dimanche 8 mars 2015

THE CODE


THE CODE

Sous un soleil de plomb, le corps d’une jeune fille est retrouvé étendu sur la terre rouge de l’arrière-pays australien. Alex Wisham, dont la victime est une élève, essaie de comprendre ce drame. Au même moment, Ned Banks, journaliste avide de scoops, reçoit des documents compromettants sur un membre du gouvernement. Le lien entre les deux mystères ne tarde pas à être établi et, déjà, les soucis se profilent à l’horizon. Avec l’aide de son frère Jesse, génie de l’informatique très perturbé, Ned tente de percer le code de données top secrètes.


The Code
Réalisation : Shawn Seet
Scénario : Shelley Birse
Musique : Roger Mason
Production : Playmaker Media, ABC, HBO
Genre : Drame, Thriller, Politique
Titre en vo : The Code
Pays d’origine : Australie
Chaîne d’origine : ABC1
Diffusion d’origine : 21 septembre 2014 – 26 octobre 2014
Langue d'origine : anglais
Nombre d’épisodes : 6 x 56 minutes

Casting :
Dan Spielman : Ned Banks
Ashley Zukerman : Jesse Banks
Adele Perovic : Hani Parande
Lucy Lawless : Alex Wisham
Aden Young : Randall Keats
David Wenham : Ian Bradley
Adam Garcia : Perry Benson
Chelsie Preston Crayford : Sophie Walsh
Aaron Pederson : Tim Simons
Steve Rogers : Malcom Coover
Dan Wyllie : Lyndon Joyce
Paul Tassone : Andy King
Aaron McGrath : Clarence Boyd
Madeleine Madden : Sheyna Smith
Mitzi Ruhlmann : Missy Wisham
Tim McCunn : Carl Smith
Sophie Gregg : Trina Daniels
Erik Thomson : Niko Gaelle

Mon avis : La dernière fois, sur ce blog, que je vous avais parlé d’une série australienne, cela remonte sensiblement a un an et demi, avec, en octobre 2013, La Gifle, excellente mini-série qui narrait les conséquences, au cours d’un barbecue entre amis, d’une gifle portée a un gamin insupportable. Ici, avec The Code, nous sommes bien entendu à mille lieux du synopsis de La Gifle, le seul point commun, finalement, étant que, qualitativement parlant, c’est presque aussi bon. En effet, le synopsis de The Code tient davantage du triller informatique que du huit-clos familial et, si l’on devait faire des comparaisons, il me semble évidant que dans le cas présent, cette mini-série a de faux airs d’un certain The Killing : même liens entre une affaire criminelle et le monde politique alors qu’a la base, la chose ne semble pas évidente, même façon de conclure les épisodes, ou presque, sauf que, ici, on change de lieu – le Danemark laissant la place a l’Australie – et, bien sur, la désormais culte Sarah Lund laisse la place a deux frères : un journaliste et un hacker de génie, légèrement perturbé mentalement, l’excellent Ashley Zukerman qui porte quasiment a lui tout seul tout l’intérêt de cette série. Car si le synopsis de celle-ci est fort intéressant – The Code renvoi en fait à un code informatique volé qu’il va falloir décrypter – si les multiples rebondissements entretiennent un suspens qui fait qu’il est difficile de lâcher son petit écran et si, dans l’ensemble, les acteurs sont plutôt bons – eh, il y a même Xena, les plus agés savent de qui je parle – force est de constater que notre petit génie de l’informatique qui, visiblement, n’est pas tout seul dans sa tête, est incontournable : pour ses talents, bien sur, pour ses crises de folies, mais aussi et surtout car le sieur Ashley Zukerman, qui joue le rôle de Jesse Banks, est plutôt crédible et fait preuve d’un excellent talent d’acteur. Bref, et malgré quelques raccourcis un peu trop faciles et, par moments, un certain manque d’originalité – les images d’écrans, en surimpression, cela marche mais ce n’est pas nouveau – force est de constater qu’avec The Code, l’Australie démontre une nouvelle fois qu’elle est capable d’offrir au monde d’excellentes séries – et puis, un certain exotisme aidant, cela nous change franchement des séries made in USA, ce qui, de mon point de vu, n’est pas plus mal.


