DE
ROUILLE ET D'OS
Stéphanie
est passionnée par son emploi de dresseuse d'orques au parc aquatique
d'Antibes. Un jour, un orque emporté par son élan détruit la passerelle sur
laquelle se tient Stéphanie. Le choc est si violent que Stéphanie est amputée des
deux jambes. Elle déprime au point d'envisager de se suicider... Ali, jeune
marginal sans le sou, rejoint un club de boxe, a des aventures sans lendemain
et néglige son fils. Stéphanie se retrouve en fauteuil roulant et se cloitre
dans son appartement. Une nuit, Stéphanie désespérée, téléphone à Ali qu’elle à
rencontrer peu de temps avant son accident. Celui-ci la rejoint et décide de
l'aider. Il l'emmène à la plage. En se baignant Stéphanie retrouve goût à la
vie.
De Rouille et d'Os
Réalisation
: Jacques Audiard
Scénario
: Jacques Audiard et Thomas Bidegain
Musique : Alexandre
Desplat
Production : Why
Not Productions, France 2 Cinéma, Page 114, Les Films du Fleuve
Genre : Drame
Titre
en vo : De Rouille et d'Os
Pays
d’origine : France, Belgique
Parution
: 17
mai 2012
Langue
d'origine : français
Durée
: 122
min
Casting :
Marion
Cotillard : Stéphanie,
dresseuse d'orques au parc aquatique d'Antibes
Matthias
Schoenaerts : Alain « Ali » Van Versch, vigile, boxeur
Bouli
Lanners : Martial, patron d'une société
de surveillance
Corinne
Masiero : Anna, sœur d'Ali,
caissière de supermarché
Céline
Sallette : Louise, amie
de Stéphanie
Yannick
Choirat : Simon, compagnon de
Stéphanie
Françoise
Michaud : La mère de Stéphanie
Jean-Michel
Correia : Richard, compagnon d'Anna,
chauffeur de poids lourd
Armand
Verdure : Sam, fils d'Ali, 5 ans
Caroline
Fa : dresseuse d'orque
Sophie
Mancaruso : une caissière
Annie
Betti : une passante
Loubna
Satori : une passante
Youssef
Nooman : un kinésithérapeute
Mon
avis : Sortit dans les salles obscures en
mai 2012, ce qui, accessoirement, ne nous rajeunit pas, De Rouille et d’Os, septième film de Jacques Audiard, connut un
succès pour le moins important, glanant par la suite, au fil des mois, moult
récompenses diverses. Curieusement, ou pas – car bon, le postulat de départ ne
m’intéressait guère – jusqu’à dimanche dernier, je n’avais jamais eu l’occasion
de regarder ce long métrage dans son intégralité ; quelques scènes par ci
par là, et puis c’est tout… Et puis, finalement, alors qu’il était diffusé pour
la énième fois à la télévision et que je n’avais rien d’autre à faire, je me
suis laisser tenter par le visionnage de ce film, ce, pour deux raisons :
premièrement, pour Jacques Audiard, réalisateur de talent et reconnu à la fois
par la profession que par le public, deuxièmement, pour voir par moi-même ce
que ce De Rouille et d’Os avait dans
le ventre. Alors, quid du résultat ? Ais-je été conquis, moi aussi, par ce
long métrage ? Eh bien, en fait, pas vraiment… Je ne remettrais pas en
question le talent du sieur Audiard, sa réalisation, sa manière de diriger ses
acteurs, ces derniers eux-mêmes. De même, je ne remets absolument pas en
question le fait que certains puissent aimer, que dis-je, adorer ce film, après
tout, cela reste une affaire de gouts… Le problème, pour moi, c’est que De Rouille et d’Os n’est pas fait pour
moi, mais alors, absolument pas : les personnages ne m’ont pas conquis, je
me moquais littéralement de leur sort, d’ailleurs, je vais être franc, je ne
les ai pas aimé dans l’ensemble, principalement celui interprété par Matthias
Schoenaerts – pourtant un bon acteur – véritable tête à claque insupportable
que j’ai franchement détester – mais il faut dire que je n’aime absolument pas
ce genre d’individus dans la vie réelle, alors, dans un film… Alors oui, il y a
quelques passages plutôt pas mal, certains dialogues qui sonnent juste, mais
bon, comme je l’ai dit, ce genre de cinéma, ce n’est pas ma tasse de thé,
alors, du coup, De Rouille et d’Os
est peut-être un bon film pour un certain public mais il est clair et net que
je ne fait pas partit de celui-ci…
Points
Positifs :
-
Si vous aimez les drames sociaux, si vous appréciez les personnages brisés et
marqués par la vie et qui sont à fleur de peau, si vous êtes un fan absolu de
cinéma français et si vous vouez un culte a Jacques Audiard, alors, De Rouille et d’Os est fait pour vous et
je reste persuader que vous passerez un bon moment de cinéma devant ce film.
-
On peut parfaitement ne pas aimer le genre de personnages vus dans ce film et
reconnaitre que, pour ce qui est des acteurs, il n’y a rien à redire et que ces
derniers font plus que le job : ainsi, Matthias Schoenaerts et Marion
Cotillard sont tout simplement parfaits ici !
