mardi 25 mai 2021

DE ROUILLE ET D'OS


DE ROUILLE ET D'OS
 
Stéphanie est passionnée par son emploi de dresseuse d'orques au parc aquatique d'Antibes. Un jour, un orque emporté par son élan détruit la passerelle sur laquelle se tient Stéphanie. Le choc est si violent que Stéphanie est amputée des deux jambes. Elle déprime au point d'envisager de se suicider... Ali, jeune marginal sans le sou, rejoint un club de boxe, a des aventures sans lendemain et néglige son fils. Stéphanie se retrouve en fauteuil roulant et se cloitre dans son appartement. Une nuit, Stéphanie désespérée, téléphone à Ali qu’elle à rencontrer peu de temps avant son accident. Celui-ci la rejoint et décide de l'aider. Il l'emmène à la plage. En se baignant Stéphanie retrouve goût à la vie.
 

De Rouille et d'Os
Réalisation : Jacques Audiard
Scénario : Jacques Audiard et Thomas Bidegain
Musique : Alexandre Desplat
Production : Why Not Productions, France 2 Cinéma, Page 114, Les Films du Fleuve
Genre : Drame
Titre en vo : De Rouille et d'Os
Pays d’origine : France, Belgique
Parution : 17 mai 2012
Langue d'origine : français
Durée : 122 min
 
Casting :
Marion Cotillard : Stéphanie, dresseuse d'orques au parc aquatique d'Antibes
Matthias Schoenaerts : Alain « Ali » Van Versch, vigile, boxeur
Bouli Lanners : Martial, patron d'une société de surveillance
Corinne Masiero : Anna, sœur d'Ali, caissière de supermarché
Céline Sallette : Louise, amie de Stéphanie
Yannick Choirat : Simon, compagnon de Stéphanie
Françoise Michaud : La mère de Stéphanie
Jean-Michel Correia : Richard, compagnon d'Anna, chauffeur de poids lourd
Armand Verdure : Sam, fils d'Ali, 5 ans
Caroline Fa : dresseuse d'orque
Sophie Mancaruso : une caissière
Annie Betti : une passante
Loubna Satori : une passante
Youssef Nooman : un kinésithérapeute
 
Mon avis :
 Sortit dans les salles obscures en mai 2012, ce qui, accessoirement, ne nous rajeunit pas, De Rouille et d’Os, septième film de Jacques Audiard, connut un succès pour le moins important, glanant par la suite, au fil des mois, moult récompenses diverses. Curieusement, ou pas – car bon, le postulat de départ ne m’intéressait guère – jusqu’à dimanche dernier, je n’avais jamais eu l’occasion de regarder ce long métrage dans son intégralité ; quelques scènes par ci par là, et puis c’est tout… Et puis, finalement, alors qu’il était diffusé pour la énième fois à la télévision et que je n’avais rien d’autre à faire, je me suis laisser tenter par le visionnage de ce film, ce, pour deux raisons : premièrement, pour Jacques Audiard, réalisateur de talent et reconnu à la fois par la profession que par le public, deuxièmement, pour voir par moi-même ce que ce De Rouille et d’Os avait dans le ventre. Alors, quid du résultat ? Ais-je été conquis, moi aussi, par ce long métrage ? Eh bien, en fait, pas vraiment… Je ne remettrais pas en question le talent du sieur Audiard, sa réalisation, sa manière de diriger ses acteurs, ces derniers eux-mêmes. De même, je ne remets absolument pas en question le fait que certains puissent aimer, que dis-je, adorer ce film, après tout, cela reste une affaire de gouts… Le problème, pour moi, c’est que De Rouille et d’Os n’est pas fait pour moi, mais alors, absolument pas : les personnages ne m’ont pas conquis, je me moquais littéralement de leur sort, d’ailleurs, je vais être franc, je ne les ai pas aimé dans l’ensemble, principalement celui interprété par Matthias Schoenaerts – pourtant un bon acteur – véritable tête à claque insupportable que j’ai franchement détester – mais il faut dire que je n’aime absolument pas ce genre d’individus dans la vie réelle, alors, dans un film… Alors oui, il y a quelques passages plutôt pas mal, certains dialogues qui sonnent juste, mais bon, comme je l’ai dit, ce genre de cinéma, ce n’est pas ma tasse de thé, alors, du coup, De Rouille et d’Os est peut-être un bon film pour un certain public mais il est clair et net que je ne fait pas partit de celui-ci…
 

Points Positifs
 :
- Si vous aimez les drames sociaux, si vous appréciez les personnages brisés et marqués par la vie et qui sont à fleur de peau, si vous êtes un fan absolu de cinéma français et si vous vouez un culte a Jacques Audiard, alors, De Rouille et d’Os est fait pour vous et je reste persuader que vous passerez un bon moment de cinéma devant ce film.
- On peut parfaitement ne pas aimer le genre de personnages vus dans ce film et reconnaitre que, pour ce qui est des acteurs, il n’y a rien à redire et que ces derniers font plus que le job : ainsi, Matthias Schoenaerts et Marion Cotillard sont tout simplement parfaits ici !
- Une intrigue terriblement terre à terre mais qui n’en reste pas moins suffisamment efficace pour celles et ceux qui apprécient le genre, bien entendu.
- Même si je n’ai guère apprécié ce film, je reconnais que certains passages, certaines scènes, certains dialogues sont plutôt réussis. La patte Jacques Audiard, sans aucun doute…
 
