L’AMIE
PRODIGIEUSE – SAISON 3
Elena
Greco reçoit un coup de fil annonçant la disparition de son amie d’enfance
Lila. Depuis leur plus tendre enfance, les deux femmes ont créé un lien
d’amitié indéfectible. Elena, désormais sexagénaire, décide de raconter
l’histoire de leur vie. Celle-ci se déroule dans un quartier pauvre de la ville
de Naples à la fin des années 1950. Nino se rend à la présentation du livre
d'Elena à Milan. La jeune femme est agréablement surprise et réalise que son
amour de jeunesse ne l'a jamais oubliée. Elena annonce qu'elle ne veut pas se
marier à l'église, ce qui bouleverse sa famille.
L’Amie Prodigieuse – Saison 3
Réalisation
: Saverio Costanzo
Scénario
: Saverio Costanzo d’après le roman d'Elena Ferrante
Musique : Max
Richter
Production : Rai
Fiction, HBO
Genre : Drame
Titre
en vo : L'Amica Geniale – Stagione 3
Pays
d’origine : Italie, Etats-Unis
Chaîne
d’origine : Rai 1, HBO
Diffusion
d’origine : 06 février 2022 – 27 février 2020
Langue
d'origine : napolitain, italien
Nombre
d’épisodes : 8 x 58 minutes
Casting :
Margherita
Mazzucco : Elena « Lenù » Greco
Gaia
Girace : Raffaella « Lila » Cerullo
Elisa
Del Genio : Lenù enfant
Ludovica
Nasti : Lila enfant
Anna
Rita Vitolo : Immacolata
Greco, mère d'Elena
Luca
Gallone : Vittorio Greco, père
d'Elena
Imma
Villa : Manuela Solara, femme de
Silvio
Antonio
Milo : Silvio Solara
Alessio
Gallo : Michele Solara, le fils de
Silvio et Manuela
Valentina
Acca : Nunzia Cerullo, la mère de
Lila
Antonio
Buonanno : Fernando
Cerullo, le père de Lila
Dora
Romano : Miss Oliviero, professeur
à l'école élémentaire
Nunzia
Schiano : Nella Incardo
Giovanni
Amura : Stefano Carracci
Gennaro
De Stefano : Rino Cerullo
Francesco
Serpico : Nino Sarratore
Federica
Sollazzo : Pinuccia
Carracci
Anna
Redi : Mme Galiani, professeur de
grec et latin au lycée
Clotilde
Sabatino : Mme Galiani,
professeur de grec et latin au lycée
Ulrike
Migliaresi : Ada Cappuccio
Christian
Giroso : Antonio Cappuccio
Eduardo
Scarpetta : Pasquale
Peluso
Giovanni
Buselli : Enzo Scanno
Giovanni
Cannata : Armando Galiani
Francesco
Russo : Bruno Soccavo
Bruno
Orlando : Franco Mari
Daria
Deflorian : Adele Airota
Matteo
Cecchi : Pietro Airota
Matteo
Castaldo et Daniele Cacciatore : Peppe Greco
Raffaele
Nocerino et Davide De Lucia : Gianni Greco
Cristina
Fraticola et Gaia Buongiovanni : Elisa Greco
Sarah
Falanga : Maria Carracci
Fabrizio
Cottone : Alfonso Carracci
Daniel
Campagna et Giuseppe Cortese : Gennaro Carracci
Lia
Zinno : Giuseppina Peluso
Francesca
Pezzella : Carmela Peluso
Pina
Di Gennaro : Melina
Cappuccio
Emanuele
Valenti : Donato Sarratore
Fabrizia
Sacchi : Lidia Sarratore
Miriam
D'Angelo : Marisa
Sarratore
Catello
Buonomo : Pino Sarratore
Federica
Barbuto : Clelia Sarratore
Mattia
Iapigio : Ciro Sarratore
Elvis
Esposito : Marcello Solara
Mimmo
Ruggiero : M. Spagnuolo
Patrizia
Di Martino : Rosa Spagnuolo
Rosaria
Langellotto : Gigliola
Spagnuolo
Valentina
Arena : Jolanda
Riccardo
Palmieri : Gino
Giorgia
Gargano : Nadia Galiani
Enrico
D'Errico : Pier Paolo
Pasolini
Giustiniano
Alpi : Rolando Berti
Alessandro
Bertoncini : Carlo Fortini
Francesco
Saggiomo : Dino Cerullo
Ilaria
Zanotti : Giulia Cristaldi
Maria
Rosaria Bozzon : Titina
Giulia
Mazzarino : Maria Rosa
Airota
Maurizio
Tabani : Professeur Tarratano
Gabriele
