vendredi 22 avril 2016

HISTORIA SPECIAL – HITLER ET SES GENERAUX


HISTORIA SPECIAL – HITLER ET SES GENERAUX
Mai 1978

Sommaire :
Edito : Hitler et ses Généraux, un mariage tendu
Journal de la France : Vingt ans déjà
Hitler et ses Généraux
- Où peut conduire le mariage d’un maréchal
- Keitel, fidèle comme un chien
- Le père de Sedan : Hitler ou von Manstein ?
- Moscou : défense de reculer
- Mon premier limogeage, par le général Guderian
- Le général Jodl : ne pas faire de peine au Führer
- Dans l’ambiance étouffante du quartier général, par Albert Speer
- Il enviait Staline
- Le débarquement : où et quand ?
- Le 20 juillet, un quarteron de généraux…
- Model, le « pompier du Führer »
- Une obstination coupable
- Sepp Dietrich, le lansquenet favori du Führer
- Paul Hausser, le général qui a osé dire « non »
- Le renvoi orageux de Guderian
- Schörner, le dernier maréchal
- Hitler et ses amiraux
- Pourquoi j’ai suivis Hitler, par le maréchal Keitel
- Quarante et un maréchaux et généraux de la Wehrmacht

Mon avis : L’année passée, je vous avais parlé d’un vieux numéro de Historia Spécial consacré aux Fantômes et aux Maisons Hantées, et donc, aujourd’hui, j’ai souhaité vous parler  d’un autre ancien numéro, datant de 1978, et qui, lui aussi, fut l’une des revues que j’ai eu l’occasion de lire et de relire un nombre incalculables de fois : Hitler et ses Généraux. Déjà, rien qu’avec le titre, cela annonce tout un programme, cette période historique étant, bien entendu, l’une des plus riches et les plus fascinantes qui soient. Cependant, certains pourront affirmer, a juste titre, que des revues consacrées a Hitler ou au nazisme, il y en a eu tellement qu’au bout d’un moment, tout a été dit (ou presque) sur le sujet, or, dans le cas présent, il n’en est rien et oui, mille fois oui, ce numéro mérite largement le détour, et ce, pour de multiples raisons… Ainsi, comme son nom l’indique, ce numéro de Historia Spécial est uniquement consacré aux relations pour le moins houleuses entre le plus célèbre dictateur de tous les temps et ses généraux, des relations faite de mépris et de méfiance du premier pour ses hauts-officiers de l’armée de terre, et cela, ma foi, c’est un sujet rarement abordé. Ensuite, il y a, du coup, la mise en avant d’hommes – certains très connus, d’autres beaucoup moins – qui, mine de rien, étaient les meilleurs dans leur partie : ainsi, comme il est dit dans ce numéro, pendant le second conflit mondial, aucune force alliée n’eut autant de généraux de qualité, ceux du régime nazi étant, et de loin, largement supérieurs a leurs homologues. Bref, un numéro oh combien intéressant pour ne pas dire passionnant et qui, en plus, de par son ancienneté, est d’une richesse impressionnante et sans comparaison aucune avec les équivalents actuels, bien plus courts en contenu. Du coup, si vous êtes amoureux d’Histoire, si la période de la seconde guerre mondiale vous passionne et si vous souhaitez en connaitre davantage sur ces fameux généraux allemands, alors, si l’occasion se présente de vous procurer ce numéro, alors, n’hésitez pas une seule seconde, je suis intimement persuader que vous ne le regretterez pas le moins du monde.


