mercredi 24 août 2022

L’AMIE PRODIGIEUSE – SAISON 3


L’AMIE PRODIGIEUSE – SAISON 3
 
Elena Greco reçoit un coup de fil annonçant la disparition de son amie d’enfance Lila. Depuis leur plus tendre enfance, les deux femmes ont créé un lien d’amitié indéfectible. Elena, désormais sexagénaire, décide de raconter l’histoire de leur vie. Celle-ci se déroule dans un quartier pauvre de la ville de Naples à la fin des années 1950. Nino se rend à la présentation du livre d'Elena à Milan. La jeune femme est agréablement surprise et réalise que son amour de jeunesse ne l'a jamais oubliée. Elena annonce qu'elle ne veut pas se marier à l'église, ce qui bouleverse sa famille.
 

L’Amie Prodigieuse – Saison 3
Réalisation : Saverio Costanzo
Scénario : Saverio Costanzo d’après le roman d'Elena Ferrante
Musique : Max Richter
Production : Rai Fiction, HBO
Genre : Drame
Titre en vo : L'Amica Geniale – Stagione 3
Pays d’origine : Italie, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Rai 1, HBO
Diffusion d’origine : 06 février 2022 – 27 février 2020
Langue d'origine : napolitain, italien
Nombre d’épisodes : 8 x 58 minutes
 
Casting :
Margherita Mazzucco : Elena « Lenù » Greco
Gaia Girace : Raffaella « Lila » Cerullo
Elisa Del Genio : Lenù enfant
Ludovica Nasti : Lila enfant
Anna Rita Vitolo : Immacolata Greco, mère d'Elena
Luca Gallone : Vittorio Greco, père d'Elena
Imma Villa : Manuela Solara, femme de Silvio
Antonio Milo : Silvio Solara
Alessio Gallo : Michele Solara, le fils de Silvio et Manuela
Valentina Acca : Nunzia Cerullo, la mère de Lila
Antonio Buonanno : Fernando Cerullo, le père de Lila
Dora Romano : Miss Oliviero, professeur à l'école élémentaire
Nunzia Schiano : Nella Incardo
Giovanni Amura : Stefano Carracci
Gennaro De Stefano : Rino Cerullo
Francesco Serpico : Nino Sarratore
Federica Sollazzo : Pinuccia Carracci
Anna Redi : Mme Galiani, professeur de grec et latin au lycée
Clotilde Sabatino : Mme Galiani, professeur de grec et latin au lycée
Ulrike Migliaresi : Ada Cappuccio
Christian Giroso : Antonio Cappuccio
Eduardo Scarpetta : Pasquale Peluso
Giovanni Buselli : Enzo Scanno
Giovanni Cannata : Armando Galiani
Francesco Russo : Bruno Soccavo
Bruno Orlando : Franco Mari
Daria Deflorian : Adele Airota
Matteo Cecchi : Pietro Airota
Matteo Castaldo et Daniele Cacciatore : Peppe Greco
Raffaele Nocerino et Davide De Lucia : Gianni Greco
Cristina Fraticola et Gaia Buongiovanni : Elisa Greco
Sarah Falanga : Maria Carracci
Fabrizio Cottone : Alfonso Carracci
Daniel Campagna et Giuseppe Cortese : Gennaro Carracci
Lia Zinno : Giuseppina Peluso
Francesca Pezzella : Carmela Peluso
Pina Di Gennaro : Melina Cappuccio
Emanuele Valenti : Donato Sarratore
Fabrizia Sacchi : Lidia Sarratore
Miriam D'Angelo : Marisa Sarratore
Catello Buonomo : Pino Sarratore
Federica Barbuto : Clelia Sarratore
Mattia Iapigio : Ciro Sarratore
Elvis Esposito : Marcello Solara
Mimmo Ruggiero : M. Spagnuolo
Patrizia Di Martino : Rosa Spagnuolo
Rosaria Langellotto : Gigliola Spagnuolo
Valentina Arena : Jolanda
Riccardo Palmieri : Gino
Giorgia Gargano : Nadia Galiani
Enrico D'Errico : Pier Paolo Pasolini
Giustiniano Alpi : Rolando Berti
Alessandro Bertoncini : Carlo Fortini
Francesco Saggiomo : Dino Cerullo
Ilaria Zanotti : Giulia Cristaldi
Maria Rosaria Bozzon : Titina
Giulia Mazzarino : Maria Rosa Airota
Maurizio Tabani : Professeur Tarratano
Gabriele Vacis : Guido Airota
Alba Rohrwacher : la narratrice
 