Points Positifs :
- Un synopsis de départ loin d’être original – une espèce de Forbrydelsen où Sarah Lund serait remplacée par un autiste génie en informatique – mais qui n’en fonctionne pas moins : l’intrigue est captivante, tous les détails informatiques ne sont pas complexes pour les néophytes, le lien avec les magouilles des politiciens raviront les adeptes du genre et, origine de la série oblige – l’Australie – le coté exotique n’est pas désagréable.
- Si la plupart des acteurs sont franchement bons, comment ne pas mettre en avant Ashley Zukerman, tout bonnement excellent dans son rôle de petit génie des claviers autistes. Il n’est pas tout seul dans sa tête mais quel talent !
- Eh, mais c’est Xena la Guerrière !
- Le coté filmé caméra a l’épaule, certains plans, qu’ils soient proches ou éloignés…
- Le générique : ses images et sa musique.

Points Négatifs :
- Si le scénario est suffisamment captivant, force est de constater qu’il y a un certain manque d’originalité par moments et que l’on sent un peu l’hommage fait a d’autres œuvres ; la chose n’est pas très grave, certes, mais bon…
- Par moments, je trouve que les deux frères se sortent un peu trop facilement de certaines situations un peu complexes.
- Le personnage de Jesse Banks est tellement réussi qu’il en finit presque par éclipser tous les autres.

Ma note : 8/10

mardi 3 mars 2015

CHARLIE HEBDO N°1179


CHARLIE HEBDO N°1179
25 Février 2015

Charlie Hebdo n° 1179
Charlie Hebdo… C’est reparti !

Mon avis : Pour être tout a fait franc, ceci n’est pas vraiment une critique mais plutôt la façon que j’ai trouvée de faire un clin d’œil a un journal qui, comme chacun sait – quoi que, a notre époque où l’actualité va si vite, j’ai l’impression que c’était il y a un siècle – a payer très cher son droit de se moquer de tout et surtout de n’importe quoi – la religion – mais aussi, le simple droit d’exister ; je ne vais pas revenir sur les événements qui ont toucher la France entre le sept et le neuf janvier dernier, pour en avoir déjà fait mention dans l’avant dernier numéro de Charlie Hebdo, celui qui fut si difficile a se procurer, ce fameux numéro des « survivants » et où tout « était pardonné », ni même le Danemark et, dans une plus large mesure, le monde d’aujourd’hui qui doit subir les coups de ce véritable cancer qu’est l’intégrisme islamiste – après tout, il suffit de jeter un œil a l’avant dernier numéro de Marianne, assez explicite sur le sujet. Non, aujourd’hui, comme je l’ai dit, ce n’est pas une critique que je vous propose mais tout juste un clin d’œil, un clin d’œil a Charlie Hebdo dont, enfin, le dernier numéro est sorti il y a quelques jours après de nombreuses semaines où l’on pouvait craindre que le fameux « journal irresponsable » ne renaisse jamais de ses cendres… Charlie Hebdo est de retour et comme je le disais en janvier dernier, c’est maintenant qu’il va avoir besoin de vous, de nous ; après tout, s’indigner et défiler, c’est une belle chose, mais acheter, et donc, faire vivre Charlie Hebdo, c’est la plus belle réponse à faire a ces fous de Dieu…


Points Positifs :
- Rien à dire, ou presque : c’est Charlie Hebdo qui reprend, avec ce numéro, une parution plus ou moins normale, du moins, si la chose est possible après les événements de janvier dernier. Alors, on peut aimer, on peut détester, suivant les gouts de chacun mais une chose est sure : c’est bien beau d’être Charlie mais maintenant, il faut faire vivre ce journal, donc… l’acheter, ce n’est pas plus compliquer que cela.

Points Négatifs :
- Un numéro qui, bien entendu, ne plaira en aucune façon aux religieux de tout poil, particulièrement à DAESH, à Al Quaida, a Boko Haram et a tous les autres déglingués du même genre…

Ma note : 8/10

lundi 2 mars 2015

UNE VIE MEILLEURE


UNE VIE MEILLEURE

Yann, cuisinier dans une cantine scolaire, rencontre Nadia, serveuse élevant seule son fils de 9 ans, Slimane. Entre eux, c'est le coup de foudre. Aspirant à une vie meilleure, le jeune couple décide de monter sa propre affaire avec l'ouverture d'un restaurant en bordure d'un lac. Alors que tout se passe pour le mieux, Yann et Nadia se voient finalement refuser l'inauguration du lieu au dernier moment pour avoir fait l'impasse sur des travaux de remise aux normes. Et une mauvaise gestion du montage de leur dossier de financement ne les aidera pas. Pour eux, c'est alors le début d'une longue série de galères où tout se transforme en cauchemar, entre précarité, endettement, crise de couple... Mais en dépit de toutes les difficultés rencontrées, Yann n'est pas près d'abandonner son rêve.