Points Positifs :
- Un numéro d’une richesse impressionnante, et ce, alors que le sujet est tout sauf original, du moins, en apparence : en effet, ici, ce qui est mis en avant, c’est les généraux d’Hitler et, bien entendu, les relations oh combien tumultueuses entre les premiers et le second, des relations faites de mépris et de méfiance, le dictateur n’ayant eu, a tord, qu’une piètre opinion de ses hommes.
- Si des noms comme ceux de Keitel, Guderian, Jodl ou Rommel sont bien entendus de la partie, le néophyte sera ravi en découvrant des figures moins connues mais tout aussi intéressantes comme, pour ne citer que quelques exemples, Model, Hausser, Schörner et beaucoup d’autres.
- Mine de rien, lorsque l’on lit ce numéro, on ne peut s’empêcher de se dire que si Hitler avait davantage fait confiance a ses généraux, la face du monde aurait été tout autre…
- Les revues, a l’époque, étaient bien plus complètes que de nos jours et s’il manque des illustrations couleurs, pour ce qui est de la partie texte, c’est aussi captivant qu’un livre, c’est pour dire !
- Si l’ensemble est fort réussi, les témoignages de Keitel, Speer ou Guderian sont passionnants à lire.
- La partie consacrée aux amiraux, Raeder et Dönitz.

Points Négatifs :
- Naturellement, ce numéro est consacré aux généraux d’Hitler, donc, du coup, la marine est a peine abordée et l’armée de l’air aux abonnées absents, ce qui, selon moi, est dommage surtout que, la aussi, il y avait beaucoup a dire.

Ma note : 9/10

samedi 16 avril 2016

HOMELAND – SAISON 1


HOMELAND – SAISON 1

Après une confidence d'un de ses informateurs, Carrie Mathison, agent de la CIA souffrant en secret de trouble bipolaire, est la seule persuadée que Nicholas Brody, un marine américain libéré lors d'une opération commando en 2011 au terme de huit ans de détention par Al-Qaïda, a été converti et représente un risque pour la sécurité nationale du pays. Sa persévérance pour suivre le comportement du marine, qui va virer à l'obsession maladive, va l'amener à déterminer si le traumatisme du soldat est réel, ou s'il participe à une conspiration visant les États-Unis.


Homeland – Saison 1
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 1
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 2 octobre 2011 – 18 décembre 2011
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mathison
Damian Lewis : Nicholas Brody
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Morena Baccarin : Jessica Brody
David Harewood : David Estes
Morgan Saylor : Dana Brody
Diego Klattenhoff : Mike Faber
Jackson Pace : Chris Brody
Jamey Sheridan : William Walden, le vice-président des États-Unis
Navid Negahban : Abu Nazir
Chris Chalk : Tom Walker
Amy Hargreaves : Maggie Mathison
Amir Arison : Farid Bin Abbud
David Marciano : Virgil
Maury Sterling : Max
Marin Ireland : Aileen Morgan
Sarita Choudhury : Mira Berenson
Linda Purl : Elizabeth Gaines
Omid Abtahi : Raqim Faisel
Afton Williamson : Helen Walker
Brianna Brown : Lynne Reed
James Rebhorn : Frank Mathison
Charles Borland : Sanders
Adam Boyer : Dan
Hrach Titizian : Danny Galvez
Taylor Kowalski : Xander