Mon avis :
 Je ne vais pas vous mentir, L’Amie Prodigieuse, adaptation de la saga romanesque du même nom de la bien mystérieuse Elena Ferrante – personne ne connait son identité et il se pourrait même qu’il s’agisse d’un homme – aura été, à mes yeux, la très bonne surprise de cette fin d’été 2022. Il suffit, bien entendu, de relire mes critiques de la première et de la seconde saison de cette série italienne pour s’en convaincre et, se dire que, après tout le bien que j’avais put dire au sujet de cette saga dramatique dans l’Italie des années 50 et 60, ce fut avec un enthousiasme pour le moins conséquent que je me suis plongé dans cette suite que j’attendais avec impatience et que, comme ses devancières, j’ai dévoré en quelques jours à peine – et encore, si j’étais en congés, je pense que je pouvais me coltiner une saison en une nuit tellement j’ai été captiver par cette série… Naturellement, je ne vais pas revenir, pour la énième fois, sur la qualité intrinsèque de cette série : qualité du scénario, protagonistes marquants, reconstitution de qualité sans oublier le coté historique et sociétal, tous ces éléments sont présents depuis les débuts de L’Amie Prodigieuse et c’est tout naturellement qu’on les retrouve dans cette troisième saison. Pourtant, après visionnage de cette dernière, je dois reconnaitre que j’ai été un peu moins emballé… Il y aurait-il eut une baisse notable de la qualité ? Que nenni, fort heureusement, disons juste que deux points m’ont déçus, un que l’on peut qualifier de crédible, le second, nettement moins. Premièrement, j’ai regretté que dans cette troisième saison, il soit fait quasiment l’impasse sur bon nombre des protagonistes auxquels on s’était habitués : cela peut se comprendre pour les personnages secondaires vu qu’Elena vis désormais à Florence et que cette saison est centrée sur elle, beaucoup moins pour ce qui est de Lila qui apparait nettement moins à l’écran. Deuxièmement, il y a mon ressentit quand à la tournure prise par les événements et la problématique Nino : mais qu’est-ce que j’ai détesté ce personnage, petit con prétentieux que j’avais envie de cogner lors de chacune de ses apparitions et vu comment s’achève cette troisième saison, vous pouvez comprendre mon désarroi… Mais là, à bien y réfléchir, est-ce vraiment un défaut !? Si l’histoire ne me plait pas, cela ne signifie nullement que celle-ci est mauvaise ! Et puis, si j’ai aimé détester Nino – et, finalement, Elena – c’est que, quelque part, j’ai été complètement happé par le scénario, que ce que je voyais me touchait suffisamment pour que j’éprouve des sentiments, même négatifs comme la colère. Et, finalement, n’est ce pas là le principal ?! Forcément, au vu de ce que je viens de dire, comment ne pas reconnaitre que, une fois de plus, je ne peux que m’incliner devant cette troisième saison de L’Amie Prodigieuse, une série décidément très bonne et qui continu a flirter avec l’excellence, saisons après saisons. Reste à présent un problème, un très gros problème : il va me falloir ronger mon frein et patienter longtemps, très longtemps, pour connaitre le fin mot de l’histoire vu que la quatrième saison ne paraitra qu’en 2023 voir en 2024 et, franchement, c’est long, horriblement long !
 

Points Positifs
 :
- Une troisième saison peut-être un poil moins aboutie selon moi – et encore – mais qui n’en reste pas moins excellente et qui confirme, une fois de plus, tout le bien que l’on peut penser de L’Amie Prodigieuse, une série de superbe qualité qui se regarde, que dis-je, qui se dévore avec toujours autant de plaisir !
- Une troisième saison davantage centrée sur Elena et où l’on suit la jeune femme, désormais mariée, du coté de Florence. Certes, on peut regretter que Lila apparaisse moins, cependant, la relation entre la première, son mari et le fameux Nino a de quoi nous tenir en haleine, surtout pour ce qui est des deux derniers épisodes.
- Puisque l’on parle du loup, abordons le cas Nino : oh que oui je le déteste, mais bon, quelque part, si c’est le cas, c’est que l’intrigue est suffisamment bien écrite pour que je ne sois pas indifférent à ce que je vois à l’écran…
- Pour ce qui est du casting, une fois de plus, que dire de plus à son sujet si ce n’est qu’il est plutôt bon même s’il n’y a pas de têtes d’affiches. Quand à Margherita Mazzucco et Gaia Girace, elles sont toujours aussi bonnes dans leurs rôles respectifs.
- Le coté historique est de plus en plus présent et on entre désormais dans les tristement Années de Plomb qui auront ravagés la péninsule italienne au cours des années 70.
- Une reconstitution de l’Italie des années 60 et 70 que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de parfaite.
 