-
Une intrigue terriblement terre à terre mais qui n’en reste pas moins suffisamment
efficace pour celles et ceux qui apprécient le genre, bien entendu.
-
Même si je n’ai guère apprécié ce film, je reconnais que certains passages,
certaines scènes, certains dialogues sont plutôt réussis. La patte Jacques
Audiard, sans aucun doute…
Points
Négatifs :
-
Malheureusement, voilà un film qui n’est absolument pas fait pour moi et même
si je conçois parfaitement qu’un certain public puisse apprécier De Rouille et d’Os, sincèrement, les
drames sociaux français, le misérabilisme ambiant et ces personnages à fleur de
peau, non, mille fois non, ce n’est pas ma tasse de thé !
-
Autant j’aime bien Matthias Schoenaerts en tant qu’acteur, autant j’ai détesté
le personnage qu’il interprète dans ce film : bourru, petite frappe pas
très intelligente avec des mimiques de pseudo-racaille qui fait des combats de
rues et qui tire un coup lorsque l’opportunité se présente, voilà un peu tout
ce que je déteste chez un homme…
-
Pourtant, dans certains films, on finit par apprécier les pires des salauds ou
des individus qui sont aux antipodes de ce que l’on aime, or, ici, a aucun
moment je n’ai eu la moindre compassion pour le personnage de Matthias
Schoenaerts, ce qui, selon moi, est un gros problème.
-
Qui plus est, comment ne pas reconnaitre que les protagonistes sont tous
stéréotypés et qu’il n’y a guère de nuances chez eux !?
Ma
note : 6,5/10
DRUNK
Quatre
amis, professeurs dans un lycée, quinquagénaires un peu dépassés, décident de
mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme
aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Faisant preuve d'une
rigueur prétendument scientifique, ils relèvent ensemble le défi dans la sphère
privée et professionnelle, chacun espérant que sa vie sera meilleure. Si, dans
un premier temps, les résultats sont encourageants, la situation dérape
rapidement, et échappe à leur contrôle.
Drunk
Réalisation
: Thomas Vinterberg
Scénario
: Thomas Vinterberg et Tobias Lindholm
Musique : Janus
Billeskov Jansen
Production : Zentropa,
Film i Väst, Topkapi Films, Danish Film Institute
Genre : Comédie
dramatique
Titre
en vo : Druk
Pays
d’origine : Danemark
Parution
: 24
septembre 2020
Langue
d'origine : danois
Durée
: 115
min
Casting :
Mads
Mikkelsen : Martin
Thomas
Bo Larsen : Tommy
Magnus
Millang : Nikolaj
Lars
Ranthe : Peter
Maria
Bonnevie : Anika
Helene
Reingaard Neumann : Amalie
Susse
Wold : la principale du lycée
Magnus
Sjørup : Jonas
Silas
Cornelius Van : Casper
Albert
Rudbeck Lindhardt : Sebastian
Martin
Greis-Rosenthal : le maître
d'hôtel
Frederik
Winther Rasmussen : Malthe
Aksel
Vedsegaard : Jason
Aya
Grann : Josephine
Mon
avis : Une éternité ! Oui, une
éternité que je ne m’étais pas rendu au cinéma puisque, en raison de la
pandémie de Covid-19 et la fermeture des salles obscures, la toute dernière
fois que j’avais eu l’occasion de voir un long métrage sur grand écran, ce fut
en décembre 2019 avec le troisième volet de la dernière trilogie en date de Star Wars, le si décrié L'Ascension
de Skywalker… Bref, je vous laisse imaginer à quel point la chose me
manquait car bon, comment dire, sans être non plus un féru absolu des salles
obscures, à un moment donné, il faut reconnaitre que regarder un film chez soi
ou sur grand écran, ce n’est pas tout à fait la même chose… Ceci étant dit, il
est temps de s’intéresser au film du jour, celui que j’ai choisis d’aller voir
pour ce grand retour au cinéma et, ma foi, force est de constater que je ne
pouvais pas mieux choisir que ce Drunk,
dernier long métrage en date du terriblement doué Thomas Vinterberg… Paru en
octobre dernier en France, Drunk fut,
comme bon nombre d’autres films, déprogrammé en raison de la fermeture, pendant
de longs mois, des salles de cinéma, du coup, j’ai dut patienter trop longtemps
a mon gout avant d’avoir la chance – oui, la chance – de pouvoir enfin regarder
ce qui pourrait fort bien être, à mes yeux, le film de cette année 2021. Il
faut dire que Thomas Vinterberg, s’il n’est pas le premier venu, bien au
contraire, nous livre tout de même avec Drunk
une œuvre magistrale et probablement encore plus réussie qu’on aurait put le
penser de prime abord… Partant d’un postulat pour le moins singulier – une bande
de quadragénaires un peu blasés par la vie et loin de la fougue de leur
jeunesse, se décident à tenter une expérience fort curieuse qui voudrait qu’un
homme, afin de vivre mieux, devrait toujours avoir 0,5 grammes d’alcool dans le
sang – Drunk nous entraine dans une
histoire qui débute comme étant une comédie pour le moins potache et qui finit
de manière pour le moins dramatique. En effet, ici et sans le moindre fard, le
film nous démontre que les premiers essais de cette expérience peu commune