Mon avis : L’obligation de vous parler de Hatufim, excellente série que j’avais eu le bonheur de découvrir l’an passé, avant d’aborder le cas Homeland me semblait nécessaire puisque, parmi les nombreux fans de la série américaine, rares sont ceux, en effet, qui savent que celle-ci est en fait inspirée, que dis-je, fortement inspirée de sa devancière israélienne. En effet, même postulat de départ avec cette histoire d’anciens prisonniers de guerre revenus au pays, même méfiance (a juste titre ou non) vis-à-vis de ces derniers, mêmes traumatismes, et là, je n’ai aborder que les grandes lignes puisque, si l’on s’attaque aux détails, entre des petits mouvements des doigts récurrents, une fille, Dana, qui a le même nom (mais pas le même charisme) ou des liens particuliers avec les anciens tortionnaires, regarder cette première saison de Homeland, c’est un peu (beaucoup) comme revoir, a la sauce US, les deux saisons de Hatufim… en plus simple puisqu’ici, au lieu de trois anciens otages, nous n’en avons plus qu’un et que, par la force des choses, l’intrigue s’en voit simplifiée. Alors, Homeland, simple copie du chef d’œuvre qu’est Hatufim ? Oui et non car si effectivement, on sent la copie, si oui, cette première saison n’atteint pas l’intensité de sa devancière, après un début un peu déstabilisant où l’on ne cesse de pointer du doigt tel emprunt, tel copie, on finit par se dire que, malgré tout, Homeland porte en elle pas mal de qualités et de différences qui, au fil des épisodes, font que l’on accroche de plus en plus, que l’on met un peu de coté Hatufim et qu’on finisse par se dire que, certes, cela reste inférieur a l’œuvre original mais, et ce mais a son importance, nous nous trouvons bel et bien face a une bonne, que dis-je, une très bonne série. Cela, principalement, pour son héroïne, Carrie Mathison, personnage qui n’a pas son équivalent dans la série israélienne et qui, de par ses forces et ses faiblesses (et elles sont nombreuses) porte quasiment a elle toute seule cette première saison : probablement la meilleure dans sa partie (l’espionnage) mais, accessoirement, pas toute seule dans sa tête, on se prend rapidement de sympathie pour elle, surtout que la pauvre n’est pas vraiment écoutée, bien au contraire, dans sa croisade contre le héros rentré au pays, le fameux sergent Brody, personnage ambigu et intéressant mais un peu trop pompé sur les trois soldats israéliens de Hatufim. Ajoutons a cela une réalisation impeccable, pas mal de fausses pistes et de coup de théâtres en tout genre ainsi qu’un final plutôt prenant et on obtient une première saison qui réussit la gageure, malgré bien des emprunts, a se démarquer de Hatufim et a se révéler comme étant une réussite : la chose n’était pas forcément évidente au départ, surtout quand on est fan de l’œuvre originale, bien entendu plus aboutie… Mais comme la suite devrait se démarquer davantage, je pense que la suite de Homeland devrait être bien plus intéressante.


Points Positifs :
- Difficile d’éviter les comparaisons avec Hatufim vu que Homeland n’est que la version américaine de l’excellente série israélienne, pourtant, au fil des épisodes, on se prend de plus en plus au jeu et on commence à apprécier une série qui n’en reste pas moins plutôt bonne et a oublier sa devancière, ce qui, ma foi, est plutôt un bon point.
- Le personnage de Carrie Mathison, bien entendu : pugnace mais bipolaire, ne lâchant jamais rien mais complètement borderline, a la fois forte et faible, oh combien méfiante a l’égard du sergent Brody mais complètement sous le charme, nous avons là une héroïne franchement réussie et que l’on aime surtout pour ses faiblesses.
- Accessoirement, vu que le personnage de Carrie Mathison n’a pas son équivalent dans Hatufim, cette différence est l’une des meilleures choses de cette série, ce qui lui permet de se démarquer le plus.
- Scénaristiquement, même si les emprunts sont très nombreux, Homeland réussit tout de même, au fil des épisodes, à se démarquer de plus en plus de Hatufim au point qu’on finisse par apprécier cette série pour ses qualités et non uniquement pour voir ce que l’on pensait être une simple copie.
- Mine de rien, cela est franchement bien réalisé et une fois pris au jeu, entre les révélations, les coups de théâtre et un final franchement bon, tout cela devient rapidement captivant et laisse présager de bonnes choses pour la suite.
- Si vous n’avez jamais vu Hatufim, alors, le sergent Brody est un personnage on ne peut plus intéressant ; d’ailleurs, cela est valable pour bien d’autres choses…
- Le personnage de Saul Berenson.
- Le générique avec toutes ces images d’archives.