Points Négatifs :
- Il est tout de même dommage qu’une grosse partie du casting soit passé aux oubliettes ou apparaisse nettement moins – même Lila n’est plus aussi présente à l’écran.
- J’ai de plus en plus de mal avec Elena, un personnage nettement moins plaisant que lors de ses débuts…
- Naturellement, il faut aimer ce genre de série dramatique pour apprécier, comme il se doit, une série comme L’Amie Prodigieuse.
 
Ma note : 7,5/10

samedi 20 août 2022

L’AMIE PRODIGIEUSE – SAISON 2


L’AMIE PRODIGIEUSE – SAISON 2
 
Elena Greco reçoit un coup de fil annonçant la disparition de son amie d’enfance Lila. Depuis leur plus tendre enfance, les deux femmes ont créé un lien d’amitié indéfectible. Elena, désormais sexagénaire, décide de raconter l’histoire de leur vie. Celle-ci se déroule dans un quartier pauvre de la ville de Naples à la fin des années 1950. Lila et Elena ont désormais seize ans. Si Lila se conforme tant bien que mal à son rôle d'épouse, Elena découvre une nouvelle ville et ... une autre vie possible. Lila passe sa lune de miel à Amalfi tandis qu'Elena traverse une phase de doute en repensant à ses choix de vie. Lorsque Lila revient à Naples avec des ecchymoses sur le corps, les deux jeunes filles retrouvent leur ancienne complicité.
 

L’Amie Prodigieuse – Saison 2
Réalisation : Saverio Costanzo
Scénario : Saverio Costanzo d’après le roman d'Elena Ferrante
Musique : Max Richter
Production : Rai Fiction, HBO
Genre : Drame
Titre en vo : L'Amica Geniale – Stagione 2
Pays d’origine : Italie, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Rai 1, HBO
Diffusion d’origine : 10 février 2020 – 02 mars 2020
Langue d'origine : napolitain, italien
Nombre d’épisodes : 8 x 58 minutes
 
Casting :
Margherita Mazzucco : Elena « Lenù » Greco
Gaia Girace : Raffaella « Lila » Cerullo
Elisa Del Genio : Lenù enfant
Ludovica Nasti : Lila enfant
Anna Rita Vitolo : Immacolata Greco, mère d'Elena
Luca Gallone : Vittorio Greco, père d'Elena
Imma Villa : Manuela Solara, femme de Silvio
Antonio Milo : Silvio Solara
Alessio Gallo : Michele Solara, le fils de Silvio et Manuela
Valentina Acca : Nunzia Cerullo, la mère de Lila
Antonio Buonanno : Fernando Cerullo, le père de Lila
Dora Romano : Miss Oliviero, professeur à l'école élémentaire
Nunzia Schiano : Nella Incardo
Giovanni Amura : Stefano Carracci
Gennaro De Stefano : Rino Cerullo
Francesco Serpico : Nino Sarratore
Federica Sollazzo : Pinuccia Carracci
Anna Redi : Mme Galiani, professeur de grec et latin au lycée
Clotilde Sabatino : Mme Galiani, professeur de grec et latin au lycée
Ulrike Migliaresi : Ada Cappuccio
Christian Giroso : Antonio Cappuccio
Eduardo Scarpetta : Pasquale Peluso
Giovanni Buselli : Enzo Scanno
Giovanni Cannata : Armando Galiani
Francesco Russo : Bruno Soccavo
Bruno Orlando : Franco Mari
Daria Deflorian : Adele Airota
Matteo Cecchi : Pietro Airota
Matteo Castaldo et Daniele Cacciatore : Peppe Greco
Raffaele Nocerino et Davide De Lucia : Gianni Greco
Cristina Fraticola et Gaia Buongiovanni : Elisa Greco
Sarah Falanga : Maria Carracci
Fabrizio Cottone : Alfonso Carracci
Daniel Campagna et Giuseppe Cortese : Gennaro Carracci
Lia Zinno : Giuseppina Peluso
Francesca Pezzella : Carmela Peluso
Pina Di Gennaro : Melina Cappuccio
Emanuele Valenti : Donato Sarratore
Fabrizia Sacchi : Lidia Sarratore
Miriam D'Angelo : Marisa Sarratore
Catello Buonomo : Pino Sarratore
Federica Barbuto : Clelia Sarratore
Mattia Iapigio : Ciro Sarratore
Elvis Esposito : Marcello Solara
Mimmo Ruggiero : M. Spagnuolo
Patrizia Di Martino : Rosa Spagnuolo
Rosaria Langellotto : Gigliola Spagnuolo
Valentina Arena : Jolanda
Riccardo Palmieri : Gino
Giorgia Gargano : Nadia Galiani
Enrico D'Errico : Pier Paolo Pasolini
Giustiniano Alpi : Rolando Berti
Alessandro Bertoncini : Carlo Fortini
Francesco Saggiomo : Dino Cerullo
Ilaria Zanotti : Giulia Cristaldi
Maria Rosaria Bozzon : Titina
Giulia Mazzarino : Maria Rosa Airota
Maurizio Tabani : Professeur Tarratano
Gabriele Vacis : Guido Airota
Alba Rohrwacher : la narratrice
 
