’ai l’impression que je pourrais tout lire sans problèmes d’une seule traite, ce qui, il faut l’avouer, est tout de même positif pour une œuvre. Au moins, on ne s’ennui pas une seule minute et c’est tant mieux. Du coup, que ce soit avec la première partie de ce deuxième tome, où se poursuit et se conclut l’intrigue où Chad, un colosse tranquille occupe un rôle de premier choix et se retrouve menacé par un Hollow pour le moins vicieux (ce qui donnera un final un peu différent et qui, accessoirement, nous en apprendra plus sur le fonctionnement de la Soul Society et du sort des âmes perdues) qui en veut, apparemment, a un perroquet (si, si, vous ne rêvez pas) mais aussi la seconde, véritable festival humoristique au début – et la dessus, Tite Kubo va tout de même assez loin, étant même assez cru parfois, mais cela est plus marrant qu’autre chose – et qui nous montre une autre image (toujours) de la Soul Society avec cette âme artificielle condamnée a mort car non-conforme aux attentes placées en elle, le récit s’oriente finalement vers un coté un peu plus sérieux et l’on s’aperçoit que les tenants et les aboutissements sont plus ambigus qu’on pouvait le croire précédemment. Quoi qu’il en soit, cette intrigue m’aura particulièrement plu, en particulier pour les deux ou trois fous rires du début, mais surtout pour les nouveaux protagonistes qui font leur apparition comme cet étrange et mystérieux commerçant en affaire avec les Shinigami ainsi que les nouvelles révélations sur l’univers général de cette série.
Vous l’avez compris, ce deuxième tome de Bleach, portant le doux titre de Goodbye Parakeet Goodnite my sista – marrant les titres de ce manga – aura tout bonnement confirmé tout le bien que je pensais de celle-ci pour le moment. Oscillant toujours entre une violence non dissimulée et un humour ravageur, les protagonistes de Bleach sont suffisamment charismatiques pour que le lecteur s’y attache rapidement, quant a l’intrigue, celle-ci est tellement prenante qu’il en est tout bonnement impossible de décoller ; une fois commencer, on ne repose le bouquin qu’a la dernière page. Et comme en plus, il faut reconnaître que les dessins de Tite Kubo sont assez attirants et plutôt bien faits (oui bon, je sais, c’est du manga mais c’est pas mal tout de même), les personnages étant assez expressifs, les cases pas forcement vides comme c’est souvent le cas par ailleurs et le découpage dynamique font que pour le moment, Bleach atteint quasiment un sans faute. Maintenant, attendons de découvrir pour voir ce que cela donnera.
mercredi 6 juillet 2011
BLEACH: THE DEATH AND THE STRAWBERRY

BLEACH: THE DEATH AND THE STRAWBERRY
Adolescent de quinze ans, Ichigo Kurosaki possède un don particulier : celui de voir les esprits. Un jour, il croise la route d'une belle Shinigami (un être spirituel) en train de pourchasser une « âme perdue », un esprit maléfique qui hante notre monde et n'arrive pas à trouver le repos. Mise en difficulté par son ennemi, la jeune fille décide alors de prêter une partie de ses pouvoirs à Ichigo, mais ce dernier hérite finalement de toute la puissance du Shinigami. Contraint d'assumer son nouveau statut, Ichigo va devoir gérer ses deux vies : celle de lycéen ordinaire, et celle de chasseur de démons... Bleach est l'œuvre d'un mangaka prometteur, Taito Kubo, et le dernier succès des Editions Shueisha. Manga d'action au rythme trépidant, au graphisme soigné et à l'intrigue palpitante, Bleach est la nouvelle bonne surprise du manga au pays du Soleil Levant.