Une vie meilleure
Réalisation : Cédric Kahn
Scénario : Cédric Kahn et Catherine Paillé, très librement inspiré du roman Pour une vie plus douce de Philippe Routier
Musique : Akido
Production : Les Films du Lendemain, Cinémaginaire Inc., Maia Cinema, Mars Distribution et France 2 Cinéma
Genre : Drame
Titre en vo : Une vie meilleure
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 4 janvier 2012
Durée : 110 mn

Casting :
Guillaume Canet : Yann
Leïla Bekhti : Nadia Gorani
Slimane Khettabi : Slimane, le fils de Nadia, 9 ans
Abraham Belaga : le « marchand de sommeil »
Nicolas Abraham : un entrepreneur
François Favrat : le banquier
Brigitte Sy : la femme bénévole contre le surendettement
Fayçal Safi : un acolyte du marchand de sommeil
Annabelle Lengronne : la voisine de Yann
Valérie Even : la femme du restaurant en Vendée
Daria Kapralska : la fille du bar en Vendée
Yann Andrieu : le copain en Vendée
Atika Taoualit : l'assistante sociale du collège de Slimane
Arnaud Ducret : le patron de Nadia

Mon avis : La crise économique qui débuta en 2008 et dont on n’en a toujours pas vu le bout a put, et pourra sans nul doute encore, inspirer bien des auteurs qui ont put surfer sur le sujet, ce qui n’est pas, il faut en convenir, gage de réussite – après tout, pour traiter de la misère, n’est pas Ken Loach qui veut, et, d’ailleurs, celui-ci n’a pas attendu la crise des Subprimes pour narrer dans ses œuvres les ravages de la pauvreté au sein des populations. Il faut dire que le sujet n’est pas si évidant qu’on voudrait le croire : après tout, le cinéma (comme bien d’autres médias), c’est aussi un moyen d’évasion, d’oublier ses problèmes, de décompresser un peu et de se dire que tout va bien, du coup, vous pouvez comprendre que les gens qui ont bien des difficultés a joindre les deux bouts aient envie de voir des films un peu plus… comment dire… festifs ou qui permettent de s’évader pendant deux heures plutôt que de voir sur grand ou petit écran le destin d’hommes et de femmes comme eux. Après, bien entendu, cela n’empêche pas que des réalisateurs inspirés s’en sortent et livrent des œuvres qui valent vraiment le coup – comme on dit, il n’y a pas de mauvais sujets, juste de mauvais scénaristes. Hélas, du moins, c’est mon point de vu, ce n’est pas vraiment le cas avec cette Vie Meilleure… Bon, déjà, et pour revenir un peu sur le préambule de cette critique, l’intrigue n’est pas forcément liée a la crise de 2008 puisque, ici, si le couple glamour Guillaume Canet/ Leïla Bekhti se retrouve, comme dirait l’autre, dans une merde noire, c’est davantage par leur propre faute que par une quelconque faillite du système : rêver d’ouvrir un restaurant, c’est une chose louable, prendre tout un tas de crédits a la consommation pour obtenir un apport conséquent, c’est déjà un problème, mais après, une fois que la catastrophe est évidente, une fois qu’il apparait qu’il n’y a aucun moyen de s’en sortir a part vendre ce fichu restaurant, eh ben, comment dire… il devient fort difficile de prendre fait et cause ou d’avoir la moindre sympathie pour le personnage joué par le sieur Canet qui en devient même détestable. Car là est un peu le problème de cette Vie meilleure : commettre des erreurs est une chose, tout le monde en fait et je suis le premier à le reconnaitre, cependant, a un moment donné, s’enfoncer au mépris de toute logique comme le fait Guillaume Canet dans le film, cela ne signifie nullement qu’un tel comportement n’existe pas mais que, et c’est là la grande nuance, au bout d’un moment, on ne peut plus avoir la moindre sympathie pour un type qui ne cesse de creuser sa propre tombe. Alors, du coup, on regarde la chose en pestant contre cet individu et, de temps en temps, en se disant que tout ce qui lui arrive est justifié, ce qui en devient problématique, le processus d’identification du spectateur étant du coup difficile. Mais bon, et sans faire de grands spoiler (sinon, n’allez pas plus loin), tout cela finira plus ou moins bien mais arriver a ce moment là du film, franchement, moi, je n’attendais plus qu’une chose, que cela se finisse tellement je ne pouvais plus supporter le héros…


