dimanche 12 septembre 2010

PRINCESSE MONONOKÉ


PRINCESSE MONONOKÉ

Pendant l’ère Muromachi, au Japon, Ashitaka, le prince de la tribu des Emishis, est frappé d'une malédiction après avoir tué un dieu sanglier devenu démon. La chamane du village le dit condamné à devenir lui-même un démon. Il part dans le but de « porter sur le monde un regard sans haine », espérant y trouver la source de sa malédiction et un moyen de s'en débarrasser. Il se retrouve mêlé à une guerre entre les esprits de la forêt, animaux gigantesques et doués de parole (auxquels il faut ajouter San, la princesse Mononoké élevée par la louve Moro), et deux partis humains aux intérêts contradictoires : Dame Eboshi, dirigeante du village des forges qui souhaite détruire la forêt afin de permettre la prospérité à son peuple, et les samouraïs du seigneur Hasano, cherchant à dominer le village des forges car jalousant son fer.


Princesse Mononoké
Réalisation : Hayao Miyazaki
Scénario : Hayao Miyazaki
Musique : Joe Hisaishi
Production : Studio Ghibli, Tokuma Shoten, Nippon Television, Dentsu Music and Entertainment, Nibariki
Genre : Animation, Aventure, Drame, Fantasy
Titre en vo : Mononoke Hime
Pays d'origine : Japon
Langue d'origine : japonais
Date de sortie : 12 juillet 1997
Durée : 134 mn

Casting :
Yōji Matsuda : Ashitaka
Yuriko Ishida : San
Akihiro Miwa : Moro
Yūko Tanaka : Dame Eboshi
Tsunehiko Kamijô : Gonza
Kaoru Kobayashi : Jiko
Sumi Shimamoto : Toki
Hisaya Morishige : Okkoto
Masahiko Nishimura : Kohroku

Mon avis : N’y allons pas par quatre chemins et disons le tout net : selon moi, ce film d’animation est à mon avis le chef d'œuvre d'Hayao Miyazaki. Voilà, la chose est dite ; au moins, ainsi, vous savez par avance ce que j’en pense. Sortie en 1997 juste avant le magnifique Voyage de Chihiro, mais pas avant le fatidique, pour certains, an 2000 (vous vous souvenez du fameux bug ?) dans nos vertes contrées, Princesse Mononoké est une œuvre qui comporte les thèmes de prédilection de Miyazaki : légendes traditionnelles du Japon, conscience écologique, lutte entre l'Homme et la Nature, refus du manichéisme... On y suit les aventures du jeune prince Ashitaka, banni de son village à la suite de l'infection étrange qu'il reçu en combattant un curieux démon qui s’était emparé d’un sanglier géant doué de parole. Partant pour un voyage dans le Japon médiéval afin de découvrir qui est à la source de cette malédiction, il rencontrera un moine étrange et cupide, la grande dame Eboshi qui est à la tête d’un village de mineurs et de forgerons mais qui possède des cotés pour le moins philanthropiques (on s’aperçoit que les femmes du village sont toutes d’anciennes prostituées rachetées par Dame Eboshi), ainsi que San, la fameuse Princesse Mononoké qui vit parmi les loups et lutte pour défendre la grande Forêt. Le but d'Ashitaka est de « regarder sans haine » comme il est dit dans l’histoire, et devant cette lutte entre deux mondes, celui des humains et celui de la nature, apparemment irréconciliable, il ne cherchera pas à privilégier un seul point de vue, essayant de les concilier, tache ardue s’il en est. Princesse Mononoké nous montre donc l'ascension de l'homme face aux puissances ancestrales de la Nature, sans pour autant que le réalisateur cherche à nous convaincre que l'humanité est destructrice et mauvaise. Car ici, nous ne sommes pas le moins du monde dans un Disney, encore moins dans un quelconque film hollywoodien type : si vous êtes un adepte inconditionnel du manichéisme, cette œuvre de Miyazaki n’est pas pour vous. Mais si vous êtes un écolo pur et dur, une certaine partie de son message ne vous plaira peut être pas… Point de manichéisme ? En effet, les hommes, eux aussi issus de la Nature sont pleins de ressources telles que le désir de progrès, l'entraide et la quête d'un avenir meilleur pour les plus démunis. En face, nous découvrons le monde des anciens esprits de la Nature, guidés par le magnifique Dieu-Cerf de la Forêt, qui ne comprennent pas les hommes qui détruisent la Forêt et ne semblent avoir aucun respect pour ces entités millénaires. Ainsi, la jeune San, qui elle aussi est pourtant une humaine, est prête à tout pour stopper l'expansion des hommes, un conflit qui finira par mener à une terrible guerre. Et au cours de l’avancée de l’intrigue, le spectateur se surprend à trouver des points positifs dans les deux camps opposés, ce qui est pour le moins étonnant et accessoirement, rare : certes, le message écologique est fort, et l’on y adhère fortement ; après tout, comment ne pas prendre fait et cause pour cette foret ancestrale, magnifique, où errent des animaux que l’on pourrait qualifier de primordiaux, des dieux et des créatures féeriques des bois ? Mais d’un autre coté, comment ne pas éprouver de la sympathie pour ces villageois, travailleurs, courageux et drôles, et pour cette Dame Eboshi charismatique en diable, comme bon nombre des protagonistes de cette histoire, qui sous ses airs de dureté propre a son statut de chef, est presque une « mère » pour les villageois. Où l’on voit que tout n’est ni blanc, ni noir, même s’il y a bien quelques « méchants », les fameux samouraïs d’un quelconque seigneur de la guerre local ainsi que les envoyés de l’Empereur, et que du coup, prendre parti pour l’un des deux camps n’est pas chose aisée. La Nature est la Nature et il faut la préservée, cela va de soit ; mais au détriment de la vie humaine ? Les choses sont loin d’être aussi simples et sur ce point, Princesse Mononoké fonctionne à merveille. Techniquement, car il est temps d’en parler, le film est une splendeur. Les décors réalistes et magnifiques nous plongent dans un univers historiquement exact et empreint en même temps d'un profond mysticisme. L'animation des personnages et des créatures est époustouflantes et de nombreuses scènes d'actions sublimes entretiennent une incroyable tension tout le long du film. La musique de Hisaishi (ah, cette bande son, l’une des meilleurs qu’il m’ait été donné d’entendre dans une œuvre d’animation… j’avais même acheté la BO a l’époque de sa sortie) est parfaite et possède un grand sens épique. Les personnages, que cela soit le jeune prince Ashitaka prêt a tout pour réconcilier deux camps que tout oppose, San, la fille-louve, extrémiste dans ses sentiments au départ mais qui ne peut renier sa nature humaine, coincée qu’elle est entre deux mondes mais qui n’en choisira pas moins toujours celui de sa « mère » ou Dame Eboshi dont je vous ais parler un précédemment, sont tous charismatiques au possible, y compris les second couteaux, villageois, le moine, mais aussi, car il ne faut pas les oublier, loin de là, les fameux « animaux primordiaux », Moro la divinité louve, le vieux sanglier aveugle Ottoko mais aussi le Dieu-Cerf qui reste peut être coït pendant tout le film mais qui n’en dégage pas moins, malgré son apparence, un charisme peu commun. Quant au scénario, celui-ci est un modèle du genre : profondément intelligent et philosophique, présentant dans toute sa complexité les rapports de l'esprit humain aux forces du monde. On est donc immédiatement frappé par le génie visuel de l'œuvre ainsi que par sa portée intellectuelle qui mène à une réflexion nécessaire et gigantesque. Princesse Mononoké est donc le genre d'œuvre que l’on n’oublie jamais car elle laisse une trace profonde dans l'esprit de celui qui la voit, donnant le sentiment d'avoir assisté à un spectacle fascinant de beauté, de rage et de noblesse des sentiments. La réflexion qui s'en suit a une portée infinie, tant elle est au cœur de tous ceux qui se sont un jour posé la question de leur place dans le monde et de la responsabilité humaine par rapport à la planète. Princesse Mononoké est donc un des plus grands témoignages culturels modernes du Japon, un film fondamental et merveilleux, l'œuvre d'un authentique génie, Hayao Miyazaki, que je recommande donc fortement a tous ceux qui aiment le merveilleux, la rêverie, l’onirisme propre a ces paysages proposés et tout bonnement exceptionnels, mais aussi, tous ceux qui ne voient pas que de façon manichéenne, ceux qui n’ont pas peur de réfléchir et qui aiment qu’une œuvre, quel quelle soit, soit un peu plus qu’un simple divertissement. Bien évidement, pour ceux là, Princesse Mononoké est fait pour vous. J’avais découvert cette œuvre il y a prêt de dix ans, lors de sa sortie en France et j’en étais presque tombé amoureux. M’étant procuré le DVD a l’époque, cela faisait un certain temps que je n’avais pas eu l’occasion de le revoir mais là, sincèrement (et en VO pour la première fois, c’est toujours mieux), je viens de passer une excellente après midi… c’était presque comme si je le découvrais pour la première fois. En toute franchise, et sans exagérer, Princesse Mononoké est un vrai chef d’œuvre.


