samedi 18 septembre 2021

TURNING POINT – LE 11 SEPTEMBRE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME


TURNING POINT – LE 11 SEPTEMBRE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME
 
Au matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade Center à Manhattan et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la Défense, à Washington, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours du World Trade Center, dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur, s'effondrent moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres immeubles. Le quatrième avion, qui vole en direction de la capitale fédérale sans que l'on sache quel bâtiment gouvernemental il visait, s'écrase en rase campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passe alors ailleurs, tentent en vain d'en reprendre le contrôle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont les attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de 2977 morts et 6291 blessés. L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule le décès de 2753 personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules 1647 victimes sont formellement identifiées entre 2001 et 2021.
 

Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme
Réalisation : Brian Knappenberger
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre en vo : Turning Point – 9/11 and the War on Terror
Pays d’origine : Etats-Unis
Chaîne d’origine : Netflix
Diffusion d’origine : 01 septembre 2021
Langue d'origine : Anglais
Durée : 5 x 60 mn
 
Mon avis :
 Cela fait donc vingt ans qu’eurent lieu les tristement célèbres attentats du 11 Septembre 2001, deux décennies déjà, qui ne rajeunissent nullement celles et ceux qui sont suffisamment agés pour se souvenir de ceux-ci, qui les ont connu en direct, où qu’ils soient dans le monde et qui, encore aujourd’hui, se souviennent parfaitement de ce qu’ils faisaient, où ils étaient, lorsqu’ils apprirent la nouvelle – pour ma part, je rentrais tout juste du travail lorsque, en allumant la télévision, je suis tomber sur les images de la tour nord du World Trade Center en flammes avant que, quelques instants plus tard, un autre avion de ligne ne vienne percuter la seconde, me faisant comprendre, immédiatement, que cela n’était nullement un accident mais un attentat, le plus spectaculaire et le plus meurtrier de l’histoire de l’humanité jusqu’à aujourd’hui… Bref, deux décennies plus tard, il était fort logique que l’on ait droit a de multiples célébrations, hommages et documentaires sur le sujet et, parmi ces derniers, il y eut celui de Netflix, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme, un documentaire en cinq parties qui a pas mal fait parler de lui en bien, il faut le reconnaitre… Par la force des choses et malgré les autres documentaires vus dans la semaine précédente, je me suis lancé dans le visionnage de ce Turning Point ; après tout, vu toutes les louanges entendues a son sujet, j’étais en droit de m’attendre à une certaine excellence, surtout que la firme américaine a sut déjà, par le passé, nous offrir quelques belles pépites du même genre – voir, bien entendu, 13 Novembre – Fluctuat Nec Mergitur. D’ailleurs, les choses débutaient plutôt bien dès le début du premier épisode qui, en vingt minutes, nous replonge dans la chronologie des événements de ce lointain mardi de septembre 2001 : les tours sont percutées, le générique survient et là, on est plongé vingt ans en arrière, avec l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques ce qui nous fait comprendre que ce documentaire, plutôt que de nous narrer uniquement les événements du 11 Septembre, narrera également l’historique des causes de celui-ci ainsi que, bien entendu, ses conséquences. Bref, un choix pour le moins excellent et fort prometteur qui aurait put faire de ce Turning Point un incontournable du genre, sauf que… sauf que, pris dans son ensemble, les choses sont nettement moins abouties que prévues et ont pourrait même affirmer que certains choix sont hautement contestables ! Ainsi, si l’on s’attendait à un documentaire sur le 11 Septembre et sur les causes et les conséquences de celui-ci, on se retrouve, au final, avec un documentaire qui finit, par moments, par davantage critiquer l’administration Bush que les terroristes – j’exagère un peu, certes, mais pas tant que cela. En effet, si celle-ci est critiquable, si celle-ci aura commis pas mal de bévues, aura mentit honteusement a la face du monde et aura été bataillé en Irak pour de faux prétextes, avions nous besoin qu’une bonne partie de certains des épisodes – le troisième et le cinquième sont une véritable purge – ne soient consacrés qu’a dire du mal de l’administration américaine – Obama ne s’en sort pas si bien que cela, quant à Trump, bah, il en prend aussi un peu – tandis que la parole est donnée a des Talibans – une blague – des avocats qui nous parlent des droits bafoués des accusés – dont certains ont du sang sur des mains et je ne parle même pas de ce triste individu qu’est Khalid Cheikh Mohammed – et que l’on nous bassine sans arrêt des nombreuses libertés perdues depuis le 11 Septembre. A coté de cela, l’invasion de l’Irak ? Quelques minutes chrono et non ne sait rien du sort de Saddam Hussein. La mort de Ben Laden ? Expédiée en quelques instants. L’apparition de Daesh ? L’organisation terroriste n’est même pas citée ! Le fait que, vers la fin des années 90, Bill Clinton avait eu l’opportunité de faire tuer Ben Laden ? Mais voyons, on n’en parle pas bien sur ! John P. O'Neill, l’ancien du FBI tué dans les tours lors de l’attentat, l’homme qui ne cessait de crier au loup et que personne n’écoutait ? Il brille par sa totale absence – du coup, je vous invite à regarder la série The Looming Tower dont je vous ai parlé il y a quelques mois. Bref, vous l’avez compris, présenté comme étant un incontournable absolu, le documentaire qu’il faut voir a tout pris pour mieux comprendre les attentats du 11 Septembre et la politique américaine de ces vingt dernières années, Turning Point apparait comme étant bourré de beaucoup trop de défauts pour pouvoir prétendre à cela. C’est plutôt dommage car celui-ci n’est pas inintéressant et que les nombreux témoignages proposés sont plutôt touchants, mais bon, en comparaison des autres documentaires que j’ai put voir ces jours ci, force est de constater que pour ce qui est des attentats en eux-mêmes, il y a beaucoup mieux, quand a ceux qui s’intéresseraient davantage aux conséquences du 11 Septembre, Arte m’aura déjà conquis davantage que celui-ci… Pour finir, au vu des événements récents du mois d’aout dernier, c’est-à-dire, la prise de Kaboul par les Talibans et la débandade américaine gérée par un Biden complètement dépassé par les événements, un des derniers passages de ce documentaire, celui où sont interviewés les soldats de l’armée afghane, apparait presque comme étant une blague monumentale, une blague plutôt triste vu comment ces hommes et ces femmes promettaient de se battre contre les Talibans et auront disparus des radars lorsque ces derniers ont foncés sur Kaboul… Mais bon, ceci est déjà une autre histoire qui n’est certainement pas achevée puisque, tandis que dans nos sociétés occidentales, certains en sont encore à se battre pour les droits des terroristes, en Afghanistan, les Talibans sont de nouveau au pouvoir et doivent franchement bien rigoler…
 