Points Positifs :
- Traiter de la misère humaine n’est jamais chose évidente mais cela peut parfaitement fonctionner et accoucher même de jolis petits chefs d’œuvres, bref, le synopsis de départ, sans être d’une franche originalité, n’en reste pas moins intéressant.
- La première partie du film est assez réussie et voir comment le couple s’enfonce rapidement dans le surendettement est assez tragique, surtout que l’on sait que cela arrive à bien des personnes.
- Un duo d’acteurs glamour : Guillaume Canet et Leïla Bekhti.

Points Négatifs :
- Le personnage interprété par Guillaume Canet est tellement têtu dans son délire de vouloir conserver à tout prix son restaurant qu’il finit par devenir détestable au bout d’un moment, ce qui, au vu du sujet du film devient problématique.
- La misère humaine, c’est une chose mais là, on a droit à une telle compilation d’exemples, avec même un méchant marchand de sommeil, que ça en fait trop.
- Soit c’est moi, soit c’est vraiment le gamin mais je l’ai trouvé insupportable tout au long du film – le pire étant la scène de pèche sur un bateau.
- La morale de tout cela : partez au Canada, vous trouverez plus facilement un boulot qu’en France !

Ma note : 4/10

dimanche 1 mars 2015

MAX


MAX

Max a 6 ans. Elle vit avec son père Toni, un petit voyou au grand cœur. Pour Noël, Max décide de lui offrir Rose, une fille de joie rencontrée dans la rue et qu’elle a prise en affection. Malgré la situation compliquée, Toni va avoir du mal à refuser le « cadeau » de sa fille et devoir cohabiter avec Rose.


Max
Réalisation : Stéphanie Murat
Scénario : Stéphanie Murat, Vincent Cappello
Musique : Alexis Rault
Production : Bethsabée Mucho, Ardimages
Genre : Comédie romantique
Titre en vo : Max
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 23 janvier 2013
Durée : 83 mn

Casting :
JoeyStarr : Toni
Mathilde Seigner : Rose
Shana Castera : Max
Jean-Pierre Marielle : Nick
François Berléand : le commissaire de police
Sylvie Testud : Nina
Jean-Louis Barcelona : le livreur
Zinedine Soualem : Mario
Dominique Besnehard : le directeur de l’école

Mon avis : Il apparait indéniablement qu’avec Max, nous avons l’exemple parfait de ce qu’est un film sans surprise, pas original pour un sou, convenu et dont, dès visionnage de la bande annonce, on a deviner la fin, c’est-à-dire que le père de famille – ici, JoeyStarr depuis longtemps crédible en tant qu’acteur – finira avec la prostituée – Mathilde Seigner – ce qui fera la joie de sa petite fille. Bref, une œuvre possédant une intrigue mille fois vue et revue et qui, vous l’avez compris, ne marquera en aucune façon l’histoire du septième art. Pourtant, malgré des défauts évidents, je n’arrive pas à dire du mal de ce film. Est-ce en raison des acteurs, que j’apprécie ? Est-ce en raison du fait que, de temps en temps, un bon petit film familial, cela fait du bien ? Peut-être un peu des deux, peut-être pour JoeyStarr dans un rôle a contre emploi par moments, père débordé et complètement paumé face a sa petite fille comme on peut s’en douter… Mais bon, je ne me fais aucune illusion : Max et faible, très faible, surtout scénaristiquement. Et puis, s’il est sans surprises, si son synopsis sent le réchauffé a plein nez, ni avait-il pas moyen de développer un peu la chose, de complexifier légèrement l’histoire, je ne sais pas, de la pimenter ne serais-ce qu’un chouïa ? Car en plus, Max est court, très court même comme si les auteurs de la chose s’étaient contentés du service minimum sur ce coup-là. Dommage car, selon moi, même avec des sujets maintes fois abordés, il y a toujours matière à faire quelque chose de potable, mais là, visiblement, ce n’est pas vraiment le cas…


Points Positifs :
- JoeyStarr et Mathilde Seigner : j’aime bien ces deux acteurs et leur couple dans ce film tient plus ou moins la route.
- C’est un bon petit film des familles, sans prise de tête.

