mercredi 10 juillet 2013

PROMÉTHÉE – NECROMANTEION


PROMÉTHÉE – NECROMANTEION

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
2019.
25 ans avant les premiers « événements de 13H13 », Hassan Turan assiste attentif à l’étrange rituel auquel se prête son père. Ils sont en Grèce, à Epire, au sud de Parga, et le père du futur archéologue pénètre nu le sanctuaire du Necromanteion accompagné d’un mouton. Tels les anciens, il s’apprête à emprunter la « route » d’Hadès et traverser symboliquement trois portes en fer pour entrer dans le royaume des morts. Répétant les mêmes rites que ses ancêtres, il arrive au bout de son périple devant une « porte liquide » qu’il traverse. Lorsqu’il retrouve son fils quelques jours plus tard, il a vieilli de 20 ans… Aujourd’hui prisonnier avec quelques compagnons dans la ville de Providence, à une période indéterminée, Hassan cherche le moyen de regagner « leur réalité ». Ayant réussi à trouver à Springfield, Massachussetts, un avion capable de rallier l’Europe, l’équipage prend le cap vers la Grèce. Hassan est persuadé qu’en revivant l’expérience vécue par son père, ils ont une chance de sortir de leur drôle de prison… Pendant ce temps, tandis que Spaulding apprend les pouvoirs miraculeux que possède le cube trouvé au fond du sinkhole de Maracaibo, la Présidence américaine organise la survie de ceux qu’elle a décidé de sauver…


Comme je vous le disais pas plus tard que samedi dernier, lors de ma critique de  La théorie du 100eme singe, septième tome de cette excellente série qu’est Prométhée, il n’aura pas fallu bien longtemps pour que je vous propose celle du huitième volume, Necromanteion, sortit il y a tout juste quelques semaines à peine et qui est, au jour d’aujourd’hui, le dernier tome paru dans le commerce – mais comme les fans de cette série de science-fiction le savent bien, c’est loin d’etre finis. Etant en vacances et disposant de suffisamment de temps libre devant moi, mais aussi, en ayant un peu marre d’attendre entre chaque volumes alors que ceux-ci étaient tous sortis, je m’étais dit que ce mois de juillet serait parfait pour me mettre à jour pour ce qui est de cette série, ne serais ce que pour, en attendant que ne paraisse la suite dans quelques mois, je puisse également passer à autre chose et découvrir d’autres bandes dessinées. Et donc, quid de ce huitième tome, de ce Necromanteion où cette Porte des Enfers dont le nom renvoi curieusement a une découverte effectuée il y a de cela quelques mois et dont je vous avais parlé sur ce blog comme on peut le voir ici : La porte des enfers découverte en Turquie.

Eh bien, déjà, que dire de plus au sujet de ce huitième opus de Prométhée, que pourrais-je ajouter de nouveau à tout ce que j’ai bien put vous dire précédemment ? En toute sincérité, pas grand-chose et plus le temps passe, plus je découvre, dévore et prend un grand plaisir à la lecture de chaque nouvel album, je me dis que cette série, de par sa structure, est plus à prendre dans son ensemble que séparément : ainsi, quelque part, Prométhée fait partie de ces bandes dessinées qui méritent une critique globale, qui ne peuvent se comprendre et apprécier qu’avec son début et sa fin, et ce, même si chaque album est un régal, je ne le nie pas. Car une fois de plus, et l’on commence à avoir l’habitude depuis le temps, ce huitième album ne déroge pas à la règle vis-à-vis de ses prédécesseurs et une nouvelle fois, nous suivons la suite du déroulement de l’intrigue, ou plutôt des diverses intrigues avec tous ces protagonistes principaux qui, chacun de leurs côtés, poursuivent leur chemin : et même si le groupe de l’archéologue Hassan Turan, pour rappel, bloqué dans une dimension parallèle ou dans le futur, est ici mis en avant – particulièrement au vu de son lien avec cette fameuse Porte des Enfers ou Necromanteion – la place qu’occupe la journaliste, qui, à peine engagée par le Président des Etats Unis, découvre effrayée quels sont les plans de celui-ci face à la menace extraterrestre, ainsi que celle de notre ancien dirigeant de la NASA, toujours uniquement préoccupé par la volonté folle de sauver son épouse, condamnée sur un lit d’hôpital, n’est pas négligeable. Mais ces destins parallèles, ainsi que ceux des autres personnages, qui se lient ou pas pour le moment, tous plus passionnants les uns que les autres, ne sont que l’un des centres d’intérêts de ce huitième opus où, une fois de plus, l’on retrouve pêle-mêle : religions, mythologies, sciences, théories fumeuses, complot d’envergure, interventions Aliens, réalité parallèle, continuum espace-temps, faits avérés, l’ensemble s’entrechoquant de fort belle manière… une nouvelle fois pourrait-on ajouter.


Bref, vous l’avez compris, j’ai une nouvelle fois accroché à ce nouveau tome de Prométhée, et, quelque part, ce n’est plus une surprise pour personne au vu de tout le bien que j’ai pu dire, au cours de ces derniers mois, au sujet de cette série : Pionner 10 réapparait mystérieusement sur Terre, tel un prophète de mauvaise augure, l’humanité n’en a plus pour très longtemps avant l’invasion Alien, deux jours, de nouveaux phénomènes paranormaux et légendes sont mis en avant, comme cette fameuse Porte des Enfers (curieux tout de même de retrouver cette ziggourat mésopotamienne qui me fait bigrement penser à celle d’Ur en Grèce, mais bon) et les amateurs de complots en tous genres se raviront en entendant parler du fameux et mystérieux projet HAARP … et pendant ce temps-là, le gouvernement américain, fidèle à lui-même, poursuit ses mensonges, et devant la catastrophe et génocide à venir, se prépare à sauver une certaine élite de l’Humanité… je vous laisse deviner qui en fait partie… Excellent tome, une fois de plus, pour une excellente série, sauf que… sauf que, désormais que j’ai rattraper mon retard et que je possède l’intégralité des volumes parus à ce jour, et bien, désormais, je vais devoir faire comme tous ceux qui suivent cette série, c’est-à-dire, attendre patiemment la sortie du prochain tome de Prométhée, et ça, ce n’est malheureusement pas pour tout de suite… mais quelque chose me dit que pour ce qui est de Christophe Bec, je n’ai pas à attendre bien longtemps !