fonctionnent fort bien : nos quatre profs sont plus éveillés que jamais,
retrouvent le feu sacré et sont métamorphosés, ce, que ce soit d’un point de vu
professionnel que personnel. Cependant, personne n’est dupe et d’ailleurs, le
spectateur ne s’y trompe pas : l’alcool est un ennemi oh combien vicieux
et si les premiers temps sont une réussite, les limites sont très rapidement
franchies et chacun de ces expérimentateurs si particuliers connaitra une chute
terrible mais prévisible. Ainsi, après moult orgies alcooliques, pertes
familiales et professionnelles, le tout, filmé d’une main de maitre par un Thomas
Vinterberg en très grande forme, Mads Mikkelsen – magistral ici – et ses
comparses connaitront une bien sombre descente aux Enfers et lorsque, à la
suite d’un énième drame, le spectateur se dira que la lecon est apprise et que
ces derniers pourront aspirer à une vie meilleure et au bonheur, l’alcool,
toujours vainqueur, toujours implacable, se rappellera à leur bon souvenir pour
une conclusion magistrale et qui nous rappelle fort bien à quel point si l’ivresse
rime fort bien avec l’allégresse, au final, c’est la tristesse qui est au
rendez vous… Bref, vous l’avez compris, j’ai été plus que conquis par ce Drunk et pour un retour dans les salles
de cinéma, je pense ne pas me tromper en affirmant que je ne pouvais pas mieux
choisir : un véritable chef d’œuvre d’un très grand réalisateur, des
acteurs magistraux, une thématique forte et sombre, ma foi, oui, ici, on frôle
tout simplement la perfection !
Points
Positifs :
-
Un postulat de départ pour le moins singulier avec ces quatre comparses qui
décident de tenter une expérience sur la consommation quotidienne d’alcool et
qui s’avère être une réussite incontestable. Démarrant comme une comédie, Drunk tombe rapidement dans le drame
lorsque ses héros, de plus en plus en plus alcoolisés, vont sombrer dans l’alcoolisme
en franchisant toutes les limites de celui-ci et sans, finalement, réussir à s’en
sortir.
-
Un message bien sombre ressort de ce film puisque l’alcool en est, après tout,
le personnage principal : nécessaire pour permettre à certains de se
sentir mieux, fidèle compagnon de toutes les fêtes, celui-ci n’en reste pas
moins terriblement vicieux puisque, une fois tomber dans ses griffes, c’est
aussi une lente descente aux Enfers que l’on subit, cela, sans pouvoir en
sortir.
-
Un lot d’acteurs qui sont tout simplement parfaits et si, bien évidement, Mads
Mikkelsen est le figure de proue de ce film et qu’il est aussi le plus connu du
grand public, ses comparses ne sont pas en reste.
-
Il y a tout de même moult scènes inoubliables dans Drunk et, bien évidement, toutes ces orgies d’alcool qui deviennent
de plus en plus hallucinantes au fil d’une consommation de plus en plus effrénée,
ont de quoi marquer les esprits.
-
Une conclusion terrible, de par ses conséquences et la victoire implacable de l’alcool,
mais terriblement réussie et, finalement, parfaite…
-
Oui, Drunk est une comédie dramatique
et malgré le propos sombre de ce film, moult scènes vous feront rire !
-
Si vous avez connu dans votre vie une expérience – quelle qu’elle soit – avec l’alcool,
que ce soit vous-même ou vos proches, alors, le propos de ce film ne vous
laissera pas indifférent.
Points
Négatifs :
-
L’alcool est présenté, tout de même, d’une manière fort ambigüe – mais, quelque
part, c’est la vérité – et cette absence de morale ne plaira peut-être pas à
certains…
-
Celles et ceux qui ne jurent que par les happy-end risquent de tiquer avec ce
film même si je ne vois pas comment il pouvait finir autrement ?
Ma
note : 8,5/10
FINAL
FANTASY 7 REMAKE
Cloud,
mercenaire taciturne, rejoint le groupe éco-terroriste Avalanche basé à Midgar,
une vaste cité industrielle. Le groupe se compose entre autres de Tifa, une
amie d’enfance de Cloud et de Barret, leur chef. Avalanche lutte contre la
Shinra, une multinationale qui produit de l’énergie Mako en prélevant l’énergie
spirituelle de la Rivière de la vie des entrailles de la planète Gaïa.
Avalanche effectue un raid sur l’un des réacteurs Mako de la ville et le
détruit, mais lors d’une seconde attaque le groupe est piégé par la Shinra.
Alors que le second réacteur explose, Cloud est éjecté et chute dans les vastes
bidonvilles qui composent les niveaux inférieurs de Midgar. Là, il fait la
connaissance d’Aerith et accepte de la protéger des Turks, une unité spéciale
de la Shinra qui a ordre de la capturer. Après l’avoir défendue de ses ravisseurs,
Cloud, guidé par Aerith, tente de rejoindre Avalanche. Ils retrouvent Tifa au
secteur 6 et apprennent que la Shinra a découvert l’emplacement de la cachette
du groupe, et projette de faire s’effondrer le niveau supérieur du secteur 7
sur les habitations en contrebas en faisant croire à un attentat d’Avalanche.
