dimanche 4 avril 2010

L’HISTOIRE SECRÈTE – OPÉRATION KADESH


L’HISTOIRE SECRÈTE – OPÉRATION KADESH

1942, désert du sud égyptien. Le capitaine et noble hongrois Comte, de l’Abwehr (services secrets allemands), dit le Condor, mène une expédition à travers les lignes anglaises, à la recherche de la forteresse rouge, là où tout a commencé. 14 ans plus tard, Hussein Gaafar, après avoir passé cinq ans dans les prisons anglaises, déleste les ruines de la forteresse de pétroglyphes et part en direction du Caire. Il y retrouve un actif membre d’Odessa, le Condor, méconnaissable, et les troupes de Nasser. Tous entendent récupérer les secrets enfouis dans les ruines de la citadelle. Mais Hussein et le Condor sont faits prisonniers par le colonel Curtis, membre du SAS (service secret) sous les ordres d’Erlin. Il règle ainsi ses comptes, se vengeant de la mort de sa femme Nimue (mère de Pandora). Erlin et la maison des Deniers entraînent la France et l’Angleterre dans un bras de force hasardeux contre les forces de Nasser, afin de préserver les secrets des premières ivoires. Mais entre le barrage de Nasser et la nationalisation du canal de Suez, américains et russes façonnent le nouveau monde. Les temps changent, les Archontes ne dictent plus leurs lois. Au même moment, à 3000 km de là, à Budapest, les hongrois entament leur douzième journée d’insurrection contre l’ours russe. Nikita (Khrouchtchev) décide alors de sortir de ses prisons l’archonte Dyo, qu’il détenait jusque là grâce à l’icône du nord. Mais l’insurrection est soutenue par une joueuse hors pair qui va changer le cours de l’histoire…


L'Histoire Secrète – Opération Kadesh
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 03 février 2010
Nombre de pages : 48

Mon avis : Mine de rien, cela faisait un certain temps que L’Histoire Secrète brillait par son absence sur ce blog puisque la critique du tome précédant, Sion, date déjà de novembre dernier. Une éternité, ou presque pour une série qui en est aujourd’hui a son dix-septième tome (sic), et qui, je n’en doute pas, n’est pas prête de finir de si tôt – après tout, pourquoi devrions nous faire confiance a Jean-Pierre Pécau qui nous a déjà fait le coup deux fois ?! Une série qui, il ne faut pas l’oublier, est connue pour son inconstance, les bons albums alternants avec d’autres, plus moyens… Et justement, Opération Kadesh est à ranger dans cette seconde catégorie, mais je m’explique : le lecteur qui en était rester aux premiers pas de la création de l’état d’Israël, retourne, dans les premières pages, en pleine seconde guerre mondiale, en Egypte, où de nouveaux personnages font leur apparition avant de refaire un bond dans le temps, jusqu’aux années 50, toujours dans le même pays, découvrant le destin d’anciens protagonistes, oubliés depuis quelques tomes, l’explication, selon Pécau, de la très courte guerre qui suivie la nationalisation par Nasser du Canal de Suez, filant du coté de Moscou où un Archonte est libéré au bout d’une longue captivité, faisant un détour par Washington est les pérégrinations d’un autre Archonte dans les arcanes du pouvoir US, le tout finissant par l’écrasement de la révolte hongroise par les chars de l’Armée Rouge, tandis qu’une nouvelle joueuse, a priori fort douée, fait son apparition. Voila en gros le résumé de ce dix-septième tome, où on a l’impression qu’il se passe énormément de choses alors qu’en fait, les personnages discutent beaucoup et où l’intrigue principal, elle, avance prudemment, a pas de loups. Bref, au final, une nouvelle fois, de nouveaux protagonistes font leur apparition tandis que d’autres sont mis au placard (euh, elle est où Reka ?), et l’on a droit a tout un tas de références historiques et une intrigue qui devient encore plus complexe qu’elle ne l’était déjà. Cela en énervera probablement certains, pour moi, j’ai pris l’habitude et j’avoue que j’ai lu cet Opération Kadesh avec un certain plaisir même s’il est incontestable qu’il n’en reste pas moins inférieur aux tomes précédant. Un petit bémol cependant : Igor Kordey, qui depuis pas mal d’albums avait fait des progrès et produisait un travail appliqué est un peu retombé dans ses travers en bâclant certaines planches, ce qui est dommageable pour la qualité artistique de ce dix-septième tome. J’espère qu’il se remettra vite de ce petit faux pas auquel je croyais ne plus avoir à faire avec lui… Pour ce qui est d’Opération Kadesh, je dirais pour conclure que celui-ci se lit comme l’on pourrait lire un chapitre dans un roman bien plus long… un chapitre de transition, cela va de soit, en attente d’une suite où il se passera davantage de choses véritablement importantes, du moins, je l’espère.


Points Positifs :
- L’on retrouve une fois de plus tous les éléments qui ont fait tout l’intérêt de cette série, c’est-à-dire, les multiples références historiques, les explications de Pécau qui lie tout, absolument tout aux Ivoires et aux manipulations des différentes familles et le plaisir de retrouver, tome après des tomes, des figures historiques réelles dans des rôles parfois étonnants.
- Il s’en passe des choses dans ce dix-septième tome et nombreux sont les protagonistes et les intrigues parallèles.
- La montée en puissance des humains (principalement du complexe militaro-industriel américain) a l’encontre des Archontes est plutôt bien trouver, comme ce fameux désenchantement du monde.
- Un tome qui ravira, je n’en doute, bien des adeptes des théories du complot.

Points Négatifs :
- Jean-Pierre Pécau retombe un peu dans ses travers et la multitude d’intrigues abordées nuit indubitablement à l’ensemble ; j’ai une nette préférence pour les tomes moins dispersés.
- Du coup, il est par moments difficile de s’y retrouver au milieu de tous ces noms, intrigues, enjeux, etc.
- Plus un tome de transition qui apporte plus de questions que de réponses.
- Légère baisse de régime pour Igor Kordey qui bâcle quelques planches ; mais bon, dans l’ensemble, son travail reste correct.

Ma note : 6,5/10

dimanche 28 mars 2010

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES


ALICE AU PAYS DES MERVEILLES

Lors d'une organisation mondaine, Alice Kingsley est demandée en mariage par Hamish Ascot, homme arrogant et peu séduisant. C'est alors qu'elle aperçoit un étrange lapin blanc possédant une montre à gousset, et lui donnant le signe de la suivre. Alice s'enfuit, prétendant que « cela arrive un peu trop rapidement » et part à la poursuite du lapin jusqu'à ce qu'elle arrive devant un curieux arbre mort au tronc détruit, sous lequel se trouve dans le sol, entre les racines, un terrier dont l'intérieur est plongé dans l'obscurité. S'y baissant trop près, Alice tombe et se retrouve dans une longue chute mouvementée jusqu'à atterrir dans un monde qu'elle avait déjà visité des années auparavant : le Pays des Merveilles. Alice, ne se souvenant de rien de ce précédent voyage, rencontre tous les personnages de cette curieuse contrée, devenue sombre et inquiétante, tels que le fameux Lapin Blanc ainsi que le Chat du Cheshire, le Lièvre de Mars, le Loir, les jumeaux Tweedle-Dum et Tweedle-Dee, qui semblent tous très bien la connaitre et en particulier le Chapelier Fou. Ne sachant point ce qui est arrivé de navrant au Pays des Merveilles, Alice apprend, qu'après son départ, la Reine Rouge a pris le pouvoir en relâchant le Jabberwock, une terrible créature aux allures de dragon. Pour que le bien et la paix puissent régner à nouveau au Pays des Merveilles, Alice devra s'allier du déjanté Chapelier Fou et de l'excentrique Reine Blanche Mirana afin de se débarrasser de la tyrannie de la Reine Rouge et refaire régner la justice.