Points Négatifs :
- Malheureusement, voilà un film qui n’est absolument pas fait pour moi et même si je conçois parfaitement qu’un certain public puisse apprécier De Rouille et d’Os, sincèrement, les drames sociaux français, le misérabilisme ambiant et ces personnages à fleur de peau, non, mille fois non, ce n’est pas ma tasse de thé !
- Autant j’aime bien Matthias Schoenaerts en tant qu’acteur, autant j’ai détesté le personnage qu’il interprète dans ce film : bourru, petite frappe pas très intelligente avec des mimiques de pseudo-racaille qui fait des combats de rues et qui tire un coup lorsque l’opportunité se présente, voilà un peu tout ce que je déteste chez un homme…
- Pourtant, dans certains films, on finit par apprécier les pires des salauds ou des individus qui sont aux antipodes de ce que l’on aime, or, ici, a aucun moment je n’ai eu la moindre compassion pour le personnage de Matthias Schoenaerts, ce qui, selon moi, est un gros problème.
- Qui plus est, comment ne pas reconnaitre que les protagonistes sont tous stéréotypés et qu’il n’y a guère de nuances chez eux !?
 
Ma note : 6,5/10

lundi 24 mai 2021

DRUNK


DRUNK
 
Quatre amis, professeurs dans un lycée, quinquagénaires un peu dépassés, décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Faisant preuve d'une rigueur prétendument scientifique, ils relèvent ensemble le défi dans la sphère privée et professionnelle, chacun espérant que sa vie sera meilleure. Si, dans un premier temps, les résultats sont encourageants, la situation dérape rapidement, et échappe à leur contrôle.
 

Drunk
Réalisation : Thomas Vinterberg
Scénario : Thomas Vinterberg et Tobias Lindholm
Musique : Janus Billeskov Jansen
Production : Zentropa, Film i Väst, Topkapi Films, Danish Film Institute
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Druk
Pays d’origine : Danemark
Parution : 24 septembre 2020
Langue d'origine : danois
Durée : 115 min
 
Casting :
Mads Mikkelsen : Martin
Thomas Bo Larsen : Tommy
Magnus Millang : Nikolaj
Lars Ranthe : Peter
Maria Bonnevie : Anika
Helene Reingaard Neumann : Amalie
Susse Wold : la principale du lycée
Magnus Sjørup : Jonas
Silas Cornelius Van : Casper
Albert Rudbeck Lindhardt : Sebastian
Martin Greis-Rosenthal : le maître d'hôtel
Frederik Winther Rasmussen : Malthe
Aksel Vedsegaard : Jason
Aya Grann : Josephine
 
Mon avis :
 Une éternité ! Oui, une éternité que je ne m’étais pas rendu au cinéma puisque, en raison de la pandémie de Covid-19 et la fermeture des salles obscures, la toute dernière fois que j’avais eu l’occasion de voir un long métrage sur grand écran, ce fut en décembre 2019 avec le troisième volet de la dernière trilogie en date de Star Wars, le si décrié L'Ascension de Skywalker… Bref, je vous laisse imaginer à quel point la chose me manquait car bon, comment dire, sans être non plus un féru absolu des salles obscures, à un moment donné, il faut reconnaitre que regarder un film chez soi ou sur grand écran, ce n’est pas tout à fait la même chose… Ceci étant dit, il est temps de s’intéresser au film du jour, celui que j’ai choisis d’aller voir pour ce grand retour au cinéma et, ma foi, force est de constater que je ne pouvais pas mieux choisir que ce Drunk, dernier long métrage en date du terriblement doué Thomas Vinterberg… Paru en octobre dernier en France, Drunk fut, comme bon nombre d’autres films, déprogrammé en raison de la fermeture, pendant de longs mois, des salles de cinéma, du coup, j’ai dut patienter trop longtemps a mon gout avant d’avoir la chance – oui, la chance – de pouvoir enfin regarder ce qui pourrait fort bien être, à mes yeux, le film de cette année 2021. Il faut dire que Thomas Vinterberg, s’il n’est pas le premier venu, bien au contraire, nous livre tout de même avec Drunk une œuvre magistrale et probablement encore plus réussie qu’on aurait put le penser de prime abord… Partant d’un postulat pour le moins singulier – une bande de quadragénaires un peu blasés par la vie et loin de la fougue de leur jeunesse, se décident à tenter une expérience fort curieuse qui voudrait qu’un homme, afin de vivre mieux, devrait toujours avoir 0,5 grammes d’alcool dans le sang – Drunk nous entraine dans une histoire qui débute comme étant une comédie pour le moins potache et qui finit de manière pour le moins dramatique. En effet, ici et sans le moindre fard, le film nous démontre que les premiers essais de cette expérience peu commune fonctionnent fort bien : nos quatre profs sont plus éveillés que jamais, retrouvent le feu sacré et sont métamorphosés, ce, que ce soit d’un point de vu professionnel que personnel. Cependant, personne n’est dupe et d’ailleurs, le spectateur ne s’y trompe pas : l’alcool est un ennemi oh combien vicieux et si les premiers temps sont une réussite, les limites sont très rapidement franchies et chacun de ces expérimentateurs si particuliers connaitra une chute terrible mais prévisible. Ainsi, après moult orgies alcooliques, pertes familiales et professionnelles, le tout, filmé d’une main de maitre par un Thomas Vinterberg en très grande forme, Mads Mikkelsen – magistral ici – et ses comparses connaitront une bien sombre descente aux Enfers et lorsque, à la suite d’un énième drame, le spectateur se dira que la lecon est apprise et que ces derniers pourront aspirer à une vie meilleure et au bonheur, l’alcool, toujours vainqueur, toujours implacable, se rappellera à leur bon souvenir pour une conclusion magistrale et qui nous rappelle fort bien à quel point si l’ivresse rime fort bien avec l’allégresse, au final, c’est la tristesse qui est au rendez vous… Bref, vous l’avez compris, j’ai été plus que conquis par ce Drunk et pour un retour dans les salles de cinéma, je pense ne pas me tromper en affirmant que je ne pouvais pas mieux choisir : un véritable chef d’œuvre d’un très grand réalisateur, des acteurs magistraux, une thématique forte et sombre, ma foi, oui, ici, on frôle tout simplement la perfection !
 

