TURNING
POINT – LE 11 SEPTEMBRE ET LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME
Au
matin du mardi 11 septembre 2001, dix-neuf terroristes détournent quatre avions
de ligne. Deux avions sont projetés sur les tours jumelles du World Trade
Center à Manhattan et un troisième sur le Pentagone, siège du département de la
Défense, à Washington, tuant toutes les personnes à bord et de nombreuses
autres travaillant dans ces immeubles. Les deux tours du World Trade Center,
dont les sommets culminent à un peu plus de 415 m de hauteur, s'effondrent
moins de deux heures plus tard, provoquant la destruction de deux autres
immeubles. Le quatrième avion, qui vole en direction de la capitale fédérale
sans que l'on sache quel bâtiment gouvernemental il visait, s'écrase en rase
campagne à Shanksville, en Pennsylvanie, après que des passagers et membres
d'équipage, prévenus par téléphone de ce qui se passe alors ailleurs, tentent
en vain d'en reprendre le contrôle. Les attentats du 11 septembre 2001 sont les
attentats les plus meurtriers jamais perpétrés, le bilan officiel est de 2977
morts et 6291 blessés. L'attaque des tours jumelles provoque à elle seule le
décès de 2753 personnes, dont 343 pompiers et 60 policiers, mais seules 1647
victimes sont formellement identifiées entre 2001 et 2021.
Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre
le Terrorisme
Réalisation
: Brian Knappenberger
Narrateur : Divers
Production : Netflix
Genre : Documentaire
Titre
en vo : Turning Point – 9/11 and the War on
Terror
Pays
d’origine : Etats-Unis
Chaîne
d’origine : Netflix
Diffusion
d’origine : 01 septembre 2021
Langue
d'origine : Anglais
Durée
: 5
x 60 mn
Mon
avis : Cela fait donc vingt ans qu’eurent
lieu les tristement célèbres attentats du 11 Septembre 2001, deux décennies
déjà, qui ne rajeunissent nullement celles et ceux qui sont suffisamment agés
pour se souvenir de ceux-ci, qui les ont connu en direct, où qu’ils soient dans
le monde et qui, encore aujourd’hui, se souviennent parfaitement de ce qu’ils
faisaient, où ils étaient, lorsqu’ils apprirent la nouvelle – pour ma part, je
rentrais tout juste du travail lorsque, en allumant la télévision, je suis tomber
sur les images de la tour nord du World Trade Center en flammes avant que,
quelques instants plus tard, un autre avion de ligne ne vienne percuter la
seconde, me faisant comprendre, immédiatement, que cela n’était nullement un
accident mais un attentat, le plus spectaculaire et le plus meurtrier de l’histoire
de l’humanité jusqu’à aujourd’hui… Bref, deux décennies plus tard, il était
fort logique que l’on ait droit a de multiples célébrations, hommages et
documentaires sur le sujet et, parmi ces derniers, il y eut celui de Netflix, Turning Point – Le 11 Septembre et la Guerre contre le Terrorisme,
un documentaire en cinq parties qui a pas mal fait parler de lui en bien, il
faut le reconnaitre… Par la force des choses et malgré les autres documentaires
vus dans la semaine précédente, je me suis lancé dans le visionnage de ce Turning Point ; après tout, vu
toutes les louanges entendues a son sujet, j’étais en droit de m’attendre à une
certaine excellence, surtout que la firme américaine a sut déjà, par le passé,
nous offrir quelques belles pépites du même genre – voir, bien entendu, 13
Novembre – Fluctuat Nec Mergitur. D’ailleurs, les choses débutaient plutôt
bien dès le début du premier épisode qui, en vingt minutes, nous replonge
dans la chronologie des événements de ce lointain mardi de septembre 2001 :
les tours sont percutées, le générique survient et là, on est plongé vingt ans
en arrière, avec l’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques ce qui
nous fait comprendre que ce documentaire, plutôt que de nous narrer uniquement
les événements du 11 Septembre, narrera également l’historique des causes de celui-ci
ainsi que, bien entendu, ses conséquences. Bref, un choix pour le moins
excellent et fort prometteur qui aurait put faire de ce Turning Point un incontournable du genre, sauf que… sauf que, pris
dans son ensemble, les choses sont nettement moins abouties que prévues et ont
pourrait même affirmer que certains choix sont hautement contestables !
Ainsi, si l’on s’attendait à un documentaire sur le 11 Septembre et sur les
causes et les conséquences de celui-ci, on se retrouve, au final, avec un
documentaire qui finit, par moments, par davantage critiquer l’administration
Bush que les terroristes – j’exagère un peu, certes, mais pas tant que cela. En
effet, si celle-ci est critiquable, si celle-ci aura commis pas mal de bévues,
aura mentit honteusement a la face du monde et aura été bataillé en Irak pour
de faux prétextes, avions nous besoin qu’une bonne partie de certains des
épisodes – le troisième et le cinquième sont une véritable purge – ne soient
consacrés qu’a dire du mal de l’administration américaine – Obama ne s’en sort
pas si bien que cela, quant à Trump, bah, il en prend aussi un peu – tandis que
la parole est donnée a des Talibans – une blague – des avocats qui nous parlent
des droits bafoués des accusés – dont certains ont du sang sur des mains et je
ne parle même pas de ce triste individu qu’est Khalid Cheikh Mohammed – et que
l’on nous bassine sans arrêt des nombreuses libertés perdues depuis le 11
Septembre. A coté de cela, l’invasion de l’Irak ? Quelques minutes chrono
et non ne sait rien du sort de Saddam Hussein. La mort de Ben Laden ?
