lundi 4 janvier 2016

SCIENCES ET AVENIR HS 123 – LES ANIMAUX EXTRAORDINAIRES


SCIENCES ET AVENIR HS 123 – LES ANIMAUX EXTRAORDINAIRES
Juillet/Août 2000

Sciences et Avenir HS 123 – Les animaux extraordinaires
Edito
Idées reçues
Entretien avec… : Pascal Tassy, paléontologue
Parcours raisonné 
Créatures imaginaires
- La Bête du Gévaudan
- Le Monstre du Loch-Ness
- Les Rhinogrades
- La Licorne
- Godzilla
- Le Kraken
- Le Mokele Mbêmbe
- L’Almasty
- Le Dahu
- L’Ornithorynque
- La Sirène
Les animaux factices
Les géants velus
Légendes actuelles
- Rumeurs zoomorphes
- Des mots pour le dire
- Bibliographie
- Internet
- Le point de vu de… : Jean-Michel Besnier, philosophe
- Concepts clés

Mon avis : L’occasion s’était présentée, il y a quelques jours, de me procurer un ancien (très ancien même puisque datant de l’été 2000) numéro de Sciences et Avenir HS, ce qui, ma foi, tombait plutôt bien puisque le dernier en date, dont je vous ai parlé pas plus tard qu’hier et qui était consacré a Dieu et la Science avait été une franche déception.  Mais si l’envie m’avait pris d’aller acheter d’occasion un numéro âgé de quinze ans et demi, c’est que le sujet de celui-ci avait de quoi me plaire fortement, et pas qu’un peu d’ailleurs : intitulé Les animaux extraordinaires, celui-ci s’intéressait donc aux animaux mythiques, tous genres confondus – ce qui signifie qu’ici, on trouve de tout et l’on passe allègrement de la Licorne (créature mythique) a l’Almasty (hominidé dont l’existence est plus que probable) a de pures inventions comme les Rhinogrades, ces derniers valant d’ailleurs le coup. Bref, un numéro qui m’intéressait pour deux raisons : premièrement, pour le coté mythique de bon nombre de créatures traitées, deuxièmement, pour le coté cryptozoologique des autres puisque certains animaux ne seraient pas aussi imaginaires que l’on pourrait le penser de primer abord. Alors bien sur, convaincu d’avance par le sujet, un tel numéro ne pouvait que me plaire, surtout que cela fait bien des années que j’ai une passion a la foie pour les mythes (tous genres confondus) mais aussi pour la Cryptozoologie. Et, ma foi, a la lecture de ce numéro de Sciences et Avenir HS, force est de constater que celui-ci vaut le coup : les créatures proposées sont nombreuses (même si toutes n’ont pas droit au même traitement, malheureusement), la distinction est bien faite entre les animaux mythiques et les autres, de plus, tout cela est fort instructif dans le sens où l’on nous explique bien les différences entre ces deux catégories mais aussi les origines de bon nombre de mythes, bon nombre de ceux-ci étant présents, sous diverses formes, en bien des points du globe. Alors du coup, tout cela aurait put être parfait si ce numéro n’accusait pas un peu son age, c’est-à-dire, une tradition qui était encore présente a l’époque au sein des revues scientifiques, c’est-à-dire, de se moquer allègrement des sciences dites parallèles et de tourner bon nombre d’énigmes, réelles au demeurant, en dérision. Ainsi, la Cryptozoologie y ait raillée, comme il fallait s’y attendre, et cela est plutôt dommage car dans l’ensemble, ce hors-série de Sciences et Avenir est franchement bon… mais bon, comme un ultime pied de nez a certains articles moqueurs, ici ou la, en lisant bien entre les lignes, on s’aperçoit bien que bon nombre de ces animaux extraordinaires qui ne devraient pas exister, au vu des recherches et des nombreux indices trouvés depuis des décennies, ne sont pas aussi imaginaires qu’on pourrait le penser…


Points Positifs :
- Ce numéro de Sciences et Avenir est une bonne compilation de tout un tas de créatures, qu’elles soient mythiques, tiennent de la Cryptozoologie voir, tout bonnement, de la Zoologie, pour les néophytes du sujet qui souhaiteraient en savoir davantage sur la chose ; accessoirement, pour l’avoir lu d’une traite, même si l’on est familier de ces créatures, on y trouve parfaitement son compte.
- Malgré un parti pris fortement négatif par moments, l’ensemble est traité avec un certain sérieux et, au final, on s’aperçoit que bon nombre de ces créatures ne sont pas si imaginaires que cela…
- L’article le plus étonnant, a mes yeux, fut celui consacré aux Rhinogrades : où comment une blague fort bien réalisée nous montre qu’en usant du plus parfait sérieux scientifique, on peut créer de toutes pièces une espèce animale improbable.
- Autre article fort instructif, celui sur l’Ornithorynque, sympathique animal a l’allure chimérique, bien réel, et qui, pendant des décennies, fut l’objet de bien des débats passionnés au sein de la communauté scientifique.
- J’ai bien rigoler en découvrant certaines créatures comme la Truite a fourrure, le Jackalope ou le Corlachien de Garenne.  