Incontestablement, quel magnifique tour de force que de s’atteler à un chef d’œuvre de la littérature connu de tous, Alice au pays des merveilles, et de réussir, malgré tout, à en faire une réussite, indéniable. Ce n’est pas nouveau et ce n’est pas une surprise pour personne, Tim Burton est tout simplement un génie, l’un des derniers qui reste encore dans le milieu du cinéma, un réalisateur fantasque certes, a l’univers bien défini, et qui, années après années, films après films, réussi l’exploit (n’ayons pas peur des mots) de nous émerveiller, de nous surprendre et de nous faire rêver, encore et encore au point que l’on se demande parfois, comment fait il pour être aussi génial. Car génial, il l’est, c’est une évidence, sa nombreuse filmographie est là pour nous le rappeler et d’ailleurs, il n’a plus grand-chose à prouver, sa place au panthéon des plus grands lui étant d’hors et déjà acquise, mais peut être son coté un peu loufoque tient une place non négligeable dans sa réussite ? Alors, tel un Chapelier forcement fou, Tim Burton distille son talent, nous offrant des œuvres inoubliables et enchanteresses dont on ne se lasse pas. Mais il n’est pas seul.

Que serait donc le grand Tim Burton sans son alter ego, son quasi jumeau, le grand également, Johnny Depp ? Et lui-même, qu’aurait donc été sa carrière sans le réalisateur ? Forcement, si ces deux là ne se seraient pas rencontrer, l’Histoire du cinéma de ces vingt dernières années n’aurait pas été la même, et la part du rêve du septième art ne serait pas aussi savoureuse. Le duo Burton/Depp restera dans les annales du cinéma comme étant indissociable, et, malgré le talent indéniable des deux hommes, lorsqu’ils ne sont pas ensemble, il semble presque manquer un petit quelque chose… Alors, Johnny Depp, acteur aussi génial que célèbre, qui lui aussi n’a plus rien à prouver, réussi, lui aussi, a nous étonner et nous émerveiller, film après film, encore et encore. Et sa prestation dans le rôle de ce fou de Chapelier en est, une fois de plus, la preuve la plus éclatante.

Alors oui, adapter Alice au pays des merveilles était une gageure. Non pas que l’on ne croie pas au talent de Burton, mais surtout parce que cette œuvre, de part sa célébrité dans le monde entier est trop connue, beaucoup trop. Nul besoin de la lire pour la connaître par cœur, et ce, quelque soit notre origine. Et sincèrement, il n’est jamais simple, forcement, d’obtenir un résultat satisfaisant, les comparaisons étant inévitables, soit avec le livre de Lewis Caroll, soit, bien entendu, avec le dessin animé de Disney… mais aussi, ne nous leurrons pas, avec les anciennes productions du duo qui, pour certains, sont toujours forcement meilleurs que les plus récentes. Et la réussite, pourtant, est au rendez vous, incontestablement.

Oui, cette version Burtonnesque d’Alice au pays des merveilles est tout simplement… merveilleuse (oui, je sais, sur ce coup, le raccourcis est très facile). A cela, deux choses : premièrement, la symbiose parfaite entre l’univers enchanteur et rêveur de Caroll et celui tout aussi onirique et bien souvent inquiétant de Burton. De ce coté là, on pouvait se demander ce que le réalisateur allait bien pouvoir nous sortir de sa boite à idées qu’est son cerveau et le résultat, ce subtile mélange de merveilleux, avec cet univers de l’autre coté du miroir, tout bonnement époustouflant et somptueusement retranscrit à l’écran, et ce coté sombre, violent où plane la souffrance et la mort, même si l’humour n’en reste pas moins présent, ce résultat donc, est à la hauteur de nos espérances les plus folles. Car plutôt que de se contenter d’adapter bêtement l’œuvre original, Burton nous en offre la suite, avec une Alice adulte, et superbement interprétée par Mia Wasikowska, jeune actrice australienne qui était jusqu’à hier une parfaite inconnue pour moi, qui revient au Pays des merveilles, et qui le trouve dans un bien triste état : la Reine Rouge, Helena Bonham Carter (il fallait bien que madame Burton soit de la partie) toujours égal à elle-même, y fait régner la terreur et la mort et l’espoir sembles avoir quitter le cœur des habitants. Semble car en fait, une prophétie annoncerait qu’Alice pourrait venir à bout du terrifiant Jabberwocky, l’arme ultime de la Reine. Alors, forcement réticente au départ, par la force des choses, et accompagné des divers habitants du pays des merveilles, en particulier le Chapelier fou (Johnny Depp tout bonnement excellant dans un rôle qui semble, après coup avoir été tailler pour lui), Alice se lancera dans une folle aventure, à la fois drôle, enchanteresse, parfois terrifiante, jusqu'à un somptueux final d’une violence que l’on n’attendais peut être pas d’une œuvre qui a la base, est plutôt destinée aux enfants. D’ailleurs, sur ce point, un conseil si comme moi vous êtes parents : Alice au pays des merveilles n’est pas destiné aux plus jeunes, loin de la, et certaines scènes sont assez spéciales. Alors, réfléchissez y donc a deux fois avant de les amener (a priori, je pense que huit, neuf ans est correct, en dessous, prudence). Bref, entre une intrigue captivante de bout en bout, un univers somptueusement bien retranscrit a un point tel que l’on croirait véritablement que celui-ci soit réel, une histoire a la fois semblable et différente que celle de l’œuvre originale et d’excellents acteurs et des effets spéciaux tout bonnement époustouflants, il ne faut pas hésiter une seule et unique seconde, Alice au pays des merveilles se doit d’être vu et est, incontestablement, Le grand film de ce début d’année. En tout cas, une réussite, tout simplement que l’on n’est pas prêt d’oublier de si tôt.

Pour conclure, je tenais à vous parler du deuxième point dont j’avais fait mention plus haut dans ma critique. Et celui-ci est la 3D. Fini la vieille fausse 3D d’antan, avec ses lunettes ridicules rouges et bleues, mais cela, les spectateurs le savent et ce n’est plus une surprise. Mais il y a des films, il me semble, auquel la 3D n’apporte rien (sur ce point, j’ai vu une bande annonce d’un truc de mode ou je me demande où était l’intérêt réel de la chose, a part l’effet de mode ?), mais cet Alice au pays des merveilles, si je ne doute pas qu’il doive être magnifique sans la 3D, aurait perdu beaucoup de sa magie sans elle. Sincèrement, c’était tout simplement incroyable : non seulement les décors et l’univers en général étaient si parfaitement réalisés que l’on se croyait vraiment dans ce fameux pays des merveilles mais avec la 3D, l’effet d’immersion était époustouflant au point que par moments, j’eu l’impression de déambuler au milieu des protagonistes. C’en était même fortement troublant. D’ailleurs, c’est en regardant cet Alice que j’ai énormément regretté de n’ « avoir » vu Avatar qu’en 2D. Quel gâchis, et pourtant, Dieu sait qu’il était somptueux pourtant…

Bref, inutile d’en rajouter des tonnes, vous l’avez compris, arrêter tout ce que vous faites, ne vous posez pas de questions futiles et inutiles, courrez acheter vos places de ciné et ruez vous devant cet Alice au pays des merveilles qui saura vous éblouir, vous enchanter et vous entrainer dans un monde qui vous semblera si réel que peut être, en rentrant chez vous, vous aurez la même réaction que moi en trouvant curieux que votre chien ne parle pas. Alors, un grand merci a Tim Burton pour ce superbe moment de cinéma, merci à Johnny Depp et autres acteurs, mais également au Lapin blanc, au Lièvre de Mars, Tweedle Dee et Tweedle Dum et tous les autres… Pour moi, hier, vous étiez tous réel, et rien que pour cela, c’est à mes yeux la preuve que j’ai cru être transporter pendant un peu moins de deux heures (trop court !!!), dans ce pays des merveilles que je souhaite absolument ne plus quitter. Franchement, une réussite ! Et dire que quelques mauvaises langues ont sut trouver à redire… pff !