Expédiée en quelques instants. L’apparition de Daesh ? L’organisation
terroriste n’est même pas citée ! Le fait que, vers la fin des années 90,
Bill Clinton avait eu l’opportunité de faire tuer Ben Laden ? Mais voyons,
on n’en parle pas bien sur ! John P. O'Neill, l’ancien du FBI tué dans les
tours lors de l’attentat, l’homme qui ne cessait de crier au loup et que
personne n’écoutait ? Il brille par sa totale absence – du coup, je vous
invite à regarder la série The
Looming Tower dont je vous ai parlé il y a quelques mois. Bref, vous l’avez
compris, présenté comme étant un incontournable absolu, le documentaire qu’il
faut voir a tout pris pour mieux comprendre les attentats du 11 Septembre et la
politique américaine de ces vingt dernières années, Turning Point apparait comme étant bourré de beaucoup trop de
défauts pour pouvoir prétendre à cela. C’est plutôt dommage car celui-ci n’est
pas inintéressant et que les nombreux témoignages proposés sont plutôt touchants,
mais bon, en comparaison des autres documentaires que j’ai put voir ces jours
ci, force est de constater que pour ce qui est des attentats en eux-mêmes, il y
a beaucoup mieux, quand a ceux qui s’intéresseraient davantage aux conséquences
du 11 Septembre, Arte m’aura déjà
conquis davantage que celui-ci… Pour finir, au vu des événements récents du
mois d’aout dernier, c’est-à-dire, la prise de Kaboul par les Talibans et la
débandade américaine gérée par un Biden complètement dépassé par les
événements, un des derniers passages de ce documentaire, celui où sont
interviewés les soldats de l’armée afghane, apparait presque comme étant une
blague monumentale, une blague plutôt triste vu comment ces hommes et ces
femmes promettaient de se battre contre les Talibans et auront disparus des
radars lorsque ces derniers ont foncés sur Kaboul… Mais bon, ceci est déjà une
autre histoire qui n’est certainement pas achevée puisque, tandis que dans nos
sociétés occidentales, certains en sont encore à se battre pour les droits des
terroristes, en Afghanistan, les Talibans sont de nouveau au pouvoir et doivent
franchement bien rigoler…
Points
Positifs :
-
Dans l’ensemble, Turning Point – Le 11
Septembre et la Guerre contre le Terrorisme est un bon documentaire, plutôt
complet et fort instructif, surtout si vous connaissez mal cette période
récente de l’histoire mondiale et, plus particulièrement, les enjeux
géopolitiques de ces deux dernières décennies.
-
Plutôt que de nous narrer uniquement les événements mêmes des attentats, Turning Point nous propose aussi les
causes plus lointaines qui auront amenés ces derniers mais également, les
nombreuses conséquences qui en ont découlées.
-
Les nombreux témoignages – survivants, famille de victimes, anciens soldats –
sont tous forts intéressants et très touchants. Indéniablement, une des
réussites de ce documentaire.
-
De nombreuses images d’archives de qualité, une mise en scène plutôt bien ficelée
et le fait que l’on ne s’ennui quasiment jamais tout au long des cinq heures
que dure ce documentaire.
Points
Négatifs :
-
Une vision peut-être trop partisane des faits, mais pas dans le sens que l’on
pourrait penser : en effet, un bon documentaire se doit, uniquement, de
présenter des faits, tels qu’ils sont, qu’ils soient à l’honneur ou non des
intervenants. Le souci, dans Turning Point,
c’est que, plus on avance, plus on tombe dans une critique acerbe de l’administration
américaine – Bush, Obama, Trump – tandis que la parole est donnée a des
Talibans et autres joyeux drilles du même genre et que l’on ne nous cesse de
nous bassiner avec les droits des terroristes…
-
Pas mal de faits sont complètement occultés – le cas Clinton, John P. O'Neill –
tandis que d’autres sont minimisées au point que cela en devient ridicule :
ainsi, l’Irak est trop rapidement expédié a mon gout, quand à la mort de Ben
Laden, deux petites minutes et puis c’est tout !
-
Un final presque risible au vu des derniers événements en Afghanistan – mais bon,
là, ce n’est pas trop la faute des concepteurs du documentaire qui ne s’attendaient
certainement pas à la débandade finale du coté de l’aéroport de Kaboul en aout dernier
– Biden non plus mais là, c’est nettement plus grave !
-
Avec nettement moins de moyens, j’ai put voir, ces jours ci, des documentaires
nettement plus réussis sur le 11 Septembre.