Après m’être replonger dans l’univers des mangas avec la relecture des cinq premiers volumes de Hunter X Hunter (mais au fait, c’est quand que j’attaque la suite ?) puis la découverte de la dernière série en date de Kaori Yuki, The Royal Doll Orchestra, il est temps désormais de me lancer – sans mettre de coté les BD européennes, cela va de soit, surtout que j’en ai pas mal en réserves – dans l’un des phénomènes de la dernière décennie au pays du soleil levant, je veux bien évidement parler de Bleach. J’ai découvert, un peu par hasard et surtout en zappant – c’est fou ce que l’on peut découvrir avec une télécommande en main – la version animé de ce manga sur la chaine Direct Star il y a de ca quelques mois déjà et, même si je ne regardais celle-ci que de façon plus qu’épisodique, je dois reconnaître qu’après des sentiments d’abord mitigés a son encontre – je ne voyais la qu’une énième série de bastons qui se succèdent a des bastons – , je me suis petit a petit pris au jeu, et, assez rapidement, j’ai eu envie d’en savoir plus sur ce fameux Bleach. Pour cela, et internet et décidément formidable, j’ai donc appris que ce manga, œuvre d’un certain Tite Kubo (désolé mais il s’agit là d’un parfait inconnu pour moi) était un véritable monument au Japon, carrément vendu a plus de soixante millions d’exemplaires depuis sa sortie en 2001 et composé de cinquante tomes (sic), ce qui m’a tout d’abord laissé songeur, puis, encore plus enthousiaste quant a découvrir ce manga. Cependant, comme je ne possède pas – hélas – d’un compte en banque extensible à souhait, et que, ces derniers temps, les sorties BD étaient assez importantes, j’ai donc laissé l’achat du premier tome de Bleach pour une occasion plus propice. Et, le hasard faisant bien les choses, celle-ci arriva plus rapidement que prévue puisque ce fut a la brocante de ma ville, il y a quelques semaines (dont je vous en avais parlé) que je suis tombé sur les deux premiers tomes de ce manga qui m’attirait tant ; ni une, ni deux, je me les étais acheter pour une somme correcte et, hier, j’ai donc enfin lu ce premier tome de Bleach.
Mais alors, après tout ceci, qu’est ce que j’en pense ? Et bien, je dois reconnaître que c’est encore mieux que je ne le pensais, et oui ! Surtout qu’entre le moment où je me suis acheté ces deux tomes et celui où je me suis décidé à lire le premier, c'est-à-dire, hier, j’avais comme une espèce de petite appréhension, comme si je m’attendais à être déçu. De plus, le cinquième et dernier tome de The Royal Doll Orchestra m’avait tellement déçu il y a quelques jours que, du coup, mon enthousiasme vis-à-vis des mangas avait légèrement baissé ; rassurez vous, celui-ci est largement remonté a la hausse, et pas qu’un petit peu. Bon, tout d’abord, commençons par tous les défauts que l’on peut trouver dans ce premier tome, car ceux-ci existent tout de même : déjà, les protagonistes, force est de constater que ceux-ci, du moins, ceux qui sont apparus dans ce premier tome, sont tout sauf originaux ; que ce soit par l’apparence, les caractères etc. le lecteur averti de mangas où élevé au Club Dorothée sera en terrain plus que connu et ne trouvera rien de neuf. Cela est également le cas pour les lieux, les situations d’une banalité affligeante – des lycéens, franchement, on a l’habitude – et qui pourraient jouer en la défaveur de la série. A cela, ajoutons les petits détails parfois agaçants des mangas comme ces protagonistes féminins parfois niais, des gouttes de sueurs en veux tu en voilas, des personnages qui deviennent tout petit ainsi que l’humour nippon typique. Bref, on aime ou on n’aime pas et si, personnellement, cela ne me gènes pas trop en temps normal, cela peut vite devenir problématique si le scénario, lui, ne tient pas la route. Or, bien heureusement, celui-ci est à la hauteur !
