dimanche 9 juillet 2017

THE ESCAPISTS – LES MAÎTRES DE L'ÉVASION


THE ESCAPISTS – LES MAÎTRES DE L'ÉVASION

À la mort d'un père dont il n'était guère proche, Maxwell Roth se rend dans la cave de ce dernier, un lieu qui lui était interdit autrefois. Il y découvre une énorme collection de comics mettant en scène The Escapist. Des années plus tard, alors qu'il enterre à présent sa mère, Maxwell se lance dans un projet un peu dingue, à savoir relancer la série de comics qu’il a appris à aimer. En dilapidant la quasi-intégralité de son héritage dans les achats de droits, il sollicite son ami Denny, pour l’encrage et une jeune dessinatrice nommée Case Weaver. Une fois leur premier épisode achevé, ils font leur possible pour que tout le monde parle du retour de ce super héros. Denny se fait un costume d'artiste de l’évasion et part dans un supermarché afin de sauver les employés enfermés par leur patron la nuit dans l’enceinte du magasin. Là-bas, un événement totalement inattendu se produit : des braqueurs sont en train de dévaliser les rayons. Denny se met en tête de les assommer un par un…


The Escapists – Les maîtres de l'évasion
Scénario : Brian K. Vaughan
Dessins : Jason Shawn Alexander, Steve Rolston
Encrage : Philip Bond, Eduardo Barreto
Couleurs : Matthew Hollingsworth, Dave Stewart, Paul Hornschemeier, Dan Jackson
Couverture : James Jean
Genre : Chronique sociale, Autour du 9ème art
Editeur : Dark Horse Comics
Titre en vo : The Escapists
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 05 juillet 2006 – 05 décembre 2006
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 07 octobre 2016
Nombre de pages : 184

Liste des épisodes
The Escapists 1-6

Mon avis : Indéniablement, avec The Escapists, Brian K. Vaughan, auteur, entre autres, de Paper Girls et de l’exceptionnel Saga, livre là une œuvre plutôt original et qui en étonnera plus d’un. Ainsi, ici, il ne faut pas s’attendre à un banal comics de super-héros, et ce, même si ces derniers sont au cœur de l’intrigue : car le fameux Escapist, le maître de l’évasion et super-héros oublié d’avant guerre est bel et bien présent, mais pas sous la forme qu’on pourrait le penser de prime abord… En effet, ici, Vaughan s’intéresse aux créateurs derrière leurs œuvres, a ceux et celles qui sont  a l’origine des comics et, plus particulièrement, aux difficultés subies par les auteurs indépendants, souvent des passionnés, a vivre en dehors des grosses maisons d’éditions que sont Marvel ou DC. Du coup, dans cet album, nous suivons les traces d’un groupe d’amis, deux garçons et une fille, qui décident donc de relancer la carrière de cet héros de comics oublié, connaissant le succès et les difficultés, dans un récit qui, curieusement, s’avère être plutôt bon voir même captivant par moments : il faut dire que Vaughan, terriblement malin, livre une œuvre qui peut se lire de deux ou trois manières différentes : en nous narrant le processus créatif d’auteurs indépendants, en nous montrant en parallèle l’évolution du héros, le jeune Maxwell Roth, qui prendra de l’assurance dans sa vie personnelle au fil des événements, mais aussi, en brisant le quatrième mur avec ces nombreux extraits proposés du comics, où l’on suit les aventures du fameux Escapist crées par nos héros mais où les dialogues de celles-ci sont en accord avec ceux de l’intrigue principale. Alors bien entendu, on pourrait craindre que tout cela n’apporte une certaine complexité a l’ensemble or il n’en est rien et il s’avère, au final, que The Escapist est une belle petite réussite qui ravira les amateurs de comics qui souhaiteraient faire une petite plongé de l’autre coté du miroir, c’est-à-dire, dans la vie quotidienne des créateurs. Dommage juste que, pour ce qui est des dessins, la majeure partie de ceux-ci ne soient pas a la hauteur du scénario car ce one-shot inventif et plaisant aurait franchement gagner de l’intérêt de ce coté là…


Points Positifs :
- Une idée originale de nous montrer comment de jeunes auteurs indépendants désirent relancer un ancien super-héros oublié, qu’elles sont les difficultés qu’ils rencontrent face aux grosses maisons d’éditions et comment, quelque part, les dés sont pipés d’entrée de jeu. Cependant, la morale finale – créer ses propres œuvres – est plutôt pas mal et démontre fort bien ce qui est arrivé outre-Atlantique avec ces auteurs de renoms qui, loin des carcans de Marvel ou DC, sont bien plus créatifs et audacieux.
- Les extraits de la BD The Escapist qui parsèment le récit de fort belle manière et qui, par moments, brisent le quatrième mur.
- D’ailleurs, ces extraits sont dessinés par le fort talentueux Jason Shawn Alexander et c’est une pure merveille !
- The Escapists est également une belle histoire d’amitié entre deux jeunes garçons et une jeune fille qui s’attarde sur leur développement personnel au gré des événements.
- La couverture de James Jean – celui qui réalise celle de Fables – est une pure merveille !

Points Négatifs :
- La partie graphique est, de mon point de vu, le principal défaut de The Escapists : certes, les gouts et les couleurs ne se discutent pas, mais bon, sincèrement, je n’ai absolument pas accroché au style cartoon de Steve Rolston.

Ma note : 8/10

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...