Points Négatifs :
- Un parti pris négatif trop marquer la plupart du temps, ce qui est dommage surtout que certains articles (Almasty et autres hommes sauvages pour ne citer que le plus flagrant) contredit entièrement la teneur d’ensemble du magazine, franchement hautain vis-à-vis de la Cryptozoologie – mais bon, pour ceux qui se souviennent de ce qu’était la presse scientifique autrefois, ce n’est pas vraiment une surprise et je reconnais moi-même que celle-ci s’est adoucie depuis quelques années, étant plus ouverte.
- Que l’on nous parle du Monstre du Loch Ness, du Kraken ou des hommes sauvages, c’est une chose, que l’on inclut dans le lot Godzilla ou que l’on nous parle des Pokémons ou du Marsupilami, c’est un peu se moquer du monde !

Ma note : 7,5/10

dimanche 3 janvier 2016

SCIENCES ET AVENIR HS 184 – DIEU ET LA SCIENCE


SCIENCES ET AVENIR HS 184 – DIEU ET LA SCIENCE
Janvier/Février 2016

Sciences et Avenir HS 184 – Dieu et la Science
Edito : Dialogues
Rencontre : Luc Ferry : « Ne mélangeons jamais science et théologie ! »
Evolution et religions
Univers 
- Etienne Klein : « L’origine de l’univers, un authentique mystère »
- Nidhal Guessoum : « Il y a un sens à tout ça, une cohérence »
Cahiers repères – Aux origines des textes sacrés
Sacré
- Yves Coppens : « Le sacré nait avec la première pierre taillée »
- Axel Kahn : « C’est grâce à l’autre que je prend conscience de moi »
Apocalypse
- Michaël Foessel : « Il n’y a pas plus attaché au passé qu’un catastrophiste »
- Dominique Lecourt : « La fin du monde n’est pas pour demain ! »
- Eric Morin : « Le combat des ténèbres contre la lumière »
- Nabil Mouline : « Pour Daesh, l’Apocalypse est proche »
Evolution
- Jean-Claude Ameisen : « Nous sommes les héritiers d’un passé devenu immense »
- Pascal Picq : « Et les grands singes déboulèrent en Europe »
- Soufiane Zitouni : « Face à moi, des élèves ricanaient »
Immortalité
- Nicole Le Douarin : « Le rêve de vivre vieux sans l’être »
- Frédéric Saldmann : « Certains animaux ont atteint l’éternité »

Mon avis : Le dossier de ce dernier numéro de Sciences et Avenir Hors-série de 2015 (mais estampillé janvier/février 2016) avait de quoi être alléchant puisque traitant d’un sujet qui aura fait couler beaucoup d’encre depuis des siècles, si ce n’est depuis plus longtemps, je veux bien évidement parler des rapports souvent ambigus entre la religion et la science. Parfois liés, souvent en conflits, science et théologie auront, depuis les débuts de l’humanité, entretenu des relations pour le moins complexes, relations qui, en toute logique, auraient dut être apaisées après la révolution industrielle et le vingtième siècle, époque des plus impressionnants progrès scientifiques, mais qui en fait, n’en est rien – suite aux montés d’un certain rigorisme dans l’Islam, mais aussi, ne l’occultons pas, d’un évangélisme militant venu d’outre-Atlantique. Bref, de quoi faire un excellent dossier, surtout qu’il y avait de quoi faire au vu du sujet. Or, a ma grande surprise, pour ne pas dire, a mon grand déplaisir, il n’en fut rien puisque, plutôt que de nous proposer un numéro typique où les articles se seraient succéder pour nous apporter un maximum d’informations sur le sujet, nous avons droit a… de multiples interviews ou articles de personnalités diverses (paléontologues, astronomes, philosophes) qui, s’ils ne sont pas inintéressants, m’auront laissé tout de même sur ma faim. Après tout, quand on s’attend à un excellent dossier qui reviendrait sur les relations entre la science et la religion, quand on s’attend a lire des articles qui reviendraient sur les scientifiques qui acceptent Dieu et ceux qui le rejettent, quand on s’attend a un numéro qui avait décidément tout pour être excellent et qu’a la place, on a droit aux avis ou aux états d’âmes d’une poignée d’individus, aussi connus soient-ils, bah, je suis désolé mais j’appelle cela une déception… mais bon, quelque par, j’aurai dut m’en douter au vu de la couverture de ce numéro qui, en quelque sorte, annonçait la couleur…


