mardi 26 avril 2016

GÉO HISTOIRE 26 – LE NAZISME


GÉO HISTOIRE 26 – LE NAZISME
Avril/Mai 2016

Géo Histoire 26 – Le Nazisme
Edito : L’impensable était pensé
Panorama : Aux racines d’une idéologie
L’entretien : « On a longtemps cru que les nazis ne réfléchissaient pas »
La genèse : Le Nazisme avant Hitler
Les influences : Wagner, les fausses notes d’un génie
Focus : Dietrich Eckart, le mentor du Führer
Les rivaux : Le combat des chefs
Les mystères : Nazis et occultisme, aux sources d’un fantasme
L’archéologie : Quand les savants du Reich voulaient réécrire le passé
L’embrigadement : Comment ils ont formaté la jeunesse
Focus : Action T4, la mise a mort des « inutiles »
Les textes : Mein Kampf ne fut pas leur seule « bible »
La propagande : Un peuple sous hypnose
Focus : Les heures noires d’un philosophe
La résistance : Ils ont donné l’alerte
Chronologie
Pour en savoir plus
Le cahier de l’Histoire
Récit : L’affaire de la fausse Jeanne d’Arc
- À lire, à voir

Mon avis : Autre numéro de Géo Histoire qui mérite le détour puisque, après celui, de ce début d’année et consacrée aux centenaire de la Bataille de Verdun, ici, nous faisons un léger saut dans le temps pour aborder la seconde guerre mondiale ou, plus précisément, l’idéologie qui en fut responsable, je veux bien évidement parler du nazisme. Alors bien sur, on pourrait se dire que tout cela n’a pas grand-chose d’original : après tout, cela fait des décennies que tout a été dit et redit sur Hitler, le nazisme ou la seconde guerre mondiale, cependant, si l’on met de coté ce fait, incontestable, cela n’empêche en rien le fait que ce numéro de Géo Histoire – accessoirement, revue de fort bonne qualité – mérite néanmoins d’y jeter un coup d’œil. En effet, si, par exemple, le vieux numéro d’Historia Spécial dont je vous ai parlé il y a quelques jours méritait le détour, c’était pour la mise en avant, pendant le conflit, du rapport entre Hitler et ses généraux – rapports plus que conflictuels d’ailleurs, le premier détestant les seconds. Or, ici, ce n’est pas tant le conflit en lui-même qui est mis en avant, ni la personnalité du Führer mais, plutôt, comme le titre complet de la revue – Le Nazisme, aux racines d’une idéologie dévastatrice. 1871-1933 – le laisse entendre, les origines de ce fameux Nazisme, sur lequel, bien entendu, depuis la guerre, il a été dit tout et n’importe quoi. Du coup, d’une revue que l’on pourrait croire, a priori, qu’elle ne nous apportera pas grand-chose de nouveau a se mettre sous la dent, on se retrouve avec un numéro fort instructif et qui, plutôt que de nous présenter le nazisme au pouvoir ou, a la rigueur, depuis le début des années 20, remonte bien plus loin en arrière, dans le passé de l’Allemagne, histoire que l’on se rende compte que oui, cette idéologie germait depuis longtemps… Alors bien sur, les spécialistes n’y trouveront probablement pas grand-chose de véritablement nouveau, mais le néophyte, lui, sera ravi de parcourir les pages de cette revue, découvrant, ici et la, bien des choses sur les origines du Nazisme ainsi que sur sa propagation au sein de l’Allemagne dans les années 30. Bref, un numéro qui n’est peut-être pas exceptionnel en soit – pour peu que l’on connaisse le sujet, cela manque de nouveautés – mais qui n’en reste pas moins plutôt bon, parfaitement bien illustré et, surtout, fort instructif pour les amateurs d’Histoire qui maitriseraient mal cette période…