jeudi 25 février 2010

FIFA 07


FIFA 07

Autres temps, autres lieux, autre console et autre jeu, cette fois ci, c’est à une autre version du jeu sportif phare d’Electronic Arts que nous allons nous intéresser, Fifa 07. Certes, j’en ai connu des versions de cette saga (entre le 99, dont je vous ai parler précédemment, le 2000, le 01 etc.) et bien d’autres jeux de foot d’ailleurs, mais au jours d’aujourd’hui, c’est celle-ci qui me préoccupe le plus vu que, c’est à celle-ci que je joue chez moi (on laissera PES au boulot pour plus tard…). Lorsque je me suis racheter une PS2 (désolé, je n’ai pas les moyens, hélas, de viser plus haut) il y a quelques mois, il me fallait forcement un jeu de foot, vu que j’avais donné les autres (encore une grande idée de ma part) et, comme je n’étais pas disposé a mettre une grosse somme sur une version récente, ce Fifa 07, au prix modique de 5 euros me convint parfaitement. Alors oui, bon nombre des joueurs ne sont plus dans leurs équipes depuis mais bon, vu le prix, fallait pas demander la lune, et puis bon, pour un petit loisir, je pouvais bien passer outre ce petit désagrément.

Ainsi, depuis septembre donc, et si l’on met de coté les pannes successives de ma console dont je vous ai déjà longuement parler sur ce blog, il est bien entendu évidant que c’est Fifa 07 auquel j’ai le plus jouer (et de très loin), me replongeant dans la joie incontestable des tournois, comme au bon vieux temps, même si désormais, c’est seul que je m’attaque à la conquête des trophées. Cela n’a plus la même saveur et en plus, ce n’est pas forcement plus facile, mais bon, c’est toujours aussi prenant, et de ce coté là, Fifa 07 remplit parfaitement son rôle de superbe passe temps pour tout amateur de ballon rond. Alors, ne serais ce qu’en comparant avec le vieux Fifa 99 dont je vous ai parler dans le post précédant, il est clair que ne serais ce que d’un point de vu graphique, il n’y a plus rien a voir, et de très loin. Maintenant, la technologie a évoluée et il est clair aussi, que si on devait le comparer aux mêmes jeux sortis sur PS3 ou X-Box, la différence serait très nette, mais bon, comme il faut se contenter avec ce que l’on a, je ne vais pas m’attarder sur mon sort.

Et comme je suis un dingue inconditionnel des Coupes d’Europe, ma première grande surprise fut la possibilité de créer mes propres compétitions avec 64 équipes, ce qui est plus qu’agréable : huit poules de huit, puis seizièmes, huitièmes etc., il y a de quoi faire. Malheureusement, le problème, le très gros problème même, c’est l’absence des représentants des clubs de l’est : quid des clubs russes, roumains, ukrainiens, serbes, bulgares, hongrois etc. ? Les footix s’en moqueront, eux qui ne voient que par le Barca ou Manchester, mais pour ceux qui comme moi, aiment et respectent le football de l’est, c’est une grosse déconvenue. Enfin, il faut bien faire avec et cela n’empêche pas les matchs d’être suffisamment passionnants, avec le niveau de difficulté acceptable (en trop facile, il n’y a pas de grand intérêt, mais bon, même ainsi, j’ai réussi l’exploit de me faire éliminer dans un grand moment d’égocentrisme et de complexe de supériorité qui me fit vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, comme dirait l’autre). Point de vue jouabilité, quelle différence, que dis-je, quel gouffre avec les anciennes versions auquel j’étais habitué, le « syndrome Fifa » est bel et bien finis depuis longtemps et les rencontres ressemblent véritablement a des matchs de foot. Et puis, petite cerise sur le gâteau, la possibilité de marquer de loin, de très loin même pour des buts exceptionnels et inoubliables.

Alors, d’un point de vue personnel, il m’aura fallut quatre tournois pour arriver a la victoire finale : un premier où je perd pour grande gueule, un autre où, niveau de difficulté plus élevé, je ne passe pas le premier tour, un troisième où je tombe en huitièmes face a la Fiorentina après un beau parcours, et enfin, la victoire tant attendue dans le quatrième (après des demi ultra serrées et légendaires contre la Juventus) où Manchester, l’équipe que je prend, était à deux doigts de passer à la trappe. Une victoire et un cinquième tournoi en route pour un jeu dont je ne me lasse pas le moins du monde, c’est la grande force des jeux de sport en règle générale et, bien entendu, de ce Fifa 07, qui m’occupera encore pendant des heures et des heures, en particulier.

FIFA 99


FIFA 99

Que de souvenirs, mais que de souvenirs avec ce Fifa 99, tout bonnement, à mes yeux, mon jeu de foot préféré de tous les temps, même si une dizaine d’années se sont écoulées depuis sa sortie et que, d’un point de vue des graphismes (pour ne citer que le plus apparent), il est obsolète depuis des lustres. Mais sincèrement, et en avouant que je n’y joue plus depuis belle lurette (hum, de mémoire, je me suis fais quelques matchs pour rigoler à l’été 2008), jamais je n’oublierais le plaisir ressenti avec ce jeu, toutes les parties endiablées que j’ai put y faire, seul ou avec mon frère, et ses qualités, que, personnellement, je n’ai quasiment plus jamais retrouver par la suite dans un jeu de foot. Mes propos semblent forts, exagérés ? Probablement aux yeux de la majorité d’entre vous. Pourtant, je suis persuader que les vieux romantiques, ceux qui, un jour, auront été émerveiller par un (ou plusieurs, peut importe) jeu, comprendront les sentiments qui m’habitent au moment où j’écris ces quelques lignes. Mais si la nostalgie peut se comprendre, pourquoi donc ais-je dis, un peu plus haut, que je n’ai plus retrouver les qualités de Fifa 99 dans ses suivants ? En fait, c’est assez simple.

Tous ceux qui joue au foot pour les équipes nationales ou uniquement pour pouvoir jouer avec les grosses écuries européennes (genre Real, Milan, Manchester etc.) se moqueront littéralement de ce qui m’a toujours préoccuper (et m’inquiète encore) lors de l’achat d’un jeu de foot : la présence d’un maximum de clubs de tous les pays européens, comme les habituels grands absents des divers Fifa et autre PES, les Etoile Rouge de Belgrade, le Dynamo de Kiev, le Steua de Bucarest, pour ne citer que les plus connus, mais aussi les représentants hongrois, bulgares, russes etc. Soit on en a quelques uns (au mieux), soit personne, ce qui est plus que contestable au plus haut point pour les amoureux fous des Coupes d’Europe. Personnellement, j’en fais partis, d’où mon habituelle colère. Dans l’édition 99 de Fifa, donc, pas de soucis, il y a de quoi faire avec bon nombre de clubs, d’où la possibilité (et c’est la que pour moi, cela devient important) de faire des tournois dignes des Coupes d’Europe d’antan, où les clubs de l’est sont présent, plutôt que la quatrième division anglaise dont je me fiche royalement. Personnellement, un seul autre jeu fais mieux (parmi tous ceux que j’ai put essayer), le très contester Monde des bleus, que je m’étais uniquement procuré a l’époque pour cela (mais c’est vrai que la, j’étais plus que gâté, Fifa 99 étant reléguer très loin derrière). Alors cela peut paraître futile, pourtant, des le Fifa suivant, le 2000 donc, les choses s’étaient gâtés, au point que les versions modernes soient tout simplement limitées de ce coté là. Un jour, il faudrait que je pense a demander aux tètes pensantes d’Electronic Arts pourquoi les clubs de l’est n’ont pas leur place dans leur saga phare (mais bon, du coté de PES, c’est guère mieux sauf exception). Enfin bon…