Points Positifs :
- Une magnifique fable écologique mais qui ne tombe jamais dans le fascisme vert puisque les deux points de vus, celui de la nature et celui des humains, sont abordés de la même manière avec leur qualités et leurs défauts. Bien sur, il y a une préférence pour le premier mais sans que l’on tombe dans l’excès.
- L’histoire en elle-même est magnifique avec ce héros déchiré entre deux mondes et qui ne souhaite qu’une chose, les réconcilier, cette fille louve indomptable et cette femme qui se moque complètement des anciens dieux et de la nature mais qui s’avère être une vrai mère pour les siens. Bref, ici, nous sommes à des années lumières du manichéisme traditionnel.
- Des personnages charismatiques : que ce soit les trois que je viens de citer ou le simple villageois, que ce soit l’esprit de la forêt ou le chef des sangliers, tous possèdent un petit quelque chose qui les rend attachants.
- Graphiquement, c’est une pure merveille et entre ses décors enchanteurs, ses personnages attachants, ses animaux primordiaux et ses esprits de la forêt, nos yeux ne peuvent qu’être émerveillés.
- Une bande originale à la hauteur de l’œuvre, c’est-à-dire, sublime.
- La poésie indéniable qui se dégage de l’ensemble, certains passages étant tout bonnement enchanteurs.
- Sans nul doute le chef d’œuvre de Miyazaki, qui n’a pas prit une ride, deux décennies plus tard et qui se revoit, encore et encore, sans le moindre problème.

Points Négatifs :
- Si vous êtes totalement allergique au cinéma d’animation ou bien un fasciste vert (bah oui, les humains aussi ont leur place dans cette œuvre), alors, passez votre chemin.

Ma note : 10/10

dimanche 5 septembre 2010

L’HISTOIRE SECRÈTE – L’ÂGE DU VERSEAU


L’HISTOIRE SECRÈTE – L’ÂGE DU VERSEAU

Le 4 avril 1968, le révérend Martin Luther King est assassiné sur le balcon de son motel de Memphis, d'une balle gravée de mystérieux symboles. Habité depuis des années par une mystérieuse âme sombre, le producteur Howard Hugues supervise ce meurtre depuis sa voiture et désigne un coupable à ses sbires, parmi une liste de petits délinquants : James Earl. Au même moment, à San Francisco, l'archonte Reka endosse le rôle de gourou pour la petite bande de hippies parmi lesquels elle vit. Après avoir ingéré une dose démentielle d'acides, elle réussit son voyage quantique et mystique : elle se retrouve spirituellement téléportée dans un des infinis mondes parallèles du « multivers ». Elle émerge dans les ruines du temple de Kor, en 1919, et croise un soldat prénommé Itzak. Son expérience s'arrête là, faute d'énergie. De retour parmi ses hippies, elle a alors une idée lumineuse pour procurer l'énergie nécessaire à un plus long voyage vers Kor, qui semble être un nœud névralgique de l'Histoire. Elle propose d'organiser un gigantesque rassemblement de hippies, une vaste procession de plaisir qui devrait théoriquement lui conférer beaucoup de puissance. Sex, Drug and Rock’n roll : ce sera le concert de Woodstock...


L'Histoire Secrète – L'Âge du Verseau
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 01 septembre 2010
Nombre de pages : 54

Mon avis : Après une attente pour le moins longuette, le dernier tome, La fin de Camelot, datant de mai dernier, ce fut avec un certain plaisir, mais aussi une certaine crainte que je me suis procuré le tout dernier tome en date de L’Histoire Secrète, L'âge du Verseau. Crainte car bon, comment dire, la première fois que j’ai vu la couverture de cet album, avec Jimmy Hendrix, j’ai eu peur que Jean-Pierre Pécau n’en fasse un agent des Archontes, ce qui, de mon point de vu, aurait été pour le moins absurde. Fort heureusement, il n’en fut rien, comme quoi, il arrive encore au scénariste d’avoir des moments de lucidité ! Mais pour ce qui est de e volume en lui-même, en toute franchise, et sans exagération, je pense, après lecture, que nous avons là l’exemple type du bon tome de cette déjà longue, mais pas si ancienne que ca, saga qu’est L’Histoire Secrète. Ni meilleur, ni pire, que la moyenne, ce dix-neuvième volume comblera d’aise les amateurs du cycle et laissera froid ceux qui n’y ont jamais accroché. Mais pour ce qui est de ceux-ci, s’ils n’ont jamais accroché a L’Histoire Secrète, cela m’étonnerais qu’ils n’aient pas abandonné la partie depuis longtemps. A moins d’être limite maso, cela va de soit. Cependant, sans être totalement extraordinaire, L’Âge du Verseau n’en est pas moins un bon tome, sans réelle surprise, certes, puisque au fil des années, le lecteur est plus que familier avec l’univers du cycle et le modus operandi des auteurs, mais il m’a fait passer un bon moment, et ce fut donc avec plaisir que je me suis replonger dans la suite de la saga. Alors, peut être que le fait qu’il y ait eu un peu plus d’attente que d’habitude entre l’avant dernier volume et celui-ci y ait jouer pour quelque chose mais même sans cela, je pense que je l’aurais apprécier a sa juste valeur. Car des qualités, L’Âge du Verseau n’en manque pas : inutile de revenir sur les dessins, je le fais a chaque fois et si vous êtes fans de Kordey, ceux-ci vous combleront, surtout que cette fois ci, il livre peut-être sa meilleure prestation sur la série. Ensuite, le scénario de Pécau, là, une fois de plus, celui-ci tant a vouloir expliquer le moindre événement de l’histoire de l’humanité par, soit l’intervention des Archontes, soit par le jeu que se livre les diverses forces en présence. Et bien entendu, nous sommes gâtés, presque jusqu'à l’indigestion : l’assassinat de Martin Luther King, le Printemps de Prague, le LSD, le Summer of Love, Woodstock (il ne manquait plus qu’Hendrix agent des Archontes), les liens entre la mafia russe et le Kremlin et on a même droit aux univers parallèles et, après un petit clin d’œil a un certain Indiana Jones, effet de mode oblige, le calendrier des mayas et la fin du monde pour décembre 2012 ! Alors certes, je reconnais que c’est parfois gros a avaler et que cela peut en agacer plus d’un, mais personnellement, ayant accepté la chose depuis belle lurette, et prenant la chose au second degré, disons que cela ne me gène plus vraiment et que, parfois, je trouve certaines idées bien trouvées. Pas toutes, loin de la, mais quand même. Alors, si vous êtes comme moi un mordu des péripéties des Archontes, si vous êtes un incorrigible amateur des « histoires cachés » et des manipulations ou sociétés secrètes en tout genre, si voir la sensuelle Reka au beau milieu des hippies ne vous effraie pas et si vous savez être indulgent envers les délires parfois gros comme une maison du père Pécau, n’hésitez pas une seconde, ce dix neuvième volume de L’Histoire Secrète est fait pour vous. Mais bon, d’un autre coté, si vous avez lu tous les tomes jusqu'à maintenant, c’est que, quelque part, vous êtes légèrement fans sur les bords…