Mon avis :
 Je ne vais pas faire planer le suspens plus longtemps car oui, après avoir été littéralement conquis par la première saison de L’Amie Prodigieuse, adaptation de la saga romanesque du même nom, œuvre de la mystérieuse Elena Ferrante – mystérieuse parce que l’on ne connait pas sa véritable identité et qu’il se pourrait même qu’il ne s’agisse pas d’une femme – je l’ai été tout autant par cette seconde saison qui, qualitativement parlant, est toujours aussi bonne. Ceci étant dit, que pourrait-on ajouter de plus à une série qui, en toute franchise, s’avère être une indéniable réussite ? Eh bien, tout d’abord, on pourrait rappeler tout ce qui fait de L’Amie Prodigieuse une excellente série, c’est-à-dire, la qualité de son scénario qui reste toujours aussi captivant, ses protagonistes nombreux et charismatiques, ses actrices et acteurs qui, sans être des têtes d’affiches – loin de là – font parfaitement le job, mais aussi, cette bonne reconstitution du Naples des années 50 et ce coté sociétal qui, une fois de plus, fonctionne parfaitement. Après tout, en dehors des amourettes des deux héroïnes et du sort de tout ce petit monde, que serait cette série sans la bien triste réalité qu’elle nous montre, de manière implacable, c’est-à-dire, l’immense gouffre existant entre le peuple et les élites intellectuelles, l’incompréhension totale qui existe entre les deux – et dans les deux sens – un certain mépris envers les habitants du sud de l’Italie mais aussi, ne l’oublions pas, la place de la femme dans cette société méditerranéenne oh combien machiste où, finalement, celle-ci ne serait qu’a la disposition de ces hommes, qu’ils travaillent à l’usine où dans les plus prestigieuses universités… Tout cela, celles et ceux qui ont apprécié la première saison de L’Amie Prodigieuse le retrouvent avec plaisir et même si l’effet de surprise des débuts est passé, force est de constater que, scénaristiquement, c’est toujours aussi efficace surtout que, mine de rien, il s’en passe des choses pour nos deux héroïnes – et bien d’autres protagonistes – au cours de ces huit nouveaux épisodes… Un mariage sans amour qui ne peut que se finir mal pour Lina, dégoutée qu’elle est par son mari qui s’avère être un pauvre type, une histoire d’amour qui met a mal la relation entre les deux jeunes femmes, l’objet de leur convoitise s’avérant être un beau petit salopard, quand à Lenù, si cette dernière n’a décidément pas de chance en amour, elle poursuit avec brio ses études. Ajoutons à cela des personnages secondaires toujours aussi riches, de belles images d’Ischia qui m’ont davantage convaincu quand au fait qu’il va falloir que j’aille y passer quelques jours et, ma foi, je pense avoir fait le tour de cette seconde saison de L’Amie Prodigieuse, une saison qui aura confirmer tout le bien que je pensais de cette série et qui m’aura donner envie, bien entendu, de me plonger le plus rapidement possible dans la suite !
 