Du coup, reste les souvenirs, tout bonnement excellents des tournois de l’époque ; d’ailleurs, ce qu’il restera de Fifa 99, personnellement, c’est la constatation suivante : « le foot, c’est un jeu où le Milan AC gagne à la fin », phrase bien évidement tirée de Gary Lineker et de son célèbre « Le foot, c’est un jeu où l’Allemagne gagne à la fin ». Toujours ! Des tournois dont j’avais noté les matchs et dont je me suis replongé ces derniers temps, au point que l’envie de remettre tout cela au propre (informatiquement, voir sur un nouveau blog ?) me vienne petit à petit. Mais bon, ceci est une autre histoire.

vendredi 12 février 2010

LAST TIME AROUND


LAST TIME AROUND

Buffalo Springfield (1968)

1. On The Way Home (Young) – 2:25
2. It's So Hard To Wait (Furay, Young) – 2:03
3. Pretty Girl Why (Stills) – 2:24
4. Four Days Gone (Stills) – 2:53
5. Carefree Country Day (Messina) – 2:35
6. Special Care (Stills) – 3:30
7. The Hour Of Not Quite Rain (Callen, Furay) – 3:45
8. Questions (Stills) – 2:52
9. I Am A Child (Young) – 2:15
10. Merry-Go-Round (Furay) – 2:02
11. Uno Mundo (Stills) – 2:00
12. Kind Woman (Furay) – 4:10

Dans la longue histoire de la musique populaire contemporaine, certains disques marquent leur époque de part leur importance, leur qualités, voir, le simple fait qu’il y ait eu un « avant » et un « après ». Pour ne donner qu’un seul exemple, mille fois rabattu, il y eut un avant Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band et un après. De même, l’on pourrait noter que certains disques sont marquants de part la déception qu’ils causèrent dans la carrière de tel groupe ou tel artiste ; par exemple, le célèbre Their Satanic Majesties Request des Rolling Stones, sorte d’Ovni dans la discographie du plus grand groupe de rock au monde (mais que personnellement j’aime bien mais bon, ceci est une autre histoire). Et puis, il y a les autres, bien plus nombreux, qui pour de multiples raisons assez diverses et sans atteindre des sommets qualitatifs, n’en restent pas moins marquants.

Tenez ce Last Time Around, dernier 33 Tours (et oui, en 1968 cela s’appelait ainsi) des Buffalo Springfield par exemple dans le cas nous intéresse aujourd’hui ; un groupe qui avait le potentiel certain pour être un très grand mais qui ne connu jamais la carrière qu’il aurait peut être mérité, la faute comme bien trop souvent a des problèmes d’ego et de leadership qui minèrent le groupe jusqu'au split inévitable : un petit tour, trois albums (un sympa à l’époque d’un très gros tube, For What It's Worth, un excellent et inoubliable, Buffalo Springfield Again , et celui-ci donc, plutôt moyen pour être franc et dispensable) et puis s’en va, voila ce qui restera des Buffalo Springfield pour l’Histoire de la musique. Réducteur, un peu probablement, mais bon, objectivement, de nos jours, a part les vieux fans et les plus jeunes amateurs qui n’étaient pas nés a l’époque, qui les connaît ? Pas grand monde, ce qui est dommage. Mais je parle, je parle et je m’aperçois que je tourne autour du pot sans vous parler de ce fameux dernier disque du groupe de Stephen Stills et de Neil Young, les deux incorrigibles frères ennemis.

Last Time Around, donc, à mes yeux, pourrait être le parfait exemple de ce qu’est un disque produit par un groupe en pleine désintégration, et d’ailleurs, rien qu’avec la pochette, sublime au demeurant, nous avons là un véritable cas d’école : dans un fond semi-sépia, tous les membres du groupe, de profils, regardent vers la gauche, tandis que Neil Young, incorrigible, de face, regarde de l’autre coté ; immédiatement, l’affaire est entendue et la talentueux canadien, qui se désintéresse littéralement du groupe, pense plus a sa carrière solo qui va débuter avec le succès que l’on sait qu’aux habituelles luttes de pouvoir du groupe. Franchement, rien que pour la pochette, ce disque vaut la peine que l’on se le procure ; ça fait peut être un peu cher mais bon, rien que pour la classe qui en émane, pour moi, cela vaut le coup.

Car le problème c’est que passé celle ci, et bien, le contenu est bien moins engageant, et la faute est due en quelque sorte une fois de plus à Neil Young, quasiment absent en studio et qui ne daigne nous offrir qu’une seule chanson, le très connu I am a Child, et encore, celle là, il l’a enregistré tout seul comme le sauvage qu’il était et qu’il est encore plus de quarante ans plus tard (mais c’est pour cela que je l’aime ce vieux loner…). Quelques coeurs dans On the Way Home en ouverture et puis c’est tout : on ne peut pas dire que Young se soit investi dans ce disque, d’où le fait que celui-ci est a des années lumières de son prédécesseur, le fabuleux Buffalo Springfield Again. Car malgré tout le talent des autres, en particulier de Stills et Furay, quelques petites réussites par ci par la, comme Questions ou It's So Hard To Wait pour n’en citer que deux (mais pas des chefs d’œuvres non plus), les productions et le talent de Neil Young manquent cruellement pour faire de ce Last Time Around, certes sympathique et non déplaisant à l’écoute, tout simplement un très bon disque. Trop moyen a mon goût même si tout n’est pas a jeter, loin de la, mais bon, peut être était il difficile de faire mieux : après tout, le titre me semble a lui seul plus qu’explicite, n’est ce pas ?

lundi 28 décembre 2009

AVATAR


AVATAR

Malgré sa paralysie, Jake Sully, un ancien marine immobilisé dans un fauteuil roulant, est resté un combattant au plus profond de son être. Il est recruté pour se rendre à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, où de puissants groupes industriels exploitent un minerai rarissime destiné à résoudre la crise énergétique sur Terre. Parce que l'atmosphère de Pandora est toxique pour les humains, ceux-ci ont créé le Programme Avatar, qui permet à des « pilotes » humains de lier leur esprit à un avatar, un corps biologique commandé à distance, capable de survivre dans cette atmosphère létale. Ces avatars sont des hybrides créés génétiquement en croisant l'ADN humain avec celui des Na'vi, les autochtones de Pandora. Sous sa forme d'avatar, Jake peut de nouveau marcher. On lui confie une mission d'infiltration auprès des Na'vi, devenus un obstacle trop conséquent à l'exploitation du précieux minerai. Mais tout va changer lorsque Neytiri, une très belle Na'vi, sauve la vie de Jake...