Points Positifs
 :
- Dans l’ensemble, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme est un bon documentaire, plutôt complet et fort instructif, surtout si vous connaissez mal cette période récente de l’histoire mondiale et, plus particulièrement, les enjeux géopolitiques de ces deux dernières décennies.
- Plutôt que de nous narrer uniquement les événements mêmes des attentats, Turning Point nous propose aussi les causes plus lointaines qui auront amenés ces derniers mais également, les nombreuses conséquences qui en ont découlées.
- Les nombreux témoignages – survivants, famille de victimes, anciens soldats – sont tous forts intéressants et très touchants. Indéniablement, une des réussites de ce documentaire.
- De nombreuses images d’archives de qualité, une mise en scène plutôt bien ficelée et le fait que l’on ne s’ennui quasiment jamais tout au long des cinq heures que dure ce documentaire.
 
Points Négatifs :
- Une vision peut-être trop partisane des faits, mais pas dans le sens que l’on pourrait penser : en effet, un bon documentaire se doit, uniquement, de présenter des faits, tels qu’ils sont, qu’ils soient à l’honneur ou non des intervenants. Le souci, dans Turning Point, c’est que, plus on avance, plus on tombe dans une critique acerbe de l’administration américaine – Bush, Obama, Trump – tandis que la parole est donnée a des Talibans et autres joyeux drilles du même genre et que l’on ne nous cesse de nous bassiner avec les droits des terroristes…
- Pas mal de faits sont complètement occultés – le cas Clinton, John P. O'Neill – tandis que d’autres sont minimisées au point que cela en devient ridicule : ainsi, l’Irak est trop rapidement expédié a mon gout, quand à la mort de Ben Laden, deux petites minutes et puis c’est tout !
- Un final presque risible au vu des derniers événements en Afghanistan – mais bon, là, ce n’est pas trop la faute des concepteurs du documentaire qui ne s’attendaient certainement pas à la débandade finale du coté de l’aéroport de Kaboul en aout dernier – Biden non plus mais là, c’est nettement plus grave !
- Avec nettement moins de moyens, j’ai put voir, ces jours ci, des documentaires nettement plus réussis sur le 11 Septembre.
 
Ma note : 6/10

jeudi 9 septembre 2021

THE SUICIDE SQUAD


THE SUICIDE SQUAD
 
Attendant la fin de leur peine à Belle Reve, des super-vilains et des criminels son réquisitionnés par Amanda Waller pour intégrer la Task Force X, aussi surnommé la Suicide Squad car la plupart des membres de cette équipe de super-vilains ne reviennent guère en vie. Elle est composée de Harley Quinn, Savant, Javelin, Weasel, Blackguard, T.D.K. (The Detachable Kid), Captain Boomerang, Mongal et elle est surveillée sur le terrain par le Colonel Rick Flag et via Belle Reve par la section d'Amanda Waller (composée de John Economos, Flo Crawley et Emilia Harcourt et qui parient sur ceux qui mourront sauf Waller). Une puce explosive leur est implantée dans la nuque par le docteur Fitzgibbon afin que Waller puisse les faire exploser en cas de désobéissance. Ils sont emmenés à Corto Maltese, une petite île d'Amérique du Sud où un coup d'état a eu lieu quelques jours auparavant par un général anti-américain nommé Silvio Luna et par son fidèle bras droit le général Mateo Suarez. Le but de cette mission n'étant pas de le tuer mais de détruire les archives de Jotunheim, un laboratoire géant en forme de tour, auparavant détenu par des nazis. Jotunheim abrite en son sein un certain projet Starfish qui est dirigé par Gaius Grieves, alias Le Penseur.
 