Points Positifs :
- La première partie, qui s’attarde sur les origines de l’univers et sur le Big-bang, ce dernier étant souvent mis en avant par les théologiens de tout poil pour aller dans leur sens, c’est-à-dire, qu’il aurait fallut un dessein intelligent pour que tout cela soit crée. Bien entendu, les choses sont bien plus complexes que cela.
- Je ne rejette pas l’intégralité de ce numéro, loin de là, puisque, après tout, il y a quelques passages intéressants au fil des pages, comme, par exemple, l’article qui s’intéresse aux animaux a l’espérance de vie impressionnante.  
- Ce que j’aurai principalement retenu de ce numéro ? Les quelques lignes au sujet de l’Idole de Shigir, la plus ancienne sculpture en bois conservée au monde, vieille de 11000 ans et originaire de l’Oural. Mouais, c’est peu…  

Points Négatifs :
- Finalement, ce numéro n’est qu’une succession d’interviews où l’on se tape les avis de tout un tas d’individus (certains connus, d’autres beaucoup moins) sur les rapports entre la religion et la science. Le problème c’est que si on y trouve quelques bonnes choses, par moments, on est limite proche du hors-sujet.
- De véritables articles auraient été préférables à des interviews, surtout qu’au final, on n’apprend pas grand-chose sur le sujet qui était annoncé en couverture.
- J’ai bien aimé l’article sur les animaux a l’espérance de vie digne de celle de Mathusalem, mais, petit soucis, il est où le rapport avec la science et la religion ?
- Dieu et la Science ? Non, ils auraient mieux fait d’appeler ce hors-série « Les avis des scientifiques sur les rapports entre Science et Religion ».  

Ma note : 5,5/10

KRISS DE VALNOR – JE N’OUBLIE RIEN


KRISS DE VALNOR – JE N’OUBLIE RIEN

Après avoir décoché ses dernières flèches dans le lit du torrent alimentant Ravinum, pour protéger la fuite de Thorgal et des siens, Kriss de Valnor est mortellement touchée. Elle se réveille alors aux portes du tribunal des Walkyries. Freyja, leur déesse, a pour mission de juger si Kriss est digne de rejoindre le Walhalla, un paradis réservé aux valeureux guerriers morts au combat. Le problème, c’est que la belle n’est pas un guerrier valeureux. Pire : elle est connue pour ses fourberies et son égoïsme puant. Seul son dernier acte de bravoure, pour sauver son fils et la famille de Thorgal, pourrait l’épargner d’une condamnation à errer éternellement dans les brumes glaciales du Niflheim. Pour se convaincre qu’elle mérite ce mythique paradis, Freyja lui demande de lui conter l’enfant qu’elle était… Kriss est une enfant chétive et faible qui essaye, en chassant, d’améliorer le quotidien de sa mère Olgave qui l’élève seule. La pauvre femme attend inlassablement le retour du père de Kriss. Mais Kahaniel de Valnor n’a donné aucun signe de vie depuis presque 12 ans (l’âge de la petite). Aussi, l’une et l’autre sont-elles sous le joug de Ferkel, une brute épaisse qui, sous prétexte de subvenir maigrement à leurs besoins, n’hésite pas à se montrer violent. A bout et devant la lâcheté d’Olgave, la jeune fille est même prête à mettre un terme à l’existence de ce gros porc, mais elle n’y parvient pas…


Kriss de Valnor – Je n’oublie rien
Scénario : Yves Sente
Dessins : Giulio de Vita
Couleurs : Giulio de Vita
Couverture : Grzegorz Rosinski
Editeur : Le Lombard
Genre : Heroic Fantasy
Pays d’origine : Belgique
Langue d’origine : français
Parution : 19 novembre 2010
Nombre de pages : 48

