lundi 5 septembre 2016

COPPERHEAD – UN NOUVEAU SHÉRIF EN VILLE


COPPERHEAD – UN NOUVEAU SHÉRIF EN VILLE

La shérif Clara Bronson atterrit sur la Planète Jasper avec son jeune garçon Zeke. Dans le train qui la mène à la ville de Copperhead, elle se heurte à deux individus indélicats et s’en débarrasse sans ménagement. Arrivée à destination, elle fait connaissance avec son adjoint, Budroxifinicus, un être bougon et pas très respectueux de son nouveau supérieur. Clara doit très vite se mettre dans le bain et asseoir son autorité dans une ville agitée, où les tensions entre les espèces maintiennent une forte pression. A peine arrivée, la shérif doit s’interposer entre les membres d’une famille qui sont en train de se tabasser. Après une bagarre intense, Clara vient à bout du problème en inculpant la mère de famille qu’elle est parvenue à maîtriser sous les yeux impassibles de son adjoint, qui s’est bien gardé d’intervenir. Un premier accroc, une arrestation et une ambiance délétère au poste de police, le contexte semble compliqué pour la jeune femme alors que Copperhead doit également subir les conflits inter-espèces et la mainmise d’un homme d’affaires peu scrupuleux.


Copperhead – Un nouveau shérif en ville
Scénario : Jay Faerber
Dessins : Scott Godlewski
Encrage : Scott Godlewski
Couleurs : Ron Riley
Couverture : Scott Godlewski
Genre : Western, Science-Fiction
Editeur : Image Comics
Titre en vo : Copperhead – Volume 1
Pays d’origine : Etats-Unis
Parution : 11 mars 2015
Langue d’origine : anglais
Editeur français : Urban Comics
Date de parution : 19 août 2016
Nombre de pages : 128

Liste des épisodes
Copperhead 1-5

Mon avis : L’on peut, et, quelque part, on se doit d’être toujours méfiant lorsque l’on se lance dans une nouvelle série puisque, après tout, si souvent, on a droit a de très bonnes surprises, parfois, la déception est également au rendez vous, mais bon, dans le cas de Copperhead, je m’étais dit, comment un comics possédant une aussi belle couverture pourrait-il me décevoir ? Non, cela ne se pouvait même si, il faut le reconnaitre, j’étais franchement optimiste, peut-être trop d’ailleurs… Car bon, comment dire… chacun sait que ce qui compte avant toute chose dans une BD, c’est son scénario car a quoi bon posséder des dessins au top si le reste ne tient pas la route ? Sincèrement, a rien ! Alors certes, avoir un dessinateur correct voir excellent, c’est un plus, mais sans scénario, la déception sera forcément au rendez vous ; bref, vous l’avez compris, m’extasier devant une couverture, c’était faire preuve d’énormément d’optimisme… Et justement, au vu du contenu de ce premier tome de Copperhead, force est de constater que si on ne peut pas parler de déception, loin de là, prétendre qu’il s’agit d’une réussite serait vous mentir, tout cela étant, au final, tout juste bon. Pourquoi une telle affirmation ? Eh ben, comment dire… disons que malgré un synopsis pour le moins accrocheur – un western spatial, pourquoi pas – malgré des personnages plutôt réussis et une intrigue qui est assez plaisante, on se rend rapidement compte que ce comics possède tout un tas de petits défauts qui l’empêchent de marquer véritablement les esprits : ainsi, prenons le cas de ces fameux personnages, certes, je les aime bien mais d’un autre coté, dans le genre stéréotypé, difficile de faire pire. Même chose pour l’intrigue puisque, si en effet, celle-ci se laisse lire, tout cela est plutôt convenu dans l’ensemble, un peu comme cet univers, ce fameux mélange de western et de SF où l’on retrouve logiquement tous les codes des deux genres mais, peut-être un peu trop par moments. Du coup, là où l’on pouvait se dire que Copperhead, sans être le nouveau Saga, pouvait faire mouche avec son mélange SF/Western, on se retrouve au final avec une œuvre qui est certes plaisante, qui possède un potentiel certain mais qui manque d’originalité pour en faire un incontournable, ce qui, au demeurant, est plutôt dommage vu que ce comics est plutôt sympathique par ailleurs. Pour finir, et en attendant la suite en espérant que tout cela décolle un peu, un petit mot sur les dessins, histoire de revenir sur le préambule de ma critique : oh oui, cette couverture est superbe, mais l’intérieur, lui, c’est franchement inférieur, pas mauvais, certes, mais loin d’être du même niveau – et là, on peut vraiment parler de déception – heureusement, il y a la colorisation qui elle, est superbe, mais celle-ci ne suffit hélas pas a sauver les meubles… Dommage !


Points Positifs :
- Un univers plutôt sympathique et plaisant avec ce mélange de Western et de Science-Fiction ; même chose pour les divers protagonistes qui sans briller par un charisme fou, sont plutôt réussis, en tout cas, suffisamment pour que l’on s’y attache rapidement.
- Franchement, j’adore cette couverture !
- La colorisation est probablement le gros point positif de cette œuvre : on sentirait presque le sable et le soleil dans ces planches, un grand bravo au sieur Ron Riley !
- Le look de la plupart des aliens, particulièrement celui de Budroxifinicus.

Points Négatifs :
- Un manque trop important d’originalité dans l’ensemble : certes, les auteurs maitrisent parfaitement tous les codes du genre, cependant, tout cela est par moments un peu trop convenu, que ce soit au niveau de l’intrigue ou des personnages, ces derniers étant certes sympathiques mais trop stéréotypés.
- Scott Godlewski n’est pas un mauvais dessinateur, certes, mais je n’ai pas accroché a son style ; et puis, c’est quoi ces dents que l’on voit quasiment tout le temps ?!
- De bonnes idées, un potentiel certain mais tout cela n’a pas encore totalement décollé et il serait bon, pour la suite, de proposer quelque chose d’un peu plus original – surtout que l’on sent que c’est possible.

Ma note : 6,5/10

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