Points Positifs
 :
- Un postulat de départ pour le moins singulier avec ces quatre comparses qui décident de tenter une expérience sur la consommation quotidienne d’alcool et qui s’avère être une réussite incontestable. Démarrant comme une comédie, Drunk tombe rapidement dans le drame lorsque ses héros, de plus en plus en plus alcoolisés, vont sombrer dans l’alcoolisme en franchisant toutes les limites de celui-ci et sans, finalement, réussir à s’en sortir.
- Un message bien sombre ressort de ce film puisque l’alcool en est, après tout, le personnage principal : nécessaire pour permettre à certains de se sentir mieux, fidèle compagnon de toutes les fêtes, celui-ci n’en reste pas moins terriblement vicieux puisque, une fois tomber dans ses griffes, c’est aussi une lente descente aux Enfers que l’on subit, cela, sans pouvoir en sortir.
- Un lot d’acteurs qui sont tout simplement parfaits et si, bien évidement, Mads Mikkelsen est le figure de proue de ce film et qu’il est aussi le plus connu du grand public, ses comparses ne sont pas en reste.
- Il y a tout de même moult scènes inoubliables dans Drunk et, bien évidement, toutes ces orgies d’alcool qui deviennent de plus en plus hallucinantes au fil d’une consommation de plus en plus effrénée, ont de quoi marquer les esprits.
- Une conclusion terrible, de par ses conséquences et la victoire implacable de l’alcool, mais terriblement réussie et, finalement, parfaite…
- Oui, Drunk est une comédie dramatique et malgré le propos sombre de ce film, moult scènes vous feront rire !
- Si vous avez connu dans votre vie une expérience – quelle qu’elle soit – avec l’alcool, que ce soit vous-même ou vos proches, alors, le propos de ce film ne vous laissera pas indifférent.
 
Points Négatifs :
- L’alcool est présenté, tout de même, d’une manière fort ambigüe – mais, quelque part, c’est la vérité – et cette absence de morale ne plaira peut-être pas à certains…
- Celles et ceux qui ne jurent que par les happy-end risquent de tiquer avec ce film même si je ne vois pas comment il pouvait finir autrement ?
 
Ma note : 8,5/10

dimanche 23 mai 2021

FINAL FANTASY 7 REMAKE


FINAL FANTASY 7 REMAKE
 
Cloud, mercenaire taciturne, rejoint le groupe éco-terroriste Avalanche basé à Midgar, une vaste cité industrielle. Le groupe se compose entre autres de Tifa, une amie d’enfance de Cloud et de Barret, leur chef. Avalanche lutte contre la Shinra, une multinationale qui produit de l’énergie Mako en prélevant l’énergie spirituelle de la Rivière de la vie des entrailles de la planète Gaïa. Avalanche effectue un raid sur l’un des réacteurs Mako de la ville et le détruit, mais lors d’une seconde attaque le groupe est piégé par la Shinra. Alors que le second réacteur explose, Cloud est éjecté et chute dans les vastes bidonvilles qui composent les niveaux inférieurs de Midgar. Là, il fait la connaissance d’Aerith et accepte de la protéger des Turks, une unité spéciale de la Shinra qui a ordre de la capturer. Après l’avoir défendue de ses ravisseurs, Cloud, guidé par Aerith, tente de rejoindre Avalanche. Ils retrouvent Tifa au secteur 6 et apprennent que la Shinra a découvert l’emplacement de la cachette du groupe, et projette de faire s’effondrer le niveau supérieur du secteur 7 sur les habitations en contrebas en faisant croire à un attentat d’Avalanche. Malgré les efforts du groupe pour les en empêcher, le secteur est détruit et une grande partie de ses habitants meurt. Par ailleurs, les Turks capturent Aerith, dont on découvre alors qu’elle est la dernière représentante de la race des Cetras, plus communément appelés les Anciens, des êtres mythiques étroitement liés à Gaïa. Le président de la Shinra estime qu’Aerith peut le conduire à une mythique terre de fertilité connue sous le nom de Terre promise, où il espère obtenir facilement de l’énergie Mako.
 