Partant d’un postulat de base particulier – le héros, Ichigo Kurosaki qui possède le don de voir les fantômes se retrouve, suite a une rencontre avec une Shinigami (un être qui protège les âmes humaines) investi des pouvoirs de celle-ci et affronte ses premiers Hollows, forme bestiale d’âmes perdues un peu contre son gré – l’intrigue est tellement captivante qu’il est tout bonnement impossible de décrocher avant la dernière page. Pourtant, dans ce premier tome de Bleach, l’auteur se contente de présenter ses premiers personnages, son univers et son synopsis de base, chose parfaitement normale, mais tout cela à un tel rythme que le lecteur oublie rapidement que ceux-ci ont un air de déjà vu pour ne s’intéresser qu’a une intrigue qui ne s’essouffle jamais. Et puis, pour ce qui est des protagonistes, oui, ils ne sont pas si originaux que ca, mais ils n’en sont pas moins bigrement charismatiques quant on y pense. Bien évidement, dans ce premier tome, intitulé The Death and the Strawberry, le héros, Ichigo Kurosaki, et la Shinigami, Rukia Kuchiki, écrasent tous les autres protagonistes de part leur présence – y compris la trop niaise selon moi, Orihime Inoue – mais en attendant que d’autres personnages importants ne fassent leur apparition, force est de constater que le duo Ichigo/Rukia fonctionne à merveille. Et puis ce synopsis donne vraiment envie d’en savoir plus : entre la mystérieuse Soul Society et ces âmes perdues – les Hollows – que l’on combat pour les sauver d’elles mêmes, l’auteur nous propose là de bons éléments pour tenir en haleine le lecteur et lui donner envie de découvrir la suite. Bien évidement, dans ce premier tome de Bleach, on n’échappe pas aux poncifs du genre comme ce garçon « destiné » qui est tout sauf enthousiaste à devenir un Shinigami mais qui, petit a petit, et bien évidement, commence à changer d’avis et a prendre son rôle plus au sérieux, et ce, même s’il est un râleur. Alors oui, la aussi vous me direz que cela n’a rien de bien original, mais pourtant, ca marche quand même, et pas qu’un peu !
Bref, vous l’avez compris, j’ai été plus qu’enthousiasmer par la lecture de ce premier tome d’une longue, très longue série, ce qui, bien évidement, ne peut que m’entrainer de nouveaux problèmes que je qualifierai d’ordres logistiques : cinquante tomes a se procurer, a lire et a écrire les critiques, ca promet, surtout que pendant ce temps là, d’autres BD sortent, des séries sont en cours etc. Bref, un sacré foutoir à venir et des choix cornéliens à faire (personnellement, je pense que j’écrirais des critiques plus courtes pour les prochains tomes de Bleach) quant au choix des BD à acheter, et il n’y en a pas qu’un peu. Mais bon, j’ai tellement été conquis par ce premier volume de Bleach que, indéniablement, je ne peux pas passer a coté d’un tel manga ; après, c’est a moi d’arrêter de fumer (depuis le temps que j’en parle) et les économies faites (en plus de ma santé) me permettront de résoudre une bonne partie de mon problème pécuniers. Mais que cette série vaut le coup, sincèrement, c’est plus qu’une certitude.
dimanche 3 juillet 2011
THE ROYAL DOLL ORCHESTRA – V

THE ROYAL DOLL ORCHESTRA – V
Le monde est en pleine déliquescence, une épidémie frappe la population et transforme les gens en zombies qui attaquent sauvagement le reste de la population ! Menée par Rutile, une bande de baladins parcourt le monde, tentant de réaliser des miracles grâce à leur musique… Mais cela a-t-il encore un sens ? Rutile, ayant enfin obtenu « l’oratorio noir », se dirige vers la capitale royale pour arrêter la course de sa sœur, la reine Cordié. Pendant ce temps, Eles est capturé par Berthié ! Comment le drame qui se joue en Angleterre se dénouera-t-il ?
Cela me navre sincèrement d’avoir à écrire cela mais je ne peux pas faire autrement ; oui, hélas, ce cinquième et dernier volume du Royal Doll Orchestra m’a fortement déçu. Et, accessoirement, c’est donc la toute première fois que je pense cela d’une création d’un auteur de manga, Kaori Yuki, que j’avais découvert il y a bien longtemps avec le superbe Angel Sanctuary et qui, avec ce final raté selon moi, descend un petit peu du piédestal où, jusque là, je l’avais hissée a juste raison. Pourtant, les quatre premiers tomes de cette série, sans atteindre le niveau de l’œuvre phare de la miss Yuki, sans être véritablement transcendant, portaient en eux suffisamment de qualités pour en faire, du moins, une série parfaitement acceptable mais aussi et surtout, assez captivante en soit ; bref, la qualité était bel et bien au rendez vous, cela, je ne peux le nier comme je l’avais dit lors de mes précédentes critiques de cette série. Mais alors, pourquoi un tel retournement de situation, parfaitement inattendu par ailleurs ? C’est ce que je vais essayer de vous expliquer.
