samedi 25 juillet 2015

LE SEIGNEUR DE L'OMBRE


LE SEIGNEUR DE L'OMBRE

La désolation et la terreur règnent dans le royaume de Lalassa. De puissants sortilèges ont en effet réduit le roi Valafor à l'état d'un vieillard sénile, et c'est Arkayn, le Seigneur de l'Ombre, qui impose au pays sa volonté, qu'il fait respecter grâce à la nécromancie et à la magie noire. Vous êtes un officier de la garde royale, le plus fidèle des chevaliers de Valafor. Dans un souffle, votre roi vous a supplié de mettre fin à l'odieuse tyrannie d'Arkayn, et c'est sans hésiter que vous vous êtes mis en chemin vers la Citadelle de l'Ombre, le repaire du Félon. Deux dés, un crayon et une gomme sont les seuls accessoires dont vous aurez besoin pour vivre cette aventure. Vous seul déciderez de la route à suivre, des risques à courir et des créatures à combattre. Bonne chance...


Le Seigneur de l’ombre
Série : Dragon d'Or n°3
Auteur : Oliver Johnson
Illustration de la couverture : Bruno Elettori
Illustrations intérieures : Leo Hartas
Titre original : The Lord of Shadow Keep
Traduction : Jean Walters
Année de l’édition Anglaise : 1984
Sortie de l'édition Française : octobre 1985
Edition Française : Editions Gallimard (Folio Junior)
Nombre de paragraphes : 300

Mon avis : En janvier dernier, je vous proposais sur ce blog la critique des deux premiers volumes de la série Dragon d’Or, une série de Livres dont vous êtes le héros pour ceux qui, trop jeunes, n’ont pas connu l’âge d’or des livres jeux – sensiblement, la seconde moitié des années 80 – Le tombeau du Vampire et Le Dieu perdu. Du coup, comme cela faisait belle lurette que je ne vous proposais aucune critique de LDVELH et que je n’avais rien d’autre à me mettre sous la dent, je me suis dit que je pouvais toujours me faire le troisième tome de la saga, Le Seigneur de l’ombre. Bon, la première chose qui saute aux yeux, c’est que Dave Morris est aux abonnés absents, lui qui avait signé Le tombeau du Vampire et cosigner, en compagnie d’Olivier Johnson, l’excellent Dieu perdu. Du coup, c’est son compère, Johnson donc, qui se retrouve seul aux manettes et sincèrement, cela se ressent, ce dernier ne possédant visiblement pas les talents de compteur de Morris. Ensuite, l’aventure est malheureusement des plus banales et après l’exotisme du Dieu perdu, on se retrouve, pour la énième fois, a devoir sauver un royaume d’un grand méchant de la mort qui tue aussi charismatique qu’une huitre – d’ailleurs, en écrivant ces quelques lignes, j’ai déjà oublier son nom, c’est pour dire. Une aventure loin d’être originale, sans grande surprises et franchement facile : un essai, moins d’une demi-heure et c’était bouclé… mouais, je ne suis pas fan des trucs impossibles a la Livingstone mais là, trop de facilité tue la facilité… Heureusement, il y a quelques bonnes idées, des rencontres sympathiques – je pense à la femme féline – et, bien entendu, les dessins de Leo Hartas qui collent décidément fort bien à cette série. Mais bon, tout cela ne suffit pas, bien entendu, à relever le niveau et ce Seigneur des ombres est bien trop moyen pour marquer les esprits…


Points Positifs :
- Les dessins de Leo Hartas, un artiste au style pour le moins particulier mais que j’apprécie énormément ; et puis, regardez son homme lézard ou sa femme léopard, ne sont-ils pas sympa ?
- Quelques bonnes idées, quelques rencontres marquantes – drôles comme l’homme lézard, plus sensuelles avec la femme léopard.
- Bon, aller, l’histoire, même peu originale, n’en reste pas moins agréable et ne pas mourir bêtement tous les cinq paragraphes, ça évite les sentiments de frustrations.

Points Négatifs :
- Ce n’est franchement pas original pour un sou.
- Quand c’est du Livingstone, on hurle de frustration, mais là, reconnaissons que c’est tout de même un peu trop facile et je ne vois pas comment ne pas réussir cette aventure du premier coup !?
- Le grand méchant est aussi charismatique qu’une huitre et aussi puissant qu’un boss de seconde zone… mouais, peu mieux faire.
- Olivier Johnson n’a pas le même talent de conteur que Dave Morris et cela se voit : pour l’ambiance, du coup, on repassera.
- Le traditionnel système de combat des Dragon d’Or qui laisse une place total au hasard.

Ma note : 5,5/10

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