Final Fantasy 7 Remake
Éditeur : Square Enix
Développeur : Square Enix
Concepteur : Tetsuya Nomura, Naoki Hamaguchi, Motomu Toriyama
Musique : Nobuo Uematsu, Masashi Hamauzu
Date de sortie : 10 avril 2020
Pays d’origine : Japon
Genre : Action-RPG
Mode de jeu : Solo
Média : Blu-Ray
Contrôle : Manette
Plate-forme : PS4
 
Mon avis :
 Si, bien évidement, l’année 2020 restera marquée à jamais par les débuts de la pandémie de Covid-19, aux yeux des joueurs les plus âgés, ceux, grosso modo, de ma génération, un événement vidéoludique eut son importance, je veux, bien entendu, parler de la sortie de Final Fantasy 7 Remake qui eut lieu en avril de l’année passée, c’est-à-dire, à la période même où une bonne partie de la planète était confinée – véritablement, pas avec les pseudos-confinements qui n’en n’étaient pas et que l’on a eu depuis lors. Comme son nom l’indique, Final Fantasy 7 Remake est le remake de ce qui restera comme un des meilleurs jeux de la Playstation première du nom et, accessoirement, un des plus grands softs de l’histoire du genre : Final Fantasy 7. Qualitativement, lorsqu’il paru, en 1997, nous avions là un des plus grands RPG nippons de tous les temps – seul le sixième volet tient la comparaison si l’on doit être tout a fait franc et, quelque part, Xenogears, ce dernier n’étant jamais sortit en France, malheureusement – mais ce qui fit la renommée de FF7, ce fut qu’il fut le tout premier RPG japonais a paraitre en Europe et, finalement, à faire découvrir le genre dans le monde entier, ce, avec le succès que l’on sait – même si le genre, depuis, à franchement perdu de sa superbe et n’a plus la même importance. Bref, vu ce que représentait Final Fantasy 7 aux yeux de beaucoup de joueurs, je vous laisse deviner a quel point ces derniers attendaient depuis longtemps et de pied ferme ce remake tant attendu. Alors, le résultat fut-il à la hauteur des espérances des milliers de fans ? Dans les grandes lignes, oui, mais pas totalement… Bon, première mauvaise, très mauvaise nouvelle, ce Final Fantasy 7 Remake n’est que le premier volet de ce sera, finalement, une succession d’épisodes qui paraitront au fil des années. Certes, l’immensité du jeu peut exiger la chose, cependant, devoir patienter une éternité entre chaque volet, je ne suis pas fan du genre, surtout lorsque l’on se penche un peu dans le jeu en lui-même et que l’on se rend compte que la durée de vie de ce premier soft fut augmentée de manière pour le moins artificielle – certes, Midgard est vaste, cependant, se coltiner des kilomètres de couloirs et se taper des allers retours permanents, cela occupe une bonne moitié du temps de jeu ! Mais bon, si ce choix de la part de Square Enix peut être discutable, il faut reconnaitre que cela ne fait pas de ce Final Fantasy 7 Remake un mauvais jeu, bien au contraire : déjà, PS4 oblige, nous avons droit à un soft visuellement superbe et je peux vous assurez que pour un vieux fan du soft original comme moi, le début du jeu m’aura laisser bouche bée et que, la nostalgie aidant, je me suis vu replonger bien des décennies en arrière, émerveiller que j’étais de retrouver des personnages et un univers que j’avais tout simplement adorer du temps de ma jeunesse… Autre bonne chose, si le système de combat à fort logiquement été modifier – le tour par tour des années 90 était intransposable de nos jours – force est de constater qu’il n’en reste pas moins plutôt efficace, de même, que ce soit les animations des personnages, les musiques et l’ambiance générale, c’est du tout bon et on ne peut que louer les petits gars de chez Square Enix pour ce tour de force vidéoludique ! Hélas, d’autres défauts viennent pointer le bout de leur nez comme ces petites quêtes qui, pour la plupart, n’apportent strictement rien à l’intrigue, quelques évolutions vestimentaires de certains protagonistes discutables – Rufus – un personnage principal qui apparait et que l’on ne peut pas contrôler dans les combats – Red XIII – et, pire que tout, un changement du scénario totalement inutile et qui apporte de la complexité là où ce n’était absolument pas nécessaire. Bref, à mes yeux, tous ces défauts font que Final Fantasy 7 Remake ne peut pas prétendre au statut de chef d’œuvre absolu : c’est un bon jeu, un très bon jeu même, mais en aucune façon un grand jeu, hélas. Bien entendu, visuellement, il est superbe et puis, en tant que remake d’un chef d’œuvre, disons qu’il s’en sort très bien – le pari était fort risqué, il faut le reconnaitre – et rien que pour le coté nostalgique de la chose qui fonctionne à merveille, il ne faudrait pas bouder son plaisir, bien au contraire… Reste, bien évidement, la grande question désormais : quid de la ou les suites à venir ? Scénaristiquement, allons nous rester dans les grandes lignes de l’histoire que tout le monde connait ou allons nous nous en éloigner trop dangereusement ? De même, combien d’épisodes encore à venir et, surtout, quand paraitront-ils ? Espérons qu’il ne faille pas trop attendre et que, qualitativement, nous ne soyons pas déçus, finalement, c’est le principal…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir, que dis-je, la jouissance incommensurable de se replonger dans ce qui restera comme étant un des plus grands RPG nippons de tous les temps mais aussi, un des plus grands jeux tout courts, Final Fantasy 7. Faire un remake de ce chef d’œuvre était un pari fort risqué mais il faut reconnaitre que, malgré bien des défauts, celui-ci est remporté haut la main, ce qui est le principal !
- Le coté nostalgique fonctionne tout naturellement à fond ici ! Ainsi, si vous êtes un quadra dans mon genre, si vous avez découvert les RPG par le biais de FF7, alors, replonger dans cet univers et redécouvrir tous ces protagonistes légendaires vous transportera de joie tout en vous replongeant dans la jeunesse de votre passé décidément si lointain désormais…
- Scénaristiquement, malgré quelques modifications, on retrouve les grandes lignes du début du jeu original et, ma foi, force est de constater que l’intrigue tient toujours autant la route.
- Des personnages – principaux ou non – toujours aussi charismatiques et que l’on retrouve avec grand plaisir !
- Visuelement, Final Fantasy 7 Remake est superbe et nous avons, incontestablement, affaire à un des plus beaux soft de la PS4. De même, l’animation est parfaite, quand aux personnages qui, enfin, parlent, disons que c’était une évolution très attendue qui change énormément les choses.
- Ce premier volet se déroule uniquement dans la gigantesque mégalopole de Midgard et, ma foi, disons que cette dernière est plus magnifique que jamais.
- Le plaisir de retrouver une bande originale qui reste toujours aussi mythique.
- Le changement de système de combats est notable mais il s’avère être plutôt bon dans l’ensemble.
 
