vendredi 9 janvier 2015

LES GUERRIERS DE L'HIVER


LES GUERRIERS DE L'HIVER

La prophétie était sans équivoque. A la mort des trois rois, le monde serait plongé dans le chaos, et tous les démons bannis au cours des âges réapparaîtraient pour que règnent les ténèbres. Deux rois sont déjà morts et le troisième, encore dans le ventre de la jeune reine de Ventria est sur le point de naître. Malgré sa grossesse avancée, la reine a pu s'enfuir. Mais elle n'a fait que retarder l'inévitable. Car nul ne peut plus s'opposer aux armées démoniaques qui la pourchassent. À moins que trois guerriers ne viennent changer la donne. Trois héros de Drenaï : Nogusta, le maître épéiste, Kebra l'archer légendaire et Bison, le colosse au grand cœur. Le sort de l'empire repose sur leurs talents. Pourront-ils sauver le futur roi dans ce monde en prise à la tourmente ? Il y a quarante ans, sans doute, mais aujourd'hui, à l'hiver de leur vie...


Les Guerriers de l’Hiver
Auteur : David Gemmell
Type d'ouvrage : Heroic Fantasy
Première Parution : 1997
Edition Poche : 17 mai 2012
Titre en vo : Winter Warriors
Pays d’origine : Grande-Bretagne
Langue d’origine : Anglais
Traduction : Alain Névant
Editeur : Milady
Nombre de pages : 450

Mon avis : Si l’inoubliable Légende du regretté David Gemmell fut mon roman de l’année 2014, ce ne fut pas uniquement pour ses indéniables qualités mais également afin de récompenser un auteur qui fut omniprésent tout au long des douze derniers mois, et, accessoirement, qui l’est toujours en ce début d’année 2015 car une fois de plus, comme vous pouvez le constater en lisant cette critique, c’est d’un nouveau roman du célèbre Cycle de Drenaï que je vais vous entretenir : Les Guerriers de l’Hiver. Alors bien sur, une fois de plus, comme lors de chaque bouquin de Gemmell, on a l’impression de lire, plus ou moins, la même chose et dès les premières pages, le lecteur, habitué, sera en terrain familier avec des héros vieillissants sur le retour qui se trouvent face a une menace supérieure en nombre et quasiment invincible. De même, même si tous ces romans peuvent se lire de façon indépendante, Drenaï, c’est avant toute chose un cycle et l’on retrouve des allusions diverses a bien d’autres œuvres de l’auteur, mais malgré ce que les détracteurs de Gemmell voient comme étant un manque d’originalité, force est de constater que, une fois de plus, si la mayonnaise est connue pour ne pas dire archi-connue, elle n’en reste pas moins excellente et toujours aussi savoureuse. Alors ici, l’on suit les destinés de trois vieux soldats mis en retraite contrains et forcés, trois hommes au crépuscule de leur vie mais qui vont devoir encore, une dernière fois, se battre dans ce qui sera leur plus grand combat. Trois hommes, trois héros ? Non, bien davantage car l’une des curiosités de ce roman, c’est qu’il n’y a vraiment pas de héros, ou alors, tout un tas, car comment ne pas mettre en avant, également, Dagorian, le jeune officier Drenaï, Ulmenetha la prêtresse ou Antikas Karistos, le charismatique épéiste vantrian ? Ajoutons tout un tas de personnages secondaires hauts en couleurs et des ennemis qui, comme souvent chez Gemmell, sont fort bien travaillés et vous comprendrez que, une fois de plus avec cet auteur, le casting est l’un des points forts du roman. Ajoutons un récit toujours aussi captivant et quelques petits points communs avec Le Lion de Macédoine, pour ce qui est des univers parallèles et des habitants de ceux-ci et vous comprendrez que, une fois de plus, avec ces Guerriers de l’Hiver, David Gemmell nous offre une œuvre qui certes, ne brille peut-être pas pour son originalité, mais qui n’en reste pas moins captivante et dans la lignée de ce que cet auteur a toujours fait au cours de sa vie.


Points Positifs :
- Du Gemmell on ne peut plus classique avec ses traditionnels thèmes de prédilections mais, et c’est ce mais qui change tout, force est de constater que l’intrigue, une fois de plus, est diablement captivante et que l’on lit ce roman d’une traite.
- Tout un tas de protagonistes hauts en couleurs, pas vraiment de héros mais des figures a la fois charismatiques et réussies, avec, selon moi, Antikas Karistos en tête d’affiche ; mais le reste du casting est tout aussi réussi.
- Les nombreux points communs avec une autre œuvre de Gemmell : Le Lion de Macédoine.
- Qu’est un homme, comment doit-il réagir face a l’adversité, comment naissent les légendes, qu’est la vanité humaine face a l’immensité du temps qui passe et qui efface tout ? Des thèmes déjà abordés par l’auteur mais fort bien traités ici.

Points Négatifs :
- Comme d’habitude, les détracteurs de Gemmell trouveront a redire sur le style un peu simple de ce dernier et sur certains thèmes de prédilections que l’on retrouve lors de chacun de ses ouvrages. Mais il est vrai que rien ne ressemble plus à un roman de Gemmell qu’un autre roman de Gemmell.
- L’histoire est pas mal, je ne le nie pas, les personnages réussis et attachants mais on passe tout de même une bonne partie de l’intrigue à les suivre dans leur fuite en avant avec tout un tas d’ennemis sur leur trace. De même, il y a quelques raccourcis faciles et la fin, pourtant plus longue qu’a l’accoutumer chez l’auteur, aurait mérité d’être un peu plus longue…

Ma note : 7,5/10

Aucun commentaire:

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...