Points Négatifs :
- Bon, il est clair que si vous connaissez Hatufim, si vous êtes fan de cette excellente série israélienne, alors, c’est très difficile de ne pas faire les comparaisons entre les deux œuvres, surtout que, mine de rien, dans cette première saison, elles sont très nombreuses ; et comme en plus, malgré ses qualités, Homeland reste inférieure a l’œuvre originale, celles-ci ne jouent pas en sa faveur…
- Toujours au petit jeu des comparaisons, dans un sens plus large, Homeland est moins fin que Hatufim, le manichéisme plus présent, quoi que… du moins, au début.
- Il n’a pas l’air si dévasté que ça le sergent Brody lorsqu’il revient au pays ? Là aussi, repensez donc un peu a Nimrod et Ouri… Et puis, lorsqu’il prend des poses martiales de marine décérébré, qu’est ce qu’il est agacent !
- Entre la Dana de Hatufim et la Dana de Homeland, il y a un gouffre, que dis-je, un monde d’écart !

Ma note : 8/10

samedi 9 avril 2016

PIN UPS


PIN UPS

David Bowie

1 – Rosalyn (Duncan, Farley) 2:27
2 – Here Comes the Night (Berns) 3:09
3 – I Wish You Would (Arnold) 2:40
4 – See Emily Play (Barrett) 4:03
5 – Everything's Alright (Crouch, James, Karlson, Konrad, Stavely) 2:26
6 – I Can't Explain (Townshend) 2:07
7 – Friday on My Mind (Young, Vanda) 3:18
8 – Sorrow (Feldman, Goldstein, Gottehrer) 2:48
9 – Don't Bring Me Down (Dee) 2:01
10 – Shapes of Things (McCarty, Relf, Samwell-Smith) 2:47
11 – Anyway, Anyhow, Anywhere (Daltrey, Townshend) 3:04
12 – Where Have All the Good Times Gone (Davies) 2:35


Pin Ups
Musicien : David Bowie
Parution : 19 octobre 1973
Enregistré : juillet 1973
Durée : 33:42
Genre : Glam Rock
Producteur : David Bowie, Ken Scott
Label : RCA

Musiciens :
David Bowie : chant, guitare, saxophones ténor et alto, harmonica, arrangements, chœurs, Moog
Mick Ronson : guitare, piano, chant, arrangements
Trevor Bolder : basse
Aynsley Dunbar : batterie
Mike Garson : piano, orgue, clavecin, piano électrique
Ken Fordham : saxophone baryton
Warren Peace (G.A. MacCormack) : chœurs

Mon avis : Ne souhaitant pas tomber dans le piège de la réédite suite au succès monumental de The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars qui l’avait poser, un an auparavant, en maitre absolu de la scène Glam Rock britannique, David Bowie, artiste iconoclaste et avide de nouveautés, finit par tuer son alter-égo Ziggy, en plein concert, avant de laisser quasiment tous ses anciens compagnons sur le bord de la route et de passer a autre chose, outre-Atlantique. Mais avant ce suicide en plein concert, Bowie, tout juste âgé de 26 ans, décida de nous pondre un opus pour le moins singulier, ce Pin Ups, donc, uniquement composé de reprises de chansons de groupes dont il était fan du temps d’une jeunesse pas si lointaine pour lui. Forcément, la chose, alors, ne plu pas le monde à ses fans et, d’ailleurs, plus de quarante ans après, Pin Ups reste l’un des albums les plus décriés de Bowie : il faut dire, quelque part, à raison puisque, après tout, un album de reprises, cela sent toujours la solution de facilité, le manque d’inspiration, pour ne pas dire… le vide artistique ! D’ailleurs, d’un point de vu personnel, je n’aime pas (ou très rarement) les reprises, alors, vous pouvez imaginez mon désarroi face a cet album ?! Mais alors, Pin Ups est-il aussi faiblard et inintéressant qu’on pourrait le soupçonner, le craindre ? En fait, soyons francs, cet opus n’est absolument pas indispensable en tant que tel et il est bel et bien très moyen : les fans des chansons originales et des groupes qui les ont composées trouveront ces reprises inférieures, ce qu’elles sont, les autres, qui ne connaissent pas la plupart de ces titres des années 60 resteront de marbre la plupart du temps. Cependant, Bowie étant Bowie, tout cela n’est pas complètement inintéressant et, ma foi, après réécoute de la chose, force est de constater que, rien que pour sa version plutôt réussie du See Emily Play des Pink Floyd version Syd Barrett (dont Bowie était un grand fan), ses reprises de deux titres de Who, un des Yardbirds, Shapes of Things, sans oublier un Sorrow de The Merseys plutôt sympathique, le jeu en vaut presque la chandelle. Alors oui, Pin Ups n’est pas un grand album, il n’est pas indispensable dans la longue discographie du maitre, mais bon, si vous souhaitez entendre Bowie rendre hommage a ses idoles, ma foi, pourquoi pas ?