Points Positifs :
- Un album qui renoue avec ce que l’on a put avoir de meilleur depuis que cette longue saga existe : un synopsis plus tassé, tout un tas de bonnes idées et de références parfois étonnantes mais bien choisies ; bref, pour le fan de cette série (oui, il en existe encore), c’est par moments un véritable régal que de lire cet Âge du Verseau.
- Un Jean-Pierre Pécau au sommet de sa forme et qui nous abreuve de références historiques a toutes les pages tout en les liant a son jeu entre Familles. Parfois, ça a du mal a passé, ici, ce n’est pas le cas et même ce qui parait le plus absurde passe plutôt bien.
- Je pense ne pas me tromper en affirmant que rarement Igor Kordey à livrer une aussi bonne prestation sur cette série, peut-être même celle-ci est la meilleure depuis les débuts.
- Rendons a César ce qui lui appartient et donc, a Len O'Grady qui y est pour beaucoup pour ce qui est de la mise en valeur des dessins de Kordey : quelle colorisation superbe !
- Scénaristiquement, il s’en passe des choses et entre la disparition, après nous avoir accompagné depuis si longtemps – Notre-Dame des Ténèbres – de Curtis, et la surprise de découvrir un Itzak, porté disparu depuis la fin de la guerre – Le Crépuscule des Dieux – encore en vie et a Kor, nous sommes gâtés.

Points Négatifs :
- Je pense que le problème avec cette série, c’est principalement son inconstance et, du coup, la méfiance qui s’installe pour les fans qui ne savent jamais a quoi s’en tenir, un mauvais tome pouvant succéder a un autre, plutôt bon. Ici, L’Âge du Verseau est l’un des meilleurs de la série, mais bon, rien ne nous dit que le prochain ne soit nul !?
- C’est quand même par moments fortement exagéré toutes ces références et manipulations historiques ; pour Pécau, tout, absolument tout, est lié aux Ivoires et aux Familles, mais si certaines choses passent, pour d’autres, c’est un peu plus dur à avaler…
- Petit bémol : tout au long de l’album, on nous bassine avec l’été de l’amour et, a en croire ce que l’on lit, celui-ci aurait eu lieu lors du festival géant de Woodstock. Grave erreur messieurs ! Le Summer of Love, c’était en 1967, quant au festival qui en fut son point d’orgue, ce fut celui de Monterey. Qu’on se le dise. Monsieur Pécau, vous nous avez habitués à mieux !

Ma note : 7,5/10

vendredi 3 septembre 2010

FIFA 2010


FIFA 2010

Continuons dans le football (décidément, je ne vais pas me faire que des amis aujourd’hui) mais cette fois ci, sur console, puisqu’il est temps que je vous parle un peu, mais alors un tout petit peu, de la mouture 2010 de FIFA. Bon, inutile de tourner autour du pot puisque tout joueur, quelque soit la console qu’il possède, voir même sur PC, a, un jour ou l’autre, entendu parler, a défaut de jouer, a l’un des nombreux opus de la très fournie gamme de jeux sportifs de chez Electronic Arts. Cette formidable vache a lait de la firme américaine dure depuis plus d’une quinzaine d’années, et depuis le temps, que de générations de « gamers » se sont donc évertués, au fil de moult éditions, a jouer a leur sport favori, de leur salon, ce qui, il faut bien l’avouer, est plutôt confortable.

Dans le cas qui nous occupe aujourd’hui, c’est donc FIFA 2010 qui nous intéresse puisque, accessoirement, le football est mon sport favori depuis belle lurette. Cela, vous l’avez probablement remarquer, a votre grand regret, si vous venez de temps en temps sur ce blog, mais si vous êtes un inconditionnel qui regarde tout depuis le début (euh, s’il y en a un seul, qu’il se manifeste, je serais curieux de voir a quoi il ressemble), vous vous rappelez probablement que ce n’est pas la première fois que je traite d’un FIFA sur le Journal de Feanor, comme on peut le voir sur les liens suivants :
FIFA 2007:
http://feanor-journal.blogspot.com/2010/02/fifa-07-autres-temps-autres-lieux-autre.html
FIFA 99:
http://feanor-journal.blogspot.com/2010/02/fifa-99-que-de-souvenirs-mais-que-de.html
Et donc aujourd’hui, le 2010.

Mais alors, si entre des versions ayant plus de dix ans d’écart, des articles se justifient-ils fort logiquement, peut-on en dire autant entre le 2007 (puisque je le possède) et la dernière mouture en date (avant que la version 2011 ne sorte d’ici quelques semaines), la 2010. Il y eut-il de considérables changements en… trois ans ?

Et bien, pour être tout à fait franc, pas tant que ca en fait. Oh, bien entendu, d’un point de vu graphique, il y a un mieux, incontestablement, mais bon, encore heureux. Mais bon, pas de quoi sauter au plafond non plus puisque, possédant la version PS2, les différences sont mineures (par contre, sur PS3 que j’ai essayé, quelle claque !). Enfin, pour avoir réessayé le FIFA 2007 il y a un peu plus d’une semaine juste pour voir, j’ai put remarquer que les couleurs sont plus réussies et les joueurs mieux faits dans l’ensemble. Sinon, pour le reste, tout ce que j’ai écrit dans la critique du 2007 est valable pour le 2010. Ou presque. Donc, je vous renvoie à celle-ci.

Car pour la énième fois, le principal problème des FIFA n’a pas changer d’un iota ou presque : le manque flagrant des clubs des pays de l’est de l’Europe. Alors oui, miracle, on a droit au championnat russe cette année, ce qui est une bonne chose, mais les autres, tous les autres, quant est ce qu’on les aura ? Quant aura-t-on le droit de pouvoir affronter dans le jeu des équipes comme le Dynamo de Kiev, l’Etoile Rouge de Belgrade, le Dynamo de Zagreb, le Steaua Bucarest, le CSKA Sofia, l’Honved Budapest et tant d’autres ??? Franchement, j’en ai plus qu’assez de ces quatre divisions anglaises si c’est pour se priver d’équipes qui elles ont marqué l’histoire des Coupes d’Europe. Et comme en plus, la possibilité de créer des équipes se limitent à … deux (sic !), et la création de joueurs, tout juste une douzaine, on fait donc contre mauvaise fortune bon cœur et on abandonne…

C’est tout de même dommage parce qu’un d’autre coté, et comme dans FIFA 2007, le fait de pouvoir se lancer dans de monstrueux tournois avec 64 équipes, crées de toute pièces avec ses formations préférées, est toujours aussi prenant (un tournoi remporter il y a quelques jours, je viens a peine de me lancer dans un autre avec un niveau de difficulté plus élevé, ah, le bonheur !). Mais bon, une fois de plus, il manque le petit plus, toujours le même, qui ferait que les FIFA, a mes yeux, seraient tout simplement parfaits. Peut être le prochain j’espère ?

dimanche 8 août 2010

L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS


L’IMAGINARIUM DU DOCTEUR PARNASSUS

Avec sa troupe de théâtre ambulant, « l'Imaginarium », le Docteur Parnassus offre au public l'opportunité unique d'entrer dans leur univers d'imaginations et de merveilles en passant à travers un miroir magique. Mais le Dr Parnassus cache un terrible secret. Mille ans plus tôt, ne résistant pas à son penchant pour le jeu, il parie avec le diable, Mr Nick, et gagne l'immortalité. Plus tard, rencontrant enfin l'amour, le Docteur Parnassus traite de nouveau avec le diable et échange son immortalité contre la jeunesse. A une condition : le jour où sa fille aura seize ans, elle deviendra la propriété de Mr Nick. Maintenant, il est l'heure de payer le prix... Pour sauver sa fille, il se lance dans une course contre le temps, entraînant avec lui une ribambelle de personnages extraordinaires, avec la ferme intention de réparer ses erreurs du passé une bonne fois pour toutes...