Points Positifs :
- Si le Nazisme est au cœur de ce numéro, ce sont surtout ses origines qui sont mises en avant et où l’on voit que celles-ci remontent a loin dans la société allemande dès la fin du XIXème siècle – même si marginales a l’époque. Du coup, tout cela est fort instructif surtout que la rédaction n’hésite pas à faire son sort à certaines vrais-fausses idées au sujet du nazisme.
- Si vous êtes un parfait néophyte ou si vous connaissez qu’en surface la seconde guerre mondiale et tout ce qui lui est rattaché, alors, ce numéro de Géo Histoire, fort instructif, est fait pour vous !
- Illustrations nombreuses et de qualité, mise en page, papier glacé, nous avons là une fort belle revue !
- Hors-sujet, l’article sur la fausse Jeanne d’Arc est plutôt intéressant.

Points Négatifs :
- Ne nous voilons pas la face : le Nazisme, ce n’est pas le sujet le plus original qui soit, et d’ailleurs, depuis belle lurette.
- Si vous êtes un spécialiste de cette période historique, alors, vous risquez de ne pas apprendre grand chose de nouveau au fil des pages. Bien au contraire.

Ma note : 7,5/10

lundi 25 avril 2016

HOMELAND – SAISON 3


HOMELAND – SAISON 3

Deux mois après l'attentat de Langley, la CIA est en situation critique. Une commission est chargée de mettre au clair les événements et soupçonne Carrie de retenir des informations, d'autant qu'elle persiste à défendre seule contre tous Brody, toujours disparu. À Langley, Saul cherche à obtenir une victoire pour retrouver une certaine liberté d'action. De son côté, la famille Brody tente de se reconstruire avec le retour de Dana, qui rentre chez elle après une tentative de suicide.


Homeland – Saison 3
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 3
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 29 septembre 2013 – 15 décembre 2013
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mathison
Damian Lewis : Nicholas Brody
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Rupert Friend : Peter Quinn
Morena Baccarin : Jessica Brody
Morgan Saylor : Dana Brody
Sarita Choudhury : Mira Berenson
Tracy Letts : Sénateur Andrew Lockhart
F. Murray Abraham : Dar Adal
Nazanin Boniadi : Fara
Diego Klattenhoff : Mike Faber
Jackson Pace : Chris Brody
Tim Guinee : Scott Ryan
David Aaron Baker : Dr. Harlan
Shaun Toub : Majid Javadi
Martin Donovan : Bennett
William Abadie : Alan Bernard
Joanna Merlin : Grandma Lois
Amy Morton : Erin Kimball
Gary Wilmes : Dr. Richardson
Sam Underwood : Leo
Lawrence Clayton : Amiral Jim Pennington
Pedro Pascal : Majority Counsel David Portillo

Mon avis : Après une seconde saison tout simplement excellente et qui, contrairement a la première, trop marquée Hatufim, était captivante de bout en bout, et ce, en proposant un synopsis bourré de coups de théâtres en tous genres, force est de constater que cette troisième saison de Homeland apparait un peu en retrait. Oh certes, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : qualitativement, cela reste bon, très bon même et oui, malgré mes dires, ces douze nouveaux épisodes restent de fort bonne facture et n’ont pas vraiment a rougir de leurs prédécesseurs… disons juste qu’en comparaison de la seconde saison, bien plus intense et passionnante, il n’y a pas photo. La faute peut-être a un début de saison un poil trop calme et où Carrie passe, selon moi, trop de temps en hôpital psychiatrique, sans oublier l’omniprésence lassante de Dana Brody, personnage que je débecte et dont chaque apparition tombe quasiment a chaque fois a plat. Bien évidement, une fois que l’on a compris le pourquoi du comment, une fois que l’on se surprend a se dire que ce vieux bougre de Saul est bien plus machiavélique qu’on ne le pensait, là, tout s’emballe et surtout l’intrigue : Carrie revient dans la course, Peter Quinn est devenu un personnage récurant et, franchement, c’est tant mieux, quand aux divers jeux d’espionnage, de manipulations et de combats d’égos, ce n’est plus une surprise, avec Homeland, on est plus que servis ! Alors bien sur, le gros point fort de cette troisième saison, c’est bien évidement le sort de Brody qui – ce n’est plus vraiment un spoiler désormais – perd la vie dans le dernier épisode. Une mort certes annoncée, prévisible mais qui, ma foi, n’en reste pas moins à la fois logique (après tout, je ne le voyais pas revenir comme si de rien n’était dans son pays), plutôt belle (il est enfin en paix avec lui-même) et, bien sur, touchante avec une Carrie, forcément, qui y assiste. Un final triste pour les amateurs de Brody, donc, mais qui n’en reste pas moins parfait : chaque protagoniste, ou presque, continu sa vie, dans ou dehors de la CIA, et, ma foi, cela aurait put être une fin parfaitement acceptable pour cette série. Mais bon, comme chacun sait, Homeland s’est poursuivi au-delà de cette troisième saison et si le cycle initial, celui de Brody, est achever, il sera toujours temps de retrouver nos protagonistes avec de nouveaux enjeux, de nouvelles menaces… après tout, il suffit de suivre l’actualité pour savoir que la guerre contre le terrorisme n’est pas finie…