lundi 8 juillet 2013

ASSASSIN'S CREED II


ASSASSIN'S CREED II

Le récit reprend exactement là où le premier Assassin's Creed s'est arrêté : Desmond est face à des inscriptions étranges écrites en sang sur le mur de sa chambre qu'il voit grâce à la « vision d'aigle ». Lucy entre et lui demande de rentrer à nouveau dans l'Animus. Il assiste alors à la naissance d'un certain Ezio Auditore da Firenze. Les deux fuient ensuite rapidement le bâtiment d'Abstergo. Arrivé à un entrepôt qui semble être la cachette des Assassins, Lucy explique qu'elle voudrait avoir Desmond dans leur camp. Elle lui propose de s'entraîner rapidement grâce à l'effet secondaire de l'Animus qui lui permettra d'acquérir l'expérience d'Ezio, son ancêtre. Desmond accepte et rencontre le reste de l'équipe : Rebecca Crane qui s'occupe de l'Animus 2.0 des Assassins, et Shaun Hastings, tacticien et historien sarcastique. Desmond ne tarde pas à rentrer dans la machine… Desmond se retrouve donc à Florence, en 1476, dans la peau d'Ezio, un jeune noble séducteur de 17 ans. On découvre sa famille, sa petite amie et ses ennemis. Un jour, sa famille est accusée de trahison, victime d'une conjuration. Son père et ses deux frères sont exécutés devant ses yeux. Il doit quitter la ville avec sa mère et sa sœur, se réfugiant dans le village de Monteriggioni où son oncle Mario tient une villa. Il lui révèle que le jeune homme est un Assassin, tout comme son père qui a été tué par les Templiers. Il débute alors sa quête de vengeance contre ceux qui ont tué les membres de sa famille.


Il y a de cela un an environ, à quelques jours près, j’avais enfin, après bien des années d’attente, une Playstation III, ce qui allait me permettre de remiser ma bonne vieille PS2 au placard et pouvoir finalement jouer a des jeux dits « nouvelle génération » ; d’ailleurs, et dès un certain Dante’s Inferno, premier jeu auquel je jouais, je ne pouvais que constater la différence graphique qui s’était faite entre les deux générations de consoles. Pourtant, dès le troisième volet de God of War, je ne pouvais que constater que, aussi beaux soient ces premiers jeux auxquels j’avais eu le plaisir de jouer (l’on peut ajouter une énième version de FIFA), quelque part, il me manquait encore le jeu qui me ferait rentrer dans une nouvelle ère vidéoludique : après tout, qu’est donc God of War III si ce n’est qu’une version plus belle que son prédécesseur mais moins réussie, selon moi, dans l’ensemble. Et ce jeu, celui qui m’aurait fait aller bien plus loin dans mon expérience vidéoludique, cela aurait pu etre le grandiose Skyrim, sauf que, malgré des mois à y jouer, occasionnellement, je ne l’ai jamais achevé – et a l’occasion, il faudra que je revienne dessus afin d’expliquer le pourquoi du comment. Puis, vers le mois de février de cette année, l’envie me pris de me lancer dans un jeu dont j’avais entendu parler depuis longtemps, un jeu dont j’avais entendu bien des louanges à son sujet : le second volet d’Assassin’s Creed.


Dans les grandes lignes, cela faisait quelques années que je connaissais plus ou moins le synopsis de la saga Assassin’s Creed : ici, on était dans la peau d’un assassin (forcément) a diverses périodes de l’Histoire (Croisades dans le premier, Italie de la Renaissance dans le second, Guerre d’Indépendance Américaine dans le troisième et Pirates pour le quatrième, à sortir vers la fin de l’année) et qui était en conflit contre les Templiers – oui je sais, dit comme cela, le scénario a l’air de tenir sur un timbre-poste, pourtant, il n’en est rien. Et si j’avais hésité quelques temps, après son achat, à me lancer dans ce jeu, c’est qu’en fait, je savais parfaitement qu’une fois plonger dedans, j’aurais bien du mal à le quitter, et sur ce point, je ne me suis pas tromper le moins du monde : je voulais un jeu qui ne soit pas un simple énième épisode d’une saga débutée sur PS2 et aux graphismes améliorés ? Alors Assassin’s Creed était bel et bien ce qui me fallait ! Et si je m’attendais à un grand jeu, ce que je ne savais pas, c’est que celui-ci allait dépasser toutes mes espérances !


Liberté totale ou presque, sentiment d’immersion comme au bon vieux temps (je parle de certains grands jeux de l’époque bénie de la première Playstation), graphismes tout bonnement somptueux et grandioses avec ces villes – Florence et Venise surtout – tout bonnement monumentales, sublimement bien reconstituées et où l’on prend un plaisir fou à parcourir de long en large, scénario de folie et captivant au possible, apparition de toute une foule de personnages historiques, ce qui ne peut que ravir un amoureux de l’Histoire comme moi, bref, les superlatifs et les qualités de ce jeu sont telles qu’il me serait fastidieux de toutes les nommées ; disons surtout qu’avec Assassin’s Creed, j’atteignais enfin une autre dimension vidéoludique, j’avais enfin ce que je voulais… tenez, un simple exemple : cette liberté quasi-totale ! Mais quel plaisir de faire ce que l’on veut, de se balader ou bon nous semble, de jouer les touristes dans des villes comme Florence, Venise, de parcourir la campagne Romagne, de monter à cheval, prendre des gondoles, grimper sur les toits et jouer les casses cous, se mêler a la foule, de jour, de nuit, mais aussi, de constater que telle église ou monument que l’on a escalader (avant de réaliser un spectaculaire « saut de la foi ») existe bel et bien, que quelque part, c’était presque comme si l’on avait effectué un voyage dans le temps et que l’on se trouvait dans cette magnifique Italie de la Renaissance !


Mais Assassin’s Creed, second du nom (puisque, comme ce fut le cas il y a bien des années pour Tomb Raider ainsi que pour God of War, tous deux de grands jeux, je me suis lancer dans ces sagas par le biais du second épisode) c’est également un scénario en béton, un scénario avec un protagoniste principal, Ezio, bonne petite tête a claque au début avec ses nombreux « Va benne » mais qui, assez rapidement et au fil du déroulement de l’intrigue, prend une sacrée consistance et s’avère etre, au final, charismatique en diable. Un scénario dont le postulat de départ, la vengeance, est loin d’etre original, mais qui s’avère diablement bien ficelé et plein de rebondissements, surtout que les auteurs du jeu ne se sont pas privés pour nous en faire voire des vertes et des pas mures : survol de Venise sur une aile volante fabriquée par Léonard de Vinci, séquences a la Prince of Persia afin de retrouver l’armure du héros du premier volet, missions diverses et variées avec tout un tas de possibilités pour y parvenir, énigmes à gauche et à droite et bien sûr, en trame de fond, cette lutte sans fin contre les Templiers qui vous mènera même jusqu’au… mais chut, autant préserver la surprise pour ceux qui n’auraient jamais jouer à ce jeu. Surtout que la fin, stupéfiante de par son contenu, vaut franchement le détour ! 


