mardi 17 février 2015

ULTIMATES 29


ULTIMATES 29
Juillet 2007

Independence Day – Ultimates 2 13 – Février 2007
Mark Millar, Bryan Hitch, Paul Neary, Laura Martin

Mon avis : Ne vous l’avais-je pas dit dans ma critique précédente que cette journée serait on ne peut plus faste pour ce qui est des Ultimates ?! Ainsi, après la critique du vingt-sixième numéro de la publication française, ce matin de très bonne heure, puis, donc, celle du vingt-septième numéro, vers midi, voilà celle du vingt-neuvième où l’on trouve l’ultime épisode de la seconde saison des Ultimates… Hein, quoi, comment, il en manque un !? Eh ben, en fait, non puisque, a l’époque, devant le retard pris par la publication outre-Atlantique, Panini avait proposé un annual dans le vingt-huitième numéro d’Ultimates, revue que je n’avais pas achetée, vu le peu d’intérêt qu’elle avait alors. Mais ce détail étant éclairci, il est grand temps, désormais, d’en finir avec cette relecture de l’un des comics majeurs de la première décennie des années 2000, une relecture qui m’aura occupé en ce mois de février – voir ici – et qui, bien entendu, aura marqué ce début d’année 2015, riche, comme vous avez put le constater, en comics. Alors bien sur, je pourrais répéter tout le bien que je pense de cette série, loué le scénario inspiré et innovant de Mark Millar ainsi que les fantastiques dessins de Bryan Hitch, bref, redire tout le bien que je pense des deux hommes sur cette série et qui, si vous avez eu l’occasion de lire mes critiques précédentes, vous connaissez déjà. Mais, me répéter serait inutile : oui, les Ultimates de Millar/Hitch, et je parle précisément de la seconde saison puisque n’ayant jamais eu l’occasion de lire la première (chose à rattraper d’ailleurs), ont été un chef d’œuvre, et je pèse mes mots. Original, sortant de la norme, teneur franchement politique et, ne le cachons pas au vu du contexte de l’époque, anti-Georges Bush, les Ultimates font parti de ces bien trop rares comics qui auront marquer l’histoire du genre, un peu trop conventionnelle selon moi, mais aussi, finalement, la preuve flagrante que, quand des auteurs osent – et possèdent la marche de manœuvre nécessaire pour le faire – eh bien, on peut encore avoir droit a des histoires de super-héros qui sortent du lot. Hélas, avec ce treizième épisode, que l’on trouve dans ce vingt-neuvième numéro de la revue éponyme, nous autres lecteurs devons dire adieu a deux génies – oui, sans exagération aucune – tout en sachant que la suite, elle, ne sera pas a la hauteur – Loeb, Madureira – mais bon, pour ce qui est de celle-ci et d’un certain Ultimatum, il sera toujours temps de vous en parler bientôt… Avec ce treizième épisode de la seconde saison de Ultimates, les armées d’Odin sont intervenues, l’Amérique a été libérée, Loki vaincu et les Ultimates, eux, ont finit par prendre leur indépendance vis-à-vis du gouvernement ; Captain America, avec un dernier regard pour le corps de son homologue moyen-oriental, affirmant a Nick Fury que les Ultimates ne peuvent dépendre d’un gouvernement mais se doivent d’être au service du monde entier… Et pendant que l’on a droit a un émouvant flashback où l’on retrouve Cap, en 1942, avant son départ pour l’Europe et la guerre où il trouvera son destin, s’achève donc cette saison, que dis-je, une série même tant la suite sera différente. Alors, on a beau savoir que les bonnes choses ont une fin, ce n’est pas de gaité de cœur que l’on dit adieu a Mark Millar et Bryan Hitch, mais en tous cas, et pour la dernière fois, un grand merci a eux pour leurs inoubliables Ultimates !


Points Positifs :
- Voilà, le moment tant redouté est finalement arrivée et c’en est donc finit pour cette seconde saison des Ultimates, et, vu le départ définitif de l’équipe créative, en quelque sorte, pour la série en elle-même – la suite n’étant pas du même acabit, hélas. Cependant, pour un final, celui-ci fut, bien entendu, conforme à ce que l’on attendait de lui : Loki est vaincu par Thor, l’Amérique pense ses plaies, les Ultimates quittent la coupe du gouvernement, convaincus qu’ils se doivent au monde entier, et pas, uniquement a un pays.
- Pour une dernière prestation, Bryan Hitch livre une prestation, une fois de plus, inoubliable ; le summum étant atteint avec la planche qui s’étale sur… huit pages !!!
- Tout au long de la saison, Mark Millar aura bien pointer du doigt les dégâts de la politique impérialiste américaine et ce dernier épisode ne fait que confirmer, définitivement la chose : après tout, aussi violent furent-ils, les Libérateurs n’auront fait que réagir a l’interventionnisme américain.
- D’ailleurs, la scène où Captain America regarde, dépité, le corps sans vie du Colonel, en dit énormément sur sa propre évolution au fil de la saison.
- Autre scène marquante : celle de la mise a mort de la Veuve Noire par Œil de Faucon ; accessoirement, mon personnage préféré de la série.
- Mine de rien, je l’aime bien la version Ultimate de Tony Stark : dragueur, alcoolique, macho, bourré de tant de défauts qu’il en devient sympathique.

Points Négatifs :
- Un sacré défaut, et de taille : c’est finit ! Pas seulement la seconde saison de Ultimates, bien sur, mais finit pour Mark Millar et Bryan Hitch qui auront réussi le mince exploit de laisser un véritable chef d’œuvre derrière eux ; mais bon, toutes les bonnes choses ont une fin…
- Petit détail a signaler pour ce qui est de la publication française : la première partie est en fait la fin de l’épisode précédant, le douzième, que Panini n’avait pas réussit à caser dans le vingt-septième numéro de la revue. Certes, en soit, ce n’est pas gravissime, mais bon…

Ma note : 8,5/10

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