Vacis : Guido Airota
Alba
Rohrwacher : la narratrice
Mon
avis : Je ne vais pas vous mentir, L’Amie
Prodigieuse, adaptation de la saga romanesque du même nom de la bien
mystérieuse Elena Ferrante – personne ne connait son identité et il se pourrait
même qu’il s’agisse d’un homme – aura été, à mes yeux, la très bonne surprise
de cette fin d’été 2022. Il suffit, bien entendu, de relire mes critiques de la
première et de la seconde
saison de cette série italienne pour s’en convaincre et, se dire que, après
tout le bien que j’avais put dire au sujet de cette saga dramatique dans l’Italie
des années 50 et 60, ce fut avec un enthousiasme pour le moins conséquent que
je me suis plongé dans cette suite que j’attendais avec impatience et que,
comme ses devancières, j’ai dévoré en quelques jours à peine – et encore, si j’étais
en congés, je pense que je pouvais me coltiner une saison en une nuit tellement
j’ai été captiver par cette série… Naturellement, je ne vais pas revenir, pour
la énième fois, sur la qualité intrinsèque de cette série : qualité du
scénario, protagonistes marquants, reconstitution de qualité sans oublier le
coté historique et sociétal, tous ces éléments sont présents depuis les débuts
de L’Amie Prodigieuse et c’est tout naturellement
qu’on les retrouve dans cette troisième saison. Pourtant, après visionnage de
cette dernière, je dois reconnaitre que j’ai été un peu moins emballé… Il y
aurait-il eut une baisse notable de la qualité ? Que nenni, fort
heureusement, disons juste que deux points m’ont déçus, un que l’on peut
qualifier de crédible, le second, nettement moins. Premièrement, j’ai regretté
que dans cette troisième saison, il soit fait quasiment l’impasse sur bon
nombre des protagonistes auxquels on s’était habitués : cela peut se
comprendre pour les personnages secondaires vu qu’Elena vis désormais à
Florence et que cette saison est centrée sur elle, beaucoup moins pour ce qui
est de Lila qui apparait nettement moins à l’écran. Deuxièmement, il y a mon
ressentit quand à la tournure prise par les événements et la problématique Nino :
mais qu’est-ce que j’ai détesté ce personnage, petit con prétentieux que j’avais
envie de cogner lors de chacune de ses apparitions et vu comment s’achève cette
troisième saison, vous pouvez comprendre mon désarroi… Mais là, à bien y
réfléchir, est-ce vraiment un défaut !? Si l’histoire ne me plait pas,
cela ne signifie nullement que celle-ci est mauvaise ! Et puis, si j’ai aimé
détester Nino – et, finalement, Elena – c’est que, quelque part, j’ai été complètement
happé par le scénario, que ce que je voyais me touchait suffisamment pour que j’éprouve
des sentiments, même négatifs comme la colère. Et, finalement, n’est ce pas là
le principal ?! Forcément, au vu de ce que je viens de dire, comment ne
pas reconnaitre que, une fois de plus, je ne peux que m’incliner devant cette
troisième saison de L’Amie Prodigieuse,
une série décidément très bonne et qui continu a flirter avec l’excellence,
saisons après saisons. Reste à présent un problème, un très gros problème :
il va me falloir ronger mon frein et patienter longtemps, très longtemps, pour
connaitre le fin mot de l’histoire vu que la quatrième saison ne paraitra qu’en
2023 voir en 2024 et, franchement, c’est long, horriblement long !