Ici, l’affaire était entendue d’avance : il était absolument hors de question que j’aille voir ce film et personne ne me ferait changer d’avis, quoi qu’il arrive. Pour quelle raison vous dites vous ? Tout simplement parce que je suis un homme de principes, qui ne sont pas forcements d’une logique implacable a toute épreuve et que certaines choses font que, il y a des fois, où mon opinion au sujet d’une œuvre est faite d’avance et que du coup, j’ai énormément de mal ensuite a en démordre. Un peu idiot, voir extrémiste comme façon de faire ? Je l’admets, mais je suis ainsi et malgré les ans qui passent, je n’évolue guère de ce coté là… Mais bon, je ne vous ais toujours pas dit pourquoi j’avais décider, contre vents et marées, d’aller voir Avatar ; en fait, c’est assez simple dans ma logique tordue : au vu de ce que l’on peut appeler sans aucune exagération de la propagande pure et dure, au vu de tout le cirque fait autour de ce film, au vu des multiples critiques, de part le monde, qui l’avaient tout bonnement qualifier de chef d’œuvre absolu du septième art, au point que certains aient parler de « révolution », rien que ca, alors que, personne n’avait encore daigner voir le film, j’en avais par avance la nausée. Mais comment peut on qualifier une œuvre cinématographique de monument du cinéma en se fiant uniquement a une bande annonce bancale, quelques images par ci par la et la pub faite par la production ? C’est impossible, tout simplement. Comme de dire qu’Avatar était une daube sans le voir, c’est du pareil au même, mais cela, je ne l’ai pas entendu (du moins, pas avant sa sortie). Je suis désolé mais pour émettre une critique, qu’elle soit positive ou négative, le minimum est de lever ses fesses et de se rendre au cinéma. Ainsi, a force de voir tout le cirque médiatique fait autour de l’œuvre de James Cameron, je n’avais plus qu’une seule envie : éviter Avatar a tout prix. Ce qui est amusant, c’est qu’il y a une dizaine d’années, j’avais eu le même sentiment a l’encontre de Titanic, du même réalisateur. Mon Dieu, que j’ai pu haïr ce film, avant de, finalement, le voir un jour à la télé et d’en tomber presque amoureux… Mais alors, allait il m’arriver la même chose cette fois ci ? Car, vous l’avez compris, si j’écris la critique d’Avatar, c’est que l’on m’a finalement convaincu d’aller le voir, malgré mes immenses réticences de départ ?

Et bien oui, incontestablement, et pourtant, la partie était très loin d’être gagnée. Bon, déjà, tout le tapage médiatique m’avait largement refroidis, ensuite, les extraterrestres bleus qui me faisaient curieusement pensé à Diablo des X-Men (sur ce coup là d’ailleurs, les ressemblances sont plus que troublantes, en tout cas, bien plus que de comparer les Na'vi aux Schtroumpfs, uniquement parce qu’ils sont bleus tous les deux) et pire, la bande annonce où l’on voyait une horde de soldatesque digne des plus grands navets hollywoodiens m’avaient laisser largement perplexes. Mais bon, comme je l’avais dit plus haut, pour pouvoir critiquer, il faut découvrir l’œuvre, et tant bien que mal, je m’installais dans mon siège, attendant de voir ce que valait véritablement cet Avatar si encensé de part le monde…

Le début fut plutôt agréable, sans être véritablement extraordinaire : le personnage principal arrive sur la planète Pandora, l’intrigue se met doucement en place avec les apparitions des divers protagonistes humains, stéréotypés au possible : la scientifique au grand cœur et prête a tout donné, le militaire bourrin et inflexible, capable du pire, le représentant des multinationales, plus véreux tu meures etc… Bref, cela aurait put être un formidable casting de série Z si ce n’étaient les fabuleuses images qui nous en mettaient plein la vue des les premières minutes. Et la dessus, forcement, il n’y a rien à en redire : l’on nous avait promis une révolution du point de vue des effets spéciaux et on ne nous a pas mentis sur ce point : entre la faune et la flore de Pandora, les méchas pilotés par des pilotes humains, les écrans tactiles d’ordinateurs flottant dans une salle et qui renvoient tout simplement les derniers Star Wars à la préhistoire, les montagnes flottantes (Seigneur, moi qui ait toujours fantasmer sur de telles montagnes et qui n’en avait vu qu’en dessin, là, elles paraissaient tout bonnement réelles) ou bien, les Na'vi, que l’on croiraient fait de chair et de sang, le spectateur nage tout bonnement en plein rêve éveillé (et encore, je n’ai pas put le voir en 3D, je pense avoir raté un truc encore plus énorme) et tous les amateurs de SF/Fantasy, en toute objectivité, ne pouvaient qu’être que subjugués par de telles prouesses. Cependant, il est bien connu que ce qui comte avant tout, c’est la qualité d’un scénario : a quoi bon une œuvre magnifique d’un point de vu visuel si le reste, le plus important, le nerf de la guerre, bref, l’intrigue, ne suit pas ? A quoi bon une telle débauche d’effets spéciaux si c’est pour se retrouver, au final, avec un navet ? Car les premières minutes d’Avatar auraient put tourner mal, même très mal, de part les protagonistes, loin d’être originaux, comme je l’ai déjà dit, mais aussi par les multiples références à mille et une autres œuvres, au point que ce qui me marqua le plus, dans le premier tiers du film, ce furent celles-ci, et elles furent légions. Mais pourtant, au fil du déroulement de l’intrigue, et plus on avançait dans celle-ci, on commençait a trouver que les personnages, finalement, avaient tout de même un certain intérêt, que les références, qui auraient put passer pour un vulgaire pompage, faisaient plus penser a un hommage a tout un tas de genres différents, assez bien réussies, et que, finalement, le potentiel d’Avatar se révélait de plus en plus et qu’il était de plus en plus difficile de lâcher prise, tant l’histoire devenait, au fil des minutes captivante.

Et puisque j’y pense, comment ne pas vous parler de toutes les œuvres aux quel Avatar m’a fait penser ; on y retrouve ainsi, pèle mêle : Le nouveau monde, pour les indiens, et tous les films de Terrence Malick en règle général pour la mise en avant de la nature, Danse avec les loups, toujours pour les rapports entre l’homme blanc et les indiens, Alien, pour Sigourney Weaver, bien entendu mais surtout Gorilles dans la brume, pour son rôle de scientifique en pleine jungle, Final Fantasy VII, du coté des jeux vidéos pour la lutte entre une multinationale et la nature, mais aussi pour l’intervention de la planète elle-même vers la fin, Metal Gear Solid, et tous un tas de jeux et de mangas où l’on retrouve des méchas, en particulier pour le combat final où le colonel se relève sans cesse, Donjons & Dragons (le jeu, pas le nanard), pour les bêtes eclipsantes, voir même Titanic pour l’histoire d’amour, et une multitudes de romans de SF, dont le mythique Hypérion où l’on voyait déjà une planète dévastée pour ses richesses, etc. Car des exemples, je pourrais vous en citer encore plein, mais l’inspiration n’est pas uniquement venue d’œuvres de fictions, car comment ne pas penser à l’envahissement de l’Irak par les troupes américaines en 2003 pour le pétrole, la colonisation de l’Amérique et des autres continents par l’homme blanc au cours des siècles, la déforestation, le mépris affiché pour la nature lorsque le profit prend le pas sur la raison etc… Bref, vous l’avez compris, dans Avatar, l’on retrouve un peu tout cela, et bien plus encore, au point que l’on oscille, pendant une bonne partie du film entre deux sentiments contradictoires : simple pompage ou hommage rendu à toutes ces œuvres, inspiration d’événements réels que l’on souhaite dénoncer ? Il est difficile de se faire une opinion précise et, personnellement, je rapprocherais Avatar des Cantos d’Hypérion, déjà citer quelques lignes plus haut, le chef d’œuvre absolu de Dan Simmons : dans ce monument de la SF, l’on retrouvait déjà bon nombre de genres différents, en fait tous, au point que ce cycle, entré depuis près de vingt ans dans la légende, en reste encore partiellement inclassable et que bon nombre de ses détracteurs affirment toujours que Simmons, dans son cycle n’invente rien, se contentant de piller allègrement dans de multiples œuvres antérieures, ce qui n’est pas forcement faux, mais lorsque l’on voit le résultat final, l’on ne peut qu’être admiratif car quelle claque l’on prend en le lisant. Avatar, Hypérion, même combat ? Oui et non : Oui car dans les deux cas, il est évidant qu’il n’y a pas de demi-mesures, l’on aime ou l’on déteste, tout simplement. Oui de part leurs richesse et leur diversité. Non car quoi qu’il en soit, il me semble évident que le roman de Simmons est supérieur au film de Cameron, ne serais ce que par son scénario, largement supérieur…