Malgré les efforts du groupe pour les en empêcher, le secteur est détruit et
une grande partie de ses habitants meurt. Par ailleurs, les Turks capturent
Aerith, dont on découvre alors qu’elle est la dernière représentante de la race
des Cetras, plus communément appelés les Anciens, des êtres mythiques
étroitement liés à Gaïa. Le président de la Shinra estime qu’Aerith peut le
conduire à une mythique terre de fertilité connue sous le nom de Terre promise,
où il espère obtenir facilement de l’énergie Mako.
Final Fantasy 7 Remake
Éditeur
: Square
Enix
Développeur
: Square
Enix
Concepteur
: Tetsuya
Nomura, Naoki Hamaguchi, Motomu Toriyama
Musique
: Nobuo
Uematsu, Masashi Hamauzu
Date
de sortie : 10 avril 2020
Pays
d’origine : Japon
Genre
: Action-RPG
Mode
de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme
: PS4
Mon
avis : Si, bien évidement, l’année 2020
restera marquée à jamais par les débuts de la pandémie de Covid-19, aux yeux
des joueurs les plus âgés, ceux, grosso modo, de ma génération, un événement
vidéoludique eut son importance, je veux, bien entendu, parler de la sortie de Final Fantasy 7 Remake qui eut lieu en
avril de l’année passée, c’est-à-dire, à la période même où une bonne partie de
la planète était confinée – véritablement, pas avec les pseudos-confinements
qui n’en n’étaient pas et que l’on a eu depuis lors. Comme son nom l’indique, Final Fantasy 7 Remake est le remake de
ce qui restera comme un des meilleurs jeux de la Playstation première du nom
et, accessoirement, un des plus grands softs de l’histoire du genre : Final Fantasy 7. Qualitativement, lorsqu’il
paru, en 1997, nous avions là un des plus grands RPG nippons de tous les temps –
seul le sixième volet tient la comparaison si l’on doit être tout a fait franc
et, quelque part, Xenogears, ce
dernier n’étant jamais sortit en France, malheureusement – mais ce qui fit la renommée
de FF7, ce fut qu’il fut le tout
premier RPG japonais a paraitre en Europe et, finalement, à faire découvrir le
genre dans le monde entier, ce, avec le succès que l’on sait – même si le
genre, depuis, à franchement perdu de sa superbe et n’a plus la même
importance. Bref, vu ce que représentait Final
Fantasy 7 aux yeux de beaucoup de joueurs, je vous laisse deviner a quel
point ces derniers attendaient depuis longtemps et de pied ferme ce remake tant
attendu. Alors, le résultat fut-il à la hauteur des espérances des milliers de
fans ? Dans les grandes lignes, oui, mais pas totalement… Bon, première
mauvaise, très mauvaise nouvelle, ce Final
Fantasy 7 Remake n’est que le premier volet de ce sera, finalement, une
succession d’épisodes qui paraitront au fil des années. Certes, l’immensité du
jeu peut exiger la chose, cependant, devoir patienter une éternité entre chaque
volet, je ne suis pas fan du genre, surtout lorsque l’on se penche un peu dans
le jeu en lui-même et que l’on se rend compte que la durée de vie de ce premier
soft fut augmentée de manière pour le moins artificielle – certes, Midgard est
vaste, cependant, se coltiner des kilomètres de couloirs et se taper des allers
retours permanents, cela occupe une bonne moitié du temps de jeu ! Mais
bon, si ce choix de la part de Square Enix
peut être discutable, il faut reconnaitre que cela ne fait pas de ce Final Fantasy 7 Remake un mauvais jeu,
bien au contraire : déjà, PS4
oblige, nous avons droit à un soft visuellement superbe et je peux vous assurez
que pour un vieux fan du soft original comme moi, le début du jeu m’aura
laisser bouche bée et que, la nostalgie aidant, je me suis vu replonger bien
des décennies en arrière, émerveiller que j’étais de retrouver des personnages
et un univers que j’avais tout simplement adorer du temps de ma jeunesse… Autre
bonne chose, si le système de combat à fort logiquement été modifier – le tour
par tour des années 90 était intransposable de nos jours – force est de
constater qu’il n’en reste pas moins plutôt efficace, de même, que ce soit les
animations des personnages, les musiques et l’ambiance générale, c’est du tout
bon et on ne peut que louer les petits gars de chez Square Enix pour ce tour de force vidéoludique ! Hélas, d’autres
défauts viennent pointer le bout de leur nez comme ces petites quêtes qui, pour
la plupart, n’apportent strictement rien à l’intrigue, quelques évolutions
vestimentaires de certains protagonistes discutables – Rufus – un personnage
principal qui apparait et que l’on ne peut pas contrôler dans les combats – Red
XIII – et, pire que tout, un changement du scénario totalement inutile et qui
apporte de la complexité là où ce n’était absolument pas nécessaire. Bref, à
mes yeux, tous ces défauts font que Final
Fantasy 7 Remake ne peut pas prétendre au statut de chef d’œuvre absolu :
c’est un bon jeu, un très bon jeu même, mais en aucune façon un grand jeu,
hélas. Bien entendu, visuellement, il est superbe et puis, en tant que remake d’un
chef d’œuvre, disons qu’il s’en sort très bien – le pari était fort risqué, il
faut le reconnaitre – et rien que pour le coté nostalgique de la chose qui
fonctionne à merveille, il ne faudrait pas bouder son plaisir, bien au
contraire… Reste, bien évidement, la grande question désormais : quid de
la ou les suites à venir ? Scénaristiquement, allons nous rester dans les
grandes lignes de l’histoire que tout le monde connait ou allons nous nous en
éloigner trop dangereusement ? De même, combien d’épisodes encore à venir
et, surtout, quand paraitront-ils ? Espérons qu’il ne faille pas trop
attendre et que, qualitativement, nous ne soyons pas déçus, finalement, c’est
le principal…
Points
Positifs :
- Le
plaisir, que dis-je, la jouissance incommensurable de se replonger dans ce qui
restera comme étant un des plus grands RPG nippons de tous les temps mais
aussi, un des plus grands jeux tout courts, Final
Fantasy 7. Faire un remake de ce chef d’œuvre était un pari fort risqué
mais il faut reconnaitre que, malgré bien des défauts, celui-ci est remporté
haut la main, ce qui est le principal !