Je suis perplexe. Même quatre jours après avoir vu ce film, l’Imaginarium du Docteur Parnassus, je ne sais toujours pas si je l’ai aimé ou non, ce qui, en toute franchise, ne m’arrive pas tous les jours. Bon, prenez une œuvre, n’importe laquelle, que cela soit un film, un roman, un disque, n’importe quoi pourra parfaitement faire l’affaire, même un obscur épisode de Louis la brocante : on peut aimer, détester, adorer, trouver cela génial, a gerber, moyen, passable, avec des qualités et des défauts, mais au final, ce qui est sur, c’est que l’on a une opinion sur celle-ci ; cette évidence, a ma grande stupéfaction, n’a pas fonctionner avec le dernier long métrage en date de Terry Gilliam. Cela avait commencé lors du générique de fin, mais a ce moment là, je m’étais dit qu’avec une nuit de sommeil et un peu de recul, j’allais y voir plus clair. Allons bon, ce ne fut pas le cas, et nous en sommes maintenant a quatre jours passés, et je ne suis pas encore arrivé à me faire une opinion précise sur cet étrange Imaginarium du Docteur Parnassus. Alors, que faire ? Le revoir rapidement, afin de m’en faire une idée précise ? Franchement, cela ne me tentes guère, ce qui pourrait signifier que celui-ci ne m’a pas vraiment plut. Bon, ce n’est pas une bonne nouvelle pour le film, mais au moins, c’est déjà un début d’opinion : voilà, je ne l’ai pas aimé. Et bien non, en fait, je ne peux même pas affirmer cela. Là, franchement, cela devient inquiétant. Oui, je suis perplexe, très perplexe même.

Alors oui, l’Imaginarium du Docteur Parnassus est un film maudit, des le départ ; a des problèmes financiers importants, Terry Gilliam dut faire face a un autre impondérable, la mort de l’un de ses acteurs principaux, Heath Ledger, décédé début 2008, ce qui, dans de nombreux cas, aurait ni plus ni moins été fatal quand au sort de ceux-ci, c'est-à-dire, que tout aurait été annulé. Contre vents et marrés, pourtant, l’ex-Monty Python alla jusqu’au bout afin de conclure son long métrage, bénéficiant de l’aide (car oui, dans ce cas là, on peut dire que ce fut le cas) de Johnny Depp, Colin Farrell et Jude Law, remplaçants chacun le personnage joué par Ledger en certains moments de l’intrigue, permettant ainsi de conclure, par une pirouette scénaristique, de conclure les scènes non tournées jusque là. Bref, vous l’avez compris, on ne peut pas dire qu’à la base, l’Imaginarium du Docteur Parnassus fut vraiment aidé par le sort, et que rien ne s’annonça aussi facile que prévu. Or, soyons franc car tout ceci sert un peu, pour certains, d’excuse quant a la relative déception finale quant à cette œuvre, et remettons les choses en place : les problèmes d’argent, soit, cela n’aide pas, mais quand au voit certains chef d’œuvres réalisés avec peu de moyens, cela relativise un peu les choses ; la mort de Ledger, oui, sacré coup, mais son remplacement fonctionne plus ou moins bien d’un point de vu scénaristique (même s’il aurait mérité d’être un peu plus expliqué, cela n’aurait pas fait de mal d’ailleurs). Bref, oui, tout cela n’a pas aidé, mais le problème principal est probablement ailleurs, et quelque part, il est d’ordre différent : regarder un peu les derniers films de Gilliam, Les frères Grimms par exemple…hum, rien de bien transcendant en comparaison avec Brazil, forcement, voir même L’armée des 12 singes. Voudrais-je dire par la que Terry Gilliam a perdu le feu sacré, qu’il n’est plus capable de nous sortir un grand film ? Pas forcement, mais disons que depuis quelques années, il a du mal, indéniablement, et cet Imaginarium du Docteur Parnassus en est évidement la preuve éclatante.

Car malgré une intrigue plutôt accrocheuse, du moins suffisamment mystérieuse pour que l’on plonge dedans, malgré des acteurs inspirés, certains effets ma foi assez réussis, et quelques moments de folie et autres bizarreries bienvenus, l’ensemble ne fonctionne pas, ou très peu, que par moments même. On est là à des années lumières de Brazil et de L’armée des 12 singes, les deux références pour moi de Gilliam, et cela se voit, se sent, et franchement, déçoit. Car la qualité, que l’on espérait au rendez vous, n’est pas là, ou pas toujours, et c’est tellement dommage au vu du potentiel que je ne peux me dire qu’il y en ressort indéniablement un certain gâchis, une impression de « peut mieux faire ». Gilliam aurait peut être dut aller beaucoup plus loin dans la loufoquerie, éviter les simplistes clichés de la fille qui rêve d’une simple petite vie normale avec un mari, des enfants et des meubles IKEA dans un pavillon de banlieue, il aurait dut, également, pousser plus loin la rivalité entre ce bon docteur et le Diable, ces paris sans fin etc. Bref, quelque part, le potentiel était là, on sentait qu’il y avait de quoi faire un bon film, d’où une relative déception.

L’Imaginarium du Docteur Parnassus, pourtant, se regarde facilement du moins, si l’on n’est un habitué du réalisateur, car pour les autres, c’est une autre affaire, forcement. Et malgré la déception, qui tient plus au fait que l’on était en droit d’attendre bien plus au vu du potentiel initial de l’œuvre, au final, il est difficile de se faire une véritable opinion : bien, pas bien, moyen ? Impression curieuse en tout cas que fut la mienne : j’ai accroché a l’intrigue mais pas tant que cela, j’ai aimé les protagonistes mais les ait parfois trouvé creux voir stéréotypés, la loufoquerie était la mais pas tant que ca finalement, le visuel de l’univers proposé m’attirait, indéniablement, mais il manquait un petit quelque chose pour que cela soit parfait. Oui, probablement le problème de ce film : il manquait le petit plus qui aurait fait que cet Imaginarium du Docteur Parnassus aurait été, tout simplement, un bon film.

dimanche 9 mai 2010

L’HISTOIRE SECRÈTE – LA FIN DE CAMELOT


L’HISTOIRE SECRÈTE – LA FIN DE CAMELOT

En 1948, un gros porteur militaire américain s'apprête à se poser sur la base de Groom Lake, en provenance de Nagasaki. A son bord, un mystérieux sarcophage de plomb, hautement secret se met à chauffer la carlingue, au point d'endommager les moteurs ! L'avion finit par amerrir et couler au fond du Lac Tahoe, au Nevada, dans des eaux qui alimentent Las Vegas. Dans les jours qui suivent, la mafia qui contrôle les casinos de la capitale du jeu en perd son latin. Les machines à sous décrochent le Jackpot en même temps et on ne compte plus les infarctus fulgurants aux tables de poker. Meyer Lanski, l'un des plus puissants parrains de l'époque, se doute qu'une perturbation des cartes est à l'origine de tout ce bordel. Deux ans plus tard, le producteur de cinéma Howard Hugues loupe son amerrissage sur le même lac, sur le rivage duquel il a sa villa. Son avion coule jusqu'à venir s'encastrer dans celui du gros porteur. Contre toute attente, quand on repêche son corps 3 heures plus tard, Hugues est toujours vivant ! Il est néanmoins transformé durablement, plus puissant et plus mystique. Avec l'aide de la mafia, il va fomenter l'assassinat de JF Kennedy...