Mon avis : L’année 2015, sur ce blog, fut incontestablement marquée par la saga Thorgal, comme on peut le voir ici même, cependant, si en décembre dernier, je vous proposais la critique du dernier tome de la saga en court, Kah-Aniel, j’avais préciser que je n’en avais pas tout a fait finit avec cette saga de la BD franco-belge tout en précisant que ces dernières années, quelques séries parallèles avaient vu le jour, complexifiant ainsi l’univers thorgalien en mettant sur le devant de la scène des personnages majeurs comme Kriss ou Louve. Et justement, pour commencer, mon choix s’est naturellement portée sur les aventures en solo de la dangereuse et charismatique Kriss de Valnor, sans nul doute le personnage le plus intéressant de la série Thorgal, du moins, c’est mon point de vu. Cependant, c’était tout de même avec certaines réserves que je me suis lancé dans la lecture de Je n’oublie rien, premier volume du Cycle de Kriss de Valnor : après tout, j’avais beau apprécier le personnage, les séries parallèles et moi, ce n’est pas vraiment une grande histoire d’amour et je me méfie toujours de celle-ci. De plus, si Grzegorz Rosinski était responsable de la couverture (fort réussie au demeurant et dans le lignée de ses plus belles réussites dans la série principale), les dessins, eux, étaient l’œuvre de Giulio de Vita et, sans mésestimé ce dernier, lorsque l’on est habituer au maitre, ce n’est pas évidant de se dire que celui-ci n’est plus aux manettes. Pourtant, et en dehors des premières pages – celles où Kriss se réveille, après sa mort dans l’album Kriss de Valnor, au palais des Valkyries – que j’ai trouver un peu en-deçà, pour le reste, je me suis rapidement au style du sieur de Vita et, ma foi, celui-ci, plutôt inspiré par celui de Rosinski pour ce qui est des traits et des couleurs, n’est pas désagréable, loin de là. Mais comme chacun sait, si les dessins sont une chose, le nerf de la guerre, c’est le scénario et sur ce point, Yves Sente, qui a la même époque, avait repris en main la destinée de la série Thorgal – voir Moi, Jolan – livre une prestation sans surprises mais efficace : par une pirouette scénaristique – les Valkyries ressuscitent notre anti-héroïne préférée et lui ordonnent de raconter sa jeunesse afin de décider si elle accédera au Walhalla ou si elle errera pour l’éternité dans le royaume des ombres – Yves Sente nous offre un petit voyage dans l’enfance de Kriss où l’on n’échappe pas aux poncifs du genre – elle est malheureuse, on se croirait dans une œuvre de Dickens – mais où, mine de rien, on a droit a une aventure plutôt réussie où l’adolescente, après avoir rencontrer Sigwald – voir l’album Les Archers – essaye de sauver la fille de ce dernier. Je n’oublie rien est donc une première aventure en solo de notre badasse préférée sans grande surprise mais, finalement, assez sympathique au demeurant : certes, nous sommes a mille lieux des meilleurs albums de Thorgal mais Kriss étant de toute façon un personnage hautement charismatique, tout cela m’a donné envie de connaitre la suite, ne serais-ce que par simple curiosité.


Points Positifs :
- Si on n’échappe pas aux poncifs du genre, force est de constater que cela fonctionne plutôt bien, surtout que la première rencontre entre la jeune Kriss et Sigwald accouche d’une mission hautement périlleuse où la première essaye de sauver la vie de la fille du second, celle-ci étant retenue prisonnière par une princesse assez spéciale…
- Sans être exceptionnel, je trouve que  Giulio de Vita s’en sort assez bien aux dessins et livre une prestation de qualité, son style collant plutôt bien à celui de Grzegorz Rosinski – enfin, première époque.
- Une fort belle couverture.
- Le plaisir de retrouver quelques têtes connues comme Pied-d’arbre, Sigwald.

Points Négatifs :
- Une aventure sympathique mais sans grandes surprises finalement : Kriss a connu une enfance très malheureuse, son beau-père était un salaud fini, sa mère une lâche, les habitants de son village n’étaient guère mieux… Bigre, une vrai petite Cosette !
- Giulio de Vita fait le job et s’en sort plutôt bien, par contre, dans les premières pages, là où apparaissent les Valkyries, je n’accroche pas trop aux tenues de ces dernières, les dessins étant, de toute façon, inférieurs au reste de l’album.

Ma note : 7/10

samedi 2 janvier 2016

L’HISTOIRE SECRÈTE – GROUND ZERO


L’HISTOIRE SECRÈTE – GROUND ZERO

7 septembre 2001. Erlin est revenu aux Etats-Unis, à New-York. Il est très rapidement en danger devant une immense brume noire qui détruit tout sur son passage. Il est sauvé par Aker, mais se retrouve le lendemain dans le lit de Reka ! Reka rend secrètement visite aux agents des moines noirs : elle n’a pas réussi à voler le 21 d’Erlin, sa carte la plus puissante. En effet, sans le 21, un Archonte n’a plus aucun pouvoir. Reka ment même en disant qu’elle n’a pas trouvé Erlin et qu’il doit se cacher dans un endroit reculé du monde. Cependant, la conversation dérape rapidement, car les agents sentent que Reka ment et protège Erlin. Elle se défend en affirmant que tuer un Archonte pourrait détruire une ville monde. Ils ne se doutent pas qu’Erlin est caché et les observe. Erlin comprend que les moines noirs trament quelque chose et projettent un attentat de grande envergure. Il essaie alors d’alerter les services secrets… mais ni la CIA, ni le FBI ne semblent pressés d’intervenir…