Ma
note : 6/10
THE
SUICIDE SQUAD
Attendant
la fin de leur peine à Belle Reve, des super-vilains et des criminels son
réquisitionnés par Amanda Waller pour intégrer la Task Force X, aussi surnommé
la Suicide Squad car la plupart des membres de cette équipe de super-vilains ne
reviennent guère en vie. Elle est composée de Harley Quinn, Savant, Javelin,
Weasel, Blackguard, T.D.K. (The Detachable Kid), Captain Boomerang, Mongal et
elle est surveillée sur le terrain par le Colonel Rick Flag et via Belle Reve
par la section d'Amanda Waller (composée de John Economos, Flo Crawley et
Emilia Harcourt et qui parient sur ceux qui mourront sauf Waller). Une puce
explosive leur est implantée dans la nuque par le docteur Fitzgibbon afin que
Waller puisse les faire exploser en cas de désobéissance. Ils sont emmenés à
Corto Maltese, une petite île d'Amérique du Sud où un coup d'état a eu lieu
quelques jours auparavant par un général anti-américain nommé Silvio Luna et
par son fidèle bras droit le général Mateo Suarez. Le but de cette mission
n'étant pas de le tuer mais de détruire les archives de Jotunheim, un
laboratoire géant en forme de tour, auparavant détenu par des nazis. Jotunheim
abrite en son sein un certain projet Starfish
qui est dirigé par Gaius Grieves, alias Le Penseur.
The Suicide Squad
Réalisation
: James Gunn
Scénario
: James Gunn, d'après Suicide Squad de John Ostrander
Musique : John
Murphy
Production : DC
Films, Atlas Entertainment, The Safran Company
Genre : Super-Héros,
Comédie
Titre
en vo : The Suicide Squad
Pays
d’origine : États-Unis
Parution
: 28
juillet 2021
Langue
d'origine : anglais
Durée
: 132
min
Casting :
Margot
Robbie : Dr. Harleen Quinzel /
Harley Quinn
Idris
Elba : Robert DuBois / Bloodsport
John
Cena : Christopher Smith /
Peacemaker
Joel
Kinnaman : Colonel Rick
Flag
Daniela
Melchior : Cleo Cazo /
Ratcatcher II
Sylvester
Stallone : Nanaue / King
Shark (voix)
Steve
Agee : John Economos et Nanaue /
King Shark (capture de mouvement)
David
Dastmalchian : Abner Krill /
Polka-Dot Man
Viola
Davis : Amanda Waller
Peter
Capaldi : Gaius Grieves / le Penseur
Jai
Courtney : Digger
Harkness / Captain Boomerang
Maya
Le Clark : Cleo Cazo /
Ratcatcher II, jeune
Michael
Rooker : Brian Durlin / Savant
Pete
Davidson : Dick Hertz /
Blackguard
Flula
Borg : Gunter Braun / Javelin
Mayling
Ng : Mongal
Nathan
Fillion : Cory Pitzner / T.D.K. (The
Detachable Kid)
Sean
Gunn : John Monroe / Weasel et
Julian Day / Calendar Man
Alice
Braga : Sol Soria
Joaquín
Cosío : général Mateo Suarez
Juan
Diego Botto : président
Silvio Luna
Storm
Reid : Tyla DuBois
Jennifer
Holland : Emilia Harcourt
Tinache
Kajese : Flo Crawley
Julio
Ruiz : Milton
Taika
Waititi : Ratcatcher I
John
Ostrander : Dr Fitzgibbon
Lynne
Ashe : la mère de Polka-Dot Man
Pom
Klementieff : une des
danseuses au bar
Mon
avis : Depuis, sensiblement, une bonne décennie,
le genre superhéroique est devenu le genre le plus présent sur grand écran, un
peu, finalement, comme put l’être, jadis, les westerns, les péplums où les
thrillers. Ainsi, il ne s’écoule pas une année – y compris en pleine période de
Covid – où le public n’est pas abreuvé par moult sorties qui remportent, pour
certaines, un succès pour le moins conséquent – sur ce point, Marvel est le grand vainqueur. La chose,
à mes yeux, peut paraitre pour le moins savoureuse quand on pense qu’il n’y a
pas si longtemps encore, les lecteurs de comics et les amateurs de super-héros
en général étaient considérés par beaucoup – y compris le grand public – comme des
gamins attardés qui ne lisaient pas de la véritable bande dessinée – je me
souviens encore comment, souvent, on me regardait en rigolant lorsque je m’achetais
des comics mensuels… Les mêmes, probablement, sont devenus des fans de ces
films qui ont tant de succès de nos jours, quand à moi, eh bien, si j’aime
toujours les comics, cela fait belle lurette que j’ai quasiment abandonner Marvel et DC, quand aux films de super-héros, après quelques essais, j’en
suis venu à la conclusion que tout cela n’est pas pour moi ! Pourtant, il
y a toujours des exceptions et, justement, de temps en temps, il y a un film
qui mérite le détour, qui trouve grâce à mes yeux et, justement, vous l’avez
compris, le dernier exemple en date, c’est The
Suicide Squad… A la base, je n’attendais strictement rien de celui-ci :
il faut dire qu’après un premier volet dont je n’avais entendu que le plus
grand mal, comment pouvais-je être attiré parce que j’attendais être un film du
même acabit ? Fort heureusement, le hasard faisant souvent bien les
choses, j’ai eu l’occasion, par hasard et au travail – oui, je sais, cela m’arrive
– de regarder The Suicide Squad et
alors que je m’attendais à passer un sale moment devant un truc sans intérêt,
telle ne fut pas ma surprise de me rendre compte – assez rapidement d’ailleurs –
que ce film était bon, très bon même ! Une équipe de bras cassés qui sont
lancés dans une mission sur une quelconque ile sud-américaine, les choses
tournent mal d’entrée de jeu et, première surprise, tout ce joli monde se fait
massacrer. Hein, quoi, comment !? Ah, mais en fait, ces derniers ne
servaient que de chair à canon pour que la seconde équipe – elle aussi composée
de bras cassés mais c’est un point de détail – puisse accoster incognito et…
comment dire… disons que c’est partit pour plus de deux heures de grand n’importe
quoi, de rigolade, de scènes complètement ubuesques où l’on se plait à suivre
la mission commando d’une bande de pieds nickelés en costumes qui finiront,
pour la plupart, on ne sait pas trop comment, non seulement par survivre mais
aussi par remplir leur mission, aussi saugrenue soit-elle. Quand à moi, que
dire ? Eh bien, j’ai énormément rigolé devant The Suicide Squad, devant ce film qui ne se prend absolument pas au
sérieux et qui me touche nettement plus, question humour, que c’est
interminables et prétentieux films de chez Marvel
qui se la racontent tout en nous assénant de vulgaires blagues de bas étages
pas drôles pour un sou. Car ici, The
Suicide Squad, avant d’être un film de super-héros, est une comédie… débile,
grand guignolesque, certes, mais terriblement efficace dans ses délires, alors,
ma foi, si je persiste à dire que je n’aime pas les films de super-slips, des
exceptions comme celles là, j’en demande encore et encore !