Points
Positifs :
-
Une troisième saison peut-être un poil moins aboutie selon moi – et encore –
mais qui n’en reste pas moins excellente et qui confirme, une fois de plus,
tout le bien que l’on peut penser de L’Amie
Prodigieuse, une série de superbe qualité qui se regarde, que dis-je, qui
se dévore avec toujours autant de plaisir !
-
Une troisième saison davantage centrée sur Elena et où l’on suit la jeune
femme, désormais mariée, du coté de Florence. Certes, on peut regretter que
Lila apparaisse moins, cependant, la relation entre la première, son mari et le
fameux Nino a de quoi nous tenir en haleine, surtout pour ce qui est des deux
derniers épisodes.
-
Puisque l’on parle du loup, abordons le cas Nino : oh que oui je le
déteste, mais bon, quelque part, si c’est le cas, c’est que l’intrigue est suffisamment
bien écrite pour que je ne sois pas indifférent à ce que je vois à l’écran…
-
Pour ce qui est du casting, une fois de plus, que dire de plus à son sujet si
ce n’est qu’il est plutôt bon même s’il n’y a pas de têtes d’affiches. Quand à
Margherita Mazzucco et Gaia Girace, elles sont toujours aussi bonnes dans leurs
rôles respectifs.
-
Le coté historique est de plus en plus présent et on entre désormais dans les tristement
Années de Plomb qui auront ravagés la péninsule italienne au cours des années
70.
-
Une reconstitution de l’Italie des années 60 et 70 que l’on peut qualifier,
sans exagération aucune, de parfaite.
Points
Négatifs :
-
Il est tout de même dommage qu’une grosse partie du casting soit passé aux
oubliettes ou apparaisse nettement moins – même Lila n’est plus aussi présente
à l’écran.
-
J’ai de plus en plus de mal avec Elena, un personnage nettement moins plaisant
que lors de ses débuts…
-
Naturellement, il faut aimer ce genre de série dramatique pour apprécier, comme
il se doit, une série comme L’Amie Prodigieuse.
Ma
note : 7,5/10
L’AMIE
PRODIGIEUSE – SAISON 2
Elena
Greco reçoit un coup de fil annonçant la disparition de son amie d’enfance
Lila. Depuis leur plus tendre enfance, les deux femmes ont créé un lien
d’amitié indéfectible. Elena, désormais sexagénaire, décide de raconter
l’histoire de leur vie. Celle-ci se déroule dans un quartier pauvre de la ville
de Naples à la fin des années 1950. Lila et Elena ont désormais seize ans. Si
Lila se conforme tant bien que mal à son rôle d'épouse, Elena découvre une
nouvelle ville et ... une autre vie possible. Lila passe sa lune de miel à
Amalfi tandis qu'Elena traverse une phase de doute en repensant à ses choix de
vie. Lorsque Lila revient à Naples avec des ecchymoses sur le corps, les deux
jeunes filles retrouvent leur ancienne complicité.