L'Histoire Secrète – Ground Zero
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Editeur : Delcourt
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 19 juin 2013
Nombre de pages : 54

Mon avis : Alors là, si vous me permettez l’expression, après lecture de ce trentième tome de L’Histoire Secrète, sans suis sur le cul ! Car bon, comment dire… depuis quelques tomes, cette longue, si longue saga de Jean-Pierre Pécau avait tendance a s’enliser un peu trop a mon gout et le tome précédant, Opération Bojinka, m’avait tellement déçu que vous ne pouvez pas imaginer ma surprise, compréhensible après coup, en découvrant que Ground Zero, au titre si évocateur, était aussi bon au point même que nous tenons là, après des années, tout simplement l’un des meilleurs volumes de la série ! Et je pèse mes mots… Car oui, ici, tout est parfait ou presque et en dehors de quelques planches ratées par un Igor Kordey toujours égal a lui-même – c’est-à-dire, capable du meilleur comme du pire – pour le reste, c’est du grand art, probablement l’album que l’on attendait depuis des lustres, celui où Pécau, enfin, réussit a maitriser a la fois son intrigue principale, ses personnages et cette fameuse histoire secrète où il lie le moindre événement historique a sa saga. Un équilibre parfait qui doit énormément aux événements décrits dans ce trentième tome, je veux bien évidement parler de ceux qui ont eu lieu quelques jours avant les attentats du 11 Septembre 2001 – contrairement a ce que laisserait sous-entendre la couverture, ceux-ci n’auront lieu que dans le prochain, Les Maitres du Jeu. Arrivée au pouvoir de l’administration Bush a la Maison Blanche, rivalités entre services secrets américains, montée en puissance du terrorisme islamiste et d’Al-Qaïda, assassinat du Commandant Massoud, mais aussi, car les attentats du 11 Septembre 2001, quatorze ans après, possèdent encore bon nombre de zones d’ombres et comme depuis le début, tout cela fut un terreau fertile pour toutes les théories du complot parmi les plus pertinentes jusqu’aux plus improbables, un coté paranoïaque fortement exagéré mais qui, ici et comme nous sommes dans une histoire parallèle a la notre, trouve parfaitement sa justification. Pécau, plus en forme que jamais, s’amuse à mêler événements réels, théories du complot a son univers des Archontes et, ma foi, non seulement ça marche mais j’irai même plus loin, c’est excellent ! Une belle surprise donc que ce trentième tome, et ce, alors qu’il ne reste plus que deux volumes pour conclure cette saga ; comme quoi, il ne faut jamais désespéré, même de L’Histoire Secrète… mais bon, maintenant, j’espère que la conclusion sera a la hauteur de cet album !


Points Positifs :
Ground Zero est tout simplement le meilleur tome de L’Histoire Secrète depuis Les Sept Piliers de la Sagesse, ce qui remonte tout de même – il s’agissait du huitième volume de la série ! Mais il faut dire qu’ici, tout est quasiment parfait et que, scénaristiquement, Jean-Pierre Pécau réussit un véritable tour de force en liant les événements ayant menés au 11 Septembre a son histoire d’Archontes. Evénements réels, théories du complot, Archontes, Moines Noirs, le tout est fort bien présenté au point d’en devenir passionnant.
- Jean-Pierre Pécau se débrouille tellement bien que tous ces événements qui nous sont présentés en deviennent troublants : mystères réels sur les attentats du 11 septembre et théories fumeuses sont si bien imbriqués qu’il devient difficile de démêler le vrai du faux et de ne pas se dire que, finalement, on ne sait toujours pas tout sur l’événement le plus marquant du début du vingt-et-unième siècle.
- Pour tous ceux qui ont connus ces événements, quel plaisir de se replonger dans ce pan de l’Histoire moderne et de retrouver des personnages réels comme George Bush père, Dick Cheney, Donald Rumsfeld, Condoleezza Rice, le Commandant Massoud, etc.
- Malgré quelques failles habituelles, Igor Kordey est plutôt en forme dans cet album et livre des planches superbes – si l’on apprécie son style, bien entendu – et d’ailleurs, le bougre est plutôt doué pour ce qui est de dessiner des personnages historiques.