The Suicide Squad
Réalisation : James Gunn
Scénario : James Gunn, d'après Suicide Squad de John Ostrander
Musique : John Murphy
Production : DC Films, Atlas Entertainment, The Safran Company
Genre : Super-Héros, Comédie
Titre en vo : The Suicide Squad
Pays d’origine : États-Unis
Parution : 28 juillet 2021
Langue d'origine : anglais
Durée : 132 min
 
Casting :
Margot Robbie : Dr. Harleen Quinzel / Harley Quinn
Idris Elba : Robert DuBois / Bloodsport
John Cena : Christopher Smith / Peacemaker
Joel Kinnaman : Colonel Rick Flag
Daniela Melchior : Cleo Cazo / Ratcatcher II
Sylvester Stallone : Nanaue / King Shark (voix)
Steve Agee : John Economos et Nanaue / King Shark (capture de mouvement)
David Dastmalchian : Abner Krill / Polka-Dot Man
Viola Davis : Amanda Waller
Peter Capaldi : Gaius Grieves / le Penseur
Jai Courtney : Digger Harkness / Captain Boomerang
Maya Le Clark : Cleo Cazo / Ratcatcher II, jeune
Michael Rooker : Brian Durlin / Savant
Pete Davidson : Dick Hertz / Blackguard
Flula Borg : Gunter Braun / Javelin
Mayling Ng : Mongal
Nathan Fillion : Cory Pitzner / T.D.K. (The Detachable Kid)
Sean Gunn : John Monroe / Weasel et Julian Day / Calendar Man
Alice Braga : Sol Soria
Joaquín Cosío : général Mateo Suarez
Juan Diego Botto : président Silvio Luna
Storm Reid : Tyla DuBois
Jennifer Holland : Emilia Harcourt
Tinache Kajese : Flo Crawley
Julio Ruiz : Milton
Taika Waititi : Ratcatcher I
John Ostrander : Dr Fitzgibbon
Lynne Ashe : la mère de Polka-Dot Man
Pom Klementieff : une des danseuses au bar
 
Mon avis :
 Depuis, sensiblement, une bonne décennie, le genre superhéroique est devenu le genre le plus présent sur grand écran, un peu, finalement, comme put l’être, jadis, les westerns, les péplums où les thrillers. Ainsi, il ne s’écoule pas une année – y compris en pleine période de Covid – où le public n’est pas abreuvé par moult sorties qui remportent, pour certaines, un succès pour le moins conséquent – sur ce point, Marvel est le grand vainqueur. La chose, à mes yeux, peut paraitre pour le moins savoureuse quand on pense qu’il n’y a pas si longtemps encore, les lecteurs de comics et les amateurs de super-héros en général étaient considérés par beaucoup – y compris le grand public – comme des gamins attardés qui ne lisaient pas de la véritable bande dessinée – je me souviens encore comment, souvent, on me regardait en rigolant lorsque je m’achetais des comics mensuels… Les mêmes, probablement, sont devenus des fans de ces films qui ont tant de succès de nos jours, quand à moi, eh bien, si j’aime toujours les comics, cela fait belle lurette que j’ai quasiment abandonner Marvel et DC, quand aux films de super-héros, après quelques essais, j’en suis venu à la conclusion que tout cela n’est pas pour moi ! Pourtant, il y a toujours des exceptions et, justement, de temps en temps, il y a un film qui mérite le détour, qui trouve grâce à mes yeux et, justement, vous l’avez compris, le dernier exemple en date, c’est The Suicide Squad… A la base, je n’attendais strictement rien de celui-ci : il faut dire qu’après un premier volet dont je n’avais entendu que le plus grand mal, comment pouvais-je être attiré parce que j’attendais être un film du même acabit ? Fort heureusement, le hasard faisant souvent bien les choses, j’ai eu l’occasion, par hasard et au travail – oui, je sais, cela m’arrive – de regarder The Suicide Squad et alors que je m’attendais à passer un sale moment devant un truc sans intérêt, telle ne fut pas ma surprise de me rendre compte – assez rapidement d’ailleurs – que ce film était bon, très bon même ! Une équipe de bras cassés qui sont lancés dans une mission sur une quelconque ile sud-américaine, les choses tournent mal d’entrée de jeu et, première surprise, tout ce joli monde se fait massacrer. Hein, quoi, comment !? Ah, mais en fait, ces derniers ne servaient que de chair à canon pour que la seconde équipe – elle aussi composée de bras cassés mais c’est un point de détail – puisse accoster incognito et… comment dire… disons que c’est partit pour plus de deux heures de grand n’importe quoi, de rigolade, de scènes complètement ubuesques où l’on se plait à suivre la mission commando d’une bande de pieds nickelés en costumes qui finiront, pour la plupart, on ne sait pas trop comment, non seulement par survivre mais aussi par remplir leur mission, aussi saugrenue soit-elle. Quand à moi, que dire ? Eh bien, j’ai énormément rigolé devant The Suicide Squad, devant ce film qui ne se prend absolument pas au sérieux et qui me touche nettement plus, question humour, que c’est interminables et prétentieux films de chez Marvel qui se la racontent tout en nous assénant de vulgaires blagues de bas étages pas drôles pour un sou. Car ici, The Suicide Squad, avant d’être un film de super-héros, est une comédie… débile, grand guignolesque, certes, mais terriblement efficace dans ses délires, alors, ma foi, si je persiste à dire que je n’aime pas les films de super-slips, des exceptions comme celles là, j’en demande encore et encore !
 