Points Négatifs :
- Mais pourquoi avoir apporté des modifications au scénario principal et, surtout, aller aussi loin dans la complexification de ce dernier ? Après tout, à la base, l’intrigue de FF7 n’était pas évidente, mais ici, avec ces trucs d’univers parallèles, de Fileurs et de futur qui n’est pas forcément écrit, on se demande ce qui est passé par la tête des petits gars de chez Square Enix ?!
- L’affrontement face à Sephiroth à la fin : ils n’ont pas put s’en empêcher alors que celui-ci ne survient, en fait, qu’a la toute fin de l’histoire…
- Désolé mais je ne suis pas fan du format épisodique et même si celui-ci peut, éventuellement, se justifier au vu de l’immensité du jeu original, il faut reconnaitre que la durée de vie de ce remake a été augmentée de manière artificielle par l’ajout de nombreuses quêtes, des couloirs interminables et de trop nombreux allers retours inutiles…
- Justement, toutes ces petites quêtes sont loin de valoir le détour, bien au contraire !
- Mais pourquoi ne pouvons nous pas contrôler Red XIII !? Voilà un choix complètement débile et inexplicable !
- Quelques changements de look sont pour le moins discutables, le cas Rufus étant le plus évident…
 
Ma note : 8/10

samedi 22 mai 2021

LE FLEUVE DE L'ÉTERNITÉ – LES DIEUX DU FLEUVE


LE FLEUVE DE L'ÉTERNITÉ – LES DIEUX DU FLEUVE
 
L'humanité s'est réveillée un matin sur les deux rives d'un fleuve géant, ressuscitée par un peuple de l'avenir, les Ethiques. Elle s'est aussitôt livrée avec entrain à ses passe-temps favoris, la conquête du pouvoir, la guerre, le sexe, avec d'autant plus d'enthousiasme que la résurrection était garantie sans frais. Le but des Ethiques avait été de donner à chaque humain une occasion de progresser spirituellement. De toute évidence, il allait falloir du temps, beaucoup plus de temps qu'il n'en avait prévu. Un ressuscité nommé Jésus pouvait en témoigner qui, sur la rive du Fleuve, allait une fois de plus être mis à mort. Et les hardis compagnons qui, sous la conduite de Richard Burton et de Mark Twain, avaient conquis la Tour des Ethiques, allaient être soumis à la plus grande de toutes les tentations. Disposer à leur gré, outre l'immortalité, de tous les pouvoirs des Dieux du Fleuve.
 