Points Négatifs :
- La scène d’inceste entre Erlin et Reka est plutôt comique, surtout que le premier ne se souvient de rien, cependant, était-elle nécessaire ? Cela devient lassant à force de présenter le personnage de Reka comme n’étant qu’une assoiffée de sexe sans morale ?
- Certes, Igor Kordey est en grande forme dans cet album, cependant, certaines cases sont un peu en deçà ; ah, quand réussira-t-il enfin a livrer une prestation parfaite de bout en bout !?

Ma note : 8/10

L’HISTOIRE SECRÈTE – OPÉRATION BOJINKA


L’HISTOIRE SECRÈTE – OPÉRATION BOJINKA

En octobre 1994, la secte du temple solaire est interrompue en pleine séance occulte, dans un chalet du Valais suisse, par l'attaque d'un groupe commando. Un des disciples parvient à exfiltrer un enfant tibétain qu'il appelle « Kundun ». Un mois plus tard, Dame Reka donne rendez-vous à l'ex-agent de la CIA Bob Wheels sur le Champs de Mars parisien. Elle a besoin de lui pour monter une opération de grande ampleur à la frontière suisse, dans le but de rapatrier son frère Erlin dans notre pan de la réalité. Cela commence pour lui par le recrutement de mercenaires, d'anciens compagnons d'armes qu'il a connus à Dubrovnik, durant la guerre des Balkans. Tous se donnent rendez-vous quelques jours plus tard, de nuit, sur un barrage à la frontière suisse. Ils y retrouvent le jeune Kundun, autrement dit une des incarnations du Dalaï-Lama. Après s'être placé au centre d'un cercle de signes tracés sur le sol, celui-ci entre dans une sorte de transe électrique. Aussitôt, les mercenaires signalent des véhicules en approche. Une attaque au sol et par deltaplane, avec tirs croisés nourris, débute. En bas, à Chamonix, les réseaux électriques s'affolent et plusieurs avalanches se déclenchent concomitamment. Bob Wheels parvient à s'enfuir avec le Kundun par un tunnel du barrage. Il rejoint un chalet où les attend... Erlin ! La transe a réussi, qui consistait à ouvrir un seuil de retour pour l'archonte...


L'Histoire Secrète – Opération Bojinka
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Igor Kordey
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 06 février 2013
Nombre de pages : 54

Mon avis : Le vingt-huitième tome de L’Histoire Secrète, dont je vous ai parlé il y a sensiblement quinze jours, en décembre dernier, m’avait laissé une impression mi-figue mi-raisin, la série, sans être tout a fait mauvaise, semblant s’étirer en longueur indéfiniment tandis que son maitre d’œuvre, le sieur Jean-Pierre Pécau, ne cessait de complexifier les choses sans jamais faire véritablement avancer le scénario. Pourtant, il y avait eu une fois de plus quelques bonnes idées comme les connaissances indéniables de Pécau pour l’Histoire, particulièrement récente, ainsi que la possibilité du retour d’un certain Dyo, événement qui pousse Erlin à partir pour une autre dimension afin de le contrer définitivement. Du coup, on était en droit d’attendre que dans cet album, Opération Bojinka, à moins qu’on ne suive les péripéties d’Erlin dans un quelconque monde parallèle, l’Archonte ne soit aux abonnés absents, or, non seulement il n’en est rien mais, qui plus est, celui-ci refait son apparition assez rapidement. Ce choix scénaristique de Pécau est plutôt singulier surtout que rien ne nous est dit de la petite virée de l’Archonte en terres inconnues : Dyo neutralisé, certes, comment ? On ne le saura jamais ! Mouais, discutable tout cela… A la place, nous avons droit a de longues et par moments intéressantes discussions métaphasiques entre les personnages sur le passé et le futur mais qui risquent très rapidement de devenir assez complexes pour peu que l’on ne soit pas soit même attiré par le sujet. Alors bien sur, Pécau oblige, on a droit a notre lot habituel d’événements historiques qui nous sont assénés en lien, ici, avec l’intrigue de la saga : Temple Solaire, Opération Bojinka (un 11 septembre puissance 10 prévu pour 1995 et qui fut empêcher a temps) et autres petites joyeusetés des services secrets américains qui raviront les amateurs d’Histoire. Mais bon, malgré quelques bonnes idées, c’est trop peu pour faire de ce vingt-neuvième album de L’Histoire Secrète un bon cru de la saga, bien au contraire, d’ailleurs, j’irais même plus loin, c’est probablement le plus décevant depuis bien longtemps ; il faut dire qu’a force de palabres et de tergiversations scénaristiques, on ne peut plus vraiment trouver d’excuses a une série qui dure depuis bien trop longtemps…