Points Positifs
 :
- Si la première saison de L’Amie Prodigieuse flirtait déjà allègrement avec la perfection, force est de constater que cette seconde saison est tout aussi bonne et que, même si l’effet de surprise n’est plus au rendez vous, cela est contrebalancé par le fait que l’on est désormais familier avec les protagonistes et que c’est un pur régal que de suivre, épisodes après épisodes, leurs sorts respectifs.
- Une seconde saison qui met principalement l’accent sur les relations amoureuses de nos deux héroïnes avec, au passage, un mariage raté, une rivalité et, surtout, pas mal de déceptions. Cela peut paraitre basique de prime abord, cependant, on est toujours aussi captiver par un scénario prenant et riche en rebondissements !
- Pour ce qui est du casting, une fois de plus, que dire de plus à son sujet si ce n’est qu’il est plutôt bon même s’il n’y a pas de têtes d’affiches. Quand à Margherita Mazzucco et Gaia Girace, elles sont toujours aussi bonnes dans leurs rôles respectifs.
- Le coté sociétal de la série est de plus en plus présent et entre les différences entre les classes aisées et les classes modestes, les intellectuels et les travailleurs manuels, il faut souligner le sort des femmes, peu enviables et qui, finalement, sont a disposition de tous ces hommes qui ne voient là que des moyens de soulager leurs plus bas instincts…
- Une reconstitution du Naples des années 50 que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de parfaite.
- Encore un petit tour du coté d’Ischia, histoire de me faire à nouveau réver…
 
Points Négatifs :
- Je pense que le septième épisode aurait dut conclure cette saison car bon, comment dire, le huitième, lui, aurait davantage aurait été à sa place dans la suivante…
- Naturellement, il faut aimer ce genre de série dramatique pour apprécier, comme il se doit, une série comme L’Amie Prodigieuse.
 
Ma note : 8/10

jeudi 18 août 2022

L’AMIE PRODIGIEUSE – SAISON 1


L’AMIE PRODIGIEUSE – SAISON 1
 
Elena Greco reçoit un coup de fil annonçant la disparition de son amie d’enfance Lila. Depuis leur plus tendre enfance, les deux femmes ont créé un lien d’amitié indéfectible. Elena, désormais sexagénaire, décide de raconter l’histoire de leur vie. Celle-ci se déroule dans un quartier pauvre de la ville de Naples à la fin des années 1950. Lila Cerullo est une petite fille très intelligente, mais rebelle. Par sa différence, elle est rejetée par ses camarades. Un jour, en classe, elle démontre des capacités exceptionnelles : elle a appris à lire et écrire seule alors que les autres enfants de sa classe en sont encore à remplir des pages de bâtons. Intriguée par sa personnalité et ses connaissances, Elena, à partir de ce jour, se met en tête de devenir son amie coûte que coûte. Un jour, pour tester Elena, après l'échange de leurs poupées de chiffon, Lila décide de jeter la poupée d'Elena par les grilles de la cave du plus redouté de tous les habitants du quartier, vu comme un ogre : le mafieux Don Achille. En réponse, et afin de s’affirmer, Elena en fait de même. Après être descendues toutes les deux dans la cave, et avoir tenté en vain de les récupérer, Lila imagine alors un plan : elles décident d’affronter Don Achille. Elles l’accusent d’avoir volé leurs poupées. Cette imagination, tout droit venue de la bouillonnante Lila, portera ses fruits, puisque admirant leur courage, Don Achille finit par leur donner un billet pour qu’elles aillent se racheter une poupée chacune.
 