Le Fleuve de l'Éternité – Les Dieux du Fleuve
Auteur : Philip José Farmer
Type d'ouvrage : Science-Fiction
Première Parution : 1983
Edition Française : 15 septembre 1993
Titre en vo : Riverworld – Gods of Riverworld
Pays d’origine : États-Unis
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Charles Canet
Éditeur : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 475
 
Mon avis :
 Sans atteindre les sommets des deux premiers tomes de la saga, Les Dieux du Fleuve, ultime tome du Fleuve de l’Eternité, n’est pas non plus le plantage total que certains ont put affirmer depuis sa parution, en 1983... Vrai-faux roman, cet ouvrage est composé d’une nouvelle, Ainsi Meurt toute Chair et de la suite a proprement parlée de la saga où l’on retrouve Burton et ses compagnons quelques semaines après la fin du Labyrinthe Magique. Ainsi, impossible de vous proposer une critique digne de ce nom sans diviser celle-ci en deux parties. Et, comme vous allez vous en apercevoir, les deux sont loin de se valoir… Ainsi Meurt toute Chair est, incontestablement, une déception. Certes, ce fut avec plaisir, au départ, que je me suis plonger dans cette nouvelle dont l’intrigue avait lieu dans cet univers si riche qu’est le Monde du Fleuve – et qui possédait un vivier inépuisable de bonnes histoires à raconter, dommage que Farmer ne nous ait pas proposé d’autres récits – cependant, malgré un style égal à celui de la saga principale, une intrigue pas forcement géniale mais néanmoins sympathique, qualifier celle-ci de réussie serait exagérée. Et cela, tout simplement parce que, lorsque l’on inclut dans un récit le Christ parmi les personnages principaux, et bien, on s’attend au moins à ce que celui-ci ait un rôle légèrement plus étoffé. Hors, ce fut loin d’être le cas. A la place, le lecteur se retrouve donc avec une aventure de Tom Mix, l’acteur du début du dix neuvième siècle qui plaisait tant à Farmer et que l’on avait déjà vu dans la saga principale, fuyant un tyran pas forcement charismatique avec, pour compagnons, Jésus, donc, et l’une de ses compatriotes. Cependant, ces deux là ont un rôle presque insignifiant. Du coup, on doit se coltiner ce brave mais pas charismatique pour un sou Tom Mix sur la quasi-totalité du récit. Quant à Jésus, et bien, ses apparitions sont rares, bien trop rares. Et si ses doutes sont assez bien trouvés de la part de l’auteur, ils auraient largement mérités d’être plus développés. Ainsi, alors que l’on aurait put être en droit de s’attendre à une bonne intrigue centrée sur le questionnement métaphysique du Christ, on a, à la place, une vulgaire aventurette de Tom Mix. Lisible mais très loin d’être indispensable… Par contre, pour ce qui est du gros de ce cinquième tome, Les Dieux du Fleuve, l’intérêt est bien plus élevé. Beaucoup, comme j’ai put le constater en lisant d’innombrables critiques, ont regretté que Farmer ait, dans cette suite, remis en cause certaines des révélations finales du Labyrinthe Magique. Certes, dans le fond, l’auteur n’était pas obligé de revenir sur celles-ci, pourtant, après avoir lu, et découvert les diverses nouvelles vérités sur les buts des Ethiques et le sort des âmes après la mort, celles-ci ne m’apparaissent pas inintéressantes, bien au contraire et j’ai trouver la démarche plutôt pertinente. En préface du troisième tome, Le Noir Dessein, Philip José Farmer s’excusait auprès de ses lecteurs des fins à rebondissements des premiers volumes et expliquait que la structure même de l’intrigue, l’avait fait renoncer à faire comme Asimov, dans son excellent cycle, Fondation, où les révélations finales de fin de tomes étaient remises en cause des le début des suivants. Et c’est ainsi que l’on doit juger Les Dieux du Fleuve : c’est-à-dire, une remise en cause littérale des certitudes, tout justes acquises. Après, on l’accepte ou non. Et si cela n’était pas nécessaire aux yeux de certains, et ben, ma fois, personnellement, je trouve que ce tome conclue bien mieux la saga que ne l’avais fait le précédant qui ne s’était guère attarder dans cette fameuse Tour Noire, but tout de même des héros depuis le départ. Car, après tout, ce cinquième volume du cycle n’est pas qu’un prétexte pour l’auteur qui souhaite ainsi remettre en cause les révélations de Loga, le fameux X, le récit allant beaucoup plus loin et s’intéressant fort judicieusement à mes yeux à ce que feraient des hommes et des femmes dotées de ce qu’il faut bien appeler des pouvoirs quasi divins. Et c’est là, franchement, que repose toute la force de ce roman car, comme on va vite s’en rendre compte, les choses ne vont pas être aussi simples… Ainsi, après un drame, vint s’installer une ambiance paranoïaque qui va mettre les nerfs de Burton et ses compagnons à rude épreuve, puis, une fois le problème apparemment réglé, vint le plus jouissif du récit : nos héros vont commencer, chacun à sa manière, a utiliser les possibilités quasi illimitées qui sont mises à leurs dispositions et si, chacun n’agit pas de la même façon, les conséquences ne seront pas forcement heureuses et les problèmes ne vont pas tarder à resurgir. Et ce, jusqu'à une bataille à la fois homérique et absurde, entre ceux-ci et les personnages de Alice au Pays des Merveilles, tout au tant risible que dramatique. Ensuite, il sera toujours temps de connaître enfin la vérité et de finir sur une note bien moins métaphysique que dans le précédant tome, ainsi qu’une décision assez logique au vu de la personnalité de ces héros qui nous ont accompagnés tout au long du Fleuve… Il est indéniable, à présent que j’ai achevé ce cinquième volet qui conclue définitivement la saga, que Le Fleuve de l’Éternité fait partie – malgré bien des défauts déjà citées dans mes critiques précédentes – de ces incontournables de la SF. Avec ce cycle, Philip José Farmer tient là son œuvre culte, et, alors qu’il nous a quitté il y a quelques années, peut être, qui sait, s’est-il réveillée quelque part sur les bords du Fleuve ?
 