L’Amie Prodigieuse – Saison 2
Réalisation
: Saverio Costanzo
Scénario
: Saverio Costanzo d’après le roman d'Elena Ferrante
Musique : Max
Richter
Production : Rai
Fiction, HBO
Genre : Drame
Titre
en vo : L'Amica Geniale – Stagione 2
Pays
d’origine : Italie, Etats-Unis
Chaîne
d’origine : Rai 1, HBO
Diffusion
d’origine : 10 février 2020 – 02 mars 2020
Langue
d'origine : napolitain, italien
Nombre
d’épisodes : 8 x 58 minutes
Casting :
Margherita
Mazzucco : Elena « Lenù » Greco
Gaia
Girace : Raffaella « Lila » Cerullo
Elisa
Del Genio : Lenù enfant
Ludovica
Nasti : Lila enfant
Anna
Rita Vitolo : Immacolata
Greco, mère d'Elena
Luca
Gallone : Vittorio Greco, père
d'Elena
Imma
Villa : Manuela Solara, femme de
Silvio
Antonio
Milo : Silvio Solara
Alessio
Gallo : Michele Solara, le fils de
Silvio et Manuela
Valentina
Acca : Nunzia Cerullo, la mère de
Lila
Antonio
Buonanno : Fernando
Cerullo, le père de Lila
Dora
Romano : Miss Oliviero, professeur
à l'école élémentaire
Nunzia
Schiano : Nella Incardo
Giovanni
Amura : Stefano Carracci
Gennaro
De Stefano : Rino Cerullo
Francesco
Serpico : Nino Sarratore
Federica
Sollazzo : Pinuccia
Carracci
Anna
Redi : Mme Galiani, professeur de
grec et latin au lycée
Clotilde
Sabatino : Mme Galiani,
professeur de grec et latin au lycée
Ulrike
Migliaresi : Ada Cappuccio
Christian
Giroso : Antonio Cappuccio
Eduardo
Scarpetta : Pasquale
Peluso
Giovanni
Buselli : Enzo Scanno
Giovanni
Cannata : Armando Galiani
Francesco
Russo : Bruno Soccavo
Bruno
Orlando : Franco Mari
Daria
Deflorian : Adele Airota
Matteo
Cecchi : Pietro Airota
Matteo
Castaldo et Daniele Cacciatore : Peppe Greco
Raffaele
Nocerino et Davide De Lucia : Gianni Greco
Cristina
Fraticola et Gaia Buongiovanni : Elisa Greco
Sarah
Falanga : Maria Carracci
Fabrizio
Cottone : Alfonso Carracci
Daniel
Campagna et Giuseppe Cortese : Gennaro Carracci
Lia
Zinno : Giuseppina Peluso
Francesca
Pezzella : Carmela Peluso
Pina
Di Gennaro : Melina
Cappuccio
Emanuele
Valenti : Donato Sarratore
Fabrizia
Sacchi : Lidia Sarratore
Miriam
D'Angelo : Marisa
Sarratore
Catello
Buonomo : Pino Sarratore
Federica
Barbuto : Clelia Sarratore
Mattia
Iapigio : Ciro Sarratore
Elvis
Esposito : Marcello
Solara
Mimmo
Ruggiero : M. Spagnuolo
Patrizia
Di Martino : Rosa Spagnuolo
Rosaria
Langellotto : Gigliola
Spagnuolo
Valentina
Arena : Jolanda
Riccardo
Palmieri : Gino
Giorgia
Gargano : Nadia Galiani
Enrico
D'Errico : Pier Paolo
Pasolini
Giustiniano
Alpi : Rolando Berti
Alessandro
Bertoncini : Carlo Fortini
Francesco
Saggiomo : Dino Cerullo
Ilaria
Zanotti : Giulia Cristaldi
Maria
Rosaria Bozzon : Titina
Giulia
Mazzarino : Maria Rosa
Airota
Maurizio
Tabani : Professeur Tarratano
Gabriele
Vacis : Guido Airota
Alba
Rohrwacher : la narratrice
Mon
avis : Je ne vais pas faire planer le
suspens plus longtemps car oui, après avoir été littéralement conquis par la
première saison de L’Amie
Prodigieuse, adaptation de la saga romanesque du même nom, œuvre de la
mystérieuse Elena Ferrante – mystérieuse parce que l’on ne connait pas sa
véritable identité et qu’il se pourrait même qu’il ne s’agisse pas d’une femme –
je l’ai été tout autant par cette seconde saison qui, qualitativement parlant,
est toujours aussi bonne. Ceci étant dit, que pourrait-on ajouter de plus à une
série qui, en toute franchise, s’avère être une indéniable réussite ? Eh
bien, tout d’abord, on pourrait rappeler tout ce qui fait de L’Amie Prodigieuse une excellente série,
c’est-à-dire, la qualité de son scénario qui reste toujours aussi captivant,
ses protagonistes nombreux et charismatiques, ses actrices et acteurs qui, sans