Points
Positifs :
-
Davantage une comédie qu’un simple film de super-héros, The Suicide Squad est une belle réussite qui s’avère être, non
seulement, supérieur à son prédécesseur de triste mémoire, mais aussi et
surtout, un très bon film. Bien évidement, pour l’apprécier, il faut aimer ce
genre d’humour un peu débile qui tombe par moments dans le grand guignolesque
mais si c’est le cas, il est évidant que vous passerez un très bon moment !
-
Autant l’on frôle par moments le grand n’importe quoi – King Shark, Starro le
Conquérant, Polka-Dot Man – autant on passe beaucoup de temps à rigoler, autant
ce film n’en reste pas moins terriblement captivant et ce, sans le moindre
temps mort !
-
Une belle bande de pieds nickelés lancés dans une mission suicide complètement
improbable mais qui, malgré leurs débilités profondes, sont terriblement
attachants et, ma foi, au vu du résultat final, efficaces.
-
Un casting d’enfer où l’on retrouve, mine de rien, quelques grands noms comme Idris
Elba, Margot Robbie et même Sylvester Stallone dans un rôle pour le moins
innatendu. Quand aux autres, moins connus, force est de constater qu’ils
tiennent la route et sont pour beaucoup pour la réussite de ce film.
-
Effets spéciaux, décors, costumes, bande originale… ma foi, c’est du tout bon.
Points
Négatifs :
-
Bon, certes, The Suicide Squad est
une belle réussite et un bon film de super-héros, cependant, ce n’est pas non
plus un chef d’œuvre et son coté potache assumé risque de ne pas plaire à tout le
monde.
-
Finalement, Harley Quinn est le personnage le moins drôle du lot : il faut
dire qu’elle en fait des tonnes au point de, par moments, devenir lassante.
-
Bien évidement, si vous êtes totalement allergique au genre superhéroique, The Suicide Squad vous laissera
complètement indifférent…
Ma
note : 7,5/10
L'HABITANT
DE L'INFINI – TOME 14
Samouraï
sans maître errant sur les routes du Japon médiéval, Manji est immortel. Afin
d'expier les crimes commis lorsqu'il était au service d'un cruel seigneur, il
porte en lui un mystérieux ver qui guérit ses plus terribles blessures et ne
recouvrera sa mortalité qu'après avoir occis mille scélérats. Son chemin croise
alors celui de Lin, une jeune femme en quête de vengeance. Manji et Giichi doivent
faire face aux hommes de Magatsu et livrent un affrontement sanglant où
l'Immortel aura une fois de plus recours à ses capacités régénératrices
surnaturelles, tandis qu'un duel au sommet oppose Giichi et Magatsu, chacun des
deux combattants ayant tous deux développé une égale maîtrise de leurs talents
respectifs…
L'Habitant de l'Infini – Tome 14
Scénariste
: Hiroaki
Samura
Dessinateur : Hiroaki
Samura
Genre : Seinen
Type
d'ouvrage : Action, Samouraïs, Drame
Titre
en vo : Mugen no jūnin vol.14
Parution
en vo : 23 juillet 2003
Parution
en vf : 24 février 2006
Langue
d'origine : Japonais
Éditeur : Casterman
Nombre
de pages : 240
Mon
avis : Comme nous avions put le constater
dans le volume
précédant, un nouveau cycle débute dans L’Habitant de l’Infini,
un cycle où, l'école Ittô-Ryû ayant subit un rude coup de la part des hommes du
gouvernement, ses membres, désormais nettement moins nombreux – il faut dire
que, depuis le début du manga, nombreux auront été les guerriers d’Anotsu à
mordre la poussière – et traqués, décident de rentrer dans la clandestinité
afin d’essayer de survivre. Au milieu de tout ce petit monde, nos héros, Lin et
Manji, pris bien malgré eux par la tourmente à venir… Bref, vous l’avez
compris, tout cela est fort prometteur et il est évidant, après lecture de ce
quatorzième tome de L’Habitant de
l’Infini, que le sieur Hiroaki Samura maitrise à merveille son sujet et ne
cesse de nous étonner, ce, tout en nous captivant par un scénario toujours
aussi imaginatif. Ici, si certains pouvaient se plaindre d’un manque de scènes
d’actions dans certains des volumes précédents, il en est tout autrement,
surtout pour ce qui est des deux premiers tiers de ce tome où nous avons
affaire à des combats dantesques : Manji, Giichi et Magatsu étant les
têtes d’affiches de celui-ci. Bref, un pur régal pour les fans mais la seconde
partie, nettement plus calme, en apparence, est tout aussi bonne puisque Manji
semble tomber dans un piège qui pourrait s’avère être bien compliquer, même
pour un immortel comme lui, tandis que Lin, dans les toutes dernières pages,
fait une rencontre qui pourrait s’avérer être problématique. Mais bon, pour
savoir ce qu’il en est, il faudra patienter et petit peu et voir ce que nous
réserve le quinzième tome !?