-
Le coté nostalgique fonctionne tout naturellement à fond ici ! Ainsi, si
vous êtes un quadra dans mon genre, si vous avez découvert les RPG par le biais
de FF7, alors, replonger dans cet
univers et redécouvrir tous ces protagonistes légendaires vous transportera de
joie tout en vous replongeant dans la jeunesse de votre passé décidément si lointain
désormais…
-
Scénaristiquement, malgré quelques modifications, on retrouve les grandes
lignes du début du jeu original et, ma foi, force est de constater que l’intrigue
tient toujours autant la route.
-
Des personnages – principaux ou non – toujours aussi charismatiques et que l’on
retrouve avec grand plaisir !
-
Visuelement, Final Fantasy 7 Remake
est superbe et nous avons, incontestablement, affaire à un des plus beaux soft
de la PS4. De même, l’animation est parfaite,
quand aux personnages qui, enfin, parlent, disons que c’était une évolution
très attendue qui change énormément les choses.
-
Ce premier volet se déroule uniquement dans la gigantesque mégalopole de
Midgard et, ma foi, disons que cette dernière est plus magnifique que jamais.
-
Le plaisir de retrouver une bande originale qui reste toujours aussi mythique.
-
Le changement de système de combats est notable mais il s’avère être plutôt bon
dans l’ensemble.
Points
Négatifs :
-
Mais pourquoi avoir apporté des modifications au scénario principal et,
surtout, aller aussi loin dans la complexification de ce dernier ? Après
tout, à la base, l’intrigue de FF7 n’était
pas évidente, mais ici, avec ces trucs d’univers parallèles, de Fileurs et de
futur qui n’est pas forcément écrit, on se demande ce qui est passé par la tête
des petits gars de chez Square Enix ?!
-
L’affrontement face à Sephiroth à la fin : ils n’ont pas put s’en empêcher
alors que celui-ci ne survient, en fait, qu’a la toute fin de l’histoire…
-
Désolé mais je ne suis pas fan du format épisodique et même si celui-ci peut, éventuellement,
se justifier au vu de l’immensité du jeu original, il faut reconnaitre que la
durée de vie de ce remake a été augmentée de manière artificielle par l’ajout
de nombreuses quêtes, des couloirs interminables et de trop nombreux allers
retours inutiles…
-
Justement, toutes ces petites quêtes sont loin de valoir le détour, bien au contraire !
-
Mais pourquoi ne pouvons nous pas contrôler Red XIII !? Voilà un choix
complètement débile et inexplicable !
-
Quelques changements de look sont pour le moins discutables, le cas Rufus étant
le plus évident…
Ma
note : 8/10
LE
FLEUVE DE L'ÉTERNITÉ – LES DIEUX DU FLEUVE
L'humanité
s'est réveillée un matin sur les deux rives d'un fleuve géant, ressuscitée par
un peuple de l'avenir, les Ethiques. Elle s'est aussitôt livrée avec entrain à
ses passe-temps favoris, la conquête du pouvoir, la guerre, le sexe, avec
d'autant plus d'enthousiasme que la résurrection était garantie sans frais. Le
but des Ethiques avait été de donner à chaque humain une occasion de progresser
spirituellement. De toute évidence, il allait falloir du temps, beaucoup plus
de temps qu'il n'en avait prévu. Un ressuscité nommé Jésus pouvait en témoigner
qui, sur la rive du Fleuve, allait une fois de plus être mis à mort. Et les
hardis compagnons qui, sous la conduite de Richard Burton et de Mark Twain,
avaient conquis la Tour des Ethiques, allaient être soumis à la plus grande de
toutes les tentations. Disposer à leur gré, outre l'immortalité, de tous les
pouvoirs des Dieux du Fleuve.