Points Positifs
 :
- Davantage une comédie qu’un simple film de super-héros, The Suicide Squad est une belle réussite qui s’avère être, non seulement, supérieur à son prédécesseur de triste mémoire, mais aussi et surtout, un très bon film. Bien évidement, pour l’apprécier, il faut aimer ce genre d’humour un peu débile qui tombe par moments dans le grand guignolesque mais si c’est le cas, il est évidant que vous passerez un très bon moment !
- Autant l’on frôle par moments le grand n’importe quoi – King Shark, Starro le Conquérant, Polka-Dot Man – autant on passe beaucoup de temps à rigoler, autant ce film n’en reste pas moins terriblement captivant et ce, sans le moindre temps mort !
- Une belle bande de pieds nickelés lancés dans une mission suicide complètement improbable mais qui, malgré leurs débilités profondes, sont terriblement attachants et, ma foi, au vu du résultat final, efficaces.
- Un casting d’enfer où l’on retrouve, mine de rien, quelques grands noms comme Idris Elba, Margot Robbie et même Sylvester Stallone dans un rôle pour le moins innatendu. Quand aux autres, moins connus, force est de constater qu’ils tiennent la route et sont pour beaucoup pour la réussite de ce film.
- Effets spéciaux, décors, costumes, bande originale… ma foi, c’est du tout bon.
 
Points Négatifs :
- Bon, certes, The Suicide Squad est une belle réussite et un bon film de super-héros, cependant, ce n’est pas non plus un chef d’œuvre et son coté potache assumé risque de ne pas plaire à tout le monde.
- Finalement, Harley Quinn est le personnage le moins drôle du lot : il faut dire qu’elle en fait des tonnes au point de, par moments, devenir lassante.
- Bien évidement, si vous êtes totalement allergique au genre superhéroique, The Suicide Squad vous laissera complètement indifférent…
 
Ma note : 7,5/10

lundi 6 septembre 2021

L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 14


L'HABITANT DE L'INFINI – TOME 14
 
Samouraï sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Manji et Giichi doivent faire face aux hommes de Magatsu et livrent un affrontement sanglant où l'Immortel aura une fois de plus recours à ses capacités régénératrices surnaturelles, tandis qu'un duel au sommet oppose Giichi et Magatsu, chacun des deux combattants ayant tous deux développé une égale maîtrise de leurs talents respectifs…
 

L'Habitant de l'Infini – Tome 14
Scénariste : Hiroaki Samura
Dessinateur : Hiroaki Samura
Genre : Seinen
Type d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre en vo : Mugen no jūnin vol.14
Parution en vo : 23 juillet 2003
Parution en vf : 24 février 2006
Langue d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre de pages : 240
 
Mon avis :
 Comme nous avions put le constater dans le volume précédant, un nouveau cycle débute dans L’Habitant de l’Infini, un cycle où, l'école Ittô-Ryû ayant subit un rude coup de la part des hommes du gouvernement, ses membres, désormais nettement moins nombreux – il faut dire que, depuis le début du manga, nombreux auront été les guerriers d’Anotsu à mordre la poussière – et traqués, décident de rentrer dans la clandestinité afin d’essayer de survivre. Au milieu de tout ce petit monde, nos héros, Lin et Manji, pris bien malgré eux par la tourmente à venir… Bref, vous l’avez compris, tout cela est fort prometteur et il est évidant, après lecture de ce quatorzième tome de L’Habitant de l’Infini, que le sieur Hiroaki Samura maitrise à merveille son sujet et ne cesse de nous étonner, ce, tout en nous captivant par un scénario toujours aussi imaginatif. Ici, si certains pouvaient se plaindre d’un manque de scènes d’actions dans certains des volumes précédents, il en est tout autrement, surtout pour ce qui est des deux premiers tiers de ce tome où nous avons affaire à des combats dantesques : Manji, Giichi et Magatsu étant les têtes d’affiches de celui-ci. Bref, un pur régal pour les fans mais la seconde partie, nettement plus calme, en apparence, est tout aussi bonne puisque Manji semble tomber dans un piège qui pourrait s’avère être bien compliquer, même pour un immortel comme lui, tandis que Lin, dans les toutes dernières pages, fait une rencontre qui pourrait s’avérer être problématique. Mais bon, pour savoir ce qu’il en est, il faudra patienter et petit peu et voir ce que nous réserve le quinzième tome !?
 