Ais-je trop attendu avant de lire ce dernier volume du Royal Doll Orchestra ? Probablement que oui. En effet, à force d’attendre, de laisser s’écouler les semaines, j’avais de moins en moins envie de le lire, surtout qu’entre temps je me suis procurer d’autres bandes dessinées que j’ai lu, ou qui m’attendent avec impatience dans ma bibliothèque ; du coup, ce fut presque avec une certaine contrariété que je me suis lancé dans ce cinquième tome de la série musicale de Kaori Yuki. Vous trouvez cela étrange, surtout que j’avais bien aimé ce manga jusque la ? Rassurez vous, c’est également mon cas, pourtant, sans que je ne me l’explique véritablement, mon enthousiasme pour ce final s’étiolait au fil des jours qui passaient, comme si, quelque part, je m’attendais par avance a ce que ce cinquième tome de cet Orchestre Royal de Marionnettes me déçoive fortement. Et bien évidement, c’est ce qui arriva. Tout d’abord, je mets de coté, bien évidement, le graphisme de l’auteur, toujours égal à ce que l’on est habitué de la jeune femme ; la dessus, au moins, il n’y a rien à redire. Par contre, pour ce qui est du scénario, c’est un tout autre problème car il est atrocement beaucoup trop court ; au point même que l’on vient à se demander si la miss Yuki ne s’est pas légèrement moquée de nous sur ce coup la. Feignante celle qui, il y a environ une décennie nous offrit vingt tomes pour Angel Sanctuary ? Probablement, car si je n’attendais pas a ce que The Royal Doll Orchestra soit aussi long – d’ailleurs, ce n’étais absolument pas nécessaire – il me semble plus qu’évidant que ce final aurait dut être plus long ; un tome de plus n’aurait probablement pas fait de mal a cette série, ou, au moins, un tome final complet, car ce n’est même pas le cas ! En effet, devant l’atroce et rapide conclusion que l’on nous propose, Kaori Yuki fait du remplissage avec un one-shot certes intéressant, Camelot Garden, mais qui n’a rien à voir avec la série en elle-même et qui fait plus office de bouche trou qu’autre chose. Du coup, mais pourquoi donc, le lecteur qui, comme moi, s’attendait au final grandiose annoncer, se retrouve avec tout juste une moitié de tome ou tout est expédié a la va vite – d’ailleurs, Kaori Yuki le reconnaît elle-même dans sa petite annotation au sujet d’un personnage comme Carnelian qui ne sert strictement a rien dans ce tome – où les situations sont vite fait expédiées, où certains protagonistes semblent mourir, puis, finalement, ne le sont pas (morts) et ce, sans que l’on ait vraiment d’explication logique a tout cela ; de même, j’aurais aimé en savoir plus sur le pourquoi du comment du sort de Bertié par exemple. Bref, vous l’avez compris, il me fut difficile d’apprécier une telle fin qui, du coup, ne peut que déprécier une série assez bonne finalement dans l’ensemble jusque la.
C’est assez dommage tout de même que Kaori Yuki ait conclu The Royal Doll Orchestra de cette façon ; comme je vous l’ai dit en préambule de cette critique, ce n’était pas non plus la super série de la mort qui tue, mais bon, comment dire, les quatre premiers volumes étaient assez agréables jusque la et les personnages, sans être originaux outre mesure, n’en étaient pas moins charismatiques. Mais ce final tronqué a indéniablement tout gâché et, forcement, m’a fait raviser mon avis général sur cette série. Reste bien évidement le one-shot bouche trou, ce Camelot Garden qui n’est pas exempt de qualités mais qui, lui aussi, aurait peut être gagné à être un peu plus développer car il y avait incontestablement matière a cela (un tome complet par exemple ?). Quoi qu’il en soit, pour moi, la déception fut donc au rendez vous pour ce final de The Royal Doll Orchestra et quand je pense aux quatre premiers volumes, largement plus intéressants, c’est quand même assez dommageable en soit.
vendredi 3 juin 2011
SUR LA TERRE DES GÉANTS

SUR LA TERRE DES GÉANTS
Bien avant l’apparition des dinosaures, d’étranges créatures, souvent cauchemardesques, hantaient les océans. Ce documentaire, aux images de synthèse de toute beauté, reconstitue un monde effrayant et méconnu. Sur la terre des géants s’arrête au début du Trias, juste avant l’avènement des dinosaures.