Le Fleuve de l'Éternité – Les Dieux du Fleuve
Auteur
: Philip
José Farmer
Type
d'ouvrage : Science-Fiction
Première
Parution : 1983
Edition
Française : 15 septembre 1993
Titre en
vo : Riverworld
– Gods of Riverworld
Pays
d’origine : États-Unis
Langue
d’origine : Anglais
Traduction : Charles
Canet
Éditeur : Le
Livre de Poche
Nombre
de pages : 475
Mon
avis : Sans atteindre les sommets des
deux premiers tomes de la saga, Les Dieux du Fleuve, ultime tome du
Fleuve
de l’Eternité, n’est pas non plus le plantage total que certains ont
put affirmer depuis sa parution, en 1983... Vrai-faux roman, cet ouvrage est
composé d’une nouvelle, Ainsi Meurt toute Chair et de la suite a
proprement parlée de la saga où l’on retrouve Burton et ses compagnons quelques
semaines après la fin du Labyrinthe
Magique. Ainsi, impossible de vous proposer une critique digne de ce
nom sans diviser celle-ci en deux parties. Et, comme vous allez vous en
apercevoir, les deux sont loin de se valoir… Ainsi Meurt toute Chair est,
incontestablement, une déception. Certes, ce fut avec plaisir, au départ, que
je me suis plonger dans cette nouvelle dont l’intrigue avait lieu dans cet
univers si riche qu’est le Monde du Fleuve – et qui possédait un vivier
inépuisable de bonnes histoires à raconter, dommage que Farmer ne nous ait pas proposé
d’autres récits – cependant, malgré un style égal à celui de la saga
principale, une intrigue pas forcement géniale mais néanmoins sympathique,
qualifier celle-ci de réussie serait exagérée. Et cela, tout simplement parce
que, lorsque l’on inclut dans un récit le Christ parmi les personnages
principaux, et bien, on s’attend au moins à ce que celui-ci ait un rôle
légèrement plus étoffé. Hors, ce fut loin d’être le cas. A la place, le lecteur
se retrouve donc avec une aventure de Tom Mix, l’acteur du début du dix
neuvième siècle qui plaisait tant à Farmer et que l’on avait déjà vu dans la
saga principale, fuyant un tyran pas forcement charismatique avec, pour
compagnons, Jésus, donc, et l’une de ses compatriotes. Cependant, ces deux là
ont un rôle presque insignifiant. Du coup, on doit se coltiner ce brave mais
pas charismatique pour un sou Tom Mix sur la quasi-totalité du récit. Quant à
Jésus, et bien, ses apparitions sont rares, bien trop rares. Et si ses doutes
sont assez bien trouvés de la part de l’auteur, ils auraient largement mérités
d’être plus développés. Ainsi, alors que l’on aurait put être en droit de
s’attendre à une bonne intrigue centrée sur le questionnement métaphysique du
Christ, on a, à la place, une vulgaire aventurette de Tom Mix. Lisible mais
très loin d’être indispensable… Par contre, pour ce qui est du gros de ce
cinquième tome, Les Dieux du Fleuve, l’intérêt est bien plus élevé.
Beaucoup, comme j’ai put le constater en lisant d’innombrables critiques, ont regretté
que Farmer ait, dans cette suite, remis en cause certaines des révélations finales
du Labyrinthe Magique. Certes, dans le fond, l’auteur n’était pas
obligé de revenir sur celles-ci, pourtant, après avoir lu, et découvert les
diverses nouvelles vérités sur les buts des Ethiques et le sort des âmes après
la mort, celles-ci ne m’apparaissent pas inintéressantes, bien au contraire et
j’ai trouver la démarche plutôt pertinente. En préface du troisième tome, Le
Noir Dessein, Philip José Farmer s’excusait auprès de ses lecteurs des
fins à rebondissements des premiers volumes et expliquait que la structure même
de l’intrigue, l’avait fait renoncer à faire comme Asimov, dans son excellent
cycle, Fondation,
où les révélations finales de fin de tomes étaient remises en cause des le
début des suivants. Et c’est ainsi que l’on doit juger Les Dieux du Fleuve :
c’est-à-dire, une remise en cause littérale des certitudes, tout justes
acquises. Après, on l’accepte ou non. Et si cela n’était pas nécessaire aux
yeux de certains, et ben, ma fois, personnellement, je trouve que ce tome
conclue bien mieux la saga que ne l’avais fait le précédant qui ne s’était
guère attarder dans cette fameuse Tour Noire, but tout de même des héros depuis
le départ. Car, après tout, ce cinquième volume du cycle n’est pas qu’un
prétexte pour l’auteur qui souhaite ainsi remettre en cause les révélations de
Loga, le fameux X, le récit allant beaucoup plus loin et s’intéressant fort
judicieusement à mes yeux à ce que feraient des hommes et des femmes dotées de
ce qu’il faut bien appeler des pouvoirs quasi divins. Et c’est là, franchement,
que repose toute la force de ce roman car, comme on va vite s’en rendre compte,
les choses ne vont pas être aussi simples… Ainsi, après un drame, vint
s’installer une ambiance paranoïaque qui va mettre les nerfs de Burton et ses
compagnons à rude épreuve, puis, une fois le problème apparemment réglé, vint
le plus jouissif du récit : nos héros vont commencer, chacun à sa manière, a
utiliser les possibilités quasi illimitées qui sont mises à leurs dispositions
et si, chacun n’agit pas de la même façon, les conséquences ne seront pas
forcement heureuses et les problèmes ne vont pas tarder à resurgir. Et ce,
jusqu'à une bataille à la fois homérique et absurde, entre ceux-ci et les
personnages de Alice au Pays
des Merveilles, tout au tant risible que dramatique. Ensuite, il
sera toujours temps de connaître enfin la vérité et de finir sur une note bien
moins métaphysique que dans le précédant tome, ainsi qu’une décision assez
logique au vu de la personnalité de ces héros qui nous ont accompagnés tout au
long du Fleuve… Il est indéniable, à présent que j’ai achevé ce cinquième volet
qui conclue définitivement la saga, que Le Fleuve de l’Éternité fait
partie – malgré bien des défauts déjà citées dans mes critiques précédentes – de
ces incontournables de la SF. Avec ce cycle, Philip José Farmer tient là son
œuvre culte, et, alors qu’il nous a quitté il y a quelques années, peut être,
qui sait, s’est-il réveillée quelque part sur les bords du Fleuve ?