Points Positifs
 :
- Encore un bon tome de cet excellent manga qu’est L’Habitant de l’Infini et qui confirme, une fois le plus, tout le bien que l’on peut penser de l’œuvre du sieur Hiroaki Samura : des affrontements spectaculaires, des retournements de situations innatendu, un scénario toujours aussi captivant, de nouveaux protagonistes qui promettent, bref, que demander de plus ?!
- L’affrontement qui oppose Manji, Giichi à Magatsu et ses hommes a de quoi marquer les esprits et ravira les amateurs de duels de sabres qui en prendront plein les yeux !
- Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes beautés. Un pur régal !
- Encore une belle couverture qui nous propose deux combattants charismatiques : Giichi et Magatsu.
 
Points Négatifs :
- Il commence à avoir tellement de protagonistes qu’il est facile de s’y perdre par moments. Rien de bien grave, certes, mais bon, il faut le souligner…
- Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige… mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…
 
Ma note : 7,5/10

samedi 4 septembre 2021

ADIEU LES CONS


ADIEU LES CONS
 
À 43 ans, Suze Trappet, coiffeuse, apprend qu'il ne lui reste que peu de temps à vivre car elle est atteinte d'une maladie auto-immune causée par les produits cosmétiques qu'elle utilise dans son salon. Se souvenant alors de son fils qu'elle a eu à 15 ans, ayant accouché sous X sous la pression de ses parents, elle se met alors à sa recherche avant de mourir. Aux services d'administration on lui apprend que son dossier n'est pas numérisé et que le retrouver peut prendre plusieurs mois. Dans le bureau d'à côté, Jean-Baptiste Cuchas, un informaticien de génie, s'apprête à se suicider en laissant un message d'adieu filmé, à la suite de la décision de ses supérieurs hiérarchiques de confier la sécurisation du système informatique à des personnes plus jeunes que lui. Mais en voulant tirer sur lui-même avec un fil relié à la détente d'un fusil de chasse, il tire trop fort et le fusil se retourne, endommageant la paroi adjacente et blessant grièvement l'agent administratif qui s'occupait du cas de Suze.
 

Adieu les Cons
Réalisation : Albert Dupontel
Scénario : Albert Dupontel
Musique : Philippe Cord'homme
Production : Manchester Films, Gaumont, France 2, Canal+
Genre : Comédie dramatique
Titre en vo : Adieu les Cons
Pays d’origine : France
Parution : 21 octobre 2020
Langue d'origine : français
Durée : 87 min
 
Casting :
Virginie Efira : Suze Trappet
Albert Dupontel : Jean-Baptiste « JB » Cuchas
Nicolas Marié : Serge Blin
Jackie Berroyer : Dr Lint
Philippe Uchan : M. Kurtzman
Bastien Ughetto : Adrien
Marilou Aussilloux : Clara
Catherine Davenier : Mme Lint
Michel Vuillermoz : le psy
Laurent Stocker : M. Tuttle
Kyan Khojandi : le médecin de Lint
Grégoire Ludig : le préposé 1
David Marsais : le préposé 2
Bouli Lanners : le médecin de Suze
Terry Gilliam : le chasseur
Yves Pignot : le fleuriste
Guillaume Berroyer : le médecin de Suze adolescente
François Girard : un policier
 