Points Positifs :
- Indéniablement, le See Emily Play des Pink Floyd version Barrett est le moment fort de cet album de reprises : une version étonnante mais franchement réussie.
- Quelques reprises sortent du lot comme Shapes of Things, Sorrow, celles des Who.
- La pochette de l’album est supérieure a son contenu, et, ma foi, celle-ci, où Bowie version Ziggy pose avec le mannequin Twiggy est plutôt pas mal.
- Si vous aimez les albums de reprises, alors, il se pourrait que vous trouviez votre compte dans ce Pin Ups et serez moins dur quand a son intérêt. 

Points Négatifs :
- Il n’y a rien de plus ennuyeux qu’un album de reprises, solution de facilité pour se faire de l’argent sans se prendre la tête. Alors oui, on peut dire que Bowie souhaitait rendre hommage à ses idoles, mais bon, je n’y vois là qu’un opus sans grand intérêt, artistiquement parlant.
- Si vous n’aimez pas les reprises ou très peu, alors, vous risquez de vous ennuyer ferme avec ce Pin Ups.
- Si, comme je l’ai dit, certains titres sortent du lot, ce n’est pas vraiment le cas de tous, loin de là.
- Et en plus, la seule qui m’intéressait véritablement, c’est-à-dire, Amsterdam de Jacques Brel n’est pas dans cet album…
- Faut tout de même posséder une connaissance certaine des sixties pour connaitre toutes ces chansons et tous ces groupes, et encore, quand c’est le cas, le fan préférera les originales.

Ma note : 5/10

lundi 4 avril 2016

AJAMI


AJAMI

Le quartier d'Ajami, à Jaffa, est un lieu cosmopolite où cohabitent Juifs, Musulmans et Chrétiens. Le jeune Nasri, âgé de 13 ans, et son grand frère Omar vivent dans la peur depuis que leur oncle a tiré sur un membre important d'un autre clan. Malek, un jeune réfugié palestinien, travaille illégalement en Israël pour financer l'opération que sa mère doit subir. Binj, palestinien, rêve d'un futur agréable avec sa petite amie chrétienne. Dando, un policier juif recherche désespérément son jeune frère disparu... L'histoire de destins croisés au cœur d'une ville déchirée.


Ajami
Réalisation : Scandar Copti et Yaron Shani
Scénario : Scandar Copti et Yaron Shani
Musique : Rabiah Buchari
Production : Ad Vitam
Genre : Drame
Titre en vo : Ajami
Pays d'origine : Israël
Langue d'origine : arabe, hébreux
Date de sortie : 17 septembre 2009
Durée : 118 mn

Casting :
Shahir Kabaha : Omar, 19 ans, arabe israélien
Ibrahim Frege : Malek, 16 ans, jeune réfugié palestinien dont la mère est à l'hôpital
Fouad Habash : Nasri, 13 ans, le jeune frère d'Omar, ayant des visions
Youssef Sahwani : Abu Elias, le riche et puissant patron chrétien d'Omar
Ranin Karim : Hadir, la fille d'Abu Elias, amoureuse d'Omar
Eran Naim : Dando, policier juif
Scandar Copti : Binj, un ami d’Omar et Malek, l'homme à la barbichette
Elias Saba : Shata, un ami d'Omar et de Binj
Hilal Kabob : Anan, travaille pour Abu Elias
Nisrine Rihan : Ilham
Abu George Shibli : Sido
Moshe Yerushalmi : le père de Dando
Tamar Yerushalmi : la mère de Dando
Sigal Harel : la sœur de Dando