Points
Positifs :
-
Véritable conclusion de la saga, Les
Dieux du Fleuve, malgré ses défauts, n’en reste pas moins un bon ouvrage
qui ne dénote nullement au sein de l’œuvre phare de Farmer. Il faut dire que,
entre les remises en cause de nos certitudes, l’ambiance paranoïaque qui pèse
tout au long de l’intrigue et les divers questionnements sur ce que feraient
des humains avec des pouvoirs divins, il y a de quoi ravir les fans de l’auteur
qui tiennent ici une conclusion plus qu’acceptable…
-
Alors que la conclusion du Labyrinthe
Magique décevait vu que l’on voyait peu nos héros dans la Tour Noire, ici,
l’intrigue s’y déroule uniquement et, ma foi, c’est une très bonne chose
puisque l’auteur peut ainsi mettre aux prises ses personnages avec des pouvoirs
quasi-divins tout en posant une question fort pertinente : que
feraient-ils avec ?
-
La bataille entre nos héros et les personnages de Alice au Pays des Merveilles est tout à la fois ridicule que
dramatique. On pourrait donc parfaitement ne pas y croire une seule seconde,
pourtant, celle-ci est un des grands moments de ce cinquième volet de la saga !
Points
Négatifs :
- La
nouvelle, Ainsi Meurt toute Chair est le gros point noir de cet
ouvrage. Il faut dire que celle-ci n’apporte strictement rien a l’intrigue
générale du Monde du Fleuve et que, en plus d’occuper une place non négligeable
dans cet ouvrage, elle ne peut que décevoir le lecteur qui, plutôt que d’avoir
droit à une histoire sur le Christ, se coltine ce fade et inutile Tom Mix, un
des protagonistes les moins intéressants du cycle…
-
Le récit principal est assez bon dans l’ensemble, malheureusement, certains
passages sont un peu longuets et cassent le rythme d’une intrigue où l’action
brille particulièrement par son peu de présence.
-
Le Deus ex Machina final est un peu ridicule quand on y pense. Solution de
facilité de la part de Farmer qui laisse un certain gout amer dans la bouche.
- Comme
je l’avais déjà souligné lors de mes critiques précédentes, cette œuvre accuse
un peu son âge, ce en raison d’un style d’écriture un peu vieillot et d’une
simplicité qui n’est plus de mise de nos jours…
Ma
note : 7/10
MOI,
DANIEL BLAKE
Daniel
Blake, veuf, menuisier de 59 ans, est victime d'un accident cardiaque, ce qui
l'oblige à faire appel pour la première fois de sa vie à l'aide sociale. Ses
médecins lui interdisent de travailler. Mais il est déclaré apte par une
compagnie privée sous-traitant pour l'administration la chasse aux
tire-au-flanc. Les services sociaux le privent donc de l'allocation à laquelle
il croyait avoir droit. Il peut faire appel, mais la procédure sera longue. On
lui conseille, en attendant, de s'inscrire au chômage. Lors d'un de ses rendez-vous
ubuesques au centre d’emploi, Blake fait la connaissance de Katie Morgan, mère
célibataire contrainte de loger à 450 km de sa ville natale pour éviter d'être
placée en foyer de sans-abri, ce qui lui ferait perdre la garde de ses deux
enfants. La fonctionnaire chargée de son dossier refuse de la recevoir, au
motif qu'elle est arrivée en retard. Katie a beau expliquer qu'elle ne connaît
pas la ville, qu'elle n'est pas familiarisée avec le réseau de bus local, rien
n'y fait. Son allocation est supprimée pour une durée d'un mois. Blake et Katie
vont s'entraider.