Points Positifs :
- Un très bon final, a la fois fataliste, triste et terriblement logique de par sa conclusion, la mort de Brody. Alors certes, celle-ci était prévisible et n’est pas vraiment une surprise, mais bon, cela n’enlève rien au fait que, lorsqu’elle survient, elle marque durablement les esprits. Accessoirement, la série aurait put s’arrêter ainsi.
- Au bout de trois saisons, on est désormais familier des recettes qui tiennent en haleine le spectateur, c’est-à-dire, un scénario captivant et bourré de rebondissements, une intrigue qui colle plus ou moins a l’actualité, une belle flopée d’acteurs interprétant des personnages charismatiques.
- Le personnage qui m’aura le plus marquer dans cette troisième saison est incontestablement  Saul Berenson dont on découvre une nouvelle facette, bien plus manipulatrice pour ne pas dire machiavélique. Un pur plaisir que de le suivre dans ses plans surtout qu’il est bien seconder.
- Carrie Mathison, bien sur, mais bon, on regarde aussi Homeland pour elle.
- Les fans de Peter Quinn, dont je fais partie, sont ravis de le voir devenir un personnage récurant dans la série.
- Autre protagoniste qui a pris de l’importance : Dar Adal. Sincèrement, je l’aime bien avec son petit coté fourbe.
- Majid Javadi, un méchant comme je les aime !

Points Négatifs :
- Autant je peux concevoir et il était normal que Brody ne disparaisse pas sans une ultime confrontation avec sa fille, autant, dans la première moitié de saison, on perd beaucoup trop de temps avec cette fichue Dana et ses états d’âmes qui m’auront laissé de marbre. Jusqu’au bout, elle m’aura énervé cette petite morveuse… d’un autre coté, lorsque l’on connait son équivalent dans Hatufim, il n’y a pas photo !
- Certaines ficelles scénaristiques étaient trop connues pour fonctionner : après tout, qui pouvait douter que Brody allait encore changer de camp !?
- C’était déjà le cas dans la saison précédente et cela se poursuit dans celle-ci, mais bon, nos amis scénaristes américains connaissent fort mal la géopolitique du monde arabe, car bon, dans Homeland, chiites et sunnites semblent faire ami-ami comme si de rien n’était, ce qui est, mine de rien, fort peu crédible.