Bref, vous l’avez compris, je n’ai pas aimé Assassin’s Creed II, je l’ai adoré ! Et si God of War avait été, pour moi, le jeu de l’année 2012, nul ne doute que je tiens d’ores et déjà celui de 2013, au point même que je me suis empressé, dès ce matin (je l’ai achever hier soir), de passer commande du premier volet et que, même le troisième, qui se déroule dans une période historique qui ne m’intéresse pas le moins du monde – la Guerre d’indépendance américaine, franchement, ce n’est pas ma tasse de thé – eh bien, je pourrais fortement me laisser tenter, c’est pour dire ! Alors bien sûr, cet Assassin’s Creed II date déjà de 2009 et certains pourront sourire en me voyant m’extasier pour un jeu qui n’est plus tout jeune, mais peu importe, un grand jeu, ça n’a pas d’âge, surtout que là, ce n’est même pas un grand jeu mais quasiment un chef d’œuvre ! Comment, j’exagère ? Sincèrement, pour le concept, l’histoire, les graphismes et le personnage principal, je pense que non. 

samedi 6 juillet 2013

PROMÉTHÉE – LA THÉORIE DU 100EME SINGE


PROMÉTHÉE – LA THÉORIE DU 100EME SINGE

13 h 13 min – 21 Septembre 2019 : La navette Atlantis disparaît mystérieusement des écrans de contrôle lors de son dernier vol.
13 h 13 min – 22 Septembre 2019 : Toutes les montres et les horloges de la planète s’arrêtent. Au même moment, le mécanisme d’Anticythère, un étrange astrolabe datant de la Grèce Antique, se met en marche alors qu’aucun scientifique n’était parvenu à le déclencher jusqu’à présent.
13 h 13 min – 23 Septembre 2019 : La navette Atlantis réapparaît et atterrit à Cap Canaveral, un survivant est à bord : le commandant de la mission, en état de choc au milieu des cadavres déchiquetés du reste de l’équipage.
13 h 13 min – 24 Septembre 2019 : Un sous-marin nucléaire américain capte l’écho sonar d’un U-boat de l’armée allemande disparu soixante-huit ans plus tôt...Un chalutier voit apparaître devant lui la monumentale coque du Titanic, disparu au même endroit, à 650 km au Sud-Est de Terre-Neuve.
2019.
Alaska, chaîne de montagnes de Brooks, 1943. A bord de leur « snowcat », Joe Dunn et son ami Henry entrent dans un petit village de pêcheurs habituellement grouillant de vie. Pourtant cette fois, ils font le constat amer de l’incroyable disparition des 600 habitants. L’endroit est désert. Seule présence : un gouffre circulaire immense au fond duquel un gros cube en métal intrigue les deux amis. Aussitôt prévenu par Joe, l’Eielson Air Force Base envoie plusieurs dizaines de militaires. L’armée récupère le cube fait d’un métal inconnu et entre en « contact » avec des entités Aliens. Tout cela ne sera évidemment jamais révélé. D’autant qu’il restera du contact un grand flash lumineux et des dizaines de corps sans vie. D’autre part, le cube mystérieux sera confié pour livrer ses secrets aux unités scientifiques stationnant dans la fameuse zone 51, dans le désert du Nevada. Zone dans laquelle aujourd’hui et depuis le 21 septembre (jour où les catastrophes de 13h13 ont débuté), on est capable de lire dans l’avenir. Et le constat est on ne peut plus inquiétant : la fin humaine est proche. Ce n’est d’ailleurs pas faute d’avoir été mis en garde depuis bien longtemps. Reste quelques singes pour montrer la voie et quelques aventuriers perdus dans une improbable ville de Providence…


Et c’est reparti pour un tour ! De quoi, mais de Prométhée bien évidement, la série qui sera fort probablement la BD de l’année – a moins d’une incroyable surprise d’ici les mois qui viennent, cela sera le cas, surtout que je m’en serais taper des tomes de cette bande dessinée. Et donc, après le sixième tome, L’Arche, en juin dernier, juillet et les vacances voient venir le septième volume de la saga, sorti par ailleurs en début de cette année, et intitulé La théorie du 100eme singe, et au point où j’en suis – car de toutes façons, si je n’avais pas accroché à l’intrigue et au concept, je ne serais pas là à vous proposer cette critique – vu tout le bien que je pense de cette bande dessinée, vous pouvez imaginer qu’elle ne fut pas ma joie de me replonger, une fois de plus, dans ce qui est, à mes yeux, l’une des intrigues parmi les plus captivantes qu’il m’ai été donné de connaitre depuis quelques années. Ainsi, hier soir, histoire de bien fêter le début de mes congés estivaux, je me suis confortablement installé dans le canapé et ai pu découvrir ce que ce diable de Christophe Bec nous avais réservé.

Comme je le soulignais dans la critique du tome précédant, L’Arche, a force, on pourrait légitimement se montrer agacé de voir l’intrigue de cette excellente série d’anticipation nous mener par le bout du museau : sept opus millimétrés autour d’une série d’événements pré-apocalyptiques énigmatiques (chaque jour à 13h13…) et toujours rien de suffisamment copieux à se mettre sous les crocs pour en révéler le pourquoi du comment. Or, une fois de plus, mais je n’en doutais pas le moins du monde, il est fort difficile de ne pas se laisser happer par ce scénario terriblement addictif et inventif en diable, qui fourmille de théories scientifiques en tous genres, de manipulations gouvernementales dignes de X-Files et de tout un tas d’événements paranormaux qui ne peuvent que ravir les amateurs du genre. Surtout que, pour une fois (alléluia), dans sa grande mansuétude, Christophe Bec daigne nous livrer quelques petites révélations ; oh, rien de grandiose en soit, le mystère reste quasiment en l’état, cependant, même ces quelques gouttes de révélations tombent parfaitement à pic et ne donnent qu’une seule envie : découvrir la suite ! Et quand on comprend que celles-ci, comme on s’en doutait, annoncent une destruction prochaine de l’espèce humaine, on ne peut que se ravir de la tournure des événements. De plus, pour ce qui est de ces fameuses catastrophes qui ont lieu chaque jour à 13 heures 13, dans cet album, notre ami Bec y va fort : vous ne saviez pas ce qu’était un sinkhole ? Désormais, vous serez incollable sur le sujet ; et ces impressionnants trous dans le sol, qui peuvent surgir du jour au lendemain (pour info, voir le billet publié sur ce blog il y a de cela trois ans : Un trou géant au Guatemala) touchent des lieux emblématiques un peu partout sur Terre. Ajoutons à cela la suite des destins croisés des nombreux protagonistes, un petit cour de médecine sur la vision antipodique,  ainsi que, pour finir, la fameuse Théorie du 100éme singe (probablement l’une des clefs de la série) et vous comprendrez à quel point ce septième tome de la saga est tout bonnement excellent.