Séquence 1 -530 millions d'années - Cambrien
Alors que la Vie s'exprimait sous des formes rudimentaires jusqu'alors (bien qu'elle existe probablement depuis plusieurs milliards d'années), des créatures plus complexes apparaissent dans les mers. Certaines sont munies d'un squelette externe rigide composé de chitine, tels l'Anomalocaris, invertébré géant de deux mètres de long, et ses proies, les Trilobites, qui appartiennent à l'embranchement des Arthropodes (comme les insectes et les crustacés de nos jours). D'autres ont développé un squelette interne de cartilage, comme l'Haikouichtys ; cet animal de petite taille est le plus ancien poisson connu.
Séquence 2 -418 millions d'années - Silurien
Les poissons se sont développés, ont acquis des nageoires et ont développé leurs sens. Mais ils sont encore petits et faibles, et connaissent de terribles prédateurs, comme le Brontoscorpio, scorpion aquatique de
Séquence 3 -360 millions d'années - Dévonien
Sur les marges des océans, des vertébrés se sont -partiellement- adaptés à la terre ferme. Ils ont acquis quatre pattes au lieu de nageoires, mais leur peau se déshydrate facilement, et, surtout, leurs œufs mous doivent se développer dans le milieu liquide: ce sont les batraciens. L'un d'entre eux, Hynerpeton, sorte de salamandre géante, est plus grand que tous les amphibiens actuels, avec la taille d'un crocodile. Mais, sous l'eau, milieu dont il dépend en partie, il craint de grands poissons prédateurs: les requins primitifs (Stethacanthus), et surtout le gigantesque poisson osseux Hyneria, de
Séquence 4 -300 millions d'années - Carbonifère
La végétation s'est développée et la Terre est pour l'essentiel recouverte d'une forêt tropicale humide de fougères arborescentes, rendant l'atmosphère particulièrement riche en oxygène. Certains animaux sont moins dépendants de l'eau : les reptiles, avec une peau couverte d'écailles et des œufs à coquille rigide, sont apparus. Encore de petite taille, ils doivent combattre les arthropodes géants qui prolifèrent dans la forêt. La séquence débute avec l'apparition d'une araignée géante, Mesothelae, de la taille d'un ballon de football, qui dévore une couvée de Petrolacosaurus, petits reptiles à l'allure de lézards, avant d'en tuer un adulte. De retour à son terrier, elle se rend compte qu'il est inondé et part s'en creuser un autre en un lieu plus sec ; elle se fait voler sa proie par une libellule géante Méganeura, d'un mètre d'envergure, puis elle est dérangée par le mille-pattes Arthropleura de
Séquence 5 -280 millions d'années - Permien inférieur
Le climat a changé; il est devenu plus sec, avec des saisons très marquées. Les plantes à graines (conifères) sont apparues ; plus résistantes au froid et à la sécheresse, elles remplacent les forêts de fougères du Carbonifère. Les arthropodes géants se sont éteints. Les reptiles prospèrent, et les premières espèces géantes sont apparues ; mais elles n'ont aucun rapport avec les dinosaures. Pour mieux résister aux écarts de température, elles ont mis au point un système de régulation thermique, au moyen d'étranges voiles membraneuses, parcourues de vaisseaux sanguins. Ces animaux bizarres, dits « reptiles mammaliens » auront pour descendants les mammifères. Parmi eux, le placide Edaphosaurus est un végétarien, qui vit en troupeaux. Il craint les assauts d'une espèce voisine, mais prédatrice, le Dimétrodon.
