vendredi 26 décembre 2014

LE CHAT DU RABBIN


LE CHAT DU RABBIN

Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l'éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d'elle... même à faire sa bar-mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque ! Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l'aider, son chat commet le sacrilège d'invoquer l'Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d'une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale...


Le Chat du rabbin
Réalisation : Joann Sfar et Antoine Delesvaux
Scénario : Joann Sfar et Sandrina Jardel d'après la bande dessinée Le Chat du rabbin de Joann Sfar
Musique : Olivier Daviaud
Production : Autochenille Production, TF1, France 3 Cinéma, Sofica Valor 7, France Télévisions, Canal+ et CinéCinéma
Genre : Comédie, Aventure
Titre en vo : Le Chat du rabbin
Pays d'origine : France
Langue d'origine : français
Date de sortie : 1er juin 2011
Durée : 100 mn

Casting :
François Morel : le chat
Hafsia Herzi : Zlabya
Maurice Bénichou : le rabbin
Fellag : le cheikh Mohammed Sfar
Jean-Pierre Kalfon : le Malka des lions
François Damiens : Tintin
Mathieu Amalric : le prince
Éric Elmosnino : le professeur Soliman
Daniel Cohen : le rabbin du rabbin
Marguerite Abouet : l'Africaine
Wojciech Pszoniak : Vastenov
Alice Houri : Knidelette
Sava Lolov : le jeune peintre russe

Mon avis : Il arrive parfois qu’il faille des années pour qu’enfin, on ait enfin l’occasion de se lancer dans une œuvre que l’on avait envie de découvrir depuis longtemps, et dans le cas présent, il me semble évidant que ce Chat du Rabbin en est un bon exemple. Cependant, ici, l’œuvre originale, je veux bien évidement parler de la bande dessinée, m’est encore inconnue et c’est donc par le biais de l’adaptation cinématographique que j’ai enfin eu l’opportunité de voir ce qu’il en était de ce Chat du Rabbin. Bien sur, vu que ce n’est pas le matériel original, je ne porterai pas de jugement sur celui-ci, quoi que, quelque part, vu que le créateur des aventures de ce chat doté de parole et qui désire faire sa bar-mitsva est également aux commandes de ce film d’animation, au moins, on peut se dire que l’esprit sera respecter a la lettre… mais aussi, que les différences seront peu nombreuses, bref, qu’avec ce film, je pourrais plus ou moins me faire une idée précise sur la BD, me dire si elle vaut le coup ou pas… et, ma foi, après visionnage de la chose, comment dire… ? Eh bien, parler de franche déception serait fortement exagéré mon état d’esprit car dans le fond, je n’ai pas passé un désagréable moment en regardant Le Chat du Rabbin, loin de là. D’ailleurs, le scénario est plutôt amusant et quelques scènes sont plutôt cocasses, surtout quand ce chat si étonnant déclame certaines vérités si évidentes au sujet de la religion en général. Ensuite, l’animation, qui reprend le style de l’auteur (logique) est fort plaisante et, en dehors du passage où les héros débarquent dans la Jérusalem éthiopienne et où le graphisme prend une tournure pour le moins… euh, singulière… il n’y a pas grand-chose à dire sur celle-ci. Par contre, si ce chat si bavard et terriblement amoureux de sa maitresse est assez attachant, le scénario global semble partir un peu trop dans tous les sens et, par moments, on se demande où les auteurs veulent en venir avec cette intrigue un peu décousue ? Peut-être que résumer cinq tomes de la BD dans un seul film était un peu trop au vu de sa durée, peut-être également que j’en attendais un peu plus, car bon, si ce Chat du Rabbin se laisse regarder, il fut loin d’être a la hauteur de ce que j’en attendais… après, ce n’est pas la bande dessinée non plus, alors, je laisse le bénéfice du doute a celle-ci.


Points Positifs :
- Le synopsis de départ, peu commun – le chat d’un rabbin se met tout a coup a parler et d’ailleurs, il n’a pas sa langue dans sa poche – est pour le moins original et entraine tout un tas de situations assez amusantes, surtout au vu des dialogues entre le félin et son maitre, un peu dépassé par les événements.
- Une animation et un univers graphique plutôt plaisants et réussis, que ce soit pour les décors ou l’apparence des personnages.
- Bien entendu, le chat qui est un sacré numéro a lui tout seul.

Points Négatifs :
- Il faudrait comparer avec l’œuvre originale que je n’ai jamais lu pour voir les différences et, particulièrement, si le scénario est moins confus dans la BD car bon, comment dire, ici, ça part un peu dans tous les sens et sans grande logique par moments.
- Du coup, on sent que certains points de l’intrigue ne sont pas assez développés tandis que d’autres semblent un peu inutiles.
- Pourquoi les dessins ont changés lorsque le jeune russe et sa copine débarquent dans la ville éthiopienne où vit une communauté juive noire ? Et pas en bien d’ailleurs.
- Mouais, bof, pas terrible comme fin…

Ma note : 5,5/10

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