Points Positifs :
- L’élément qui m’aura le plus marquer dans ce vingt-neuvième tome de L’Histoire Secrète aura été cette fameuse Opération Bojinka : peu connue du grand public, cette opération terroriste, prévue pour début 1995, si elle n’avait pas été stoppée à temps, aurait été un 11 septembre puissance dix avec davantage de cibles visées (11 avions devaient être détournés) et l’assassinat du Pape Jean-Paul II, rien que ça ! Pécau est un amateur éclairé de l’Histoire et il se plait toujours autant à parsemer ses récits de ces nombreux événements qui apportent une touche si spéciale à cette saga.
- La longue et par moments intéressante discussion entre Erlin et le Kundun, ce dernier étant la véritable réincarnation de Bouddha (le Dalaï-Lama) où, pour peu que l’on ne soit pas réfractaire a bon nombre de théories new-age et orientales, on se délectera de tout cela ; surtout cette idée de plusieurs futurs possibles (compréhensible) mais aussi de passés, plus complexes mais attirant comme hypothèse.
- Même si Pécau a souvent du mal à retranscrire parfaitement toutes ses idées, sa connaissance de l’Histoire récente et sa volonté de tout lié a ses histoires d’Archontes et de Moines Noirs nous offre une Histoire parallèle souvent attirante.

Points Négatifs :
- Non seulement, Erlin revient rapidement de sa petite virée dans une autre dimension mais, qui plus est, on ne sait absolument pas ce qu’il y a fait ? Dyo est neutraliser, certes, mais comment ? A croire que Jean-Pierre Pécau ne peut pas se passer de son personnage fétiche.
- Si les discussions entre les personnages sont par moments intéressantes, il y a tout de même énormément de blabla, et ce, au détriment d’une intrigue qui n’avance guère au final.
- Jean-Pierre Pécau retombe une fois de plus dans ses travers en nous complexifiant son scénario de détails parfois inutiles.  
- Il y a quelques scènes d’actions mais celles-ci n’apportent pas grand-chose à l’intrigue.
- Toujours la problématique Igor Kordey : j’aime bien son style si particulier, cependant, il faut reconnaitre que certaines cases sont franchement loupées, surtout dans les scènes d’actions. Le croate est bougrement doué mais parfois, il ferait mieux de dessiner plus lentement.

Ma note : 5,5/10

vendredi 1 janvier 2016

WOLVERINE – OLD MAN LOGAN


WOLVERINE – OLD MAN LOGAN

Dans un monde futuriste, dévasté par les pires criminels, les Etats-Unis ne sont plus ce qu'ils étaient. Suite à la victoire des super-vilains les frontières ont été redéfinies de manière aberrante et la population dépérit, abandonnée par ses nouveaux dirigeants diaboliques. Quand le concept même de héros n'est plus qu'un vieux souvenir oublier, comme l'espoir et la dignité, qu'adviendra-t-il de l'humanité ? La plus grande aventure de Wolverine de tous les temps ! Dans le désert de Californie, une terre désolée contrôlée par le funeste gang de Hulk, Wolverine rêve de vivre en paix auprès de sa femme et de ses enfants. Loin de son existence violente passée au sein des X-Men, Logan n'aspire désormais qu'à une chose une paisible vie de famille...


Wolverine – Old Man Logan
Scénario : Mark Millar
Dessins : Steve McNiven
Encrage : Dexter Vines, Mark Morales, Jay Leisten
Couleurs : Morry Hollowell, Christina Strain, Justin Ponsor, Jason Keith, Nathan Fairbairn, Paul Mounts
Genre : Super-héros
Editeur : Marvel
Titre en vo : Wolverine – Old Man Logan
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Juin 2008 – Septembre 2009
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 21 septembre 2011
Nombre de pages : 192