Points Positifs
 :
- Véritable conclusion de la saga, Les Dieux du Fleuve, malgré ses défauts, n’en reste pas moins un bon ouvrage qui ne dénote nullement au sein de l’œuvre phare de Farmer. Il faut dire que, entre les remises en cause de nos certitudes, l’ambiance paranoïaque qui pèse tout au long de l’intrigue et les divers questionnements sur ce que feraient des humains avec des pouvoirs divins, il y a de quoi ravir les fans de l’auteur qui tiennent ici une conclusion plus qu’acceptable…
- Alors que la conclusion du Labyrinthe Magique décevait vu que l’on voyait peu nos héros dans la Tour Noire, ici, l’intrigue s’y déroule uniquement et, ma foi, c’est une très bonne chose puisque l’auteur peut ainsi mettre aux prises ses personnages avec des pouvoirs quasi-divins tout en posant une question fort pertinente : que feraient-ils avec ?
- La bataille entre nos héros et les personnages de Alice au Pays des Merveilles est tout à la fois ridicule que dramatique. On pourrait donc parfaitement ne pas y croire une seule seconde, pourtant, celle-ci est un des grands moments de ce cinquième volet de la saga !
 
Points Négatifs :
- La nouvelle, Ainsi Meurt toute Chair est le gros point noir de cet ouvrage. Il faut dire que celle-ci n’apporte strictement rien a l’intrigue générale du Monde du Fleuve et que, en plus d’occuper une place non négligeable dans cet ouvrage, elle ne peut que décevoir le lecteur qui, plutôt que d’avoir droit à une histoire sur le Christ, se coltine ce fade et inutile Tom Mix, un des protagonistes les moins intéressants du cycle…
- Le récit principal est assez bon dans l’ensemble, malheureusement, certains passages sont un peu longuets et cassent le rythme d’une intrigue où l’action brille particulièrement par son peu de présence.
- Le Deus ex Machina final est un peu ridicule quand on y pense. Solution de facilité de la part de Farmer qui laisse un certain gout amer dans la bouche.
- Comme je l’avais déjà souligné lors de mes critiques précédentes, cette œuvre accuse un peu son âge, ce en raison d’un style d’écriture un peu vieillot et d’une simplicité qui n’est plus de mise de nos jours…
 
Ma note : 7/10

MOI, DANIEL BLAKE


MOI, DANIEL BLAKE
 
Daniel Blake, veuf, menuisier de 59 ans, est victime d'un accident cardiaque, ce qui l'oblige à faire appel pour la première fois de sa vie à l'aide sociale. Ses médecins lui interdisent de travailler. Mais il est déclaré apte par une compagnie privée sous-traitant pour l'administration la chasse aux tire-au-flanc. Les services sociaux le privent donc de l'allocation à laquelle il croyait avoir droit. Il peut faire appel, mais la procédure sera longue. On lui conseille, en attendant, de s'inscrire au chômage. Lors d'un de ses rendez-vous ubuesques au centre d’emploi, Blake fait la connaissance de Katie Morgan, mère célibataire contrainte de loger à 450 km de sa ville natale pour éviter d'être placée en foyer de sans-abri, ce qui lui ferait perdre la garde de ses deux enfants. La fonctionnaire chargée de son dossier refuse de la recevoir, au motif qu'elle est arrivée en retard. Katie a beau expliquer qu'elle ne connaît pas la ville, qu'elle n'est pas familiarisée avec le réseau de bus local, rien n'y fait. Son allocation est supprimée pour une durée d'un mois. Blake et Katie vont s'entraider.
 