Points
Positifs :
- Encore
un bon tome de cet excellent manga qu’est L’Habitant
de l’Infini et qui confirme, une fois le plus, tout le bien que l’on
peut penser de l’œuvre du sieur Hiroaki Samura : des affrontements
spectaculaires, des retournements de situations innatendu, un scénario toujours
aussi captivant, de nouveaux protagonistes qui promettent, bref, que demander
de plus ?!
-
L’affrontement qui oppose Manji, Giichi à Magatsu et ses hommes a de quoi
marquer les esprits et ravira les amateurs de duels de sabres qui en prendront
plein les yeux !
-
Comme je le souligne à chaque fois, la partie graphique est une des grandes
forces de ce manga. Il faut dire que le mangaka maitrise à merveille son style
qui alterne entre crayonnés fort audacieux et planches détaillées de toutes
beautés. Un pur régal !
-
Encore une belle couverture qui nous propose deux combattants
charismatiques : Giichi et Magatsu.
Points
Négatifs :
-
Il commence à avoir tellement de protagonistes qu’il est facile de s’y perdre
par moments. Rien de bien grave, certes, mais bon, il faut le souligner…
-
Une histoire de vengeance, des duels au sabre spectaculaires, des samouraïs, un
geste de fantastique, des antagonistes charismatiques et surpuissants, un héros
badass qui protège une jeune fille, une petite dose d’humour, manga oblige…
mouais, tout cela est loin d’être franchement original, il faut le reconnaitre…
Ma
note : 7,5/10
ADIEU
LES CONS
À
43 ans, Suze Trappet, coiffeuse, apprend qu'il ne lui reste que peu de temps à
vivre car elle est atteinte d'une maladie auto-immune causée par les produits
cosmétiques qu'elle utilise dans son salon. Se souvenant alors de son fils
qu'elle a eu à 15 ans, ayant accouché sous X sous la pression de ses parents, elle
se met alors à sa recherche avant de mourir. Aux services d'administration on
lui apprend que son dossier n'est pas numérisé et que le retrouver peut prendre
plusieurs mois. Dans le bureau d'à côté, Jean-Baptiste Cuchas, un informaticien
de génie, s'apprête à se suicider en laissant un message d'adieu filmé, à la
suite de la décision de ses supérieurs hiérarchiques de confier la sécurisation
du système informatique à des personnes plus jeunes que lui. Mais en voulant
tirer sur lui-même avec un fil relié à la détente d'un fusil de chasse, il tire
trop fort et le fusil se retourne, endommageant la paroi adjacente et blessant
grièvement l'agent administratif qui s'occupait du cas de Suze.
Adieu les Cons
Réalisation
: Albert Dupontel
Scénario
: Albert Dupontel
Musique : Philippe
Cord'homme
Production : Manchester
Films, Gaumont, France 2, Canal+
Genre : Comédie
dramatique
Titre
en vo : Adieu les Cons
Pays
d’origine : France
Parution
: 21
octobre 2020
Langue
d'origine : français
Durée
: 87
min
Casting :
Virginie
Efira : Suze Trappet
Albert
Dupontel : Jean-Baptiste « JB » Cuchas
Nicolas
Marié : Serge Blin
Jackie
Berroyer : Dr Lint
Philippe
Uchan : M. Kurtzman
Bastien
Ughetto : Adrien
Marilou
Aussilloux : Clara
Catherine
Davenier : Mme Lint
Michel
Vuillermoz : le psy
Laurent
Stocker : M. Tuttle
Kyan
Khojandi : le médecin de
Lint
Grégoire
Ludig : le préposé 1
David
Marsais : le préposé 2
Bouli
Lanners : le médecin de Suze
Terry
Gilliam : le chasseur
Yves
Pignot : le fleuriste
Guillaume
Berroyer : le médecin de
Suze adolescente
François
Girard : un policier
Mon
avis : Un film un peu particulier, du
moins, à mes yeux, que cet Adieu les Cons.
Long métrage français sortit dans les salles obscures le 21 octobre 2020, c’est-à-dire,
tout juste quelques jours avant la fermeture des salles de cinéma en raison de
l’épidémie de Covid-19 qui atteignit alors, à l’époque, une nouvelle flambée
pour le moins impressionnante, ce film du sieur Albert Dupontel, resta donc,
par la force des choses, a l’affiche de cinémas fermés, ce, jusqu’à ce que ces
derniers, a l’approche de l’été, n’ouvrent à nouveau leurs portes et permettent
a celui-ci d’avoir droit à une seconde vie. Un film plutôt loué par la critique
– sauf par une certaine presse de gauche – et par le public qui avait sut
éveiller ma curiosité alors que, en toute franchise, je ne suis pas vraiment
fan du genre. Après tout, mon unique expérience, avec Dupontel, c’était un
certain 9 Mois Ferme, comédie
loufoque qui se laissait regarder mais qui ne m’avait pas marqué plus que ça.