Mon avis : Ce n’est pas la première fois que le cinéma israélien est mis a l’honneur sur ce blog et même si, il faut le reconnaitre, aucun film n’a atteint, de mon point de vu, le niveau d’excellence de cette extraordinaire série en deux saisons qu’est Hatufim – voir ici et ici – force est de constater que, au fil des ans, les longs métrages locaux ne m’ont jamais laisser indifférent. Il faut dire qu’être passionner par la géopolitique locale, en tenant compte, bien sur, du fait que dans cette triste histoire de lutte entre deux peuples, il n’y a pas de gentils ni de méchants, les torts étant des deux cotés, cela aide un peu, du coup, lorsque l’occasion s’est présentée a moi de voir un énième film israélien, ce Ajami, donc, je n’ai guère hésité – ou tout juste pour le principe, bien sur. Car bien sur, on pourrait se dire : encore un film traitant des problèmes, oh combien importants, de société entre hébreux et palestiniens (avec des arabes chrétiens au milieu, bien sur) et si la chose n’est pas inexacte, cela n’enlève rien au fait que ce manque d’originalité apparent n’en est pas vraiment un ; ou alors, on pourrait dire la même chose pour tous les genres. Car avant toute chose, Ajami, du nom d’un quartier cosmopolite de la ville de Jaffa, tient davantage du thriller dramatique que de la critique sociale, même si, contexte oblige, celle-ci n’est jamais bien loin – d’un autre coté, comment pourrait-on faire l’impasse sur celle-ci ?! Un thriller, donc, composé de cinq histoires entremêlées en autant de chapitres qui ne se succèdent pas forcément dans l’ordre chronologique des événements et qui se dévoilent, au fur et a mesure de l’avancée du film : bourrée de fausses pistes et donc riche en révélations, certaines étant, surtout vers la fin, franchement surprenantes, Ajami est donc un long métrage qui ne prend toute sa saveur qu’au bout d’un moment, lorsque l’on se rend compte, plutôt agréablement, que la complexité de ces multiples intrigues liées entre elles sont on ne peut plus captivantes. Du coup, en partant d’un postulat de départ loin d’être enthousiasmant, de par ses chapitres et ses nombreuses révélations qui remettent jusqu’au bout nos certitudes, Ajami, servi accessoirement par une flopée d’acteurs non professionnels, est un film qui mérite le détour ; loin d’être exceptionnel, certes, mais néanmoins suffisamment réussi pour captiver l’intérêt du spectateur jusqu’au bout, se révélant au final être une plutôt bonne surprise.


Points Positifs :
- La structure narrative du film qui, diviser en plusieurs chapitres, est bourrée de fausses pistes et de révélations en tout genre, et ce, jusqu’aux dernières minutes, franchement étonnantes.
- Au début, on se demande quels sont les liens entre tous ces personnages, ces diverses intrigues et, au bout d’un moment, on se plait surtout à essayer de deviner quels sont ces fameux liens… en se trompant, parfois, ce qui n’est pas un défaut, le scénario nous entrainant justement sur ces nombreuses fausses pistes.
- La fin, surprenante au possible et plutôt dramatique.
- La majorité des acteurs ne sont pas professionnels, eh ben, ma foi, cela ne se remarque pas le moins du monde.   

Points Négatifs :
- Un peu de mal a rentrer dans le film au début, il faut dire que le premier tiers de celui-ci n’est pas franchement engageant, même si, bien entendu, une fois qu’on a compris l’histoire des divers chapitres, c’est une autre histoire.
- Pas vraiment été fan des passages avec les dessins, je trouve que ces derniers cassent un peu le rythme.
- Malgré un ensemble final plutôt bon, il faut reconnaitre qu’il y a un certain sentiment de déjà-vu par moments, lors de certaines scènes.  

Ma note : 7/10