Bref, vous l’avez compris, non seulement, mon avis au sujet de cette série n’a non seulement, pas changer d’un iota, mais qui plus est, après lecture de cette Théorie du 100éme singe, je suis encore plus fan qu’avant. Alors certes, souvent, face à la longueur de l’intrigue ainsi qu’à sa complexité, on s’impatiente, on se demande si tout cela ne pouvait pas etre plus court, mais sincèrement, quand on y réfléchit, que c’est bon tout de même ! Et puis, pour une fois, je ne devrais pas patienter quelques semaines puisque j’ai eu la bonne idée de me procurer le huitième tome au même temps que celui-ci, ce qui fait que, normalement, dans quelques jours, vous aurez droit à une nouvelle critique de cette excellente série qu’est Prométhée

vendredi 5 juillet 2013

GREY'S ANATOMY – SAISON VIII


GREY'S ANATOMY – SAISON VIII

Meredith fait face aux conséquences de la falsification de l'essai clinique de Derek. En parallèle, elle affronte une période difficile avec Derek. Le couple se partage désormais la garde de la petite Zola. De son côté, April se bat pour se faire accepter par ses collègues comme chef des résidents. Elle espère être à la hauteur, mais ne parvient pas à imposer son autorité. Cristina et Owen sont toujours en désaccord au sujet de la grossesse de Cristina. Celle-ci souhaite avorter, alors qu'Owen désire garder l'enfant. Ce dernier doit partir avec Callie en urgence sur le lieu d'un accident : une route de Seattle s'est fendue, laissant un gouffre immense. Plusieurs victimes sont recensées...

Ah, Grey’s Anatomy, toute une histoire ! Comme les plus attentifs – et ils ne doivent pas etre nombreux – l’auront peut-être remarqué, c’est la toute première fois que je vous en parle sur ce blog, et ce, alors que la huitième saison vient tout juste de s’achever dans nos vertes contrées – toujours en retard sur les autres, mais bon, on a l’habitude a force. Car bon, en toute logique, et même si lors des débuts du Journal de Feanor, je n’avais pas pour habitude de vous proposer des critiques des quelques séries que je regardais, j’aurais pu, comme ce put etre le cas, pour ne citer que l’exemple le plus flagrant, pour le Dr House, vous en parler, mais non, jusqu’à cette année, le néant total. Mais en fait, c’est que Grey’s Anatomy et moi, c’est un peu une vieille et longue histoire d’amour/haine, les deux sentiments s’étant mêlé pendant des années et ce, jusqu’à il y a très peu de temps ; pour etre précis, jusqu’à la fin de la septième saison où je dus rendre les armes et admettre que, finalement, je l’appréciais cette série. Car oui, pendant de longues années, qu’est-ce que j’ai pu déblatérer au sujet de Grey’s Anatomy : c’est nul, il ne se passe rien, on se fait chier, je n’aime pas les acteurs et autres joyeusetés du même acabit, mais, car il y a un mais et il est de taille, tout en regardant. En effet, « Mr je critique mais je regarde » n’attendit pas cette huitième saison pour regarder, voire parfois apprécier cette série ; alors certes, en comparaison avec le cynisme d’un Dr House, Grey’s Anatomy ne faisait pas le poids, pourtant, et pour je ne sais quelle raison, malgré tout le mal que je pensais et disais au sujet de cette énième série médicale, je ne pouvais pas m’empêcher, dès que j’en avais l’occasion, de la regarder… Pour quelle raison ? Excellente question en fait.


Déjà, et même si, effectivement, Grey’s Anatomy est bel et bien une énième série médicale, ce qui en fait la grande force, ce n’est pas tant le fait que l’intrigue se déroule dans un hôpital, mais davantage que celle-ci est principalement centrée sur les relations entre les nombreux protagonistes de celle-ci. Alors oui, la Meredith Grey (Ellen Pompeo), je ne peux toujours pas la voir et je peux affirmer sans crainte que je déteste cordialement le personnage : imbu de sa personne, toujours à se lamenter, les pires moments de la série, selon moi, sont ceux où elle apparait (et ils sont plutôt nombreux) et pire, quand elle se met à penser – alors, imaginez quand il survient un événement grave, et ils sont nombreux, qu’elle n’est pas concernée, mais que, pour la énième fois, tout est centrée sur elle, que l’épisode s’achève sur ses petites préoccupations égoïstes et vous comprendrez à quel point je donnerais chère pour la pendre haut et court la mère Meredith ! Mais en dehors de celle-ci, les autres, que ce soit des protagonistes majeurs ou pas, possèdent tous un petit quelque chose qui font que je réussi à m’y attacher, qu’ils sont intéressants, bref, qu’ils donnent envie qu’on les suivent et qu’on les apprécie. Et d’ailleurs, si certains comme Callie, Alex, Teddy Altman, Jackson et même, forcément, l’inimitable et terrible Cristina Yang, m’ont d’emblée été sympathiques, même ceux qui, au départ, je n’aimais pas forcément, comme Owen (devenu depuis l’un de mes personnages préféré), Miranda Bailey (chiante au début, marrante au final) et Mark Sloan (le trouvais con au début alors qu’il est, lui aussi, marrant), et bien, j’ai finis par les apprécier au fil du temps, chacun étant indispensable, a sa façon, au bon déroulement de la série.


Alors oui, Grey’s Anatomy est avant toute chose un Soap, mais est-ce une tare de dire cela ? Je ne le pense pas – pour la petite histoire, dans les comics, les X Men, dans leur meilleur période, c’était également un sacré bon soap… Ouh, je sens que je vais en faire crier plus d’un en disant cela. Oui, un feuilleton sentimental dans le milieu médical mais également une sacrée bonne comédie car, aussi incroyable que cela puisse paraitre, et je pense que les fans de la série ne me contrediront pas, malgré les maladies, les horreurs, les nombreux drames et décès qui touchent les protagonistes principaux, on rigole beaucoup dans Grey’s Anatomy, énormément même ; autre bon point à ajouter à une série qui, vous le voyez, commence à en avoir pas mal… Tout cela, au final, expliquant pour quelle raison, au fil des années et des saisons, j’ai finis par changer d’avis et apprécier, pour ne pas dire fortement aimer cette série.