Cependant, vu tout le bien que j’avais entendu au sujet de cet Adieu les Cons, vu les louanges de mon
épouse, je me suis dit : pourquoi pas ? Oui, pourquoi pas surtout
que, au vu du résultat final, je n’ai nullement regretté ma soirée… Alors
certes, je n’irais pas jusqu’à affirmer que nous avons affaire à un grand film :
Adieu les Cons fait partit ce ces
petits films sans grande prétention qui ne resteront nullement dans les
annales. Cependant, à coté de cela, voilà un long métrage plutôt sympathique,
la mise en scène de Dupontel est excellente de même que les thématiques qu’il développe,
c’est-à-dire, cette mise en accusation d’une société moderne, complètement
hermétique à la souffrance d’autrui où les gens passent leur vie le nez collé à
leur téléphone portable, leurs ordinateurs mais où ils ne savent absolument
plus communiquer. Le tout, d’ailleurs, n’est pas larmoyant pour un sou, ce qui
est une très bonne chose et, sur ce point, sachons rendre à César ce qui lui
appartient et donc, au sieur Dupontel, de nous offrir un drame social qui tient
davantage de la comédie que de la soupe prétentieuse et imbuvable – d’où,
probablement, un certain mépris de la part des médias de gauche. Ajoutons à
cela un casting principal excellent, Albert Dupontel, donc, parfait en
informaticien de génie lâché par ses patrons et Virginie Efira qui prouve, une
fois de plus, qu’elle est davantage qu’une simple présentatrice télé passé sur
grand écran et l’on obtient, au final, un film qui, s’il n’est pas parfait,
mérite le détour et, ma foi, son succès…
Points
Positifs :
-
Une excellente comédie dramatique qui, malgré son coté loufoque sans grande
prétention, réussit la gageure de donner un coup de pied dans la fourmilière en
pointant du doigt bien des maux de nos sociétés modernes, le manque de
communication étant, selon moi, au cœur de ce film. Bref, Adieu les Cons vous fera rire tout en vous amenant à réfléchir, ce
qui n’est pas rien…
-
Albert Dupontel et Virginie Efira forment un duo excellent et, ma foi, sont
pour beaucoup pour la réussite de ce film. Une petite surprise, pour ma part,
pour la seconde vu que je la connaissais davantage en tant que présentatrice qu’en
tant que comédienne.
-
Si vous avez un certain attrait pour l’humour coquasse et ubuesque, alors, Adieu les Cons est fait pour vous. D’ailleurs,
ce n’est pas un hasard que le grand Terry Gilliam fasse une petite apparition
dans ce film.
-
Décors et photographie de qualité qui sont pour beaucoup pour l’ambiance
particulière qui se dégage de ce film…
-
Un excellent final !
Points
Négatifs :
-
Ne nous voilons pas la face : aussi sympathique soit cet Adieu les Cons, aussi plaisant soit-il,
ce n’est pas un grand film. Il est bon, très bon, même, par moments, cependant,
cela reste une comédie dramatique bourrée de qualités mais sans plus. C’est
déjà pas mal mais bon, personnellement, j’ai tendance à attendre davantage des
films…
-
L’humour vraiment particulier pour ne pas dire coquasse voir grand guignolesque
risque de ne pas plaire à tout le monde.
-
Un drame sociétal qui fait rire ?! Voilà de quoi dégouter les derniers
lecteurs du Monde, de Libération, de L’Humanité, des Inrockuptibles
et autres feuilles de choux de gauche…
Ma
note : 7,5/10
TREES
– TROIS FORTUNES
Il
y a un peu plus d’une décennie, le monde entier vit débarquer des arbres
géants. Depuis, ils n'ont rien fait ni même communiqué. De temps à autre, cette
intelligence extra-terrestre crache des sortes de déchets verdâtres qui, tels
des acides, tuent tout ce qu'ils touchent. Depuis, certains mystères restent,
mais la vie a repris son cours. Dans un petit village reculé de Russie appelé
Toska, un cadavre est retrouvé au pied d'un des mystérieux arbres apparus onze
ans auparavant. Le sergent Klara Voranova, toujours hantée par ce jour, ignore
si elle doit voir cette découverte comme un signe, voire un avertissement. Une
chose est sûre, les rumeurs vont vite, les mensonges se multiplient et, avec
eux, l'incertitude quant à la suite des événements.