Moi, Daniel Blake
Réalisation : Ken Loach
Scénario : Paul Laverty
Musique : George Fenton
Production : Sixteen Films, Why Not Productions, Wild Bunch
Genre : Drame social
Titre en vo : I, Daniel Blake
Pays d’origine : Royaume-Uni, France
Parution : 21 octobre 2016
Langue d'origine : anglais
Durée : 100 min
 
Casting :
Dave Johns : Daniel Blake
Hayley Squires : Katie Morgan
Sharon Percy : Sheila, l'employée féroce du Jobcenter
Briana Shann : Daisy, fille de Katie
Dylan McKiernan : Dylan, fils de Katie
Natalie Ann Jamieson : employée du Jobcenter
Stephen Clegg : responsable du Jobcenter
Micky McGregor : Ivan, le vigile du supermarché
Neil Stuart Morton : le directeur du supermarché
Colin Coombs : le facteur
Bryn Jones : le policier
Mick Laffey : le conseiller en avantages sociaux
John Sumner : le responsable des CV
 
Mon avis :
 Jusqu’à présent, je n’avais eu l’occasion qu’une seule fois de vous parler d’un long métrage de Ken Loach, réalisateur britannique qu’il est inutile de présenter et ce film, c’était Le Vent se Lève, œuvre qui nous replongeait dans les années 20, en pleine lute pour l’indépendance de l’Irlande. Pour être tout à fait franc, malgré un postulat de départ intéressant et la présence, en tant que rôle principal, de Cillian Murphy – Peaky Blinders – je n’avais guère été emballé par ce long métrage qui, pourtant, remporta la Palme d’Or à Cannes en 2006. Il faut dire – et ceci explique probablement cela – que le sieur Ken Loach est très bien vu en France et que toute l’intelligentsia parisienne ne jure que par lui, ainsi, ce ne fut guère une surprise qu’une autre de ses œuvres, Moi, Daniel Blake, ait été primée, quelques années plus tard – en 2016 pour être plus précis – à Cannes… Pourtant, ici, les choses étaient assez évidentes à mes yeux : ainsi, si Le Vent se Lève avait pour lui un sujet qui, sans m’enthousiasmer, était plutôt intéressant, Moi, Daniel Blake, représente un peu un certain genre de cinéma que je n’apprécie pas trop : le misérabilisme. Certes, je ne nie pas que nous montrer la pauvreté des gens, la difficulté de leur vie, cela a son intérêt et que, même, cela peut accoucher de fort bons films, cependant, à un moment donné, pour moi, le cinéma, c’est avant toute chose m’évader, rêver, sortir du traintrain quotidien et non m’ennuyer ferme devant la vie de tous les jours de tout à chacun, surtout les plus miséreux… Fatalement, dans Moi, Daniel Blake, il n’y a que cela, ou presque, c’est-à-dire, les déboires d’un homme, agé et malade, qui ne devrait plus travailler et qui se retrouve contraint, par la faute d’un système complètement ubuesque – et, au demeurant, ubuesque – obligé de chercher du travail alors qu’il ne peut pas travailler sous peine de perdre ses quelques allocations… Bien entendu, une fois de plus, je ne dis pas que tout cela n’est pas intéressant ou pertinent, disons plutôt que je n’aime pas le genre, surtout lorsqu’il est aussi caricatural car bon, comment dire, ce Moi, Daniel Blake n’est pas fin pour un sou et entre des protagonistes tous plus stéréotypés les uns que les autres et un misérabilisme pesant, une fois arriver à la fin du film, on n’a plus qu’une seule envie, se tirer une balle ! Bref, si vous appréciez le genre, ma foi, allez-y, peut-être trouverez vous votre compte avec ce film, si ce n’est pas le cas, si, pour vous comme pour moi, le cinéma, c’est aussi s’évader de son quotidien, rêver, être émerveiller et, surtout, être moins militant que ne peut l’être ce Moi, Daniel Blake, alors, passez votre chemin, il y aura mille fois plus enthousiasmant ailleurs…
 

Points Positifs
 :
- Un postulat de départ terriblement banal et terre à terre mais qui n’en reste pas moins intéressant tout de même. Après tout, il est difficile de ne pas prendre fait et cause pour ce pauvre homme qui se voit, petit à petit, broyer par la machine implacable et ubuesque des services sociaux britanniques…
- Pour ce qui est du casting, il n’y a rien à redire, les acteurs sont plutôt bons et font le job.
- Si vous êtes un bobo parisien fidèle lecteur de Libération et des Inrockuptibles, qui ne jure que par les discours de Mélenchon ou des écolos, tout en, bien évidement, gagnant confortablement bien votre vie, alors, cette fresque sociale de Ken Loach est faite pour vous !
 
Points Négatifs :
- Trop de misérabilisme tue le misérabilisme ! Il faut dire que, à un moment donné, Moi, Daniel Blake n’est qu’une succession de malheurs qui tombent, les uns après les autres, sur ce pauvre homme : maladie, perte de son travail, services sociaux indifférents, proches qui sont tout autant misérables que lui, bref, une lente descente aux Enfers jusqu’à un final qui, forcément, ne peut qu’être dramatique…
- Plus caricatural que cela, tu meurs ! Il faut dire que l’intégralité des protagonistes de ce film ne sont que des caricatures ambulantes et qu’aucune nuance n’est au rendez vous ici.
- Une mise en scène peu enthousiasmante qui donne l’impression que l’on se trouve, par moments, face à un téléfilm.
- Si vous avez véritablement des ennuis pour boucler les fins de mois, si vous êtes en quête d’un travail, si votre quotidien n’est pas très heureux, alors, vous préférerez probablement vous évader devant votre écran plutôt que de voir un film qui vous rappellera votre quotidien ?!
 
Ma note : 6/10