samedi 5 novembre 2016

POWERS – QUI A TUÉ RÉTRO GIRL ?


POWERS – QUI A TUÉ RÉTRO GIRL ?

Christian Walker est inspecteur à la brigade criminelle avec une spécialité peu commune puisqu'il ne se charge que des enquêtes impliquant des super héros. Pour une fois qu'il est repos, Walker est appelé d'urgence par son capitaine. Une prise d'otage a eu lieu et le preneur réclame sa présence. Sur les lieux, Walker assiste juste à la fuite du désaxé mais se voit confier par son supérieur la garde de la petite fille qui était retenue jusqu'à ce qu'une place dans un foyer soit disponible, sa mère ayant été tuée. Pas vraiment ravi, il apprend aussi qu'il a un nouveau coéquipier, ou plutôt une coéquipière. Deena Pilgrim est volontaire et cette qualité est immédiatement mise en exergue puisque les deux inspecteurs sont appelés pour un crime. En arrivant sur les lieux, ils constatent que le cadavre est celui de Retro Girl, une super héroïne considérée comme indestructible. Les pistes sont rares mais au fur et à mesure que leur investigation progresse, Deena remarque de Walker cache quelque chose...


Powers – Qui a tué Rétro Girl ?
Scénario : Brian Michael Bendis
Dessins : Michael Avon Oeming
Encrage : Michael Avon Oeming
Couleurs : Pat Garrahi
Couverture : Michael Avon Oeming
Genre : Policier, Super-héros
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Powers - Who Killed Retro Girl?
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : Avril 2000 – Septembre 2000
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Panini Comics
Date de parution : 07 mars 2012
Nombre de pages : 160

Liste des épisodes
Powers 1-6

Mon avis : Les amateurs de comics le savent bien, avant de travailler pour Marvel et, ma foi, de se fourvoyer littéralement en prenant en main des séries comme les X-Men ou les Avengers, voir, pire, de nous pondre des events tout bonnement médiocres, le sieur Brian Michael Bendis, alors qu’il n’était pas encore connu du grand public, sut, en son temps, se faire un nom qui rimait alors avec qualité ; il faut dire que, que ce soit par le biais d’une série comme Alias ou, dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, avec Powers, Bendis avait sut, il y a quelques années déjà, faire preuve d’un talent certain et, ma foi, d’une originalité qui, alors, avait fait sa renommée. Car oui, mille fois oui, si depuis trop longtemps, le nom de Bendis vous fait fuir, ce n’est pas pour cela qu’il faut jeter toutes les productions du scénariste, comme ce Powers, justement… Ainsi, prenez donc ce premier volume de la série, qui comporte six épisodes et intitulé Qui a tué Rétro Girl ? Habile mélange du genre super-héroique et du polar, cette série, débutée au tout début des années 2000 et dans laquelle Bendis et son compère Oeming s’étaient énormément investis est l’exemple parfait – un de plus me diront certains – que les comics de super-héros ne sont jamais aussi bon que lorsqu’on les aborde sous un angle différent. Car oui, ici, c’est a une enquête policière que nous invite le scénariste, un polar, donc, dans la tradition du genre et où, finalement, le seul élément qui dénote est que la victime est une super héroïne. Pas n’importe laquelle par ailleurs puisque cette Rétro Girl est sans nul doute la plus aimée de l’Amérique – un symbole, un peu comme Captain America a sa manière. Mais dans Powers, ce ne sont pas d’autres super-héros qui mènent l’enquête mais deux simples flics – un grand costaud maussade et sa jeune partenaire plus délurée – ce qui change grandement la donne, ces derniers se tournant bien évidement, du coté des super vilains, premiers suspects dans la longue liste de ceux et celles qui en voulaient suffisamment a Rétro Girl au point de souhaiter sa mort… Bien évidement, les choses s’avéreront plus complexes que prévues et – attention aux spoilers – tandis que l’on découvrira que notre flic maussade dissimule bien des secrets, le coupable, lui, sera un individu d’une bien navrante banalité… Quoi qu’il en soit, le principal, ici, ce n’est pas tant de découvrir qui est le coupable mais comment il sera découvert – comme dans tout bon polar qui se respecte finalement – et, sur ce point, Bendis nous a offert un scénario suffisamment solide pour nous maintenir en haleine du début a la fin de ces six épisodes. Questions dessins, ceux de Michael Avon Oeming sont franchement particuliers et risquent d’en rebuter plus d’un avec leur coté cartoon assumé, mais bon, personnellement, j’ai plutôt accrocher a ces derniers, ainsi qu’a une mise en page particulière qui sera l’un des chevaux de bataille de Bendis tout au long de sa carrière, c’est-à-dire, cette succession de cases identiques qui se suivent sur certaines planches. Bref, pour ses débuts, il est clair qu’avec Qui a tué Rétro Girl ?, Powers débute fort bien et aura sut marquer son époque ; pour ma part, j’ai plutôt apprécié les six épisodes qui composent ce premier album, au point même de tenter l’expérience de la suite un jour prochain ? Ma foi, pourquoi pas ?!


Points Positifs :
- Un habile mélange des genres que ce Powers : polar et super-héros se mariant plutôt bien au final, particulièrement lorsque ce ne sont pas des types en costume qui mènent l’enquête… Bien entendu, on retrouve tous les stéréotypes du genre policier mais cela n’en reste pas moins efficace.
- Mine de rien, Brian Michael Bendis était plutôt doué lors de ses débuts et ce premier tome de Powers est la preuve évidente que l’auteur n’est jamais aussi bon que lorsqu’il n’est pas aux manettes de grosses pointures comme les X-Men ou les Avengers ; oui, les personnages secondaires ou ses propres créations lui vont infiniment mieux !
- Le style cartoon de Michael Avon Oeming colle parfaitement a l’ambiance de la série est lui apporte un plus indéniable.
- La mise en scène des planches annonce ce que sera l’une des marques de fabrique de Bendis tout au long de sa carrière, c’est-à-dire, cette succession de cases identiques ou presque et où des personnages discutent.
- Quelques petits hommages et autres clins d’œil a certains héros et vilains des univers Marvel et DC.

Points Négatifs :
- Certains risquent de ne pas accrocher au style cartoon des dessins de Michael Avon Oeming : certes, tout cela est une affaire de gouts mais il faut reconnaitre que ces derniers sont tellement spéciaux que si on n’aime pas le style, alors, on peut être totalement rebuté par cette série.
- Force est de constater qu’a force d’user et d’abuser des codes du genre, Bendis manque, par moments, d’un peu d’originalité, particulièrement pour ce qui est des personnages qui sont franchement tellement stéréotypés que certains en deviennent navrants…
- On devine trop rapidement ce qu’était le héros de l’histoire avant de devenir policier.
- Un peu bof la couverture…

Ma note : 7,5/10

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...