L'Histoire Secrète – La fin de Camelot
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 21 avril 2010
Nombre de pages : 48

Mon avis : Il est toujours difficile, dans une série aussi longue, de se renouveler à chaque fois, et, forcement, la qualité des différents tomes peut s’en ressentir. Avec L’Histoire Secrète, cela fait longtemps que j’ai compris que l’on ne pourra se faire une idée objective de celle-ci quand on parviendra à sa conclusion, et que, forcément, il est bien difficile de juger chaque volume séparément. Cependant, si certains de ceux-ci, comme par exemple le précédant, Opération Kadesh, semblent être ce que l’on appelle des tomes de transitions, La fin de Camelot, dix-huitième chapitre de la série, mérite largement que l’on s’y attarde, ne serais-ce que pour le nombre d’événements importants qui y ont lieu. En effet, ici, Jean-Pierre Pécau se donne a cœur joie, utilisant ses personnages, anciens comme nouveaux, laissant entendre que de vieilles menaces pourraient ressurgir comme on le devine (y compris l’identité) dans les premières pages, faisant le lien entre le protagoniste « humain » le plus important de la série, Curtis, et une petite nouvelle apparue dans le tome précédant, une jeune hongroise rescapée de la révolution de Budapest matée dans le sang par l’armée rouge (j’avoue qu’il m’a fallut quelques pages pour me rendre compte de son identité réelle) et qui pourrait fort bien le remplacer a terme (après tout, Curtis commence a prendre de l’âge), la mort d’un ancien adversaire, Saint-James Philby, et, Pécau oblige, forcement, une multitudes de références a des personnages réels et a des événements qui ont jalonnés les années 50 et 60. Ainsi, l’on retrouve pèle mêle des figures comme Howard Hughes, Léonid Brejnev et Lee Harvey Oswald pour ne citer que les plus connus. Quand a l’intrigue, une fois de plus, Pécau nous fait voir du pays et on ira de Moscou à Beyrouth, en passant par Las Vegas et Dallas, où Pécau, assez malicieusement, nous donne sa propre théorie du complot qui visa JFK, utilisant pour cela quelques détails, ma foi assez troublants quant à la physionomie d’Oswald. Je n’en dis pas plus mais je ne nie pas que ceux-ci m’ont bien plut… La fin de Camelot est donc, pour moi, un bon tome de cette longue saga qu’est L’Histoire Secrète, cependant, il souffre d’un défaut pour le moins important et qui survint régulièrement au fil des volumes de cette série, c’est-à-dire, sa trop grande dispersions : personnages, lieux, intrigues, on saute du coq a l’âne toutes les trois ou quatre pages, le plus souvent, sans qu’il y ait le moindre lien. Dommage car, du coup, on a du mal à ressentir du plaisir au cours de la lecture, surtout que, comme je l’ai dit, il y avait quelques événements majeurs qui, du coup, n’ont peut-être pas eu le traitement qu’ils auraient mérités…


Points Positifs :
- Mine de rien, il s’en passe des choses dans ce dix-huitième tome de L’Histoire Secrète, et, ne serais-ce que pour la disparition de l’un des plus anciens adversaires d’Erlin, je veux bien évidement parler de Saint-James Philby, cet album vaut le coup.
- Tout un tas de bonnes idées mise en avant par un Pécau complètement déchainé et qui nous donne sa version, pour le moins singulière, de l’assassinat de JFK ; Mafia, CIA, Howard Hugues, un beau petit complot des familles où seul les russes sont absents – mais dindons de la farce – avec… deux Oswald !? Mais c’est quoi cette histoire !?
- Ne serais-ce pas notre très cher Guillaume de Lecce qui serait dans le Sarcophage ?
- Rien à dire sur Igor Kordey qui livre une prestation plutôt correcte et sans grosse fausses notes cette fois-ci.

Points Négatifs :
- Malheureusement, le trop grand nombre de protagonistes, de lieux et d’intrigues parallèles font que l’on se retrouve avec un album pour le moins décousu où l’on passe du coq à l’âne toutes les trois ou quatre pages.
- Bon, je ne veux pas être méchant mais quand on nous dit depuis dix tomes – voir Les Sept Pilier de la Sagesse – que Saint-James Philby est quasiment aussi puissant qu’un Archonte, on était en droit d’attendre un affrontement un peu plus spectaculaire face a Erlin ; certes, ce dernier l’aurait emporter au vu de ses pouvoirs, mais là, Philby se prend une branlée et ce n’est vraiment pas crédible.

Ma note : 6,5/10

dimanche 4 avril 2010

L’HISTOIRE SECRÈTE – OPÉRATION KADESH


L’HISTOIRE SECRÈTE – OPÉRATION KADESH

1942, désert du sud égyptien. Le capitaine et noble hongrois Comte, de l’Abwehr (services secrets allemands), dit le Condor, mène une expédition à travers les lignes anglaises, à la recherche de la forteresse rouge, là où tout a commencé. 14 ans plus tard, Hussein Gaafar, après avoir passé cinq ans dans les prisons anglaises, déleste les ruines de la forteresse de pétroglyphes et part en direction du Caire. Il y retrouve un actif membre d’Odessa, le Condor, méconnaissable, et les troupes de Nasser. Tous entendent récupérer les secrets enfouis dans les ruines de la citadelle. Mais Hussein et le Condor sont faits prisonniers par le colonel Curtis, membre du SAS (service secret) sous les ordres d’Erlin. Il règle ainsi ses comptes, se vengeant de la mort de sa femme Nimue (mère de Pandora). Erlin et la maison des Deniers entraînent la France et l’Angleterre dans un bras de force hasardeux contre les forces de Nasser, afin de préserver les secrets des premières ivoires. Mais entre le barrage de Nasser et la nationalisation du canal de Suez, américains et russes façonnent le nouveau monde. Les temps changent, les Archontes ne dictent plus leurs lois. Au même moment, à 3000 km de là, à Budapest, les hongrois entament leur douzième journée d’insurrection contre l’ours russe. Nikita (Khrouchtchev) décide alors de sortir de ses prisons l’archonte Dyo, qu’il détenait jusque là grâce à l’icône du nord. Mais l’insurrection est soutenue par une joueuse hors pair qui va changer le cours de l’histoire…


L'Histoire Secrète – Opération Kadesh
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 03 février 2010
Nombre de pages : 48

Mon avis : Mine de rien, cela faisait un certain temps que L’Histoire Secrète brillait par son absence sur ce blog puisque la critique du tome précédant, Sion, date déjà de novembre dernier. Une éternité, ou presque pour une série qui en est aujourd’hui a son dix-septième tome (sic), et qui, je n’en doute pas, n’est pas prête de finir de si tôt – après tout, pourquoi devrions nous faire confiance a Jean-Pierre Pécau qui nous a déjà fait le coup deux fois ?! Une série qui, il ne faut pas l’oublier, est connue pour son inconstance, les bons albums alternants avec d’autres, plus moyens… Et justement, Opération Kadesh est à ranger dans cette seconde catégorie, mais je m’explique : le lecteur qui en était rester aux premiers pas de la création de l’état d’Israël, retourne, dans les premières pages, en pleine seconde guerre mondiale, en Egypte, où de nouveaux personnages font leur apparition avant de refaire un bond dans le temps, jusqu’aux années 50, toujours dans le même pays, découvrant le destin d’anciens protagonistes, oubliés depuis quelques tomes, l’explication, selon Pécau, de la très courte guerre qui suivie la nationalisation par Nasser du Canal de Suez, filant du coté de Moscou où un Archonte est libéré au bout d’une longue captivité, faisant un détour par Washington est les pérégrinations d’un autre Archonte dans les arcanes du pouvoir US, le tout finissant par l’écrasement de la révolte hongroise par les chars de l’Armée Rouge, tandis qu’une nouvelle joueuse, a priori fort douée, fait son apparition. Voila en gros le résumé de ce dix-septième tome, où on a l’impression qu’il se passe énormément de choses alors qu’en fait, les personnages discutent beaucoup et où l’intrigue principal, elle, avance prudemment, a pas de loups. Bref, au final, une nouvelle fois, de nouveaux protagonistes font leur apparition tandis que d’autres sont mis au placard (euh, elle est où Reka ?), et l’on a droit a tout un tas de références historiques et une intrigue qui devient encore plus complexe qu’elle ne l’était déjà. Cela en énervera probablement certains, pour moi, j’ai pris l’habitude et j’avoue que j’ai lu cet Opération Kadesh avec un certain plaisir même s’il est incontestable qu’il n’en reste pas moins inférieur aux tomes précédant. Un petit bémol cependant : Igor Kordey, qui depuis pas mal d’albums avait fait des progrès et produisait un travail appliqué est un peu retombé dans ses travers en bâclant certaines planches, ce qui est dommageable pour la qualité artistique de ce dix-septième tome. J’espère qu’il se remettra vite de ce petit faux pas auquel je croyais ne plus avoir à faire avec lui… Pour ce qui est d’Opération Kadesh, je dirais pour conclure que celui-ci se lit comme l’on pourrait lire un chapitre dans un roman bien plus long… un chapitre de transition, cela va de soit, en attente d’une suite où il se passera davantage de choses véritablement importantes, du moins, je l’espère.