être des têtes d’affiches – loin de là – font parfaitement le job, mais aussi,
cette bonne reconstitution du Naples des années 50 et ce coté sociétal qui, une
fois de plus, fonctionne parfaitement. Après tout, en dehors des amourettes des
deux héroïnes et du sort de tout ce petit monde, que serait cette série sans la
bien triste réalité qu’elle nous montre, de manière implacable, c’est-à-dire, l’immense
gouffre existant entre le peuple et les élites intellectuelles, l’incompréhension
totale qui existe entre les deux – et dans les deux sens – un certain mépris
envers les habitants du sud de l’Italie mais aussi, ne l’oublions pas, la place
de la femme dans cette société méditerranéenne oh combien machiste où,
finalement, celle-ci ne serait qu’a la disposition de ces hommes, qu’ils
travaillent à l’usine où dans les plus prestigieuses universités… Tout cela,
celles et ceux qui ont apprécié la première saison de L’Amie Prodigieuse le retrouvent avec plaisir et même si l’effet de
surprise des débuts est passé, force est de constater que, scénaristiquement, c’est
toujours aussi efficace surtout que, mine de rien, il s’en passe des choses
pour nos deux héroïnes – et bien d’autres protagonistes – au cours de ces huit
nouveaux épisodes… Un mariage sans amour qui ne peut que se finir mal pour Lina,
dégoutée qu’elle est par son mari qui s’avère être un pauvre type, une histoire
d’amour qui met a mal la relation entre les deux jeunes femmes, l’objet de leur
convoitise s’avérant être un beau petit salopard, quand à Lenù, si cette
dernière n’a décidément pas de chance en amour, elle poursuit avec brio ses
études. Ajoutons à cela des personnages secondaires toujours aussi riches, de
belles images d’Ischia qui m’ont davantage convaincu quand au fait qu’il va
falloir que j’aille y passer quelques jours et, ma foi, je pense avoir fait le
tour de cette seconde saison de L’Amie
Prodigieuse, une saison qui aura confirmer tout le bien que je pensais de
cette série et qui m’aura donner envie, bien entendu, de me plonger le plus
rapidement possible dans la suite !
Points
Positifs :
-
Si la première saison de L’Amie
Prodigieuse flirtait déjà allègrement avec la perfection, force est de
constater que cette seconde saison est tout aussi bonne et que, même si l’effet
de surprise n’est plus au rendez vous, cela est contrebalancé par le fait que l’on
est désormais familier avec les protagonistes et que c’est un pur régal que de
suivre, épisodes après épisodes, leurs sorts respectifs.
-
Une seconde saison qui met principalement l’accent sur les relations amoureuses
de nos deux héroïnes avec, au passage, un mariage raté, une rivalité et,
surtout, pas mal de déceptions. Cela peut paraitre basique de prime abord,
cependant, on est toujours aussi captiver par un scénario prenant et riche en
rebondissements !
-
Pour ce qui est du casting, une fois de plus, que dire de plus à son sujet si
ce n’est qu’il est plutôt bon même s’il n’y a pas de têtes d’affiches. Quand à Margherita
Mazzucco et Gaia Girace, elles sont toujours aussi bonnes dans leurs rôles
respectifs.
-
Le coté sociétal de la série est de plus en plus présent et entre les
différences entre les classes aisées et les classes modestes, les intellectuels
et les travailleurs manuels, il faut souligner le sort des femmes, peu
enviables et qui, finalement, sont a disposition de tous ces hommes qui ne voient
là que des moyens de soulager leurs plus bas instincts…
-
Une reconstitution du Naples des années 50 que l’on peut qualifier, sans
exagération aucune, de parfaite.