Mais au fait, quid de cette huitième saison ? Forcément, comme je ne vous avais jamais parlé de Grey’s Anatomy sur ce blog, cette critique aura pris un sens plus large, cependant, avant de conclure, je ne pouvais pas passer sous silence les déroulements d’une saison, ma foi, plutôt bonne – et dire cela alors que la série en est à sa huitième année est chose plutôt peu commune. Disons, pour faire rapidement (car bon, si vous êtes fans, vous l’avez forcément regardé), que comme d’habitude, l’on retrouve dans les grandes lignes, tout ce qui a fait la valeur de Grey’s Anatomy, c’est-à-dire, ces relations décidément bien compliquées entre les divers protagonistes, ces histoires d’amour parfois contrariés, mais aussi, d’un point de vu de l’intrigue en elle-même, cette saison est la dernière pour nos étudiants qui, en fin d’année, passeront enfin le fameux examen qui feront d’eux, ou pas, des médecins. Ajoutons à cela une relation pour le moins orageuse entre Owen et Teddy, suite à… je vous le donne dans le mille, un énième drame, le couple Owen (encore lui, le pauvre)/Cristina qui subit une crise a n’en plus finir, la montée en puissance de personnages comme Jackson et April ainsi qu’un événement plutôt fort et dramatique lié à Alex, notre bad boy préféré, sans oublier un épisode spécial plutôt marrant à la sauce « et si ? » (après le chantant de l’année dernière) et vous comprendrez pourquoi j’ai fortement apprécié cette huitième saison de Grey’s Anatomy. Ah, bien sûr, reste le final, celui dont on a tant parlé, cet accident d’avion (je pense, au moment où j’écris ces lignes, ne plus faire de spoilers) qui restera dans les annales de la série et où un personnage, encore un, va y passer… pour commencer (oups, j’en ai trop dit), mais ceci est déjà une autre histoire et il sera toujours temps de revenir dessus pour la neuvième saison… 

mardi 25 juin 2013

PLANÈTE DINOSAURES


PLANÈTE DINOSAURES

Grâce à un bond dans le passé de plusieurs millions d'années et à des techniques graphiques uniques, Planète Dinosaures ramène à la vie les créatures les plus extraordinaires qui aient jamais existé. Presque tous les dinosaures présentés dans ce documentaire ont été découverts ces 10 dernières années, menant à la réécriture des livres sur la préhistoire...

Episode 1 : Le Monde perdu
-95 millions d’années, Crétacé – Afrique du Nord
Dans un marais, en Afrique du Nord, un troupeau d’Ouranosaurus sont effrayés par un Spinosaurus, qui les ignore. Au lieu de cela, il chasse  des Onchopristis (un poisson-scie géant), qui migrent dans les rivières d'eau douce pour se reproduire. Pendant ce temps, deux Carcharodontosaurus se battent pour obtenir des droits de chasse sur un troupeau d’Ouranosaurus.

Episode 2 : Dragons à plumes
-154 à -85 millions d’années, Jurassique et Crétacé – Chine et Mongolie
Dans une forêt de la fin du Jurassique, dans ce qui est maintenant la Chine, un Epidexipteryx échappe à un Sinraptor en grimpant à un arbre. Il trouve une larve de coléoptère dans l'écorce de celui-ci, et utilise ses doigts allongés afin de s’en saisir. Ailleurs, en Mongolie, des Gigantoraptors paradent afin d’obtenir les faveurs des femelles.

Episode 3 : Tueurs ultimes
-75 millions d’années, Crétacé – Amérique du Nord et Madagascar
À la fin du Crétacé, au Canada, dans ce qui est aujourd’hui connu sous le nom de Dinosaur Provincial Park, un Daspletosaurus traque un Chasmosaurus dans une forêt, mais perd l'effet de surprise et est forcé de battre en retraite. Plus tard, le Chasmosaurus est pris en embuscade par un groupe de tyrannosauridés. Un peu plus au nord, en Arctique, les Edmontosaures sont chassés par une grande sous-espèce de Troodon.

Episode 4 : Combat pour la vie
-150 millions d’années, Jurassique – Europe et Amérique du Nord
Dans les mers de la fin du Jurassique, en Europe, un Kimmerosaurus chasse un Squatina avant d’être pris en embuscade par un Pliosaure. Pendant ce temps-là, en Amérique du Nord, les stégosaures et les Camptosaurus coexistent dans une relation mutuellement bénéfique : les Camptosaurus servent de guetteurs, tandis que les Stégosaures fournissent une protection. Justement, un Allosaure attaque le groupe.

Episode 5 : Nouveaux géants
-95 millions d’années, Crétacé – Amérique du Sud et Afrique du Nord
À la fin du Crétacé, en Amérique du Sud, dans un site de nidification, un Argentinosaure sort de son œuf, et est presque immédiatement attaqués par un Lacusovagus. Le ptérosaure est effrayé par un Skorpiovenator, qui finit par dévorer le nouveau-né. Cependant, les autres sont sauvés par l’arrivée d’un troupeau d’Argentinosaures adultes. Ailleurs, en Afrique du Nord, un troupeau de Paralititan fait une halte près d’une rivière quand soudain, un Sarcosuchus piège l’un des jeunes.

Episode 6 : Les grands survivants
-92 a -65 millions d’années, Crétacé – Roumanie, Etats Unis et Mongolie
Vers la fin du Crétacé, sur l'île de Haţeg, un troupeau de Magyarosaurus se nourrit de végétation, tandis qu'un Bradycneme chasse des lézards parmi eux. Tombant du ciel, des Hatzegopteryx se mettent à chasser et dévorer les jeunes Magyarosaurus. En Amérique du Nord, un Zunityrannus attaque des Therizinosaures, mais doit prendre la fuite devant la résistance de ses étranges dinosaures.  Pour finir, en Mongolie, l’on retrouve des  Gigantoraptors en train de couver et protéger leur nid contre les prédateurs en maraude…


Il y a de cela un peu plus de deux ans, je vous avais proposé sur ce blog les critiques de trois documentaires de la BBC et consacrés à la préhistoire, les célèbres Sur la Terre des Dinosaures, Sur la Terre des géants et Sur la Terre des monstres disparus, probablement ce qui se fait de mieux, sans exagération aucune, dans le genre. Alors bien évidement, d’autres documentaires existaient également, certains de qualité, d’autres non, et si à l’époque, je m’étais promis, a l’occasion, de me procurer d’autres documentaires consacrés à la préhistoire et plus précisément aux dinosaures, l’une de mes grandes passions depuis que je suis enfant, je dois avouer qu’au fil du temps – mais aussi d’autres achats – mon idée fut un peu mise de côté, et ce, jusqu’à il y a tout juste quelques semaines… Ainsi, alors que l’anniversaire de mon fils cadet, Rafaël, approchait à grand pas, et comme celui-ci a repris en quelques sortes le flambeau pour ce qui est des dinosaures, j’eu envie de lui faire une petite surprise et de lui trouver un nouveau documentaire, histoire qu’il ait un peu de nouveauté à se mettre sous la dent, et franchement, en parlant de nouveauté, je ne pouvais pas mieux tomber !