Car oui, Avatar est un grand film, mais ce n’est pas un film exceptionnel dans le sens où on nous l’avait présenté. Si, de façon incontestable, d’un point de vue des effets spéciaux, on n’a jamais rien vu d’aussi beau, d’aussi réel, au point que l’on croirait réellement que la planète Pandora existe bel et bien avec l’ensemble de ses habitants, au point que les Na'vi soient devenus les extraterrestres les plus crédibles qu’il m’ait été donné de voir au ciné. Franchement, oui, sur le point de la technique pure, il n’y a rien à redire, le film de James Cameron est bel et bien la révolution annoncée. Cependant, d’un point de vu scénaristique, il me semble évidant que l’on avait de quoi s’attendre a mieux : si celui-ci, au final, est tout de même d’assez bonne facture, je ne pourrais que déplorer quelques raccourcis faciles, quelques stéréotypes mille fois vu et revus, qui font un peu tache dans l’ensemble. Pas au point que je fasse comme certains et que j’affirme qu’Avatar n’est qu’une bouse scénaristique (oui, je l’ai lu), mais suffisamment pour que la qualité finale s’en ressente, même légèrement. Un petit bémol, auquel il faudra ajouter les divers emprunts et inspirations qui enchanteront certains qui comme moi y verrai plus une forme d’hommage, mais qui déplairont a d’autres qui n’y verront qu’un vulgaire copié/collé. Quand je vous disais qu’avec ce film, il n’y avait pas de demi-mesures, on adore où on déteste…

Avatar mérite largement le détour, et ce, même si ce n’est pas le film du siècle. Incontestablement, d’un point de vu technique, on n’a jamais fait mieux, pour ce qui est du scénario, si celui-ci est suffisamment accrocheur et passionnant pour tenir en haleine et émerveiller le spectateur, quelques imperfections subsistent, malheureusement. Mais au final, oui, je suis d’accord pour dire qu’en quelques sortes, ce film marquera l’histoire du cinéma, mais comme beaucoup d’autres avant lui. Je tenais à conclure en reprenant la phrase de quelqu’un que je connais : Avatar n’est pas un film où on nous en met plein la vue avec de l’argent mais qui nous montre ce que l’on peut faire avec de l’argent. La nuance est de taille et ce n’est pas du tout la même chose … à bon entendeur… Bref, n’hésitez pas une seconde, partez de ce pas pour la planète Pandora et faites vous une idée par vous-même de ce que vaut réellement Avatar. Mais quoi qu’il en soit, il ne vous laissera pas indifférent, loin de là !

lundi 14 décembre 2009

THE CONSTANT GARDENER

THE CONSTANT GARDENER 

Le diplomate britannique Justin Quayle (Ralph Fiennes) vit au Kenya avec sa femme Tessa (Rachel Weisz), militante altermondialiste. Celle-ci est en relation avec Hippo, une ONG allemande enquêtant sur les pratiques de l'industrie pharmaceutique, et prépare pour elle un rapport sur KDH et ThreeBees, deux entreprises impliqués dans la lutte contre le Sida au Kenya. Un jour, Tessa est retrouvée assassinée dans la brousse avec son collègue Arnold (Hubert Koundé), un humanitaire Noir belge de l'ONG "Médecins de la Terre". Secoué par les rumeurs d'infidélités de sa femme, Justin est poussé à découvrir les circonstances réelles entourant cet assassinat. 

Ma petite rubrique cinéma pourrait se diviser en trois catégories distinctes : les films que je vois sur grand écran (a la base, c’était mon idée de départ), ceux que je découvre par le biais des DVD (cela m’arrive bien plus souvent que d’aller au ciné) et puis les autres, tous les autres, que je connais depuis x années, qu’ils aient été vus une ou un nombre incalculables de fois et que, régulièrement, je prend plaisir à revoir. The Constant Gardener est dans ce dernier cas. Sincèrement, je ne sais même plus combien de fois j’ai bien put voir cet excellant long métrage : une au ciné, deux au moins en DVD avant une énième fois hier soir ? Hum, quatre fois au moins, c’est sur. Mais ce qui est certain aussi, c’est que le plaisir, même s’il est amputé (forcement) de celui de la découverte, est toujours aussi intense, ou presque. Car ne nous leurrons pas, The Constant Gardener (la constance du jardinier, mouais bof, autant garder le titre en anglais), à défaut d’être un grand film, n’en possède pas moins une belle histoire, assez prenante et émouvante, et fort bien sublimée par des acteurs plus qu’inspirés. Je m’aperçois, au fil du temps, et surtout des films où je le vois jouer, que Ralph Fiennes est un sacré bon acteur : j’aime bien son coté à la fois flegmatique et passionné (de temps en temps), voir désespéré par tant de souffrance personnelle dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui (même si, personnellement, son rôle préféré, pour moi, fut celui de l’officier SS sadique dans La liste de Schindler) puisque, sans faire de spoiler, il perd sa femme des les premiers instants du film. Ainsi, l’intrigue de The Constant Gardener, oscillera entre le présent, où l’on voit un mari, détruit par la perte de son épouse, enquêter sur les circonstances de la mort de celle-ci, et, surtout, essayant de retrouver les coupables de celle-ci, et le passé, le temps de la première rencontre, la vie en Afrique, les doutes, les drames… Et les nombreuses interrogations (Tessa était elle fidèle, que mijotait elle donc, que cache la société ThreeBees ?) que l’on peut se poser tout au long de la première partie du film trouveront bien évidement leurs réponses tout au long du développement de l’intrigue, suffisamment captivante du début à la fin. Une intrigue qui plongera le spectateur dans des paysages africains à la fois superbes et misérables (les bidonvilles, l’extrême pauvreté de la population à mettre en opposition avec l’opulence occidentale) qui ne pourront que marquer fortement, mais aussi et surtout, par delà la souffrance d’un homme, ce sont surtout dans les pratiques inavouables entre puissantes sociétés pharmaceutiques, gouvernements occidentaux et la corruption des locaux au détriment de la population que l’on aura à faire (d’ailleurs, l'histoire aurait pour origine des faits réels : des essais pharmaceutiques illégaux au Nigeria ayant entraîné le décès de plusieurs personnes). Ainsi, The Constant Gardener, vous l’avez compris, est un film bien plus profond et qui fait réfléchir, et s’il est parfois sentimental et mélancolique, c’est bel et bien, et avant tout, à une dénonciation du sort du continent africain que le spectateur aura droit. Une Afrique réaliste, sans faux semblants et où l’on se doute que tout cela ne finira pas bien pour le personnage principal, bien trop seul pour changer quoi que ce soit. Un film à la fois révoltant (car l’on sait bien que même romancer, tout ceci à plus ou moins lieu dans le continent noir), triste et parfois superbe (franchement, entre certains plans et la musique, chapeau). Mais un film incontestablement à découvrir pour ceux qui ne le connaissent pas et à revoir, pour les autres qui sont déjà convaincus de ses qualités…

lundi 30 novembre 2009

L’HISTOIRE SECRÈTE – SION


L’HISTOIRE SECRÈTE – SION

Tout commence par une vision d’apocalypse d’Erlin, où celui-ci assiste à la destruction de l’humanité… Etats-Unis, mai 1946, Washington est plongée dans l’obscurité dans la nuit du 13 au 14. A la sortie de la guerre, tout le monde accuse le manque d’entretien des centrales électriques d’être à l’origine de cette gigantesque panne. Mais au même moment, dans une petite maison d’un quartier de Washington, Nimue, femme Navarro, donne naissance à une petite fille prénommée Pandora… Deux ans plus tard, en 1948, en Jordanie, au moment où l’ONU vote la création de l’Etat d’Israël, des soldats israéliens sont attaqués sur la côte de la Mer Morte. Ils ne doivent leur salut qu’à l’intervention du pilote Curtis Hawk et de son avion. Son Messerschmitt touché, il est contraint d’atterrir. Il croise alors la destinée de Joachim, juif ashkénaze, de Dayan, sioniste au service de l’organisation Hagana, et de Reka. L’officier responsable de la mission lui apprend qu’il doit se rendre sur le site archéologique de Qumran. Jérusalem en flammes, Reka lui révèle alors des secrets sur la cité à nouveau divisée, sans pour autant dévoiler son plan secret. Erlin, lui, comprend que si les Archontes ne parviennent pas à s’unir, le monde humain s’autodétruira.