Trees – Trois
Fortunes
Scénario
: Warren Ellis
Dessins
: Jason Howard
Encrage : Jason
Howard
Couleurs : Jason
Howard
Couverture : Jason
Howard
Genre : Fantastique,
Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre
en vo : Trees – Three Fates
Pays
d’origine : Etats-Unis
Parution
: 11
septembre 2019
Langue
d’origine : anglais
Editeur
français : Urban Comics
Date
de parution : 20 août 2021
Nombre
de pages : 120
Liste
des épisodes
Trees
– Three Fates 1-5
Mon
avis : Il faut remonter à six longues années
en arrière pour avoir entendu parler, pour la toute première fois, de Trees,
énième création du fort talentueux et prolifique Warren Ellis qui nous
proposais ici un postulat de départ pour le moins original où, dans un futur
très proche, de gigantesques arbres venus de l’espace s’étaient posés en de
multiples points du globe, sans la moindre explication, sans qu’il y ait le
moindre contact avec l’humanité, l’événement, en lui même, modifiant le
comportement des populations locales tandis que certains chercheurs essayaient
de comprendre ce qu’étaient ces fameux arbres et quels dangers ils pouvaient
représenter. Un premier tome, donc, fort intéressant et prometteur, un second,
paru quelques mois plus tard, plus ou moins dans la même lancée et puis, entre
fin octobre et septembre 2019 – août 2021 en France, donc – une longue, fort
longue attente qui aurait put nous faire penser que ce comics avait été
abandonné par ses auteurs… Une bonne nouvelle pour celles et ceux qui avaient apprécié
cet univers pour le moins intriguant, or, au vu du contenu de ce Trois Fortunes, troisième volet, donc,
de Trees, il apparait grandement que
l’on peut affirmer sans discussion possible que nous avons eu affaire au tome
le plus faiblard de la saga… Une délocalisation du coté de la Russie, un
casting entièrement renouvelé – aucun des nombreux protagonistes précédents n’apparait
ici – la présence de l’arbre local qui tient davantage du décor qu’autre chose
et un scénario typiquement polar sans grande trace d’éléments fantastiques.
Bref, il y a de quoi être pour le moins dubitatif à la lecture de ce troisième
tome de Trees qui, s’il appartient au
même univers que ses prédécesseurs, s’il reprend naturellement certains éléments
de celui-ci, est tellement différent, de par sa conception et son intrigue que
l’on peut amener a se demander pourquoi le sieur Ellis a fait un si grand écart
avec ce qu’il nous avait proposer jusqu’alors !? Bien évidement, avec un
rythme de parution plus rapide, on aurait put comprendre cet apparté puisque l’on
se dit bien que, tôt ou tard, les anciens protagonistes réapparaitront d’une
manière ou d’une autre, or, vu le temps d’attente entre la parution du second
et de ce troisième tome – surtout en France – il y a de quoi être déçu, et, ma
foi, pas qu’un peu ! Espérons à présent qu’il ne faille pas encore
attendre des plombes pour avoir droit à une éventuelle suite et que celle-ci,
bien évidement, renoue avec l’intrigue principale développée dans les deux
premiers tomes, mais bon, ceci est, déjà, une autre histoire…
Points
Positifs :
-
Le plaisir de retrouver, après une longue attente, la suite de l’un des comics
de SF les plus originaux de ces dernières années. Après tout, cette invasion de
la Terre par des arbres géants sort franchement des sentiers battus et qu’il y
a de quoi se poser bien des questions quand a leur présence – même s’il faut
reconnaitre que l’on n’en apprendra pas davantage dans ce troisième volet…
-
Trois Fortunes est presque un
hors-série en comparaison des deux volets précédents, cependant, si on le prend
en tant que tel, il faut reconnaitre que l’intrigue en elle-même n’est pas
mauvaise et se laisse lire.
-
Jason Howard livre une fois de plus une prestation de bonne qualité et si vous
êtes fan de l’artiste, alors, vous ne serez pas déçus dans l’ensemble.
-
Le design de la couverture est simple mais reste dans la lignée de ses prédécesseurs,
restant, dans l’ensemble, plutôt efficace.
Points
Négatifs :
- L’attente
fut longue entre la parution, en France, du second et de ce troisième tome, or,
au final, on se retrouve avec une suite qui n’a pas grand-chose à voir avec les
deux volets précédents et où, le seul lien véritablement palpable et la
présence des arbres et le fait que cette intrigue se déroule dans le même
univers.
-
Du coup, il est difficile de ne pas être déçu par ce troisième tome de Trees qui tient presque du hors-série qu’autre
chose.
-
Une intrigue qui tient davantage du polar que de la SF et qui, certes, se
laisse lire mais qui est loin d’être incontournable…
-
Jason Howard livre une prestation de qualité dans l’ensemble, certes,
cependant, il est un peu en deçà sur certaines planches… Qui plus est, il possède
un style pour le moins particulier qui ne plaira pas à tout le monde.
Ma
note : 6,5/10
TÉTRALOGIE
DES ORIGINES – LE MARTEAU DE THOR
Fin
1939. Heinrich Himmler ne peut tolérer le cuisant échec qu'il vient de subir :
l'arme découverte dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir serait, au moins en
partie, tombée entre les mains des Anglais. Il se doit de rassembler au plus
vite ses éléments épars. Et aussi de retrouver Friedrich Saxhäuser, son agent
disparu, qui représente un enjeu presque aussi essentiel dans le conflit
naissant. Alors que la Wehrmacht écrase la Pologne et que les Einsatzgruppen
déchaînent l'enfer dans les rues de Varsovie, l'Allemagne hitlérienne s'apprête
donc à abattre le Marteau de Thor sur l'Angleterre. Mais les Américains
veillent, ainsi que Saxhäuser et ses nouveaux alliés...