Moi, Daniel Blake
Réalisation
: Ken Loach
Scénario
: Paul Laverty
Musique : George
Fenton
Production : Sixteen
Films, Why Not Productions, Wild Bunch
Genre : Drame
social
Titre
en vo : I, Daniel Blake
Pays
d’origine : Royaume-Uni, France
Parution
: 21
octobre 2016
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 100
min
Casting :
Dave
Johns : Daniel Blake
Hayley
Squires : Katie Morgan
Sharon
Percy : Sheila, l'employée féroce
du Jobcenter
Briana
Shann : Daisy, fille de Katie
Dylan
McKiernan : Dylan, fils de
Katie
Natalie
Ann Jamieson : employée du Jobcenter
Stephen
Clegg : responsable du Jobcenter
Micky
McGregor : Ivan, le
vigile du supermarché
Neil
Stuart Morton : le directeur
du supermarché
Colin
Coombs : le facteur
Bryn
Jones : le policier
Mick
Laffey : le conseiller en avantages
sociaux
John
Sumner : le responsable des CV
Mon
avis : Jusqu’à présent, je n’avais eu l’occasion
qu’une seule fois de vous parler d’un long métrage de Ken Loach, réalisateur
britannique qu’il est inutile de présenter et ce film, c’était Le Vent
se Lève, œuvre qui nous replongeait dans les années 20, en pleine lute
pour l’indépendance de l’Irlande. Pour être tout à fait franc, malgré un
postulat de départ intéressant et la présence, en tant que rôle principal, de Cillian
Murphy – Peaky
Blinders – je n’avais guère été emballé par ce long métrage qui,
pourtant, remporta la Palme d’Or à Cannes en 2006. Il faut dire – et ceci
explique probablement cela – que le sieur Ken Loach est très bien vu en France
et que toute l’intelligentsia parisienne ne jure que par lui, ainsi, ce ne fut
guère une surprise qu’une autre de ses œuvres, Moi, Daniel Blake, ait été primée, quelques années plus tard – en 2016
pour être plus précis – à Cannes… Pourtant, ici, les choses étaient assez
évidentes à mes yeux : ainsi, si Le
Vent se Lève avait pour lui un sujet qui, sans m’enthousiasmer, était plutôt
intéressant, Moi, Daniel Blake,
représente un peu un certain genre de cinéma que je n’apprécie pas trop :
le misérabilisme. Certes, je ne nie pas que nous montrer la pauvreté des gens,
la difficulté de leur vie, cela a son intérêt et que, même, cela peut accoucher
de fort bons films, cependant, à un moment donné, pour moi, le cinéma, c’est avant
toute chose m’évader, rêver, sortir du traintrain quotidien et non m’ennuyer
ferme devant la vie de tous les jours de tout à chacun, surtout les plus
miséreux… Fatalement, dans Moi, Daniel
Blake, il n’y a que cela, ou presque, c’est-à-dire, les déboires d’un
homme, agé et malade, qui ne devrait plus travailler et qui se retrouve
contraint, par la faute d’un système complètement ubuesque – et, au demeurant,
ubuesque – obligé de chercher du travail alors qu’il ne peut pas travailler
sous peine de perdre ses quelques allocations… Bien entendu, une fois de plus,
je ne dis pas que tout cela n’est pas intéressant ou pertinent, disons plutôt que
je n’aime pas le genre, surtout lorsqu’il est aussi caricatural car bon,
comment dire, ce Moi, Daniel Blake n’est
pas fin pour un sou et entre des protagonistes tous plus stéréotypés les uns
que les autres et un misérabilisme pesant, une fois arriver à la fin du film,
on n’a plus qu’une seule envie, se tirer une balle ! Bref, si vous
appréciez le genre, ma foi, allez-y, peut-être trouverez vous votre compte avec
ce film, si ce n’est pas le cas, si, pour vous comme pour moi, le cinéma, c’est
aussi s’évader de son quotidien, rêver, être émerveiller et, surtout, être
moins militant que ne peut l’être ce Moi,
Daniel Blake, alors, passez votre chemin, il y aura mille fois plus enthousiasmant
ailleurs…
Points
Positifs :
-
Un postulat de départ terriblement banal et terre à terre mais qui n’en reste
pas moins intéressant tout de même. Après tout, il est difficile de ne pas
prendre fait et cause pour ce pauvre homme qui se voit, petit à petit, broyer
par la machine implacable et ubuesque des services sociaux britanniques…
-
Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire, les acteurs sont plutôt bons
et font le job.
-
Si vous êtes un bobo parisien fidèle lecteur de Libération et des Inrockuptibles,
qui ne jure que par les discours de Mélenchon ou des écolos, tout en, bien
évidement, gagnant confortablement bien votre vie, alors, cette fresque sociale
de Ken Loach est faite pour vous !
Points
Négatifs :
-
Trop de misérabilisme tue le misérabilisme ! Il faut dire que, à un moment
donné, Moi, Daniel Blake n’est qu’une
succession de malheurs qui tombent, les uns après les autres, sur ce pauvre
homme : maladie, perte de son travail, services sociaux indifférents,
proches qui sont tout autant misérables que lui, bref, une lente descente aux
Enfers jusqu’à un final qui, forcément, ne peut qu’être dramatique…
-
Plus caricatural que cela, tu meurs ! Il faut dire que l’intégralité des
protagonistes de ce film ne sont que des caricatures ambulantes et qu’aucune
nuance n’est au rendez vous ici.
-
Une mise en scène peu enthousiasmante qui donne l’impression que l’on se
trouve, par moments, face à un téléfilm.
-
Si vous avez véritablement des ennuis pour boucler les fins de mois, si vous
êtes en quête d’un travail, si votre quotidien n’est pas très heureux, alors,
vous préférerez probablement vous évader devant votre écran plutôt que de voir
un film qui vous rappellera votre quotidien ?!
Ma
note : 6/10