Ma note : 8/10

dimanche 24 avril 2016

LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES


LE CHASSEUR ET LA REINE DES GLACES

Il y a fort longtemps, bien avant qu’elle ne tombe sous l’épée de Blanche-Neige, la Reine Ravenna, la méchante belle-mère de Blanche-Neige, avait dû assister, sans mot dire, à la trahison amoureuse qui avait contraint sa sœur Freya à quitter leur royaume, le cœur brisé. Celle que l’on appelait la jeune reine des glaces, à cause de son habilité à geler n’importe quel adversaire, s’employa alors à lever une armée de guerriers impitoyables, au fond d’un palais glacé. Mais au sein même de ses rangs, Eric et Sara allaient subir son impitoyable courroux pour avoir enfreint l’interdit : tomber amoureux.


Le Chasseur et la Reine des glaces
Réalisation : Cédric Nicolas-Troyan
Scénario : Evan Spiliotopoulos et Craig Mazin
Musique : James Newton Howard
Production : FilmEngine, Roth Films et Universal Pictures
Genre : Dark Fantasy, Aventure
Titre en vo : The Huntsman: Winter's War
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 20 avril 2016
Durée : 114 mn

Casting :
Chris Hemsworth : Eric, le Chasseur
Charlize Theron : la reine Ravenna
Emily Blunt : Freya, la Reine des glaces
Jessica Chastain : Sara, la Guerrière
Colin Morgan : Duc de Blackwood, l'amant de Freya
Nick Frost : Nion
Sam Claflin : William
Rob Brydon : Gryff
Alexandra Roach : Doreena
Sheridan Smith : Mme Bromwyn
Sope Dirisu : Tull
Sam Hazeldine : Liefr
Sophie Cookson : Pippa
Conrad Khan : Eric, jeune
Niamh Walter : Sara, jeune

Mon avis : L’année passée, je vous avais parlé de Blanche Neige et le Chasseur, relecture moderne et aux antipodes des versions des frères Grimm et de Disney de ce qui est bel et bien l’un des contes de fées le plus célèbre au monde. Version sympathique mais surtout calibré grand public, qui se laissait regarder mais sans être génial, ce long métrage, au vu d’un certain succès en salle, se vit tout naturellement accoucher d’une suite, celle-ci étant sortie sur grand écran il y a tout juste quelques jours. Bien évidement, ici, nous sommes encore plus loin du conte de Blanche Neige et d’ailleurs, pour la petite histoire, cette dernière n’est même plus a l’affiche : aux oubliettes, donc, Charlize Theron et, a la place, comme le titre l’indique, un espèce de crosover entre celle-ci (sans qu’elle soit présente, oui, je sais, c’est compliqué) et La Reine des Neiges, histoire de, ma foi, surfer sur le gros succès Disney de ses dernières années – qui a dit que je suis mesquin ? Bref, de quoi être dubitatif quand au résultat final et d’ailleurs, au bout de quelques minutes, premier gros mauvais point pour ce film avec la présence d’un personnage noir ! Alors certes, je sais que le politiquement correct devrait faire que je n’en fasse pas mention, de même, je sais que de nos jours, on colle des acteurs issus des minorités visibles dans le moindre long métrage, mais bon, comment dire, toute œuvre de Fantasy que soit ce Chasseur et la Reine des glaces, vous pouvez m’expliquer comment un enfant de couleur peut être originaire d’un royaume du nord ? Le nord, ce sont des types plutôt grands et blonds (voir roux), pas des petits bruns et encore moins des africains ou des asiatiques ; cela me semble logique, pas pour Hollywood visiblement. Mais passons car, après tout, ce n’est qu’un détail d’un film qui, ma foi, vaut le déplacement pour bien d’autres choses et, surtout, pour le fait que, comme son prédécesseur, il reste un fort bon divertissement familial qui se regarde sans la moindre prise de tête. Les acteurs font le job, surtout les actrices, plutôt charismatiques – au contraire d’un Chasseur qui veut se la jouer un peu trop comique pour être honnête – le scénario, sans être génial, est suffisamment accrocheur pour que l’on ne s’ennui pas et même si tout cela est plutôt convenu, même si la thématique de l’amour est un peu niaise, oui, Le Chasseur et la Reine des glaces reste un film plutôt sympathique et qui se regarde. Certes, nous sommes a des années lumières d’un chef d’œuvre voir même d’un bon film, mais bon, de temps en temps, un simple divertissement, ce n’est pas désagréable non plus…