Points Positifs :
- L’on retrouve une fois de plus tous les éléments qui ont fait tout l’intérêt de cette série, c’est-à-dire, les multiples références historiques, les explications de Pécau qui lie tout, absolument tout aux Ivoires et aux manipulations des différentes familles et le plaisir de retrouver, tome après des tomes, des figures historiques réelles dans des rôles parfois étonnants.
- Il s’en passe des choses dans ce dix-septième tome et nombreux sont les protagonistes et les intrigues parallèles.
- La montée en puissance des humains (principalement du complexe militaro-industriel américain) a l’encontre des Archontes est plutôt bien trouver, comme ce fameux désenchantement du monde.
- Un tome qui ravira, je n’en doute, bien des adeptes des théories du complot.

Points Négatifs :
- Jean-Pierre Pécau retombe un peu dans ses travers et la multitude d’intrigues abordées nuit indubitablement à l’ensemble ; j’ai une nette préférence pour les tomes moins dispersés.
- Du coup, il est par moments difficile de s’y retrouver au milieu de tous ces noms, intrigues, enjeux, etc.
- Plus un tome de transition qui apporte plus de questions que de réponses.
- Légère baisse de régime pour Igor Kordey qui bâcle quelques planches ; mais bon, dans l’ensemble, son travail reste correct.

Ma note : 6,5/10

dimanche 28 mars 2010

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES


ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

Lors d'une organisation mondaine, Alice Kingsley est demandée en mariage par Hamish Ascot, homme arrogant et peu séduisant. C'est alors qu'elle aperçoit un étrange lapin blanc possédant une montre à gousset, et lui donnant le signe de la suivre. Alice s'enfuit, prétendant que « cela arrive un peu trop rapidement » et part à la poursuite du lapin jusqu'à ce qu'elle arrive devant un curieux arbre mort au tronc détruit, sous lequel se trouve dans le sol, entre les racines, un terrier dont l'intérieur est plongé dans l'obscurité. S'y baissant trop près, Alice tombe et se retrouve dans une longue chute mouvementée jusqu'à atterrir dans un monde qu'elle avait déjà visité des années auparavant : le Pays des Merveilles. Alice, ne se souvenant de rien de ce précédent voyage, rencontre tous les personnages de cette curieuse contrée, devenue sombre et inquiétante, tels que le fameux Lapin Blanc ainsi que le Chat du Cheshire, le Lièvre de Mars, le Loir, les jumeaux Tweedle-Dum et Tweedle-Dee, qui semblent tous très bien la connaitre et en particulier le Chapelier Fou. Ne sachant point ce qui est arrivé de navrant au Pays des Merveilles, Alice apprend, qu'après son départ, la Reine Rouge a pris le pouvoir en relâchant le Jabberwock, une terrible créature aux allures de dragon. Pour que le bien et la paix puissent régner à nouveau au Pays des Merveilles, Alice devra s'allier du déjanté Chapelier Fou et de l'excentrique Reine Blanche Mirana afin de se débarrasser de la tyrannie de la Reine Rouge et refaire régner la justice.

Incontestablement, quel magnifique tour de force que de s’atteler à un chef d’œuvre de la littérature connu de tous, Alice au pays des merveilles, et de réussir, malgré tout, à en faire une réussite, indéniable. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas une surprise pour personne, Tim Burton est tout simplement un génie, l’un des derniers qui reste encore dans le milieu du cinéma, un réalisateur fantasque certes, a l’univers bien défini, et qui, années après années, films après films, réussi l’exploit (n’ayons pas peur des mots) de nous émerveiller, de nous surprendre et de nous faire rêver, encore et encore au point que l’on se demande parfois, comment fait il pour être aussi génial. Car génial, il l’est, c’est une évidence, sa nombreuse filmographie est là pour nous le rappeler et d’ailleurs, il n’a plus grand-chose à prouver, sa place au panthéon des plus grands lui étant d’hors et déjà acquise, mais peut être son coté un peu loufoque tient une place non négligeable dans sa réussite ? Alors, tel un Chapelier forcement fou, Tim Burton distille son talent, nous offrant des œuvres inoubliables et enchanteresses dont on ne se lasse pas. Mais il n’est pas seul.

Que serait donc le grand Tim Burton sans son alter ego, son quasi jumeau, le grand également, Johnny Depp ? Et lui-même, qu’aurait donc été sa carrière sans le réalisateur ? Forcement, si ces deux là ne se seraient pas rencontrer, l’Histoire du cinéma de ces vingt dernières années n’aurait pas été la même, et la part du rêve du septième art ne serait pas aussi savoureuse. Le duo Burton/Depp restera dans les annales du cinéma comme étant indissociable, et, malgré le talent indéniable des deux hommes, lorsqu’ils ne sont pas ensemble, il semble presque manquer un petit quelque chose… Alors, Johnny Depp, acteur aussi génial que célèbre, qui lui aussi n’a plus rien à prouver, réussi, lui aussi, a nous étonner et nous émerveiller, film après film, encore et encore. Et sa prestation dans le rôle de ce fou de Chapelier en est, une fois de plus, la preuve la plus éclatante.

Alors oui, adapter Alice au pays des merveilles était une gageure. Non pas que l’on ne croie pas au talent de Burton, mais surtout parce que cette œuvre, de part sa célébrité dans le monde entier est trop connue, beaucoup trop. Nul besoin de la lire pour la connaître par cœur, et ce, quelque soit notre origine. Et sincèrement, il n’est jamais simple, forcement, d’obtenir un résultat satisfaisant, les comparaisons étant inévitables, soit avec le livre de Lewis Caroll, soit, bien entendu, avec le dessin animé de Disney… mais aussi, ne nous leurrons pas, avec les anciennes productions du duo qui, pour certains, sont toujours forcement meilleurs que les plus récentes. Et la réussite, pourtant, est au rendez vous, incontestablement.

Oui, cette version Burtonnesque d’Alice au pays des merveilles est tout simplement… merveilleuse (oui, je sais, sur ce coup, le raccourcis est très facile). A cela, deux choses : premièrement, la symbiose parfaite entre l’univers enchanteur et rêveur de Caroll et celui tout aussi onirique et bien souvent inquiétant de Burton. De ce coté là, on pouvait se demander ce que le réalisateur allait bien pouvoir nous sortir de sa boite à idées qu’est son cerveau et le résultat, ce subtile mélange de merveilleux, avec cet univers de l’autre coté du miroir, tout bonnement époustouflant et somptueusement retranscrit à l’écran, et ce coté sombre, violent où plane la souffrance et la mort, même si l’humour n’en reste pas moins présent, ce résultat donc, est à la hauteur de nos espérances les plus folles. Car plutôt que de se contenter d’adapter bêtement l’œuvre original, Burton nous en offre la suite, avec une Alice adulte, et superbement interprétée par Mia Wasikowska, jeune actrice australienne qui était jusqu’à hier une parfaite inconnue pour moi, qui revient au Pays des merveilles, et qui le trouve dans un bien triste état : la Reine Rouge, Helena Bonham Carter (il fallait bien que madame Burton soit de la partie) toujours égal à elle-même, y fait régner la terreur et la mort et l’espoir sembles avoir quitter le cœur des habitants. Semble car en fait, une prophétie annoncerait qu’Alice pourrait venir à bout du terrifiant Jabberwocky, l’arme ultime de la Reine. Alors, forcement réticente au départ, par la force des choses, et accompagné des divers habitants du pays des merveilles, en particulier le Chapelier fou (Johnny Depp tout bonnement excellant dans un rôle qui semble, après coup avoir été tailler pour lui), Alice se lancera dans une folle aventure, à la fois drôle, enchanteresse, parfois terrifiante, jusqu'à un somptueux final d’une violence que l’on n’attendais peut être pas d’une œuvre qui a la base, est plutôt destinée aux enfants. D’ailleurs, sur ce point, un conseil si comme moi vous êtes parents : Alice au pays des merveilles n’est pas destiné aux plus jeunes, loin de la, et certaines scènes sont assez spéciales. Alors, réfléchissez y donc a deux fois avant de les amener (a priori, je pense que huit, neuf ans est correct, en dessous, prudence). Bref, entre une intrigue captivante de bout en bout, un univers somptueusement bien retranscrit a un point tel que l’on croirait véritablement que celui-ci soit réel, une histoire a la fois semblable et différente que celle de l’œuvre originale et d’excellents acteurs et des effets spéciaux tout bonnement époustouflants, il ne faut pas hésiter une seule et unique seconde, Alice au pays des merveilles se doit d’être vu et est, incontestablement, Le grand film de ce début d’année. En tout cas, une réussite, tout simplement que l’on n’est pas prêt d’oublier de si tôt.