Séquence 6 -250 millions d'années - Permien supérieur
Les continents se sont réunis et forment la Pangée, dont le centre est un désert hyperaride, où ne survivent que des animaux hautement résistants. Le Scutosaurus, ancêtre des tortues pesant 1 tonne, est l'un d'entre eux; il peut survivre dans le désert grâce à son métabolisme lent, et à sa faculté de se priver d'eau et de nourriture pendant des mois. Un mâle solitaire de cette espèce est, au début de l'épisode, poursuivi et tué par un Gorgonopsien, reptile mammalien plus évolué que ces prédécesseurs, dont l'aspect évoque quelque peu celui des grands mammifères carnivores actuels. Cet animal règne sur un domaine de sable et de cailloux, au centre duquel se trouve une mare, précieuse pour les animaux en ce temps de sécheresse. Il ne le partage qu'avec les animaux qu'il ne peut capturer, comme le Diictodon, un autre reptile mammalien, mais de petite taille, au mode de vie fouisseur et aux allures de chien de prairie, et un batracien carnivore du groupe des Labyrinthodontes, le dernier de sa lignée, qui voit son domaine aquatique rétrécir de jour en jour sous l'effet de l'absence de pluies.
Séquence 7 -248 millions d'années - Trias inférieur
Le monde se remet de l'extinction de masse du Permien, les déserts reculent à nouveau devant les forêts. Plusieurs espèces de reptiles mammaliens ont survécu, et se développent à nouveau. Parmi celles-ci, le Lystrosaurus, grand animal à l'aspect d'hippopotame, présenté comme un descendant du Diictodon, qui vit en troupeaux nombreux. Malgré sa taille respectable et son comportement grégaire, ses déplacements sont périlleux du fait de plusieurs prédateurs qui chassent en embuscade, comme l' Ericiolacerta, un reptile mammalien carnivore, qui attaque les Lystrosaurus dans les ravins, et le Proterosuchus, un ancêtre des crocodiles, qui les guette dans les cours d'eau. Les ancêtres des dinosaures sont apparus, mais sont petits, tel Euparkeria, qui a un régime alimentaire à base d'insectes.
Après avoir, au mois de mars, débuter par Sur la Terre des dinosaures, puis poursuivis, en avril, par sa suite, Sur la Terre des monstres disparus, il était temps – après l’oubli du mois de mai – de conclure en beauté avec Sur la Terre des géants, dernier volet de la célèbre trilogie de documentaires consacrée a la préhistoire de la BBC ; oui, bon, je sais que ce n’est pas vraiment une trilogie puisque depuis, d’autres épisodes se sont vus greffés aux originaux mais peu importe, je m’en tiendrais a ces trois la. Ainsi, toujours avec mes enfants puisqu’a la base, ses achats avaient été effectués pour satisfaire leur gout – en particulier pour ce qui est du plus jeune – de la préhistoire, après avoir admirer (le terme me semble exact) les célèbres dinosaures puis les moins connus mais néanmoins spectaculaires mammifères géants de la mégafaune, il était grand temps de remonter encore plus loin dans le passé et de nous intéresser aux divers animaux qui ont peupler notre planète, des formes de vies les plus primitives jusqu’au tout début du Trias et l’ancêtre du dinosaure. Bref, un long, très long voyage dans notre passé qui ne pouvait que nous ravir.
Tout d’abord, il faut souligner le grand intérêt, peut être même supérieur aux deux autres documentaires, de ce Sur la terre des géants ; en effet, des reportages, des bouquins, des films sur les dinosaures, il en existe des tas et bien souvent, l’on frôle presque l’overdose, les mammifères qui les ont remplacer, c’est déjà un peu différent, ils sont moins connus pour la plus part mais même ainsi, ne serais ce que pour certaines espèces comme les mammouths, les tigres a dents de sabres ou le mégacéros, nous avons tous une image plus ou moins précise de ceux, en plus, la aussi, il n’est pas trop difficile de trouver matière a se documenter si on le souhaite. Par contre, pour ce qui est de la période précédant celle des dinosaures, on doit avouer que c’est bien souvent le flou total pour le grand public. Bien évidement, il y a le dimétrodon – que beaucoup confondent avec les dinosaures – voir le trilobite, de même, on sait qu’il fut un temps où des insectes géants vivaient sur notre planète (pour la petite histoire, le Carbonifère), mais c’est tout, ou presque : peu voir aucun reportages, idem pour les articles ou les bouquins où ils n’ont qu’une place trop souvent minime vis-à-vis des autres animaux de la préhistoire. Du coup, les premiers âges de notre planète apparaissent bien souvent comme étant assez obscurs et, a moins d’être un véritable passionné, la plus part d’entre nous ne savent pas grand-chose sur une faune et une flore pourtant tout aussi intéressante que celles qui suivit. Ainsi, rien que pour son coté éducatif, Sur la Terre des géants mérite amplement que l’on s’y attarde.