Mon avis :
 Un film un peu particulier, du moins, à mes yeux, que cet Adieu les Cons. Long métrage français sortit dans les salles obscures le 21 octobre 2020, c’est-à-dire, tout juste quelques jours avant la fermeture des salles de cinéma en raison de l’épidémie de Covid-19 qui atteignit alors, à l’époque, une nouvelle flambée pour le moins impressionnante, ce film du sieur Albert Dupontel, resta donc, par la force des choses, a l’affiche de cinémas fermés, ce, jusqu’à ce que ces derniers, a l’approche de l’été, n’ouvrent à nouveau leurs portes et permettent a celui-ci d’avoir droit à une seconde vie. Un film plutôt loué par la critique – sauf par une certaine presse de gauche – et par le public qui avait sut éveiller ma curiosité alors que, en toute franchise, je ne suis pas vraiment fan du genre. Après tout, mon unique expérience, avec Dupontel, c’était un certain 9 Mois Ferme, comédie loufoque qui se laissait regarder mais qui ne m’avait pas marqué plus que ça. Cependant, vu tout le bien que j’avais entendu au sujet de cet Adieu les Cons, vu les louanges de mon épouse, je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas surtout que, au vu du résultat final, je n’ai nullement regretté ma soirée… Alors certes, je n’irais pas jusqu’à affirmer que nous avons affaire à un grand film : Adieu les Cons fait partit ce ces petits films sans grande prétention qui ne resteront nullement dans les annales. Cependant, à coté de cela, voilà un long métrage plutôt sympathique, la mise en scène de Dupontel est excellente de même que les thématiques qu’il développe, c’est-à-dire, cette mise en accusation d’une société moderne, complètement hermétique à la souffrance d’autrui où les gens passent leur vie le nez collé à leur téléphone portable, leurs ordinateurs mais où ils ne savent absolument plus communiquer. Le tout, d’ailleurs, n’est pas larmoyant pour un sou, ce qui est une très bonne chose et, sur ce point, sachons rendre à César ce qui lui appartient et donc, au sieur Dupontel, de nous offrir un drame social qui tient davantage de la comédie que de la soupe prétentieuse et imbuvable – d’où, probablement, un certain mépris de la part des médias de gauche. Ajoutons à cela un casting principal excellent, Albert Dupontel, donc, parfait en informaticien de génie lâché par ses patrons et Virginie Efira qui prouve, une fois de plus, qu’elle est davantage qu’une simple présentatrice télé passé sur grand écran et l’on obtient, au final, un film qui, s’il n’est pas parfait, mérite le détour et, ma foi, son succès…
 

Points Positifs
 :
- Une excellente comédie dramatique qui, malgré son coté loufoque sans grande prétention, réussit la gageure de donner un coup de pied dans la fourmilière en pointant du doigt bien des maux de nos sociétés modernes, le manque de communication étant, selon moi, au cœur de ce film. Bref, Adieu les Cons vous fera rire tout en vous amenant à réfléchir, ce qui n’est pas rien…
- Albert Dupontel et Virginie Efira forment un duo excellent et, ma foi, sont pour beaucoup pour la réussite de ce film. Une petite surprise, pour ma part, pour la seconde vu que je la connaissais davantage en tant que présentatrice qu’en tant que comédienne.
- Si vous avez un certain attrait pour l’humour coquasse et ubuesque, alors, Adieu les Cons est fait pour vous. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard que le grand Terry Gilliam fasse une petite apparition dans ce film.
- Décors et photographie de qualité qui sont pour beaucoup pour l’ambiance particulière qui se dégage de ce film…
- Un excellent final !
 
Points Négatifs :
- Ne nous voilons pas la face : aussi sympathique soit cet Adieu les Cons, aussi plaisant soit-il, ce n’est pas un grand film. Il est bon, très bon, même, par moments, cependant, cela reste une comédie dramatique bourrée de qualités mais sans plus. C’est déjà pas mal mais bon, personnellement, j’ai tendance à attendre davantage des films…
- L’humour vraiment particulier pour ne pas dire coquasse voir grand guignolesque risque de ne pas plaire à tout le monde.
- Un drame sociétal qui fait rire ?! Voilà de quoi dégouter les derniers lecteurs du Monde, de Libération, de L’Humanité, des Inrockuptibles et autres feuilles de choux de gauche…
 
Ma note : 7,5/10

vendredi 3 septembre 2021

TREES – TROIS FORTUNES


TREES – TROIS FORTUNES
 
Il y a un peu plus d’une décennie, le monde entier vit débarquer des arbres géants. Depuis, ils n'ont rien fait ni même communiqué. De temps à autre, cette intelligence extra-terrestre crache des sortes de déchets verdâtres qui, tels des acides, tuent tout ce qu'ils touchent. Depuis, certains mystères restent, mais la vie a repris son cours. Dans un petit village reculé de Russie appelé Toska, un cadavre est retrouvé au pied d'un des mystérieux arbres apparus onze ans auparavant. Le sergent Klara Voranova, toujours hantée par ce jour, ignore si elle doit voir cette découverte comme un signe, voire un avertissement. Une chose est sûre, les rumeurs vont vite, les mensonges se multiplient et, avec eux, l'incertitude quant à la suite des événements.
 

Trees – Trois Fortunes
Scénario : Warren Ellis
Dessins : Jason Howard
Encrage : Jason Howard
Couleurs : Jason Howard
Couverture : Jason Howard
Genre : Fantastique, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Trees – Three Fates
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 septembre 2019
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 20 août 2021
Nombre de pages : 120
 