L'Histoire Secrète – Sion
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 23 septembre 2009
Nombre de pages : 48

Mon avis : Plus le temps passe et plus le lecteur apprend à apprécier cette série, telle pourrait être la conclusion que je me suis fait après lecture de ce seizième tome de L’Histoire Secrète. Ainsi, après un départ pour le moins brouillon, il est incontestable que, depuis le début du second cycle et malgré un quatorzième opus, Les Veilleurs, qui laissait présager du pire pour ce troisième cycle, la qualité d’ensemble a franchi allègrement un pallier, comme si les auteurs, que cela soit Jean-Pierre Pécau ou Igor Kordey avaient finalement atteint leur vitesse de croisière, maîtrisant tous deux d’une main de maître une œuvre qui, décidément, m’aura fait souvent changer d’avis. Désormais, et Sion le prouve assez bien, tant d’un point de vue du scénario que du dessin, il n’y a rien à jeter, et, à moins de ne pas aimer le style particulier d’Igor Kordey ou d’être allergique à l’habitude qu’à Jean-Pierre Pécau de vouloir expliquer touts les événements de l’histoire par les Cartes, les Familles et les Archontes, le lecteur ne pourra qu’apprécier ce seizième volume, où l’on s’attarde longuement sur les débuts de l’état d’Israël – où Pécau a fort judicieusement mis cote à cote les cotés peu reluisants des deux camps – où des liens entre Jérusalem et la sombre et mystérieuse Kor, déjà entraperçues précédemment, sont une fois de plus évoqués, tandis que Curtis, de son côté, connaît les joies de la paternité mais subie également un drame. Pour ce qui est des Archontes survivants, Erlin fait des cauchemars au sujet de la fin du monde, Reka et Dyo, eux, voient venir la naissance d’une nouvelle Famille, assez inquiétante, le complexe militaro-industriel (tient, tient, quelle bonne idée, cela plaira aux paranoïaques de tous poils, mais aussi à d’autres) et craignent pour leur survie, évoquent la possibilité de s’unir, mais des forces agissant dans l’ombre, les menaçant, on se doute bien que tout ceci ne finira pas très bien pour nos trois derniers Archontes et que les albums suivants pourraient être dramatiques pour eux, maintenant que l’Homme semble de moins en moins prêt a leur obéir aveuglement… Bref, un album réussi de la première à la dernière page et que l’on parcourt d’une traite, se délectant avec plaisir des multiples révélations et autres coups de théâtre tout en attendant qu’une seule et unique chose : la sortie de la suite ! Quand je vous disais que mon opinion au sujet de cette série avait bien changée depuis ses débuts…


Points Positifs :
- Sion est dans la lignée du tome précédant, La Chambre d’Ambre : c’est-à-dire, un excellent tome d’une série qui avait très mal commencée mais qui, au fil des volumes, a sut monter en puissance jusqu’à nous offrir une intrigue de plus en plus maitrisée et intéressante, même si, il faut le reconnaitre, tout n’est pas parfait non plus.
- Encore une fois, Jean-Pierre Pécau jongle avec ses protagonistes habituels, tout un tas de figures historiques et se plait à expliquer le moindre événement historique par le jeu subtil des Archontes et des autres familles…
- Ici, l’intrigue à lieu lors des débuts de l’état d’Israël et de la guerre qui a suivis contre les pays arabes voisins. C’est fort intéressant, surtout si on s’intéresse au sujet (ce qui est mon cas) et Jean-Pierre Pécau fait preuve d’une neutralité absolue dans le traitement de ce dernier, les deux camps étant renvoyés dos a dos pour ce qui est des atrocités.
- Mine de rien, il s’en passe des choses dans ce tome : nouvelles révélations, nouveaux ennemis, nouvelles questions, mort d’un protagoniste important…
- Bigre, une nouvelle Famille : le Complexe Militaro-Industriel !
- Ah, si Igor Kordey pouvait être toujours aussi bon…

Points Négatifs :
- Peut de points vraiment négatifs dans ce seizième tome de L’Histoire Secrète, ou plutôt, disons que la longueur de cette série en est un, surtout que l’on n’a aucune certitude quand a sa fin et que ce n’est jamais bon quand une œuvre s’étire en longueur…
- Pas facile tout de même de s’y retrouver et bien des lecteurs seront perdus ; après, si vous aimez le genre, l’histoire et l’ambiance générale de la série, vous passerez outre mais je comprends parfaitement que certains puissent la détester.

Ma note : 7,5/10

samedi 7 novembre 2009

L’HISTOIRE SECRÈTE – LA CHAMBRE D'AMBRE


L’HISTOIRE SECRÈTE – LA CHAMBRE D'AMBRE

En décembre 1945, dans le ciel nocturne au nord de Nuremberg (secteur soviétique), Curtis Hawk pose un gros porteur sur une piste de fortune. Il s'agit d'une mission non commandée par son armée, la coalition occidentale, pour récupérer des partisans juifs ayant survécu toutes ces années cachés dans l'Allemagne nazie. Menés par un dénommé Kowalski, aguerris et radicaux, les partisans sont extrêmement méfiants, mais Curtis parvient à gagner leur confiance en soignant une de leur avec de la pénicilline. Repérés par les soviétiques, ils parviennent toutefois à redécoller, non sans causer quelques dégâts humains et matériels. Au retour à la base, Hawk est emprisonné pour avoir agi en marge de sa fonction. Pendant ce temps, à l'université de Princeton, le professeur Gödel réussit à ouvrir une porte vers la dimension parallèle de Kor... et la referme aussitôt, épouvanté par ce qu'il y découvre. Tandis que Hawk est libéré par l'archonte Erlin (on n'emprisonne pas un héros de guerre !), l'archonte Dyo apporte inversement son soutien au Kremlin, par l'intermédiaire de Yaponchik. Ce « Vor » (voleur de la mafia russe) assassine le général Patton pour lui dérober un artéfact doté d'une puissance occulte prodigieuse : la mystérieuse chambre d'Ambre...


L'histoire Secrète – La Chambre d'Ambre
Editeur : Delcourt
Scénario : Jean-Pierre Pécau
Dessins : Igor Kordey
Couleurs : Len O'Grady
Couverture : Manchu, Olivier Vatine
Genre : Fantastique, Etrange, Historique, Mondes décalés
Pays d’origine : France
Langue d’origine : français
Parution : 17 juin 2009
Nombre de pages : 48