Points Négatifs :
- Une histoire vue et archi-revue, sans surprise et un manque d’originalité à tous les niveaux. Il est clair que Max sent le réchauffé à plein nez et que, avant même que ne débute le film, on sait par avance que le père de famille et la prostituée finiront ensemble.
- Max est court, franchement court pour un film moderne. Alors bien sur, comme on dit souvent, la longueur ne signifie rien mais bon, quelques minutes de plus pour approfondir les relations entre les personnages n’auraient pas été négligeables.
- Etait-on obliger de faire de JoeyStarr un type adepte des petites combines minables ? Ne pouvait-il pas être juste un père de famille dépassé par les événements mais honnête ?
- Une certaine impression de gâchis ; selon moi, il y avait matière a faire bien mieux…

Ma note : 4,5/10

BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR


BLANCHE-NEIGE ET LE CHASSEUR

Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l’unique enfant d’un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l’ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l’histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n’a plus rien d’une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la capturer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l’impitoyable Ravenna.


Blanche-Neige et le Chasseur
Réalisation : Rupert Sanders
Scénario : Hossein Amini, Evan Daugherty et Evan Spiliotopoulos, d'après Blanche-Neige des Frères Grimm
Musique : James Newton Howard
Production : FilmEngine, Roth Films et Universal Pictures
Genre : Fantastique, Fantasy, Conte de Fées
Titre en vo : Snow White and the Huntsman
Pays d'origine : États-Unis, Royaume-Uni
Langue d'origine : anglais
Date de sortie : 30 mai 2012
Durée : 127 mn

Casting :
Charlize Theron : la Reine Ravenna, la méchante belle-mère de Blanche-Neige
Kristen Stewart : Blanche-Neige
Chris Hemsworth : Éric, le chasseur
Sam Claflin : William
Sam Spruell : Finn, frère et homme de main de Ravenna
Christopher Obi : le Miroir
Ian McShane : Beith
Nick Frost : Nion
Bob Hoskins : Muir
Toby Jones : Coll
Eddie Marsan : Duir
Ray Winstone : Gort
Brian Gleeson : Gus
Johnny Harris : Quert
Noah Huntley : le Roi Magnus, le père de Blanche-Neige
Liberty Ross : la Reine Eleanor, la mère de Blanche-Neige
Vincent Regan : Duc Hammond
Matt Berry : Percy