Bien évidement, tout n’est pas parfait dans ce documentaire et l’on pourrait regretter, comme ce fut le cas pour ses prédécesseurs, une trop grande mise en scène – mais bon, c’est le style des reportages animaliers modernes – voir une dramatisation des événements a outrance ; de même, quelques approximations scientifiques sont notables, et la, c’est un peu plus grave comme celle de l'araignée Mesothelae, dont le fossile, initialement attribué à cet animal, s'est avéré être celui d'un euryptéride ou scorpion marin. A la décharge de la BBC, il faut tout de même signaler que ces approximations sont dues a des découvertes postérieures au documentaire et qu’il est, surtout en paléontologie, fort difficile de créer une œuvre dans ce genre qui n’apparaisse pas comme étant partiellement erronée quelques années plus tard ; un exemple, les livres sur la préhistoire, pour en lire depuis trente ans, je peux vous assurer que des erreurs, il y en a sur les plus vieux, ce qui ne signifie pas que les plus récents détiennent la vérité absolue, bien au contraire.
Quoi qu’il en soit, et malgré quelques petits défauts qui ne nuisent en rien a la qualité de l’ensemble, Sur la terre des géants est un excellent documentaire, dans la lignée de ses deux prédécesseurs, qui plaira aux amateurs du genre, qui passionnera et émerveillera les plus jeunes (des vocations futures ?) et qui sait, intéressera peut être le néophyte. Des images superbes, des animaux étonnants et plus vrais que nature que l’on n’est pas habitué à voir sur nos écrans et un plaisir de bout en bout tout au long de cet excellent documentaire que je recommande, bien évidement, vivement aux amateurs de la préhistoire.
mercredi 1 juin 2011
THE ROYAL DOLL ORCHESTRA - IV

THE ROYAL DOLL ORCHESTRA - IV
Le monde est en pleine déliquescence, une épidémie frappe la population et transforme les gens en zombies qui attaquent sauvagement le reste de la population ! Menée par Rutile, une bande de baladins parcourt le monde, tentant de réaliser des miracles grâce à leur musique… Mais cela a-t-il encore un sens ? Revenus de force à la Cour de la Reine, Rutile et sa troupe tentent désormais d’échapper à l’inique dictatrice ! Mais face à tant d’indépendance, cette dernière s’emporte et décide de sévir. Voilà que les membres de l’Orchestre Royal sont recherchés comme de vulgaires criminels.
Je sais pertinemment que bien souvent, la vision que l’on peut avoir d’une œuvre peut être biaiser par l’enthousiasme que l’on ressent en la découvrant et que, lorsque l’on revient dessus par la suite – quelque soit le temps écoulé – notre avis peut alors s’en trouver légèrement moins positif et l’on peut apercevoir quelques défauts qui nous avaient échapper de prime abord. Bien évidement, cela n’arrive pas toujours ; après tout, certaines œuvres sont franchement bonnes et l’on ne s’en lasse pas, mais quoi qu’il en soit, c’est un fait qu’il ne faut pas négliger. Mais alors, qu’en est-il de ce Royal Doll Orchestra de la magicienne Kaori Yuki ? Sincèrement, et alors que je viens de lire le quatrième tome de ce manga, mon avis n’a toujours pas changer a son sujet : c’est du tout bon. Bien évidement, ce n’est pas non plus un chef d’œuvre absolu, bien évidement, si je devais faire un choix, je préfèrerais encore Angel Sanctuary, cependant, comment ne pas s’enthousiasmer pour cette histoire où dans un monde que l’on pourrait presque qualifier de post-apocalyptique – lorsque une bonne partie de la population mondiale est ou sera contaminer par un virus mortel qui la transformera en marionnettes/zombies, je pense que ce qualificatif me semble juste – une bande de musiciens paumés, pour la plus part porteurs d’un très lourd passé, errent dans le but… oui, justement, dans quel but ? Jouer de la musique pour apporter un peu d’espoir aux rares survivants ? Essayer, pour Rutile, de sauver sa sœur – la Reine – d’elle-même ? Voir, tout bonnement, en finir avec cette malédiction ? Un peu de tout cela a la fois. Ainsi, et même, comme je l’ai déjà dit lors des critiques des tomes précédant, même si tout cela finalement n’est guère original (il suffit de remplacer les guignols par des zombies si vous voyez ce que je veux dire), que les protagonistes ont un petit air de vu et de déjà vu et que les situations sont assez convenues dans l’ensemble, force est de constater que Miss Kaori Yuki s’est suffisamment bien débrouillée pour nous offrir néanmoins une série captivante, auquel on a du mal a décroché une fois lancé dans sa lecture ; bref, une bonne série qui, je pense, survivra au passage du temps.