-
Encore un petit tour du coté d’Ischia, histoire de me faire à nouveau réver…
Points
Négatifs :
-
Je pense que le septième épisode aurait dut conclure cette saison car bon,
comment dire, le huitième, lui, aurait davantage aurait été à sa place dans la
suivante…
-
Naturellement, il faut aimer ce genre de série dramatique pour apprécier, comme
il se doit, une série comme L’Amie Prodigieuse.
Ma
note : 8/10
L’AMIE
PRODIGIEUSE – SAISON 1
Elena
Greco reçoit un coup de fil annonçant la disparition de son amie d’enfance
Lila. Depuis leur plus tendre enfance, les deux femmes ont créé un lien
d’amitié indéfectible. Elena, désormais sexagénaire, décide de raconter
l’histoire de leur vie. Celle-ci se déroule dans un quartier pauvre de la ville
de Naples à la fin des années 1950. Lila Cerullo est une petite fille très
intelligente, mais rebelle. Par sa différence, elle est rejetée par ses
camarades. Un jour, en classe, elle démontre des capacités exceptionnelles :
elle a appris à lire et écrire seule alors que les autres enfants de sa classe
en sont encore à remplir des pages de bâtons. Intriguée par sa personnalité et ses
connaissances, Elena, à partir de ce jour, se met en tête de devenir son amie
coûte que coûte. Un jour, pour tester Elena, après l'échange de leurs poupées
de chiffon, Lila décide de jeter la poupée d'Elena par les grilles de la cave
du plus redouté de tous les habitants du quartier, vu comme un ogre : le
mafieux Don Achille. En réponse, et afin de s’affirmer, Elena en fait de même.
Après être descendues toutes les deux dans la cave, et avoir tenté en vain de
les récupérer, Lila imagine alors un plan : elles décident d’affronter Don
Achille. Elles l’accusent d’avoir volé leurs poupées. Cette imagination, tout
droit venue de la bouillonnante Lila, portera ses fruits, puisque admirant leur
courage, Don Achille finit par leur donner un billet pour qu’elles aillent se
racheter une poupée chacune.
L’Amie Prodigieuse – Saison 1
Réalisation
: Saverio Costanzo
Scénario
: Saverio Costanzo d’après le roman d'Elena Ferrante
Musique : Max
Richter
Production : Rai
Fiction, HBO
Genre : Drame
Titre
en vo : L'Amica Geniale – Stagione 1
Pays
d’origine : Italie, Etats-Unis
Chaîne
d’origine : Rai 1, HBO
Diffusion
d’origine : 18 novembre 2018
Langue
d'origine : napolitain, italien
Nombre
d’épisodes : 8 x 58 minutes
Casting :
Margherita
Mazzucco : Elena « Lenù » Greco
Gaia
Girace : Raffaella « Lila » Cerullo
Elisa
Del Genio : Lenù enfant
Ludovica
Nasti : Lila enfant
Anna
Rita Vitolo : Immacolata
Greco, mère d'Elena
Luca
Gallone : Vittorio Greco, père
d'Elena
Imma
Villa : Manuela Solara, femme de
Silvio
Antonio
Milo : Silvio Solara
Alessio
Gallo : Michele Solara, le fils de
Silvio et Manuela
Valentina
Acca : Nunzia Cerullo, la mère de
Lila
Antonio
Buonanno : Fernando
Cerullo, le père de Lila
Dora
Romano : Miss Oliviero, professeur
à l'école élémentaire
Nunzia
Schiano : Nella Incardo
Giovanni
Amura : Stefano Carracci
Gennaro
De Stefano : Rino Cerullo
Francesco
Serpico : Nino Sarratore
Federica
Sollazzo : Pinuccia
Carracci
Anna
Redi : Mme Galiani, professeur de
grec et latin au lycée
Clotilde
Sabatino : Mme Galiani,
professeur de grec et latin au lycée
Ulrike
Migliaresi : Ada Cappuccio
Christian
Giroso : Antonio Cappuccio
Eduardo
Scarpetta : Pasquale
Peluso
Giovanni
Buselli : Enzo Scanno
Giovanni
Cannata : Armando Galiani
Francesco
Russo : Bruno Soccavo
Bruno
Orlando : Franco Mari
Daria
Deflorian : Adele Airota
Matteo
Cecchi : Pietro Airota
Matteo
Castaldo et Daniele Cacciatore : Peppe Greco
Raffaele
Nocerino et Davide De Lucia : Gianni Greco
Cristina
Fraticola et Gaia Buongiovanni : Elisa Greco
Sarah
Falanga : Maria Carracci
Fabrizio
Cottone : Alfonso Carracci
Daniel