Tétralogie des Origines – Le Marteau de Thor
Auteur
: Stéphane Przybylski
Type
d'ouvrage : Uchronie, Ufologie
Première
Parution : 13 novembre 2015
Edition
Poche : 08 mars 2018
Titre
en vo : Tétralogie des Origines – Le Marteau de
Thor
Pays
d’origine : France
Langue
d’origine : français
Traduction : Néant
Editeur : Pocket
Nombre
de pages : 544
Mon
avis : Loin d’être un chef d’œuvre
absolu, le premier volet de la Tétralogie
des Origines, œuvre du sieur Stéphane Przybylski était néanmoins apparu
comme étant une agréable surprise qui, ma foi, avait sut attirer mon attention par
le biais de son postulat fort alléchant – peu de temps avant la Seconde Guerre
Mondiale, une expédition nazie retrouve les traces d’une ancienne civilisation
au beau milieu de l’Irak et, surtout, d’une présence d’extraterrestres, ce qui
les entraine, mais aussi les britanniques, dans une folle course poursuite pour
l’acquisition d’une technologie capable de bouleverser les forces en présence –
et de son rythme pour le moins trépidant qui m’aura tenu en haleine tout au long
de ce premier volet. Bref, un bon début pour une quadrilogie d’aventure qui, mêlant
aliens et nazis, personnages historiques et faits inventés pour l’occasion,
avait de quoi ravir les amateurs du genre. Ajoutons à cela les bonnes
connaissances historiques de l’auteur et l’on pourrait presque crier à la
perfection si ce n’est, bien évidement, les traditionnels défauts propres au
genre, c’est-à-dire, des personnages stéréotypés, un certain manque d’originalité
– bah oui, des histoires de nazis, finalement, c’est commun, comme les extraterrestres
– voir même une structure narrative un poil tape à l’œil. Mais bon, malgré ces
quelques défauts, Le Château des Millions
d'Années était, dans l’ensemble, un bon roman mi-historique, mi-SF et sa
suite immédiate, Le Marteau de Thor, confirme,
dans les grandes lignes, tout le bien que l’on peut penser de cette Tétralogie des Origines ! Bien
entendu, ici, nous sommes désormais en terrain familier et l’effet de surprise
n’est plus au rendez vous, ce qui est naturel, d’un autre coté, c’est avec un
certain plaisir que l’on retrouve la suite d’une intrigue qui est toujours
aussi plaisante pour ne pas dire captivante, quand aux protagonistes, ma foi,
si l’on voit nettement moins Friedrich Saxhäuser, le héros – en quelque sorte –
de l’histoire, le reste du casting est suffisamment réussi pour le remplacer au
pied lever. Ajoutons à cela une grosse délocalisation du coté de la Grande-Bretagne
voir même, par moments, du coté des Etats-Unis, est l’on obtient, une fois de
plus, un roman qui, dans son ensemble, est bon, très bon même. Dommage que l’on
retrouve une fois de plus les mêmes défauts et que, quelque part, il y ait
également pas mal de longueurs dans ce second volet – après tout, elle est
vachement longue la mission des nazis dans la campagne anglaise – mais bon, pas
de quoi hurler à la déception, loin de là. Disons juste que l’on pourrait se
dire que cette Tétralogie des Origines,
mieux structurée, plus originale, aurait put être un incontournable et quelle
se contente juste d’être bonne, mais bon, dans le fond, c’est déjà pas mal et j’ai
grande hâte de lire la suite !
Points
Positifs :
-
Si vous avez apprécié le premier volet de la Tétralogie des Origines, ce sera avec un plaisir certain que vous
retrouverez la suite de cette saga d’aventure et de science-fiction qui reste
toujours aussi captivante et qui vous tiendra toujours autant en haleine.
Certes, tout n’est pas parfait mais, dans l’ensemble, cela reste une belle
réussite !
-
SF, nazis, espionnage, aventure, histoire
parallèle, paléocontact, figures historiques : tout cela se mêle une
nouvelle fois pour notre plus grand plaisir.
-
Comme je l’avais déjà souligné, l’auteur, Stéphane Przybylski, maitrise à
merveille son sujet et a de bonnes connaissances historiques, ce qui apporte
une certaine crédibilité à son récit.
-
Une petite délocalisation du coté de la Grande Bretagne principalement, la mise
en avant de nouveaux protagonistes tandis que d’autres sont davantage mis en
avant et, bien entendu, le plaisir de retrouver à nouveau quelques figures
historiques ayant bel et bien existées.
-
Friedrich Saxhäuser apparait nettement moins mais les autres protagonistes sont
suffisamment intéressants pour le remplacer de pied ferme !
Points
Négatifs :
-
Quelques longueurs dans ce second volet. Il faut dire que la mission des
espions nazis en terres anglaises occupe quasiment tout ce second tome qui, au
demeurant, est loin d’être court. Du coup, le rythme s’en ressent par moments…
-
Aussi plaisante soit la Tétralogie des
Origines, il faut reconnaitre que cette saga est très loin d’être un
incontournable. Disons plutôt que nous avons affaire à une bonne série
d’aventure matinée de SF, suffisamment captivante pour nous tenir en haleine
mais qui ne restera nullement dans les annales…
-
Des nazis, des extraterrestres, des armes secrètes… mouais, tout cela sent le
déjà-vu, il faut le reconnaitre.
-
Il y a tellement de protagonistes qu’il est souvent facile de s’y perdre,
surtout que l’auteur ne cesse d’alterner entre diverses époques.
Ma
note : 7,5/10