Pour conclure, je tenais à vous parler du deuxième point dont j’avais fait mention plus haut dans ma critique. Et celui-ci est la 3D. Fini la vieille fausse 3D d’antan, avec ses lunettes ridicules rouges et bleues, mais cela, les spectateurs le savent et ce n’est plus une surprise. Mais il y a des films, il me semble, auquel la 3D n’apporte rien (sur ce point, j’ai vu une bande annonce d’un truc de mode ou je me demande où était l’intérêt réel de la chose, a part l’effet de mode ?), mais cet Alice au pays des merveilles, si je ne doute pas qu’il doive être magnifique sans la 3D, aurait perdu beaucoup de sa magie sans elle. Sincèrement, c’était tout simplement incroyable : non seulement les décors et l’univers en général étaient si parfaitement réalisés que l’on se croyait vraiment dans ce fameux pays des merveilles mais avec la 3D, l’effet d’immersion était époustouflant au point que par moments, j’eu l’impression de déambuler au milieu des protagonistes. C’en était même fortement troublant. D’ailleurs, c’est en regardant cet Alice que j’ai énormément regretté de n’ « avoir » vu Avatar qu’en 2D. Quel gâchis, et pourtant, Dieu sait qu’il était somptueux pourtant…

Bref, inutile d’en rajouter des tonnes, vous l’avez compris, arrêter tout ce que vous faites, ne vous posez pas de questions futiles et inutiles, courrez acheter vos places de ciné et ruez vous devant cet Alice au pays des merveilles qui saura vous éblouir, vous enchanter et vous entrainer dans un monde qui vous semblera si réel que peut être, en rentrant chez vous, vous aurez la même réaction que moi en trouvant curieux que votre chien ne parle pas. Alors, un grand merci a Tim Burton pour ce superbe moment de cinéma, merci à Johnny Depp et autres acteurs, mais également au Lapin blanc, au Lièvre de Mars, Tweedle Dee et Tweedle Dum et tous les autres… Pour moi, hier, vous étiez tous réel, et rien que pour cela, c’est à mes yeux la preuve que j’ai cru être transporter pendant un peu moins de deux heures (trop court !!!), dans ce pays des merveilles que je souhaite absolument ne plus quitter. Franchement, une réussite ! Et dire que quelques mauvaises langues ont sut trouver à redire… pff !

jeudi 25 février 2010

FIFA 07


FIFA 07

Autres temps, autres lieux, autre console et autre jeu, cette fois ci, c’est à une autre version du jeu sportif phare d’Electronic Arts que nous allons nous intéresser, Fifa 07. Certes, j’en ai connu des versions de cette saga (entre le 99, dont je vous ai parler précédemment, le 2000, le 01 etc.) et bien d’autres jeux de foot d’ailleurs, mais au jours d’aujourd’hui, c’est celle-ci qui me préoccupe le plus vu que, c’est à celle-ci que je joue chez moi (on laissera PES au boulot pour plus tard…). Lorsque je me suis racheter une PS2 (désolé, je n’ai pas les moyens, hélas, de viser plus haut) il y a quelques mois, il me fallait forcement un jeu de foot, vu que j’avais donné les autres (encore une grande idée de ma part) et, comme je n’étais pas disposé a mettre une grosse somme sur une version récente, ce Fifa 07, au prix modique de 5 euros me convint parfaitement. Alors oui, bon nombre des joueurs ne sont plus dans leurs équipes depuis mais bon, vu le prix, fallait pas demander la lune, et puis bon, pour un petit loisir, je pouvais bien passer outre ce petit désagrément.

Ainsi, depuis septembre donc, et si l’on met de coté les pannes successives de ma console dont je vous ai déjà longuement parler sur ce blog, il est bien entendu évidant que c’est Fifa 07 auquel j’ai le plus jouer (et de très loin), me replongeant dans la joie incontestable des tournois, comme au bon vieux temps, même si désormais, c’est seul que je m’attaque à la conquête des trophées. Cela n’a plus la même saveur et en plus, ce n’est pas forcement plus facile, mais bon, c’est toujours aussi prenant, et de ce coté là, Fifa 07 remplit parfaitement son rôle de superbe passe temps pour tout amateur de ballon rond. Alors, ne serais ce qu’en comparant avec le vieux Fifa 99 dont je vous ai parler dans le post précédant, il est clair que ne serais ce que d’un point de vu graphique, il n’y a plus rien a voir, et de très loin. Maintenant, la technologie a évoluée et il est clair aussi, que si on devait le comparer aux mêmes jeux sortis sur PS3 ou X-Box, la différence serait très nette, mais bon, comme il faut se contenter avec ce que l’on a, je ne vais pas m’attarder sur mon sort.

Et comme je suis un dingue inconditionnel des Coupes d’Europe, ma première grande surprise fut la possibilité de créer mes propres compétitions avec 64 équipes, ce qui est plus qu’agréable : huit poules de huit, puis seizièmes, huitièmes etc., il y a de quoi faire. Malheureusement, le problème, le très gros problème même, c’est l’absence des représentants des clubs de l’est : quid des clubs russes, roumains, ukrainiens, serbes, bulgares, hongrois etc. ? Les footix s’en moqueront, eux qui ne voient que par le Barca ou Manchester, mais pour ceux qui comme moi, aiment et respectent le football de l’est, c’est une grosse déconvenue. Enfin, il faut bien faire avec et cela n’empêche pas les matchs d’être suffisamment passionnants, avec le niveau de difficulté acceptable (en trop facile, il n’y a pas de grand intérêt, mais bon, même ainsi, j’ai réussi l’exploit de me faire éliminer dans un grand moment d’égocentrisme et de complexe de supériorité qui me fit vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, comme dirait l’autre). Point de vue jouabilité, quelle différence, que dis-je, quel gouffre avec les anciennes versions auquel j’étais habitué, le « syndrome Fifa » est bel et bien finis depuis longtemps et les rencontres ressemblent véritablement a des matchs de foot. Et puis, petite cerise sur le gâteau, la possibilité de marquer de loin, de très loin même pour des buts exceptionnels et inoubliables.

Alors, d’un point de vue personnel, il m’aura fallut quatre tournois pour arriver a la victoire finale : un premier où je perd pour grande gueule, un autre où, niveau de difficulté plus élevé, je ne passe pas le premier tour, un troisième où je tombe en huitièmes face a la Fiorentina après un beau parcours, et enfin, la victoire tant attendue dans le quatrième (après des demi ultra serrées et légendaires contre la Juventus) où Manchester, l’équipe que je prend, était à deux doigts de passer à la trappe. Une victoire et un cinquième tournoi en route pour un jeu dont je ne me lasse pas le moins du monde, c’est la grande force des jeux de sport en règle générale et, bien entendu, de ce Fifa 07, qui m’occupera encore pendant des heures et des heures, en particulier.