Car effectivement, ce Planète Dinosaures, toujours produit par la BBC et dont je vous parle aujourd’hui est bel et bien en quelque sorte la suite de la trilogie cité précédemment et plus particulièrement du célèbre et grandiose Sur la Terre des Dinosaures, vieux d’une bonne décennie et qui commençait déjà à dater un peu. En effet, comme tout bon amateur de paléontologie le sait parfaitement, et comme il est rappelé dans chaque épisode de ce documentaire, depuis la fin du vingtième siècle et plus particulièrement depuis les années 2000, les découvertes, en plus d’etre nombreuses, furent pour le moins exceptionnelles et, au jour d’aujourd’hui, et en très peu de temps, notre vision des dinosaures a littéralement changée : multitude de nouvelles espèces, dinosaures à plumes à foison, lien établit avec les oiseaux, ces dernières années auront été pour le moins richissimes pour ce qui est de la paléontologie. Du coup, avec tous ces nouveaux dinosaures découverts sans oublier les anciens et la nouvelle vision que l’on a de ceux-ci, une suite s’imposait fort logiquement a l’excellent Sur la Terre des Dinosaures, d’où, vous l’avez compris, ce Planète Dinosaures.


Et bien évidement, BBC oblige, la qualité est une fois de plus au rendez-vous et en toute sincérité, si vous êtes un passionner de dinosaures et d’autres animaux préhistoriques, ou bien, si l’un de vos enfants ne jure que par eux, alors, n’hésitez pas une seule seconde, ce Planète Dinosaures est tout simplement indispensable ! Ainsi, et par le biais d’images numériques qui ont encore fait bien des progrès, nous retrouvons toute une foule de nouveaux dinos que ce soient les gigantesques Argentinosaures, les minuscules Microraptors, les stupéfiants Therizinosaures, les impressionnants Gigantoraptors, les terrifiants Sarcosuchus et autres Prédateurs X, et ce, sans oublier tous les autres, bien nombreux et souvent étonnants de par leurs formes, leur apparence ou tout bonnement leur mode de vie. Alors bien sûr, ces noms que je viens de citer seront familier aux plus mordus d’entre vous, d’ailleurs, ceux-ci ont souvent fait la une de quelques-uns de mes billets depuis que ce blog existe, mais quoi qu’il en soit, c’est tout de même agréable de les voir animés, d’avoir l’impression de remonter le temps et de les découvrir dans leurs milieu naturel, et ce, même s’il faut garder à l’esprit que ce documentaire est une reconstitution et qu’il se base sur des hypothèses. Mais quoi qu’il en soit, ce Planète Dinosaures est, si l’on est un amateur, tout bonnement indispensable, fort bien réaliser et captivant de bout en bout, et puis, ne serais-ce que pour les nouveaux dinosaures présentés ici, il mérite largement le coup, non ?!

lundi 10 juin 2013

ÇA


ÇA

La terreur s'incarna pour la première fois dans un bateau en papier journal dévalant un caniveau gonflé d'eau de pluie. Un petit garçon courait gaiement à côté. Il s'appelait George et avait six ans... Pris dans un tourbillon, l'esquif disparut dans une bouche d'égout. L'enfant mit un genou à terre, se pencha... Des yeux jaunes le regardaient, des yeux comme ceux qu'il avait imaginés le guettant dans la cave... « Salut, Georgie ! » fit une voix... Un clown se dressait dans l'égout. Sa main noueuse comme une patte de rapace tenait un lot de ballons colorés... George tendit le bras... Dans la rue, les gens ne virent qu'un gamin en ciré jaune qui hurlait et se tordait dans le caniveau... Œil de salamandre, Queue de dragon, Main de gloire, quoi que ce fût, c'était là de nouveau... Ça ! L'ordure aux cent têtes...

Il y a de cela vingt ans environ, c’était le début des années 90 et la fin de mon adolescence, et après avoir découvert Tolkien et son Seigneur des Anneaux peu de temps auparavant, un autre auteur pris une place importante dans ma vie d’alors, Stephen King. Aujourd’hui, deux décennies plus tard, je me souviens encore parfaitement du choc que je ressentis alors en me plongeant dans quelques-unes de ses œuvres parmi les plus emblématiques : ainsi, entre mon premier ouvrage du maitre de l’Horreur, Simetière, puis Carry, Charlie, Jessie et, bien évidemment, ce formidable chef d’œuvre que fut Ça, cette sombre histoire d’un clown qui, dans une petite ville perdue du nord est des Etats Unis, se réveillait tous les 27 ans afin de dévorer des enfants, le début des années 90 fut indéniablement marqué par le sceau de Stephen King. Pourtant, il aura suffi que, une fois mon service militaire achevé, je découvre le Maitre de Providence, je veux bien évidement parler de HP Lovecraft pour que ne palisse l’étoile de Stephen King, aussi vite survenue dans ma vie, aussi vite partie, au point même que, au bout de quelques années, j’étais de plus en plus désobligeant à son sujet. Alors certes, je n’oubliais pas mes amours passés pour lui, de même, je reconnaissais, ne serais-ce que par le biais de bon nombre d’adaptations cinématographiques de ses œuvres, qu’il en avait écrit bon nombre, et de fort bonnes ; cependant, quand je faisais les comparaisons entre King et Lovecraft, quand je me disais qu’en quelques dizaines de pages, ce dernier allait bien plus loin dans l’indicible que le premier dans un roman de six cent pages, et bien, l’affaire semblait entendue… Pourtant, et malgré toutes ces années écoulées, une œuvre de Stephen King gardait pour moi une place particulière, Ça.