Liste des épisodes
Wolverine (vol.3) 66-72
Wolverine : Giant-Sized Old Man Logan

Mon avis : Pour ma première critique de l’année, je poursuis un peu sur ma lancée de 2015 avec la critique d’un énième comics, genre décidément très présent sur ce blog depuis quelques mois, et plus précisément avec ce qui restera comme étant la saga la plus importante de Wolverine de ces dernières années, je veux bien évidement parler de Old Man Logan. Cette saga tombe décidément bien a pic puisque, premièrement, je n’avais jamais eu l’occasion jusqu’à ce jour de la lire, deuxièmement, vu que le personnage central de cette saga, ce Logan âgé va devenir l’un des personnages récurant de l’univers Marvel post-Secret Wars– qui, pour la petite histoire, débute en France dans quelques jours – l’occasion était trop belle pour que je découvre enfin cette saga dont j’avais entendu bien des louanges a son sujet. Et ma foi, disons que je n’ai pas été déçu par celle-ci car oui, Old Man Logan, publié il y a quelques années dans la série régulière Wolverine, est bel et bien l’excellent road-movie annoncée : dans un univers post-apocalyptique a la Mad Max ou a la Hokuto No Ken, un univers où la quasi-totalité des super-héros sont morts et où les vilains règnent en maitre sur l’Amérique du Nord, un Logan vieillissant se voit contraint d’accepter une mission auprès d’un ancien compagnon d’armes, Œil de Faucon, désormais aveugle, afin de gagner l’argent dont il a besoin pour payer le loyer de sa ferme et, surtout, sauver sa famille. Logan, traumatisé par les événements ayant eu lieu un demi-siècle auparavant, est devenu non violent mais on se doute bien que, tôt ou tard, il aura a sortir ses griffes, cependant, malgré toutes les embuches qui parsèment sa route et celle de Clint Barton, la chose n’arrivera qu’a la fin, ce qui nous change un peu le personnage que l’on connait depuis des années – quoi qu’a la fin, tout cela finira en boucherie… L’intrigue est plaisante, les dessins de Steve McNiven collent plutôt bien a celle-ci est il est évidant que l’on ressent un certain plaisir à découvrir, aux cotés de nos deux compagnons, ce qu’est devenu cette Amérique dévastée par les super-vilains. Hélas, malgré bien des attraits, Old Man Logan, de mon point de vu, pèche énormément par son conformisme : ainsi, si l’univers proposé, les personnages et l’histoire sont assez plaisant, reconnaissons que tout cela n’est pas très original et a des airs de déjà-vu… Les situations sont prévisibles et souvent sans surprises ce qui fait que, au final, on passe à coté du chef d’œuvre annoncé par certains. Alors oui, Old Man Logan est un bon road-movie, sans conteste, cependant, malgré ces quelques personnages hauts en couleurs et cette ambiance réussie, l’ensemble s’avère être plus moyen que ce a quoi je m’attendais, Mark Millar ayant été, selon moi, un peu trop sage dans son scénario devenu de fait beaucoup trop prévisible…


Points Positifs :
- Le coté post-apocalyptique de la chose, un élément qui accouche souvent de bonnes histoires, ne serais-ce que pour son ambiance. Et dans le coté vieux baroudeur revenu de tout, il était évidant que Wolverine se posait comme étant une évidence pour une telle saga.
- Le duo vieillissant composé de Wolverine et de Œil de Faucon est excellent ; ces ceux-là ont prit de l’age mais ils n’en restent toujours pas moins bougrement efficaces.
- Logan non violent ? Vous n’y croyez pas ? Lisez donc Old Man Logan
- Ce futur post-apocalyptique, ce qui est arrivé aux héros, le traumatisme de Wolverine, le sort peu enviable de la population qui doit subir le joug de véritables psychopathes.
- Le final, lorsque Logan pête un câble et s’en va massacrer le clan de Hulk.
- Bien encrés, les dessins de Steve McNiven sont franchement agréables.  

Points Négatifs :
Old Man Logan est un bon run de Wolverine, sans aucun doute le meilleur de ces dernières années, je ne le nie pas, cependant, tout cela est beaucoup trop prévisible, selon moi, pour faire de cette saga un incontournable du genre, loin de là.
- Ce coté prévisible, justement, qui fait que l’on ne soit pas vraiment surpris par le déroulement scénaristique de la chose. Old Man Logan est trop inspiré d’œuvres du même genre quand a certaines scènes, on les attendait presque depuis le début.
- L’idée que l’ensemble de toute la communauté des super-vilains se réunissent pour massacrer les super-héros est une vrai-fausse bonne idée : ainsi, imaginez-vous des individus comme Magneto, Mr Sinistre ou Apocalypse faisant ami-ami avec des Fatalis, Crane Rouge, Dr Octopus et autre Abominations ? Non seulement c’est illogique mais presque ridicule : vous voyez une alliance entre Magnéto, un juif rescapé des camps, et un nazi comme Crane Rouge !?
- Histoire d’enfoncer le clou, scénaristiquement, on tombe dans le grand guignolesque lorsqu’il est dit que les vilains, après avoir tué tous les super-héros, se contentent de régner sur les Etats-Unis. Et le reste du monde alors, autrement plus vaste !?

Ma note : 7/10