Mon avis : Depuis que ce blog existe, il y a de cela bientôt deux ans, on ne peut nier que s’il y a une bande dessinée qui aura tenu le haut du pavé, c’est bel et bien L’Histoire Secrète dont je vous propose ici la critique du quinzième tome. Cependant, s’il y a bien une chose que l’on peut retenir au sujet de cette série, c’est l’alternance entre bons et mauvais volumes et l’impression que, malgré un potentiel de départ intéressant, on est plus du coté du gâchis que du chef d’œuvre absolu. Mais bon, n’ayant pas encore perdu l’espoir, pour le moment, je continus, bon gré mal gré, a suivre cette saga qui, accessoirement, en est déjà a son troisième cycle – voir Les Veilleurs. Cette fois ci, l’on nous annonce 22 volumes, mais en fait, rien ne nous garantie que la série ne continue au-delà, après tout, Jean Pierre Pécau nous a déjà fait le coup à deux reprises : pour le septième et le quatorzième (à la base prévu en tant qu’encyclopédie). Cependant, et histoire de jouer les devins, si l’on observe la date annoncée où se déroulera l’action du vingt deuxième tome, 1986, et le lieu, Tchernobyl, il se pourrait bien que le grand final y ait lieu (avec la disparition des Archontes ?), mais ce ne sont que des suppositions et rien ne dit, après tout, que cela ne continue par la suite ?! Enfin, on verra bien ce qu’il en sera à ce moment là surtout qu’il est grand temps de nous préoccuper de ce quinzième volume, La Chambre d’Ambre. Déjà, un bon point que l’on a put constater depuis quelques albums : la constance d’Igor Kordey qui livre désormais un travail impeccable sur lequel il n’y a rien a redire ; plus le temps passe, plus il se bonifie, comme le bon vin, et sincèrement, moi qui apprécie son style si particulier, c’est franchement agréable – et qu’il est loin le temps de ses brouillons informes dans le premier cycle… Du point de vue du scénario, c’est du Pécau tout craché comme on à l’habitude désormais sur la série : celui-ci poursuit son petit bonhomme de chemin, faisant évoluer l’intrigue à pas d’escargots, multipliant à la fois les protagonistes secondaires, les apparitions de personnalités historiques et quelques petites révélations pour le moins bienvenues (dont l’identité de l’espion à la solde des soviétiques dont Curtis cherchait l’identité dans le douzième tome déjà !). Certes, une fois de plus, l’on ressort de ce nouveau tome avec plus d’interrogations que de solutions aux anciennes énigmes mais cela importe peu, la mayonnaise ayant bien prit cette fois. De plus, le talent de Pécau à lier le moindre événement apparemment mineur de l’Histoire à sa saga éclate encore et l’on retrouve, cette fois ci, pèle mêle, la mort du Général Patton, le mystère de la disparition de la Chambre d’Ambre (qui donna son nom au quinzième tome), les unités juives de l’armée britannique qui cherchaient à se venger des anciens nazis dans l’Allemagne occupée et bien d’autres encore. Une chose est sure, l’on peut ne pas aimer L’Histoire Secrète, mais reconnaissons au moins à Jean-Pierre Pécau le mérite de maîtriser son sujet, au moins du point de vu historique. Bref, La Chambre d’Ambre, s’il n’est pas forcement le meilleur volume de la saga, n’en reste pas moins réussi et possède un scénario plutôt captivant ; l’intrigue continue à se développer, petit à petit, et l’on lit le tout avec un certain plaisir, plus pour suivre la suite des pérégrinations de personnages qui sont devenus, au fil des années, de vieux compagnons de route et aussi, après tout ce temps, par curiosité de savoir ce que tout cela donnera au final.


Points Positifs :
- Comme je le disais dans ma critique, avec L’Histoire Secrète, on alterne entre bons et mauvais tomes, et, ici, force est de constater que nous avons droit a un bon album : intrigue captivante, on retrouve les protagonistes traditionnels qui étaient en vacances dans Les Veilleurs et l’ensemble fourmille de bonnes idées plutôt bien exploitées.
- Encore une fois, c’est les connaissances historiques de Jean-Pierre Pécau sont pour le moins impressionnantes, de même que la façon dont il les utilise pour son scénario ; même si parfois, cela peut embrouiller ce dernier.
- D’ailleurs, sur ce point, je me coucherais moins bête ce soir puisque je dois reconnaître que je n’avais jamais entendu parler de cette mystérieuse Chambre d’Ambre de Catherine II et que, du coup, cela m’a poussé à aller effectuer quelques recherches intéressantes sur le net. Comme quoi, toutes les occasions sont bonnes pour se cultiver un peu.
- Incroyable, Dyo fait enfin son grand retour !
- Encore une fort belle couverture.

Points Négatifs :
- Par moments, c’est tout de même un peu tiré par les cheveux tout cela et si les multiples références historiques de Pécau sont appréciables voir pertinentes, tout ne fonctionne pas, surtout quand on se tape des dialogues sans fin afin que le scénariste puisse placer toutes ses explications.
- De plus, après tant de tomes décevants depuis le début, je pense que beaucoup de lecteurs ont abandonné cette série depuis longtemps, surtout que celle-ci s’éternise en longueur…

Ma note : 7/10

vendredi 30 octobre 2009

NEED FOR SPEED III: HOT PURSUIT


NEED FOR SPEED III: HOT PURSUIT

Need for Speed 3 : Hot Pursuit est un jeu de courses de voitures sur Playstation. Le soft offre un sentiment de vitesse grisant, de beaux graphismes, et de pur plaisir de conduite. Dans le mode Classique, il y a une douzaine de super-voitures ayant chacune des qualités différentes à montrer. Alors montez dans votre Ferrari ou autre Lamborghini et faites chauffer le moteur.

Celui-là, il fallait que je vous en parle un jour ou l’autre tant il occupe depuis longtemps une place particulière dans mon cœur. Tout commença il y a une dizaines d’années, un ami m’avait prêté, comme je ne partais pas en vacances et que je ne travaillais pas à ce moment là, pour le mois d’août, sa Playstation avec trois jeux : Gran Turismo, Fifa 97 et donc, ce Need For Speed III. A l’époque, je n’avais pour console qu’une vieille Megadrive que je ne touchais guère plus et une autre, vestige des années 80 dont je ne serais même pas capable de vous donner le nom. Mon ami de l’époque (car la vie étant ce qu’elle est, parfois, on perd les gens de vue : a ce point, j’attends toujours qu’il repasse avec une K7 vidéo pour que je lui enregistre je ne sais plus quoi ; Carlos, si tu me lis…) ne cessait de me venter Gran Turismo, la révolution de l’année 98, mais personnellement, vu le peu d’attrait que j’ai toujours eu pour les jeux de voitures, Fifa m’intéressa largement plus. Mais, curieusement, ce fut Need For Speed qui remporta les suffrages de ces quelques semaines, me faisant passer un superbe mois d’août et me convainquant, quelques mois plus tard, à me procurer une Playstation et à me plonger dans plusieurs années consacrées aux jeux vidéos.

Mais comment quelqu’un comme moi, allergique aux jeux de voitures, ait put être attirer parce qu’il faut bien appeler un jeu de course automobile ? En fait, pour des raisons qui font que Need For Speed est tout sauf un simple jeu de course, bien au contraire. Certes, a la base, il est bien question de, au volant de superbes voitures comme des Ferrari, des Lamborghini ou des Corvettes, batailler ferme contre des adversaires dirigées par la console, ou des amis, dans des circuits plus ou moins convenus. Mais justement, lorsque l’on parle de ceux-ci, comment ne pas s’extasier devant certains comme le parcours endiablé en montagne ou mon préféré, dans une espèce de Grand Canyon ? Tout simplement superbe, de part les décors (pour l’époque, une révolution) mais aussi par leur difficulté. Ah, que de souvenirs de parties endiablées a batailler ferme pour essayer de remporter des courses ou la moindre erreur dans le dernier virage pouvait être fatale. Un must, tout simplement. Mais ce qui a fait la légende de la série des Need For Speed, c’est bien entendu le mode poursuite, où cette fois ci, plutôt que de faire simplement une course, il faut échapper aux forces de l’ordre dans des poursuites endiablées et jouissives, un peu comme dans bon nombre de films ou séries américaines. Un véritable régal qui a sut séduire en son temps bon nombre de joueurs et que, sincèrement, je n’ai jamais retrouvé par ailleurs.

Voilà donc pourquoi, une dizaine d’années après sa sortie, Need For Speed III reste à mes yeux mon jeu de course préféré et l’un des tous meilleurs, tous genres confondus. Un jeu que j’ai eu le plaisir de réessayer hier soir, pendant quelques heures et qui, encore maintenant, me procure toujours autant de plaisir.