L’Amie Prodigieuse – Saison 1
Réalisation : Saverio Costanzo
Scénario : Saverio Costanzo d’après le roman d'Elena Ferrante
Musique : Max Richter
Production : Rai Fiction, HBO
Genre : Drame
Titre en vo : L'Amica Geniale – Stagione 1
Pays d’origine : Italie, Etats-Unis
Chaîne d’origine : Rai 1, HBO
Diffusion d’origine : 18 novembre 2018
Langue d'origine : napolitain, italien
Nombre d’épisodes : 8 x 58 minutes
 
Casting :
Margherita Mazzucco : Elena « Lenù » Greco
Gaia Girace : Raffaella « Lila » Cerullo
Elisa Del Genio : Lenù enfant
Ludovica Nasti : Lila enfant
Anna Rita Vitolo : Immacolata Greco, mère d'Elena
Luca Gallone : Vittorio Greco, père d'Elena
Imma Villa : Manuela Solara, femme de Silvio
Antonio Milo : Silvio Solara
Alessio Gallo : Michele Solara, le fils de Silvio et Manuela
Valentina Acca : Nunzia Cerullo, la mère de Lila
Antonio Buonanno : Fernando Cerullo, le père de Lila
Dora Romano : Miss Oliviero, professeur à l'école élémentaire
Nunzia Schiano : Nella Incardo
Giovanni Amura : Stefano Carracci
Gennaro De Stefano : Rino Cerullo
Francesco Serpico : Nino Sarratore
Federica Sollazzo : Pinuccia Carracci
Anna Redi : Mme Galiani, professeur de grec et latin au lycée
Clotilde Sabatino : Mme Galiani, professeur de grec et latin au lycée
Ulrike Migliaresi : Ada Cappuccio
Christian Giroso : Antonio Cappuccio
Eduardo Scarpetta : Pasquale Peluso
Giovanni Buselli : Enzo Scanno
Giovanni Cannata : Armando Galiani
Francesco Russo : Bruno Soccavo
Bruno Orlando : Franco Mari
Daria Deflorian : Adele Airota
Matteo Cecchi : Pietro Airota
Matteo Castaldo et Daniele Cacciatore : Peppe Greco
Raffaele Nocerino et Davide De Lucia : Gianni Greco
Cristina Fraticola et Gaia Buongiovanni : Elisa Greco
Sarah Falanga : Maria Carracci
Fabrizio Cottone : Alfonso Carracci
Daniel Campagna et Giuseppe Cortese : Gennaro Carracci
Lia Zinno : Giuseppina Peluso
Francesca Pezzella : Carmela Peluso
Pina Di Gennaro : Melina Cappuccio
Emanuele Valenti : Donato Sarratore
Fabrizia Sacchi : Lidia Sarratore
Miriam D'Angelo : Marisa Sarratore
Catello Buonomo : Pino Sarratore
Federica Barbuto : Clelia Sarratore
Mattia Iapigio : Ciro Sarratore
Elvis Esposito : Marcello Solara
Mimmo Ruggiero : M. Spagnuolo
Patrizia Di Martino : Rosa Spagnuolo
Rosaria Langellotto : Gigliola Spagnuolo
Valentina Arena : Jolanda
Riccardo Palmieri : Gino
Giorgia Gargano : Nadia Galiani
Enrico D'Errico : Pier Paolo Pasolini
Giustiniano Alpi : Rolando Berti
Alessandro Bertoncini : Carlo Fortini
Francesco Saggiomo : Dino Cerullo
Ilaria Zanotti : Giulia Cristaldi
Maria Rosaria Bozzon : Titina
Giulia Mazzarino : Maria Rosa Airota
Maurizio Tabani : Professeur Tarratano
Gabriele Vacis : Guido Airota
Alba Rohrwacher : la narratrice
 