Il faut dire pour etre tout à fait franc que non seulement, Ça a toujours été mon roman préféré de Stephen King mais qu’en plus, il est indéniablement dans mon top ten, tous genres confondus : un truc tout bonnement énorme, véritable compilation de tous les genres horrifiques, diablement fort bien écris et captivant au possible, qui nous propose carrément l’un des « méchants » les plus charismatiques et inquiétants qu’il m’ai été donné de voir dans un livre, le fameux clown Grippe-Sou, en fait, une entité fort semblable à celles du mythe de Cthulhu, arrivé sur Terre il y a des millions d’années et venu des profondeurs de cet espace lointain qui faisait tant peur a Lovecraft. Mais Ça, c’est bien plus qu’un simple roman d’horreur comme il en existe tant : comme je vous l’ai dit, tout d’abord, c’est une excellente compilation du genre, mais au-delà de ceci et des multiples avatars de Ça – clown, lépreux, loup-garou, momie, araignée, créature des marais, vampire etc. – l’autre principale source d’intérêt de ce roman, c’est la prédominance du passage à l’âge adulte. Ainsi, la structure de ce très long roman de plus de mille pages, alterne entre deux périodes de temps, 1958 et 1985, et les héros, âgés d’une dizaine d’années lors de leurs première rencontre avec le clown meurtrier, et donc, capables de tout car, enfants, pour eux, la magie est du domaine du possible, ne sont plus loin de la quarantaine lorsqu’ils doivent revenir a Derry afin d’en finir une bonne fois pour toutes avec Ça ; et là, les choses se compliquent diablement, malgré ce que l’on pourrait penser de prime abord. Et justement, c’est là tout l’intérêt de cet ouvrage et le coup de génie de Stephen King qui, alternant entre deux époques d’un chapitre à l’autre mais aussi de points de vu selon les protagonistes mis en avant, réussi le tour de force de nous offrir une œuvre à la fois monumentale et hautement captivante, une œuvre qui, bien évidemment, et comme il est de coutume avec King, va très loin dans l’horreur pure et dure (les descriptions sont terribles et souvenez-vous, ce sont des enfants qui y passent) tant physique que psychologique (dès le premier chapitre, le summum est quasiment atteint avec l’assassinat du petit frère du personnage principal, un truc qui me marqua fortement lors de ma première lecture, ayant moi-même un frère plus jeune), mais qui, du coup, sait s’attarder sur les nombreux protagonistes, leurs craintes, leurs peurs, leurs espoirs, et qui, bien entendu, joue fort habilement de la différence entre l’enfance et l’âge adulte, un âge auquel on ne croit plus à rien, où l’impossible n’est plus possible, où la magie n’existe plus, forcément, mais aussi, où l’on se retrouve impuissant pour battre une entité comme Ça.


Relire une œuvre aussi magistrale que Ça, après tant d’années, fut l’une des meilleures idées que j’ai eu depuis longtemps, et je n’exagère pas le moins du monde en vous disant cela. Je l’avais presque oublié mais c’est fou ce que ce roman est tout bonnement grandiose pour les raisons dont je vous ai parlé précédemment. Bien évidemment, je connaissais déjà la trame de l’histoire et ne fut pas vraiment surpris par cette relecture, par contre, étant plus âgé et possédant un bagage plus important de par mes diverses lectures, j’ai pu apprécier davantage Ça par le biais de petits détails, de petites inspirations de Lovecraft mais aussi, tout simplement, par le simple fait que j’ai moi-même, désormais, l’âge des membres du club des ratés lorsqu’ils reviennent a Derry, et que, pour moi aussi, l’enfance est désormais très loin… Justement, petit détail supplémentaire qui faisait que je ne pouvais qu’apprécier cette œuvre : ayant moi-même fait partie, du temps de mon enfance et de l’adolescence, d’une espèce de club des ratés, comment ne pas me revoir dans ces sept enfants ? Quoi qu’il en soit, et même vingt ans plus tard, Ça est toujours aussi exceptionnel, sur cela, je n’ai pas changé d’avis une seule seconde, et puis, c’est tout de même le roman qui confirme tout ce que j’ai toujours pensé sur les clowns… Enfin bon, du coup, m’étant réconcilier avec le maitre, je vais me faire toute une série de bouquins de Stephen King, histoire de rester dans l’ambiance, avec, en point d’orgue, pour débuter, Le Fléau, puis La Tour Sombre… bref, je pense que je n’en ai pas finis de sitôt avec King dans ce blog… 

STAR TREK


STAR TREK

La plus grande odyssée spatiale de tous les temps voit le jour dans le nouveau Star Trek, mettant en scène le premier voyage d'un tout nouvel équipage à bord de l'U.S.S. Enterprise, le vaisseau spatial le plus sophistiqué de l'histoire. Dans ce périple semé de dangers, d'action et d'humour, les nouvelles recrues doivent tout faire pour empêcher le plan diabolique d'un être maléfique menaçant l'humanité toute entière dans sa quête de vengeance. Le sort de la galaxie est entre les mains de deux officiers que tout oppose : d'un côté, James Kirk, originaire de la rurale IOWA, tête brulée en quête de sensations fortes, de l'autre, Spock, issu d'une société basée sur la logique et rejetant toute forme d'émotion. Quand l'instinct fougueux rencontre la raison pure, une improbable mais puissante alliance se forme et sera seule en mesure de faire traverser à l'équipage d'effroyables dangers, là où personne n'est encore jamais allé.


Avant de rentrer dans le vif du sujet, c’est-à-dire, la critique à proprement parler de cette énième déclinaison au cinéma de la cultissime série Star Trek, je dois m’attarder sur deux choses qui, de mon point de vue, sont nécessaires afin de comprendre mon ressenti final. Et tout d’abord, comment ne pas débuter, justement, par cette fameuse série, ce Star Trek qui aura bercée ma jeunesse, et, accessoirement, par le biais de multiples rediffusions, une bonne partie de ma vie ? Car oui, mille fois oui, sans etre un fan hardcore comme il en existe tant de par ce bas monde (oui, vous savez, ceux qui collectionnent les figurines des personnages de la série, qui se rendent à des conventions déguisés ou qui ont vu chacun des épisodes de toutes les séries au bas mot une centaine de fois), je ne m’en considère pas moins comme étant un fan de Star Trek, oh certes, fan comme je peux l’etre d’autres séries ou films, bande dessinées, etc., mais fan tout de même. Car Star Trek, comme je vous l’ai dit, ce fut, pour commencer, mon enfance, et si, encore aujourd’hui, je suis un fan de Science-Fiction, je pense ne pas me tromper en affirmant que cette série y fut pour une bonne part. Et puis, le Capitaine Kirk, Spock, l’Enterprise, le générique, cette musique et même, n’ayons pas peur des mots, ce côté un peu ringard – car bon, comment dire, tout cela date tout de même de la fin des années 60 et point de vu effets spéciaux, ce n’était pas encore le top – tout en étant visionnaire : un simple exemple, les premiers portables dans une œuvre de fiction, c’était dans Star Trek mes amis ! Bref, un respect total pour cette œuvre de ma part, enfin, pour la série originale, le reste, selon moi, ne m’ayant jamais véritablement intéressé – oh, l’époque avec le Capitaine Picard encore, ça passait, mais le reste, bof.