Campagna et Giuseppe Cortese : Gennaro Carracci
Lia
Zinno : Giuseppina Peluso
Francesca
Pezzella : Carmela Peluso
Pina
Di Gennaro : Melina
Cappuccio
Emanuele
Valenti : Donato Sarratore
Fabrizia
Sacchi : Lidia Sarratore
Miriam
D'Angelo : Marisa
Sarratore
Catello
Buonomo : Pino Sarratore
Federica
Barbuto : Clelia Sarratore
Mattia
Iapigio : Ciro Sarratore
Elvis
Esposito : Marcello
Solara
Mimmo
Ruggiero : M. Spagnuolo
Patrizia
Di Martino : Rosa Spagnuolo
Rosaria
Langellotto : Gigliola
Spagnuolo
Valentina
Arena : Jolanda
Riccardo
Palmieri : Gino
Giorgia
Gargano : Nadia Galiani
Enrico
D'Errico : Pier Paolo
Pasolini
Giustiniano
Alpi : Rolando Berti
Alessandro
Bertoncini : Carlo Fortini
Francesco
Saggiomo : Dino Cerullo
Ilaria
Zanotti : Giulia Cristaldi
Maria
Rosaria Bozzon : Titina
Giulia
Mazzarino : Maria Rosa
Airota
Maurizio
Tabani : Professeur Tarratano
Gabriele
Vacis : Guido Airota
Alba
Rohrwacher : la narratrice
Mon
avis : Après avoir occupé une bonne
partie de ces dernières semaines du coté de la Palestine des années 30, ce, par
le biais de la première saison de La
Belle de Jérusalem, j’ai décidé, sur les conseils plutôt avisés de mon
épouse de traverser la Méditerranée et de me rendre vers la ville de Naples, au
lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et, plus précisément, dans une petite
banlieue sans charme de la célèbre ville italienne. Il faut dire que j’en avais
entendu parler de L’Amie Prodigieuse
cet été : d’abord par le biais des quatre romans d'Elena Ferrante –
personnage mystérieux qui pourrait être une femme voir un homme – que ma femme
à dévorer alors que nous nous trouvions en Andalousie, ensuite, dès notre
retour, par les trois premières saisons de l’adaptation de celle-ci que, vous l’avez
compris, mon épouse s’est enfiler en quelques jours. Naturellement, une fois la
chose faite, ma curiosité poussé à son paroxysme, je me suis lancé dans le visionnage
de cette fameuse série ; après tout, après en avoir entendu le plus grand
bien, je me devais de constater, par moi-même, si le jeu en valait la chandelle
et… ma foi… comment dire si ce n’est que… oui, mille fois oui ! Oublions
définitivement les nombreux défauts de La
Belle de Jérusalem, série sympathique, j’en conviens, mais qui tient
davantage de la novella sud-américaine que du chef d’œuvre… Non, avec cette
première saison de L’Amie Prodigieuse,
nous sommes, nettement, un ton au-dessus, voir deux ou trois tant,
qualitativement parlant, c’est d’un tout autre niveau ! Pourtant, j’avais
de quoi être dubitatif : une série italienne, mouais… oubliant au passage
que HBO n’était pas très loin
derrière, apportant un budget plus conséquent que d’habitude et oubliant,
également, que fut un temps, désormais très lointain, certes, où l’Italie produisait
des œuvres – cinématographiques – qui n’avaient strictement rien à envier à bon
nombre de leurs équivalents de la même époque… Ainsi, de la reconstitution impeccable
de cette morne banlieue napolitaine des années 50 à un casting entièrement
italien et qui, ma foi, est de très bonne qualité – chapeau bas aux deux
actrices principales qui, en plus, étaient des débutantes – comment ne pas
apprécier cette première saison de L’Amie
Prodigieuse, comment ne pas être captiver par le sort de ces deux filles
séparées par le sort – une peut poursuivre ses études, l’autre non en raison du
manque de moyens de sa famille – mais nullement par l’amitié, une amitié,
certes, plutôt particulière mais une amitié tout de même… Alors, comme cela
avait été le cas avec mon épouse, j’ai dévoré, également, ces huit épisodes de
presque une heure chacun qui composent cette première saison et, ma foi, une
fois arrivé au bout, je n’ai pas put m’empêcher de me dire : déjà !?