Liste des épisodes
Trees – Three Fates 1-5
 
Mon avis :
 Il faut remonter à six longues années en arrière pour avoir entendu parler, pour la toute première fois, de Trees, énième création du fort talentueux et prolifique Warren Ellis qui nous proposais ici un postulat de départ pour le moins original où, dans un futur très proche, de gigantesques arbres venus de l’espace s’étaient posés en de multiples points du globe, sans la moindre explication, sans qu’il y ait le moindre contact avec l’humanité, l’événement, en lui même, modifiant le comportement des populations locales tandis que certains chercheurs essayaient de comprendre ce qu’étaient ces fameux arbres et quels dangers ils pouvaient représenter. Un premier tome, donc, fort intéressant et prometteur, un second, paru quelques mois plus tard, plus ou moins dans la même lancée et puis, entre fin octobre et septembre 2019 – août 2021 en France, donc – une longue, fort longue attente qui aurait put nous faire penser que ce comics avait été abandonné par ses auteurs… Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui avaient apprécié cet univers pour le moins intriguant, or, au vu du contenu de ce Trois Fortunes, troisième volet, donc, de Trees, il apparait grandement que l’on peut affirmer sans discussion possible que nous avons eu affaire au tome le plus faiblard de la saga… Une délocalisation du coté de la Russie, un casting entièrement renouvelé – aucun des nombreux protagonistes précédents n’apparait ici – la présence de l’arbre local qui tient davantage du décor qu’autre chose et un scénario typiquement polar sans grande trace d’éléments fantastiques. Bref, il y a de quoi être pour le moins dubitatif à la lecture de ce troisième tome de Trees qui, s’il appartient au même univers que ses prédécesseurs, s’il reprend naturellement certains éléments de celui-ci, est tellement différent, de par sa conception et son intrigue que l’on peut amener a se demander pourquoi le sieur Ellis a fait un si grand écart avec ce qu’il nous avait proposer jusqu’alors !? Bien évidement, avec un rythme de parution plus rapide, on aurait put comprendre cet apparté puisque l’on se dit bien que, tôt ou tard, les anciens protagonistes réapparaitront d’une manière ou d’une autre, or, vu le temps d’attente entre la parution du second et de ce troisième tome – surtout en France – il y a de quoi être déçu, et, ma foi, pas qu’un peu ! Espérons à présent qu’il ne faille pas encore attendre des plombes pour avoir droit à une éventuelle suite et que celle-ci, bien évidement, renoue avec l’intrigue principale développée dans les deux premiers tomes, mais bon, ceci est, déjà, une autre histoire…
 

Points Positifs
 :
- Le plaisir de retrouver, après une longue attente, la suite de l’un des comics de SF les plus originaux de ces dernières années. Après tout, cette invasion de la Terre par des arbres géants sort franchement des sentiers battus et qu’il y a de quoi se poser bien des questions quand a leur présence – même s’il faut reconnaitre que l’on n’en apprendra pas davantage dans ce troisième volet…
- Trois Fortunes est presque un hors-série en comparaison des deux volets précédents, cependant, si on le prend en tant que tel, il faut reconnaitre que l’intrigue en elle-même n’est pas mauvaise et se laisse lire.
- Jason Howard livre une fois de plus une prestation de bonne qualité et si vous êtes fan de l’artiste, alors, vous ne serez pas déçus dans l’ensemble.
- Le design de la couverture est simple mais reste dans la lignée de ses prédécesseurs, restant, dans l’ensemble, plutôt efficace.
 
Points Négatifs :
- L’attente fut longue entre la parution, en France, du second et de ce troisième tome, or, au final, on se retrouve avec une suite qui n’a pas grand-chose à voir avec les deux volets précédents et où, le seul lien véritablement palpable et la présence des arbres et le fait que cette intrigue se déroule dans le même univers.
- Du coup, il est difficile de ne pas être déçu par ce troisième tome de Trees qui tient presque du hors-série qu’autre chose.
- Une intrigue qui tient davantage du polar que de la SF et qui, certes, se laisse lire mais qui est loin d’être incontournable…
- Jason Howard livre une prestation de qualité dans l’ensemble, certes, cependant, il est un peu en deçà sur certaines planches… Qui plus est, il possède un style pour le moins particulier qui ne plaira pas à tout le monde.
 
Ma note : 6,5/10

mercredi 1 septembre 2021

TÉTRALOGIE DES ORIGINES – LE MARTEAU DE THOR


TÉTRALOGIE DES ORIGINES – LE MARTEAU DE THOR
 
Fin 1939. Heinrich Himmler ne peut tolérer le cuisant échec qu'il vient de subir : l'arme découverte dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir serait, au moins en partie, tombée entre les mains des Anglais. Il se doit de rassembler au plus vite ses éléments épars. Et aussi de retrouver Friedrich Saxhäuser, son agent disparu, qui représente un enjeu presque aussi essentiel dans le conflit naissant. Alors que la Wehrmacht écrase la Pologne et que les Einsatzgruppen déchaînent l'enfer dans les rues de Varsovie, l'Allemagne hitlérienne s'apprête donc à abattre le Marteau de Thor sur l'Angleterre. Mais les Américains veillent, ainsi que Saxhäuser et ses nouveaux alliés...
 