Mon avis :
 Après avoir occupé une bonne partie de ces dernières semaines du coté de la Palestine des années 30, ce, par le biais de la première saison de La Belle de Jérusalem, j’ai décidé, sur les conseils plutôt avisés de mon épouse de traverser la Méditerranée et de me rendre vers la ville de Naples, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et, plus précisément, dans une petite banlieue sans charme de la célèbre ville italienne. Il faut dire que j’en avais entendu parler de L’Amie Prodigieuse cet été : d’abord par le biais des quatre romans d'Elena Ferrante – personnage mystérieux qui pourrait être une femme voir un homme – que ma femme à dévorer alors que nous nous trouvions en Andalousie, ensuite, dès notre retour, par les trois premières saisons de l’adaptation de celle-ci que, vous l’avez compris, mon épouse s’est enfiler en quelques jours. Naturellement, une fois la chose faite, ma curiosité poussé à son paroxysme, je me suis lancé dans le visionnage de cette fameuse série ; après tout, après en avoir entendu le plus grand bien, je me devais de constater, par moi-même, si le jeu en valait la chandelle et… ma foi… comment dire si ce n’est que… oui, mille fois oui ! Oublions définitivement les nombreux défauts de La Belle de Jérusalem, série sympathique, j’en conviens, mais qui tient davantage de la novella sud-américaine que du chef d’œuvre… Non, avec cette première saison de L’Amie Prodigieuse, nous sommes, nettement, un ton au-dessus, voir deux ou trois tant, qualitativement parlant, c’est d’un tout autre niveau ! Pourtant, j’avais de quoi être dubitatif : une série italienne, mouais… oubliant au passage que HBO n’était pas très loin derrière, apportant un budget plus conséquent que d’habitude et oubliant, également, que fut un temps, désormais très lointain, certes, où l’Italie produisait des œuvres – cinématographiques – qui n’avaient strictement rien à envier à bon nombre de leurs équivalents de la même époque… Ainsi, de la reconstitution impeccable de cette morne banlieue napolitaine des années 50 à un casting entièrement italien et qui, ma foi, est de très bonne qualité – chapeau bas aux deux actrices principales qui, en plus, étaient des débutantes – comment ne pas apprécier cette première saison de L’Amie Prodigieuse, comment ne pas être captiver par le sort de ces deux filles séparées par le sort – une peut poursuivre ses études, l’autre non en raison du manque de moyens de sa famille – mais nullement par l’amitié, une amitié, certes, plutôt particulière mais une amitié tout de même… Alors, comme cela avait été le cas avec mon épouse, j’ai dévoré, également, ces huit épisodes de presque une heure chacun qui composent cette première saison et, ma foi, une fois arrivé au bout, je n’ai pas put m’empêcher de me dire : déjà !? Car oui, L’Amie Prodigieuse, en nous narrant la misère implacable de cette banlieue napolitaine, cette quasi impossibilité d’ascension sociale et cette amitié pour le moins spéciale entre les deux héroïnes, sans oublier, naturellement, tous ceux qui leur tournent autour – famille, amis, prétendants – nous tient aux tripes et nous captive de la plus belle des manières. Chapeau bas, donc, pour cette série dont je n’attendais pourtant pas ni monts ni merveilles mais qui s’est avéré être, à mes yeux, une des très bonnes surprises de cette année 2022, tout simplement !
 

Points Positifs
 :
- Une première saison haute en couleur pour une série qui, en toute franchise, l’est tout autant ! Il faut dire que cette première saison de L’Amie Prodigieuse est tout simplement une réussite totale et que, une fois qu’on est pris par l’intrigue, il est, tout simplement, impossible de lâcher cette dernière avant la fin !
- Une banlieue napolitaine des années 50 sans le moindre charme, des individus qui y vivent en quasi autarcie, sans grand espoir de s’élever socialement, l’ombre de la Mafia qui plane, bien entendu et, au milieu de tout cela, deux petites filles que tout oppose, a priori, en dehors du fait que les deux sont douées pour les études. Hélas, une aura l’opportunité de le faire, la seconde, non. Voilà le postulat de départ de L’Amie Prodigieuse, plutôt simple en apparence mais qui n’en reste pas moins terriblement efficace pour les amateurs du genre.
- Un casting uniquement italien, bien évidement, mais de très bonne qualité. Chapeau bas, naturellement, aux deux actrices principales, Margherita Mazzucco et Gaia Girace, qui sont tout bonnement excellentes dans leurs rôles respectifs.
- Le coté sociétal de cette série qui rappellera, sans nul doute, bien des souvenirs à celles et ceux qui sont originaires des pays du sud de l’Europe comme c’est mon cas…
- Une reconstitution du Naples des années 50 que l’on peut qualifier, sans exagération aucune, de parfaite.
- Le plaisir de découvrir les somptueux décors naturels de la coté napolitaine et d’Ischia, une île qui m’a donner envie, immédiatement, de découvrir !
 
Points Négatifs :
- Même si la reconstitution du Naples des années 50 est plutôt réussie, je trouve dommage que l’on passe un peu à coté de tout le coté historique de l’époque, du moins, pour ce qui est de cette première saison.
- Naturellement, il faut aimer ce genre de série dramatique pour apprécier, comme il se doit, une série comme L’Amie Prodigieuse.
- Pas facile, au début, de s’y retrouver parmi toute cette foule de protagonistes, surtout quand une bonne partie du casting est remplacé par leur version adolescente voir adulte.
 
Ma note : 8/10