Car oui, L’Amie Prodigieuse, en nous
narrant la misère implacable de cette banlieue napolitaine, cette quasi
impossibilité d’ascension sociale et cette amitié pour le moins spéciale entre
les deux héroïnes, sans oublier, naturellement, tous ceux qui leur tournent
autour – famille, amis, prétendants – nous tient aux tripes et nous captive de
la plus belle des manières. Chapeau bas, donc, pour cette série dont je n’attendais
pourtant pas ni monts ni merveilles mais qui s’est avéré être, à mes yeux, une
des très bonnes surprises de cette année 2022, tout simplement !
Points
Positifs :
-
Une première saison haute en couleur pour une série qui, en toute franchise, l’est
tout autant ! Il faut dire que cette première saison de L’Amie Prodigieuse est tout simplement
une réussite totale et que, une fois qu’on est pris par l’intrigue, il est,
tout simplement, impossible de lâcher cette dernière avant la fin !
-
Une banlieue napolitaine des années 50 sans le moindre charme, des individus
qui y vivent en quasi autarcie, sans grand espoir de s’élever socialement, l’ombre
de la Mafia qui plane, bien entendu et, au milieu de tout cela, deux petites
filles que tout oppose, a priori, en dehors du fait que les deux sont douées
pour les études. Hélas, une aura l’opportunité de le faire, la seconde, non.
Voilà le postulat de départ de L’Amie
Prodigieuse, plutôt simple en apparence mais qui n’en reste pas moins
terriblement efficace pour les amateurs du genre.
-
Un casting uniquement italien, bien évidement, mais de très bonne qualité.
Chapeau bas, naturellement, aux deux actrices principales, Margherita Mazzucco
et Gaia Girace, qui sont tout bonnement excellentes dans leurs rôles
respectifs.
-
Le coté sociétal de cette série qui rappellera, sans nul doute, bien des
souvenirs à celles et ceux qui sont originaires des pays du sud de l’Europe comme
c’est mon cas…
-
Une reconstitution du Naples des années 50 que l’on peut qualifier, sans
exagération aucune, de parfaite.
-
Le plaisir de découvrir les somptueux décors naturels de la coté napolitaine et
d’Ischia, une île qui m’a donner envie, immédiatement, de découvrir !
Points
Négatifs :
-
Même si la reconstitution du Naples des années 50 est plutôt réussie, je trouve
dommage que l’on passe un peu à coté de tout le coté historique de l’époque, du
moins, pour ce qui est de cette première saison.
-
Naturellement, il faut aimer ce genre de série dramatique pour apprécier, comme
il se doit, une série comme L’Amie
Prodigieuse.
-
Pas facile, au début, de s’y retrouver parmi toute cette foule de
protagonistes, surtout quand une bonne partie du casting est remplacé par leur
version adolescente voir adulte.
Ma
note : 8/10