Points Positifs :
- Avant toute chose, Le Chasseur et la Reine des glaces reste un divertissement familial qui plaira aux petits et aux grands (si ces derniers mettent un peu leurs exigences de coté) et qui, ma foi, vous fera passer un bon moment, histoire d’oublier un peu les soucis du quotidien.
- Le trio d’actrices – Charlize Theron, Emily Blunt et Jessica Chastain – mérite le détour, et ce, même si leurs personnages sont assez convenues.
- Finalement, le pompage sur La Reine des Neiges passe bien.
- Décors, effets spéciaux, costumes, il n’y a rien à redire.
- Les personnages des nains sont mieux utilisés dans cette suite, particulièrement par l’apport de deux naines ce qui apporte une touche d’humour sans surprise mais sympa tout de même.

Points Négatifs :
- Ne nous leurrons pas, ce film reste trop calibré grand public pour être honnête. Conventionnel, sans surprise et avec des personnages stéréotypés au possible, nous sommes bien trop loin de ce que j’appelle un grand film.
- Le Chasseur perd en crédibilité vis-à-vis du premier film : oscillant entre un rôle sérieux et un humour qui ne lui sied guère, il en perd une bonne part de crédibilité.
- Tant pis pour le politiquement correct mais un personnage de couleur dans une histoire se déroulant dans des royaumes nordiques, ce n’est pas logique pour un sou, d’ailleurs, cela en devient même ridicule – je pense même que le personnage passe tout le film à se demander ce qu’il fait là !
- Une nouvelle fois, comme c’est devenu habituel au cinéma depuis quelques années, la 3D n’apporte strictement rien au film. Mais quelle mode débile que celle-là !

Ma note : 6,5/10

samedi 23 avril 2016

HOMELAND – SAISON 2


HOMELAND – SAISON 2

Saul a été dépêché au Liban dans un climat de tensions et d'émeutes contre l'Iran. Il entre en contact avec un agent dormant inconnu de la CIA qui ne veut parler qu'à son contact : Carrie Matheson, qui a tourné le dos à son passé, devenue professeur d'anglais pour immigrants et vivant chez sa sœur où elle suit un traitement contre ses troubles. Pendant ce temps, Brody apprend que le vice-président compte le citer parmi ses colistiers lors de la campagne présidentielle.


Homeland – Saison 2
Réalisation : Michael Cuesta, Clark Johnson et Jeffrey Nachmanoff
Scénario : Howard Gordon, Alex Gansa, Gideon Raff
Musique : Sean Callery
Production : Teakwood Lane Productions, Cherry Pie Productions, Keshet Films, Fox 21 et Showtime Originals
Genre : Série dramatique, thriller psychologique
Titre en vo : Homeland – Season 2
Pays d’origine : États-Unis
Chaîne d’origine : Showtime
Diffusion d’origine : 30 septembre 2012 – 16 décembre 2012
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 12 x 50 minutes

Casting :
Claire Danes : Carrie Mathison
Damian Lewis : Nicholas Brody
Mandy Patinkin : Saul Berenson
Morena Baccarin : Jessica Brody
David Harewood : David Estes
Morgan Saylor : Dana Brody
Diego Klattenhoff : Mike Faber
Jackson Pace : Chris Brody
Jamey Sheridan : William Walden, le vice-président des États-Unis
Rupert Friend : Peter Quinn
Navid Negahban : Abu Nazir
Zuleikha Robinson : Roya Hammad
Amy Hargreaves : Maggie Mathison
F. Murray Abraham : Dar Adal
Chris Chalk : Tom Walker