Ceci étant dit, la deuxième chose que je voulais souligner avant de m’attaquer à la critique de ce film, c’est que, depuis toujours ou presque – du moins, depuis que j’ai un certain âge pour savoir que la chose existe – je déteste franchement cette manie qu’ont les réalisateurs de nous ressortir, tous les dix/vingt ans environ, de nouvelles versions d’anciens films qui ont eu du succès ; tout en sachant que depuis les années 2000, parfois, deux ou trois ans suffisent, la grande mode étant au Reboot… Cette façon de procédée, qui nous montre surtout à quel point tout cela est avant toute chose une affaire de gros sous – et oui, il est plus facile de nous refaire un énième Superman que de se creuser la tête en essayant de crée du neuf, surtout que cela risque de ne pas fonctionner – en plus d’etre plus que discutable, ne se limite d’ailleurs pas forcément au cinéma puisque, dans le petit monde formidable de la musique des années 2000, les… euh… artistes… se sont spécialisés dans les reprises de vieux succès, c’est plus facile et surtout, cela évite de se créer ses propres morceaux, chose dont la plus part, visiblement, son incapables. Mais bon, pour en revenir à nos moutons, c’est-à-dire, au cinéma, toutes ces multiples versions – d’ailleurs, cela ne date pas d’hier comme chacun sait – accouchent bien souvent du franchement bof au passable, mais, de temps en temps, par je ne sais quel miracle, l’on peut avoir de très bonnes surprises… et force est de constater que je n’aurais jamais cru que cela soit le cas avec ce nouveau Star Trek !


En effet, lorsque celui-ci est sorti sur les écrans en 2009, ce fut presque, à mes yeux, comme un crime de lèse-majesté ! Hein, quoi, comment, ils osent nous ressortir un Star Trek avec de nouveaux acteurs a la place des légendaires William Shatner, Leonard Nimoy, DeForest Kelley et les autres !? Non, mille fois non, et malgré le fait que certains avaient entretemps passé l’arme à gauche, je ne pouvais l’accepter et cette nouvelle version sur grand écran fut immédiatement considérée, par ma part, et sans que je ne la voie, bien évidemment, comme une bouse infâme, un étron sans nom qui venait salir la mémoire de la série originale. Puis, le temps s’écoula, les mois tout d’abord, puis les années et je n’y pensais plus trop, ce, jusqu’à ce que je ne tombe sur la bande annonce d’un nouveau film : Star Trek Into Darkness qui sort de par chez nous dans quelques jours… Pff, à mes yeux, encore un truc sans intérêt, un vulgaire film commercial et un beau piège a gogos… et puis, la semaine passée, de façon totalement inattendue, alors que ce fameux Star Trek de 2009 allait etre diffusée sur le petit écran, j’eu soudainement l’envie de voir finalement ce qu’il avait dans le ventre, si c’était vraiment aussi nul que je le soupçonnais, ou bien, si une fois de plus, après avoir descendu en flèche pendant des années une œuvre que je n’avais jamais vu, j’allais changer d’avis ? Vous l’avez compris, ce fut le cas !


Et ce, dès les premières minutes, ce qui peut paraitre étonnant au vu de tout ce que je pensais au sujet de ce film, mais bon, pour une fois, j’avais essayé de mettre mes aprioris de coté, de voir ce que ça pouvait donner tout en n’attendant pas la Lune… sauf que la Lune, je l’ai finalement eu, et sincèrement, ce fut une belle surprise. Mais alors, qu’est-il arrivé pour que je change d’avis aussi radicalement, pour que de jeunes et nouveaux acteurs remplacent au pied levé de véritables légendes et, qui plus est, soient plutôt crédibles pour certains, excellents pour d’autres, qu’est-il arrivé pour que, au final, ce Star Trek, ai été pour moi l’un des meilleurs films qu’il m’a été donné de voir depuis quelques mois !? Eh bien, je pense que le réalisateur de la chose, un certain J. J. Abrams, y soit pour beaucoup. Les connaisseurs, bien évidemment, se souviennent de lui pour une certaine série du nom de Lost qui, il y a quelques années, avait connu un grand succès, mais pour moi, comme – aussi curieux que cela puisse paraitre – je n’avais jamais eu l’occasion d’en voir le moindre épisode, le sieur Abrams, je le connaissais par un de ses films, un certain Super 8, sorti en 2011, formidable hommage à Steven Spielberg et son œuvre, et qui m’avait franchement bien plu. Et quand je vous dis, donc, que J. J. Abrams y ait pour beaucoup dans mon changement d’opinion, c’est peu dire, car là, en s’attaquant à un véritable mythe, non seulement la tâche n’était pas simple finalement, mais la prise de risque plus qu’évidente, or, non seulement, ce bougre d’Abrams s’en est diablement bien sorti, mais en plus, plutôt que de nous proposer une énième version de Star Trek consensuelle et destinée à marcher dans les salles, il nous a offert un film plutôt crédible de par son scénario et son intrigue, spectaculaire de par ses effets spéciaux et même étonnant de par ses acteurs qui, bien évidemment, sans faire oublier leurs illustres prédécesseurs, sans sortent finalement plutôt bien, voire très bien pour certains. Et histoire d’enfoncer le clou, ce reboot de la série, plutôt que de faire table rasée du passé (et Dieu sait qu’il s’en ai passé des choses depuis quatre décennies) nous offre, par le biais d’un voyage dans le temps, un univers parallèle où les divergences entre la série et ce film ont donc toutes leurs places de façon on ne peut plus logiques… enfin, quand on est un habitué de la science-fiction, cela va de soi.


Bref, au final, et après avoir pensé le plus grand mal de cette nouvelle version de Star Trek, le visionnage de celle-ci m’a, non seulement, fait complètement changer d’avis (dire que cela m’arrive si souvent et que je ne change pas) alors que c’était loin, très loin d’etre gagner, mais en plus, cette version du mythe par J. J. Abrams s’est révélée etre un fort bon film, et là, je dois reconnaitre que je ne m’y attendais pas le moins du monde. Crédible et respectueuse de l’œuvre originale de bout en bout, captivante et spectaculaire, bourrée de clins d’œil pour les fans, et se donnant même le luxe de rajeunir la franchise, bien entendu, mais surtout, d’ouvrir à celle-ci de nouveaux horizons et un nouveau public plus jeune, ce Star Trek m’aura laissé pantois – et, accessoirement, rappelé qu’avant de critiquer une œuvre, il vaut mieux la regarder, non ? Et du coup, forcément, maintenant que j’ai complètement retourné ma veste, je le verrais bien ce Star Trek Into Darkness, non ?!