Mais alors, ce quatrième tome ? Et bien, j’ai à la fois pas mal de choses à dire et rien du tout. Rien car je ne vais pas revenir pour la énième fois sur la qualité des dessins, du scénario, du découpage des planches dynamiques, la beauté des personnages, des décors, les multiples rebondissements de l’intrigue etc. Pas mal de choses parce que bon, tout de même, cette critique est réservée au quatrième volume de cet Orchestre Royal de Guignols et qu’il faut bien que j’en dise quelque chose, n’est ce pas ? Surtout que, et je m’en tiendrais a l’histoire, celui-ci le mérite amplement. Ainsi, après m’être lamenter lors de la critique du tome deux du fait que les compagnons de Rutile soient sous exploités, j’avais eu la joie – oui, je ne m’en cache pas – de voir l’un d’eux, plus précisément, le silencieux Gwindel (autrefois sculpteur légèrement fou sur les bords) mis a l’honneur. Et dès le début de ce tome quatre, dans le court chapitre intitulé Stigmate, c’est le second, le fougueux et brutal Kohaku de nous révéler son passé, ce qui était tout de même temps quand on n’y pense. Forcement, en apprendre plus sur ces deux personnages jusque la mystérieux ne peut que faire plaisir aux lecteurs qui n’attendaient que ca, ce qui est dommage, c’est qu’ensuite, ceux-ci retournent presque a leurs rôles de quasi figurants. D’ailleurs, selon moi, c’est le gros point noir de ce Royal Doll Orchestra ; bien évidement, Rutile a tendance a tout écraser par sa présence charismatique, quant a Eles, celle-ci apparaît presque plus que celui-ci, ce qui, quant on ajoute a cela le fait que les personnages ponctuels en imposent également mais aussi que d’autres, comme Berthié, par exemple, voir Spinelle occupent une place non négligeable, la place restante pour nos deux compères, Kohaku et Gwindel s’en trouve forcement réduite ; il y a du mieux, indéniablement, mais cela ne m’empêchera pas de me dire que ces deux la n’en sont pas moins sous-exploités. Au moins, dans Angel Sanctuary, Kaori Yuki avait su développé toute une foule de personnages secondaires, leur accordant l’importance qu’ils méritaient. Ce n’est pas le cas ici, mais il faut, pour sa décharge, souligner qu’il est plus facile de développer ses personnages (mais aussi son monde, l’intrigue etc.) sur vingt tomes que sur cinq.
Pour le reste, cet album, bien évidement toujours aussi bon comme ses prédécesseurs, verra Rutile et ses compagnons, désormais devenus fugitifs, aux prises avec le Sénat et ses inquiétants membres dans Quatuor mosaïques, et se préparer pour le final, alors que la révolte gronde et que l’inquiétant Berthié fait des siennes, dans Le chant d'amour du troubadour, chapitre qui aura sa conclusion dans le cinquième et dernier tome. Révélations, amour, coups de théâtres, drames (attendez les dernières pages, l’un des protagonistes y passe visiblement, enfin, je ne vois pas comment il peut survivre), ce quatrième tome du Royal Doll Orchestra, fidèle a ses prédécesseurs, est de fort bonne qualité, et, bien évidement, ne donne qu’une seule envie, découvrir la suite ! Sauf que cette fois ci, il va falloir patienter un peu puisque je ne me suis pas encore procurer ce fameux cinquième tome…