Mon avis : Lors de ma critique de la première saison de Homeland, je n’avais pas put m’empêcher de faire les comparaisons avec l’œuvre dont elle était inspirée, je veux bien évidement parler de Hatufim, série israélienne de deux saisons que l’on peut, sans exagération aucune, qualifier de pur chef d’œuvre. Alors bien sur, au fil des épisodes, la version américaine se démarquait de plus en plus, trouvant, en quelque sorte, sa propre voie et, bien sur, son intérêt, mais bon, malgré les qualités de celle-ci, il n’en restait pas moins difficile de ne pas reconnaitre que lorsque l’on connaissait l’œuvre originale, il était difficile de ne pas s’amuser au petit jeu des comparaisons. Fort heureusement, et comme je le disais dans ma critique de la première saison, malgré un postulat de base identique et bien des ressemblances, vers les derniers épisodes, Homeland s’était suffisamment éloigné de Hatufim pour que l’on puisse la juger pour ce qu’elle était véritablement, c’est-à-dire, certes, une série inspirée d’une autre mais, et c’est là le plus important, qui n’en restait pas moins bonne, voir, franchement, très bonne. Et, avec cette seconde saison, c’est encore plus flagrant puisque non seulement le synopsis n’a plus grand-chose a voir avec la série israélienne, mais qu’en plus, entre une intrigue qui s’améliore de plus en plus au fil des épisodes, des personnages qui prennent de la profondeur et qui, pour certains, sont bien plus intéressants – je pense principalement a Brody – et des coups de théâtre magistraux ainsi qu’un final explosif, avec cette deuxième saison, Homeland, enfin, peut-être qualifier de grande série. Alors bien sur, le personnage de Carrie Mathison est toujours aussi charismatique et reste le principal centre d’intérêt de la série : toujours aussi déglinguée et géniale à la fois, c’est un plaisir de la retrouver. Mais ici, elle n’est plus seule et entre un Saul Berenson toujours aussi attachant, un petit nouveau, Peter Quinn, que l’on découvre avec méfiance mais qui s’améliore au fil des épisodes et, bien sur, un Nicholas Brody qui prend enfin de la consistance, englué qu’il est entre deux camps différents, cette seconde saison de Homeland – même si tout n’est pas parfait – est, non seulement captivante, mais surtout, comme je l’ai dit, une belle réussite que l’on savoure quasiment d’une traite, tant elle est prenante au possible.


Points Positifs :
- Enfin débarrassée de l’héritage HatufimHomeland, en s’en démarquant de plus en plus, trouve non seulement sa raison d’exister mais aussi, et c’est plus important, sa propre voie, et ce, avec douze épisodes tout simplement captivants et riches en temps forts.
- L’épisode où Brody est interrogé par la CIA et, bien sur, plus particulièrement par Carrie est l’un des meilleurs de la saison. N’oublions pas non plus le final, inattendu et qui marque les esprits.
- Le personnage de Carrie Mathison, bien sur. Après avoir régner sur la première saison, elle partage ici la vedette avec d’autres, ce qui n’est pas plus mal, mais, elle n’en reste pas moins toujours le principal centre d’intérêt de la série, tant son personnage, a la fois fort et faible, est bien écrit.
- Brody prend une toute autre dimension dans cette seconde saison, surtout après le moment où la CIA découvre la vérité sur ses allégeances puis l’utilise contre Abu Nazir.
- Si Saul Berenson reste égal à lui-même, le petit nouveau, Peter Quinn, finit par devenir un personnage plus intéressant qu’on le pensait à la base.

Points Négatifs :
- Le personnage de Dana m’insupporte au plus haut point : je ne l’aime pas, je la trouve inintéressante, quand à l’actrice, je ne peux pas la voir. Toujours a se lamenter, a geindre, chacune de ses apparitions en devient une souffrance…
- Dommage qu’une figure aussi majeure qu’Abu Nazir ait droit a une fin aussi banale ; mouais, je m’attendais à quelque chose de plus marquant tout de même.

Ma note : 8,5/10