Mon avis : Le hasard aura fait que j’ai vu ce Blanche Neige et le Chasseur jeudi dernier alors que je me trouvais en Belgique et qu’il est diffusé ce soir sur TF1 mais bon, en dehors de cette coïncidence qui ne fera pas avancer le schmilblick, ce que j’ai trouver amusant, c’est d’avoir eu l’opportunité de voir cette version moderne – et oh combien différente – de l’un des contes les plus célèbres des frères Grimm après vous avoir parler, il y a sensiblement une semaine d’un numéro des Cahiers de Science & Vie et dont le sujet était : Aux origines des Mythes. Le point commun ? Eh ben, tout simplement le fait que ce que l’on ne sait pas souvent, il existe de multiples versions, au fil des siècles, d’une même histoire et que, au final, un mythe est tout sauf figé dans le marbre, évoluant tel un être vivant au gré des modifications jusqu’à devenir, parfois, quelque chose de complètement différent. Et dans le cas qui nous préoccupe ici, car il serait grand temps de nous y atteler, ce Blanche Neige et le Chasseur, donc, force est de constater que pour tous ceux et celles qui gardent en mémoire la version un peu niaise de Disney, nous sommes aux antipodes de celle-ci. Bien sur, la toile de fond reste la même et l’on retrouve Blanche Neige, la mauvaise reine, le chasseur, les nains, le miroir et la pomme ; de même, la trame est, grosso modo, plus ou moins équivalente, du moins, pour certains événements car justement, ici, cette Blanche Neige tient davantage du récit de Fantasy pur et dur que du conte initial des frères Grimm : il y a des fées, des trolls et autres sombres créatures des marais, mais aussi, et ce n’est pas la moindre des modifications, ici, la jeune fille se transforme en une combattante prête a soulever le peuple contre la tyrannie de l’usurpatrice qui a tuée son père. Un sacré changement, donc, mais pas désagréable au final ; après tout, mieux vaut une évolution quitte a ce qu’elle soit discutable qu’une version avec des acteurs du dessin animé de Disney. Après, tout n’est pas réussi dans ce Blanche Neige et le Chasseur et il ne faut pas le faire dire ce que je n’ai pas dit : en effet, malgré quelques bonnes idées et une Kristen Stewart franchement épatante en Blanche Neige, force est de constater que nous ne nous trouvons pas ici devant un grand film, bien au contraire. L’histoire est sympa, cela se regarde mais bon, entre certains raccourcis pour le moins faciles et mêmes quelques incohérences – Blanche Neige devient un peu trop facilement une combattante aguerrie, on ne nous explique pas vraiment le pourquoi de ses pouvoirs – on sent que, scénaristiquement, il y avait mieux à faire. De même, si comme on pouvait s’y attendre au vu du titre, le Chasseur prend une place importante dans l’intrigue – pourquoi pas – cela se fait au détriment des personnages secondaires, les nains, bien sur, qui n’apportent rien a l’histoire, voir même William qui se fait plus remarquer pour ses talents d’archers digne de ceux de Legolas dans Le Seigneur des Anneaux que pour son importance dans l’intrigue. Mais bon, tout cela, comme je l’ai dit, se regarde – mieux que je ne le pensais d’ailleurs – les modifications sont plutôt pas mal et Charlize Theron est parfaite en méchante reine maléfique, alors, de temps en temps, un bon petit film sans prise de tête, ça ne fait pas de mal…


Points Positifs :
- Au vu du conte des frères Grimm et de la version de Disney, la plus connue, force est de constater que cette Blanche Neige est vraiment différente, mais bon, d’un point de vu personnel, cela ne me gènes en aucune façon ; après tout, mieux vaut une version complètement différente d’une histoire que tout le monde connait plutôt que la énième même chose…
- Kristen Stewart est franchement excellente en Blanche Neige ; euh, une Blanche Neige moderne et qui se bat mais excellente tout de même !
- Idem pour Charlize Theron (décidément, les femmes sont à l’honneur dans ce film) tout bonnement parfaite dans son rôle de méchante reine – ah, et puis quand elle aspire la jeunesse de ses victimes, c’est tout un art…
- Ambiance plus sombre, assez violent, un coté Fantasy très marqué avec des fées, des trolls et même un Dieu Cerf de la Nature ; bref, tout un tas de bonnes idées pour le moins sympathiques.
- Ce n’est plus une surprise a notre époque mais bon, rendons a César ce qui lui appartient et soulignons donc que les effets spéciaux sont assez réussis.
- Le Miroir de la reine.

Points Négatifs :
- Bon, il ne faut pas s’emballer non plus : Blanche Neige et le Chasseur est tout sauf un grand film. Cela se regarde, c’est déjà ça, il y a de bonnes idées mais bon, sans plus…
- Le Chasseur prend logiquement une place importante sauf que, du coup, les autres protagonistes sont un peu oubliés et, au final, on ne sait même pas si Blanche Neige est réceptive à son amour ou pas !?
- Les Nains ne servent pas à grand-chose.
- Ah, William et ses fameux talents d’archers… Déjà, Legolas dans Le Seigneur des Anneaux, c’est souvent discutable, mais là… quand il choppe une flèche qui le visait et qu’il la renvoi a son agresseur, c’était tout bonnement ridicule ! Même dans les jeux vidéos ils n’osent pas (ou presque jamais) de telles aberrations !
- Blanche Neige devient un peu trop rapidement une combattante aguerrie.
- Une explication quant à ses pouvoirs serait sympa, non ?
- Le frère de la reine, stéréotypé au possible et inintéressant.

Ma note : 6,5/10