FIFA 99


FIFA 99

Que de souvenirs, mais que de souvenirs avec ce Fifa 99, tout bonnement, à mes yeux, mon jeu de foot préféré de tous les temps, même si une dizaine d’années se sont écoulées depuis sa sortie et que, d’un point de vue des graphismes (pour ne citer que le plus apparent), il est obsolète depuis des lustres. Mais sincèrement, et en avouant que je n’y joue plus depuis belle lurette (hum, de mémoire, je me suis fais quelques matchs pour rigoler à l’été 2008), jamais je n’oublierais le plaisir ressenti avec ce jeu, toutes les parties endiablées que j’ai put y faire, seul ou avec mon frère, et ses qualités, que, personnellement, je n’ai quasiment plus jamais retrouver par la suite dans un jeu de foot. Mes propos semblent forts, exagérés ? Probablement aux yeux de la majorité d’entre vous. Pourtant, je suis persuader que les vieux romantiques, ceux qui, un jour, auront été émerveiller par un (ou plusieurs, peut importe) jeu, comprendront les sentiments qui m’habitent au moment où j’écris ces quelques lignes. Mais si la nostalgie peut se comprendre, pourquoi donc ais-je dis, un peu plus haut, que je n’ai plus retrouver les qualités de Fifa 99 dans ses suivants ? En fait, c’est assez simple.

Tous ceux qui joue au foot pour les équipes nationales ou uniquement pour pouvoir jouer avec les grosses écuries européennes (genre Real, Milan, Manchester etc.) se moqueront littéralement de ce qui m’a toujours préoccuper (et m’inquiète encore) lors de l’achat d’un jeu de foot : la présence d’un maximum de clubs de tous les pays européens, comme les habituels grands absents des divers Fifa et autre PES, les Etoile Rouge de Belgrade, le Dynamo de Kiev, le Steua de Bucarest, pour ne citer que les plus connus, mais aussi les représentants hongrois, bulgares, russes etc. Soit on en a quelques uns (au mieux), soit personne, ce qui est plus que contestable au plus haut point pour les amoureux fous des Coupes d’Europe. Personnellement, j’en fais partis, d’où mon habituelle colère. Dans l’édition 99 de Fifa, donc, pas de soucis, il y a de quoi faire avec bon nombre de clubs, d’où la possibilité (et c’est la que pour moi, cela devient important) de faire des tournois dignes des Coupes d’Europe d’antan, où les clubs de l’est sont présent, plutôt que la quatrième division anglaise dont je me fiche royalement. Personnellement, un seul autre jeu fais mieux (parmi tous ceux que j’ai put essayer), le très contester Monde des bleus, que je m’étais uniquement procuré a l’époque pour cela (mais c’est vrai que la, j’étais plus que gâté, Fifa 99 étant reléguer très loin derrière). Alors cela peut paraître futile, pourtant, des le Fifa suivant, le 2000 donc, les choses s’étaient gâtés, au point que les versions modernes soient tout simplement limitées de ce coté là. Un jour, il faudrait que je pense a demander aux tètes pensantes d’Electronic Arts pourquoi les clubs de l’est n’ont pas leur place dans leur saga phare (mais bon, du coté de PES, c’est guère mieux sauf exception). Enfin bon…

Du coup, reste les souvenirs, tout bonnement excellents des tournois de l’époque ; d’ailleurs, ce qu’il restera de Fifa 99, personnellement, c’est la constatation suivante : « le foot, c’est un jeu où le Milan AC gagne à la fin », phrase bien évidement tirée de Gary Lineker et de son célèbre « Le foot, c’est un jeu où l’Allemagne gagne à la fin ». Toujours ! Des tournois dont j’avais noté les matchs et dont je me suis replongé ces derniers temps, au point que l’envie de remettre tout cela au propre (informatiquement, voir sur un nouveau blog ?) me vienne petit à petit. Mais bon, ceci est une autre histoire.

vendredi 12 février 2010

LAST TIME AROUND


LAST TIME AROUND

Buffalo Springfield (1968)

1. On The Way Home (Young) – 2:25
2. It's So Hard To Wait (Furay, Young) – 2:03
3. Pretty Girl Why (Stills) – 2:24
4. Four Days Gone (Stills) – 2:53
5. Carefree Country Day (Messina) – 2:35
6. Special Care (Stills) – 3:30
7. The Hour Of Not Quite Rain (Callen, Furay) – 3:45
8. Questions (Stills) – 2:52
9. I Am A Child (Young) – 2:15
10. Merry-Go-Round (Furay) – 2:02
11. Uno Mundo (Stills) – 2:00
12. Kind Woman (Furay) – 4:10

Dans la longue histoire de la musique populaire contemporaine, certains disques marquent leur époque de part leur importance, leur qualités, voir, le simple fait qu’il y ait eu un « avant » et un « après ». Pour ne donner qu’un seul exemple, mille fois rabattu, il y eut un avant Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band et un après. De même, l’on pourrait noter que certains disques sont marquants de part la déception qu’ils causèrent dans la carrière de tel groupe ou tel artiste ; par exemple, le célèbre Their Satanic Majesties Request des Rolling Stones, sorte d’Ovni dans la discographie du plus grand groupe de rock au monde (mais que personnellement j’aime bien mais bon, ceci est une autre histoire). Et puis, il y a les autres, bien plus nombreux, qui pour de multiples raisons assez diverses et sans atteindre des sommets qualitatifs, n’en restent pas moins marquants.

Tenez ce Last Time Around, dernier 33 Tours (et oui, en 1968 cela s’appelait ainsi) des Buffalo Springfield par exemple dans le cas nous intéresse aujourd’hui ; un groupe qui avait le potentiel certain pour être un très grand mais qui ne connu jamais la carrière qu’il aurait peut être mérité, la faute comme bien trop souvent a des problèmes d’ego et de leadership qui minèrent le groupe jusqu'au split inévitable : un petit tour, trois albums (un sympa à l’époque d’un très gros tube, For What It's Worth, un excellent et inoubliable, Buffalo Springfield Again , et celui-ci donc, plutôt moyen pour être franc et dispensable) et puis s’en va, voila ce qui restera des Buffalo Springfield pour l’Histoire de la musique. Réducteur, un peu probablement, mais bon, objectivement, de nos jours, a part les vieux fans et les plus jeunes amateurs qui n’étaient pas nés a l’époque, qui les connaît ? Pas grand monde, ce qui est dommage. Mais je parle, je parle et je m’aperçois que je tourne autour du pot sans vous parler de ce fameux dernier disque du groupe de Stephen Stills et de Neil Young, les deux incorrigibles frères ennemis.

Last Time Around, donc, à mes yeux, pourrait être le parfait exemple de ce qu’est un disque produit par un groupe en pleine désintégration, et d’ailleurs, rien qu’avec la pochette, sublime au demeurant, nous avons là un véritable cas d’école : dans un fond semi-sépia, tous les membres du groupe, de profils, regardent vers la gauche, tandis que Neil Young, incorrigible, de face, regarde de l’autre coté ; immédiatement, l’affaire est entendue et la talentueux canadien, qui se désintéresse littéralement du groupe, pense plus a sa carrière solo qui va débuter avec le succès que l’on sait qu’aux habituelles luttes de pouvoir du groupe. Franchement, rien que pour la pochette, ce disque vaut la peine que l’on se le procure ; ça fait peut être un peu cher mais bon, rien que pour la classe qui en émane, pour moi, cela vaut le coup.

Car le problème c’est que passé celle ci, et bien, le contenu est bien moins engageant, et la faute est due en quelque sorte une fois de plus à Neil Young, quasiment absent en studio et qui ne daigne nous offrir qu’une seule chanson, le très connu I am a Child, et encore, celle là, il l’a enregistré tout seul comme le sauvage qu’il était et qu’il est encore plus de quarante ans plus tard (mais c’est pour cela que je l’aime ce vieux loner…). Quelques coeurs dans On the Way Home en ouverture et puis c’est tout : on ne peut pas dire que Young se soit investi dans ce disque, d’où le fait que celui-ci est a des années lumières de son prédécesseur, le fabuleux Buffalo Springfield Again. Car malgré tout le talent des autres, en particulier de Stills et Furay, quelques petites réussites par ci par la, comme Questions ou It's So Hard To Wait pour n’en citer que deux (mais pas des chefs d’œuvres non plus), les productions et le talent de Neil Young manquent cruellement pour faire de ce Last Time Around, certes sympathique et non déplaisant à l’écoute, tout simplement un très bon disque. Trop moyen a mon goût même si tout n’est pas a jeter, loin de la, mais bon, peut être était il difficile de faire mieux : après tout, le titre me semble a lui seul plus qu’explicite, n’est ce pas ?