Tétralogie des Origines – Le Marteau de Thor
Auteur : Stéphane Przybylski
Type d'ouvrage : Uchronie, Ufologie
Première Parution : 13 novembre 2015
Edition Poche : 08 mars 2018
Titre en vo : Tétralogie des Origines – Le Marteau de Thor
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Pocket
Nombre de pages : 544
 
Mon avis :
 Loin d’être un chef d’œuvre absolu, le premier volet de la Tétralogie des Origines, œuvre du sieur Stéphane Przybylski était néanmoins apparu comme étant une agréable surprise qui, ma foi, avait sut attirer mon attention par le biais de son postulat fort alléchant – peu de temps avant la Seconde Guerre Mondiale, une expédition nazie retrouve les traces d’une ancienne civilisation au beau milieu de l’Irak et, surtout, d’une présence d’extraterrestres, ce qui les entraine, mais aussi les britanniques, dans une folle course poursuite pour l’acquisition d’une technologie capable de bouleverser les forces en présence – et de son rythme pour le moins trépidant qui m’aura tenu en haleine tout au long de ce premier volet. Bref, un bon début pour une quadrilogie d’aventure qui, mêlant aliens et nazis, personnages historiques et faits inventés pour l’occasion, avait de quoi ravir les amateurs du genre. Ajoutons à cela les bonnes connaissances historiques de l’auteur et l’on pourrait presque crier à la perfection si ce n’est, bien évidement, les traditionnels défauts propres au genre, c’est-à-dire, des personnages stéréotypés, un certain manque d’originalité – bah oui, des histoires de nazis, finalement, c’est commun, comme les extraterrestres – voir même une structure narrative un poil tape à l’œil. Mais bon, malgré ces quelques défauts, Le Château des Millions d'Années était, dans l’ensemble, un bon roman mi-historique, mi-SF et sa suite immédiate, Le Marteau de Thor, confirme, dans les grandes lignes, tout le bien que l’on peut penser de cette Tétralogie des Origines ! Bien entendu, ici, nous sommes désormais en terrain familier et l’effet de surprise n’est plus au rendez vous, ce qui est naturel, d’un autre coté, c’est avec un certain plaisir que l’on retrouve la suite d’une intrigue qui est toujours aussi plaisante pour ne pas dire captivante, quand aux protagonistes, ma foi, si l’on voit nettement moins Friedrich Saxhäuser, le héros – en quelque sorte – de l’histoire, le reste du casting est suffisamment réussi pour le remplacer au pied lever. Ajoutons à cela une grosse délocalisation du coté de la Grande-Bretagne voir même, par moments, du coté des Etats-Unis, est l’on obtient, une fois de plus, un roman qui, dans son ensemble, est bon, très bon même. Dommage que l’on retrouve une fois de plus les mêmes défauts et que, quelque part, il y ait également pas mal de longueurs dans ce second volet – après tout, elle est vachement longue la mission des nazis dans la campagne anglaise – mais bon, pas de quoi hurler à la déception, loin de là. Disons juste que l’on pourrait se dire que cette Tétralogie des Origines, mieux structurée, plus originale, aurait put être un incontournable et quelle se contente juste d’être bonne, mais bon, dans le fond, c’est déjà pas mal et j’ai grande hâte de lire la suite !
 

Points Positifs
 :
- Si vous avez apprécié le premier volet de la Tétralogie des Origines, ce sera avec un plaisir certain que vous retrouverez la suite de cette saga d’aventure et de science-fiction qui reste toujours aussi captivante et qui vous tiendra toujours autant en haleine. Certes, tout n’est pas parfait mais, dans l’ensemble, cela reste une belle réussite !
- SF, nazis, espionnage,  aventure, histoire parallèle, paléocontact, figures historiques : tout cela se mêle une nouvelle fois pour notre plus grand plaisir.
- Comme je l’avais déjà souligné, l’auteur, Stéphane Przybylski, maitrise à merveille son sujet et a de bonnes connaissances historiques, ce qui apporte une certaine crédibilité à son récit.
- Une petite délocalisation du coté de la Grande Bretagne principalement, la mise en avant de nouveaux protagonistes tandis que d’autres sont davantage mis en avant et, bien entendu, le plaisir de retrouver à nouveau quelques figures historiques ayant bel et bien existées.
- Friedrich Saxhäuser apparait nettement moins mais les autres protagonistes sont suffisamment intéressants pour le remplacer de pied ferme !
 
Points Négatifs :
- Quelques longueurs dans ce second volet. Il faut dire que la mission des espions nazis en terres anglaises occupe quasiment tout ce second tome qui, au demeurant, est loin d’être court. Du coup, le rythme s’en ressent par moments…
- Aussi plaisante soit la Tétralogie des Origines, il faut reconnaitre que cette saga est très loin d’être un incontournable. Disons plutôt que nous avons affaire à une bonne série d’aventure matinée de SF, suffisamment captivante pour nous tenir en haleine mais qui ne restera nullement dans les annales…
- Des nazis, des extraterrestres, des armes secrètes… mouais, tout cela sent le déjà-vu, il faut le reconnaitre.
- Il y a tellement de protagonistes qu’il est souvent facile de s’y perdre, surtout que l’auteur ne cesse d’alterner entre diverses époques.
 
Ma note : 7,5/10